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Identification de modèles et de paramètres pour la méthode de Boltzmann sur réseau.

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Mohamed Mahdi Tekitek

To cite this version:

Mohamed Mahdi Tekitek. Identification de modèles et de paramètres pour la méthode de Boltzmann

sur réseau.. Mathématiques [math]. Université Paris Sud - Paris XI, 2007. Français. �tel-00207541�

(2)

UNIVERSIT 

E DE PARIS SUD

U.F.R. SCIENTIFIQUE D'ORSAY

TH  ESE

en vue d'obtenir legrade de

DOCTEUR EN SCIENCES DE L'UNIVERSIT  E PARIS XI ORSAY SP  ECIALIT  E : MATH  EMATIQUES par

Mohamed Mahdi TEKITEK

Sujet : Identi ation de modeles et de parametres pour la

methode de Boltzmann sur reseau.

Soutenue le 24 septembre 2007, devant le jury ompose de :

Mr Remi Abgrall Rapporteur

Mr Fran ois Alouges President du jury

Mr Fran ois Dubois Dire teur de these

Mme Lauren e Halpern Rapporteur

Mr Pierre Lallemand Dire teur de these

Mr Dominique d'Humieres Examinateur

(3)
(4)
(5)
(6)

Cespagessontdediess atous euxquim'ontpermisde menerabienmes travaux

de re her he durant es annees de these.

Je voudrais exprimer mes sin eres remer iements a mes dire teurs Fran ois

DuboisetPierre Lallemandpour m'avoir en adre et initie ala re her he.

Je voudrais remer ier vivement Fran ois qui, ave beau oup de disponibilite

etde gentilleseadirigemestraveaux de re her he. Jeluisuis re onnaissantpour

son soutien etla on an e qu'il m'a a ordee depuis mon stage de DEA.

Sa rigeur et son esprit ritique m'ont e lair i la voie de la re her he et ont ete

pour moiune ex ellente assuran e. Que es quelques mots puissent lui exprimer

lagratitude etla profondeadmiration que j'eprouve a son egard.

J'exprime mes vifsremer imentsaPierre, pour sonattention etson aide

pre- ieuses pendant ma these. Je le remer i aussi de m'avoir appris la methode de

Boltzmannsurreseau.Il representepourmoiunedespersonnalitepharede ette

methode. Que Pierre trouve i i ma profonde gratitude tant pour sa vision de

l'analyse numerique qui m'a beau oup apportee que pour son experien e en

al- uls ienti que qui m'a eted'un grand se ours quand \ abuggait".

Je suis tres re onnaissant envers Lauren e Halpern etRemiAbgrall de s'^etre

interesses a montravailet d'avoir a epte de rappoter sur mathese.

Les Professeurs Fran ois Alouges, Dominiqued'Humieres etBertrand Maury

m'ont fait l'honneur d'a epter de faire partie de mon jury. Je les en remer ie

haleureusement.

Je suis tres re onnaissant envers M'hamed Bouzidi qui m'a toujours o ert

ses onseils etsa disponobilite.Son soutient sur le plan s ienti que et humain a

permis a e travailde voir lejour.

Je souhaiterais remer ier vivement tous les membres de l'equipe d'Analyse

Numerique & EDP que j'ai eu le plaisir de ren ontrer et plus parti ulierement

Fran oisAlouges,Jean-PaulChehab,LaurentDiMenza,SylvainFaure,Benjamin

Graille,StephaneLabbe,JaquesLaminie,HerveLeMeur,BertrandMauryettous

(7)

aussi re onnaissant envers Elisabeth Kneller d'avoir repondu ave gentillesse a

toutesmes demandes bibliographiques.

Jeremer ie legouvernementfran ais etl'Institut Fran ais de Cooperationen

Tunisie d'avoir nan e mathese.

Jetiensaremer iermesamisetmes olleguesdub^atiment425etdub^atiment

430 quim'ont toujours aide etsoutenu, m^eme dans lesmomentsdiÆ iles.

Ungrand mer i aAndy,Anis, Assia,Benjamin, Benoit, Dominique, Camille,

Charlotte, Deborah, Dominique, Fatima, Laszlo, Makram, Malik, Mohamed et

Nejibpourleuramitiedevouee,leur ompli iteetlesmomentspartages.Ilsm'ont

donnetout l'espoiret lesoutien ne essaires pendant mon sejour en Fran e.

Mesderniersremer iementsvontamesparentsetmasurquim'ontsoutenu,

m'ont en ourage sans esse tout au long de mes etudes, et plus spe ialement

pendant mathese. Jepense tout parti ulierementa mon pere, quiest partivite,

trop t^ot, au mois de juin de ette annee, et a qui je veux rendre hommage. Il

m'a tout appris, en ourage a etudier les mathematiques et m'a donne envie de

poursuivre dans la re her he. Il me laisse l'envie irresistible de ontinuer mon

(8)

Cettethese omportetroisparties:etude dus hemadeBoltzmannsurreseau,

s hema adjoint de Boltzmann sur reseau pour l'identi ation de parametres et

onstru tiond'une ou he parfaitementabsorbantepour e s hema. Lapremiere

partie introduit et analyse la methode. La deuxieme partie de rit une appro he

variationnelle pour l'assimilationde parametres relatifs a la methode du gaz de

Boltzmann sur reseau. Une methode adjointe dis rete en temps est developpee.

L'algorithme est d'abord teste sur un e oulement de type Poiseuille lineaire

(problemedeStokes),puisilestappliqueaunproblemenonlineaire.Desresultats

en ourageantssont obtenuspourun et deux parametresin onnus. Finalementla

troisieme partie de rit une adaptation des ou hes absorbantes de Berenger. Il

en resulte un modele d'automate de Boltzmann a neuf vitesses dis retes. Une

analyse des ondesre e hies est ensuiterealisee entre deux milieuxde Boltzmann



a une dimension, e qui permet d'obtenir un equivalent des formules de Fresnel

pour les s hemas de Boltzmann et de proposer des modi ations du s hema a

l'interfa e pour annuler les ondes re e hies. En deux dimensions, la m^eme

ana-lyse d'ondes re e hies met en eviden e l'apparitionde modes de Knudsen etdes

ondes transverses qui rendent l'analyse omplexe.

Mots- lef:Boltzmannsurreseau,LBE,stabilitedes hemanumerique,probleme

inverse, ou heparfaitementadapteedeBerenger,PML,modedeKnudsen,dioptre

a oustique, formulede Fresnel, Fresnel dis ret.

Abstra t

This thesis is omposed of three parts. Firstly a study of Latti e Boltzmann

s heme (LBE)isperformed.ThenAdjointLatti eBoltzmanns heme (ALBE) is

introdu edforparametersidenti ation.FinallyanewLatti eBoltzmanns heme

(BRB) is proposed to modelise Berenger's Perfe tly Mat hed Layer (PML)

me-thod. The rst part introdu es and analyzes the LBE method. The se ond part

des ribesavariationalapproa hforparametersidenti ationadaptedtoLBE.A

time dis rete adjointmethodis developed. At rst the ALBE methodis applied

to Stokes' problem and then to a nonlinear problem. Good results have been

(9)

interfa e. That gives ussame ideas to modify the LB s heme atthe interfa e to

vanishre e tedwaves. Inthetwodimensional ase,the sameanalysisofre e ted

waves shows the existen eof Knudsen modes and transverse waves, whi h make

the analysis more diÆ ult.

Keywords :Latti e Boltzmannequation,LBE,CFD, stabilityanalysis of LBE,

inverse problem, parameters identi ation, perfe tly mat hed layer, Berenger,

PML,a ousti interfa e,Knudsen mode, Fresnelequation,dis reteFresnel

(10)

Cette these se pla e dans le adre de l'analyse et du developpement de la

methode numerique dite equation de Boltzmann sur reseau. Cette methode

re-pose sur un algorithmequi simulel'equationde Boltzmannde fa onsimple dont

nousetablissonsformellementquele omportementagrandee helleest eluid'un

uidevisqueuxsatisfaisantlesequationsauxderivees partiellesde Navier-Stokes.

Cetteappro hequide ritle omportementmi ros opiquedu uidese ara terise

par un nombre important de degres de liberte, dont la dynamique modelise un

ertain nombre de termes de l'equation ma ros opique aux derivees partielles.

Nous notons que ette methode se ara terise par une grande simpli itede mise

en uvre et un tres large domained'appli ations omme l'aerodynamique (ave

parexemplelelogi iel ommer ialPowerFlow[LLM02℄delaso ieteExa),la

ther-mique[ELR90℄,lese oulementsdanslesmilieuxporeux[PLM06℄,lese oulements

diphasiques [HCZ99℄, ...De plus, s'il est relativement fa ile de predire les

pro-prietesd'un modelede Boltzmannsur reseau donne,ilest en revan he plus

diÆ- ilede proposer un modeleayant des proprietesma ros opiquesdonnees.

Dans e travail, nous avons her he a enri hir la methode de Boltzmann sur

reseau dans deux dire tions voisines mais distin tes. D'unepart, nous avons

uti-lise la methode du ontr^ole optimal (pas en ore utilisee par ette ommunaute)

a n d'assimilerdes parametresdu s hema, en l'o urren e eux auxquels est liee

la vis osite du uide. D'autre part nous avons her he a adapter au adre du

s hema de Boltzmannsur reseau les algorithmes de type \milieuabsorbant" qui

permettent de limiter lesdomaines non bornes.

Dans le hapitre 1apresune breve introdu tionhistoriquede lamethode de

l'equationde Boltzmannsur reseau,nous analysonsles as monoet

bidimension-nel. Nous traitons en detail les equations equivalentes ma ros opiques et nous

dis utons la stabilitenumerique de la methode.

Nousexposons dansle hapitre 2,une appro he variationnellepour

l'assimi-lationde parametresrelatifsalamethode du gazde Boltzmannsur reseau.Nous

y developpons une methode adjointe dis rete (dite \Adjoint Latti e Boltzmann

Equation" ALBE ) en temps qui utilise expli itement la double etape

algorith-mique du s hema de Boltzmann sur reseau : l'etape d'adve tion et l'etape de

ollision. Pour ela nous testons d'abord l'algorithme ALBE sur un e oulement

de type Poiseuille lineaire (probleme de Stokes), puis nous l'appliquons a un

(11)

Dans ette ou he absorbante, les equations sont modi ees a n d'assurer d'une

part une transmission totale des ondes in identes et d'autre part leur totale

ab-sorption.

Dans le hapitre 4 nous nous sommes appliques a adapter les ou hes

ab-sorbantes de Berenger pour les methodes de Boltzmann sur reseau. Il en resulte

un modele d'automate de Boltzmann a neuf vitesses dis retes dit \s hema de

Boltzmannsur Reseaupourune ou he deBerenger"(BRB).Nousanalysonsen

detail quelques diÆ ultes ren ontrees.

Le hapitre 5 presente une analyse des ondes re e hies entre deux milieux

de Boltzmann a une dimension puis a deux dimensions. En une dimension ette

analyse nous a permis d'obtenir un equivalent des formules de Fresnel pour le

s hema de Boltzmann sur reseau et de proposer des modi ations du s hema a

l'interfa e permettant d'annuler les ondes re e hies. En deux dimensions, nous

avons fait l'analyse des ondes re e hies en se limitant a une in iden e normale.

Nousavons pu mettre en eviden e l'apparition des modes de Knudsen qui

om-plexi ent l'analyse.

(12)

Introdu tion i

1 S hema de Boltzmann sur reseau 3

1 Introdu tion . . . 3

Automates ellulaires . . . 4

2 S hema de Boltzmann sur reseau . . . 5

Developpementgeneral . . . 6

3 Equationequivalente . . . 12

Unmodele monodimensionnela trois vitesses D1Q3 . . . 14

Unmodele bidimensionnelaneuf vitesses D2Q9 . . . 17

4 Developpementasymptotique de Chapman{Enskog . . . 26

5 Equation de dispersion etstabilitedu s hema . . . 29

Equation de dispersion . . . 29

Etude numerique de la stabilite . . . 34

Con lusion . . . 43

6 Conditions auxlimites . . . 43

7 Exemple de l'e oulement de Poiseuilleen D2Q9 . . . 47

2 Adjoint Latti e Boltzmann Equation for Parameter Identi a-tion 51 1 Introdu tion . . . 51

2 Dire tmodelfor Latti e BoltzmannEquation . . . 52

Adve tion step . . . 53

Collisionstep . . . 54

Dire tmodel . . . 55

3 Adjoint method foridentifying parameters . . . 56

Generaldis rete theory for adjointmethod . . . 56

Adjoint Latti eBoltzmann Equation for linear ase . . . 59

ALBE algorithmfor the nonlinear ase . . . 60

4 First numeri alexperiments for a Poiseuille ow . . . 60

Case of a one s alarparameter problem . . . 60

Case of two parameters . . . 62

5 ALBE methodfor a Navier-Stokes ow . . . 64

(13)

3 Rappel sur les ou hes parfaitement absorbantes 67

1 Introdu tion . . . 67

2 Conditions limites absorbantes . . . 67

3 Cou hes absorbantes . . . 69

4 Modele de Berenger en a oustique . . . 70

5 Perte d'hyperboli ite . . . 76

4 S hema de Boltzmann sur reseau pour une ou he de Berenger 79 1 Constru tion du s hema au premierordre. . . 79

2 Proprietesde dissipation du milieu non absorbant . . . 88

3 Etude experimentale de stabilite . . . 94

4 Absorption al'ordre zero . . . 96

5 Analyse d'unesimulationd'interfa e . . . 102

Introdu tion . . . 102

Interfa e entre un milieuD2Q9 etun milieuBRB . . . 102

Interfa e entre un milieu D2Q9 et un milieu D2Q9 de vis osite roissante . . . 107

Interfa e entre un milieu D2Q9 et un milieu D2Q9 ave un terme d'absorptiond'ordrezero . . . 109

6 Con lusion . . . 115

5 Onde re e hie a l'interfa e entre deux milieux a oustiques 117 1 Introdu tion . . . 117

2 Etude monodimensionnelle ontinue . . . 117

3 Resolutionexa te dans le as du modeleD1Q3 . . . 119

4 Vers l'annulationde l'ondere e hie . . . 126

Con lusion . . . 127

5 Interfa e numerique entre deux milieux D2Q9 . . . 128

Introdu tion . . . 128

Interfa e entre deux domaines D2Q9 . . . 128

Analyse du probleme de l'interfa e . . . 132

Comparaisonentrelesresultatstheoriquesetlesresultatsnumeriques133 6 Con lusion . . . 137

Con lusion generale et perspe tives 139

Bibliographie 140

(14)

S hema de Boltzmann sur reseau

1 Introdu tion

Lesproblemesen me aniquedes uidesetplusgeneralementlaresolutiondes

equations aux derivees partielles,nous amenent a utiliser des methodes dire tes

de resolution(di eren es nies [RM67℄,elements nis[Pi88℄,...).Cela onsistea

faireune dis retisationspatialeet temporelle desequationsma ros opiques

(Eu-ler, Navier-Stokes, ...). Uneappro he di erenterepose sur la simulationdire te,

au niveau \mi ros opique" de l'evolution des \parti ules" dont est onstitue le

uide. Cette methode s'est developpee depuis les annees 60surtout dans l'esprit

d'obtenir des informations tres detaillees sur la dynamique lo ale des uides et

de ontribuerala omprehensiondesequationsd'etat etdes oeÆ ientsde

trans-port.Desversionssimpli eesde etteappro hemi ros opiqueontetedeveloppees

pour etudier les e oulements dans les gaz rare es (i. e. hypersonique des orps

de rentree). D'autres typesde simpli ations onteteproposespourpermettre la

simulation d'e oulements de uides visqueux, en parti ulier la methode dite de

l'equationde Boltzmannsur reseaua laquelle nous nous sommes interesse.

L'etude statistique des uides a onduit Boltzmann en 1872 a proposer une



equation integro-di erentielle de la theorie inetique qui de rit l'evolution d'un

gaz peu dense hors equilibre. La dedu tion des equations ma ros opiques

( om-portement a grande e helle du modele) a partir de l'equation de Boltzmann a

ommen e en 1912 par les travaux de Hilbert [Ce88℄.Ensuite Chapman et

Ens-kogont trouve une methode dite de \Chapman-Enskog"[CC70 ℄ pour obtenir les



equations d'Euleret Navier-Stokes.

Vu la omplexite de l'equation de Boltzmann, Broadwell a propose en 1964

[Br64℄ de la simpli er en prenant un espa e de vitesse dis ret et ni (modele a

six vitesses etmodelea huit vitesses). Ensuite Gatignolen 1970 [Ga75℄ aetudie

lesequations generales qui on ernent les modeles a vitesses dis retes. Au ours

des annee 80, une forte a tivite s'est developpee autour de es modeles a

vi-tessesdis retesetde l'existen e desolutionsglobalesdel'equationde Boltzmann

dis rete.Ene etCabannes[Ca77,Ca78℄aobtenudessolutionsglobalesentheorie

(15)

lemodele de Broadwell a six vitesses [Br64℄. Cabannes et al. [CT94 ℄ ont obtenu

dessolutions exa tespour des modeles avitesses dis retes de modules di erents.

On ite aussi les travaux de Bony [Bo87, Bo87℄ sur l'existen e de solutions en

unedimensiondesmodelesde BroadwelletdeTartar[Ta76,Ta80℄surl'existen e

de solution globale pour es m^emes modeles ave une donnee initiale bornee.

EnsuiteCabannes [Ca80, Ca91℄ a developpe es resultats pour des modeles plus

generaux. Pour une etude plus omplete de es methodes a vitesses dis retes on

peut onsulter le ours de Cabannes et al.[CGL03℄

On ite aussila lassedes methodesDSMC(Dire tSimulationMonteCarlo),

dues aBird [Bi76℄et Nanbu [Na83℄. Ces methodes ont pour but laresolutionde

l'equation de Boltzmann. Vu le grand nombre de variables dans ette equation,

lesmethodes DSMC reposent sur lespro eduresde MonteCarlo pour al ulerle

termede ollisiondans l'equationde Boltzmann.Les methodes DSMCsontdon

des methodes parti ulaires aleatoires [Pe94 ℄ pour la resolution des equations de

Boltzmann.

En 1973, apparaissent les automates ellulaires, les gaz booleens sur reseau

proposes par Hardy, de Pazzis etPomeau [HPP73 ℄. Ene et dans ette methode

l'espa e, le temps, les vitesses et le nombre de parti ules presentes a un instant

donne en un point donne sont dis rets. Cela dans le but de disposer d'un

simu-lateur le plus simple possible a programmer sur ordinateur, pour modeliser les

e oulements uides.

Automates ellulaires

LemodeleHardy,dePazzis etPomeau[HPP73 ℄ estun automatebidimensionnel.

Il onsiste a dis retiser l'espa e par un reseau arre de pas x = 1. On asso ie



a haque lien (i.e. ar^ete) du reseau une quantite qui prend la valeur 1 s'il y a

une parti ule ou 0 sinon. L'evolution en un pas de temps unite (i.e. t =1) se

de ompose de la maniere suivante :

 Collision: Cette etape est lo ale et implique uniquement les liens qui arrivent

aum^eme nud. Parmi les on gurations possibles se trouve la ollision frontale

de deux parti ules qui peuvent subir unevariationde =2de la dire tionde leur

vitesse.

 Adve tion : Les parti ules presentes en haque lien sont transportees vers les

quatre plus pro hes voisins selon leurs vitesses respe tives, qui sont donnees par

j = f 1 = (1;0); 2 = (0;1); 3 = ( 1;0); 4

= (0; 1)g. On note que les

mou-vements sont syn hronises de sorte qu'apres adve tion toutes les parti ules sont

exa tement sur lessites (nuds) du reseau.

L'equationd'evolution du s hema s'e rit alors :

n j (x i + j ;t+1)=n j (x i ;t)+C j (n k ); (1.1) ou n j (x i

;t) est le nombre de parti ules de vitesse j au nud x i au temps t et n j

2 f0;1g. Les indi es j, k designent le numero de la vitesse dis rete, j;k 2

(16)

Cet automate n'est pas adapte pour simuler des e oulements de uide, en e et

la dis retisation spatiale n'autorise pas une isotropie hydrodynamique a grande



e helle. De plus ily a des quantitesnon physiques quisont onservees a l'e helle

ma ros opique lorsde l'evolutionde et automate.

En1985Fris h,Hassla her etPomeau[FHP86℄ontproposeunnouveau maillage

de l'espa e utilisant un reseau hexagonal pour obtenir l'isotropie du modele. A

l'aidedudeveloppementasymptotiquedeChapman-Enskog[CC70℄surl'equation

(1:1)onobtientlesequationsma ros opiquesdeNavier-Stokes.Enparti ulieron

a ave le modeleFHP[FHP86, Wo86, FdH87℄ a basse vitesse :

(u)

t

+r:[g()uu℄= rP +(u)+rr:(u): (1.2)

Dans e modeleon note la ri hesse des as possibles de l'etapede ollision,et le

fait de hoisir de maniere aleatoirela on gurationapres ollision pour la m^eme

on gurationavant ollision.

Les automates sur reseau sont limitespar les defauts suivants:

{ Bruitintrinsequed^ualalarge u tuationrelativedesnombresdeparti ules

n j

(prendre des moyennes d'ensemblea partir de di erentes on gurations

initiales n'est pas possible pour les situations ou les e ets non lineaires

jouent un r^ole)

{ Le non respe t de l'invarian eGalileenne,qui setraduit par g()6=1dans

l'equationma ros opique (1:2).

{ La presen e dans lapression P d'une ontributionnon-physique en u

2 .

{ Ilexistedes quantitesparasitesnon-physiquesquisont onservees : elles- i

peuvent a e ter le omportement a grandee helle du modele.

2 S hema de Boltzmann sur reseau

Historiquementle s hema de Boltzmannsur reseauest obtenu apartir des

auto-mates ellulaires.Ene etMa NamaraetZanetti[MZ88℄ontproposede

rempla- er dansl'equation(1:1) lesvariablesbooleennesn j

par leur moyenne f

j

et

d'ob-tenir une formulation fondee sur l'equation de Boltzmann ave ommeequation

d'evolution : f j (x i + j ;t+1)=f j (x i ;t)+C j (f)(x;t); ave 0j b;

La variable de base est f

j

qui est la moyenne spatiale de l'an ienne variable

dis rete n j

e e tuee sur un nombre de nuds donne. Cette grandeur f

j est

ontinue, prend ses valeurs dans le segment [0;1℄ et peut s'interpreter omme

une distribution, ou probabilite de presen e de parti ules. On note i i la

diÆ- ulte d'exprimer l'operateurde ollisionC j

surtoutlorsque lenombre de vitesses

dis retes est important (espa e de dimension trois). Pour simpli er le s hema

on peut introduire l'operateur de ollision linearise autour d'un etat d'equilibre

f eq

j

[HJ89, HSB89℄. Ainsile s hema de Boltzmannest simpli eet l'operateurde

ollisions'e rit sous laformematri iellesuivante :

C j (f)= b X S j;k (f k f eq k ):

(17)

Modele a un seul temps de relaxation :On peuten oresimpli erles hema

deBoltzmannsur reseauen utilisantl'approximationde Bhatnagar-Gross-Krook

[BGK54℄noteesouvent(\BGK"),qui onsisteaavoirunseultempsde relaxation

. Ainsil'operateurde ollisiondans lesmodeles BGK[CCM92 , QdHL92℄s'e rit

sous laforme: C j (f)= 1  f j f eq j  :

Onremarquei iqueles hemadeBoltzmannsurreseauestentierementdetermine



apartir des f eq

j

, de l'operateurde ollisionet de l'ensemble des vitesses j

.

Modeleaplusieurs tempsderelaxationou lemodeled'Humieres:Qian,

d'Humieres et Lallemand[QdHL92℄ et par ailleur Su i et al.[BSV92℄ proposent

une loi de distribution polynomiale en vitesse pour la distribution d'equilibre

f eq

j

et un operateur de relaxation S

j;k

diagonal. Pour de rire l'operateur de

ol-lision d'Humieres [dH92℄ propose de onstruire un espa e de moments qui sont

des ombinaisons lineaires des f j

. Le hoix naturel des moments est de prendre

les moyennes des puissan es su essives des omposantes de la vitesse, omme

il est pratique en me anique statistique [HCB54℄. Ainsi la ollision n'est autre

que la relaxation des di erents moments. Gr^a e a l'interpretation physique des

moments, leur parametre de relaxation sera dire tement lie aux di erents

oef- ients de transport hydrodynamique. Ce me anisme permet alors de ontr^oler

independamment haque momentatravers son parametrede relaxation.De plus

l'operateurde ollisionsera diagonal.On remarque quesi onprend le m^eme

pa-rametre de relaxation pour tous les moments on retrouve le modele BGK. On

notequelesmethodesde relaxationontegalementetedeveloppees dansun autre

ontexte par Coquel-Perthame [CP98 ℄,Coqueletal. [CGP01℄etBerthon [Be05℄.

Apres ette breve introdu tionde l'originedu s hema Boltzmann sur reseau, on

note que ette methode ades liens dire ts ouindire tsave d'autres theories :

{ L'equation lassique de Boltzmann [HL97℄.

{ Les modeles de Broadwell[Br64, Ga75℄.

{ Re emment lamethode des volumes nis [DL08℄

Developpement general

On va de nir i i le s hema de Boltzmann sur reseau[Du07℄ (a plusieurs temps

de relaxation) de la fa on la plus generale. En parti ulier en gardant un pas de

dis retisationd'espa e x etde tempst quel onque. Alorsqu'ilssont gesala

valeur unite (i.e.x =t=1) dans lestraitements usuelsdes physi iens.

Notations

Soit un domaine borne de R

d

(i.e. d dimension de l'espa e) et L un maillage

regulier de pas x >0. On note L 0 =fx i 2(xZ) d ;1i Kg l'ensemble des

K sommetsousites (elements geometriques de dimension zero) etL 1

l'ensemble

des ar^etes (elementsgeometriquesde dimension un) qui joignentleselementsde

L 0

.

Soit x 2 L

0

(18)

V x = fy j 2 L 0 ;y j = x+e j

x; 0  j  Jg, ou J est le nombre de sommets

voisins dire tsde x, e j

sont des ve teurs donnes de R d

.

Onsuppose quelenombredevoisinsJ est nietindependantdusommetx.Ainsi

pour tout sommetx2L

0 , on apour tout j 2f1;2;:::;Jg, x+e j x=y j 2L 0 .

On suppose aussi qu'on a des proprietes de symetrie entrale par rapport au

sommet x: e 0 =0 8j 2f1;2;:::;Jg; 9 (j)2f1;2;:::;Jg; e (j) = e j :

On ite i iquelques exemples de reseau regulier:

 Le modele D1Q3 modele monodimensionnel a 3 vitesses dis retes (i.e. J=2).

Les ve teurs e

j

sont donnes par : e 0 = (0;0);e 1 = (1;0);e 2 = ( 1;0), (voir Fig. 1).

2

0

1

x

Fig. 1.1{Reseau du modeleD1Q3

 LemodeleD2Q9 modelebidimensionnela 9vitesses dis retes (i.e. J =8).Les

ve teurs e j

sont donnespar (voirFig. 1.2) :

e 0 = (0;0); e 1;3 ;e 2;4 = (1;0);(0;1); e 5;6;7;8 = (1;1): (1.3)

0

1

3

6

2

5

4

8

7

x

x

(19)

18). Lesve teurs j

sont donnes par (voir Fig. 1.3) :

0 = (0;0;0); 1;2 ; 3;4 ; 5;6 = (1;0;0);(0;1;0);(0;0;1); 7;:::;10 ; 11;:::;14 ; 15;:::;18 = (1;1;0);(0;1;1);(1;0;1):

Fig. 1.3{ Reseaudu modeleD3Q19

Soit t>0 un pas de temps xe.On de nit une e helle de vitesse :



x

t

: (1.4)

On introduit alors lesvitesses dis retes de niespar :

v j

=e

j

; 0j J:

Ainsisixest unnuddu reseau,alorslepointx+tv j

est un nuddureseau:

x2L 0 =) x+tv j 2L 0 ; 8j =1;2;:::;J:

On note que l'ensemble V

x

des voisins du nud x ontient J +1 voisins : Les J

voisins dire ts asso iesaux vitesses v j

, 1j J etle nud x luim^eme asso ie



ala vitesse dis rete nullev 0

.

Le s hema de Boltzmann sur reseau

Le s hema de Boltzmann sur reseau de rit la distribution de parti ules f j (x i ;t) en x i de vitesse v j 

a l'instantt. En haque nud du reseau ondispose de J+1

(20)

deux etapes fondamentales : (1) Adve tion : transport des parti ules vers les

J +1 voisins, (2) Collision : redistribution des f j

dans haque nud. Ces deux



etapessont de ritespar l'equation suivante :

f j (x i +v j t;t+t)=f j (x i ;t)+ j (f)(x i ;t): (1.5) Soit x i 2L 0

un nud du reseau, ona alors la de nitionnaturelle de la masse ,

l'impulsionq et l'energie inetique e:

(x i ;t) = J X j=0 f j (x i ;t) (1.6) q (x i ;t)(x i ;t)u (x i ;t) = J X j=0 v j f j (x i ;t); 1 d; (1.7) e(x i ;t) = 1 2 J X j=0 jv j j 2 f j (x i ;t); (1.8) ou v j

sont les omposantes artesiennes des vitesses dis retes du reseau. On

in-troduit l'espa eve toriel V R

J+1

engendre par lesve teurs e j

;0j J.

Etape de ollision

Cette etape modelise le terme Id+ dans l'equation (1:5), elle est lo ale en

espa e. Il est ommode de de rire etteetape dans l'espa edes moments[dH92℄.

On introduit les moments m

k

omme etant des ombinaisons lineaires des f

j , soit: m k = J X j=0 M k;j f j ; 0k J; (1.9) ou (M k;j ) 0k;jJ

est une matri e dans M

J

(R). On distingue alors deux types de

moments :

 Les moments onserves : Le hoix du nombre des moments onserves va

determiner le nombre d'equations hydrodynamiques. Pour modeliser les

e oule-ments uidesouonad+1equationss alairesma ros opiques(l'equations alaire

de onservationdemasseetl'equationve toriellede onservationdevitesse),ona

besoin de d+1moments onserves. Onintroduitlesvariables onservesla masse

 etl'impulsionq.Ainsi ona   (x i ;t) = (x i ;t) q  (x i ;t) = q (x i ;t); 8 =1;2;:::;d;

oul'indi e  designe les quantites apres ollision.

Remarque 1 Ave d+1 moments onserves, on n'a pas d'equation

ma ros o-pique pour l'energie, qui n'est pas onservee. On parle alors de modele

(21)

thermiques[dH92℄).Dans le as duproblemed'adve tion-di usiond'unequantite

s alaire (e.g. equation de la haleur), o u ona une seule equation ma ros opique,

on a seulement un s alaire  qui est onserve au ours de l'etape de ollision.

On de nit le ve teurW ompose par les moments onserves :

W(x;t)=((x;t);q 1

(x;t);:::;q d

(x;t)): (1.10)

Pour 0k d, on prend lesm

k

identiques aux moments onserves :

m 0 ; m q ; 1 d:

Ainsilesd+1 lignes de la matri eM =(M

k;j ) 0k;jJ sont xees : M 0;j =1; M ;j =v j ; 0j J; 1 d: (1.11)

 Les moments non- onserves : On suppose que les moments non- onserves

relaxent lineairementvers leur valeur d'equilibre :

d dt (m k m eq k )+ 1  k (m k m eq k )=0; d+1k J; ou  k et m eq k

sont respe tivement le temps de relaxation et la valeur d'equilibre

du moment m

k

.Les moments al'equilibre m eq

k

;d+1k J sont fon tions des

moments onserves : m eq k  k (W);d+1kJ: (1.12)

Pour les moments onserves (i.e. k d),on a :

m eq k m k ; 0kd: (1.13)

Enutilisantle s hema d'Euler expli itepour l'evolution des m k par ollision, on trouve : m  k (x;t)=(1 s k )m k (x;t)+s k m eq k ; d+1k J; (1.14) ou s k  t  k

est le rapport entre le pas de temps t et le temps de relaxation

 k

.On remarquei iqu'on ala ondition naturellede stabilitedu s hema d'Euler

expli ite[St86℄ :

0t2

k :

On suppose alors queles taux de relaxationveri ent :

0<s k

2; d+1kJ:

On hoisit les momentsm

k

, sous la ontrainte que lamatri e M =(M

k;j )

0k;jJ

est inversible.Ainsionde nit l'espa edes momentsM en bije tionave l'espa e

V . M : V ! M f =(f 0 ;f 1 ;:::;f J ) 7! M(f)=M:f =m=(m 0 ;m 1 ;:::;m J );

(22)

Pour une valeur donnee des moments m k

, on peut al uler la distribution f

orrespondante : f j = J X k=0 (M 1 ) j;k m k ; 0j J; ou(M 1 j;k ) 0j;kJ M 1

est la matri einverse de lamatri e M.

Pour une distribution donnee f, on al ule les f 

apres ollision de la maniere

suivante: On passe a l'espa edes moments M :

m k = J X j=0 (M) k;j f j ;

ensuite onapplique (1:14),et nalementon revient a l'espa edes V :

f  j = J X k=0 (M 1 ) j;k m  k ; 0j J;

On de nit l'operateur de ollision par :

C : V ! V f =(f 0 ;f 1 ;:::;f J ) 7! C(f)=M 1 :C(M:f);

ou l'operateur C est de ni dans l'espa e M a valeur dans M par les expressions

(1:14), (1:12)et (1:13).

Etape d'adve tion

Cette etape de rit le depla ement des parti ules de vitesse v j du nud x i 2 L 0 vers lej eme voisin x i +v j t2L 0 . Ladensitef j (x i +v j t;t+t)est egale ala densite ollisionnee f  j (x i ;t) du nud x i autemps t : f j (x i +v j t;t+t)=f  j (x i ;t); 0j J: (1.16)

On peut interpreter le s hema de transport (1:16) omme un s hema de entre

amontpour l'equationd'adve tion :

f

t

+v

j

f =0; 0j J;

ave un nombre de Courant-Friedri hs-Lewy egal a l'unite.Il est lassique[St86℄

de voir que ette etapeest exa te.

Soit V f V K l'espa eve torielR (J+1) K

,onde nit alors l'operateurA

d'adve -tion : A : V f ! V f F 7! A(F); (1.17) ave F = (f j (x i ;t)) T (0jJ;1iK)

qui est un ve teur de V

f et A(F) = (f j (x i + v j  t ;t)) T .

(23)

Remarque 2 On ne pre ise pas pour l'instant les onditions limites au bord du

maillage.

Nousallons utiliserl'e riture suivante du s hema :

f j (x i ;t+t)=f  j (x i v j t;t); 0j J; (1.18)

quide oule de (1:16) etdu hangement de variable ex i =x i +v j t. 3 Equation equivalente

Les resultats de ette partie sont essentiellement dans les ontributions [Du07,

Du08℄.Les hemadeBoltzmannsur reseauestentierementde niparlesrelations

(1:18) (1:14), (1:12), (1:9) et le ve teur des moments onserves W. On dispose

alorsd'un grandnombre de parametres :la geometriedu maillageregulierL 0

de

pas d'espa e x, lepas de temps t,la matri edes moments M, le nombre des

moments onserves, lestaux s k

etles fon tionsd'equilibre k

.

On suppose pour lasuite que le uide est en evolution isotherme et qu'on a une

loide pression lineaire en  , 'est-a-dire une linearisationde la pression autour

d'unedensite de referen e :

p p 0 = 2 0 (  0 )+O((  0 ) 2 ); ou 0

est la vitesse du son. De plus on prend dans e qui suit une densite de

referen eegale a l'unitei. e.  0

1.

Pour lasuite on xe lemaillageL

0

(en parti ulier lesve teurs e j

), lamatri edes

momentsM, les parametres s

k

et lesfon tions

k

. On suppose quele rapport

de ni par (1:4)est onstant.Ainsi les hema de Boltzmann(1:18) depend

seule-ment du pas du temps t.

On derive alors formellement les equations aux derivees partielles asso iees au

s hemadeBoltzmannsurreseau,enutilisantlamethodedel'equationequivalente

[LP74,WH74℄.Cetteappro he est basee sur ledeveloppement deTayloren

fon -tiondelavariablereelletensupposantquelesfon tionsf j

sontassezregulieres.

On aalors les developpements asymptotiques suivants :

Proposition 1 Developpement a l'ordre zero.

Pourun s hemade Boltzmann sur reseau de ni par (1:18) et t petit on a :

f j =f eq j +O(t); 0j J; f  j =f eq j +O(t); 0j J; ave f eq j = P J k=0 (M 1 ) j;k m eq k et m eq k = k (W).

On introduit letenseur d'ordredeux :

F  J X j=0 v j v j f eq j ; 1 ; d: (1.19)

Pour alleger la notation, on pose  t   t ,    x et    x x . On fait le

(24)

Proposition 2 Equations d'Euler.

Dans le s hema de Boltzmann (1:18), les moments onserves veri ent a l'ordre

un en t, les equations de la onservationde lamasse et de l'impulsion :

 t + =d X =1  q = O(t); (1.20)  t q + =d X =1  F = O(t); 1 d: (1.21)

Ledeveloppemental'ordreunen tpourlesmomentsnon- onservesnousdonne

le lemmesuivant :

Lemme 3.1 Developpement des moments non- onserves.

On introduit le defaut de onservation  k :  k = t m eq k + j=J X j=0 M k;j v j  f eq j = j=J X j=0 M k;j ( t f eq j +v j  f eq j ) (1.22)

On a alors les proprietes suivantes :

m k = m eq k t s k  k +O(t 2 ); k d+1; (1.23) m  k = m eq k  1 s k 1  t k +O(t 2 ); k d+1: (1.24) On introduitle tenseur :  k  j=J X j=0 v j v j M 1  j k ;1 ; d;0k J; (1.25)

On developpe maintenant a l'ordre deux en t le s hema (1:18). En utilisant le

lemme pre edent 3.1, on a:

Proposition 3 Equation de Navier-Stokes.

Le s hema de Boltzmann (1:18) veri e a l'ordre deux en t les equations

sui-vantes :  t + =d X =1  q = O(t 2 ); (1.26)  t q + =d X =1  F t X dd+1  1 s k 1 2   k  k ! = O(t 2 ); (1.27) k

(25)

Con lusions

La proposition 3 montre que le s hema de Boltzmann sur reseau resout les

equations de type Navier-Stokes et que ette methode est d'ordre deux. Dans

l'equation(1:27)onades oeÆ ientsdetransport k proportionnelsat  1 s k 1 2  .

Al'aidedelamethode de l'equationequivalenteonretrouvelesm^emesequations

ma ros opiques qu'en utilisant la methode asymptotique de Chapman-Enskog

[CC70,dH92℄.

Un modele monodimensionnel a trois vitesses D1Q3

Onvadetaillerle as parti ulierdu s hema de Boltzmannsur reseauoud =1et

J =2.

Geometrie

Lereseaudu modelemonodimensionnel(i.e d =1)atrois vitesses, appeleD1Q3

dans la ommunaute du Boltzmann sur reseau, est la dis retisationd'une droite

par un pas regulier x>0 :

L 0

=(xZ):

Lessites voisins d'un nud donne x2L

0

sont d'une part x lui-m^eme etd'autre

part lesdeux sites voisins dire tsa droite eta gau he de x :

y 0 (x)=x; y 1 (x)=x+xe 1 ; et y 2 (x)=x+xe 2 : ave e 0 =0,e 1 =1 ete 2 = 1 (voir Fig.1:1).

Ladonnee d'un pas de temps t permet de de nir une e helle de vitesse :

 = x t : Aupointx i 2L 0

etal'instantt=nt(n2N),onatroisdensitesf 0 (x i ;t);f 1 (x i ;t) et f 2 (x i

;t) asso iees respe tivement aux vitesses v 0 = 0, v 1 = x t e 1 =  et v 2 = x t e 2

= . L'algorithme onsiste a al uler les f

j (x;t +t); 8x 2 L 0 ; 0  j  2, en fon tion des f j

(x;t). Au ours du pas du temps t,

l'al-gorithmese ompose des deux etapes: la ollision etl'adve tion.

 Etape de ollision : ette etape lo ale en espa e est de rite dans l'espa e des

momentspar(1:14).On adeux moments onserves :lamassem

0 = de nie par (1:6) etl'impulsionm 1 =q de nie par (1:7) :  = f 0 +f 1 +f 2 ; (1.28) q = f 1 f 2 ; (1.29)

d'ou W = (;q). On a besoin de de nir un troisieme moment m

2

non- onserve

(horsequilibre).Il est naturel d'introduire l'energie inetique m 2 =e de nie par 1:8 : e=  2 f 1 +  2 f 2 : (1.30)

(26)

L'evolution de l'energie est donnee par (1:14) : e  =e+s e (e eq e) ave e eq = 2 (W)et s e s 2 .

On remarque que les expressions des moments (1:28), (1:29) et (1:30), d

eter-minent la matri eM : M = 0 B  1 1 1 0   0  2 2  2 2 1 C A (1.31)

Ainsionaunetransformationde l'espa eV =R

3

desf vers l'espa edesmoments

M : m=M:f; ave m=(;q;e) t et f =(f 0 ;f 1 ;f 2 ) t :

Dans le as parti ulier ou la fon tion 2 (W)= 2 (;q)=  2 2  [Du07℄, ave un s alaire (i.e.e eq =  2 2

),l'operateurde ollision C est lineaire:

C : V ! V f 7! f  =M 1 CMf; (1.32) ouM 1

est la matri einverse de M donnee par :

M 1 = 0 B B B B B B B B  1 0 2  2 0 1 2 1  2 0 1 2 1  2 1 C C C C C C C C A (1.33)

et lamatri eC est donnee par :

0 B  1 0 0 0 1 0  2 2 s e 0 1 s e 1 C A (1.34)  Etaped'adve tion : f j (x i ;t+t)=f j (x i v j t;t); 0j 2:

C'est une etape de transport ave les trois vitesses dis retes v i

2 f0;; g.

L'algorithme D1Q3qui est la omposee de es deux etapes s'e rit :

f j (x i ;t+t)=f  j (x i v j t;t); 0j 2: (1.35)

(27)

Equations ma ros opiques

On onsidere dans ette partie le as parti ulier lineaire ou 2 (W)=  2 2 .

Proposition 4 Equations a l'ordre 1 (D1Q3).

Au premier ordre,la densite et l'impulsion sont solutions du systeme suivant :

8 > > > < > > > :  t + q x = O(t); q t + 2  x = O(t):

On de nit la vitesse du son 2 s

=

2 .

Preuve: Resultats dire ts du developpement general (1:20) et (1:21). 

Proposition 5 Equations de l'a oustique a l'ordre 2 (D1Q3).

A l'ordre 2, la densite et l'impulsion sont solutions des equationsde l'a oustique

di usive : 8 > > > < > > > :  t + q x = O(t 2 ); q t + 2 s  x x(1 )( 1 s 1 2 )  2 q x 2 = O(t 2 ):

On introduit lavis osite de volume  =x(1 )(

1

s 1

2 ).

Preuve: Le developpement (1:26) nous donne l'equation de la onservation de

lamasse. D'apreslaformule(1:27) ave d=1 etJ =2 ona :

 t q x + 2 s  x =t  1 s 1 2   xx 2  x  2 +O(t 2 ): (1.36) Or  xx 2 = 2 X j=0 v x j v x j (M 1 ) j 2 = 2 1  2 +( ) 2 1  2 =2 et  2 = t e eq + 2 X j=0 M 2 j v x j  x f j eq = t e eq +  2 2  x f eq 1 +  2 2 ( ) x f eq 2 = t e eq +  2 2  x q: On rempla e alors  2 et xx 2

dans (1:36) par leurs valeurs, onobtient :

 t q x + 2 s  x  = t  1 s 1 2  2( xt e eq +  2 2  xx q)+O(t 2 ) = t  1 s 1 2  2(  2 2  xt +  2 2  xx q)+O(t 2 ) = t  1 s 1 2   2 (  xx q+ xx q)+O(t 2 ) = t  1 1  (1 ) xx q+O(t 2 ):

(28)



Un modele bidimensionnel a neuf vitesses D2Q9

On va onsiderer le as parti ulier du s hema de Boltzmannsur reseau oud=2

et J =8 (i.e. modelea 9dis retes), appeleD2Q9 [dH92℄.

Geometrie

L'espa e est dis retise par un maillage arre de pas regulier x > 0 (voir Fig.

1:4) :

L 0

=f(xZ)(xZ)g:

DanslemodeleD2Q9,lesve teurs e

j

; 0j 8sontdonnespar(voirFig.1.2) :

Fig. 1.4{ Maillage du modeleD2Q9

e 0 = (0;0); e 1;3 ;e 2;4 = (1;0);(0;1); e 5;6;7;8 = (1;1): (1.37)

Les sites voisins d'un nud donne x 2 L

0

, sont les nuds y

j = x+xe j ; 0  j  8, (i.e le nud x = y 0

lui-m^eme ou les 8 voisins dire ts y j

;0 < j  8 du

nud x).

Soit t>0le pas de temps xe, onde nit alors l'e helle de vitesse :



x

t ;

ona ainsi les 9vitesses dis retes v j

e

j

; 0j 8.

Les moments onserves (i.e. al'equilibre):

Onatroismoments onservesm

0 (lamasse),q x m 1 (l'impulsionsuivantx) etq y m 2

(l'impulsionsuivanty),i.e.W =(;q x

;q y

).Enutilisantlesexpressions

(1:9) et(1:11), ona : m 0 = J X j=0 f j ; m = J X e j f j ; 1j 2;

(29)

oulese j

sont les omposantes artesiennes des ve teurs e j . On a don : q x m 1 =(f 1 f 3 +f 5 f 6 f 7 +f 8 ); q y m 2 =(f 2 f 4 +f 5 +f 6 f 7 f 8 ):

Lesmoments non- onserves :

Le hoixnatureldes momentsest de prendrelesmoyennesdes puissan es

su es-sives des omposantes de la vitesse :

L'energie inetique :  = 1 2 8 X j=0 jv j j 2 f j ;

Le arrede l'energie inetique :  = 8 X j=0 1 2 jv j j 2  2 f j ;

Flux d'energie inetique : ' = 8 X j=0 1 2 jv j j 2 v j f j ;

Momentstensoriels d'ordredeux : F

11 F 22 et F 12 ; ouF = P 8 j=0 v j v j f j ; 1 ; 2.

Pour que la matri e M de passage de l'espa e V vers l'espa e M des moments,

soitorthogonale, onva onstruire les moments suivants[LL00, Du07℄ qui seront

liesa lalistepre edente de moments, par le pro ede de Gram-S hmidt. On note

i iqu'on hoisit les moments m

k

;k3 homogenes af j

pour avoirdes quantites

fa ilesa manipuleralgebriquement.

Moment asso ie a l'energie inetique :

m 3 = 6  2  4 = 4f 0 (f 1 +f 2 +f 3 +f 4 )+2(f 5 +f 6 +f 7 +f 8 ) (1.38)

Moment asso ie au arrede l'energie inetique :

m 4 = 18  4  10 7 2 m 3 = 4f 0 2(f 1 +f 2 +f 3 +f 4 )+(f 5 +f 6 +f 7 +f 8 ) (1.39)

Moments d'ordretrois asso iesaux ux d'energie inetique ':

m 5 = 6  3 ' 1 5 q 1  = 2f 1 +2f 3 +f 5 f 6 f 7 +f 8 (1.40) m 6 = 6  3 ' 2 5 q 2  = 2f 2 +2f 4 +f 5 +f 6 f 7 f 8 ; (1.41) ou '

;1   2 sont les omposantes artesiennes du ux d'energie inetique

'. Moments tensoriels d'ordre deux :

m 7 = 1  2 (F 11 F 22 ) = f f +f f (1.42)

(30)

m 8 =  2 F 12 = f 5 f 6 +f 7 f 8 (1.43)

Ainsi la matri e M est entierement determinee a partir des relations (1:38),

(1:39),(1:40),(1:41),(1:42)et (1:43).On de nit alors la transformation:

M : V ! M f =(f 0 ;f 1 ;:::;f 8 ) 7! M(f)=M:f =m=(m 0 ;m 1 ;:::;m 8 ); (1.44)

ave M donnee par :

M = 0 B B B B B B B B B B B B  1 1 1 1 1 1 1 1 1 0  0  0     0 0  0      4 1 1 1 1 2 2 2 2 4 2 2 2 2 1 1 1 1 0 2 0 2 0 1 1 1 1 0 0 2 0 2 1 1 1 1 0 1 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1 1 1 1 C C C C C C C C C C C C A : (1.45)

L'inverse de la matri eM (1:45), s'e rit :

M 1 = 0 B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B B  1 9 0 0 4 36 4 36 0 0 0 0 1 9 1 6 0 1 36 2 36 2 12 0 1 4 0 1 9 0 1 6 1 36 2 36 0 2 12 1 4 0 1 9 1 6 0 1 36 2 36 2 12 0 1 4 0 1 9 0 1 6 1 36 2 36 0 2 12 1 4 0 1 9 1 6 1 6 2 36 1 36 1 12 1 12 0 1 4 1 9 1 6 1 6 2 36 1 36 1 12 1 12 0 1 4 1 9 1 6 1 6 2 36 1 36 1 12 1 12 0 1 4 1 9 1 6 1 6 2 36 1 36 1 12 1 12 0 1 4 1 C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C C A : (1.46)

Remarque 3 On peut onstruire les moments m

k

(31)

On sait que l'etape de ollision se traduit par une relaxation des moments non- onserves : m  k =(1 s k )m k +s k m eq k ; 3k 8; ave s k = t  k et m eq k = k

(W). Le hoix des fon tions

k

va determiner les

equationsma ros opiquesequivalenteset eluides s k

vareglerlestermesdi usifs

du s hema.

On hoisit alors les

k

, tels que le modele soit invariant par rapport au groupe

desymetriede l'ensembledesvitesses v j

etonserestreintau as ou esfon tions

k

; 3k 8sont des fon tionspolyn^omiales :

3 (W)  m eq 3 = 3 + 3  2 (q 2 x +q 2 y ); (1.47) 4 (W)  m eq 4 = 4 + 4  2 (q 2 x +q 2 y ); (1.48) 5 (W)  m eq 5 = 1  q x ; (1.49) 6 (W)  m eq 6 = 2  q y ; (1.50) 7 (W)  m eq 7 = 7  2 (q 2 x q 2 y ); (1.51) 8 (W)  m eq 8 = 8  2 q x q y : (1.52)

Remarque 4 Pour que le hoix des

3

soit symetrique, ilfaudrait prendre 1

=

2

dans (1:49) et (1:50). On a garde un e riture plus generale ar on fera plus

loinun modeleanisotrope.

Remarque 5 Le hoixdes

k

;k 3de ouledel'approximationpolyn^omiale des

di erentes moyennes ontinues des puissan es su essives de la vitesse lorsque

la distribution ontinue f(v) est une gaussienne. D'o u le hoix de m

eq

k

qui est

l'approximation polyn^omiale de laGaussienne dis rete.

Distribution d'equilibre

Soitf eq

j

;0j 8ladistributiond'equilibrethermodynamique.On introduitles

fon tionsG j ;0j 8 telles que : G j (W)=f eq j ;

ouW est le ve teur des variables onservees introduit en (1:10).

Proposition 6 Distribution d'equilibre.

Le hoix des moments d'equilibre m

eq

k

;3  k  8 donnes par les expressions

(1:47),(1:48),(1:49),(1:50),(1:51)et(1:52)determineladistributiond'equilibre

G j : G 0 (W)= 1+ 4 3 9  3 4 9 2 (q 2 x +q 2 y ) G 1 (W)= 4 3 2 4 + 1 1 q x 2 4 + 3 9 7 2 q 2 x 2 4 + 3 +9 7 2 q 2 y

(32)

G 2 (W) = 4 3 2 4 36 + 1 2 6 q y 2 4 + 3 +9 7 36 2 q 2 x 2 4 + 3 9 7 36 2 q 2 y G 3 (W) = 4 3 2 4 36  1 1 6 q x 2 4 + 3 9 7 36 2 q 2 x 2 4 + 3 +9 7 36 2 q 2 y G 4 (W) = 4 3 2 4 36  1 2 6 q y 2 4 + 3 +9 7 36 2 q 2 x 2 4 + 3 9 7 36 2 q 2 y G 5 (W) = 4+2 3 + 4 36 + 2+ 1 12 q x + 2+ 2 12 q y + 2 3 + 4 36 2 (q 2 x +q 2 y )+ 8 4 2 q x q y G 6 (W) = 4+2 3 + 4 36  2+ 1 12 q x + 2+ 2 12 q y + 2 3 + 4 36 2 (q 2 x +q 2 y ) 8 4 2 q x q y G 7 (W) = 4+2 3 + 4 36  2+ 1 12 q x 2+ 2 12 q y + 2 3 + 4 36 2 (q 2 x +q 2 y )+ 8 4 2 q x q y G 8 (W) = 4+2 3 + 4 36 + 2+ 1 12 q x 2+ 2 12 q y + 2 3 + 4 36 2 (q 2 x +q 2 y ) 8 4 2 q x q y

Preuve: Pourretrouverlesdistributionsd'equilibreilsuÆtde al ulerG j (W)= P 8 k=0 M j;k m eq k , ave les m eq k

donnes par les expressions (1:47), (1:48), (1:49),

(1:50), (1:51)et (1:52). 

Remarque 6 Tous les termes non lineaires dans les G

k

(W) sont divises par la

densite de referen e  0

=1.

Equation ma ros opique

Late hniquedel'equationequivalente(voirparagraphe3)nousdonnelesequations

ma ros opiques al'ordre un et deux en t.

Proposition 7 Equations equivalentes du modele D2Q9 a l'ordre un.

La densite et l'impulsionq veri entlesequationssuivantesa l'ordreun en t:

 t + x q x + y q y = O(t);  t q x +  2  4+ 3 6   x + + 3 +3 7 6  x q 2 x + 3 3 7 6  x q 2 y + 8  y (q x q y )=O(t);  t q y +  2  4+ 3 6   y + + 8  x (q x q y )+ 3 3 7 6  y q 2 x + 3 +3 7 6  y q 2 y =O(t); o u 3 , 3 , 7 et 8 sont de nisen (1:47), (1:51) et (1:52).

Preuve: L'equationde la onservation delamasse de oulede l'equation(1:20).

L'equation (1:21)nous donne :

 t q + =d X  F =O(t); 1 2;

(33)

orF = j=8 j=0 v j v j f eq j

.IlsuÆtalorsde al ulerF xx ,F xy ,F yx etF yy .Onutilise

la relationde l'energie inetique  = 1 2 (F xx +F yy

) ainsi que les relations(1:38),

(1:42)et (1:43)des moments m 3 , m 7 etm 8 , ontrouve : F xx =  2 6 (4+m eq 3 +3m eq 7 ); F xy =F yx = m eq 8 ; F yy =  2 6 (4+m eq 3 3m eq 7 ): Finalement on rempla e m eq 3 ;m eq 7 et m eq 8

par leur valeur donnee respe tivement

par (1:47),(1:51) et (1:52). 

Proposition 8 Equations equivalentes du modele D2Q9 a l'ordre deux.

La densite  et l'impulsion q veri ent les equations suivantes a l'ordre deux en

t :  t  +  x q x + y q y =O(t 2 ); (1.53)  t q x +  2  4+ 3 6   x + 3 +3 7 6  x q 2 x + 3 3 7 6  x q 2 y + 8  y (q x q y )= = t  1 s 3 1 2   2 6  (1+ 1 3 ) 2 x q x +(1+ 2 3 ) xy q y  + + t  1 s 7 1 2   2 2  1 1 3  2 x q x 1 2 3  xy q y  + + t  1 s 8 1 2   2  2+ 1 3  yx q y + 2+ 2 3  2 y q x  +O(t 2 ); (1.54)  t q y +  2  4+ 3 6   y + 8  x (q x q y )+ 3 3 7 6  y q 2 x + 3 +3 7 6  y q 2 y = = t  1 s 3 1 2   2 6  (1+ 1 3 ) yx q x +(1+ 2 3 ) 2 y q y  + + t  1 s 7 1 2   2 2  1 1 3  yx q x + 1 2 3  2 y q y  + + t  1 s 8 1 2   2  2+ 1 3  2 x q y + 2+ 2 3  xy q x  +O(t 2 ); (1.55) o u 3 , 3 , 1 , 2 , 7 et 8 sont de nisen (1:47), (1:49), (1:50), (1:51) et (1:52).

Preuve: L'equation de la onservation de la masse est le resultat dire t de

(1:26). Pour retrouver les deux equations de onservation d'impulsions, on

uti-lise l'equation (1:27), les resultats du developpement a l'ordre un et on al ule

les di erents oeÆ ients 

k

de nis par (1:25) et les defauts de onservation  k

donnes par (1:22). Ave la matri e M

1

donnee par l'expression (1:46), on a

 k =0 pour k =4;5;6et  3 =  2  1 0 0 1  ;

(34)

 7 =  2 1 0 0 1 ;  8 = 2  0 1 1 0  :

On al ulealorslesdefautsde onservation k

donnesparl'expression(1:22)pour

k =3, k =7 etk =8:  3 =  t m eq 3 + x (q x +m eq 5 )+ y (q y +m eq 6 ); onrempla e alors m eq 5 ,m eq 6

par leur valeur (1:49),(1:50) eten ne gardant que la

partie lineairede m eq 3 ,on obtient :  3 = 3  t +(1+ 1 ) x q x +(1+ 2 ) y q y +O(jq 2 j);

ord'apres l'equationde onservation de la masse onsaitque :

 t =  x q x  y q y +O(t); on on lut alors :  3 =(1+ 1 3 ) x q x +(1+ 2 3 ) y q y +O(jq 2 j): Pour  7 de ni par (1:22),on a:  7 = t m eq 7 + x ((f eq 1 f eq 3 ))+ y (( f eq 2 +f eq 4 )); or ((f eq 1 f eq 3 )) = 1 1 3 q x d'apres l'expression de G 1 et G 2 , de m^eme on a (( f eq 2 +f eq 4 )) = 1 2 3 q y d'apres l'expression de G 2 et G 4 . On a alors par linearisation:  7 = 1 1 3  x q x 1 2 3  y q y +O(jq 2 j):

Finalementpour le defautde onservation 

8 donnepar (1:22),on a  8 =  t m eq 8 + x  2 3 q y +  3 m eq 6  + y  2 3 q x +  3 m eq 5  ;

on obtient alors en utilisant les valeurs de m

eq

5

, m

eq

6

donnees par les expressions

(1:51), (1:52)et par linearisation:

 8 = 2+ 2 3  x q y + 2+ 1 3  y q x +O(jq 2 j): 

L'equation(1:53)montrequ'on ala onservationdelamasseaumoinsal'ordre

deux. Dans les equations (1:54), (1:55) on distingue trois types de termes : le

terme en 

x

dans l'equation(1:54) etleterme en  y

dans l'equation(1:55) ont

le m^eme oeÆ ient  2  4+ 3 6 

qui determine la vitesse du son. Ainsi le hoix

duparametre 3

xelavitesseduson s



q

4+ 3

6

.Lestermesde onve tionqui

sont en  x q 2 x ,  x q 2 y et y (q x q y ) dans l'equation (1:54) et en  y q 2 x ,  y q 2 y et  x (q x q y )

dans l'equation (1:55). Les termes di usifs qui sont en t

 1 s k 1 2   2 dans les

(35)

Equations de l'a oustique lineaire

Soit leprobleme a oustique ave di usion suivant :

8 < :  t p+ 2 0 divu = 0;  t u x + x p  x divu u x = 0;  t u y + y p  y divu u y = 0; (1.56)

qui onsiste a her her l'evolution des in onnues : p la pression du uide, u =

(u x

;u y

)la vitesse du uide. On suppose que le uide est en evolution isotherme,

'est-a-direon ala loide pressionsuivante :

p= 2 0 ; (1.57) ave 2 0

le arre de la eleritedes ondes sonoreset  ladensite du uide.

Danslesequations(1:56)onadeux termesvisqueux:  lavis ositede volumeet

lavis ositede isaillement.Onpeutde nirlavis ositelongitudinale  1

2

+,

(en deux dimensions) qui est plus pertinentepour lesondes a oustiques.

Pourmodeliserleprobleme(1:56)ave les hemadeBoltzmannD2Q9onlere rit

d'abordenfon tionde lamasseetdel'impulsionqenutilisant(1.57)etq=u:

8 < :  t + x q x + y q y = 0;  t q x + 2 0  x  ( 2 x q x + xy q y )   2 x q x + 2 y q x  = 0;  t q y + 2 0  y    yx q x + 2 y q y    2 x q y + 2 y q y  = 0: (1.58)

Proposition 9 S hema de Boltzmann pour l'a oustique.

Le s hema de Boltzmann D2Q9 ave m

eq 3 = 3 ; o u 3 = 6 2 0  2 4;m eq 5 = qx  ; m eq 6 = qy  ; m eq 7 =0;m eq 8 =0; s 3 =  1 2 6 3 2 t  1 ets 7 =s 8 = 1 2 + 3  2 t  1 ,

admet omme equation equivalente a l'ordre deux en t le probleme (1:58).

Preuve: Pourmodeliserleproblemed'a oustique(1:58)ave les hemade

Boltz-mann sur reseau D2Q9 on hoisit les di erents parametres (i.e. les valeurs des

momentsd'equilibreetlestauxderelaxation)pourquelesequationsequivalentes

d'ordre deux donnees par (1:53), (1:54) et (1:55) oin ident ave le probleme

(1:58).Ene et on hoisit 3 = 7 = 8

=0 pour annuler lestermes non lineaires

desequations (1:54) et(1:55). Pour avoir la vitesse du son 0 ,on her he 3 , tel que: 2 0 = 2 4+ 3 6 ; on hoisit alors 3 = 6 2 0  2 4.

Pour que lavis osite du modele soitisotrope onprend 1 = 2 = 1 et s 7 =s 8 .

On obtient alors ave e hoix une vis ositede volume

3  2 t 6  1 s 3 1 2  et une vis osite de isaillement  2 t 3  1 s 8 1 2  . Leparametre 3

etant xe par la vitesse

du son

0

, ilnous reste a xer s 3 ets 8 pour avoir:  = 3  2 t 6  1 s 3 1 2  ;  =  2 t 3  1 s 8 1 2  :

(36)

 On note i iqu'on n'a pas pre iseles valeurs de m eq 4 , s 4 , s 5 ets 6 ar ils

n'appa-raissentpas dansl'equationequivalented'ordredeux ent.Don es parametres

ne jouent pas de r^ole au moins a l'ordre deux, par ontre il faut les prendre de

telle maniere que le s hema soitstable (voir paragraphe5).

Equations de Navier-Stokes

Dans ette partie on va trouver un s hema de Boltzmann sur reseau D2Q9 qui

modelise leprobleme uidede Navier-Stokes suivant :

8 < :  t + x q x + y q y = 0;  t q x + x q 2 x + y (q x q y )+ 2 0  x  = ( 2 x q x + xy q y )+  2 x q x + 2 y q x  ;  t q y + x (q x q y )+ y q 2 y + 2 0  y  =   yx q x + 2 y q y  +  2 x q y + 2 y q y  : (1.59)

Proposition 10 S hema de Boltzmann pour Navier-Stokes.

Le s hema de Boltzmann D2Q9 ave m

eq 3 = 3 + 3  2 (q 2 x +q 2 y ); o u 3 = 6 2 0  2 4; m eq 5 = q x  ; m eq 6 = q y  ; m eq 7 = q 2 x q 2 y  2 ; m eq 8 = q x q y  2 ; s 3 =  1 2 6 3  2 t  1 et s 7 =s 8 = 1 2 + 3  2 t  1

, admet ommeequationequivalente a l'ordre deux en t

le probleme (1:59).

Preuve: On vapro ederpar identi ation ommedanslapreuvede la

proposi-tion 9.Lesequations de Navier-Stokes(1:59) presentent des termesnon lineaires

(i.ede onve tion)en plus par rapport auproblemede l'a oustique(1:58). Don

ongardelesm^emesvaleursduprobleme(1:58)pour 3 , 1 , 2 ,s 3 ,s 7 ets 8 .Pourles

termesnonlineaires,ilfautavoirlesm^emes oeÆ ientsdanslesequations(1:54),

(1:55) etles deuxequationsde onservation d'impulsiondu probleme (1:59).On

deduit alors : 3 +3 7 =6; 3 3 7 =0; 8 =1:

On resout le systeme en 3 et 7 , ontrouve 3 =3, 7 =1. 

Remarque 7 Dans e as, ladistribution d'equilibre de nie dans laproposition

6, est donnee par :

G j =f eq j =w j  + 3  (e j :q)+ 9 2 2 (e j :q) 3 2 2 jqj 2  ; o u w 0 = 4 9 , w 1 = w 2 = w 3 = w 4 = 1 9 et w 5 = w 6 = w 7 = w 8 = 1 36 . Cette

distribution orrespondaunedistribution lassiquedanslesmodelesdetypeBGK.

qui est une approximation de la Gaussiennedans le as BGK.

Remarque 8 Onnotei iquelesystemed'equationsequivalentes(1:59)modelise

un uide qui n'est pas in ompressible, ar les ondes a oustiques sont toujours

presentes.De plus lestermes nonlineaires desequations(1:59):  x (q x q y )+ y q 2 y et  x (q x q y )+ y q 2 y

(37)

Navier-4 Developpement asymptotique de Chapman{

Enskog

Pour obtenir les equations ma ros opiques on peut utiliser aussi le d

evelop-pement standard de Chapman-Enskog [FdH87℄ pour une perturbation d'ordre

,  etant le nombre de Knudsen [Ce88℄ Kn 

l

L

, le rapport entre le libre

par- ours moyen l (la longueur moyenne par ourue par la parti ule entre deux

ol-lisions su essives) et la longueur ara teristique L de l'e oulement du uide.

La methode de Chapman-Enskog onsiste a faire un developpement

asympto-tique formel des f

j

en  autour d'un etat d'equilibre f eq

j

. Ensuite on fait une

analysemultie helle pour retrouver lesequations ma ro opiques. On traite i ile

as simple du Chapman-Enskog dis ret pour le modele D2Q9 (1:5), de rit par

l'equation suivante: f j (x k +v j t;t+t)=f j (x k ;t) 8 X i=0 j;i [(f i (x k ;t) f eq i (x k ;t)℄; 0j 8: (1.60) Lamatri e ( ij ) 0i;j8

de rit l'etape de ollisiondans l'espa e V des f j

. En

uti-lisant ledeveloppement de Taylor ona :

f j (x k +v j t;t+t)=f j (x k ;t)+ + t  t f j (x k ;t)+v x j  x f j (x k ;t)+v y j  y f j (x k ;t)  + + (t) 2 2   2 t f j (x k ;t)+2 v x j  tx f j (x k ;t)+v y j  ty f j (x k ;t)  + + (v x j ) 2  xx f j (x k ;t)+(v y j ) 2  yy f j (x k ;t)+2v x j v y j  xy f j (x k ;t)  +O(t) 3

On rempla e le membre de gau he de l'egalite (1:60) par son developpement de

Taylor etonobtient : t  t f j (x k ;t)+v x j  x f j (x k ;t)+v y j  y f j (x k ;t)  + + (t) 2 2   2 t f j (x k ;t)+2 v x j  tx f j (x k ;t)+v y j  ty f j (x k ;t)  + +(v x j ) 2  xx f j (x k ;t)+(v y j ) 2  yy f j (x k ;t)+2v x j v y j  xy f j (x k ;t)  = = 8 X i=0 j;i [(f i (x k ;t) f eq i (x k ;t)℄: (1.61) On her he alors f j

sous laformed'un developpementasymptotique en  :

f j =f (0) j +f (1) j + 2 f (2) j +; (1.62) oulesf (n)

sontlesfon tionsdeChapmanetf

(0)

j

f

eq

j

(i.e.onfaitundeveloppement

autourd'un etat d'equilibre).On pose f (f 0 ;f 1 ;:::;f 8 )un ve teur de l'espa e V . L'equation (1:61)s'e rit : t( t f +V x  x f+V y  y f)+ (t) 2 2   2 t f +2(V x  tx f +V y  ty f)+ +(V ) 2  f+(V ) 2  f+2V V  f  = [f f eq ℄; (1.63)

(38)

ouV x =diag(v x 0 ;:::;v x 8 )etV y =diag(v y 0 ;:::;v y 8

)sontdesmatri esde M

9

(R). On

ree ritl'equation pre edente dans l'espa edes moments M a l'aidede lamatri e

M (i. e.m=M:f), onobtient: 8 > < > : t ( t m+S x  x m+S y  y m)+ (t) 2 2   2 t m+2(S x  tx m+S y  ty m)+ +(S x ) 2  xx m+(S y ) 2  yy m+2S x S y  xy m℄ = = MM 1 [m m eq ℄; (1.64) ouS =MV M 1

.Onfaitalorsledeveloppementde nipar(1:62)dansl'equation

(1:64), etonintroduit lesdeux e hellesde temps etl'e helle en espa esuivant :

 t =  t 1 + 2  t 2 ;  x =  x 0 : (1.65) On a alors a l'ordreun en  : t  t 1 m (0) +S x  x 0 m (0) +S y  y 0 m (0)  = MM 1 m (1) ; (1.66) et al'ordre deux en  ona: t  t 2 m (0) + t 1 m (1) +S x  x 0m (1) +S y  y 0m (1)  + + (t) 2 2   2 t1 m (0) +2 S x  t 1 x 0m (0) +S y  t 1 y 0m (0)  + +(S x ) 2  2 x 0 m (0) +(S y ) 2  2 y 0 m (0) +2S x S y  x 0 y 0m (0)  = = MM 1 m (2) ; (1.67)

oren utilisant (1:66),l'equation (1:67) devient :

t t2 m (0) + t  Id MM 1 2   t1 m (1) +S x  x 0 m (1) +S y  y 0 m (1)  = = MM 1 m (2) ; (1.68)

One ritalorslesequationsquide oulentdel'ordreundeChapman-Enskog(1:66)

(i. e.e rire les9 equations s alairesrevient a al uler S x m (0) etS y m (0) ):  t 1 + x 0q x + y 0q y =0; (1.69)  t 1 q x + 2  x 0  2 3 + 1 6 m (0) 3 + 1 2 m (0) 7  + 2  y 0m (0) 8 =0; (1.70)  t 1 q y + 2  x 0m (0) 8 + 2  y 0  2 3 + 1 6 m (0) 3 1 2 m (0) 7  =0; (1.71) t   t1 m (0) 3 + x 0  q x +m (0) 5  + y 0  q y +m (0) 6  = s 3 m (1) 3 ; (1.72) t   t 1 m (0) 4 + x 0m (0) 5 + y 0m (0) 6  = s 4 m (1) 4 ; (1.73) t   t1 m (0) 5 + x 0  1 3 (m (0) 3 +m (0) 4 ) m (0) 7  + y 0m (0) 8  = s 5 m (1) 5 ; (1.74) t   t1 m (0) 6 + x 0 m (0) 8 + y 0  1 3 (m (0) 3 +m (0) 4 )+m (0) 7  = s 6 m (1) 6 ; (1.75) t   t1 m (0) 7 + 1 3  x 0  q x m (0) 5  + 1 3  y 0  q y +m (0) 6   = s 7 m (1) 7 ; (1.76) t   t1 m (0) 8 + 1  x 0  2q y +m (0) 6  + 1  y 0  2q x +m (0) 5   = s 8 m (1) 8 : (1.77)

(39)

Remarque 9 Lien entre les fon tions de Chapman et les defauts de

onserva-tions : On note i i qu'on a la relation suivante entre les m

(1)

k

; 3  k  8 et les

defautsde onservation de nispar (1:22) :

 t2 m (0) k = s k t m (1) k + 1  2  k = 1  k m (1) k + 1  2  k :

Dem^emeone ritlestroispremieresequationsquide oulentdel'equationd'ordre

deux en  (1:68) de Chapman-Enskog,onobtient:

 t2 =0;  t2 q x +  2 6  1 s 3 2   x 0 m (1) 3 +  2 2  1 s 7 2   x 0 m (1) 7 + 2  1 s 8 2   y 0 m (1) 8 =0;  t 2 q y + 2  1 s 8 2   x 0m (1) 8 +  2 6  1 s 3 2   y 0m (1) 3  2 2  1 s 7 2   y 0m (1) 7 =0: On rempla e alors m (1) 3 , m (1) 7 et m (1) 8

par leur expression deduite des equations

(1:72),(1:76) et(1:77) dans lesequationspre edentes et onobtient:

 t2 q x t 2 6  1 s 3 1 2   x 0   t1 m (0) 3 + x 0  q x +m (0) 5  + y 0  q y +m (0) 6   t 2 2  1 s 7 1 2   x 0   t 1 m (0) 7 + 1 3  x 0  q x m (0) 5  + 1 3  y 0  q y +m (0) 6   t 2  1 s 8 1 2   y 0   t 1 m (0) 8 + 1 3  x 0  2q y +m (0) 6  + 1 3  y 0  2q x +m (0) 5   =0;  t 2 q y t 2  1 s 8 1 2   x 0   t 1 m (0) 8 + 1 3  x 0  2q y +m (0) 6  + 1 3  y 0  2q x +m (0) 5   t 2 6  1 s 3 1 2   y 0   t 1 m (0) 3 + x 0  q x +m (0) 5  + y 0  q y +m (0) 6   + t 2 2  1 s 7 1 2   y 0   t 1 m (0) 7 + 1 3  x 0  q x m (0) 5  + 1 3  y 0  q y +m (0) 6   =0:

On multiplie par  les equations (1:69), (1:70) et (1:71), et par  2

les equations

pre edentes.Onsommealorslesequationsuneauneetenutilisantle hangement

d'e helle donne par (1:65), onobtientlesequationsma ros opiques suivantes :

 t1 + 2  t2 + x 0 q x + y 0 q y = t + x q x + y q y =0;  t q x +  2  x  2 3 + 1 6 m (0) 3 + 1 2 m (0) 7  + 2  y 0m (0) 8 = = t 2 6  1 s 3 1 2   x   t 1 m (0) 3 + x  q x +m (0) 5  + y  q y +m (0) 6   + t 2 2  1 s 7 1 2   x   t1 m (0) 7 + 1 3  x  q x m (0) 5  + 1 3  y  q y +m (0) 6   + t 2  1 s 1 2   y   t1 m (0) 8 + 1 3  x  2q y +m (0) 6  + 1 3  y  2q x +m (0) 5   ;

(40)

 t q y +  2  x m (0) 8 + 2  y 2 3 + 1 6 m (0) 3 1 2 m (0) 7 = = t 2  1 s 8 1 2   x   t 1 m (0) 8 + 1 3  x  2q y +m (0) 6  + 1 3  y  2q x +m (0) 5   + t 2 6  1 s 3 1 2   y   t 1 m (0) 3 + x  q x +m (0) 5  + y  q y +m (0) 6  t 2 2  1 s 7 1 2   y   t 1 m (0) 7 + 1 3  x  q x m (0) 5  + 1 3  y  q y +m (0) 6   :

Sa hant que les m

(0)

k

= m

eq

k

, on prend alors les m^emes valeurs d'equilibre et les

m^emes oeÆ ients s

k

que dans la proposition 10 (i. e. m

eq 3 = 3  + 3  2 (q 2 x + q 2 y ); ou 3 = 6 2 0  2 4; m eq 5 = q x  ; m eq 6 = qy  ; m eq 7 = q 2 x q 2 y  2 ; m eq 8 = qxqy  2 ;s 3 =  1 2 6 3  2 t  1 et s 7 = s 8 = 1 2 + 3  2 t  1

,), on retrouve alors les equations de

Navier-Stokes (1:59). On note que  t1 m (0) 3 = 3  t  ar  t2

 = 0 et qu'il faut negliger les termes non

lineairesen q 2 .

 Dans la ommunaute Boltzmann sur reseau, les pas de temps t et d'espa e

x sont xes a l'unite (i. e. t = 1, x = 1). I i on a fait le developpement

dans le as general pour avoir les bonnes unites des oeÆ ients de transport et

de di usion et voir leur dependan e via lemaillage.

Enutilisantlamethodedel'equationequivalenteetledeveloppementde

Chapman-Enskog dis ret on retrouve les m^emes equations ma ros opiques a l'ordre deux

en t.

5 Equation de dispersion et stabilite du s hema

Dans ette partie on onsidere les solutions de type onde plane de frequen e !

et de ve teur d'onde k sous la forme: f

j (x;t) = j e i(!t k:x) ;0 j  J. Dans un

premiertempsonvaetudierles hema de BoltzmannD1Q3lineaire(i.e le as de

l'a oustique). Ensuite onetudie les hema D2Q9 lineaireet non lineaire.

Equation de dispersion

 Le as du s hema D1Q3 lineaire :

On onsidere le s hema D1Q3 introduit dans la se tion 2 et dont l'equation

d'evolution est donnee par (1:35) :

f j (x i ;t+t)=f  j (x i v j t;t); 0j 2: (1.78) ouf  j

est donne parl'operateurde ollisionC de ni par(1:32). Enutilisantalors

(41)

Proposition 11 Etape d'adve tion.

On se donne une solution f du s hemasous laforme f

i (x;t)= i e i(!t kx) , (i. e.

onde plane). L'operateur d'adve tion (2:6) s'e ritsous laforme matri ielle:

A diag(1;p;1=p); ave pe (ikx) ; de plus on a f(x;t+t) = Af  (x;t); (f 0 (x;t+t);f 1 (x;t+t);f 2 (x;+t)) t =  f  0 (x;t);pf  1 (x;t); 1 p f  2 (x;t)  t : Preuve: Soit x i =mx ett =nt, ona : f j (x i ;t) =f j (mx;nt)= j e i(!nt kmx) De m^eme on a: f  j (x i v j t;t) =f  j (mx v j t;nt) =e ike j x e i(!nt kmx)   j : (1.79)

On e rit alors l'etape d'adve tion f j (x i ;t+t)= f  j (x i v j t;t), on rempla e f  i (x j v i

t;t) en utilisant(1:79), ontrouve alors :

f j (x i ;t+t)=e ike j x f  j (x i ;t); 0j 2: 

Comme on est dans le as lineaire l'operateur de ollision s'e rit sous la forme

matri ielle(1:32), alors ondispose de l'e rituresuivantedu s hema :

Proposition 12 Matri e globale du s hema.

Pour les solutions de type onde plane f

j (x i ;t) =  j e i(!t kx) , l'equation d'

evo-lution de l'algorithme (1:35), s'e rit sous laforme :

f(x i ;t+t)=Gf(x i ;t); (1.80) ave G=A(M 1 CM)= 0 B B B B B B B B  1 s s(1 ) s(1 ) s 2 p  1 s(1 ) 2  p s(1 ) 2 p s 2 1 p s(1 ) 2 1 p  1 s(1 ) 2  1 p 1 C C C C C C C C A ;

lamatri ed'evolutionglobaledel'algorithmeD1Q3o uM, M 1

etCsontdonnees

par (1:31), (1:33) et (1:34).

Preuve: En utilisant(1:32) etlaproposition 11on a:

f(x i ;t+t)=A(M 1 CM)f(x i ;t):

(42)

Lamatri eGdependantdufa teurdephasep=e ikx

,onlanotealorsGG(p).

On introduitensuite le fa teur de temps

z e

i!t

; (1.81)

e i onduit a:

Proposition 13 Equation de dispersion.

Soit f une solution non triviale du s hemaD1Q3 de la forme :

f(mx;nt) =e

i(!nt kmx)

; (1.82)

ave m et n les numeros respe tifs d'espa e et de temps, ! et k la frequen e et le

ve teur d'onde. On a alors l'equation dispersion suivante :

det[G(p) zId℄=0; ave z =e

i!t

: (1.83)

Preuve: En rempla ant la solution f dans l'equation (1:95) par (1:82), on

ob-tient: zf(x i ;t)=Gf(x i ;t);

ouz est de ni par (1:81).

Pour quele s hema D1Q3admette une solutionnon trivialef, ilfaut que :

det[G(p) zId℄=0;

qui est l'equation de dispersion. 

Remarque 10 L'equation de dispersion nous donne une relation entre ! et k

via la relation entre z et p. Pour k xe (i. e. p xe) on a un probleme aux

valeurs propres. Les valeurs propres solutions de e probleme vont nous donner

l'expression des oeÆ ients de transport en fon tion du ve teur d'onde k, (voir

[LL00℄).

 Le as du s hema D2Q9 lineaire :

On onsidere les hema D2Q9 lineaire de ni dans lase tion 2 etdont l'equation

d'evolution est donnee par (1:18) :

f j (x i ;t+t)=f  j (x i v j t;t); 0j 8; (1.84)

qui modelise a l'ordre deux en t, le probleme de l'a oustique (1:58) ou les

mo-mentsd'equilibresontdonnespar:m eq 3 = 3 ,m eq 4 = 4 ,m eq 5 = qx  ,m eq 6 =q y , m eq 7 =m eq 8 =0et s 7 =s 8

. Ainsil'etapede ollisionest lineaire ets'e rit :

C : V ! V

 1

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