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BT n°215 - Le libre service

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Texte intégral

(1)

215

~ Ecole Pu lique de Garçons

Rue de la Mutualité, NANTES (l.-1.}

BïBLïOTHEOUE

DE T~AVAiL

Collection de brochures hebdomadaires pour le travail libre des enfants

Documentation de Marcel LEROY

Adaptation pédagogique des Commissions de l'Institut Coopératif de l'Ecole Moderne

L'lmorimerie à l'Ecole Cannes (A.-M.) 22 Décembre 1952

L

.

' iC

"t r.

(2)

Dans la même collection

1. Chariots et carrosses.

3. Derniers progrès.

4. Dans les Alpages.

5. Le village Kabyle.

6. Les anciennes mesures.

7. Les premiers chemins de fer en France.

8. A. Bergès et la houille blanche.

9. Les dunes de Gascogne.

1 O. La forêt.

11. La forêt landaise.

12. Le liège.

.13. La chaux.

14. Vendanges en Languedoc.

15. La banane.

. 16. Histoire du papier.

17. Histoire du théâtre.

. 18. Les mines d'anthracite.

19. Histoire de l'urbanisme.

20. Histoir: du costume populaire.

21. La pierre de Tavel.

22. Histoire de l'écriture.

23. Histoire du livre.

24. Histoire du pain.

25. Les fortifications 26. Les abeilles.

27. Histoire de la navigation 28. Histoire de l'aviation.

29. Les débuts de l'auto.

30. Le sel.

31. L'or.

32. La Hollande.

33. Le Zuyderzée.

34. Histoire de l'habitation.

35. Histoire de l'éclairage.

36. Histoire de l'automobile.

37. Les véhicules à moteur.

38. Ce que nous voyons au microscope.

39. Histoire de l'école.

40. Histoire du chauffage.

41. Histoire des coutumes funéraires.

42. Histoire des Postes.

43. Armoiries, emblèmes et médailles.

44. Histoire de la route.

45. Histoire des chàteaux forts.

46. L'ostréiculture.

47. Histoire du chemin de fer.

48. Temples et églises.

49. Le temps.

50. La houille blanche.

5.1. La tourbe.

52. Jeux d'enfants.

53. Le Souf Constantinois.

54. Le bois Protat.

55. La préhistoire (1). 56. A l'aube de l'histoire.

57. Une usine métallurgique en Lor- raine.

58. Histoire des maîtres d'école.

59. La vie urbaine au moyen âge.

60. Histoire des cordonniers.

61. L'île d'Ouessant.

62. La taupe.

63. Histoire des boulangers.

64. L'histoire des armes de jet.

65. Les coiffes de France.

66. Ogni, enfant esquimau. 67. La potasse.

68. Le commerce et l'industrie au moyen âge.

69. Grenoble.

70. Le palmier dattier . 7 1 .. Le parachute.

72. La Brie, terre à blé . 7 3. Les battages.

74. Gauthier de Chartres.

75. Le chocolat.

76. Roquefort.

77. Café.

78. Enfance bourg~oise en .1789.

79. Beloti.

80. L'ardoise.

81. Les arènes romaines.

82. La vie rurale au moyen âge.

83. Histoire des armes blanches.

84. Comment volent les avions.

85. La métallurgie.

86. Un village breton en .1895.

87. La poterie ..

88. Les animaux du Zoo.

89. La côte picarde et sa plaine mari- time.

90. La vie d'une commune au temps de la Révolution de 1789.

91. Bachir, enfant nomade du Sahara.

92. Histoire des bains (1).

93. Noëls de France.

94. Azack.

95. En Poitou.

96. Goémons et goémoniers.

97. En Chalosse.

98. Un estuaire breton : la Rance.

99. C'est grand, la mer.

1 OO. L'Ecole buissonnière.

101 . Les bâtisseurs 1949.

102. Explorations souterraines.

1 03. Dans les grottes.

104. Les arbres et les arbustes de chez nous.

105. Sur les routes du ciel.

1 06. En plein vol.

1 07. La vie du métro.

108. La bonneterie.

(3)

Marcel LEROY

LE LIBRE SERVICE

COMMERCE DE DÉTAIL

Dans ton village, il y a un ou plusieurs magasins dans lesquels tu es déjà allé en courses. ~i tu habites un bourg , on

y

vient même certainement des hameaux voisins.

Ces magasins sont chargés de la distribution des produits (alimentation -, vêtements, etc.) ; c'est ce qu'on appelle le commerce de détail. Dans les différentes catégories énumé- ré.es ci-dessous, essaie de classer les magasins que _ tu connais et renseigne-toi pour savoir d'où proviennent les marchan- dises.

LE PETIT COMMERCE

Bien souvent, l'épicier du village est «· à son compte

».

Il achète lui-même les produits qu'il revend en faisant un bénéfice qui lui permet de vivre. Dans la plupart des cas, il se ravitaille chez un grossiste qui lui fournit les marchandi- ses qu'il a commandées lui-même en grande quantité pour en diminuer le prix de revient (le grossiste a acheté, par exemple, un wagon de sucre). Le petit commerçant peut d'ailleurs recevoir ses produits directement de la fabrique.

L'épicier du village, le marchand de confections, le mar-

chand de chçiussures, etc. tnwaillent souvent ainsi. ·

(4)

2 LE LIBRE SERVICE

Une suc~ursale d'un magasin imtJO·rlant

MAISONS A SUCCURSALES

Tu as certainement déjà fait des emplettes, dans ton village ou à la ville voisine, chez un commerçant qui n'était que le gérant de son magasin.

Les maisons à succursales, Familistère , Primistère, Comp- toirs Français, Ruche, Goulet-Turpin, etc. ont un magasin de gros qui appartient à quelques actionnaires et qui ravi- taille les dépôts, propriétés des mêmes actionnaires et tenus par des gérants. Ceux-ci sont payés comme un ouvrier, mais au pourcentage des ventes effectuées dans le mois { de 2 à 7 % ,

suivant les produits). Les gérants ont moins de soucis pour leur approvisionnement, il leur suffit de passer commande au siège qui les livre régulièrement.

"

(5)

f.if;_

LIBRÉ SÈRVICÉ

' 1

1

L'épicerie du village

LES COOPÉRATIVES

Les coopératives sont également des maisons à succur- sales ; mais le magasin de gros ams1 que le matériel appar- tiennent aux clients qui sont les actionnaires et qui ont aidé à la constitution de la , société. Ils touchent d'ailleurs, chaque année, une part des bénéfices ou ristourne proportionnelle au montant de leurs achats.

(La coopérative de l'usine est ·encore un peu différente

puisque .réservée aux ouvriers.)

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LE LIBRE SERVICE

MODES DE VENTE

Pour tous ces magasins, on peut faire les mêmes remar - ques si l'on étudie les modes de vente.

Au XVIIIm• siècle, les magasins étaient peu engageants.

Le commerçant ne disposait que de petites quantités de mar- chandises ; le client ne choisissait pas, il prenait ce qu'il trouvait.

Au XIXm• siècle, les produits de consommation sont

moins rares. Les magasins se transforment, il faut les rendre

plus accueillants pour y ~ttirer les clients. On modifie l'en -

trée, on prépare des vitrines où les articles sont exposés .

(7)

LE LIBRE SERVICE

Un camion,tournée

Au XXm• siècle, les produits abondent. La réclame du mois fait pénétrer dans le magasin les curieux qui sont in- cités à acheter. Pour retenir le client, on s' oriente de 'plus en plus vers le confort du public. Les tournées permettent au vendeur de présenter ses marchandise{ ~; dans les plus petits villages, dans les fermes éloignées. Dans les magasins

« entrée libre

»,

le client peut palper, touche. r vérifier ~ans l'intervention du vendeur .

. Le libre-service, installé par q~elques maisons à succur-

sales, . constitue encore un progrès dans - ce sens. (Nous le

verro_ ns - peut-être bientôt appliqué dans·-les ; autres magasins

de détail) . Danièle, qui vient de découvrir- un magasin libre-

service va t'aider à connaître ce mode de vente.

(8)

1

6

LE LIBRE SERVICE

Le libre-service

EN FAISANT LES COURSES

Danièle et sa maman vont faire les courses comme cha- que jour. Dans la rue, elles sont soudain attirées par la vitrine . du nouveau magasin, qui vient d'ouvrir la semaine précédente.

De grandes baies permettent aux passants de voir tout l'intérieur. Danièle n'en croit pas ses yeux de découvrir tant de marchandisè]~ccumulées dans les rayons.

Tout est _ clafr; - tout est attirant. La maman est surtout intriguée par le va-et-vient des clients qui circulent à l'in-

, - . : ·~- A

teneur et qm se• : · setvent ''eux-memes.

L'ènseigne- - disposée bien en évidence dans chaque vitrine

indique un nouveau genre de magasin, comme il n'en existait

pas encore dans - la ville. Danièle décide sa maman à y

pénétrer.

(9)

LE LIBRE SERVICE 7

.,,

i

La porte poussée, quand elle n'est pas grande ouverte, on

arrive tout de suite devant un .amoncellement de paniers mé-

talliques (les paniers sont parfois .en osier). « Prenez un

panier pour vous servir ». La maman de Danièle se con-

forme à l'indicatio. n et se saisit d'un panier, comme elle l'a

vu faire par la personne passée devant elle.

(10)

8

LE LIBRE SERVICE

DANS LE MAGASIN

',

La rpaman de Danièle se dirige alors vers les rayons;

garnis où les produits les plus divers sont présentés, toujours, à la portée des yeux et de la main. Aisément, librement, elle circule dans tout le magasin, revient sur ses pas et met dans le panier les produits qU 'elle désire acheter. Des étiquettes la .rens~igne:µt ,chaque fois , sur les pr_ ix.

- Danièle · questionnne .sans cesse, ravie de voir toutes· les, s ortes de chocplat,, tous les paquets de bonbons qui pnt quitt é

;. '•N'-o . ,• " .• -

leur bocaux pour des sachets transparents qm les rend_ en l

immédiateniè' ~t . acc~ssibles. . ..

(11)

LE LIBRE SERVICE 9

VERS LA SORTIE

Ses emplettes terminées , la maman se dirige vers la sortie.

La caissière prend chaque article du panier pour le . mettre da:µs le sac . En même temps , une machine à calculer ; qui

' ' . . -

étonne beaucoup la petite fille , enregistre chaque prix et le t otal. La maman paie en une seule fois et emporte son compte.

Eli~ est c~nt~nte d'avoir fait aussi facilement et aussi libre- ment ses emplettes dans l~ nouve~u ~agasm.

Mais Danièle n'est pas satisfaite et c'est pour aider sa maman à répondre à toutes ses questions que le gérant les

~ . : . . . .

..

i nv ite à faire une nouvelle fois le tour du magasin .

(12)

10

LE LIBRE SERVICE

«

GAGNEZ DU TEMPS ET SERVEZ-VOUS

»

Regardez d'abord notre panneau : « Gagnez du temps et servez-vous

».

C'est la raison d'être de notre

«

libre- service n. Vous pouvez prendre tout votre temps ; vous n'êtes pas gênée et ne gênez personne. Mais si vous ·êtes pressée, nulle part vous ne faites la queue. Vous n 'avez pas à attendre votre tour, ce qui est surtout apprécié par le client qui désire seulement une boîte d'allumettes et qui risquerait . une longue attente derrière une ménagère bavarde ou peu

pressée.

Tous nos efforts ont porté v ers . ce gain de tem ps.

(13)

LE LIBRE SERVICE

11

POUR LE CONFORT DU CLIENT

Le magasin tout entier est agencé pour le confort du

public. Remarquez la disposition de nos rayons et ne croyez

surtout pas qu'elle est quelconque. De larges couloirs ont été

:r:éservés entre les meubles construits spécialement. Nous ·

avons ménagé une large place autour du rayon des produits

frais : crémerie, charcuterie, fruits et légumes, parce que les

clients s'y arrêtent généralement plus , longtemps . Mais par-

tout nous avons recherché l'utilisation- maximum de - la- sur-

face disponible.

(14)

12

LE LIBRE SERVICE

UTILISATION DE L'ESPACE

Dans un magasm classique, il faut trois espaces pour la v ente :

la vitrine où l'on · expose les marchandises le rayon où le commerçant les range ; le comptoir qui sert à l'échange.

Ici, l'exposition en vitrine est réduite, de façon à laisser la lumière entrer à flots et à pêrmettre aux passant~ de voir l'intérieur du magasin. .

Les comptoirs so_ nt supprimés.

Les rayons sont remplacés par _ de petites étagères à la

portée d~s acheteurs et do~t la faible hauteur a été utilisée

le mieux possible.

(15)

LE LIBRE SERVICE

1 3

Les vins sont alignés dans des rayons à poriée de la main

TOUT A PORTÉE DE LA MAIN

De grandes étiquettes, aux gros titres très lisibles, ont

,été posées partout. Cherchez-vous le rayon des vins, un

panneau vous l'indiquera tout de suite et vous trouverez là, -côte à côte, toutes les sortes de vins vendus par la maison.

Ét quelle facilité pour vous servir ! Inutile d'appeler un vendeur qui devrait .peut-être se servir d'un escabeau pour aller . saisir la bouteille désirée. Ici, tout est à votre portée et il vous est facile de prendre le .litre que vous _ viendrez peut-

-être remettre en place l'instant d'après, si vous découvrez

un article qui vous con~ienne mieux ..

Nous avons ainsi groupé ' tcius les produits semblables .

En même temps, nous les · avons ~talés le plus possible car

Jes clients doivent pouvoir s'approcher facilement.

(16)

14

LE LIBRE SERVICE

Dans /' ancien magasin, il est souvent difficile « J' attraper » frs bouteilles du rayon supérieur

L'EMBALLAGE

L'emballage a également retenu toute notre- attention.

L'article doit se vendre lui-même. Plus de vrac, mais un con- ditionnement qui, en même temps que la garantie de la marque, donne au client l'assurance d'un poids exact.

Nous n'avons pas encore cet empaquetage pour tous les légumes, mais c'est réalisé pour les autres produits alimen- taires et déjà nous préparons les fruits en filets de trois livres et les pommes de terre en sacs de papier.

Le paquetage est hygiénique en même temps qu'il con-

serv~ _ le produit. Le producteur a dû igalement soigner la

prés~~tation puisque la marchandise doit attirer le client par

son aspect.

(17)

LE LIBRE SERVICE

15.

Tous les ariicles sont étiquetés

ETIQUETAGE

- Vous avez vu comment nos pancartes tendent à ren-

seigner le public exactement. L'étiquette qui accompagne

chaqu~ article ajoute encore à cela et la ménagère peut non

seulement comparer la qualité et la présentation de deux

paquets de café, mais leur prix. avant de se décider. Se ser-

vant elle-même, elle ne se sentira pas gênée en choisissant le

produit moins cher.

(18)

16

LE LIBRE SE~VICE

LE MEUBLE FRIGORIFIQUE

Danièle s'est arrêtée devant le meuble imposant qui occupe tout le fortd du magasin. Des tranches de jambon soigneusement empaquetées , des côtelettes toutes pesées, des morceaux de beurre tout étiquetés sont exposés .

Tou tes les. denrées · périssables sont ainsi conservées et

présentées dans ce meuble frigorifrque moderne où le froid

est obtenu grâce à une circulation d'air qui permet de, laisser

les denrées à la vue et à la portée de l'acheteur.

(19)

ET

LE VENDEUR?

La maman de D a n i è l e est très intéressée par tous ces perfectionne- ments. Elle a

LE LIBRE SERVICE

: l 7

écouté avec attention toutes les e~plications fournies par le gérant. Une question cependarit l'inquiète

Et le vol ?

Des observations ont été faites. La clientèle n'abuse.

pas de la liberté qui lui est laissée.

Et le vendeur ? Est-il appelé à disparaître ?

Dans les grands magasins, quelques employés sont certainement

cc

économisés » . Mais, dans l'épicerie du village, il est toujours là, .occupé à garnir quelque· rayon. Il est à la.

disposition du client, toujours prêt. à le conseiller, à l'infor-

mer et à le guider, non pas pour l'influencer mais pour lui

rendre service.

(20)

J8

LIBÉRATION D E L'ACHETEUR

- La remarqua- b le nouveauté du·

« libre-service » est la l i p é r a

t

i o n de l

]'acheteur.

LE LIBRE SERVICE

La cliente n'est pas g8née pour se servir

Vous avez pu entrer ici. librenment, n'avez eu à répon- ,dre à aucune question, n'avez subi . aucune suggestion de la

part d'un vendeur. Vous avez pu étudier longuement vos achats ou passer chez nous quelques minutes· seulement: La ,disposition de nos meubles vous a permis de lire tranquille-

. ment les étiquettes, d'hésiter, de changer d'avis même. Vous

-vous êtes décidée .à tête. reposée. Et surtout, chez nous,

«

plus

,fle barrières » .

(21)

LE LIBRE SERVICE

19

PLUS DE BARRIERES

Le gérant de l'ancien magasin peut déployer tout son -talent, prendre son plus beau sourire, le comptoir reste une

harrière qui semble infranchissable.

Ici, pas de gêne, pas de barrières, et plus de sourire forcé ,de la part du vendeur qui veut imposer sa marchandise. La présentation des articles est le seul avocat et l'acheteur le .seul juge.

La clientèle part conquise par ce système qui semble bien lui convenir, car il garantit les idées de l'acheteur qu'il n'es- ,saie pas de tromper par toutes sortes d'artifices:

La nuit tombe déjà quand elle quiHe le magasin. Danièle

.est émerveillée par le puissant éclairage moderne et le cligno-

:tement du dispositif qui inscrit dans -la nuit

1<

libre-service » ...

(22)

20

LE LIBRE SERVICE

Un libre-service américain

QUELQUES COMPLÉMENTS 1930 :

«

LIBRE - SERVICE

»

PHOTO USIS

Le premier (( libre-service

JJ

est né en Arnérique vers 1930 . En 1951, 90 % des magasins d'alimentation des Etats-Unis ont adopté ce mode de vente d'où la transformation, en vingt ans· , de dizaines de milliers de maisons .

. Les spécialistes français sont allés en Amérique· étudier ·

les nouveaux magasins, mais le (( libre-service » que tu viens · de parcourir est très différent de ce qu'ils ont . rencontré. Il a fallu adapter leurs créations à la ,vie . françç1ise èt au tem -.

pérament des client~ de chez nous .

(23)

LË LIBRÈ SËRVICÊ

Le tJr _ mier libre-service français

LES MAGASINS LIBRE-SERVICE EN FRANCE

Peut-être n'habites-tu pas, comme Danièle et sa maman, une ville où s'est installé un libre-service. Mais tu en auras certainement l'occasion bientôt : en deux ans, plus de 1 50 magasins de ce genre ont été établis en France et de grandes maisons transforment ainsi leurs succursales.

Le premier libre-service français fut installé à Paris, en . 1948, par les établissements Goulet-Turpin, de Reims, par désir de créer du nouveau po. ur attirer de nouveaux clients et par souci d'augmenter leur chiffre d'affaires.

Devant les résultats encourageants et l'accueil favorable de la clientèle, l'expérience est continuée et le chiffre cité c1- dessus dit bien l'évolution de l'idée.

24 pays du monde ont adopté ce niode de commerce et

600 magasins de ce genre sont installés en Europe.

(24)

22 · LE.

LIBRÈ SÊRVICÈ

Ceci n'existe pas dans un libre-service

A VENIR DU LIBRE-SERVICE

La transformation est surtout appliquée aux magasins d'alimentation. Les « pionniers

n

du libre-service sont convain- cus que cette forme de commerce s'imposera. Elle convient par- ticulièrement à l'esprit du citadin, toujours pressé, mais le vil- lageois s'en accommode également. Il est démontré que 40 %

des achats se font par impulsion : on achète ce qu'on v. oit , ce qu'on peut prendre soi-même et la circulation libre dans un magasin où les produits sont bien présentés fait souvent mieux que le plus éloquent des vendeurs .

Une génération est peut-être à éduquer mais on peut

penser .que, dans un avenir très proche, toutes nos petites

villes disposeront de Libres-services.

(25)

LE LIBRE SERVICE

23

RÉFLÉCHIS

Avec Danièle et sa maman, tu as parcouru le Libre-Service d'une société à succursales. Tu as pu voir au cours de ces· pages que, pour réaliser un plus fort chiffre de vente, on a essayé avant tout d'assurer le confort du client qui

Vous vous sen.:ez vou.s-m~me

se p aira l ' b' 1en au magasm e

t

qm

'

y

Vous gagnez du temps

V ou~ êtes chez vou~

reviendra. Ta curiosité est-elle satis- faite ?

1 °) Essaie maintenant de retrouver les différents avantages rappelés c1- dessous et . les moyens mis en œuvre pour les réaliser.

Pour le client : meilleur service, gain de temps, sécurité des achats (nature, quali{é, poids, prix).

Pour le personnel gue, travail régulier.

moms de fati-

Vous achetez au iuste prix

(26)

2,i. LE LIBRE SERVICE

2 °) Demande à ton épicier s'il con- · naît le système li- bre-service. Si non, essaie de le rensei- '-

gner.

Danièle a le-sourire

3°) Documente-toi sut les autres sortes de magasins. : maisons à succursales, à entrée libre, en interrogeant autour de toi.

4 °) Essaie de réaliser, avec du bois ou du carton, la ma- quette d'un magasin libre-service.

Et pour finir, il faut que tu saches aussi qu'on a essayé,

en France et en · Suisse, de créer des magasins ambulants

constitués par de vastes camions, aux rayonnages modernes,

avec des installations de réfrigération et de ventilation. En

entrant par la porte-arrière, le client se munit d'un panier

qu'il abandonne en sortant à l'autre extrémité où se trouve

la caisse.

(27)

Cette brochure a été réalisée

grâce à l'aide technique de la

Direction des Etablissements

GOULET-TURPIN, de Reims

qui a fourni les illustrations

et que nous remerc10ns 1c1.

(28)

223.

224.

225.

226.

227.

228. 229.

230.

231.

Le Tréport. 232. Vieilles Vosges.

Vignettes CEL (3). 233. Corentin, le petit breton.

Saint-Véran. 234. Le château de Versailles.

Les glaciers. 235. La forêt tropicale.

Le mur du son. 236. Quatre danses catalanes.

Au Sahara. 237. Ortho-dico CEL.

Protégeons les oiseaux (1). 238. Un château de la Loire.

Protégeons les oiseaux (Il). 239. Anciennes civilisations d'Amérique.

Le chameau. 240. Les laiteries coopératives.

La brochure : 50 fr. La collection complète : remise 5 %

Le gérant: C. FREINET

~

IMPRIMERIE A:GITNA 27, rue Jean-Jaurès, 27 CANNES (Alpes-Marit.)

..,

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