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Chronique dela communautéjuive delauterbourg

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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L e D e r n i e r

T e s t a m e n t

Chronique

de la communauté juive

de Lauterbourg

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@ Edition Coprur, 1997 34, rue du Wacken - 67000 Strasbourg Tous les droits réservés, textes et illustrations ISBN 2-84208-015-7

Responsable de collection : Bernard Sadoun Maquette, composition et photogravure : Atelier graphique des Editions Coprur

Imprimé à Courtry par Sagim Dépôt légal : janvier 1997

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SERGE BRAUN

L e D e r n i e r

T e s t a m e n t

C h r o n i q u e

d e la c o m m u n a u t é j u i v e d e L a u t e r b o u r g

EDITIONS C 0 P R U R

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Que leurs âmes soient réunies au faisceau des vivants

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PRÉFACE

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n ne sait ce qu'il faut admirer le plus dans le livre que Serge Braun vient de consacrer à l'histoire de la communauté juive de Lauterbourg : la précision du scientifique qu'il est, l'impartialité et la distance du véritable historien, l'humour et la bonté de l'humaniste. Toutes ces qualités affleurent à chaque ligne du texte et lui donnent une dimension que je n'hésite pas à qualifier d'universelle.

Rentré intrigué dans l'avant-propos, intéressé par les premiers chapitres, captivé par les chapitres intermédiaires, je suis sorti bouleversé et, je pèse mes mots, les larmes aux yeux, de ce que l'auteur appelle modestement "Epilogue" et que l'on pourrait appeler "Méditations sur l'Histoire".

Serge Braun a su admirablement montrer, à partir de mille petits faits de la vie quoti- dienne, comment la négation de la différence, le rejet de l'autre, et le désir obscur de détruire ce que l'homme possède, faute de pouvoir se l'approprier, aboutit à la violence.

Il montre comment la communauté juive de Lauterbourg, fidèle à la foi de ses pères, ne tombe pas dans "la haine réciproque et violente", mais garde une inébranlable confiance dans la justice divine comme dans la justice humaine.

Sans le savoir — mais peut-être le savait-il ? —, Serge Braun utilise l'expression de "la haine réciproque et violente", que René Girard a théorisée dans deux livres superbes et qu'il faut avoir lu : "La violence et le sacré", "Des choses cachées depuis la fondation du monde". Dans ces deux ouvrages, l'anthropologue démontre la nouveauté radicale et absolue du message des prophètes de l'Ancien Testament et le message du Christ ; il explique aussi pourquoi celui-ci ne fut pas toujours reçu des Hébreux puis des Israélites.

L'ouvrage de Serge Braun est une pierre qui vient contribuer à l'édification du monu- ment que René Girard construit depuis des années : Dieu ne veut pas le sacrifice, il veut l'amour. Et le "Tu ne tueras point" s'applique tout autant aux victimes sacrificielles qu'aux meurtres, aux assassinats, aux exécutions en tous genres qui jalonnent de bornes sanglantes l'histoire de l'humanité. Dieu ne veut pas du sang des victimes innocentes ; il veut l'amour et la justice.

Oui, le grand message de l'Ancien Testament, c'est la dénonciation incessante de la violence sacrificielle ou sacralisée comme moyen d'instaurer la paix sociale et politique dans les communautés humaines déchirées par l'envie et le désir du désir de l'autre.

Il est infiniment douloureux pour le chrétien que je suis de constater que pendant tant de siècles, des pays entiers, des responsables civils ou ecclésiastiques se réclamant d'un Dieu né pour "accomplir la Loi, non pour l'abolir", ont persécuté le peuple que ce Dieu s'était choisi, et qui avait introduit l'humanité dans l'histoire du salut, dans l'alliance, en

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un mot dans la catégorie de l'amour. Quel épouvantable contresens ! Et quel remords devrions-nous éprouver devant tant d'iniquités. Le Christ pourrait nous dire à nous aussi "vos pères ont tué les Prophètes", comme il le dit à quelques pharisiens de Jérusalem voici près de 2 000 ans.

L'histoire de la communauté juive de Lauterbourg résume et condense des milliers d'histoires analogues. A travers des traits anecdotiques racontés avec talent, elle exem- plifie ce contre quoi, croyants ou non, juifs ou chrétiens, musulmans ou bouddhistes, hommes de bonne volonté, nous devons lutter de toutes nos forces ; non ! ne jamais lais- ser dire, en public ou en privé, des paroles qui offensent la dignité des minorités, ne jamais généraliser à une catégorie entière le trait de caractère négatif qu'on croit avoir remarqué dans l'un de ses membres, avoir le courage de faire taire publiquement, avec mesure mais fermement, tous les chantres de l'exclusion, les négateurs des différences, les "diabolisateurs" de tous poils. Je ne méconnais pas les difficultés qu'il y a quelque- fois à dialoguer avec l'étranger. Est-ce une raison pour déclarer impossible un tel dia- logue ? La patience de l'homme vis-à-vis de son frère devrait-elle être moins constante que celle de Dieu pour sa créature ?

Voilà ce à quoi cette histoire si finement racontée par Serge Braun nous invite. Mon cher Serge, quand vous m'avez demandé d'écrire cette préface, j'y ai vu non seulement un signe d'amitié de votre part, mais aussi un honneur dont j'essaierai d'être digne. Je souhaite à ce livre, dont je recommande absolument la lecture, le succès qu'il mérite.

Philippe Poindron professeur à la faculté de pharmacie de Strasbourg

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AVANT-PROPOS

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ne brise indifférente vient caresser le grand marronnier de son souffle tranquille.

L'arbre centenaire gémit sa solitude. Son feuillage frémit au-dessus d'un cime- tière aux herbes folles. Seuls quelques chats viennent parfois visiter nonchalam- ment cet enclos dont le temps semble avoir à jamais refermé les grilles rouillées. Des feuilles vagabondes, jaunies par les saisons, courent dans le chemin étendu sous le vieil arbre. D'un côté, de lourdes pierres dressent encore maladroitement leur masse grise, de l'autre on ne distingue qu'une rangée de sépultures d'enfants, et tout au fond, les tombes exilées de deux suicidés. Le long de la route, un mur délavé préserve le passant de cette vision de l'oubli. Depuis de longues années, la mort elle-même s'est désintéres- sée de ces lieux où on ne ressent même plus le flottement des âmes. Peu à peu, l'abandon a transformé ce jardin des morts en artefact de l'Histoire.

La dernière famille juive est sur le point de quitter Lauterbourg. Après elle, l'un ou l'autre s'efforcera encore de maintenir ce site du mieux qu'il le pourra. Mais s'écoulera-t- il encore une génération avant que ce reste de tradition ne se perde, et que ces images de désolation, esquissées par notre exercice d'écriture, ne se figent réellement ?

L'Histoire n'aurait-elle laissé subsister des siècles de présence juive à Lauterbourg que quelques blocs de grès affaissés, rongés par les fanges et les mousses, un mur décrépi, des grillages voûtés et une verdure livrée au caprice des saisons ? Pourtant, chaque parcelle de ce cimetière est un fragment de mémoire à l'attention des vivants.

Chaque pierre, chaque pouce de terre pourrait faire entendre à qui veut bien les écouter les échos de siècles de sueur, de souffrance et de bonheur perdu et retrouvé.

Pour retracer l'histoire des israélites de Lauterbourg, le chroniqueur ne dispose que de peu de moyens. Les registres officiels consacrés aux juifs sont pratiquement inexis- tants avant le XVIIIe siècle. S'il doit à la Révolution française de pouvoir profiter d'archives civiles — époque à laquelle les israélites, devenus citoyens à part entière, entrent enfin dans l'existence —, l'historien ne peut guère compter sur les documents issus des institutions juives, réduits à néant par les cataclysmes de l'Histoire. Souvent, les informations ne peuvent être obtenues qu'à la suite de patientes investigations et d'analyses de sources moins spécifiques. Le chemin n'a pas été aisé et ce travail de néo- phyte souffre sans doute de nombreuses lacunes. Ce constat ne fait que rendre plus aiguë l'urgence de sauvegarder la mémoire, fût-elle fragmentaire.

Que le lecteur nous pardonne à l'avance la description de ces épisodes dramatiques qui se sont succédé de manière presque ininterrompue et jalonnent l'histoire des juifs de Lauterbourg de repères douloureux. Notre but n'est pas de nous faire procureur, de sus-

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citer chez le lecteur non juif un sentiment de malaise, ou chez le lecteur juif un quel- conque esprit de revanche. Bien au contraire, dans un esprit de compréhension mutuelle, fondé sur la démystification, et en nous bornant à décrire les faits qu'il nous aura été donné de découvrir, nous avons voulu que chacun puisse mettre ses pas dans ceux d'une modeste communauté et puisse découvrir les leçons que nous livre le récit de son destin. Le message qu'elle nous transmet retentit bien au-delà de Lauterbourg.

Lacordaire considérait le peuple juif comme l'historien, le sage, le poète de l'humanité.

Le passé est aussi présage et les errances d'hier, les leçons d'aujourd'hui. A ceux qui voudraient oublier, quelques-uns opposent encore le témoignage. Mais nous comptons ces témoins, et leurs rangs déjà maigres vont en s'éclaircissant. Le zèle de ce petit nombre ne suffit pas à entretenir l'illusion que ce patrimoine ne périra pas. Quelques- uns même affirment le lien étroit entre certains abandons et la décadence de notre civili- sation. Et précisément, aujourd'hui, la flamme de leur conviction vacille.

Comme tant d'autres villes et villages d'Alsace, Lauterbourg voit s'effacer lentement le souvenir d'une communauté qui se meurt, après avoir été, tout au long des siècles, un acteur familier et silencieux de son histoire. Il nous a semblé de notre devoir de le préser- ver. Aider à comprendre et à perpétuer son mystère est la raison d'être de cet ouvrage.

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Au DÉBUT

DE L'HISTOIRE

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LAUTERBOURG ET SES PREMIERS JUIFS

L a préhistoire de l'Alsace s'achève vers 58-57 avant Jésus- Christ, avec la conquête de la Gaule par les légions romaines de César. L'Alsace romaine était peuplée pour l'essentiel de Celtes venus de l'Orient. Dans le nord, les Médiomatriques, instal- lés depuis plusieurs siècles dans ce qui devint la première Belgique, avaient franchi les Vosges et en occu- paient le piémont. La tribu des Némètes, qui avait peut-être passé la Lauter, occupait une partie de l'Outre-Forêt, région située au nord de la forêt de Haguenau. C'est d'ailleurs dans cette contrée que Lauterbourg vit le jour. Au sud-

ouest, les Séquanes occupaient une partie de l'Alsace actuelle. Deux peuples principaux se partageaient le reste de la région : les Triboques établis en Basse-Alsace et les Rauraques en Haute-Alsace.

La nation majoritaire était celle des Triboques. D'origine belge, elle fut installée par Arioviste dans le Kochersberg et maintenue ensuite par César. Brocomagus, l'actuel Brumath, et Helvetum (Ehl) situé près de Benfeld, sur la rive droite de l'Ill, étaient les deux villes prin- cipales de ce peuple. Quant aux Rauraques, ils avaient pour capitale Augusta Raurica (Augst), localité située dans l'actuel canton de Bâle. Les spécialistes estiment que les anciens diocèses de Strasbourg et de Bâle recouvraient les domaines respectifs de ces deux nations. Leurs territoires étaient séparés par une dépression marécageuse, appellée le Landgraben au Moyen Age. Ce dernier tra- verse la plaine au sud de Sélestat.

A ce fond de population viennent s'ajouter les immigrations en provenance de la Narbonnaise au Ier siècle et du Lyonnais au IIIe siècle. A toutes les époques de l'Empire romain, des légionnaires retraités, venus surtout des légions danubiennes, s'installèrent dans le pays sur le lot de terres qu'on leur avait alloué. Ce brassage des peuples s'enri- chit encore de la venue d'habitants de régions "romanisées" comme l'Italie, la Grèce, la Syrie... et d'Alamans à partir du IIIe siècle.

Les Romains protégèrent leur conquête rhénane par une série de 50 places fortes édi- fiées le long du Rhin, de Bâle à Cologne. L'une d'elles aurait été installée à l'emplace- ment de l'actuel Lauterbourg. Sa situation dominante sur le Rhin gardera toujours un intérêt stratégique. Il semble que ce camp fortifié, que certains placent à Berg, localité située en Allemagne en face de Lauterbourg, date de l'an 16 avant Jésus-Christ et s'appelait Tribuni ou Tribunci. D'autres auteurs pensent plutôt à Concordia, situé plus à

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M Les voies romaines d'Alsace (d'après Lucien Sittler, dans "L'Alsace, Terre d'histoire", 1972)

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l'ouest sur la Lauter et localisé à Altenstadt près de Wissembourg. Plus tard, on lui don- nera le nom de "Castrum ad Lutharim" (camp retranché de la Lauter). La dénomination finale "Lauterbourg", d'origine germanique, aurait la même signification.

Le nom "Alsace" est signalé pour la première fois dans la chronique de Frédégaire réalisée par des rédacteurs successifs. Dans la partie la plus ancienne, relatant des guerres de l'an 610, apparaissent le terme Alesacius et celui d'Alesaciones désignant ses habitants. Il semble qu'à l'origine, ce vocable soit seulement appliqué à la partie médiane de la province, pour s'étendre ensuite au Sundgau et à la région de Lauterbourg. La question de l'origine de ce nom reste controversée. Pour les uns, il serait celtique et à rap- procher d'Alisa (Alesia) signifiant "le pays au pied de l'escarpement vosgien" ou, plus simplement, "falaise". Pour la majorité, ce serait un nom germanique attribué par les Francs, composé d'ali (étranger) et de sâss (résident). Enfin, selon une étymologie sou- vent admise, il signifierait "pays de l'Ill". Quoi qu'il en soit, bien que du VIlle siècle jusqu'à sa réunion à la France, l'Alsace n'ait jamais formé une entité administrative, son nom a remarquablement persisté en tant qu'unité purement géographique.

L'Alsace fut le théâtre d'une multitude de flux et reflux au gré de guerres et d'inva- sions, telles la guerre qui opposa Romains et Germains, les invasions des Vandales ou encore la guerre entre Francs, Wisigoths et Huns. La domination romaine s'éteignit sous le règne de Valentinien III, vers 423. La province ne passera définitivement aux mains des Francs et de Clovis qu'après la défaite des Alamans à Tolbiac, en 496. Les règnes suc- cessifs des Mérovingiens et Carolingiens se traduiront pour l'Alsace par une période plus pacifique. Au début du VIle siècle, la province fut érigée en duché. Ensuite, en 843, lors du partage de la monarchie des Francs par le traité de Verdun, elle est rattachée au royaume de Lorraine. L'empire de Charlemagne fut partagé en trois : Charles le Chauve reçut la partie ouest qui deviendra la France, l'est revint à Louis le Germanique, et la partie médiane fut donnée à Lothaire. Cette dernière sera rattachée à la Germanie en 888, donnant plus tard naissance au Saint Empire romain germanique.

L'implantation du régime féodal sous les Francs divisait l'Alsace en deux domaines (Gaue). Le Sundgau comprenait la Haute-Alsace et le Nordgau, la Basse-Alsace. Les Gaue étaient eux-mêmes subdivisés en petits cantons ou comtés, composés de villes, de villages, de hameaux et de châteaux. Ensuite, la région est à nouveau érigée en duché, et ce jusqu'en 1268, date à laquelle elle devint province immédiate de l'Empire germa- nique. Le plus souvent, la contrée était en prise à l'anarchie et aux affrontements. La domination allemande s'étendra jusqu'à l'annexion de l'Alsace par la France sous le règne de Louis XIV.

Avec la multiplication des châteaux, l'essor plus tardif des villes est le phénomène majeur de l'histoire de l'Alsace aux XIIe et XIIIe siècles. C'est une véritable fièvre de créa- tions urbaines, une éclosion de cités médiévales et de développement de villes sur les emplacements de camps romains préexistants. En 200 ans, l'Alsace a vu naître 70 cités s'ajoutant à Strasbourg, la seule ville reconnue comme telle jusqu'alors.

LE DÉVELOPPEMENT DE LAUTERBOURG

Lauterbourg se développa, semble-t-il, surtout aux XIIIe et XIVe siècles. C'est une ville seigneuriale du Speyergau. Lorsqu'elle est mentionnée pour la première fois de façon certaine, elle appartient déjà à l'évêché de Spire depuis un temps indéterminé. Il n'est pas certain, contrairement à ce qu'ont affirmé les historiens de référence du XIXe siècle,

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qu'il ait jamais existé un comté, comte ou burgrave de Lauterbourg. Le premier château mentionné à Lauterbourg date de 1264. La ville dispose de fortifications — du moins la partie haute —, appelées oppidum Luderburg, vers 1272. Pour certains, son emblème mythique, la tour du milieu — Mitteltor ou Mittelthurm —, daterait de l'an 1001. Pour d'autres, il daterait plutôt de la même période que l'oppidum. En 1254, l'empereur Guillaume de Hollande accorda un statut à la ville. Son appartenance à l'évêché de Spire

I Morcellement politique de l'Alsace au XVIIe siècle (extrait de "Die Alten Territorien des Elsafi", 1896). Seule la Basse-Alsace est représentée ici.

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Q uelques vieilles maisons à colombages, les anciennes casernes, l'école, la mairie, l'ancien magasin à four- rage, la porte de Landau, l'église, les talus de la Haute-Batterie, une tour et des pans de fortifications, la Haute- Ville, voilà ce qui subsiste des siècles passés de Lauterbourg, une cité de Y Outre-Forêt située à proximité de la frontière alle- mande. Mais l'histoire de cette ville, ce sont aussi 2 000 ans de présence juive. Aujourd'hui, il ne reste plus que trois représen- tants de cette communauté, l'une des plus anciennes de toute l'Alsace. Certains retrouveront leurs racines dans cet ouvrage.

D'autres y découvriront des pages méconnues des annales de Lauterbourg. Mais, par-delà ces chroniques, chacun pourra entrevoir "le destin déchirant de la civilisation, la tragédie per- manente de l'ignorance et de l'incompréhension entre les hommes".

Prix : 128 francs ISBN 2-84208-015-7

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