Jeudi 26 novembre 2009.
DS de Mathématiques. TS1 et TS2.
Partie II. 3 heures.
Calculatrice autorisée.
EXERCICE 1.
Partie A
La température de refroidissement d’un objet fabriqué industriellement est une fonction f du temps t.
f est définie sur l’ensemble des nombres réels positifs et vérifie l’équation différentielle : f’(t) + 1
2 f(t) = 10. La température est exprimée en degrés Celsius (°C) et le temps t en heures.
1. Déterminer f(t) pour t ≥ 0 sachant que pour t = 0, la température de l’objet est 220°C.
2. On pourra admettre désormais que la fonction f est définie sur IR
+par : f(t) = 200 e
−t/2+ 20.
On note C sa représentation graphique dans le plan muni d’un repère orthogonal ; les unités graphiques sont 2 cm pour une heure en abscisse et 1 cm pour vingt degrés Celsius en ordonnée.
a. Etudier les variations de f sur IR
+.
b. Etudier la limite de la fonction f en +∞. En déduire l’existence d’une asymptote (D) à la courbe C en +∞.
c. Construire (D) et C sur l’intervalle [0 ; 7].
3. a. Utiliser le graphique pour déterminer une valeur approchée, en heures et minutes, du moment où la température de l’objet est 50°C. On laissera apparents les traits de construction.
3. b. Retrouver ce résultat par le calcul.
Partie B
On considère la suite de terme général d
n= f(n) – f(n + 1) où n ∈ IN.
d
nreprésente l’abaissement de température de l’objet entre l’heure n et l’heure n + 1.
1. a. Calculer des valeurs approchées au dixième de d
0, d
1et d
2. 1. b. Quelle est la limite de d
nquand n tend vers + ∞ ?
2. Déterminer la plus petite valeur de l’entier n à partir de laquelle l’abaissement de température est inférieur à 5°C.
EXERCICE 2. (3 points)
QCM : pour chaque question, une seule des réponses proposées est exacte.
Aucune justification n’est demandée.
Chaque bonne réponse rapporte 0,75 point, chaque erreur enlève 0,25 point, l’absence de réponse vaut 0 point.
1. L’équation e
2x– 3e
x−4 = 0 admet dans IR :
a. 0 solution. b. 1 solution. c. 2 solutions. d. plus de 2 solutions.
2. L’expression – e
−xa. n’est jamais négative. b. est toujours négative.
c. n’est négative que si x est positif. d. n’est négative que si x est négatif.
3. lim
x→+∞2e
x- 1 e
x+ 2 =
a. – ½ b. 1 c. 2 d. +∞
4. La dérivée f’ de la fonction f définie par f(x) = e
xe
-x+ 1 est f’(x) = a. 2 + e
x(e
-x+ 1)² b. e
x(e
-x+ 1)² c. e
xe
-x+ 1 d. autre
EXERCICE 3.
f est la fonction définie sur [0 ; 2] par f(x) = 2x + 1 x + 1 .
1. Etudier les variations de f sur l’intervalle [0 ; 2]. Montrer que : si x ∈ [1 ; 2] alors f(x) ∈ [1 ; 2].
2. (u
n) et (v v
nn) sont les suites définies sur IN par : u
0= 1 et pour tout entier n, u
n+1= f(u
n) v v
00= 2 et pour tout entier n, v v
nn++11= f(v v
nn).
a. le graphique donné en annexe représente f sur l’intervalle [0 ; 2].
Construire sur l’axe des abscisses les trois premiers termes de chacune des suites (u
n) et (v v
nn).
Que peut − on conjecturer concernant le sens de variation et la convergence des suites (u
n) et (v v
nn) ?
b. Montrer à l’aide d’un raisonnement par récurrence que : ∀ n ∈ IN, 1 ≤ v v
nn≤ 2 et v v
nn++11≤ v v
nn. On admettra que l’on peut, de la même façon, montrer que : pour tout entier n, 1 ≤ u
n≤ 2 et u
n≤ u
n+1.
3. Montrer que pour tout entier n, v v
n+n+11− u
n+1= v
n- u
n(v
n+ 1)(u
n+ 1) . En déduire que pour tout entier n, v v
nn− u
n≥ 0 et v v
nn++11− u
n+1≤ 1
4 (v v
nn− u
n) 4. montrer que pour tout entier n, v v
nn− u
n≤ (1/4)
n.
5. Les suites (u
n) et (v v
nn) sont−elles adjacentes ? Justifier. Si oui, déterminer leurs limites.
Annexe. Figure de l’exercice 3. NOM :
à rendre avec votre copie.
1 1,5 2
1 1,5 2
0 0,5
0,5
x
y
Exercice 1.
Partie A
La température de refroidissement d’un objet fabriqué industriellement est une fonction f du temps t.
f est définie sur l’ensemble des nombres réels positifs et vérifie l’équation différentielle : f’(t) + 1
2 f(t) = 10. La température est exprimée en degrés Celsius (°C) et le temps t en heures.
1. Déterminer f(t) pour t ≥ 0 sachant que pour t = 0, la température de l’objet est 220°C.
Cours : les solutions de l’équation différentielle y’ = ay + b sont les fonctions définies sur IR par f(x) = keax – b/a avec k ∈ IR.
or f’(t) + 1
2 f(t) = 10 ⇔ f’(t) = −1
2 f(t) + 10 et on sait que t ≥ 0 (t est un temps …) donc cette équation a pour solutions les fonctions définies sur IR+ par f(t) = k e−t/2 − 10
-1/2 soit f(t) = k e−t/2 + 20 On nous dit que pour t = 0, f(t) = 220 ; cela va nous permettre de trouver la valeur de k.
f(0) = 220 ⇔ k e0 + 20 = 220 ⇔ k = 200 donc f(t) = 200 e−t/2 + 20.
2. On pourra admettre désormais que la fonction f est définie sur IR+ par : f(t) = 200 e−t/2 + 20.
On note CCCC sa représentation graphique dans le plan muni d’un repère orthogonal ; les unités graphiques sont 2 cm pour une heure en abscisse et 1 cm pour vingt degrés Celsius en ordonnée.
a. Etudier les variations de f sur IR+.
f est dérivable sur IR+ et f’(t) = 200(−t/2)’ e−t/2 = − 100 e−t/2
une exponentielle étant toujours strictement positive : ∀ t ∈ IR+, f’(t) < 0 on en déduit que f décroît sur IR+. (l’objet refroidit …)
b. Etudier la limite de la fonction f en +∞∞∞∞. En déduire l’existence d’une asymptote (D) à la courbe CCCC en +∞∞∞∞.
quand t → +∞, −t/2 → −∞ donc e−t/2 → 0. On a alors limt→+∞ f(t) = 20°C On en déduit que la droite d’équation y = 20 est asymptote à C en +∞.
c. Construire (D) et CCCC sur l’intervalle [0 ; 7].
3. a. Utiliser le graphique pour déterminer une valeur approchée, en heures et minutes, du moment où la température de l’objet est 50°C. On laissera apparents les traits de construction.
On cherche l’abscisse du point de C dont l’ordonnée est 50. On lit t ≈ 3,75.
d
0d
1d
22 3 4 5 6 7
40 60 80 100 120 140 160 180 200 220
0 1
20
x y
b. Retrouver ce résultat par le calcul.
On cherche t pour que f(t) = 50.
f(t) = 50 ⇔ 200 e−t/2 + 20 = 50 ⇔ 200 e−t/2 = 30 ⇔ e−t/2 = 3/20 ⇔ −t/2 = ln(3/20) ⇔ t = −2ln(3/20) ≈3,794 Partie B
On considère la suite de terme général dn = f(n) – f(n + 1) où n ∈∈∈∈ IN.
dn représente l’abaissement de température de l’objet entre l’heure n et l’heure n + 1.
dn = f(n) – f(n + 1) = 200 e−n/2 + 20 – (200 e−(n+1)/2 + 20) = 200(e−n/2 − e−(n+1)/2) 1. a. Calculer des valeurs approchées au dixième de d0, d1 et d2.
d0 = 200(e−0/2 − e−(0+1)/2) = 200(1 – e−1/2) ≈ 78,7
d1 = 200(e−n/2 − e−(n+1)/2) = 200(e−1/2 − e−(1+1)/2) = 200(e−1/2 − e−1) ≈ 47,7 d2 = 200(e−n/2 − e−(n+1)/2) = 200(e−2/2 − e−(2+1)/2) = 200(e−1 − e−3/2) ≈ 28,9
(on retrouve ces résultats sur le graphique : différence des ordonnées des points d’abscisses 0 et 1puis 1 et 2 puis 2 et 3) b. Quelle est la limite de dn quand n tend vers +∞∞∞∞ ?
dn = f(n) – f(n + 1) on sait que lim
x→+∞ f(x) = 20 donc lim
n→+∞ f(n) = 20 et lim
n→+∞ f(n+1) = 20 On a alors lim
n→+∞ dn = 20 – 20 = 0
2. Déterminer la plus petite valeur de l’entier n à partir de laquelle l’abaissement de température est inférieur à 5°C.
On cherche à partir de quelle valeur de n on a dn≤ 5.
d5 ≈ 6,46, d6 ≈ 3,92 et (dn) est décroissante donc la plus petite valeur de l’entier n à partir de laquelle dn≤ 5 est n = 6 ou : dn≤ 5 ⇔ 200(e−n/2 − e−(n+1)/2) ≤ 5 ⇔ 200e−n/2(1− e−1/2) ≤ 5
⇔ e−n/2≤ 5 200(1 - e-1/2)
⇔ −n/2 ≤ ln( 5
200(1 - e-1/2) ) car la fonction ln est croissante sur ]0 ; +∞[
⇔ n ≥ −2 ln( 5
200(1 - e-1/2) ) ⇔ n ≥ 5,5
Exercice 2.
QCM :
1. L’équation e2x – 3ex −4 = 0 admet dans IR :
a. 0 solution. b. 1 solution. c. 2 solutions. d. plus de 2 solutions.
e2x – 3ex −4 = 0 ⇔ X² − 3X – 4 = 0 avec X = ex
−1 est solution évidente, l’autre est alors 4
on a donc ex = −1 ce qui est impossible ou ex = 4 d’où x = ln4 2. L’expression – e−x
a. n’est jamais négative. b. est toujours négative.
c. n’est négative que si x est positif. d. n’est négative que si x est négatif.
∀ x ∈ IR, ex > 0 donc –ex < 0
3. limx→→→→+∞2ex - 1 ex + 2 =
a. – ½ b. 1 c. 2 d. +∞
2ex - 1
ex + 2 est composée de la fonction exp suivie de la fonction rationnelle f : x → 2x - 1 x + 2
x→+∞lim ex = +∞ et limx→+∞ f(x) = 2 donc par composition, limx→+∞2ex - 1 ex + 2 = 2 4. La dérivée f’ de la fonction f définie par f(x) = ex
e-x + 1 est f’(x) = a. 2 + ex
(e-x + 1)² b. ex
(e-x + 1)² c. ex
e-x + 1 d. autre f’(x) = (ex)'(e-x + 1) - ex(e-x + 1)'
(e-x + 1)² = ex(e-x + 1) - ex(-e-x)
(e-x + 1)² = 1 + ex + 1
(e-x + 1)² = 2 + ex (e-x + 1)²
Exercice 2.
f est la fonction définie sur [0 ; 2] par f(x) = 2x + 1 x + 1 .
1. Etudier les variations de f sur l’intervalle [0 ; 2]. Montrer que : si x ∈∈∈ [1 ; 2] alors f(x) ∈∈ ∈∈∈ [1 ; 2].
f est une fonction rationnelle donc définie, continue et dérivable sur [0 ; 2]
f’(x) = 2(x + 1) - (2x + 1) (x + 1)² = 1
(x + 1)² . f’(x) > 0 donc f est croissante.
f(1) = 3/2, f(2) = 5/3 et f est donc si x ∈ [1 ; 2] alors f(x) ∈ [3/2 ; 5/3]. Or [3/2 ; 5/3]⊂ [1 ; 2] donc f(x) ∈ [1 ; 2]
2. (un) et (vvnn) sont les suites définies sur
IN
, par : u0 = 1 et pour tout entier n, un+1 = f(un) vv00 = 2 et pour tout entier n, vvnn++11 = f(vvnn).
a. le graphique donné représente f sur l’intervalle [0 ; 2].
Construire sur l’axe des abscisses les trois premiers termes de chacune des suites (un) et (vvnn).
Que peut−−−−on conjecturer concernant le sens de variation et la convergence des suites (un) et (vvnn) ? Il semblerait que u soit et converge vers l tel que l = f(l)
Il semblerait que v soit et converge vers le même réel l.
b. Montrer à l’aide d’un raisonnement par récurrence que : pour tout entier n, 1 ≤≤≤≤ vvnn≤≤≤≤ 2 et vvnn++11 ≤≤≤≤ vvnn .
∀ n ∈
IN
, 1 ≤ vvnn ≤ 2 :initialisation : on vérifie que 1 ≤ vv00 ≤ 2. En effet vv00 = 2.
hérédité : on montre que : si 1 ≤ vvnn≤ 2 alors 1 ≤ vvn+n+11 ≤ 2 supposons que :1 ≤ vvnn ≤ 2
vvn+n+11 = f(vvnn) donc d’après 1. 1 ≤ vvnn++11 ≤ 2 conclusion : v est bornée par 1 et 2
∀ n ∈
IN
, vvn+n+11 ≤ vvnn :initialisation : on vérifie que vv1 1≤ vv0 0. vv1 1= f(vv0 0) = f(2) = 5/3 et 5/3 ≤ 2 hérédité : on montre que : si vvnn++11 ≤ vvnn alors vvn+n+22 ≤ vvn+n+11
supposons que : vvnn++11 ≤ vvnn
f est sur [1 ; 2] donc f(vvn+n+11)) ≤ f(vvnn) c’est à dire v) vnn++22 ≤ vvnn++11 conclusion : v est
On admettra que l’on peut, de la même façon, montrer que : pour tout entier n, 1 ≤≤≤≤ un≤≤≤≤ 2 et un≤≤≤≤ un+1 . donc u est bornée par 1 et 2 et u est .
3. Montrer que pour tout entier n, vvnn++11 −−−− un+1 = vn - un (vn + 1)(un + 1) . vvn+n+11 − un+1 = f(vvnn) − f(un) = 2vn + 1
vn + 1 − 2un + 1
un + 1 = (2vn + 1)(un + 1) - (2un + 1)(vn + 1)
(vn + 1)(un + 1) = vn - un (vn + 1)(un + 1) en déduire que pour tout entier n, vvnn−−−− un≥≥≥≥ 0
initialisation : on vérifie que vv0 0− u0 ≥ 0. En effet vv0 0− u0 = 1 et 1 ≥ 0 hérédité : on montre que si vvnn − un ≥ 0 alors vvnn++11 − un+1 ≥ 0
supposons que vvnn − un ≥ 0. on a aussi vvnn + 1 ≥ 0 et un + 1 ≥ 0 donc vn - un
(vn + 1)(un + 1)≥ 0 c’est à dire vvnn++11 − un+1 ≥ 0 conclusion : ∀ n ∈
IN
, vvnn− un≥ 0… et vvnn++11 −−−− un+1≤≤≤≤1
4 (vvnn−−−− un )
vvnn≥ 1 et un≥ 1 donc vvnn + 1 ≥ 2 et un + 1 ≥ 2.
En multipliant membre à membre ces deux inégalités, on obtient (vvnn + 1)(un + 1) ≥ 4 et donc 1
(vn + 1)(un + 1)≤1 4 et comme vvnn− un≥ 0, vn - un
(vn + 1)(un + 1) ≤1
4 (vvnn− un) et donc vvnn++11 − un+1≤1
4 (vvnn− un ) 4. montrer que pour tout entier n, vvnn−−−− un≤≤≤≤ (1/4)n.
initialisation : on vérifie que v0 – u0≤ (1/4)0 . En effet v0 0− u0 = 1 et 1 ≤ (1/4)0 hérédité : montrons que Si vvnn − un ≤ (1/4)n alors vvn+n+11 − un+1 ≤ (1/4)n+1
supposons que vvnn − un ≤ (1/4)n vvn+n+11 − un+1 ≤ 1
4 (vvnn − un ) et vvnn − un ≤ (1/4)n donc vvnn++11 − un+1 ≤ (1/4)(1/4)n c’est à dire vvnn++11 − un+1 ≤ (1/4)n+1. conclusion : ∀ n ∈ IN, vn – un≤ (1/4)n.
5. Les suites (un) et (vn) sont−elles adjacentes ? Justifier. Si oui, déterminer leurs limites.
cours : les suites sont adjacentes si l’une est croissante, l’autre décroissante et si la limite de un – vn est 0.
on a déjà vu que : (un) est ,(vvnn) est
0 ≤ vvnn − un ≤ (1/4)n et limn→+∞ (1/4)n = 0 car 0 < ¼ < 1 donc d’après le théorème des gendarmes lim
n→+∞ vn – un = 0 donc u et v sont deux suites adjacentes.
On sait alors qu’elles convergent vers la même limite α.
recherche de α :
x→+∞lim un = α (avec 1 <
α
< 2 puisque les deux suites sont bornées par 1 et 2) un+1 = f(un) avec f continue sur [0 ; 2] donc en αon sait alors que α = f(α) et d’après 1. α = (1+ 5)/2 car α ≥ 0 or f(α) = α ⇔ 2α + 1 = α(α + 1) ⇔ α² − α − 1 = 0
∆ = 5 donc α = (1 + 5)/2 ou α = (1 − 5)/2 cette dernière valeur, négative, ne convient pas.
donc limn→+∞ un = limn→+∞ vn = 1 + 5
2 (nombre d’or …)