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Semaine du 12 au 18 mars 2022

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Semaine du 12 au 18 mars 2022

RESUME : En RDC, le président Tshisekedi, qui séjourne en Belgique pour soigner une hernie discale et non pas un problème cardiaque comme l’avait annoncé certains organes de presse (RDC_17), s’est déclaré déterminé à ramener la paix dans son pays : il se représentera bien pour un nouveau mandat aux élections de 2023 (RDC_14). Par ailleurs, alors que la tension s’accroit entre l’UDPS et les partisans de Moïse Katumbi, la session parlementaire s’est rouverte avec un agenda chargé, notamment pour ce qui regarde la problématique de ces futures élections (RDC_13) ainsi que la question du verrouillage de l’accès à la fonction présidentielle et l’impossibilité de déchoir un Congolais de sa nationalité ( RDC_11). Enfin, une soixantaine d’organisations congolaises et étrangères ont alerté jeudi sur la préparation d'élections « bâclées et chaotiques » prévues fin 2023, après avoir relevé des similitudes avec les précédents scrutins aux résultats contestés, organisés en 2011 et 2018 (RDC_14_1).

Sur le plan des relations extérieures, près d’une centaine d’entreprises belges se trouvent à Kinshasa dans le cadre d’une mission portant sur les opportunités d’investissements (RDC_18), tandis que plusieurs ambassadeurs congolais sont à Bruxelles pour une session de formation et d’échanges d’expériences à l’Institut Egmont qui est le centre de réflexion su service public fédéral des Affaires étrangères belges (RDC_19).

Du côté de l’opposition, le PPRD de Joseph Kabila exige la libération de son secrétaire permanent adjoint arrêté en décembre 2021 pour avoir agressé un collègue de son parti (RDC_12).

Dans le domaine de la sécurité, une attaque d’hommes armés a eu lieu à Butembo où les activités commerciales ont été paralysées par une journée

« ville morte » proclamée par la société civile locale (RDC_1) (RDC_3).

Toujours au Nord Kivu, plusieurs attaques meurtrières ont été perpétrées par le groupe armé ADF près de la frontière avec l’Ouganda et dans la région de Beni (RDC_2) (RDC_5) (RDC_6_1). Par contre, les leaders de plusieurs communautés ethniques du territoire de Masisi ont déclaré vouloir arrêter la lutte armée (RDC_4). Dans la province du Sud Kivu, on relèvera une attaque d’hommes armés non identifiés dans le territoire de Fizi (RDC_6).

Dans la province de l’Ituri, plusieurs attaques attribuées aux miliciens de la

CODECO ont eu lieu dans le territoire de Djugu (RDC_7) (RDC_9), tandis

que les miliciens de ADF et des FPIC sont accusés de dizaines de meurtres

dans les territoires d’Irumu et de Djugu (RDC_8) (RDC_10).

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Dans le domaine de la justice, la représentation extérieure du parti d’opposition Lamuka a saisi les principales organisations internationales des droits de l’homme pour dénoncer les « arrestations arbitraires, séquestrations et enlèvements » de certains de ses membres en RDC (RDC_15).

En matière économique, une délégation du FMI s’est rendue pour une semaine à Kinshasa : elle s’est félicitée des bonnes perspectives économiques de la RDC, notamment avec la reprise du secteur minier, tour en alertant les autorités congolaises sur l’envolée du prix de l’énergie (RDC_16)

Au Burundi, le Président de la République a reçu en audience à Gitega une délégation rwandaise de haut niveau conduite par le ministre en charge de la défense : les échanges ont porté sur la normalisation des relations entre les deux pays (BUR_1).

Au Rwanda, les réseaux sociaux et internet sont dans la ligne de mire du régime : Human Rights Watch dénonce à nouveau le harcèlement dont font l’objet des blogueurs et You tubeurs (RWA_1).

BURUNDI

Relations extérieures

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(BUR_1) RTNB – 15/3

Le Président de la République Évariste Ndayishimiye a reçu en audience mardi 15 mars 2022 à Gitega, une délégation rwandaise de haut niveau conduite par le ministre en charge de la défense.

Le porte-parole du Président de la République Evelyne Butoyi a fait savoir que la délégation était porteuse d'un message du Président de la République du Rwanda Paul Kagame au Président Évariste Ndayishimiye. Les échanges ont porté sur la normalisation des relations entre les deux pays, a ajouté le porte-parole du Chef de l’Etat.

Le Président de la République Évariste Ndayishimiye a aussi reçu en audience une délégation d’investisseurs américains opérant dans le secteur de l'énergie. Comme l'a indiqué le porte- parole du Président de la République Evelyne Butoyi, ces investisseurs souhaitent appuyer le Burundi dans sa politique d’électrification des villages.

RDC

Sécurité, Armée…

- Kivu

(RDC_1) Radio Okapi – 12/3

La position militaire des FARDC située au quartier Matembe, à la sortie ouest de la ville de Butembo (Nord-Kivu) a été la cible d’une attaque d’hommes armés la nuit de vendredi à ce samedi 12 mars.

Le commandant de la ville de Butembo, le colonel Mozebo Epape Masebi, indique que les militaires FARDC ont vite réagi à cette attaque, attribuée à des Maï-Maï non encore identifiés.

Aucune perte en vies humaines, ni des blessés n’ont été enregistrés à l'issue de ces échanges des tirs qui ont duré une trentaine des minutes.

Le colonel Mozebo qui évoque ce bilan, affirme que la situation est sous contrôle des FARDC, et que les dispositions sont déjà prises pour renforcer la sécurité dans cette partie de la commune Vulamba. Il appelle ainsi la population "au calme et à la dénonciation de l’ennemi".

(RDC_2) EFE - Belga – 13/3

Au moins 27 personnes ont été tuées, dans la nuit de vendredi à samedi, lors d'une attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), près de sa frontière avec l'Ouganda, ont rapporté samedi soir l'agence de presse espagnole Efe et le média congolais actualite.cd.

L'attaque s'est produite dans le village de Mambumembume, dans la province du Nord-Kivu.

"Cinq corps on a été retrouvé près de la rivière Samboko vers Kalalangwe et d'autres à Makakwa", explique Kinos Katuho, président de la société civile de Mamove, à actualite.cd.

Les victimes ont été tuées à la machette. "La population tente de fuir de toutes parts, car l'armée est absente de cette zone."

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Les rebelles ont incendié une dizaine de maisons et plusieurs personnes sont portées disparues, a ajouté M. Katuho, cité par Efe.

Lire aussi sous :

https://www.radiookapi.net/2022/03/13/actualite/securite/beni-27-civils-tues-dans-une- attaque-attribuee-aux-rebelles-adf

(RDC_3) Radio Okapi – 14/3

Les activités ont été partiellement paralysées lundi 14 mars dans la matinée de la ville de Butembo au Nord-Kivu. Les barricades ont été érigées dans certaines rues et avenues de la ville, renseigne des sources locales. Au centre-ville de Butembo, les magasins, galeries sont quasiment fermés pendant que quelques boutiques et officines pharmaceutiques ouvrent leurs portes. Les banques travaillent à guichet fermé.

La synergie locale des mouvements citoyens et groupes de pression avait appelé à une série des journées ville morte pour exiger la levée de la mesure portant instauration de l’état de siège dans cette province. La société civile appelle cependant les organisateurs des journée ville mortes à revoir leur mode de revendication. Son vice- président, Van Germain Katsiwa, soutient qu'en faisant ces campagnes, c'est la population qui en pâtit, car elle ne peut vaquer à ses occupations: « Nous amenons les gens à ne pas travailler, à dormir sans manger. Alors, je crois que les organisateurs de ces journées devraient revoir leur méthode d’appeler la population à les accompagner. On ne peut pas demander l’accompagnement de la population face à cette barbarie que les organisateurs ont mise en place».

Le commissaire supérieur principal, Polo Ngoma, commandant de la police à Butembo, a affirmé que la situation était sous contrôle. Il a appelé la population locale à vaquer librement à ses occupations, car ses éléments sont déployés sur terrain pour prévenir toute tentative de trouble de l’ordre public.

(RDC_4) Radio Okapi – 15/3

Les leaders des communautés Hunde, Hutu, Kumu, Batwa/Mbuti, Tembo et Tutsi du territoire de Masisi (Nord-Kivu) ont décidé d’abandonner la lutte armée et d’œuvrer pour la paix, la stabilité et le développement de leur entité. Ils ont remis leur acte d'engagement lundi 14 mars au gouverneur de la province.

L’un des leaders communautaires de Masisi et président chargé de la commission de suivi de cet accord, Thomas D’Aquin Mwiti, a indiqué que les problèmes du territoire de Masisi étaient pluriels. Il estime que le respect de l'engagement pris par les communautés pourrait ramener la paix: « Il y a des conflits fonciers, il y a le chômage accru, il y a les problèmes de ces concessions, les grands concessionnaires,. Dans le Masisi, avec la multiplicité des partis politiques, chaque famille veut avoir son parti politique. Ça conduit au tribalisme au sein du territoire. Si on arrive à y travailler sérieusement au niveau local, provincial et national, je pense la paix pourrait revenir dans le Masisi ».

Le gouvernement provincial a promis d'accompagner ces leaders dans la mise en œuvre de leur feuille de route. Le vice-gouverneur du Nord-Kivu, le commissaire divisionnaire Remy Ekuka Lipopo, promet toute l'aide dont auront besoin les acteurs communautaire: « Nous allons les

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accompagner dans tous les aspects possibles. Que ça soit au niveau matériel, que ça soit au niveau financier, que ça soit au niveau de la puissance publique ».

Cet acte d’engagement a été signé par 29 leaders communautaires vendredi 11 mars ; sous la houlette de la MONUSCO, à travers sa section des affaires civiles, et de la confédération helvétique.

(RDC_5) Radio Okapi – 16/3

Deux femmes ont été tuées dans une nouvelle attaque attribuée aux présumés rebelles Allied democratic forces (ADF) dans la nuit de mardi à ce mercredi 16 mars à Kisuhi, un village du groupement Banyangala dans le territoire de Beni. Hormis cette perte en vies humaines, les assaillants ont également incendié une dizaine des maisons.

Selon le coordonnateur de la Nouvelle société civile congolaise (NSCC) du secteur de Ruwenzori, cette situation a causé le déplacement des habitants de la région vers des milieux jugés sécurisés.

L’armée ne confirme pas encore cette attaque. Le porte-parole du secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord dit réunir toutes les informations à ce sujet avant de se prononcer.

(RDC_6) Radio Okapi – 16/3

Des hommes armés non identifiés ont enlevé six infirmières du centre de santé de Katalukulu, à 17 Kms a au Sud Est de la ville de Baraka, dans le groupement de Batombwe en territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Le président de la nouvelle société civile congolaise à Baraka, Jacques Abongolo, affirme que l’incident s’est produit la nuit du dimanche 13 vers 1h du matin.

Les malfrats sont entrés dans le centre de santé où ils ont enlevé les six victimes en vue d’une prétendue rançon. L’une des victimes a réussi à échapper aux ravisseurs et est revenue dans le village. Le chef du village confirme le fait et révèle que des mesures sont prises pour faire libérer les otages en toute sécurité.

(RDC_6_1) Radio Okapi – 17/3

Neuf personnes ont été tuées, dont six civils et trois rebelles ougandais des ADF, dans une nouvelle attaque attribuée aux rebelles ADF dans la nuit de mercredi à ce jeudi 17 mars en chefferie de Watalinga, dans le territoire de Beni (Nord-Kivu).

Le porte-parole du secteur opérationnel Sokola 1, le capitaine Anthony Mwalushayi, affirme que trois rebelles ADF ont été tués et un soldat est tombé sur le champ d’honneur, au cours des combats.

Certaines personnes sont portées disparues et des biens de la population pillés par les assaillants indique la société civile locale.

Une situation qui a causé un déplacement massif de la population vers des endroits supposés être sécurises.

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Le calme est revenu ce matin dans la région indique l’armée qui dit avoir envoyé des renforts militaires.

La société civile locale quant à elle, parle d’une désolation observée dans la population de Kamango.

- Ituri

(RDC_7) Radio Okapi – 13/3

Deux personnes, dont un chauffeur d'un camion-citerne, ont été tuées samedi 12 mars, dans une double attaque perpétrée au village de Matete et Nunua, sur la route numéro 27 dans la province de l’Ituri. Selon des sources sécuritaires, cinq autres personnes sont prises en otage, dans cette attaque attribuée aux présumés miliciens de CODECO.

Pour des sources sécuritaires, un chauffeur a été enlevé de son camion-citerne vers Jina et emmené en brousse où il a été tué samedi. Ils ont également emporté plusieurs biens et de l'argent.

Les usagers de la route numéro 27 déplorent le regain des violences de ce groupe armé avec comme conséquence la réduction du trafic sur plusieurs tronçons. A en croire ces usagers, au moins cinq cas d'incursions de Codeco sont enregistrés depuis vendredi dernier dans certaines entités en territoire de Djugu. Le trafic a été suspendu pendant plusieurs heures avant de reprendre dans la soirée.

Le même jour, un autre groupe de ces assaillants a attaqué la localité de Matete. Ils ont pris en otage cinq personnes qui ont été acheminées dans leur bastion à Besse. La société civile s'inquiète de leur sort, si elles sont vivantes ou mortes. Ces hommes armés ont pillé plusieurs boutiques dans cette localité de Matete. Un cultivateur a été tué dans son champ à Dheyo. Selon certains conducteurs, ces violences affectent gravement le trafic sur la route nationale et même de dessertes agricoles.

L'armée doit réduire la capacité de nuisance de ces miliciens en lançant des opérations musclées que de riposter chaque fois après les attaques de ces hors la loi, ajoutent-ils. Les FARDC n’ont pas encore réagi à cette information.

(RDC_8) AFP – 14/3

Une cinquantaine de civils ont été tués dans des attaques menées par des présumés rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) contre plusieurs villages dans la province troublée de l'Ituri, dans le nord-est de la RDCongo, a-t-on appris lundi de source locale.

"Quatre villages ont été attaqués par des rebelles ougandais de l'ADF" qui ont tué 19 personnes dimanche dans le territoire d'Irumu, a déclaré à l'AFP Christophe Munyanderu, coordonnateur de la Convention pour le respect des droits de l'homme en Ituri, une ONG locale. Il s'agit des villages "Carrière où on a perdu 8 civils, à Apakolu 4 civils, à Apamayaya 2 et à Kimautu on a 5 morts", a-t-il détaillé.

Lundi, les villages Apende et Ndimo ont aussi été la cible d'attaques des ADF qui y ont tué respectivement "18 et 15 civils. Au total, on comptabilise au moins 52 civils tués entre

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dimanche et ce lundi", a ajouté M. Munyanderu, indiquant qu'il s'agissait d'un bilan encore provisoire. "Ces rebelles ADF ont encore tué (...) Nous avons retrouvé 18 corps à Apende", a déclaré sous couvert d'anonymat à l'AFP un responsable militaire dans la région. "52 civils c'est trop nombreux, ça fait mal au cœur", a ajouté M. Munyanderu, estimant que "si toutes les alertes de la population civils étaient prises en considération, ces ADF n'auraient pas tué autant de monde".

Tous les villages attaqués sont situés dans la chefferie de Walese Vonkutu, une zone enclavée, à la frontière avec la province du Nord-Kivu.

(RDC_9) Radio Okapi – 14/3

Sept personnes ont été tuées dimanche 13 mars dans une invasion de la faction de la milice CODECO dénommée « Bon temple de Dieu », au village Matete à 7 kilomètres de Mongwalu centre, dans le territoire de Djugu (Ituri).

Des sources de sécurité rapportent qu'ils ont pillé plusieurs boutiques et pris en otage les sept personnes, avant de les tuer. Ces otages ont été conduits dans leur maquis où ils ont été tués dimanche dans l'après-midi. Ces hommes armés ont jeté les dépouilles de ces personnes qui ont été ensuite récupérées par des habitants.

Des sources locales indiquent que ce nouveau drame a excité la colère des communautés locales. Elles soutiennent que des centaines de personnes en chefferie de Banyari kilo sont victimes des atrocités de ce groupe armé depuis 2017.

Samedi 12 mars, un groupe de la milice CODECO a attaqué la localité de Matete. Les miliciens avaient pris en otage des personnes qui ont été acheminées dans leur bastion à Besse. La société civile s'inquiétait déjà de leur sort, ne sachant pas si elles sont vivantes ou mortes.

Certains notables de cette entité signalent que l'effectif des Forces armées de la RDC (FARDC) a été renforcé dans la zone, mais aucune opération militaire n'est lancée jusqu'à ce jour.

(RDC_10) Radio Okapi – 15/3

Neuf personnes ont été tuées entre lundi 14 et mardi 15 mars, à la suite des atrocités des groupes armés dans les territoires d’Irumu et celui Djugu, dans la province de l'Ituri. Parmi ces personnes figurent des femmes et des enfants qui pour la plupart ont été abattus à l’arme blanche, renseignent des sources locales.

Des miliciens ont multiplié des exactions contre des civils ces derniers jours, en pillant des biens des habitants lors de ces attaques.

Mardi 15 mars, une femme et quatre enfants ont été tués. Tous ont été tués lors d’une incursion des éléments de la milice FPIC à Murubia, à 43 kilomètres de Bunia dans le territoire d’Irumu.

Ces sources affirment que des hommes armés ont emporté plus de deux cents vaches. Ils ont également mis le feu sur des cases des habitants dont le nombre n’est pas encore connu.

Dans la chefferie de Bahema Boga, une incursion des ADF a été rapportée ce mardi matin dans le village Nyakabale. Le bilan provisoire dressé par les autorités locales fait état de deux personnes tuées, dont une femme de 40 ans.

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Dans le territoire de Djugu, c’est un négociant d’or qui a été abattu lundi par des miliciens de la CODECO, dans leur bastion de Makala, en chefferie de Banyari Kilo. Une autre personne a perdu la vie lundi dans une embuscade tendue par des éléments de la Codeco entre Jina et Pimbo, sur la route nationale numéro 27, en territoire de Djugu.

Selon des sources sur place, l’embuscade a été tendue à une voiture de transport en commun, avec à son bord des passagers, dont certains ont été blessés.

Par ailleurs, les corps de onze personnes tuées le week-end dernier par des rebelles d’ADF à Abakai, à 36 kilomètres de Komanda, ont été inhumés lundi.

Selon la société civile, cela fait suite à une attaque surprise le samedi 12 mars de leur village par ces rebelles.

Vie politique…

(RDC_11) RFI – 14/3

En RDC, la loi « Tshiani », que certains comparent à la notion d’«Ivoirité» qui a déclenché la crise en Côte d’Ivoire, est de nouveau proposée aux débats du Parlement. Son auteur, Noël Tshiani Mwadiamvita a écrit à l’Assemblée nationale pour proposer que ce texte puisse être examiné au cours de la session qui débute le mardi 15 mars. Sa proposition de loi vise le verrouillage de l’accès aux fonctions de président de la République et l’impossibilité de déchoir un Congolais d’origine de sa nationalité.

Présenté par le biais du député Nsingi Pululu Pitchou, ce texte connu sous le nom de « loi Tshiani » n’a pu être examiné lors de la session parlementaire précédente pour cause de calendrier trop chargé. Dont les sujets prioritaires ont été la mise en place notamment s’agissant de la Céni et du budget. Pour Tshiani, il est important d’empêcher un non Congolais de père et de mère d’arriver à la tête de l’État. Pour lui, c’est un risque pour le pays.

Le député Daniel Safu s’insurge contre des dispositions dangereuses proposées par Noel Tshiani. L’ancien journaliste insiste plutôt sur la construction d’un État-nation avec toutes ses composantes : « On ne peut devenir une nation qu’en associant tout le monde, explique le député d’Ensemble pour la République. On ne peut pas devenir une nation en excluant un nombre important de Congolais ayant la nationalité. »

(RDC_12) Radio Okapi – 15/3

Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) exige la libération sans condition de son secrétaire permanent adjoint Ferdinand Kambere, aux arrêts depuis décembre 2021. Il s’agit d’« un procès politique monté savamment par le pouvoir » en place utilisant une justice instrumentalisée à souhait, a déclaré le secrétaire permanent du PPRD, Ramazani Shadary, dans un communiqué publié lundi 14 mars.

Pour Ramazani Shadary, Ferdinand Kambere est victime de ses opinions politiques et surtout son appartenance au PPRD, parti de l’opposition, initié par l’ex-président Joseph Kabila.

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Arrêté le 20 décembre 2021, Ferdinand Kambere est détenu à la prison centrale de Makala pour coups et blessures sur Ardent Kambabi, un collègue de son parti.

Le plaignant ayant retiré sa plainte, le ministère public a décidé de le poursuivre en requalifiant l'infraction initiale en une tentative de meurtre présumé. Le 7 mars dernier, le ministère public a requis la peine capitale contre Ferdinand Kambere.

(RDC_13) RFI – 16/3

En RDC, la session parlementaire ordinaire du mois de mars a été ouverte ce mardi 15 mars 2022. Les parlementaires auront un agenda particulièrement chargé notamment avec les débats autour de différents textes sur l’organisation des élections. En dépit de ce programme fourni, ils veulent également mettre un accent particulier sur le contrôle de l’action gouvernementale particulièrement sur les suivis des recommandations adressées à l’exécutif national.

Dans son discours, Modeste Bahati Lukwebo, président du Sénat, a promis de suivre particulièrement l’exécution du budget 2022. Il a demandé au gouvernement de se pencher sur les mesures fiscales arrêtées afin d’atteindre les objectifs fixés dans la loi des finances 2022.

Cette recommandation intervient au moment où le Fonds monétaire international vient d’appeler le gouvernent congolais à la vigilance suite à l’impact éventuel de la crise ukrainienne sur l’économie congolaise. Modeste Bahati Lukwebo a insisté sur le respect de l’orthodoxie financière qui doit être, selon lui, de stricte application. Concernant la grève des enseignants, il a demandé au gouvernement de respecter les engagements pris envers les professeurs d’universités et les cadres scientifiques.

C’est également le même ton du côté de l’Assemblée nationale. Son président, Christophe Mboso, annoncé que son bureau veillera à la programmation systématique, chaque mercredi, des initiatives de contrôle jugées recevables. Au cours de la présente session, a-t-il promis, les députés procéderons, tant à travers les commissions concernées qu’en plénière, à l’évaluation sans complaisance de la mise en œuvre effective de toutes les recommandations par les membres du gouvernement, les régies financières et les structures étatiques concernées.

Christophe Mboso avait été précédemment critiqué par certains députés qui l’accusent d’être complaisant et de ménager l’actuel gouvernement.

Lire aussi sous :

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220317-rdc-tensions-croissantes-au-sein-de-l-union- sacr%C3%A9e-entre-partisans-de-katumbi-et-de-tshisekedi

(RDC_14) Belga – 17/3

Le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo s'est dit "déterminé à ramener la paix" en République démocratique du Congo (RDC), un pays en proie depuis plus de 25 ans à des violences qui ont sans doute fait des millions de morts, tout en confirmant, dans une interview publiée jeudi par le journal 'Le Soir', qu'il souhaite briguer un second mandat.

"Résoudre les problèmes sécuritaires, c'est mon obsession et je suis déterminé à ramener la paix. C'est pour cela que j'ai voulu +mutualiser+ les opérations et impliquer les pays voisins (principalement l'Ouganda et le Rwanda, ndlr), ce qui nous a amenés à lancer des opérations!

avec l'armée ougandaise contre les ADF (Allied Democratic Forces, des rebelles qui sévissent dans la province de l'Ituri, dans le nord-est de la RDC)", affirme-t-il. "Pour les (groupes armés)

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nationaux, le processus de désarmement a commencé et nous allons avoir une grande réunion avec tous nos partenaires pour booster ce désarmement", ajoute M. Tshisekedi, qui a regagné Kinshasa mercredi soir après un séjour privé d'une dizaine de jours en Belgique pour soigner une hernie discale.

Évoquant la présence des groupes armés étrangers sur le sol congolais, le président affirme

"essayer de régler cette question à la fois de manière bilatérale et sur le plan régional".

"Il y a, par exemple, les groupes armés des Red Tabara qui combattent le régime burundais, les FDLR (la rébellion hutu rwandaise des Forces démocratiques pour la Libération du Rwanda, ndlr) qui veulent déstabiliser le Rwanda, tout cela depuis le sol congolais? Nous ne pouvons accepter cela. Je rencontrerai prochainement le président (Paul) Kagame en Jordanie et, en avril, je me rendrai au Burundi pour rencontrer le président (Évariste) Ndayishimyie. Je veux faire de cette région de l'Est un havre de paix et de développement, elle a tous les atouts pour cela", indique-t-il.

Interrogé sur la campagne en vue des élections générales (présidentielle, législatives et provinciales) censées se tenir en décembre 2023), il dresse un bilan qu'il présente comme positif de sa rupture avec le camp de son prédécesseur, Joseph Kabila Kabange.

"J'aborde cette période avec beaucoup de sérénité. Je crois que les Congolais ont encore envie de voir du Félix Tshisekedi parce que nous avons commencé cette mandature avec une coalition, celle du FCC (Front Commun pour le Congo) dirigée par mon prédécesseur et durant deux ans les choses se sont plutôt mal passées. Voici presque un an, nous avons dû créer une nouvelle majorité qui se met maintenant à dérouler son programme", souligne le chef de l'État congolais. "Je veux tenir les délais (fixés pour les élections) pour que les gens croient en moi et que j'aie l'occasion de rempiler", poursuit-il. "Nous faisons tout ce que nous pouvons pour que les élections se tiennent dans les délais mais pour cela nous aurons besoin de l'accompagnement de la communauté internationale. Je veux tenir les délais pour que les gens croient en moi et que j'aie l'occasion de rempiler. Car jusqu'à présent je n'ai pas eu beaucoup de temps?", affirme le président.

M. Tshisekedi a déjà annoncé qu'il briguerait un second mandat. Il avait été proclamé vainqueur de la présidentielle contestée du 30 décembre 2018, alors que les législatives avaient donné une majorité parlementaire aux forces politiques acquises à M. Kabila. Ce n'est qu'en décembre 2020 qu'il a rompu avec le camp kabiliste en créant une "Union sacrée de la Nation" (UNS), une nouvelle majorité pro-Tshisekedi. Il explique enfin la raison de son séjour en Belgique, qui a donné lieu à de nombreuses rumeurs sur son état de santé.

"Je suis venu soigner une hernie discale et le professeur (des Cliniques universitaires St-Luc à Bruxelles Christian) Raftopoulos m'a requinqué (...). Un disque entre les vertèbres avait été compressé ainsi qu'un nerf, provoquant une forte douleur dans le bras. Il ne s'agissait donc pas, comme on a pu le dire, d'un problème cardiaque, mais cette douleur, très invalidante, est survenue au moment où il y avait une forte activité diplomatique à Kinshasa (...). Le report de la visite du roi Philippe, empêché de quitter son pays à cause de la guerre en Ukraine, m'a permis de venir me faire soigner en Belgique et j'espère voir le souverain prochainement. On s'est parlé téléphone", a-t-il dit.

(RDC_14_1) AFP – Belga – 17/3

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Soixante-deux organisations congolaises et étrangères ont alerté jeudi sur la préparation en République démocratique du Congo (RDC) d'élections "bâclées et chaotiques" prévues fin 2023, après avoir relevé des similitudes avec les précédents scrutins aux résultats contestés, organisés en 2011 et 2018.

"La préparation des élections accuse déjà un retard de douze mois. Or, il faut mille jours pour organiser des élections transparentes, inclusives, libres et crédibles en respectant le délai constitutionnel", a expliqué Jérôme Bonso, de la Ligue nationale pour des élections! libres et transparentes (Linelit) au cours d'une conférence de presse à Kinshasa.

"Nous alertons maintenant, parce que de tout ce qui se fait dans les préparatifs, on perçoit des signaux clairs qui démontrent que les élections en préparation risquent d'être bâclées et chaotiques comme celles organisées en 2011 et 2018", a affirmé un des responsables du mouvement citoyen Filimbi (sifflet en swahili), Floribert Anzuluni..

"Nous déclarons ensemble (avec les ONG congolaises) que les prochaines élections en 2023 doivent se dérouler d'une autre manière. Mais, après analyse du processus de préparation, "nous avons peur", a pour sa part déclaré un ancien responsable de l'agence américaine USAID en RDC, Tony Gambino,

Dans une déclaration commune, les 62 ONG ont invité le gouvernement congolais et la communauté internationale à veiller "dès maintenant à ce que les prochaines élections soient véritablement libres, inclusives, transparentes et démocratiques et que personne ne puisse travestir les résultats sortis des urnes".

Les dirigeants de la commission électorale nationale indépendante (Céni), contestés par les églises catholique et protestantes, ont accusé le gouvernement de ne pas libérer les fonds pour des opérations pré-électorales alors que le ministre congolais des Finances, Nicolas Kazadi, a affirmé avoir déjà versé plus d'une vingtaine de millions de dollars à la Céni.

En 2011 et en 2018, la société civile, principalement l'église catholique, ainsi que des partenaires étrangers de la RDC, avaient remis en cause les résultats publiés par la Céni et avalisés par la cour constitutionnelle.

Malgré des irrégularités constatées, la communauté internationale a laissé faire, a regretté un porte-parole du collectif d'ONG "Le Congo n'est pas à vendre" (CNPAV), Jean-Claude Mputu.

L'organisation américaine The Sentry, qui suit le processus, va proposer des sanctions individuelles contre des personnes qui entravent le bon déroulement des préparatifs des élections, a indiqué sa directrice, Justyna Gudzowska.

Justice, Droits de l’homme…

(RDC_15) Radio Okapi – 15/3

La représentation extérieure de Lamuka a saisi les organisations internationales des droits de l’homme ; à savoir : Amnesty International, Human Wright Watch et FIDH en France, pour dénoncer les « arrestations arbitraires, séquestrations et enlèvements » de certains de ses membres en RDC. Le porte-parole de cette plateforme de l’opposition en Europe, Albert Mukulubundu, l’a annoncé mardi 15 mars à Radio Okapi. Selon Albert Mukulubundu, Lamuka

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mène cette démarche après un constat d’échec dans les démarches auprès des instances judiciaires en République démocratique du Congo.

« L’arrestation suivie de l’emprisonnement à dix ans ferme de nos dix camardes suite à une soi- disant agression d’un député de l’Union Sacrée, visiblement montée de toute pièce, l’assassinat de notre jeune camarde Ndola Nzazi, l’enlèvement du camarde Luc Mulopwe et l’arrestation du camarde Luc Malembe en Ituri. Tous ces faits prouvent à suffisance que nous sommes en face d’un régime dictatorial », a-t-il affirmé.

Lamuka dénonce ces pratiques et exige la libération de tous ses militants qui sont actuellement emprisonnés par le régime en place.

Économie, Finances…

(RDC_16) RFI – 12/3

Le Fonds monétaire international (FMI) a achevé il y a trois jours une mission d’une semaine à Kinshasa. Elle s'est réjoui des perspectives économiques du pays. Cette année, la croissance du PIB est estimée à 5,7%. Une hausse due entre autres à une reprise dans le secteur minier, ralenti pendant la crise sanitaire mondiale. Cependant, les experts du FMI alertent sur une probable baisse de l'activité économique, cette fois en raison de l'envolée des prix de l'énergie.

Parmi les risques, le FMI cite la hausse des prix mondiaux des denrées alimentaires et de l'énergie en raison de la crise du conflit en Ukraine. Il y a aussi la volatilité des prix des minéraux qui pourrait occasionner une inflation. La situation du pétrole également inquiète particulièrement. Les cours sur le marché international s’envolent et l'impact pourrait être ressenti jusqu’en RDC.

Généralement, le prix à la pompe est fixé après des négociations entre pétroliers et autorités nationales. Et s'il y a un manque à gagner auprès des entreprises pétrolières, c’est le gouvernement qui comble ce déficit par des subventions.

Cette question a donc fait l'objet de discussions entre les autorités congolaises et la mission du FMI à Kinshasa. Les experts de l'institution de Bretton Woods craignent de voir ces subventions peser sur le budget national au détriment d’autres dépenses d'ordre social. Ainsi, le FMI a appelé à la transparence dans la fixation des prix du carburant et à surveiller de près l'impact de ces subventions sur le budget.

Du côté du gouvernement, on annonce que des mesures internes vont être prises en urgence pour contrôler l’impact de cette éventuelle hausse.

Relations extérieures (RDC_17) Belga – 11/3

Le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo séjourne en Belgique pour se faire soigner d'une hernie discale et "se porte bien", a annoncé vendredi la présidence de la République démocratique du Congo (RDC), alors que sa famille et le porte-parole du gouvernement ont démenti qu'il ait subi une opération à cœur ouvert.

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"Le président de la République séjourne actuellement en Belgique où il est venu se faire soigner d'une hernie discale. Le Chef de l'État en a profité pour réaliser son check-up médical annuel et il se porte bien", a indiqué la présidence sur Twitter, cinq jours après l'arrivée de M. Tshisekedi à Bruxelles. "Après quelques jours de repos en famille et des visites privées, le président de la République va regagner Kinshasa très prochainement", a ajouté la présidence, qui a également publié des photos montrant M. Tshisekedi aux côtés du chef du service de neurochirurgie des Cliniques universitaires St-Luc à Bruxelles, le professeur Christian Raftopoulos, et de ses deux médecins personnels, les Drs Christian Nsimba et Patrick Badibanga, ainsi que de l'infirmière du président, Sylvie Bauna Loumpangou.

Jeudi déjà, le ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya Katembwe, avait dénoncé ce qu'il a qualifié de "fake news" un article de la Libre Afrique évoquant une opération à cœur ouvert.

"La salubrité médiatique dont parle le PR (président de la République, ndlr) va aussi concerner la presse étrangère qui suit notre actualité pour y extirper certains journalistes propagateurs de fake news. Nous allons nous y pencher. Le président se porte bien et n'a pas été opéré du cœur", avait ajouté M. Muyaya, qui est également porte-parole du gouvernement de Kinshasa.

Lire aussi sous :

https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220312-rdc-f%C3%A9lix-tshisekedi-assure-n-avoir-subi- aucune-op%C3%A9ration-chirurgicale

(RDC_18) Radio Okapi – 13/3

Au moins nonante entreprises belges seront en mission économique à Kinshasa du 19 au 25 mars. L’annonce a été faite par la conseillère économique et commerciale à l’ambassade de Belgique en RDC, Laurence Heyblom, à l’issue de la rencontre avec le président du Sénat Modeste Bahati Lukwebo, le vendredi 11 mars.

Cette mission permettra aux entreprises belges de découvrir les différentes opportunités d’investissement qu'offre la République Démocratique du Congo dans plusieurs domaines, notamment dans le secteur de la construction, l’énergie, l’eau et l’électricité. Cette mission est organisée sous le thème : « Plan industriel de la RDC, quels besoins de la RDC, quelles opportunités pour les sociétés belges ».

« Le président du Sénat a réitéré le vœu de voir les entreprises belges revenir au Congo où leur présence se fait de plus en plus rare. Des rencontres d’affaires et des B2B entre les entrepreneurs congolais et belges sont également prévues au calendrier de cette mission économique, commerciale », indique la cellule de communication du Sénat.

Cette initiative qui a une dimension politique permettra aussi à la ville de Kinshasa et celle de Bruxelles de nouer des relations de coopération.

Lire aussi sous :

https://afrique.lalibre.be/68906/bruxelles-une-mission-politique-a-kinshasa-des-entreprises- pour-retisser-des-liens/

(RDC_19) Belga – 14/3

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Sept ambassadeurs congolais, ainsi que le représentant permanent de la République démocratique du Congo (RDC) à Genève, ont entamé lundi une semaine de formation et d'échange d'expériences auprès de l'Institut Egmont, le centre de réflexion du Service public fédéral (SPF) Affaires étrangères à Bruxelles, a annoncé son directeur général, Hugues Chantry.

Cette semaine s'adresse à des personnes expérimentées, mais qui exercent pour la première fois la fonction d'ambassadeur, après leur désignation par le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Parmi eux figure, selon des sources congolaises, le nouvel "ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RDC auprès du Royaume de Belgique", Christian Ndongala Nkuku, désigné en octobre dernier mais qui a pris ses fonctions plus récemment, après avoir présenté ses lettres de créances au roi Philippe le 9 février.

Durant cette semaine, les nouveaux ambassadeurs se verront expliquer des "compétences techniques", comme la prise de parole en public, a précisé M. Chantry à l'agence Belga. Selon lui, cette initiative cadre aussi avec la "redynamisation des relations bilatérales" belgo- congolaises décidée lors de la visite officielle que M. Tshisekedi avait effectuée en Belgique en septembre 2019 - et qui avait clos une longue crise diplomatique entre Bruxelles et Kinshasa du temps de son prédécesseur, Joseph Kabila Kabange.

L'Institut Egmont, aussi dénommé Institut royal des Relations internationales (IRRI), est un

"think tank" indépendant basé à Bruxelles, dont les travaux de recherche interdisciplinaires sont

"conduits dans un esprit de totale liberté académique", selon son site internet. Depuis 2014, il fournit aussi, grâce à un appui de l'agence belge de développement Enabel, des conseils à l'École nationale d'Administration (ENA) de Kinshasa, qui forme les hauts fonctionnaires congolais, a rappelé M. Chantry.

Outre M. Ndongala, les autres ambassadeurs concernés par la formation sur la prise de fonction de la direction d'un poste diplomatique sont le représentant de la RDC auprès des institutions internationales basées à Genève, Paul Empole Efambe, et les ambassadeurs Fidèle Mulaja Binene (Afrique du Sud), Gilbert Naiya Nabina (Côte d'Ivoire), John Nyakeru - le beau-frère du chef de l'État (Kenya), Marie-Helène Mathey Boo (États-Unis), Isabel Machik Tshombe - la fille de l'ancien Premier ministre Moïse Tshombe - (France) et Ivan Vangu Ngimbi (Russie).

RWANDA

Justice, Droits de l’homme…

(RWA_1) RFI – 16/3

Au Rwanda, internet et les réseaux sociaux sont désormais dans la ligne de mire des autorités.

Dans son dernier rapport, publié aujourd’hui ce mercredi 16 mars 2022, l’organisation Human Rights Watch dénonce à nouveau le harcèlement dont font l’objet les blogueurs et les youtubeurs.

Après la presse écrite, la presse audio, c'est désormais internet qui est la cible des autorités rwandaises. Depuis deux ans, près d'une dizaine de journalistes, commentateurs, ou simples blogueurs ont été arrêtés et condamnés. À l'instar d'Ivonne Idamange, condamnée à 15 ans de

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prison pour avoir critiqué le gouvernement sur sa chaine YouTube, qui rassemble près de 19 000 abonnés, explique Lewis Mudge de Human Rights Watch.

« Ivonne Idamange a commencé à faire des commentaires sur YouTube contre les restrictions liées au Covid-19. Elle a dit des choses contre le président actuel, le président Kagame. Elle a même insinué que le président était mort. Elle a dit des choses qui sont considérées comme étant trop sensibles, mais pas des choses illégales. Elle a été déclarée coupable de crimes, comme celui de rébellion contre les autorités de l’État, ou d’incitation à se révolter contre l’État.

»

Le plus inquiétants poursuit le chercheur, c'est la réaction disproportionnée des autorités, pour des reportages ou des discussions qui ne sont pas toujours politiques. Comme la condamnation à sept ans de prison du blogueur Dieudonné Niyonsega, connu sous le nom de Cyuma Hassan;

pour avoir enfreint les règles du confinement et utilisé une fausse carte de presse lors d'un reportage.

Des peines lourdes d'ordinaires infligées à ceux qui sont considérés comme menaçants la sécurité de l'État. Pour HRW, il s'agit de poursuites abusives qui violent la liberté d'expression.

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