Lundi 19 janvier 2009.
DS de Mathématiques. 1°S1 et S2.
Calculatrice autorisée.
4 heures.
Les exercices seront faits sur des feuilles séparées.
EXERCICE 1.
f est la fonction définie par f(x) = x − 3 + 4 (x - 1)²
Cf est sa courbe représentative dans un repère orthogonal (O ; i→, j→) unités : 2 cm sur l’axe (O; i→) et 1 cm sur l’axe (O ; j→).
1. Déterminer le domaine de définition Df de f.
2. Etudier les limites de f aux bornes de son domaine.
3. Soit D la droite d’équation y = x −3.
a. Montrer que D est asymptote à Cf en −∞ et +∞.
b. Etudier les positions relatives de Cf et D.
c. Cf a−t−elle d’autres asymptotes ?
4. Montrer que pour tout x de Df, la dérivée f ’ de f est définie par f ’(x) = (x - 3)(x² + 3) (x - 1)3 . 5. Etudier les variations de f.
6. Montrer que l’équation f(x) = 0 admet une unique solution α dont on donnera une valeur approchée à 10−2 près.
7. Déterminer l’équation de la tangente (T) à Cf au point d’abscisse 2.
8. Construire D, (T) puis Cf avec tous les éléments caractéristiques obtenus dans cette étude.
9. En discutant suivant les valeurs du réel m, donner le nombre de solutions de l’équation f(x) = m.
EXERCICE 2.
f est la fonction définie sur IR par : f(x) = x² + mx + p
x² − 2x + 2 , m et p étant deux réels.
1. Justifier que f est définie sur IR .
2. Déterminer les réels m et p pour que Cf , la courbe représentative de f, passe par le point A de coordonnées (2 ; 0) et admette au point B, d’abscisse 1, une tangente parallèle à la droite d’équation y = − 2x.
suite au dos …
EXERCICE 3.
Partie A :
f est la fonction définie sur IR, par f(x) = − x3 + 9
4 x. Etudier les variations de f et ses limites en –∞ et +∞.
Partie B :
Dans cette partie, D, x et h désignent des longueurs exprimées en mètres.
Lorsqu’on veut équarrir un tronc d’arbre de manière à donner à la poutre obtenue la plus grande
résistance possible à la flexion, on se garde bien de la faire de section carrée, mais toujours « plus haute que large ».
Si la base est x et la hauteur h, on montre en mécanique que la résistance est d’autant plus grande que xh² est grand.
On suppose que le diamètre D du tronc d’arbre mesure 1,5 mètres.
1. Expliquer pourquoi x² + h² = 9 4 .
2. Calculer xh² en fonction de x et donner l’ensemble des valeurs possibles de x.
3. En utilisant la partie A de l’exercice, trouver x et h de sorte que la poutre ait le maximum de résistance à la flexion.
EXERCICE bonus :
f est une fonction définie et deux fois dérivable sur un intervalle I et f’’ + f = 0 (avec f’’ = (f’)’) montrer que f² + f’² est une fonction constante.
D x h
EXERCICE 4. à faire sur cette feuille et à rendre avec votre copie. NOM : Une utilisation de la dérivée seconde.
f est une fonction définie et dérivable sur IR , Cf est sa courbe représentative dans un repère (O ; i→, j→).
On suppose que f’ (la fonction dérivée de f) est aussi dérivable sur IR et on note f’’ sa fonction dérivée.
La tangente (T) à Cf au point A d’abscisse a, a pour équation y = f’(a)(x − a) + f(a).
La position de Cf par rapport à (T) nous est donnée par le signe de f(x) − y (on compare les ordonnées d’un point de Cf et d’un point de (T) de même abscisse x).
On pose g(x) = f(x) − y et donc g(x) = f(x) − f’(a)(x−a) − f(a).
1. Déterminer g’(x), g’ étant la fonction dérivée de g et g’’(x), g’’ étant la fonction dérivée de g’.
2. Calculer g(a) et g’(a).
3. Dans chacun des cas a, b, c complétez le tableau suivant et en déduire la position de Cf par rapport à (T).
a.
b.
c.
DS du 19/01/09. Corrigé.
EXERCICE 1.
EXERCICE 2. f est la fonction définie par f(x) = x − 3 + 4 (x - 1)²
Cf est sa courbe représentative dans un repère orthogonal (O ; i→ ; j→) (unités : 2 cm sur l’axe (O; i→) et 1 cm sur l’axe (O ; j→)).
1. Déterminer le domaine de définition de f.
f(x) existe à condition que (x−1)² ≠ 0 c’est à dire x ≠ 1 donc Df = ]−∞ ;1[ ∪ ]1 ; +∞[
2. Etudier les limites de f aux bornes de son domaine.
en ±±±±∞∞∞∞ : quand x → ±∞, (x −1)² → +∞ donc 4
(x - 1)² → 0
quand x → −∞, x − 3 → −∞ donc par addition, limx→→→-∞→ f(x) = −−−−∞∞∞ ∞ quand x → +∞, x − 3 → +∞ donc par addition, limx→→→→+
∞ f(x) = +∞∞∞∞ en 1 : quand x → 1, (x − 1)² → 0+ donc 4
(x - 1)² → +∞
et x − 3 → −2 donc par addition, limx→→→→1 f(x) = +∞∞∞ ∞ 3. Soit D la droite d’équation y = x −−−−3.
a. Montrer que D est asymptote à CCCCf en –∞∞∞ et +∞∞ ∞∞. ∞
cours : D est asymptote à CCCCf en −−−−∞∞∞ et +∞∞ ∞∞ à condition que f(x) ∞ −−−− (x −−−− 3) tende vers 0 quand x →→→→ ±±±± ∞∞∞ ∞ or f(x) − (x − 3) = (x - 1)²4 et on a vu que limx→∞(x - 1)²4 = 0
donc D est bien asymptote à CCCCf en −−−−∞∞∞∞ et +∞∞∞∞. b. Etudier les positions relatives de CCCCf et D.
cours : Les positions relatives de CCCCf et D sont données par le signe de f(x) −−−− (x −−−− 3) f(x) − (x – 3) = (x - 1)²4
or, pour tout x de Df , (x - 1)²4 > 0 donc Cf est toujours au dessus de D.
c. CCCCf a−t−elle d’autres asymptotes ?
Cf a aussi pour asymptote la droite d’équation x = 1 car limx→1 f(x) = +∞.
4. Montrons que pour tout x de DDDDf , la dérivée f’ de f est définie par f’(x) = (x - 3)(x² + 3) (x - 1)3 . f est une fonction rationnelle donc f est dérivable sur son domaine Df .
f’(x) = (x − 3)’ + ((x - 1)²4 )’= 1 − (4)(2)(x - 1)
(x - 1)4 = 1 − 8
(x - 1)3= (x - 1)3 - 8
(x - 1)3
= [(x-1) - 2][(x-1)² + (x-1)2 + 2²]
(x-1)3 = (x - 3)(x² + 3)
(x - 1)3 car (a3 – b3) = (a – b)(a² + ab + b²)
donc f’(x) = (x - 3)(x² + 3)
(x - 1)3
5. Etudier les variations de f.
f’(x) = (x - 3)(x² + 3)
(x - 1)3
dans Df : x² + 3 > 0 et (x − 1)² > 0
donc f’(x) a le signe de x - 3
x - 1 (qui s’étudie comme le signe du trinôme (x−3)(x−1) dans ]−∞ ; 1[, f’(x) > 0 donc f est de −∞ à +∞
dans ]1 ; 3[, f’(x) < 0 donc f est de +∞ à f(3) = 1 dans ]3 ; +∞[, f’(x) > 0 donc f est de 1 à +∞
bilan : voir tableau de variation …(facultatif, il n’est pas demandé …)
6. Montrer que l’équation f(x) = 0 admet une unique solution αααα dont on donnera une valeur approchée à 10−−−−2 près.
la forme de la question nous indique qu’il faut utiliser le théorème des valeurs intermédiaires.
cours :
si f est définie, dérivable et strictement monotone sur [a ; b] et si k est compris entre f(a) et f(b) alors l’équation f(x) = k admet une unique solution dans [a ; b]
Dans ]1 ; +∞[, f(x) ≥ 1 donc l’équation f(x) = 0 n’a pas de solution.
Dans ]−∞ ;1[, f est définie, dérivable et strictement croissante de −−−−∞∞∞∞ à +∞∞∞∞ donc l’équation f(x) = 0 admet une unique solution α.
par balayage avec la calculatrice on obtient : f(−0,14) < 0 et f(−0,13) > 0 donc < α < soit α ≈≈≈≈−−−−0,13 7. Déterminer l’équation de la tangente (T) à CCCCf au point d’abscisse 2.
(T) a pour équation y = f’(2)(x−2) + f(2)
or f’(2) = −7 et f(2) = 3 donc (T) a pour équation y = −−−−7x + 17
8. Construire D, (T) puis CCCCf avec tous les éléments caractéristiques obtenus dans cette étude.
9. En discutant suivant les valeurs du réel m, donner le nombre de solutions de l’équation f(x) = m.
Les solutions de cette équation sont les abscisses des points d’intersection de Cf avec la droite d’équation y = m.
x −∞ 1 3 +∞
f ’(x) + − 0 +
f (x)
−∞
+∞ +∞
1
+∞
On obtient :
Valeurs de m Nombre de solutions m < 1 une
m = 1 Deux (0 et 3) m > 1 Trois
EXERCICE 2.
f est la fonction définie sur IR par : f(x) = x² + mx + p
x² −−−− 2x + 2 , m et p étant deux réels.
1. Justifier que f est définie sur IR .
f(x) existe à condition que x² − 2x + 2 ≠ 0
ce trinôme ayant pour discriminant ∆ = −4 il ne s’annule pas et donc f est définie sur IR.
2. Déterminer les réels m et p pour que CCCCf , la courbe représentative de f, passe par le point A(2 ; 0) et admette au point B, d’abscisse 1, une tangente parallèle à la droite d’équation y = −−−− 2x.
Il y a deux inconnues, m et p mais on nous donne deux informations qu’il va falloir exploiter.
« Cf passe par le point A de coordonnées (2 ; 0) » signifie que f(2) = 0
« Cf a, au point B, d’abscisse 1, une tangente parallèle à la droite d’équation y = − 2x » signifie que f’(1) = −2 COURS : − la tangente à Cf au point d’abscisse 1 a pour coefficient directeur f’(1)
− deux droites parallèles (non parallèles à l’axe (O ; j→)) ont le même coefficient directeur Calculons f’(1) : f est rationnelle donc dérivable sur son domaine IR
f’(x) = (2x+m)(x²-2x+2) - (x²+mx+p)(2x-2)
(x²- 2x + 2)² (cette écriture est suffisante pour calculer f’(1)) donc f’(1) = 2 + m on a alors f’(1) = −2 ⇔ 2 + m = −2 ⇔ m = −−−−4
de plus, f(2) = 0 ⇔ 4 + 2m + p = 0 ⇔ p = −2m−4 et comme m = −4, p = 4 f est donc la fonction définie par f(x) = x²- 4x + 4
x²- 2x + 2 = (x - 2)² x²- 2x + 2 EXERCICE 3.
Partie A :
f est la fonction définie sur IR, par f(x) = − x3 + 9
4 x. Etudier les variations de f.
f est une fonction polynôme donc dérivable sur IR.
f’(x) = − 3x² + 9 4 = (3
2 − 3x)( 3
2 − 3x) dans IR, f’(x) a le signe du trinôme (3
2 − 3x)( 3
2 − 3x) dont les racines sont 3
2 et − 3 2
c'est à dire x
f'(x) | |
−∞ −
- 3/2 0
+
3/2 0
−
+∞ on en déduit le tableau de variation de f :
en –∞ et +∞ f(x) a même limite que –x3 donc limx→-∞ f(x) = +∞ et limx→+∞ f(x) = −∞
Partie B :
Dans cette partie, D, x et h désignent des longueurs exprimées en mètres.
Lorsqu’on veut équarrir un tronc d’arbre de manière à donner à la poutre obtenue la plus grande résistance possible à la flexion, on se garde bien de la faire de section carrée, mais toujours « plus haute que large ».
Si la base est x et la hauteur h, on montre en mécanique que la résistance est d’autant plus grande que xh² est grand.
x −∞ − 3/2 3/2 +∞
f ’(x) − 0 + 0 − f (x) +∞
−3 3/4
3 3/4
−∞
D x h
On suppose que le diamètre D du tronc d’arbre mesure 1,5 mètres.
1. Expliquer pourquoi x² + h² = 9 4 .
La section de la poutre étant un rectangle, on applique Pythagore dans l’un des triangles rectangles : on a alors D² = x² + h² et comme D = 3
2 , x² + h² = 9 4
2. Calculer xh² en fonction de x et donner l’ensemble des valeurs possibles de x.
D’après 1., h² = 9
4 − x² donc xh² = x(9
4 − x²) = − x3 + 9
4 x = f(x) x > 0 car c’est un distance et x < 3
2 car c’est le diamètre du tronc. Donc x ∈ ]0 ; 3 2 [ remarque : en toute rigueur on pourrait interdire la valeur de x pour laquelle x = h et si x > h, alors x devient h et h devient x …
x² + h² = 9/4 donc x = h quand 2x² = 9/4 c'est à dire x² = 9/8 d’où x = 3/2 2 car x < 0 On obtient alors x ∈ ]0 ; 3/2 2 [ ∪ ]3/2 2 ; 1.5[
3. En utilisant la partie A de l’exercice, trouver x et h de sorte que la poutre ait le maximum de résistance à la flexion.
Il faut trouver la valeur de x qui rend maximale f(x) sur ]0 ; 3 2 [
D’après l’étude de f faite à la partie A, on obtient f(x) (et donc xh²) maximale pour x = 3 2 . On a alors h² = 9
4 − ( 3
2 )² = 9/4 – 3/4 = 6/4 = 3/2 d’où h = 3 / 2 EXERCICE bonus :
f est une fonction définie et deux fois dérivable sur un intervalle I et f’’ + f = 0 (avec f’’ = (f’)’) montrer que f² + f’² est une fonction constante.
Pour montrer que f² + f’² est une fonction constante on va calculer sa dérivée.
(f² + f’²)’= (f²)’ + (f’²)’= 2ff’ + 2f’(f’)’= 2ff’ + 2f’f’’= 2f’(f + f’’)
or f + f’ = 0 donc (f² + f’²)’= 0 ce qui prouve que f² + f’² est une fonction constante.
EXERCICE 4.
Une utilisation de la dérivée seconde.
f est une fonction définie et dérivable sur IR , Cf est sa courbe représentative dans un repère (O ; i→, j→).
On suppose que f’ (la fonction dérivée de f) est aussi dérivable sur IR et on note f’’ sa fonction dérivée.
La tangente (T) à Cf au point A d’abscisse a, a pour équation y = f’(a)(x − a) + f(a).
La position de Cf par rapport à (T) nous est donnée par le signe de f(x) − y (on compare les ordonnées d’un point de Cf et d’un point de (T) de même abscisse x).
On pose g(x) = f(x) − y et donc g(x) = f(x) −−−− f’(a)(x−−−−a) −−−− f(a).
1. Déterminer g’(x), g’ étant la fonction dérivée de g et g’’(x), g’’ étant la fonction dérivée de g’.
g(x) = f(x) − f’(a)(x−a) − f(a) donc g’(x) = f’(x) – f’(a) (a, f(a) et f’(a) sont des constantes …) donc g’’(x) = f’’(x)
2. Calculer g(a) et g’(a). g(a) = f(a) − f’(a)(a−a) − f(a) = 0 et g’(a) = f’(a) – f’(a) = 0
3. Dans chacun des cas a, b, c complétez le tableau suivant et en déduire la position de CCCCf par rapport à (T).
a.
On en déduit que Cf est « en dessous » de (T) b.
On en déduit que Cf est « au dessus » de (T) c.
On en déduit que : pour x ≤ a, Cf est « en dessous » de (T) pour x ≥ a, Cf est « au dessus » de (T)