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PROFIL DE BAIGNADE DE L ETANG DE LA MUTCHE A MORHANGE

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PWE1819 JUIN 2018

PROFIL DE BAIGNADE DE L’ETANG DE LA MUTCHE A MORHANGE

- MAIRIE DE MORHANGE -

(2)

Titre du rapport : Profil de Baignade de l’Etang de la Mutche à Morhange Référence : PWE1819

Date : Juin 2018 Statut : Rapport final

Auteur : Pascal WUSTMANN Nombre de volumes : 1

Nombre de pages de texte : 356 Nombre de figures : -

Nombre d’annexes : 1

établi pour le compte de :

Propriétaire du rapport : Mairie de Morhange Coordonnées complètes : 1, Rue Bérot

57340 MORHANGE

Modalités de diffusion Mairie : 2 exemplaires

(3)

SOMMAIRE

1. - INTRODUCTION 1

2. - PHASE 1 : ETAT DES LIEUX 2

2.1. - CONTEXTE GEOGRAPHIQUE 2

2.1.1. - Situation géographique 2

2.1.2. - Environnement proche 2

2.2. - CONTEXTE GEOLOGIQUE 4

2.3. - CONTEXTE HYDROGEOLOGIQUE 5

2.4. - CONTEXTE HYDROLOGIQUE 5

2.5. - L’ETANG DE LA MUTCHE 6

2.5.1. - Description générale de l’étang 6

2.5.2. - La zone de baignade 8

2.5.3. - Autres activités sur l’étang et à proximité immédiate 13 2.5.4. - Impact du contexte géologique sur la qualité de l’eau 14

2.5.5. - Fréquentation de la baignade 15

2.5.6. - Données sur la qualité de l’eau de l’étang de la Mutche 16

2.5.7. - Contexte météorologique 18

2.5.8. - Comparaison des résultats des analyses microbiologiques à la pluviométrie 19

2.5.9. - Résultats des recherches des cyanobactéries 20

2.6. - ZONE D’ETUDE POUR L’IDENTIFICATION DES SOURCES DE POLLUTION 21

2.6.1. - Zone d’étude pour les apports d’eau par des réseaux collectifs 21 2.6.2. - Zone d’étude pour les apports d’eau depuis la zone industrielle 22 2.6.3. - Zone d’étude pour les apports d’eau par le ruisseau 23 2.6.4. - Zone d’étude pour les apports d’eau par une nappe 23

2.6.5. - Fossés et abords de l’étang 23

2.6.6. - Zone d’étude globale 23

2.7. - INVENTAIRE DES SOURCES DE POLLUTION 24

3. - PHASE 2 : DIAGNOSTIC 26

3.1. - PROFIL DE BAIGNADE 26

3.2. - CLASSEMENT DES SOURCES DE POLLUTION 26

3.2.1. - Pollutions potentielles à court terme 26

3.2.2. - Pollutions potentielles chroniques 27

3.2.3. - Autres types de pollutions 27

3.2.4. - Perspectives d’évolution démographiques 27

3.3. - HIERARCHISATION DES SOURCES DE POLLUTION 27

3.3.1. - Risque lié aux cyanobactéries 27

3.3.2. - Pollutions à court terme 27

(4)

4. - PHASE 3 : MESURES DE GESTION 29

4.1. - RISQUES LIES A LA PROLIFERATION DES CYANOBACTERIES, MACROALGUES ET

PHYTOPLANCTON 29

4.1.1. - Prolifération des cyanobactéries 29

4.1.2. - Prolifération de macro-algues et de phytoplancton 30

4.2. - RISQUES DE POLLUTIONS A COURT TERME 31

4.2.1. - Risque lié à la présence d’oiseaux 31

4.2.2. - Risque lié à l’apport d’eaux souillées par le ruisseau du Betz 31

4.3. - RISQUE LIE AUX EAUX DE RUISSELLEMENT 32

4.4. - RISQUE LIE AUX CONDITIONS METEOROLOGIQUES 33

5. - FICHE DE SYNTHESE 34

5.1. - CARACTERISTIQUES DE LA BAIGNADE 34

5.2. - HISTORIQUE DE LA QUALITE DE L’EAU DE BAIGNADE 35

5.3. - RISQUES LIES AU CYANOBACTERIES 35

5.4. - INVENTAIRE DES SOURCES DE POLLUTION ET MESURES DE GESTION 35

5.5. - INVENTAIRE DES SOURCES POTENTIELLES DE POLLUTION ACCIDENTELLE ET

MESURES DE GESTION 35

ANNEXES

Annexe 1 : Proposition de carnet sanitaire

(5)

1. - INTRODUCTION

En application de la Directive Européenne 2006/7/CE, le profil de chaque eau de baignade doit être établi par son gestionnaire conformément aux articles L1332-3 et D1332-20 du Code de la Santé Publique.

Ce profil consiste à identifier les sources de pollution susceptibles d’avoir un impact sur la qualité des eaux de baignade et d’affecter la santé des baigneurs, puis à définir les mesures de gestion à mettre en œuvre pour prévenir les pollutions à court terme et les actions à conduire pour parvenir à une eau de qualité au moins suffisante au sens de la directive

Ce rapport présente le profil de baignade de l’Etang de la Mutche à Morhange. Il a été élaboré selon le guide national pour l’élaboration d’un profil de baignade de décembre 2009.

L’élaboration du profil de baignade suit trois phases distinctes :

- un état des lieux,

- une phase de diagnostic,

- une phase de définition des mesures de gestion des pollutions ou des risques de pollution.

(6)

2. - PHASE 1 : ETAT DES LIEUX 2.1. - CONTEXTE GEOGRAPHIQUE 2.1.1. - Situation géographique

L’étang de la Mutche est situé en partie sur les territoires des communes de Morhange et de Harprich, dans le département de la Moselle.

Localisation de l’étang de la Mutche

L’altitude du plan d’eau est de l’ordre de 250 m, sa superficie est de l’ordre de 75 hectares.

2.1.2. - Environnement proche

L’environnement proche est essentiellement agricole, mais également forestier (sud-ouest) et industriel (au sud). La figure suivante présente les environs proches du plan d’eau.

Il apparaît qu’en limite sud, l’étang est alimenté par le ruisseau de Betz, et qu’il est drainé par ce même ruisseau au nord.

Le ruisseau de Betz prend sa source en aval de l’agglomération de Baronville, à moins de 3 km de l’étang. Il traverse des surfaces agricoles, puis longe le Grand Bois avant de rejoindre l’étang de la Mutche. Il reçoit les eaux provenant de la zone industrielle Lavoisier située sur le territoire de la commune de Morhange.

Etang de la Mutche

(7)

L’étang reçoit également des eaux provenant d’un fossé qui draine des terrains agricoles à l’ouest de l’étang, celui-ci ne s’écoule que de façon intermittente.

L’étang est artificiel, il a été creusé au Moyen-âge pour la pisciculture. Il a aujourd’hui une double vocation :

- touristique avec l’exploitation du camping et de la baignade,

- environnementale car classé comme Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique, Faunistique et Floristique (ZNIEFF) pour la faune avicole qu’il abrite.

Le relief est très légèrement vallonné dans le secteur d’étude, le point culminant local est aux alentours de 310 m pour un plan d’eau établi à environ 250 m.

Environnement proche de l’étang de la Mutche Camping

Etang de la Mutche Ruisseau de la Rotte

Ruisseau du Betz Alimentation de l’étang

Agglomération de Harprich

Ruisseau du Betz Lagunage

(8)

2.2. - CONTEXTE GEOLOGIQUE

Le contexte géologique du secteur d’étude est celui des formations du Trias Supérieur. L’extrait de la carte géologique du secteur d’étude est présenté ci-dessous.

Extrait de la carte géologique du secteur d’étude

L’étang a été creusé dans les Limons des Plateaux notés LP, les alluvions récentes notées Fz et les Argiles de Chanville notées t7d sur l’extrait de la carte géologique ci-dessus. On retrouve des affleurements d’Argile au nord et à l’est, les Limons des Plateaux bordent l’étang sur le reste de son périmètre.

De la plus récente à la plus ancienne, les formations rencontrées dans le secteur d’étude sont les suivantes :

- t7a : Marnes Irisées Inférieures : il s’agit d’une formation de marnes aux teintes variées avec intercalations plus ou moins importantes de couches dolomitiques. La puissance de ces marnes est de l’ordre de 200 m,

- t7bG : Grès à Roseaux : il s’agit d’une couche de 15 à 20 m de grès fin, plus ou moins argileux,

- t7bM : Marnes Bariolées : il s’agit d’une couche de marnes épaisse de 8 à 10 m reposant sur les Grès à Roseaux,

Etang de la Mutche

t7e

t7d t7c

t7b

t7a

LP

Fz

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- t7c : Dolomie en dalles : il s’agit d’une couche de 3 à 5 m de dolomie se délitant facilement en plaquettes ou en dalles,

- t7d : Marnes de Chanville : il s’agit d’une couche de marnes épaisse de 20 à 30 m, pouvant contenir des amas lenticulaires de gypse et d’anhydrite,

- t7e : Marnes Irisées Supérieures : il s’agit d’une couche de marnes puissante de 35 à 40 m, et présentant des intercalations de marnes dolomitiques et de dolomie en bancs centimétriques,

- LP : Limons des Plateaux : il s’agit de placages de limons argileux ou argilo-sableux, sur une épaisseur de moins de 4 m

- Fz : Alluvions récentes : ces alluvions qui tapissent les fonds de vallée sont argileuses, les sables et graviers y sont peu développés.

En résumé, l’encaissant de l’étang est essentiellement marneux, avec des passages dolomitiques.

2.3. - CONTEXTE HYDROGEOLOGIQUE

Les formations des Grès à Roseaux et de la Dolomie en Dalle peuvent être aquifères et donner lieu à des sources. Les débits restent en général modérés.

Du fait de la nature de son encaissant en grande partie marneux, le fond de l’étang est plutôt imperméable. Seule la formation de la Dolomie en Dalle qui traverse l’étang d’ouest en est peut être aquifère. Cette formation est toutefois peu puissante (quelques mètres seulement) et l’étang lui imprime donc son potentiel. Les écoulements sont donc très limités et n’ont lieu qu’en bordure de l’étang.

2.4. - CONTEXTE HYDROLOGIQUE

L’étang est alimenté par le ruisseau du Betz situé sur son coté sud, par les eaux de ruissellement des abords, y compris les petits fossés de drainage, et par les précipitations directes.

Le parcours du ruisseau du Betz en amont de l’étang est de l’ordre de 2800 m. Ses affluents, y compris ceux provenant de la zone industrielle totalisent 3600 m de parcours.

Le niveau d’eau de l’étang est régulé par une surverse. L’ouvrage en aval de l’étang est équipé d’une vanne de fond permettant la vidange de l’étang. Le niveau d’eau du plan d’eau varie peu, de l’ordre de 30 cm.

Le périmètre du bassin versant de l’étang couvre une superficie de l’ordre de 11 km², il est représenté sur la figure suivante.

Il intègre l’agglomération de Baronville, la zone industrielle de Lavoisier à Morhange, des surfaces agricoles, le Grand Bois, ainsi que le camping et la zone de loisirs.

(10)

Bassin versant de l’étang de la Mutche

2.5. - L’ETANG DE LA MUTCHE 2.5.1. - Description générale de l’étang

A l’origine, l’étang de la Mutche était un bassin avicole qui présente une forme grossièrement découpée tenant dans un cercle de 600 m de rayon. Sa superficie est de l’ordre de 75 hectares. Il a été creusé dans les formations marneuses et dolomitiques datant du Keuper.

La cote au miroir est de l’ordre de 250 m. Celle-ci est sujette à des variations de l’ordre de 30 cm au cours d’un cycle hydrologique. La profondeur maximale est de l’ordre de 2,5 m.

Au nord, un barrage permet la retenue de l’eau dans l’étang, et son évacuation par surverse vers le ruisseau du Betz. Ce barrage est surmonté par une route. Une vanne de fond permet la vidange de l’étang ce qui peut être effectué pour son curage par exemple.

En situation normale (hors très hautes eaux), les débits d’alimentation et d’évacuation restent faibles par rapport au volume de l’étang, il n’y a donc pas d’écoulement apparent dans l’étang, au-delà des points d’entrée et de sortie.

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Le débit moyen d’alimentation a été estimé à 275 l/s lors du remplissage qui a eu lieu après la vidange de 2011. Avec un tel débit, le temps de renouvellement de l’eau de l’étang est de 6 semaines.

Vue aérienne de l’étang de la Mutche

Une route secondaire, le chemin de la Mutche fait le tour de l’étang et emprunte le barrage de l’étang. Le camping est situé au nord-ouest de l’étang. La zone de baignade est intégrée dans la zone de loisirs qui se situe à l’ouest de l’étang, sur une avancée de terre. L’accès à cette zone de loisirs n’est pas autorisé aux véhicules motorisé, sauf véhicules de service.

Le camping est relié à la zone de baignade par une piste qui sépare l’étang en deux parties. La partie ouest est appelée petit étang (voir figure précédente).

Les seuls bâtiments qui se situent à proximité de l’étang sont ceux de la zone de loisirs et ceux du camping.

Il n’y a aucun rejet canalisé vers l’étang.

Le réseau d’assainissement de la zone de loisirs et du camping est du type unitaire. Les eaux sont dirigées vers un bassin tampon puis relevées vers le lagunage qui se situe au nord de l’étang. Les eaux épurées sont rejetées dans le ruisseau du Betz en aval du plan d’eau.

Barrage et surverse

Alimentation par le ruisseau

du Betz

Direction globale de l’écoulement au travers de l’étang

Petit étang

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La canalisation d’eaux usées de la zone de loisirs passe au niveau de la plage avant d’atteindre la station de relevage qui est entretenue par un prestataire externe (Eiffage). Les regards sont visibles sur la plage.

Les eaux sanitaires usées de la zone industrielle sont traitées dans des fosses septiques puis rejetées vers le ruisseau du Betz, en amont de l’étang. Il n’y a en principe pas d’usage industriel de l’eau dans cette zone. Il y a un projet de mise aux normes de ces rejets en cours, une convention de rejet est déjà signée avec la Communauté de Communes. Les eaux pluviales de la zone industrielle sont rejetées dans le ruisseau de Betz en amont de l’étang. Un projet de mise aux normes est en cours. Il prévoit la mise en place d’un décanteur lamellaire, et d’un bassin de rétention avec régulation du débit de fuite. Le projet est en attente de la finalisation de son financement (de l’ordre de 3 millions d’euros), il devrait être mis en exécution prochainement, en 2018 ou 2019.

L’étang est utilisé pour à la pêche, le pédalo, canoë, le kayak, la planche à voile et pour la baignade.

L’encaissant de l’étang n’est pas perméable car il s’agit de matériaux argileux. La formation de la Dolomie en Dalle peut toutefois contenir une nappe, mais la puissance de cet aquifère est faible (de l’ordre de 5 mètres), ce qui limite les débits d’échange.

2.5.2. - La zone de baignade

La zone de baignade se situe sur une avancée de terres, à l’ouest de l’étang.

Localisation de la zone de baignade

Zone de baignade

Piscine

Parking

Camping

Plage

Ponton pédalo Petit étang

Ponton promeneurs

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La zone de baignade se situe au nord du ponton. La structure inférieure du ponton est grillagée pour en empêcher l’accès aux nageurs.

La plage est constituée d’une zone recouverte de sable, large de 20 m environ et longue d’environ 45 m. Cette bande ensablée se prolonge vers le sud, au-delà de la zone de baignade, jusqu’à une zone aménagée avec des parasols et des transats.

La capacité d’accueil est estimée à 500 personnes.

La zone de baignade est délimitée par des flotteurs dont la position est fixée par rapport au niveau de l’étang pour respecter la hauteur d’eau maximale de 2 m.

En bleu, périmètre de la zone de baignade

Sur la figure précédente, les flotteurs n’ont pas encore été mis en place pour la nouvelle saison balnéaire.

La pente est de l’ordre de 5 % dans la zone de baignade.

Sanitaires

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Vue de la plage

Les filets de couleur orange visibles en limite du plan d’eau sur la photographie précédente ne sont placés qu’en dehors de la saison de baignade. Ils empêchent l’accès de la plage aux oiseaux de l’étang. Les filets situés au milieu de la plage encadrent les regards du réseau d’eaux usées qui dépassent de la surface du sol.

Du sable de carrière est apporté en tant que de besoin pour assurer un tapis sableux sur l’ensemble de la plage.

Dans l’étang, le fond est rapidement argileux et la turbidité peut augmenter avec l’agitation.

Il n’y a pas de végétation le long de la zone de baignade. Des roseaux se développent au-delà de la zone de baignade.

Ponton promeneurs Flotteurs

Regard du réseau d’eaux usées

(15)

Vue de la zone de baignade, vers le nord et vers le sud

Vue de l’aménagement en terrasse face à la zone de baignade

L’aménagement de la zone de baignade a été modifié récemment. De la pelouse a été disposée en terrasse au-dessus de la plage. Une autre zone a été aménagée avec des parasols permanents.

L’accès à la baignade est gratuit pour les visiteurs de la zone de loisirs et les résidents du camping.

Quand la baignade n’est pas surveillée, elle se fait aux risques et périls des usagers. Quand la baignade est ouverte, le poste de secours se situe au niveau du bâtiment de la piscine. La baignade est ouverte du 1er juillet au 31 août et la surveillance est alors assurée par du personnel diplômé (BEESAN ou BNSSA).

L’accès à la zone de baignade se fait uniquement à pied.

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Les résidents du camping viennent à pied depuis le nord, par une piste. Un parking est situé à 450 m au sud-ouest de la plage pour les non-résidents ou les usagers de la zone de loisirs. La localisation du parking le plus proche est présentée sur la figure suivante.

Parking le plus proche de la plage

Le panneau d’affichage se situe juste avant la plage, sur le chemin d’accès, à proximité du drapeau. Le drapeau vert / orange /rouge est hissé à proximité immédiate de la zone de baignade :

- vert : baignade surveillée

- orange : baignade dangereuse mais surveillée - rouge : baignade interdite

Plage

Parking

Poste de secours Accès pour les

résidents du camping

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L’absence de flamme signifie que la baignade n’est pas surveillée et que le public se baigne à ses risques et périls.

L’accès à la plage est interdit aux animaux.

Des sanitaires sont installés sur la plage, au niveau de la zone de baignade. Ils comprennent des WC et une douche. D’autres sanitaires sont installés dans la zone de loisirs, notamment au niveau du bâtiment de la piscine. Les sanitaires sont raccordés au réseau des eaux usées de la zone de loisirs et du camping.

Le point de prélèvement du contrôle sanitaire se situe en partie centrale de la zone de baignade, au niveau de la plage.

Entretien de la zone de baignade

La zone de baignade est entretenue pendant les périodes d’ouverture de la baignade. La plage est nettoyée et débarrassée de la végétation et des déchets de façon quotidienne pendant toute la période de baignade.

En dehors de la saison propice à la baignade, la plage n’est nettoyée qu’en fonction de son état de propreté apparent.

2.5.3. - Autres activités sur l’étang et à proximité immédiate D’autres activités ont lieu sur l’étang et à proximité immédiate.

Sur l’étang, en plus de la baignade, les activités exercées sont la pêche, la voile, le canoë, le kayak et le pédalo. Ces activités sont interdites à proximité de la zone de baignade qui est délimitée par des flotteurs.

Un ponton destiné à la location des pédalos est situé à 50 m au sud de la zone de baignade. Il s’agit d’un ponton différent du ponton « promeneurs » qui borde la zone de baignade.

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Ponton pour la location des pédalos

Il n’y a pas de bateaux à moteur sur l’étang (sauf pour les services de secours).

Parmi les autres activités de la zone d’étude, il convient de signaler que la baignade s’inscrit en tant que partie d’une zone de loisirs comprenant une piscine, des aires de jeux pour enfants, des aires de pique-nique et un kiosque – buvette. Cette zone de loisirs s’étend sur l’avancée de terre sur laquelle est installée l’aire de baignade. La zone accueille également un centre aéré et pourra accueillir une colonie de vacances.

Il y a également un camping au nord de la zone de loisirs, il s’étend sur environ 8 hectares scindés en deux zones (6 ha pour 120 emplacements de camping et 2 ha pour 20 chalets). Le camping est équipé d’un restaurant et d’une piscine.

Au nord de l’étang, à proximité du barrage, se situe le club nautique (canoë, voile, etc.).

L’environnement immédiat de l’étang est essentiellement agricole.

2.5.4. - Impact du contexte géologique sur la qualité de l’eau

L’étang repose sur les formations marneuses du Keuper. Le contact de l’eau avec ces formations n’est pas de nature à altérer significativement la qualité de l’eau car elles sont peu perméables.

Au contact de la formation de Dolomies en Dalles, l’eau peut se minéraliser, notamment en se chargeant en carbonates de magnésium et de calcium, ce qui pourrait rendre l’eau plus calcaire.

Le contact avec les formations marneuses est susceptible d’augmenter la turbidité de l’eau.

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Les entrées d’eau dans l’étang sont :

- les eaux du ruisseau de Betz au sud (environ 800 hectares de bassin versant), - les eaux météoriques sur les 75 hectares de l’étang,

- les eaux des deux petits bassins versants totalisant environ 200 hectares et situés à l’ouest (zone des Rouges Terres) et à l’est (zone du Witterbruch) de l’étang,

- les eaux pluviales de la zone industrielle,

- les eaux de ruissellement des abords immédiats de l’étang.

Les sorties sont :

- les eaux de surverse dirigées vers le ruisseau du Betz puis le ruisseau de la Rotte, - l’évaporation.

L’eau ne présente pas de mouvement apparent. Les vents dominants sont orientés vers l’est, la plage se situe du coté ouest de l’étang. L’alimentation en eau du ruisseau se fait depuis le sud, la surverse est au nord, il y a donc un léger courant non perceptible du sud vers le nord.

Le ruisseau du Betz qui alimente l’étang draine des eaux de ruissellement de terrains agricoles limoneux, mais également de la zone industrielle. Les pluies importantes pourraient donc avoir une incidence sur la transparence de l’eau, en apportant des matières en suspension.

L’encaissant aux abords immédiats de la plage est sableux (matériaux rapportés), puis argileux.

La transparence de l’eau dépend des matières en suspension (fines) présentes dans l’eau. Lors de la visite du site, la transparence de l’eau était correcte.

Les abords immédiats de l’étang sont enherbés ou couverts de végétation. Les précipitations ne devraient donc pas générer de turbidité excessive. C’est essentiellement l’agitation provoquée par les baigneurs qui est de nature à augmenter la turbidité au niveau de la zone de baignade.

En résumé, le contexte géologique a pour conséquence :

- que le système « étang + ruisseau du secteur d’étude» est principalement alimenté par les eaux météoriques de zones cultivées et de l’étang, et de façon secondaire par les eaux de ruissellement de la zone industrielle

- que l’encaissant argileux de l’étang pourrait altérer la transparence de l’eau.

2.5.5. - Fréquentation de la baignade

La capacité d’accueil de la plage est de l’ordre de 500 personnes, celle de la zone de baignade est moins importante, elle peut être estimée à 300 personnes.

L’accès à la baignade est libre et gratuit pour les résidents du camping et les usagers de la zone de loisirs.

Hors saison, la baignade n’est pas surveillée et se fait aux risques et périls des usagers. En période d’ouverture de la saison balnéaire, une zone de baignade est délimitée et surveillée par du personnel diplômé. Les surveillants de baignade se répartissent la surveillance de la piscine et de la zone de baignade de la Mutche. La saison balnéaire s’étend du 1er juillet au 31 août.

Les sanitaires comportent des douches et WC raccordés à un réseau unitaire qui se dirige vers les bassins de lagunage au nord de l’étang.

(20)

Les animaux sont interdits sur la plage.

Il faut signaler la présence d’oiseaux sur l’étang qui présente un intérêt ornithologique. Un observatoire à oiseaux est situé dans la zone de loisirs. Les espèces présentes sont principalement des cygnes, canard, poules d’eau, et hérons. Il n’a pas été signalé la présence de rongeurs.

L’accès à la zone de baignade se fait uniquement à pied.

2.5.6. - Données sur la qualité de l’eau de l’étang de la Mutche

La qualité de l’eau de baignade est contrôlée régulièrement au niveau de la zone de baignade.

Les résultats des analyses réalisées depuis 2014 sont synthétisés dans le tableau suivant.

(21)

Date Aspect

Entérocoques (n/100 ml)

Escherichia

coli (n/100 ml) Conclusions Valeur limite

guide 100 100

Valeur limite

impérative - 1 800

2014

18/06/2014 Normal <15 15 Conforme

03/07/2014 Normal <15 15 Conforme

10/07/2014 Normal <15 15 Conforme

17/07/2014 Normal 230 220 Non Conforme

23/07/2014 Normal <15 30 Conforme

29/07/2014 Normal <15 61 Conforme

06/08/2014 Normal <15 <15 Conforme

13/08/2014 Normal 30 15 Conforme

21/08/2014 Normal 15 77 Conforme

28/08/2014 Normal 46 77 Conforme

2015

17/06/2015 Normal <15 46 Conforme

01/07/2015 Normal <15 <15 Conforme

08/07/2015 Normal <15 15 Conforme

16/07/2015 Normal 94 140 Non Conforme

21/07/2015 Normal <15 <15 Conforme

30/07/2015 Normal <15 15 Conforme

14/08/2015 Normal 15 15 Conforme

26/08/2015 Normal 15 15 Conforme

2016

21/06/2016 Normal <15 <15 Conforme

07/07/2016 Normal <15 <15 Conforme

13/07/2016 Normal <15 160 Non Conforme

21/07/2016 Normal <15 730 Non Conforme

29/07/2016 Normal 15 77 Conforme

04/08/2016 Normal <15 61 Conforme

09/08/2016 Normal <15 30 Conforme

18/08/2016 Normal <15 15 Conforme

23/08/2016 Normal <15 <15 Conforme

2017

12/06/2017 Normal 46 94 Conforme

04/07/2017 Normal 15 15 Conforme

18/07/2017 Normal 77 61 Conforme

31/07/2017 Normal <15 46 Conforme

14/08/2017 Normal 15 15 Conforme

En gras, les dépassements des valeurs-guides

Sur ces quatre années de suivi, nous constatons des dépassements des valeurs-guide. Il s’agit de :

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- l’analyse du 17 juillet 2014 pour le paramètre Entérocoques (230) et le paramètre Escherichia (220),

- l’analyse du 16 juillet 2015 pour le paramètre Escherichia (140), - l’analyse du 13 juillet 2016 pour le paramètre Escherichia (160), - l’analyse du 21 juillet 2016 pour le paramètre Escherichia (730),

Dix échantillons ont été analysés en 2014, huit en 2015, neuf en 2016 et cinq en 2017, ce qui représente un total de 32 échantillons sur la période quadriennale. Selon la Directive du 15 février 2006, 16 analyses doivent être réalisées pour procéder au classement du site. Le nombre d’analyses est donc suffisant pour procéder au classement réglementaire du site.

Les cyanobactéries ont également été recherchées en août 217. Les résultats ont indiqué que l’eau de baignade ne respectait pas la valeur guide pour les cyanobactéries toxinogènes.

2.5.7. - Contexte météorologique

Les données météorologiques proviennent de la station de Metz.

Les vents dominants sont de secteur sud-ouest et nord-est pour toutes les saisons. Les vents violents de vitesse supérieure à 8 m/s sont peu fréquents et de secteur sud-ouest.

La température moyenne annuelle est de 10,3°C. Les mois les plus chauds de l’année sont les plus propices pour la baignade, il s’agit de juillet et août qui présentent une température moyenne de 19°C, et 14 jours présentent en moyenne une température supérieure à 25°C.

Les précipitations annuelles moyennes relevées sur Metz lors des dernières années (2012-2016) sont de 660 mm/an.

(23)

Pluies à Metz en mm

0 10 20 30 40 50 60 70 80

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12

(mm)

Nous constatons que la répartition des précipitations n’est pas régulière au cours de l’année. Les mois de janvier, mai, octobre et novembre sont les plus humides avec plus de 65 mm de pluie.

Mars et août sont les mois les plus secs, avec moins de 40 mm.

Nous constatons que durant la saison balnéaire, les précipitations mensuelles sont faibles à moyennes pour la région, avec 52 mm en juillet et 35 mm en août. Juillet compte en moyenne 14 jours de pluie sur les quatre dernières saisons (2014 à 2017) alors qu’août en compte 12.

Si l’on écarte les plus faibles pluies de moins d’un millimètre, juillet compte en moyenne 8 jours de pluie de plus d’un millimètre, août en compte 7.

Enfin, si l’on se concentre sur les épisodes pluvieux les plus intenses, on constate un total de 10 journées de plus de 10 mm de pluie sur ces 4 dernières saisons balnéaires, dont 6 en juillet et 4 en août. Si l’on considère également les 15 derniers jours de juin et les 15 premiers jours de septembre, on recense 7 épisodes pluvieux intenses supplémentaires.

Les évènements les plus marqués (plus de 15 mm) sont les suivants : - le 07/07/2014 avec 15,3 mm,

- le 29/07/2014 avec 28,9 mm, dont 24 mm en 3 heures - le 10 août 2014 avec 21,6 mm, dont 10 mm en 3 heures - le 01/09/2015 avec 27,6 mm, dont 20 mm en 3 heures - le 20/07/2016 avec 17,2 mm dont 12 mm en 3 heures - le 23/07/2017 avec 23,2 mm, dont 16 mm en 3 heures - le 24/07/2017 avec 15,5 mm, dont 13 mm en 3 heures.

2.5.8. - Comparaison des résultats des analyses microbiologiques à la pluviométrie Qualité de l’étang après un épisode pluvieux de plus de 10 mm

La qualité de l’étang de la Mutche a été suivie sur les 4 dernières saisons balnéaires. Nous présentons ci-dessous, les évènements pluvieux de plus de 10 mm en une journée et les résultats des analyses réalisées après l’évènement pluvieux.

(24)

Evènements pluvieux intenses Date du contrôle suivant l’évènement pluvieux

Résultats des analyses du contrôle suivant l’évènement pluvieux 07/07/2014 – 15,3 mm 107/07/2014 Entérocoque < 15

Escherichia Coli = 15 28/07/2014 – 10,1 mm

29/07/2014 – 28,9 mm

29/07/2014 – 06/08/2014 Entérocoque < 15

Escherichia Coli = 61 puis < 15

02/08/2014 – 11,2 mm. 06/08/2014 Entérocoque < 15

Escherichia Coli < 15

09/08/2015 – 12,1 mm 14/08/2015 Entérocoque = 15

Escherichia Coli = 15 27/08/2015 – 10,1 mm Plus d’analyse pour cette saison

20/07/2016 – 17,2 mm 21/07/2016 Entérocoque < 15

Escherichia Coli = 730

10/07/2017 – 10,9 mm 18/07/2017 Entérocoque = 77

Escherichia Coli = 61 22/07/2017 – 10,2 mm

23/07/2017 – 23,2 mm 24/07/2017 – 15,5 mm 31/07/2017 – 114, mm

31/07/2017 Entérocoque < 15

Escherichia Coli = 46

01/08/2017 – 12,1 mm 14/08/2017 Entérocoque = 15

Escherichia Coli = 15 18/08/2017 – 11,7 mm Plus d’analyse pour cette saison

Observations relatives aux contrôles suivant les épisodes pluvieux intenses

Le tableau précédent indique que mis à part l’évènement pluvieux du 20/07/2016, les pluies intenses ne génèrent pas de non-conformité sur les analyses effectuées pendant ou après les pluies.

Concernant l’évènement pluvieux du 20/07/2016, nous constatons que la non conformité avait déjà été observée lors de l’analyse précédente, avec une mesure à 160 Escherichia / 100 ml. On ne peut donc pas établir une corrélation entre les épisodes pluvieux de plus de 10 mm (intenses) et la qualité de l’eau de l’étang, en ce qui concerne les paramètres microbiologiques.

2.5.9. - Résultats des recherches des cyanobactéries

Nous constatons que les recherches de cyanobactéries qui ont été effectuées en 2017 ont abouti à des non-conformités par rapport à la valeur guide de 100 000 unités par ml.

Les données disponibles sont insuffisantes pour déterminer si l’apparition de cyanobactéries est corrélée à une pluviométrie particulière.

Le graphique suivant présente les températures maximales relevées durant la saison balnéaire 2017. Nous constatons que les températures les plus élevées ont été enregistrées en juin et jusqu’à mi-juillet. Les températures ont ensuite fortement chuté, en relation avec les précipitations importantes enregistrées fin juillet. La présence des cyanobactéries a été constatée en août 2017.

Nous constatons que les analyses non-conformes en cyanobactéries ne coïncident pas avec les plus fortes chaleurs. Comme les mesures ne portent que sur une seule saison balnéaire, il ne peut être fait aucune relation entre leur apparition et les températures.

(25)

Températures maximales de la saison balnéaire 2017

15 20 25 30 35 40

1/6 8/6 15/6 22/6 29/6 6/7 13/7 20/7 27/7 3/8 10/8 17/8 24/8 31/8

C)

2017

Variation des températures maximales durant la saison balnéaire 2017

2.6. - ZONE D’ETUDE POUR L’IDENTIFICATION DES SOURCES DE POLLUTION La circulaire n°DGS/EA4/2009/389 du 30 décembre 2009 prévoit que la zone d’étude pour l’identification des sources de pollution doit correspondre à la zone pour laquelle le temps de transfert vers l’étang est inférieur à 10 heures.

2.6.1. - Zone d’étude pour les apports d’eau par des réseaux collectifs

Un seul réseau d’assainissement est identifié dans le secteur proche de l’étang. Il s’agit du réseau d’assainissement unitaire de la zone de loisirs et du camping. Le tracé de ce réseau à proximité de la zone de baignade est présenté en figure suivante. Ce réseau ne rejoint pas l’étang, il est relié à la station de traitement par lagunage située en aval hydraulique de l’étang.

(26)

Tracé du réseau unitaire de la zone de loisirs

Concernant les eaux usées, le réseau de la zone de loisirs passe au niveau sous la plage. Il s’agit d’une conduite de diamètre 200 qui rejoint le poste de relevage. Le réseau dispose d’un bassin tampon.

Une surveillance au niveau des regards situés à proximité de la plage permet de s’assurer du bon fonctionnement du réseau. La station de relevage est entretenue par un prestataire externe.

Seules les parties du réseau situées à proximité de la plage, y compris la station de relevage, sont à considérer comme une source de pollution au sens de la circulaire n°DGS/EA4/2009/389 du 30 décembre 2009.

Les réseaux d’assainissement des communes de Morhange et de Baronville se dirigent vers le sud de ces communes, et ne présentent donc aucun risque pour l’étang.

2.6.2. - Zone d’étude pour les apports d’eau depuis la zone industrielle

Les eaux pluviales de la zone industrielle sont dirigées vers le ruisseau de Betz, en amont de l’étang. Ce rejet n’est pas conforme aux normes.

Un appel à projet a été lancé en juillet 2017 et un projet a été retenu. Il s’agit de la mise ne place d’un décanteur lamellaire couplé à un bassin de rétention équipé d’une vanne permettant la limitation du débit de rejet, voire la coupure du rejet en cas de pollution.

Poste de relevage

Bassin tampon

(27)

Le financement du projet n’est pas encore bouclé, mais il est espéré à court terme (pour 2018 ou 2019 au plus tard).

Après la mise aux normes du réseau des eaux pluviales et de son rejet, les industriels de la zone se mettront en conformité pour le rejet de leurs eaux sanitaires épurées. Une convention est déjà signée avec la communauté de communes.

Cette mise aux normes permettrait d’augmenter le temps de transfert des eaux entre la zone industrielle et l’étang, et surtout d’assurer une meilleure qualité des eaux déversées.

Dans l’attente de la réalisation du projet, la zone industrielle sera intégrée dans la zone d’étude.

2.6.3. - Zone d’étude pour les apports d’eau par le ruisseau

Le ruisseau du Betz alimente l’étang. Il se jette dans l’étang au sud, à environ 650 m de la zone de baignade. Le temps de transfert des eaux du ruisseau vers la baignade ne peut être estimé précisément. De ce fait, par principe de précaution, l’intégralité du ruisseau sera intégrée dans la zone d’étude.

Le cas particulier de la zone industrielle sont les eaux pluviales sont rejetées dans ce ruisseau a été traité ci-dessus.

2.6.4. - Zone d’étude pour les apports d’eau par une nappe

Les formations encaissantes sont marneuses, sauf la formation de la Dolomie en Dalle qui est aquifère. Du fait de la configuration du secteur d’étude qui n’est que légèrement vallonné et de la faible épaisseur de cet aquifère, les vitesses de circulation attendues sont faibles. On ne retiendra donc que les abords immédiats de l’étang en tant que zone d’étude par rapport aux risques que peuvent présenter ces eaux souterraines.

2.6.5. - Fossés et abords de l’étang

Du coté nord de l’étang, la route emprunte la digue de l’étang. Elle présente un risque pour l’étang en cas de sortie de route d’un véhicule. La route doit donc être intégrée dans la zone d’étude, quand elle est proche de l’étang. Comme cette route fait le tour de l’étang, nous intégrerons toute l’aire inscrite dans l’enveloppe que fait cette route.

Sur les cotés est et ouest, des fossés conduisent les eaux de ruissellement vers l’étang. Les abords de ces fossés, ainsi qu’une bande d’une dizaine de mètres autour de l’étang peuvent présenter des risques de déversement, ou de rejets directs par la faune, etc. Nous retiendrons ces espaces en tant que zone d’étude.

2.6.6. - Zone d’étude globale

Nous retiendrons donc comme périmètre d’étude, une bande de 10 mètres de part et d’autre autour des fossés et du lit du ruisseau de Betz, et les abords immédiats de l’étang d’où l’eau peut ruisseler vers l’étang.

(28)

Nous retiendrons également la route qui emprunte la digue au nord de l’étang. L’étang est également à intégrer dans la zone d’étude. De ce fait, le camping et la zone de loisirs se retrouvent intégrés dans la zone d’étude.

La zone industrielle dont l’assainissement n’a pas encore été mis aux normes est également à intégrer dans la zone d’étude.

Le périmètre de la zone d’étude est présenté sur la carte suivante.

Périmètre de la zone d’étude de la baignade de la Mutche

La superficie du secteur d’étude est de l’ordre de 220 hectares qui se détaillent de la façon suivante :

- environ 126 hectares de superficie de l’étang et des surfaces inscrites dans le périmètre de la route de contournement,

- environ 80 hectares de zone industrielle (représenté en rouge),

- environ 500 m x 10 m de part et d’autre soit 1 hectare pour le fossé Ouest,

- 2800 m de cours et 3600 m d’affluents x 10 m de part et d’autre soit 12,8 hectares pour le ruisseau du Betz.

2.7. - INVENTAIRE DES SOURCES DE POLLUTION

La zone industrielle a été à l’origine de pollutions de l’étang, mais sa mise aux normes est prévue et devrait être réalisée très prochainement. Nous la considérerons donc plutôt comme une source potentielle de pollution.

Aucune source réelle de pollution n’est identifiée dans la zone d’étude.

Les sources potentielles de pollution identifiées sont :

(29)

- la zone industrielle ;

- le réseau d’assainissement de la zone de loisirs ; - la présence occasionnelle d’oiseaux dans l’étang ; - les eaux pluviales qui ruissellent vers l’étang ; - les eaux des ruisseaux qui alimentent l’étang ; - des voies de communication en cas d’accident.

Un déversement d’eaux souillées au niveau de la zone industrielle pourrait avoir des conséquences sur la qualité de l’eau de l’étang, du moins tant que la mise aux normes n’est pas effective.

Le réseau d’assainissement unitaire de la zone de loisirs et du camping ne présente un risque au sens de la circulaire n°DGS/EA4/2009/389 du 30 décembre 2009 que lorsque le temps de transfert vers l’étang est inférieur à 10 heures. Il s’agit en l’occurrence de la partie de la conduite située au niveau de la plage, du bassin tampon et du puits de relevage.

En ce qui concerne la présence d’oiseaux sur l’étang, il n’a pour l’instant, jamais été constaté de soucis de qualité. Les analyses d’eau réalisées jusqu’à présent n’ont pas indiqué de dégradation de la qualité de l’eau de baignade du fait de ces oiseaux.

L’accès à la plage des animaux de compagnie est interdit. Ils peuvent toutefois accéder à l’étang en d’autres points.

Les eaux pluviales peuvent ruisseler vers l’étang en cas de forte pluie notamment. Les analyses n’indiquent toutefois aucune corrélation entre les précipitations importantes et la qualité de l’eau de baignade.

Les ruisseaux et fossés qui alimentent l’étang drainent des parcelles agricoles. Ils pourraient être à l’origine du développement d’algues ou de la prolifération des cyanobactéries dans l’étang, par apport de nutriments (azote et phosphore).

Un accident de circulation sur la digue ou la route qui contourne l’étang pourrait avoir des conséquences indirectes sur la baignade.

(30)

3. - PHASE 2 : DIAGNOSTIC 3.1. - PROFIL DE BAIGNADE

Dans le cas de l’étang de la Mutche, il existe une source de pollution accidentelle avérée de l’eau de baignade, il s’agit du réseau d’assainissement de la zone industrielle. La mise en conformité de ce réseau est programmé à brève échéance cours et devrait être effective prochainement. Le risque ne sera donc plus que potentiel.

Trente deux analyses sont disponibles sur les quatre saisons précédentes, ce qui est suffisant pour permettre le classement de la baignade qui nécessite un minimum de 16 analyses sur 4 saisons.

Les données disponibles pour les années 2014 à 2017 aboutissent aux résultats suivants.

Paramètre Evaluation au 90e percentile Evaluation au 95e percentile

Entérocoques intestinaux 47 60

Escherichia coli 125 183

S’agissant d’une eau intérieure, la qualité est classée excellente pour les entérocoques quand l’évaluation au 95ème percentile est inférieure à 200. Elle est de 60 pour la baignade de la Mutche.

Pour le paramètre Escherichia Coli, la qualité est classée excellente quand l’évaluation au 95ème percentile est inférieure à 500. Elle est de 183 pour la baignade de la Mutche.

La qualité est donc excellente au sens de la directive 2006/7/CE. Sur la base de ces résultats, la baignade est à classer en « Qualité Excellente ».

Le profil de baignade de l’étang de la Mutche est donc un profil de type 1.

3.2. - CLASSEMENT DES SOURCES DE POLLUTION

Pour l’étang de la Mutche, nous n’avons identifié qu’une source réelle de pollution, mais elle sera prochainement mise en conformité.

Il existe également des sources potentielles de pollution à court terme ainsi que des risques de pollution accidentelle.

3.2.1. - Pollutions potentielles à court terme

Une pollution à court terme est une pollution microbiologique portant sur les paramètres Escherichia Coli ou entérocoques intestinaux ou sur des micro-organismes pathogènes, qui a des causes aisément identifiables, qui ne devrait normalement pas affecter la qualité des eaux de baignade pendant plus de 72 heures environ à partir du moment où la qualité de ces eaux commence à être affectée. (Art. D1332-15 du Code de la Santé Publique).

(31)

Dans le cas de l’étang de la Mutche, les sources potentielles de pollution à court terme peuvent être :

- la présence d’animaux dans l’eau de l’étang (oiseaux, animaux sauvages) : le risque pourrait être lié aux parasites des oiseaux susceptibles de se développer dans l’eau quand la température est élevée, et de provoquer une dermatite se manifestant par des démangeaisons importantes. Ces affections sont généralement bénignes.

- le ruissellement d’eaux pluviales souillées vers l’étang, éventuellement via les ruisseaux.

3.2.2. - Pollutions potentielles chroniques

Les risques de pollutions potentielles chroniques sont liés aux réseaux d’eaux usées pouvant potentiellement se déverser vers l’étang. Il s’agit du réseau de la zone de loisirs et du réseau de la zone industrielle de Morhange.

3.2.3. - Autres types de pollutions

Un accident de la circulation sur les routes proches de l’étang, ou la chute d’un véhicule dans l’étang peut avoir des conséquences sur la qualité chimique de l’eau de la baignade. Il ne s’agit pas de risque à court terme mais d’un risque accidentel.

3.2.4. - Perspectives d’évolution démographiques

L’étang ne reçoit pas d’eaux usées. Il reçoit des eaux pluviales de ruissellement. Il est situé en zone de loisirs. Le bassin versant de l’étang est couvert par le camping, la zone de loisirs, une zone industrielle, une partie de l’agglomération de Baronville, des bois et des champs.

L’assainissement de l’agglomération de Baronville n’est pas dirigé vers le bassin versant de l’étang. Il n’y a donc en principe pas de risque de voir cette agglomération se développer vers le bassin versant de l’étang, car l’assainissement collectif ne pourrait pas être assuré.

Aucune vulnérabilité par rapport à une éventuelle évolution démographique n’est retenue.

Aucun projet de développement industriel n’est pour l’instant à l’ordre du jour.

3.3. - HIERARCHISATION DES SOURCES DE POLLUTION 3.3.1. - Risque lié aux cyanobactéries

La prolifération de cyanobactéries dans l’eau peut présenter un risque pour les usagers de la baignade. Les analyses indiquent que ce risque est significatif pour cet étang.

3.3.2. - Pollutions à court terme

Deux pollutions potentielles à court terme ont été identifiées : - la présence d’oiseaux et d’animaux sauvages dans l’étang,

- le ruissellement d’eaux pluviales souillées vers l’étang, éventuellement via les ruisseaux.

(32)

Le risque lié aux oiseaux parait faible. Aucune mesure préventive ne peut être prise pour réduire ce risque, si ce n’est de ne pas les attirer.

Le risque lié au ruissellement d’eaux pluviales vers l’étang est significatif, notamment en ce qui concerne les eaux de la zone industrielle rejetées dans le ruisseau de Betz et qui ont déjà donné lieu à des pollutions. Ce risque est en voie d’être maîtrisé avec la mise en place d’une station de traitement des eaux pluviales de cette zone, et des conventions de rejet pour les eaux épurées provenant des industriels occupant la zone. Ce projet devrait être réalisé à court terme (pour la saison 2019).

Dans l’attente, des mesures de gestion et d’entretien permettront de maîtriser le risque lié au ruissellement d’eaux souillées vers l’étang.

3.3.3. - Pollutions potentielles

Les risques liés à une pollution potentielle chronique sont ceux qui sont liés au réseau de la zone de loisirs et ceux liés aux rejets de la zone industrielle. Ces derniers ont été abordés dans le paragraphe précédent. Concernant le réseau unitaire de la zone de loisirs, le risque reste limité car le réseau se situe sous la cote de l’étang. Une fuite du réseau dans la partie située avant la station de relevage serait rapidement remarquée du fait d’une arrivée inhabituelle d’eau.

Une fuite après la station de relevage serait plus problématique pour la qualité de l’étang, mais elle se situerait au nord de la zone de baignade, ce qui la place en aval du fait du courant non apparent lié à l’alimentation de l’étang par le sud, et sa surverse située au nord.

Les risques liés à une pollution par le réseau de la zone de loisirs sont donc faibles.

Les risques de pollutions accidentelles liées aux voies de circulation paraissent très faibles, mais elles pourraient être très préoccupantes pour la qualité de l’eau de l’étang.

(33)

4. - PHASE 3 : MESURES DE GESTION

4.1. - RISQUES LIES A LA PROLIFERATION DES CYANOBACTERIES, MACROALGUES ET PHYTOPLANCTON

4.1.1. - Prolifération des cyanobactéries

Les cyanobactéries sont des procaryotes (cellules dépourvues de noyau et d’organites intracellulaires) photosynthétiques. Elles sont également connues sous le nom d’algues bleu-vert ou algues bleues, bien qu’il ne s’agisse pas d’algues mais de micro-organismes qui se regroupent en 2000 espèces réparties en 150 genres.

On parle de cyanobactéries planctoniques ou pélagiques si elles prolifèrent en suspension dans la colonne d’eau, ou benthiques si elles sont attachées à un substrat.

Une prolifération massive se traduit par la formation d’efflorescence (on parle également de fleurs d’eau qui sont des productions massives de biomasses, sans qu’il s’agisse forcément de cyanobactéries). Lorsqu’elles prolifèrent à la surface, on peut observer des agrégats flottants, ressemblant à de l’écume ou de la mousse.

Les efflorescences peuvent être toxiques, selon le type de cyanobactéries concerné. Il existe des cyanobactéries dermatoxiques, neurotoxiques et hépatoxiques. Les premières provoquent chez certains sujets de fortes irritations cutanées, voire - en cas d'ingestion - des gastro-entérites accompagnées d'une forte fièvre. Les cyanobactéries neurotoxiques sont responsables, chez les sujets intoxiqués, de tremblements, de suffocations, de convulsions, etc. Les cyanobactéries hépatotoxiques, quant à elles, regroupent de nombreuses toxines dont les microcystines qui peuvent endommager le foie et l'intestin grêle.

Du fait de cette toxicité potentielle, il faut prévenir les proliférations des cyanobactéries.

La prolifération peut survenir lorsque les conditions environnementales sont favorables au développement des cyanobactéries : épisodes de grande chaleur, modification de pH, présence de nutriments. Les nutriments nécessaires aux cyanobactéries sont l’azote (sous forme de nitrates ou azote gazeux) et le phosphore.

Il faut donc veiller à éviter tant que possible les rejets de nitrates vers l’étang, mais surtout les rejets de phosphore (y compris phosphates) : en effet, comme l’azote peut être d’origine gazeuse, c’est le phosphore qui constitue le facteur limitant du développement cyanobactérien.

Le phosphore peut également provenir des végétaux de l’étang lors de leur pourrissement (en particulier pour les algues).

Du fait de la complexité des mécanismes permettant la prolifération des cyanobactéries, il n’est pas possible de définir la concentration maximale du phosphore dans l’eau à partir de laquelle la baignade deviendrait dangereuse. Il convient donc de surveiller la prolifération des cyanobactéries en elles-mêmes, sachant qu’elles doivent être présentes en grande quantité pour avoir un effet sur l’homme.

Il importe donc dans un premier temps de savoir reconnaître une efflorescence sur l’eau ou un dépôt de cyanobactérie sur les berges de l’étang où elles s’échouent quand elles sont poussées

(34)

par le vent. Les fleurs d’eau de cyanobactéries présentent des tons bleu-vert, mais d’autres phénomènes communs, tels des dépôts de pollen ou de spores à la surface de l’étang peuvent ressembler à des fleurs d’eau. De même, certaines plantes aquatiques flottantes donnent une couleur verdâtre à l’eau.

Dans le cas particulier de l’étang de la Mutche, il pourrait être particulièrement difficile de reconnaître la modification de coloration liée aux cyanobactéries, car l’eau présente naturellement une couleur verdâtre. Malgré cette difficulté, il convient de sensibiliser les différents intervenants (agents d’entretien et responsable du camping) à ce risque, de façon à ce qu’ils puissent donner l’alerte en cas de prolifération.

Pour cela, nous recommandons de leur mettre à disposition, le guide d’identification des fleurs d’eau de cyanobactéries édité par le Ministère du Développement Durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec, disponibles en format PDF à l’adresse suivante :

www.mddep.gouv.qc.ca/eau/eco_aqua/cyanobacteries/guide-identif.pdf

En cas d’identification de fleurs d’eau en quelque point que ce soit de l’étang, il convient de le signaler à l’ARS, de renseigner le carnet sanitaire et procéder à des analyses de l’eau avec recherche des microcystines. Par précaution, dans l’attente des résultats d’analyse, il convient de renforcer la surveillance visuelle et d’interdire toute activité dans les zones d’efflorescence ou de mousses ou écumes.

Le seuil de vigilance pourrait dans un premier temps être fixé à 200 cellules par millilitre, sous ce seuil il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Au-dessus de ce seuil, il convient de renforcer la surveillance visuelle et il y a lieu d’interdire toute activité dans les zones d’efflorescence ou de mousses ou écumes. Le carnet sanitaire doit être renseigné sur la localisation des zones suspectes, et si possible leurs étendues.

Le niveau d’alerte 1 est fixé à 20 000 cellules par millilitre (soit environ 4 µg/l). Sous ce seuil, l’activité peut rester normale, mais à partir de ce seuil, une surveillance active journalière doit être mise en place avec dénombrement au moins hebdomadaire. Le public doit être informé.

Le niveau d’alerte 2 est fixé à 100 000 cellules par millilitre. A ce stade, il convient d’interdire la baignade.

La gestion de long terme du risque lié au développement cyanobactérien peut passer par le suivi des concentrations en phosphore de l’étang pour déterminer le niveau d’eutrophisation de l’étang. Une analyse peut être réalisée au début de chaque saison balnéaire, pour déterminer s’il y a dégradation par rapport à l’année précédente. Pour mémoire, l’état eutrophe débute à 30 µ g/l de phosphore, et l’état du plan d’eau est hypereutrophe à partir de 100 µg P/l.

Une analyse du phosphore de l’eau du ruisseau alimentant l’étang peut également être réalisée dans le cadre de ce suivi.

4.1.2. - Prolifération de macro-algues et de phytoplancton

Les conditions pour la prolifération de macro-algues et/ou de phytoplancton sont les mêmes que pour les cyanobactéries. Leur développement peut conduire à la modification de la transparence

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de l’eau ou à la formation d’écumes ou de mousses. Il convient donc de suivre les éventuelles proliférations de macro-algues ou phytoplancton et de renseigner le carnet sanitaire.

4.2. - RISQUES DE POLLUTIONS A COURT TERME 4.2.1. - Risque lié à la présence d’oiseaux

Un risque de pollution à court terme est celui lié à la présence d’oiseaux sur le plan d’eau. Le risque est celui de provoquer une dermatite chez les baigneurs. Pour cela, les oiseaux doivent être porteurs de parasites et l’eau doit avoir une température suffisante pour en permettre le développement (soit plus de 25°C).

Les risques liés à la santé des baigneurs sont généralement bénins, ils se limitent à des démangeaisons. La fréquence de ce type de pollution ne peut être définie. Jusqu’à présent, aucun cas de dermatite n’a été signalé sur le site.

Il convient de ne pas attirer les oiseaux vers l’étang, et de se focaliser sur l’alerte en cas de contamination de l’étang.

En cas de signalement d’une dermatite au responsable de la zone de loisirs, il convient de vérifier si la qualité de l’eau en est à l’origine au moyen d’analyses et d’observations auprès des autres baigneurs. Le carnet sanitaire devra être renseigné. En cas de dermatites signalées sur plusieurs personnes différentes, on pourra suspecter la présence d’un agent pathogène et il conviendra de restreindre la baignade jusqu’à l’obtention des résultats des analyses (délai minimum de 48 heures).

Le seuil d’alerte est fixé à l’observation d’un cas de dermatite. Les cas de dermatites devront être reportés dans le carnet sanitaire.

Ces mesures de gestion sont à coordonner par l’exploitant de la zone de loisirs.

4.2.2. - Risque lié à l’apport d’eaux souillées par le ruisseau du Betz

Le risque lié à l’apport d’eaux souillées par le ruisseau du Betz est considéré comme étant significatif. En effet, l’étang a déjà connu des épisodes de pollution lié à des rejets de la zone industrielle.

Le réseau des eaux pluviales de la zone industrielle va prochainement être mis en conformité sous la maitrise de la communauté de communes. Le projet est dans l’attente de la finalisation de son financement pour être mis en exécution.

Ce projet permettra l’installation d’un décanteur lamellaire et d’un bassin de rétention équipé d’une vanne permettant de régler le débit de fuite et d’un obturateur.

Des conventions ont été signées avec les industriels de la zone pour autoriser le rejet de leurs eaux dépolluées dans ce réseau. Les industriels mettront leurs installations aux normes dès la finalisation de l’ouvrage commun.

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Ces opérations ne seront pas terminées pour la saison de baignade 2018, il est espéré qu’elles soient réalisées pour la saison de baignade 2019.

Dans l’attente de la mise en conformité de ces ouvrages, une mesure de gestion proposée est de se rapprocher des exploitants de la zone industrielle et du service de l’assainissement de la communauté de communes pour les inviter à déclarer pendant la période de baignade (1er juillet au 31 août) au gestionnaire de la baignade tout incident qui pourrait être une source de pollution pour la qualité de l’eau de baignade.

En complément, il pourra être vérifié quotidiennement, en sortie de la zone industrielle, l’aspect des eaux rejetées vers l’étang en s’assurant que le boudin absorbant n’est pas souillé, et qu’il n’y a pas d’aspect gras ou d’odeur anormale.

Point de visite du rejet de la zone industrielle

4.3. - RISQUE LIE AUX EAUX DE RUISSELLEMENT

Les eaux de ruissellement des berges se dirigent gravitairement vers l’étang. Cette situation ne semble pas avoir porté atteinte à la qualité de l’eau jusqu’à présent.

Il se peut cependant qu’un évènement particulier, comme un accident avec déversement d’huiles, ou un incendie donnant lieu à l’utilisation d’eau d’extinction, et pollue les sols qui pourraient être rapidement rincés par les précipitations.

En cas d’incident de ce type, il faudra s’assurer de l’absence d’impact sur les sols, ce qui peut être réalisé au moyen d’analyses ou d’observations sur site, en fonction de la nature de la pollution.

Dans les cas les plus graves, les sols devront être nettoyés, ou alors la baignade devra être interdite jusqu’à confirmation de l’absence de risque.

Le seuil d’alerte est fixé à l’observation d’un évènement de type accident automobile avec épandage de fluide sur la chaussée ou un incendie dans la zone d’étude.

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4.4. - RISQUE LIE AUX CONDITIONS METEOROLOGIQUES

Les vents dominants sont de secteurs sud-ouest et nord-est. La zone de baignade est en partie Ouest de l’étang, elle est donc peu vulnérable à une pollution de surface de type matières flottantes ou hydrocarbures.

Aucun véhicule ne peut accéder aux berges de l’étang, sauf en ce qui concerne la route qui emprunte le déversoir de l’étang. Ce secteur se situe en aval de la zone de baignade et sous les vents dominants, et une éventuelle pollution serait rapidement évacuée par surverse vers le ruisseau aval. Il ne peut donc y avoir de fuites d’huile pouvant donner lieu à des ruissellements huileux lors des intempéries.

L’eau de la baignade est cependant sujette à la prolifération de cyanobactéries comme l’ont indiqué de nombreuses analyses. Suivant la direction des vents, il n’est pas à exclure que les agrégats flottants liés à la prolifération des cyanobactéries soient poussé par les vents vers la plage. Il convient donc d’éliminer les mousses et agrégats flottants qui s’échouent ou qui flottent à proximité de la zone de baignade.

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5. - FICHE DE SYNTHESE

Date d’élaboration du profil : 2018

5.1. - CARACTERISTIQUES DE LA BAIGNADE Nom de la baignade : Etang de la Mutche

Commune : Harprich - Morhange

Département : Moselle

Personne responsable de l’eau de baignade : M. le Maire

Période d’ouverture : 1er juillet au 31 août Heures de surveillance : 13h00 – 18h00

Fréquentation journalière maximale : estimée à 500 baigneurs environ

Localisation de la zone de baignade

Point de contrôle Zone de baignade et plage

Piscine

Parking

Sanitaires

Accueil zone de loisirs

Kiosque - buvette

SCHEMA

DE LA ZONE DE BAIGNADE

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