Les illustrations de ces cours ne sont utilisées qu’à des fins pédagogiques
Source ?
1. Principes (mécanique des fluides) 2. Applications architecturales
3. Film : « La boîte à vent »
Source ?
Ce cours s’appuie principalement (schémas et logiques de présentation) sur les deux tomes
"Architecture climatique" de Pierre Lavigne, Edisud.
Nous considérerons l’air comme un fluide incompressible, Et ayant une masse volumique
ρ
constante.1. Un filet de fluides qui s’écoule forme un courant de fluide. On observe un principe de continuité, tel que :
D
v= V
1.S
1= V
2.S
2= V.S = Constante
2. Théorème de Bernoulli
Un tube avec deux extrémités 1 et 2 Un fluide à en 1 et en 2 :
- Une surface S - Une pression p - Une vitesse V - Une altitude z
On regarde ce qu’il se passe quand pendant un
Petit élément de temps dt, la surface S1s’est déplacée De dL1 et la surface S2s’est déplacée de dL2
Comme si l’élément de masse dm est passé de S1 à S2 La masse dm passe de V1 à V2, de telle sorte que
(1) dm =
ρ
Dv.dt =ρ
S1.V1.dt =ρ
S2.V2.dt =ρ
S1.dL1 =ρ
S2.dL2 On peut aussi écrire le théorème de l’énergie cinétique : (2) Travaux des forces sur le fluide = 1/2 dm (V22 - V12)2. Théorème de Bernoulli Sans le démontrer,
L’expression suivante (écoulement de l’air sans frottement)
ρ
.(V2/2) + p +ρ
.g.z = constanteavec g=9,81 m/s2Avec
ρ
en kg/m3, z en mètre et p en pascal On retrouve dans l’ordre des termes : - L’énergie cinétique- L’énergie de pression - L’énergie potentielle
Et la somme des trois est une constante que l’on nomme la charge d’un fluide.
2. Théorème de Bernoulli
Si on considère qu’il y a frottement, alors
ρ
.(V12/2) + p1+ρ
.g.z1=ρ
.(V22/2) + p2 +ρ
.g.z2 + JJ étant la perte de charge
On retrouve deux sortes de pertes de charges : - Les pertes de charges linéiques (longueur)
- Les pertes de charges singulières (coude, rétrécissement,…) Comme un écoulement subit toujours une perte de charge,
pour qu’il y ait écoulement,
il faut fournir une charge équivalente à la perte.
(Rôle d’une pompe ou d’un ventilateur, mais des pertes de charges peuvent être aussi créer naturellement).
3. Conséquences utiles
Pour l’air, si on considère son poids spécifique comme très faible, on peut négliger la valeur
ρ
.g.z Donc, sur une faible distance, on peut écrireρ
.(V12/2) + p1 =ρ
.(V22/2) + p2Donc, si un écoulement de vitesse V1, se heurte à une surface, de telle sorte que V2= 0 On a :
ρ
.(V12/2) + p1 =0
+ p2donc p1 - p2 = ∆p =ρ
.(V12/2)On a sur un plan d’arrêt ∆p d’autant plus grande que la vitesse est grande. Ainsi
s’explique les surpression sur les obstacles à un écoulement, et par phénomène inverse les dépressions derrière les obstacles.
3. Conséquences utiles
D’après
ρ
.(V12/2) + p1 =ρ
.(V22/2) + p2On voit que lorsque l’on a une diminution de section, selon la loi de continuité : - la vitesse augmente (V1.S1= V2.S2 ⇒V2 = V1.S1 / S2)
- la pression décroît de ∆p = p1 - p2 =
ρ
.(V22/2 - V12/2 ) avec V2 = V1 donc S1 / S2 > V1 C’est ainsi qu’au col d’un Venturi, il y a une dépression dont on peut se servir pouraspirer par exemple l’air d’un bâtiment.
3. Conséquences utiles
Les pertes de charges provoquées par du frottement, réduisent la charge, c’est-à-dire la vitesse d’un écoulement libre.
Ainsi toute augmentation de la rugosité au sol par des constructions et/ou de la végétation réduit la vitesse du vent
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3. Conséquences utiles
« Les pertes de charge les plus importantes sont les pertes singulières au passage d’ouvertures. L’expérience montre que les pertes de charges ont lieu surtout lors des élargissements brusques, dont le cas extrême est l’ouverture sur un espace infini. C’est ainsi que pour un écoulement naturel à travers un édifice, la perte de charge maximale a lieu à l’ouverture de sortie pour les ouvertures identiques. En conséquence, il est recommandée, quand cela à un sens, des ouvertures de plus grandes dimensions en sortie. »
Un effet thermosiphon correspond au fait qu'un fluide (air, eau, etc) se mette en circulation de façon naturelle.
(il faut donc qu'il y ait un circuit)
Pour qu'un effet thermosiphon se produise (c'est-à-dire un écoulement) , il suffit que dans un circuit présentant des différences de hauteurs, une différence de température se fasseafin de changer la masse volumique du fluide.
Autrement dit, quand dans un circuit de fluide de la chaleur est fournie à un niveau plus bas qu'elle est retirée, un thermosiphon a lieu. [cf. schéma]
Quelques applications liées à l'habitat
Schéma repris de "Architecture climatique" de Pierre Lavigne, Edisud.
Cheminée à vent - thermosiphon naturel
Ventilations transversales
Ventilation traversante… en plan et en coupe !
Ouvertures et … savoir ventiler…
Dispositif architecturaux
Dans le cas d’un vent dominant permanent dans sa direction… On peut créer un effet Venturi permettant une ventilation de l’habitat.
Dans le cas d’un vent dominant permanent dans sa direction… Une ventilation permanente peut être organisée à partir d’un effet d'arrêt obtenu en hauteur.