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Autour de Seignelay Colbert de Castlehill Entre Écosse et Rouergue
Le 25 juin 1789, cinq jours après le serment du jeu de Paume, qui marque la fin de l’Ancien Régime, l’évêque de Rodez, Seignelay Colbert de Castlehill, un des rares prélats à avoir accepté l’idée de délibérations communes des représentants des trois ordres, fut porté en triomphe dans les rues de Versailles par la population . Ce même prélat qui avait présidé l’éphémère Assemblée provinciale de la Haute‐Guyenne mis en place à titre expérimental dans le cadre d’un programme réformateur par Necker, émigra à Londres après avoir refusé, en 1791, contrairement à Loménie de Brienne dont il avait été durant dix‐huit ans un des vicaires généraux à Toulouse, le serment constitutionnel. Dix ans plus tard, il s’opposa au concordat du 8 avril 1802 entre Napoléon et Pie VII et prit la tête, jusqu’à sa mort en 1813, de la Petite Église, bien implantée dans son diocèse rouergat.
Cette rupture, tant avec la Révolution française qu’avec l’église catholique, a suscité
l’incompréhension, et les jugements des historiens catholiques n’ont guère été tendres à son égard tandis qu’à l’autre extrémité du spectre on a oublié ce prélat mystérieux et atypique.
Quelques notices du 19e ont rappelé de façon plus ou moins lacunaire son parcours et la société des gens de lettres de l’Aveyron a soutenu les travaux d’un de ses membres, Victor Advielle qui a esquissé une biographie de Colbert de Castle Hill.
Au milieu des années 1980, Andrew Moore, étudiant en histoire de l’université de Bristol a entrepris sous la direction de William Doyle, une étude de Colbert sur la base des archives départementales, diocésaines et de la société des gens de lettres. Son mémoire qu’il avait eu le souci de traduire en français a été égaré et la version anglaise oubliée à la bibliothèque universitaire de Bristol. Philippe Massot dans une thèse d’histoire moderne consacrée à la visite de l’économiste Adam Smith à Toulouse s’est intéressé à Colbert qui fut le guide de Smith dans le Sud‐Ouest et mis l’accent sur les liens qu’il avait conservés avec le monde britannique. Bernard Fixes a étudié en les activités pastorales de Seignelay et plus
récemment Gautier Louyriac, master de l’université jean Jaurès, a consacré son mémoire à son administration du diocèse de Rodez.
De toutes ces recherches se dégage une figure beaucoup plus complexe que celle retenue par les dictionnaires biographiques. Il conviendra de confronter ces différentes approches pour dessiner enfin le portrait que mérite ce personnage extraordinaire du 18e siècle.
C’est pourquoi nous organisons à l’automne 2020 un colloque réunissant les chercheurs intéressés pour restituer le cadre de la fin du 18e siècle en Ecosse et dans le Rouergue et examiner la vie de l’évêque en Ecosse, à Paris, Toulouse, le Rouergue, durant les années
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révolutionnaires à Versailles, à Paris puis en exil, qui dans son cas n’est qu’un retour en Grande‐Bretagne..
La manifestation se déroulera à Toulouse et/ou à Rodez. Les actes fourniront les matériaux d’une véritable biographie de ce personnage. Il n’est sans doute pas exagéré de dire
qu’aucun autre Écossais n’a eu une telle influence sur la vie française dans la seconde moitié du 18e siècle
Thèmes envisagés
1. La question religieuse dans L’Ecosse du 18e siècle
2. Le ralliement du haut clergé à la Révolution en juin 1789...
3. Colbert des États généraux à l’émigration
4. Les évêques français et le Vatican de 1789 au Concordat
5. Des Éléments du Droit de la Nature et de la morale naturelle au Projet d'un traité de paix générale et perpétuelle
6. Colbert et les prêtres du Rouergue.
7. La production imprimée des années prérévolutionnaires
8. Le rôle des évêques dans les assiettes diocésaines et à la tête des différentes commissions des États du Languedoc
9. L’Assemblée provinciale de Haute‐Guyenne 10. Le catalogue de la bibliothèque de Colbert
11. Colbert, Condorcet et l’établissement du cadastre en Haute‐Guyenne 12. Colbert de Castlehill et l’abbé Mazars
Nota bene : la formulation des thèmes est purement indicative et ne prétend pas être exhaustive
Comité d’organisation
Alain Alcouffe, professeur émérite, Université Toulouse Capitole (alain.alcouffe[at]ut‐
capitole.fr)
Bernard Callebat, professeur institut Catholique de Toulouse (bernard.callebat[at]gmail.com)
Andrew Moore, chercheur associé au CERES/ICT (anvmoore[at] gmail.com)
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Comité scientifique (en cours de finalisation)
Nigel Aston, Professeur d’histoire, University of Leicester
Bernard Callebat, professeur institut Catholique de Toulouse
Gerard Carruthers FRSE, Francis Hutcheson Chair of Scottish Literature, Glasgow University
Philippe Delvit, professeur d’histoire du droit, Toulouse 1
William Doyle, professeur d’histoire, émérite, Université de Bristol
Christine Fauré, Directrice de recherche émérite au CNRS, Triangle‐ENS‐Univ. Lyon.
Stéphane Gomis, professeur d’histoire moderne, Université Clermont Auvergne
Gilbert Larguier, professeur émérite d’histoire moderne, U. Via Domitia
Clotilde Prunier, Professeur de civilisation britannique, Université de Nanterre
Valérie Sottocasa, professeur d’histoire moderne, Université jean Jaurès
Modalités de soumission et calendrier1
Les propositions de communication (français ou anglais) ne dépasseront pas 5000 signes (espaces et bibliographie non compris).
1er mars 2020 : envoi des propositions de communication par email aux organisateurs
1er juin 2020 : réponse aux auteurs
1er septembre 2020 : dépôt des résumés des communications pour publication des pré‐actes en ligne sur https://colbertdecastlehill.com/
du 10 au 12 septembre 2020 : déroulement du colloque à Rodez et à Toulouse
Comité de patronage (en cours de finalisation)
1 État prévisionnel au 30 juillet 2019