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Texte intégral

(1)

Nature CUB

PENSER

le PRojEt NatuRE

par ses BoRDS

de la CuB

Stratégie

Métropolitaine

Vers une métropole capitale verte européenne

Version 1 - juin 2014

ÉqUipe ageNCe TeR

[ ]

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(6)

agence Ter - Urbaniste paysagiste Henri Bava

Marie-Jeanne Charrier Namgyel Hubert Annelies De Nijs

Blezat Consulting - Développement des territoires ruraux Julie Seegers

Marie Mallebay

BRL ingenierie - ingénierie Hydraulique Carole Cornille

Flint architectes - Urbanistes Véronique Tastet

Adrien Clairet

Franck Boutté Consultants - Stratégie Développement Durable Mohamed Benzerzour

Elsa Hucault

Res publica - Stratégie de concertation Sophie Guillain

Rivière environnement - ingénierie environnementale Françoise Gross

David Brient

Le groupement

E quipE A gEncE T Er

C ommunauté u rbaine de b ordeaux

Direction de la nature

(7)
(8)

Sommaire

I. FaIRE la vIllE avEC la NatuRE

// Pour une véritable soutenabilité de la métropole en construction

III. PRIoRItéS métRoPolItaINES

// Maîtriser le foncier et cibler l'intervention

II. DotER la CuB DE NouvEllES ComPétENCES

// La CUB ambassadrice de la prise en compte de la nature dans les politiques publiques

Contexte et compréhension de la commande

Changer de paradigme : La ville ne peut plus se faire sans la nature

Méthodologie de travail

Les infrastructures écologiques comme matrice de réflexion

Les grandes entités de nature de la CUB en relation avec les sites laboratoires

Organiser la rencontre entre le système ville et le système nature

Enjeux & fonctionnement du "1=1+1"

Vers le partage de nouvelles valeurs communautaires de la nature : la charte de la nature métropolitaine

Une Agence de Développement de la Nature pour accompagner la CUB et ses partenaires

Un Label pour accompagner le codéveloppement de la ville et de la nature

Financer la nature autrement et générer une solidarité ville / nature

Développer et affirmer une stratégie foncière

Organiser la solidarité communautaire autour du risque d'inondation

Définition des sites d'intérêt métropolitain

Prise de compétences nature par la CUB

Gouvernance nature métropolitaine

10 11 12

18 20 22 30 32 34 36 38

54 60 62 46 47

Iv. valoRISER lES gRaNDS tERRItoIRES DE NatuRE PouR gaRaNtIR lEuR PéRENNIté

// Assurer les continuités naturelles

Inscrire l'agriculture dans la trame du territoire 66

(9)

v. géRER lE CyClE DE l'Eau Et INtégRER lES zoNES humIDES Et INoNDaBlES DaNS la CoNCEPtIoN uRBaINE

// L'eau comme facteur de projet

vII. StRatégIES métRoPolItaINES Et oPéRatIoNalIté

// à chaque échelle ses politiques et ses outils

vI. SoutENIR l'aCtIvIté agRIColE PouR gaRaNtIR uNE alImENtatIoN DE PRoxImIté

// Pour une autonomie alimentaire renforcée

Développement d'une vision intégrée des zones humides et inondables

Une méthode de travail itérative

Outils opérationnels ciblés : le Référentiel Zones Humides

Outils opérationnels ciblés : Le Plan d'Aménagement et de Gestion

Responsabilité et légitimité de la CUB pour une agriculture intégrée au territoire

Constats et ambitions de la CUB sur les questions agricoles

Conforter l'agriculture de proximité

Proposer des conditions attractives pour la profession agricole

72

84 86 92 96

104

110

116

(10)

Fort d'une connaissance importante de son territoire et de ses enjeux, la CUB est désormais dans une phase de mise en oeuvre et se confronte à l'opérationnalité.

C'est pour cette raison que cette question était une constituante importante de la commande des 55 000 hectares pour la nature.

Pour la CUB, appeler à l'élaboration d'outils opérationnels et à des propositions concrètes, c'est afficher sa volonté de passer à l'acte et de se positionner en acteur de résolution des problématiques ville-nature.

Pour l'équipe Agence Ter, étude et opérationnalité ne sont pas deux phases successives mais doivent être conduites conjointement pour nourrir chaque projet par des d'aller retours entre les différentes échelles.

L'équipe pluridisciplinaire de l'Agence Ter estime que la fabrique de la ville peut apporter une résolution dans la préservation de la nature et inversement, la valorisation de la nature participe à l'habitabilité et soutenabilité de la métropole bordelaise.

Contexte et compréhension

de la commande

(11)

Pour accompagner la métropole nature de la CUB, le premier pas à opérer est celui de la convergence entre les 50 000 logements et les 55 000 hectares. Cet effort de cohérence passe par un regard critique sur notre manière de concevoir la ville aujourd’hui et par la nécessité d’intégrer des considérations nouvelles que nous ne pouvons plus ignorer.

Ce positionnement simple mais pas simpliste a amené le groupement de l’Agence Ter à approfondir de nombreuses problématiques et à faire des propositions qui permettent d’entrevoir le développement ambitieux d’une réelle métropole durable en construction.

En effet, intégrer la nature dans la conception urbaine ne peut se résumer au verdissement de la ville mais doit aborder le territoire de façon beaucoup plus complète.

En premier lieu cela signifie que les acteurs du territoire dépassent les limites administratives et retrouvent une logique géographique : celle du bassin versant, des continuités naturelles et du climat.

D’autre part, la fabrique de la ville nature implique d’interroger les questions environnementales dans leur ensemble :

- Agir sur le maintien de l’agriculture ; - Influer sur le confort climatique ; - Intégrer la gestion du risque ;

- Considérer les effets de la ville trop minérale sur la santé publique ; - Préserver les ressources en eau ;

- Créer des emplois et développer l’économie verte ; - ...

Placer la nature au cœur de la politique métropolitaine signifie que chacune des réflexions pour la cité n'est plus mono-orientée mais au contraire favorise le décloisonnement des pratiques, une complémentarité des actions publiques et une meilleure articulation entre les différentes politiques.

Enfin, pour réellement inciter et accompagner les acteurs du territoire dans ce changement de paradigme, il revient à la CUB d’animer le réseau d’acteurs et de traduire son positionnement dans les documents d’urbanisme. Dans le temps, la CUB devra se doter de moyens pour décourager les aspirations spéculatives et réellement protéger les espaces ouverts qui ne peuvent être recréés quand ils ont été consommés.

Faire la ville de demain c’est donc revendiquer le rôle majeur de la nature pour la durabilité et l’habitabilité de la ville et ainsi placer le cadre de vie au cœur des préoccupations politiques.

Ce changement de paradigme est la première étape vers le statut de capitale européenne de la nature pour la métropole bordelaise.

Changer de paradigme:

La ville ne peut plus se

faire sans la nature

(12)

La complexité et la transversalité des questions soulevées par la commande imposaient de développer un regard pluridisciplinaire et multi-scalaire sur les problématiques. Le groupement formé par l'Agence Ter est composé de six agences expertes sur un domaine de compétence ciblé tout en étant accoutumées aux grands territoires.

L'Agence Ter mandataire du groupement a coordonné l'étude avec la volonté de baser la stratégie nature sur le socle naturel de la CUB (eau, sol, végétation, relief et urbanisation) et de discuter le rapport ville nature. Cette démarche de croisement entre les ambitions métropolitaines et les enjeux environnementaux nécessite d'associer des expertises transversales et spécifiques (approche développement durable, gouvernance, architecture, agronomie, hydrologie, écologie).

Méthodologie de travail

I nterdIscIplInarIté de l ' équIpe

(13)

La commande formulée par la CUB était double :

• Formuler des orientations stratégiques sur des problématiques définies mais aussi,

• Préciser des outils opérationnels permettant la mise en œuvre des orientations stratégiques à l’échelle locale (sur les sites laboratoires dans un premier temps puis potentiellement sur d’autres territoires de la CUB par la suite).

Pour répondre à la première demande, nous proposons des axes stratégiques pour la politique environnementale (gestion &

valorisation des grands territoires de nature, gestion des risques d'inondation...) ainsi que des idées pour la gouvernance partenariale de la nature. Pour financer le projet nature, nous avons également questionné les mécanismes financiers des projets urbains afin d’en imaginer de nouveaux.

L'ensemble de ces stratégies métropolitaines a été croisé avec le projet métropolitain pour assurer une cohérence à l'ensemble des politiques de la CUB. Mais ce travail n'aurait eu que peu d'intérêt si

la réflexion n'avait pas été poussée à l'échelle micro-locale: celle de l'opérationnalité. Ainsi, dès le début du dialogue compétitif et tout au long de l'étude nous nous sommes rapprochés des acteurs pour comprendre leurs besoins et vérifier l'opérationnalité de nos propositions.

Cet atterrissage des stratégies métropolitaines à l'échelle locale et micro-locale se traduit également par ce que le groupement de l'Agence Ter a appelé "les projets territoriaux". Ces derniers permettent une déclinaison locale des orientations métropolitaines structurée à partir des bords et visent le déploiement des outils opérationnels.

Sur la CUB, les enjeux de préservation et de valorisation de la nature se concentrent sur les espaces d’interface entre la ville et la nature. Ainsi, pour concilier valorisation du patrimoine naturel et développement métropolitain, le groupement de l’Agence Ter a défini des projets de territoires qui prennent naissance sur ces espaces de conflit.

p rojets terrItorIaux & outIls opératIonnels autour des bords : un processus ItératIf

Carte des bords ville/nature

A

limentAtiondelAvisionglobAledelA

CUb

pArlAréAlisAtiondesprojetsloCAUx

Plan directeur des

bords Plan du bord Zoom du bord Fiche action

Priorisation spatiale

des enjeux ville nature Guide au projet territorial

Précision des

propositions de projet Articulation des

intentions Opérationnalité

(14)

Pour nourrir le processus itératif entre « l’échelle CUB » (projet métropolitain) et l’échelle du site laboratoire (les bords), le groupement s’est appuyé sur les ateliers de site réunissant les acteurs du territoire. Organisés en 4 temps, ces ateliers ont permis de partager le processus de projet avec les acteurs et de réajuster les propositions au fur et à mesure des échanges.

Les ateliers ont permis de discuter les projets de territoires pensés comme des supports d'opérationnalité censés être à la croisée des démarches 50 000 logements/55 000ha pour la nature. Ils sont également le lieu de déclinaison des outils opérationnels.

p rocessus des atelIers de sIte

• La CUB: direction de la nature, direction de l’urbanisme, directions territoriales, pôle des dynamiques urbaines

• Ville de Floirac et ses services techniques

• Ville de Bouliac et ses services techniques

• Ville d'Ambès et ses services techniques

• Ville de Saint Louis de Montferrand et ses services techniques

• Ville de Saint Vincent de Paul et ses services techniques

• Ville de Parempuyre et ses services techniques

• Ville de Blanquefort et ses services techniques

• Ville de Bordeaux et ses services techniques

• Ville du Taillan Médoc et ses services techniques

• CITANIA (propriétaire foncier de la plaine de Bouliac)

• L’EPA Euratlantique

• La Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM)

• Direction Régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)

• M. et Mme Bonnet, exploitants agricole de la plaine

• Direction interdépartementale des routes atlantique (DIRA)

• Chambre de l’agriculture de la Gironde

• Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE)

• A’Urba de Bordeaux

• Conservatoire du Littoral

• Mission Risque Naturels (Mission des sociétés d’assurances pour la connaissance et la prévention des risques naturels)

• La FAB

• Le SPIPA

• Le SIJALAG

• La SEPANSO

• La SAFER

• Le Port Autonome de Bordeaux

Les acteurs rencontrés pendant et dehors les ateliers

Méthodologie de travail

(15)
(16)

Les infrastructures écologiques comme matrice de réflexion // p 18 Les grandes entités de nature en relation avec les sites laboratoires // p 20

Organiser la rencontre entre le système ville et le système nature // p 22 Enjeux & fonctionnement du "1=1+1" // p 30

La charte de la nature métropolitaine // p 32

Une Agence de Développement de la Nature // p 34 Un Label // p 36

Financer la nature autrement et générer une solidarité ville nature // p 38

Faire la ville avec la nature i

Pour une véritable soutenabilité de la métropole en

construction

(17)
(18)

Les infrastructures écologiques comme matrice de réflexion

l es Infrastructures écologIques : les terrItoIres IdentItaIres de la cub

l es servIces écosystémIques rendus par les Infrastructures écologIques

La notion d’infrastructure naturelle permet de comprendre la juste importance de la préservation de la continuité des milieux naturels et de leur processus, et cela même en milieu urbain. Les éco- systèmes qui permettent à l’Homme de répondre à ses besoins primaires tel que boire, se nourrir ou respirer, ont un fonctionnement en réseau. Les cycles, comme le cycle de l’eau, sont des chaînes de phénomènes qui ne peuvent être interrompus sans briser leur fonctionnement. L’infrastructure naturelle renvoie à la notion d’utilité fonctionnelle cruciale et vitale.

L’infrastructure écologique sous-entend que, de la même façon que l’Homme a besoin de réseaux électriques, de réseaux d’eau, de système viaire, ... l’Homme, les espèces animales et végétales ont besoin d’infrastructures naturelles pour se nourrir, se déplacer, se reproduire et évoluer. A l’image d’un réseau viaire ininterrompu et pérenne en milieu urbain, les infrastructures naturelles sont considérées comme des éléments essentiels pour la construction de la ville de demain.

Les milieux naturels, et particulièrement les zones humides, nous offrent, gratuitement, des services indispensables à la santé et au bien être humain. Ces services relatifs au sol ou à la végétation en présence sont désormais (depuis la convention de RAMSAR notamment) bien renseignés et doivent être pris en compte. Plus les services écologiques assurés par le milieu sont importants ou nombreux, plus le niveau d’enjeu écologique est fort.

exemple:

• Les eaux de ruissellement peuvent être filtrées naturellement par le réseau racinaire des végétaux, ce qui améliore leur qualité avant qu'elle ne rejoignent les cours d'eau (permettent de limiter les coûts des services publics).

• La rétention des eaux permet de limiter les crues, et notamment les crues rapides, ce qui contribue à la sécurité des biens et des services.

• Les végétaux de type ligneux (arbres et arbustes) stockent le carbone et permettent de limiter sa diffusion dans l’atmosphère.

La prise en compte de l'environnement dans les politiques publiques et les projets urbains est encore trop souvent perçue comme une contrainte méthodologique et financière.

En réalité, ce n'est pas tant la prise en compte de la nature dans le projet qui impacte négativement le processus mais bien la négation des politiques publiques sur ces sujets depuis un demi siècle.

Depuis quelques décennies de nombreux travaux scientifiques tentent de démontrer que la prise en compte des considérations environnementales par la société n’est pas un coût à court terme mais un investissement à moyen et long terme. Cela permet la réalisation d’un certain nombre d’économies (gestion/entretien) ou du moins une réaffectation des budgets.

L’enjeux des métropoles est de retrouver une logique urbaine qui ne vienne pas à l’encontre des services écosystémiques. Par services écosystémiques ont entend « tous les avantages matériels (production de biens directement consommables, auto épuration de l’eau, stabilisation des sols...) ou immatériels (activités récréatives, sportives ou culturelles) que l’Homme retire des écosystèmes.»

(Source Actu-Environnement)

Pour considérer pleinement les services écosystémiques ,structurer la ville soutenable et définir de nouveaux modes d’habiter, le groupement de l'Agence Ter propose une réflexion par les bords où se jouent les enjeux prioritaires.

(19)

Amélioration de la santé publique Création d’îlots de fraîcheur

Recyclage des déchets urbains (eaux pluviales - eaux usées) Lutte contre le réchauffement climatique /

a ssurer et favorIser les servIces écosystémIques pour optImIser la gestIon de l ' eau

Chaque milieu humide présente des intérêts en matière de stockage, de filtration, de rétention, d’épuration... des eaux (Cf. Référentiel zone humide p 14). Le respect de ces milieux, voire leur optimisation est déterminant dans la gestion des risques d'inondation. Pour autant, cette prise en compte des milieux ne doit pas se faire en opposition aux besoins de développement territorial.

C’est bien la logique qui sous-tend l’approche par les bords et qui appelle à une intégration des zones humides dans le projets urbains.

En effet, il s'agit d' optimiser les services écosystémiques matériels et immatériels de la zone humide dans la configuration urbaine (réseaux hydrauliques à ciel ouvert, espace public en mouvement, développement de la biodiversité...).

L’approche par les bords cherche à réduire l'opposition et les conflits; elle permet d’opérer une sensibilisation sur les bienfaits de la nature en ville et d’amener les citadins à une meilleure tolérance et connaissance de la biodiversité en ville.

Présence de zones humides en réseau sur le bassin versant : Absence de zones humides en réseau sur le bassin versant : Connexions hydrauliques

entre les zones humides

Restitution de l'eau en période sèche Alimentation des champs en aval

Pas d'alimentation en eau par les zones humides en période sèche :

difficultés agricoles Ruissellement important lors des

pluies : glissements de terrains et formation de torrents temporaires

Retenue de l'eau en amont Protection des inondations

en aval Manque de retenue de l'eau en

amont : inondations en aval

L'ensemble des propositions de la présente stratégie métropolitaine ainsi que les 5 cahiers de site et le référentiel zone humide visent

la valorisation des services écosystémiques. Ces derniers sont indiqués sous forme de pictogrammes:

(20)

Les grands entités de nature de la CUB en relation avec les sites laboratoires

La forêt landaise

L

essitesLaboratoires

L

esgrandesentitésdenature

La Jalle de Blanquefort

L'Eau Bourde et l'Eau BlancheLes palus de P arempuyre

La presqu'île d'Ambès

La Presqu'île d'Ambès Floirac - Bouliac Bordeaux Nord Le Parc des Jalles Nord Gelès - T

anaïs

Les coteauxLa Garonne La Dordogne

Grands espaces ouverts en milieu urbanisé

(21)

L

esservicesécosystémiquesrendusàLa

cub

parLessitesLaboratoire

La Presqu'île d'Ambès

Floirac - Bouliac Bordeaux Nord

Le Parc des Jalles Nord

Gelès - Tanaïs

Amélioration de la santé publique Production sylvicole

Création d'îlots de fraîcheur Agriculture de proximité

Mobilités douces

Augmentation de la biodiversité Loisirs / cadre de vie

Recyclage des déchets urbains (eaux pluviales - eaux usées) Réserve foncière Protection de la qualité de l'eau/ lutte contre les inondations/

lutte contre l'érosion / alimentation des nappes

(22)

Organiser la rencontre entre le système ville et le système nature

l es bords vIlle / nature : lIeux d ' InterventIon prIorItaIre

Bord agricole Bord forestier

Représentations conceptuelle des modes d'intervention en fonction de la typologie de bord Système urbain

Système nature

Système mixte

pROjeT NaTURe

Les bords ville-nature sont actuellement le lieu de confrontation entre les systèmes nature (espaces naturels, agricoles, sylvicoles...) et le système urbain. Aujourd'hui, l'extension de la ville grignote le cadre de vie des habitants qui s'éloignent de plus en plus pour le retrouver. L'opposition ville / nature n'est pourtant pas irrévocable.

Le travail sur les bords a pour objectif de mettre en correspondance ces deux systèmes pour créer une nouvelle manière de construire la ville: un système mixte, associant considération envers la nature avec développement de l'habitat. Ce système mixte constitue pour nous l'inspiration première des projets nature: l'objectif de la méthode des bords. Il s'agit d'évoluer vers un inversement de la tendance et d'opérer un "grignotage" de la ville par la nature.

(23)

410

km

Bords d’eau

210

km

Bords agricoles

200

km

Bords forestiers

80

km

Bords d’infrastructures

100

km Bords de parcs

(24)

Bords ville-nature 0 5km N

Les bords constituent les interfaces des grandes entités naturelles de la CUB.

Porter attention à ces lieux de fragilité au regard des grands territoires de nature permet de tourner la ville vers ses territoires identitaires et articuler les orientations politiques en faveur d’une valorisation et une protection de l’agriculture et des espaces naturels patrimoniaux.

r

épartitiondesbordssurLeterritoiredeLa

cub

(25)

0 5km N

L

esbords

,

LesgrandsterritoiresdenatureetLesprojetsurbains

50 000

Logements

Zone N au PLU Zone Natura 2000 ZNIEFF type 1 et 2 Espaces agricoles et naturels majeurs Grands territoires de nature

Périmètres d'intensification urbaine 50

(26)

Ce sont des lieux d'exposition importants au risque d'inondation et à ce titre, la conciliation entre développement urbain et sécurisation des biens et des personnes tend à associer la gestion des zones inondables à la conception urbaine et ainsi développer des usages adaptés aux contraintes des territoires inondables.

0 5km N

Hauteurs d'eau de la zone inondable pour une crue fluvio-maritime de la Garonne et Dordogne / ne prends pas en compte les

crues des autres cours d'eau Contours de la zone rouge du PPRI

Lignes de tram phases 1 et 2 Lignes de tram phases 3

L

esbords

,

L

'

inondabiLitéduterritoire

,

LetrametLesprojetsurbainsde

50 000

Logements

Périmètres d'intensification urbaine 50 000 logements + O.I.N. euratlatique + projet urbain des bassins à flot

(27)

0 5km N

Baser la fabrique de la ville sur la considération des bords, c'est aussi travailler sur les bords internes de la ville et permettre une diffusion et une optimi- sation des îlots de fraîcheur que sont les parcs, les squares, les jardins.... Et ainsi influer sur le confort climatique en milieu urbain et améliorer la santé publique grâce à un cadre de vie renouvelé.

L

esbords

,

LessitesnaturecataLyseursetLesprojetsurbains

50 000

Logements

Zone d’influence des grands espaces nature en ville

Lignes de tram phases 1 et 2 Lignes de tram phases 3 Périmètres d'intensification urbaine 50

000 logements + O.I.N. euratlatique + projet urbain des bassins à flot

(28)

0 5km N

Périmètres d'intensification urbaine 50 000 logements + O.I.N.

euratlatique + projet urbain des bassins à flot Zone inondable

Continuités naturelles majeures prioritaires à travailler Continuités naturelles prioritaires à travailler

Zone de protection réglementaire pour la nature

Zones de traitement prioritaire pour les continuités naturelles Coeurs de nature majeurs en milieu urbain

Périmètres de réflexion de densification urbaine Lignes de tram phases 1 et 2

Lignes de tram phases 3

L

esbords

,

projetsurbains

50 000

LogementsetLeréseaupotentieLdestramesvertesetbLeues Les bords ville nature constituent une armature qui permet la circulation et la migration des espèces...

(29)

Boucle verte de la CUB N

Cheminements piétons et /ou vélo proposés par l'Agence Ter sur les sites laboratoire et la CUB Bords ville-nature

0 5km

L

esbords

,

réseauxdesmobiLitésdoucesdeLa

cub

... et des Hommes.

(30)

a ccompagner le changement de paradIgme

q uatre outIls pour Intégrer la nature dans le destIn de la métropole

En affirmant que la ville ne peut plus se faire sans la nature, le slogan « faire plus de nature avec plus d’habitants » énonce un véritable changement de paradigme dans la façon de penser le développement métropolitain. Il oblige à changer les pratiques pour parvenir à faire cohabiter la ville et la nature, deux entités devant constituer désormais un seul et même objet dans les projets de transformation de l’agglomération bordelaise.

Pour réinventer les modes de faire et de penser le développement urbain nous proposons des outils nouveaux qui ont pour but d’accompagner, d’encourager et d’encadrer de nouvelles formes d’urbanisation génératrices d’une nature augmentée tant à l’échelle locale de chaque projet qu’à l’échelle de la CUB.

Ces outils d’accompagnement des acteurs du territoire incarnent le 1=1+1 : stratégie agissant sur les Bords de rencontre entre la ville et la nature pour générer des projets d’un genre nouveau.

Les projets nature du 1=1+1 peuvent prendre des formes diverses:

- Un projet de quartier urbain construit à proximité directe de zones humides et permettant, par le travail de sa forme urbaine et de l’aménagement de ses espaces ouverts, la pérennité voire l’amélioration écologique des zones humides (cf. site de Bordeaux nord).

- La création de coulées vertes au sein d’une quartier pavillonnaire mité permettant de restructurer le tissu autour d’axes de mobilités douces à la fois amènes, supports d’usages et constituant des réservoirs de biodiversité (cf. site de Gelès Tanaïs).

- La mise en place de jardins partagés sur les bords d’une ancienne voie ferrée traversant un milieu urbain réaménagée en voie douce (cf. site de Bouliac Floirac).

enjeux & Fonctionnement du «1 = 1+1»

1. La Charte de la Nature métropolitaine, porteuse d’une vision rénovée sur la nature et actant des principes pour agir. Elle assure une reconnaissance partagée par tous les acteurs impliqués dans le développement du territoire de la CUB des enjeux que représente la nature pour le destin de la métropole.

2. Le Label Nature métropolitaine encourage, accompagne et encadre les porteurs de projets sur le territoire dans une logique de collaboration et de négociation facilitant la mise en oeuvre des projets associant la ville et la nature.

3. De nouvelles sources de financement s’avèrent nécéssaires pour pouvoir réaliser les ambitions d’une nature métropolitaine. Déclenchés dans le cadre de la démarche de labellisation, ces fonds, complémentaires à ceux de la CUB, sont issus du mécénat, du crowdfunding ou encore de la participation solidaire des opérateurs urbains de la métropole (mise en place d’une Taxe d’Aménagement Majorée).

4. Afin de mettre en place et de suivre ces outils, une agence de Développement de la Nature adossée à une gouvernance nature renforcée est à créer et permettra de mobiliser l’ensemble des acteurs du territoire autour d’une nouvelle façon de penser et d’agir pour le développement de la métropole. Cette ADN n’est pas forcément une nouvelle structure mais il peut s’agir d’un acteur déjà existant sur le territoire tel que l’A’URBA ou la Direction de la Nature, augmentés par de nouvelles compétences et de nouvelles missions.

(31)

Rôle et articulation des quatre outils du 1=1+1 (pour plus de détail Cf. fiches actions dédiées) Reconnaître le développement de la

nature comme une condition de réalisation de la «métropole millionnaire»

définit le cahier des charges

conditionne le déclenchement

encadre

conseille

conseille

conseille

Outils crées Enjeux soulevés

Accompagner les projets faisant système

entre la ville et la nature UN LABEL NATURE

METROPOLITAINE UNE CHARTE DE LA NATURE METROPOLITAINE

Financer les projets nature d’intérêt métropolitain et les projets exemplaires

DE NOUVELLES SOURCES DE FINANCEMENT

T.A.M, FONDATION , CROWDFUNDING Elaboré avec la diversité des acteurs

CUB

Mettre en place et suivre

le développement de la nature métropolitaine

Direction Nature

L’ A

GENCE DE

D

EVELOPPEMENT DE LA

N

ATURE

A.D.N.

(32)

Si la nature est universellement comprise comme un bienfait pour la population, un vecteur d’aménités sociales et de bonne santé, l’entièreté des services qu’elle rend à l’humanité mais aussi les principes qui régissent son fonctionnement et son développement ne sont pas toujours connus par l’usager. La mise en partage d’une définition complète et unanimement comprise sur le territoire de la CUB est pourtant fondamentale pour faire accepter le changement dans les modes de faire la ville mais aussi pour impliquer l’ensemble des métropolitains dans la transformation de leur territoire. C’est en partie le rôle que nous souhaitons donner à la charte de la nature métropolitaine, en tant que document porteur de la philosophie du 1=1+1 et des fondements de la stratégie d’action en matière de développement métropolitain.

Pour ce faire, la charte doit entériner les principes fondateurs de la nature métropolitaine qui permettent de «faire plus de nature avec plus d’habitants» et faire en sorte que le projet de développement métropolitain soit la somme du développement urbain et économique et du développement de la nature (1= 1+1).

Ce document à ainsi la charge :

• de diffuser auprès de l’ensemble des acteurs de la CUB certaines valeurs portées par la nature : des valeurs en matière d’écologie (valeur écologique de la nature), de fonctionnement systémique (valeur systémique de la nature) et d’équilibre territorial (valeur métropolitaine de la nature). (cf. Fiche Action Charte de la nature métropolitaine)

• de faire reconnaître les trois échelles du projet nature de l’association ville nature (cf. schéma ci-contre) :

/ la solidarité communautaire / le codéveloppement ville nature / la participation habitante

Tel un contrat moral, la charte, une fois ratifiée, engage les acteurs du territoire à s’impliquer dans le développement de la nature métropolitaine. Définissant les critères de labellisation des projets ainsi que les types de financements pouvant y être associés, la charte est aussi une forme de cahier des charges des outils du 1=1+1.

Vers le partage de nouvelles valeurs

communautaires de la nature : création d’une Charte de la nature métropolitaine

Implication des acteurs publics et privé dans la Charte de la nature métropolitaine

(33)

Solidarité communautaire

Codéveloppement ville-nature

Participation habitante

Les projets d’intérêt métropolitain sont aidés financièrement par la CUB et/ou des dispositifs de financement alternatifs

Projets urbains ou économiques locaux intégrant la nature dans leur programme et leur budget et pouvant profiter d’une labellisation «nature métropolitaine»

Projet nature local mené par des habitants, des associations ou des acteurs privés et pouvant profiter de la plateforme de crowdfunding.

(34)

Une agence de Développement de la Nature pour accompagner la CUB et ses partenaires

Pour que la nature prenne place dans le système d’acteurs et d’action du développement métropolitain, nous pensons qu’il est nécessaire de créer une entité à part entière et autonome dédiée aux questions de nature et au suivi des projets nature :

l’ Agence de Développement de la Nature (ADN).

Guidée par l'ambition de "faire plus de nature avec plus d’habitants", l’ADN a pour objectif d’associer le développement économique et urbain au développement de la nature en incitant les acteurs locaux sur le territoire métropolitain à se lancer dans des projets intégrant la nature à la ville.

Ce changement de paradigme porté par l’ADN, qui vise non pas à confronter le développement urbain et économique à la nature mais à les associer, nécessite de changer les modes de faire et de penser, tant les projets nature que les projets d’aménagements urbains. Aujourd’hui ces deux façons de faire du projet s’inscrivent dans des logiques cloisonnées. L’enjeu pour l’ADN est d’arriver à les décloisonner pour les rendre non seulement compatibles mais interdépendantes. C’est ce nouvel acteur métropolitain, stimulateur du réseau d'acteur, qui rendra cette ambition réaliste et réalisable dans le temps.

Pour assurer ce changement des pratiques, l’ADN doit disposer des outils et compétences qui lui permettront de passer du stade des idées et des projets à celui de l’action. Pour cela il nous semble indispensable que cette agence puisse disposer :

• De l’appui politique nécessaire : c’est le but de la charte de la nature métropolitaine permettant à la CUB et les communes de partager la même vision des enjeux de développement de la nature métropolitaine pour ensuite partager et enrichir les acteurs du territoire.

• D’un dispositif de soutien aux opérations qui s’inscrivent dans le nouveau paradigme de la nature métropolitaine : c’est l’enjeu principal du label « nature métropolitaine » définissant les modes de faire, du diagnostic au projet et les qualités attendues des projets pour mériter différents niveaux de soutien (communication, accompagnement technique ou financier).

• D’un dispositif financier qui permettra de soutenir les projets de développement de la nature métropolitaine.

• Et enfin, de compétences qui lui permettront d’animer, de faire converger les intérêts des acteurs, d’analyser, de préparer les arbitrages et de suivre la réalisation des projets nature qu’ils relèvent d’une solidarité communautaire, d’un codéveloppement local ou d’initiatives habitantes.

Plusieurs options sont possibles quant à la forme que pourrait prendre cette structure : évolution en compétences d’une structure existante sur le territoire comme l’A’Urba ou création d’une nouvelle entité liée à la CUB de type Société Publique Locale. L’enjeu se situe plutôt dans la mission attribuée à cette structure : encadrer des projets qui, quelque soit leur échelle, sont exemplaires dans leurs démarches de cohabitation entre la ville et la nature, et sont porteurs du développement d’une nature métropolitaine, levier du développement global de la métropole.

Si la CUB reste maître de la stratégie métropolitaine sur la nature, c’est l’ADN qui pilote les nouveaux outils tels que la charte, le label et le déclenchement des nouveaux financements alternatifs.

Située à l’articulation entre les instances décisionnaires de la CUB et les acteurs locaux dans les territoires, l’ADN a la charge de faire émerger, d’accompagner et de valoriser des projets et initiatives qui émanent du territoire.

u n acteur à l ' Interface entre stratégIe métropolItaIne et actIon locale

(35)

l es cInq mIssIons de l 'adn

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Pour inciter les différents acteurs (aménageurs, opérateurs immobiliers, acteurs économiques) nous proposons de mettre en place un label qui récompense les actions en faveur du

«1=1+1» en offrant des contreparties aux porteurs de projet de codéveloppement ville-nature et aux porteurs de projet.

Encadré par un acteur consacré tel que l’Agence de Développement de la Nature, le processus de labellisation pourrait s’apparenter à la démarche Nouveaux Quartiers Urbains en Île de France (cf. encadré ci-dessous) qui, au travers d’une démarche d’accompagnement tout au long du projet, récompense ceux qui répondent de façon exemplaire aux ambitions régionales.

NQU est un appel à projets créé en 2008 par la Région Ile de France à l’issue du Contrat de projet État – IDF de 2007 – 2013. Ses objectifs étaient de :

1/ Répondre à la crise du logement

2/ S’assurer de la traduction opérationnelle des principes directeurs du SDRIF

3/ Inciter un changement des modes de faire et susciter l’innovation Le label est entièrement géré par la Région IdF, les subventions

attribuées provenant des fonds issus du Contrat de projet avec l'État.

Ce label a l’intérêt de témoigner d’une démarche régionale d’accompagnement des opérateurs urbains dans leurs démarches locales, il présente aussi l'intérêt d’amorcer un réseau d’échanges entre aménageurs du territoire tout en valorisant les opérations exemplaires.

Un label pour accompagner le

codéveloppement de la ville et de la nature sur le territoire de la CUB

Nouveaux Quartiers urbaiNs, exeMPLe D’accoMPagNeMeNt Des Projets au travers D’uN Processus De LabeLLisatioN

v ers la défInItIon d ' un label encadrant la démarche de projet

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Nous avons imaginé trois niveaux de labellisation correspondant à des contreparties pour les opérateurs urbains de plus en plus engageantes : de la mise en valeur des projets par des manifestations

et des opérations de communication à l’aide financière.

(Cette labellisation ne concerne pas les projets de solidarité communautaire)

u n processus d ' accompagnement adapté aux types de projet

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Financer la nature

autrement et générer une solidarité ville - nature

Le financement de la nature dans le cadre des projets de codéveloppement ville-nature locaux, pourrait être encadré par des «conventions de partenariat ville-nature». A l’image d’une convention de Projet Urbain Partenarial (PUP), il serait acté au sein

de cette convention les modalités de participation des opérateurs (aménageurs et promoteurs) au co-développement ville-nature : réalisation d’équipements facilitant l’accès à la nature, renaturation de délaissés urbains, mise en place de jardins partagés etc...

Le financement représente l’un des principaux obstacles du développement de la nature puisque la valeur économique des écosystèmes est difficile à évaluer, elle est souvent indirecte et ainsi lointaine dans les considérations des acteurs qui font le développement urbain et économique de la métropole.

La solution à cette problématique de financement de la nature se trouve selon nous dans :

- la participation des acteurs du développement urbain au développement de la nature en intégrant celle-ci dans leurs projets (codéveloppement ville-nature) et/ou en aidant financièrement des

projets nature (solidarité métropolitaine).

- la responsabilisation et l’implication directe des usagers de la nature qui, en leur permettant de s’approprier des espaces de nature, en assurent une gestion économe (participation habitante)

Ainsi, les trois échelles de solidarité communautaire, codéveloppement ville-nature et de participation habitante correspondent non seulement à des démarches de projet, mais aussi à des soutiens financiers différents, adaptés aux types de projets et aux acteurs concernés.

p rIvIlégIer le fInancement local de la nature au travers des conventIons de partenarIat vIlle - nature

Système de PUP, un modèle pour la convention de partenariat ville-nature

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« Faire plus de nature avec plus d’habitants » c’est aussi faire des acteurs du développement urbain et économique ainsi que des habitants actuels et futurs de la métropole, une ressource pour faire et pour financer « ce plus de nature » encadré par le label « Nature métropolitaine ».

L’enjeu est ainsi de compléter le budget actuel consacré par la CUB au maintien et au développement de la nature par des fonds complémentaires provenant du développement de la métropole.

Ces fonds permettront de financer les projets labellisés par l’Agence de Développement de la Nature.

Ces fonds complémentaires ou « financements alternatifs » peuvent être de deux types :

• Une contribution réglementée de la part des opérations d’aménagement : pour chaque m² construit, mettre en place une contribution obligatoire pour financer l’ADN. On pourrait imaginer la mise en place d’une Taxe d’Aménagement Majorée comme modèle de taxation.

• Une contribution « participative » basée sur le volontariat : par le biais de la mise en place d’une plateforme de crowdfunding et/ou d’une fondation.

Par ailleurs, ces financements alternatifs pourront parfois, dans le cas de projets exemplaires, compléter le financement des projets de codéveloppement ville-nature, déjà financés localement dans le cadre de conventions partenariales.

d es fInancements alternatIfs pour fInancer les projets exemplaIres et d ' Intérêt

communautaIre

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d es mIssIons quI évoluent avec le développement du terrItoIre

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Financer la nature

autrement et générer une solidarité ville - nature

l e 1=1+1 dans les sItes laboratoIres

Le Plan Local des Bords, décliné sur chacun des sites laboratoires au sein des «cahiers de sites», met en avant des actions ou des projets à réaliser pour développer, pérenniser ou encore protéger la nature sur les territoires.

Parmi ces propositions, certaines représentent des opportunités de mettre en oeuvre le 1=1+1 c’est-à-dire de procéder à une association entre ville et nature :

> soit au travers de démarches de projet urbain innovantes faisant cohabiter la ville et la nature (codéveloppement ville-nature)

> ou bien via le recours à des financements alternatifs d’échelle métropolitaine (solidarité communautaire) lorsque le projet est conséquent et répond à des enjeux stratégiques pour la métropole

> soit, enfin, au travers de la participation directe des habitants ou des usagers du territoire (participation habitante).

Alors que des sites comme la Presqu'île d’Ambès et le Parc des Jalles représentent de véritables territoires de solidarité communautaire, Bouliac-Floirac, Bordeaux nord et Gelès Tanaïs, du fait de la présence d’opérations urbaines locales, sont d’importants territoires d’expérimentation du co-développement ville-nature.

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Prise de compétence nature par la CUB // p 46

Gouvernance nature métropolitaine // p 47

Doter la CUB de nouvelles compétences ii

La CUB ambassadrice de la prise en compte de la nature

dans les politiques publiques

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La protection et la mise en valeur de l’environnement, les espaces naturels, la gestion de l’eau au sens large recouvrent des compétences largement partagées entre le Conseil général, la Région et l’État, pour lesquelles la CUB n’a pas encore toujours bien précisé son rôle. On pense notamment à :

• la gestion et valorisation des espaces naturels d’intérêt métropolitain.

• la protection et la valorisation des espaces agricoles urbains et péri urbains

• la prévention du risque inondations

• la gestion du réseau et du système hydro-fluvial

• la gestion et l’entretien des plus gros ouvrages (digues) contre les inondations, le long de la Garonne et sur la Presqu'île d’Ambès.

• la maîtrise foncière et la reconquête d’espaces agricoles

• le développement de l’attractivité agricole

• l’innovation en agriculture (agro-écologie, agriculture en zone inondable)

• la recherche et le développement en matière de gestion des risques hydrauliques et en agriculture péri urbaine..

Dans les années à venir, et en fonction des priorités politiques, il nous semble que l’ensemble de ces compétences ou domaines

d’actions pourraient être pris par la CUB. Nous précisons également dans la liste qui suit, des actions ou compétences qu'il nous semble important que la technostructure CUB assure :

• l’actualisation et la mise en œuvre du projet métropolitain axé sur la valorisation de la Nature, et la mise en œuvre de la stratégie Nature ;

• la cohérence avec les politiques et outils en place au niveau métropolitain : PLU 3.1, agenda 21, plan climat, 50 000 logements, gestion des déchets, gestion de l’eau,... ;

• l’interface avec les territoires riverains et les politiques supra communautaires (Scot, DTR développement des territoires ruraux et péri urbains, Natura 2000, plan de prévention des risques inondation) ;

• la création d’un Observatoire des espaces naturels, agricoles et des paysages ;

• l’articulation des échelles territoriales en favorisant le croisement des expertises et la rencontre des acteurs:

- Échelle métropolitaine : grandes continuités naturelles et agricoles

- Échelle de proximité : grands parcs, zones de protections des espaces sensibles

- Échelle communale : les boucles locales, les maillages verts et paysagers

d es compétences spécIfIques et stratégIques pour la cub

Prise de compétence nature par la CUB

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Gouvernance nature métropolitaine

l es Instances nature métropolItaIne

Pour mettre en œuvre le 1+1, il faudra identifier une instance au sein de la CUB ou en dehors de celle-ci, déjà existante ou nouvelle, pour définir et mettre en œuvre la philosophie du 1=1+1 et la transformer progressivement en un mode de lire, de transformer et de financer les projets nature. Elle aura pour tâche de réaliser la transition entre les modes de faire la nature aujourd’hui assez cloisonné à un mode de faire plus ouvert, qui définit et se définit par les projets métropolitains urbains et économiques.

Cette instance aura pour rôle de :

• Mette en mouvement l’acculturation des services nature à la dimension métropolitaine et l’acculturation des services économiques et urbains à la dimension nature par un processus de médiation.

• Identifier à l’échelle du territoire les situations d’urgence qui nécessitent une solidarité communautaire ou des arbitrages entre les projets nature à fort intérêt métropolitain et les projets urbains et économiques.

• Coordonner les projets nature à l’échelle locale par une démarche de concertation entre les acteurs locaux. Cette médiation aura pour objectif de mettre en œuvre localement le 1=1+1 via une méthode de projet collaborative qui s’appui sur :

• L’identification de l’échelle des enjeux nature liée à la transformation de chaque situation de projet (micro nature, nature locale ou échelle territoriale ).

• L'identification, selon cette (ces) échelle(s), des

acteurs pouvant participer à la résolution de la problématique posée, à sa réalisation, sa gestion et/ou son financement qu’ils soient endogènes (habitants déjà là, associations, agriculteurs locaux) ou exogènes (habitants nouveaux, habitants, associations ou acteurs d’ailleurs mais intéressés par la problématique)

• L'animation du réseau des différents acteurs locaux ou externes pouvant participer au projet de nature métropolitaine.

• Définition du niveau de compatibilité entre la dimension nature et les dimensions économiques et urbaines et proposition de références nationales ou internationales pour montrer les possibilités.

• Coordination du processus de conception collaborative qui permet de résoudre localement et par le projet, les problématiques nature.

• Organiser des appels à projets démonstrateurs du 1=1+1 sur des situation "témoins". Cet appel doit être ouvert pour susciter la participation à l'exemple de l'IBA.

• Décerner un label "nature métropolitaine" pour les associations réussies de la ville et de la nature ou pour les projets nature portées par des acteurs locaux. Ce label donnera lieu à une contribution de la bourse en complément des contributions des acteurs.

Une instance porteuse : le 1=1+1 et le gestion des projets nature

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l e rôle des autres partenaIres de la cub

La mise en place de projets nature financés par le projet urbain et le développement d’une culture des questions de nature passent par l’identification claire des rôles des différentes parties prenantes, des objectifs et des lieux de discussion de la démarche collaborative. On appellera l’ensemble du système d’acteurs : «la communauté des acteurs du 1=1+1». On distingue au sein de cette communauté : 1. Les acteurs de la Nature, de la Ville et du territoire au sens large : les collectivités et tout le réseau de partenaire institutionnels, aménageurs, promoteurs, gestionnaires, bureaux d’étude, les acteurs des espaces ouverts...publics ou privés qui font les projets urbains, agricoles ou naturels en tant que pilote, conseil, maître d’ouvrage ou maître d’œuvre,...

2. Les acteurs du tour de table financier d’un projet Nature : des acteurs économiques et urbains, des investisseurs ayant pris connaissance du projet métropolitain fondé sur la Nature et qui souhaitent y contribuer car ils en tirent des avantages (avantages fiscaux, droit à bâtir, visibilité et publicité pour leurs actions durables – labellisation, des coûts évités de l’inondation, la capitalisation de l’innovation et le droit à reproduire... ). Le mode de contribution financier peut être direct ou indirect : financier (investissement) ou humain (temps, expertise,...). l’Opération d’intérêt métropolitain

(OIM) qui rassemble des acteurs innovants et économiques, de la Métropole et d’ailleurs, pourrait permettre d’identifier les potentiels investisseurs et acteurs intéressés par des projets 1=1+1.

3. Les acteurs de la recherche et de l’innovation qui investissent le champ de l’eau, de l’inondabilité, de la gestion des risques et des espaces ouverts, de la résilience aux inondations, de la transition climatique, de l’agriculture qui s’intéresseront par des crédits recherche à développer de l’action innovante. Il peut s’agir d’acteurs universitaires, de la recherche, privés ou publics, qui travaillent déjà ensemble ou pas.

4. Les usagers, les citoyens, les associations locales, les agriculteurs qui fréquentent, vivent de la Nature ou sont potentiellement impactés par l’eau. Ceux qui ont un besoin de Nature ou vivent prêts des espaces ouverts et/ou à risque de la Métropole.

5. Les entrepreneurs du secteur privé ou collaboratif (incubateur d’idées de type la Ruche ou Cap Sciences) qui se saisissent des opportunités de projet nature pour créer de l’attractivité, de l’expertise et des emplois.

e

xempLedeLaruche

La Ruche apporte des réponses innovantes aux défis sociaux ou écologiques. Elle accueille en espace partagé des sociétés, activités qui avancent dans cette voie de conciliation entre développement économique et développement durable.

Voir site internet: http://www.la-ruche.net/

Gouvernance nature métropolitaine

(49)
(50)

Le système de gouvernance de la nature métropolitaine

Les acteurs de Nature et de la Ville sont partenaires de la CUB.

Ils participent au système Nature pour mettre en œuvre le projet métropolitain fondé sur la nature :

• ils sont force de proposition et de projets qu’ils pilotent ou co- pilotent avec la CUB et les financeurs

• ils relaient, capitalisent, reproduisent des actions, la sensibilisation et la communication mises en œuvre par la CUB

• ils participent à la relecture, la hiérarchisation des priorités et des interventions du projet nature métropolitain

• ils réalisent des projets nature seuls ou avec les entrepreneurs.

Les acteurs financiers, investisseurs, innovateurs, impliqués dans le tour de table de la mise en œuvre des projets nature sont sollicités en amont du projet et obtiennent des contreparties directes ou indirectes :

• iIs sont rassemblés par la CUB dans le cadre de l’ADN ou d’un club des investisseurs, et lors de l’émergence de projet nature à discuter. Ils échangent, enrichissent et font leurs les urgences et priorités Nature de la métropole.

• ils mobilisent leur réseaux, leur expertise, leurs moyens humains ou financiers pour la mise en œuvre de projets innovants générateur de valeur naturelle et potentiellement d’emplois à long terme.

• ils favorisent l’expérimentation, l’évaluation et la capitalisation des actions de nature innovantes et la création d’entreprises ou d’emploi...

• ils obtiennent des garanties ou contreparties incitatives de la part de la CUB et des porteurs de projet : de la visibilité par un label Projet Nature 1=1+1 indiquant leur part d’investissement dans le projet.

Gouvernance nature métropolitaine

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Les citoyens et usagers de la métropole Nature, les associations locales, les riverains impactés participent à la définition du besoin social et urbain de la Nature et donc du projet. Ils peuvent dans certaines situations être porteurs de projets locaux.

• ils sont sollicités lors des démarches de concertation sur le projet nature à toutes les échelles...

• ils sont force d'initiatives locales : organisation d'événements, sensibilisation...

• ils peuvent être porteurs de micro-projets : jardins partagés, verdissement, AMAP, gestion d’espaces, de digues...

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Priorités métropolitaines iii

Maîtriser le foncier et cibler l'intervention

Développer et affirmer une stratégie foncière // p 54

Organiser la solidarité communautaire autour du risque d'inondation // p 60

Définition des sites d'intérêt métropolitain // p 62

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(54)

Développer et affirmer une stratégie foncière

u n projet métropolItaIn dépendant d ' une maîtrIse foncIère

Rassembler les acteurs autour des questions de développement territorial et de cadre de vie a été la première étape du débat public porté par le projet métropolitain.

Désormais dotée d'un projet de territoire basé sur le développement à enveloppe urbaine constante, la limite symbolique du 50%

espaces naturels/50% espaces urbains doit constituer la ligne directrice de la stratégie foncière.

Outre l'indispensable maintient dans le temps de la cohérence des documents de planification urbaine, la CUB doit affirmer sa volonté de sécuriser la consommation d'espaces agricoles et naturels sur le territoire communautaire en se dotant d'un outil de maîtrise et de planification foncière à l'image d'un établissement public foncier.

Les questions récemment soulevées par l'articulation entre le SCOT et le projet métropolitain de la CUB appellent à la définition d'une structure foncière qui puisse agir à cette échelle pour limiter les distorsions entre les territoires urbanisés au foncier limité et les territoires ruraux tentés par l'étalement urbain.

La constitution d'un outil de maîtrise foncière dépend de la qualité du dialogue et de la confiance entre les différents acteurs du territoire du SCOT. Mais ce processus ne peut plus retarder l'émergence d'une stratégie foncière interne à la CUB car en dépend la réalisation du projet métropolitain (Cf. Partie II: Doter la CUB de nouvelles compétences ).

Sur la CUB, il convient dès à présent de s'appuyer sur les organismes existants et de faire évoluer leurs compétences pour munir la CUB d'une marge de manœuvre sur son foncier (Cf. Évolution des compétences de la FAB en cours de réflexion au moment de la rédaction de cette étude).

En milieu urbain et spécifiquement sur les territoires de projet urbain (EPA, 50 000 logements, GPV et opérations privées) la CUB et les communes ont développé une stratégie de maîtrise foncière qui se heurte à des problèmes d'opérationnalité résultent de l'absence

de mise en place d'un outil spécifique, dont découle un manque de données techniques fines sur les parcelles acquises.

En effet, les conditions morphologiques particulières du territoire bordelais (plaine inondable de la Garonne, anciens marais partiellement asséchés, remontées de nappe fréquentes...) et les travaux successifs de l’histoire de la construction de la ville (remblais, anciens sites industriels...) rendent nécessaire une connaissance fine du terrain jusqu'à l'échelle de la parcelle avant de pouvoir monter un projet urbain sans temps ni dépenses supplémentaires. Sans cela, la CUB se confrontera à un allongement de la durée de construction (temps nécessaire aux études techniques complémentaires, dépollution), à l'augmentation du coût de construction (surcoût des études complémentaires, techniques constructives spécifiques). La logique éviter, réduire, compenser (ERC) nous rappelle ces fondamentaux. Avant d’agir, il est nécessaire de bien connaître le terrain sur lequel on s’implante sous peine de s’exposer à des dépenses supplémentaires dues à la nécessité de réparer les erreurs commises(compensation obligatoire à hauteur de 150% de la surface détruite et gestion assurée sur trentaine d’année pour les zones humides par exemple).

Si l’agglomération souhaite réduire les dépenses liées à la gestion de l’eau, la gestion du risque, la santé publique et de compensation, alors, elle doit pleinement intégrer la notion d’infrastructures naturelles immuables sur son territoire en se dotant d'outils permettant de mettre en oeuvre une maîtrise foncière forte et pérenne.

En revanche, pour les territoires péri-urbains à dominante naturelle et agricole, et bien que le PLU 3.1 constitue une avancée significative dans leur préservation, la CUB a besoin de mettre en place des outils spécifiques pour limiter la spéculation sur les terres agricoles et pour garantir la fonctionnalité spatiale des entités agricoles (vallée des Jalles, entité agricoles fonctionnelles persistantes malgré le mitage urbain....).

(55)

u ne préservatIon des espaces agrIcoles garante de l ' équIlIbre 50/50

Maîtriser la spéculation foncière pour retrouver de l’espace

Assurer une meilleure constance des documents de planification urbaine

La première action de la stratégie agricole doit être d’afficher clairement la volonté de préserver du foncier agricole sur le long terme. La communication autour des 55 000 ha, ainsi que celle du PLU (« La ville intensifiée ») a déjà sensibilisé le public à la notion d'économie d'espace. Cependant, cela doit se traduire dans les faits, et ce de façon récurrente, à chaque révision des documents d’urbanisme.

Dans le projet de PADD (Plan d'Aménagement et de Développement Durable), la CUB affiche sa volonté de ne plus consommer d’espace supplémentaire : « C’est avec cette idée que l’on tourne la page de l’histoire de la consommation d’espaces continue. Le parti- pris consiste à se cantonner à l’enveloppe urbaine existante, en essayant de l’occuper différemment, de la réutiliser de manière ingénieuse, et donc de limiter l’impact sur l’environnement du projet de développement ».

Il s’agit là d’un pas essentiel dans la lutte contre la spéculation future sur les terrains.

Zoom sur le Scot : 1800 ha ont été urbanisés sur la CUB entre 1996 et 2010 (22 m2/ha et par an). A l’échelle du Scot, les 4000 ha urbanisés l’ont été à 14% sur des espaces agricoles, 50% sur des friches, 30% sur les surfaces boisées ; si l’on applique le même ratio à la CUB, en 14 ans, il est possible que 252 ha agricoles et 900 ha de friches aient disparus. Soit l’équivalent de 14 exploitations agricoles (18 ha en moyenne sur la CUB en 2000), sans parler de l’énorme potentiel représenté par les friches.

A l’horizon 2030, le Scot prévoir l'urbanisation de 9 700 ha supplémentaires pour accueillir 307 000 nouveaux habitants; si le même ratio CUB/hors CUB était conservé, la CUB perdrait 4 365 ha de terres agricoles et naturelles supplémentaires.

de terres agricoles et naturelles urbanisées Tendances de

l'urbanisation sur la CUB entre 1996 et 2010

Projection à horizon 2030 si confirmation de la tendance

de terres agricoles et naturelles urbanisées

= 1 152ha de terres agricoles et naturelles disparues

= 4 365ha de terres agricoles et naturelles disparues

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