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P r i x d u n u m é r o I O c e n t i m e s <S^ô Bureaux : Rue Neuve 38

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Texte intégral

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%. Jules nieller, au-BaJaifcfMéxal,.

Deuxième année. — N

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96 d£& Mercredi 5 décembre 1888.

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P r i x d u n u m é r o I O c e n t i m e s <S^ô Bureaux : Rue Neuve 38

a

Syndicat des fabriques d'ébauches Nous disions dans un précédent article, parlant de la mesure prise par le syndicat des fabriques d'ébauches contre les deux établissements dissidents, que nous exa- minerions si d'autres mesures n'auraient pas pu être décrétées. Il convient tout d'abord d'examiner si le résultat cherché sera atteint, grâce aux ventes que le syn- dicat a autorisé quelques fabriques syndi- quées à faire, avec une remise spéciale, aux clients des fabriques dissidentes.

Pour bien apprécier les motifs qui ont fait agir le syndicat, il faudrait connaître les raisons qui ont engagé deux seules fabriques à ne pas entrer dans le giron du syndicat et être au courant des négo- ciations auxquelles leur regrettable atti- tude a donné lieu. Ne possédant aucune donnée à cet égard, nous devons prendre la situation telle qu'elle est aujourd'hui et l'examiner sans tenir compte des cir- constances qui l'ont produite. Or, voici ce que nous trouvons.

Los fabriques dissidentes ont pu aug- menter leur production, au détriment des fabriques syndiquées, grâce au concours qui leur a été prêté par une certaine ca- tégorie de fabricants d'horlogerie devenus leurs clients et par conséquent leurs alliés contre le syndicat.

A qui offre-t-on des avantages? A ces mêmes fabricants ennemis du syndicat.

Telle est la première critique formulée par beaucoup de fabricants d'horlogerie qui, ayant considéré comme un devoir de solidarité d'entretenir des rapports d'af- faires avec les seules fabriques syndiquées, ne voient pas sans étonnement les facili- tés accordées aux alliés des fabriques dis- sidentes.

Il est vrai que les précautions les plus minutieuses ont été prises pour qu'une baisse du prix de vente des montres ne soit pas la conséquence des avantages concédés aux fabricants de la place de Tramelan; mais on se demande si le

syndicat possède à cet égard des moyens de contrôle suffisants et s'il est en me- sure d'exercer une bonne police sur les transactions commerciales des fabricants de Tramelan.

Mais il y a un autre danger et celui-ci concerne plus particulièrement le syndi- cat. L'autorisation donnée . à quelques fabriques de facturer certains genres de mouvements à des conditions autres que celles prescrjptes a, dajjs le cas particu- lier, une raison d'être qui peut se justifier d'elle-même; mais qui dit qu'à un moment donné, d'autres fabriques ne viendront pas demander au syndicat, pour un mo- tif ou pour un autre, le droit de dégorger leurs stocks à des conditions autres que celles prévues par les tarifs? A ce point de vue, on a créé un précédent dangereux peut-être; on a ouvert une porte qu'il eût mieux valu, croyons-nous, laisser fermée.

Quoiqu'il en soit, la guerre est donc déclarée entre le syndicat et les fabriques dissidentes et les hostilités sont ouvertes;

un avenir prochain nous dira si la lutte a été portée sur un terrain favorable au syndical.

Une chose est hors de discussion ; c'est que le syndicat des fabriques d'ébauches n'ayant devant lui aucun groupement or- ganisé des fabricants d'horlogerie avec lequel il puisse conclure une entente, est parfaitement libre de tout engagement, et par conséquent en droit de prendre toutes les mesures de précaution et de sécurité commandées par les circonstances. Dans le cas qui nous occupe, il entre en lutte contre les fabriques dissidentes en orga- nisant contre elle une concurrence par Ia baisse; c'est un moyen dont l'efficacité n'est pas encore démontrée et sur l'em- ploi duquel on ne tardera pas d'ailleurs à être fixé; mais ne pouvait-on pas es- sayer autre chose?

On parle beaucoup de l'appui mutuel que peuvent se prêter dans certains cas

donnés, les deux catégories d'intéressés patrons et ouvriers de l'industrie horlo- gère. Eh bien, il nous semble que dans cette circonstance, le syndicat aurait pu, sans y rien risquer, utiliser dans la lutte qu'il vient de commencer, le concours que les ouvriers de l'ébauche lui ont offert.

D'après les renseignements qui nous·

ont été communiqués, le Comité central du syndicat des ouvriers de l'ébauche aurait adressé à ses sections le question- naire suivant:

1» Considérant que deux fabriques d'é- bauches ne sont pas encore entrées dans le syndicat des fabriques d'ébauches, êtes- vous disposé à prendre des mesures pour aider le syndicat à faire entrer dans son sein les deux fabriques récalcitrantes?

2° Etes-vous d'accord pour que ces mesures consistent:

a) A l'interdiction faite aux membres de

notre syndicat d'aller travailler dans les deux fabriques sus-indiquées,

b) A l'engagement pris par les fabriques

syndiquées de ne pris occuper des ouvriers qui sortiraient des deux fa- briques dissidentes.

A ces questions, toutes les sections ont répondu affirmativement et notification doit en avoir été faite au syndicat des fa- briques, qui se trouve ainsi en présence d'une offre formelle de concours de la part des ouvriers. Nous ne connaissons pas la réponse qui a été donnée à ces ouvertures.

Ce moyen de réduire les fabriques dis-

sidentes est-il susceptible de donner de

meilleurs résultats que celui auquel le

syndicat s'est arrêté ? Nous ne voudrions

pas l'affirmer; mais nous croyons que

l'alliance entre les fabriques syndiquées

et les ouvriers syndiqués qui tous ont inté-

rêt à la consolidation du syndicat parce

qu'il maintient les prix de vente et, par con-

séquent les prix de production, est plus

naturelle et se présente dans de meil-

leures conditions de durée que l'alliance

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446

LA FEDERATION HORLC3EUE SUISSE momentanée entre le syndicat des fabri-

ques d'ébauches et les fabricants d'horlo- gerie clients des fabriques dissidentes, alliance conclue au prix de sacrifices ma- tériels qui finiront par paraître durs au syndicat, si le résultat espéré se fait trop longtemps attendre.

Mais puisqu'il s'agit d'un résultat à atteindre et puisque ce résultat est néces- saire à la marche normale et au dévelop- pement progressif du syndicat, nous pen- sons que l'emploi simultané des deux moyens donnerait au syndical la force dont il a besoin dans la lutte que les circonstances l'obligent à soutenir·

Peut-être en arrivera-t-on, en fin de compte, à envisager que le mieux est en- core d'offrir des avantages spéciaux aux fa- bricants d'horlogerie qui sont absolument fidèles aux fabriques syndiquées. Ce sera un excellent moyen de faire insensiblement le vide autour des fabriques dissidentes.

BREVETS D'INVENTION

LISTE DES BREVETS ENREGISTRÉS.

c o n c e r n a n t l ' i n d u s t r i e h o r l o g è r e . Gl. 123, n° 1. 15nov. 1888,8h. —Perfection-

nements apportés à la construction des mouvements de montres de toutes dimen- sions. — P e r r e t , P a u l , rue du Parc, 65, Chaux-de-Fonds (Suisse). Mandataire:

I m e r - S c h n e i d e r , E . , Genève.

Cl. 123, n°8. 15 nov. 1888, 8 h. — Nouveau mécanisme de remontoir et de mise à l'heure par le pendant pour montres de tous calibres. — H u h n <fc T i è c l i e , fabri - cants d'horlogerie, Bienne (Suisse). Man- . dataire : I m e r - S c h n e i d e r , E., Genève.

Cl. 123, n°9. 15 nov. 1888, 8 h. — Nouveau système de montre, grande sonnerie, répé- tition. — H e u e r , E d o u a r d , Bienne (Suisse).

Cl. 123, n° 10. 15 nov. 1888, 8 h. — Nouvelle disposition du mécanisme des montres à répétition avec chronographe. — G o y - G o l n y , A u g u s t e , Brassus (Vaud, Suisse).

Mandataire: I m e r - S e h n e i i l e r , E., Genève.

Cl. 123, n° 12. 15 nov. 18S8, 8 h. — Nouveau système de chronographe-compteur. — B o v e t , I l e r m a n n , Quartier neuf, Bienne (Suisse). Mandataire : l i n e r - S c n n e i d e r ,

E., Genève.

Cl. 123, n« 15. 15 nov. 1888, 8 h. — Nouveau calibre de montres de poche pour être exécuté en toutes dimensions et en tous métaux. — I l u m b e r t IiIs, C h a r l e s , successeur, Chaux-de-Fonds, rue Léopold Bobert, 53 (Suisse). Mandataire : I m e r - S c h n e i d e r , E . , Genève.

Cl. 123, n°21. 15 nov. 1888, 8 h. — Nouveau système de raquette avec colimaçon régu- lateur. — P e r r e t , P a u l , rue du Parc, 65, Chaux-de-Fonds (Suisse). Mandataire:

I n i e r - S c h n e i d e r , E . , Genève.

Cl. 123, n°22. 15 nov. 1ί88, 8 h. — Pièces détachées servant à fabriquer par un nou- veau procédé les balanciers compensés et spiraux pour montres et chronomètres. — P e r r e t , P a u l , rue du Parc, 65, Chaux- de-Fonds (Suisse). Mandataire : I i n e r - S c h n e i d e r , E., Genève.

Cl. 123. n- 23. 15 nov. 1888, 8 h. — Perfec- tionnements apportés à la construction du - moteur (ressort et barillet) des montres de poche de tous systèmes et de toutes dimen- sions- — P e r r e t , P a u l , rue du Parc, 65, |

Chaux-de-Fonds (Suisse). Mandataire:

I m c l · S t i i m i i l e i · , E., Genève.

Cl. 123, n° 24. 15 nov. 1888, 8 h. — Perfec- tionnements apportés à la construction des couronnes de remontoir pour montres de toutes dimensions. — P e r r e t , P a u l , rue du Parc, 65, Chaux-de-Fonds (Suisse).

Mandataire : I m e r - S c h n e i d e r , E . , Genève.

Cl. 123, n°32. 15 nov. 1888, 91Z4 h. — Nou- velle montre chronographe. — J a c o t - B n r m a n n , Bienne, et Aefoy, L é o , Ma- dretsch (Suisse).

Cl. 155, n° 11. 15 nov. 1888, 8 h. — Nouveau système de ferrure à glace. — P e r r e t , D a v i d , Neuchâtel (Suisse). Mandataire : I m e r - S c h n e i d e r , E . , Genève.

Cl. 169, n° 16. 15 nov. 1888, 8 h. — Nouvelle composition des plaques métalliques ser- vant à la fabrication des boîtes de montres, médaillons et autres bijoux. — B a r g e l , F r a n ç o i s , place Cornavin , Genève (Suisse). Mandataire: I m e r - S c h n e i d e r , E . , Genève.

P r i x île r e v i e n t e t f r a i s g é n é r a u x . Sous ce titre, le Neuchâtelois publie l'ar- ticle suivant sous la signature L. DB. :

Une des principales causes de faiblesse pou r notre industrie horl ogère, c'est lai égèreté avec laquelle quelques-uns de nos fabricants établissent leurs prix de revient. Quand ils ont additionné le coût des diverses parties du mouvement et qu'ils ont ajouté au total le prix de la boîte, ils s'imaginent avoir fait un état complet de leurs dépenses. — Dernière- ment, un petit industriel du Jura bernois offrait à l'un de nos amis des montres à 14 fr. 50. — » Comment pouvez-vous donc arriver à ce prix? « lui demanda celui-ci. —

» Oh ! c'est bien simple: huit francs pour le mouvement, six pour la boîte ; il reste cin- quante centimes de bénéfice. « C'est bien simple, en effet; c'est même trop simple. — Si le fabricant en question avait la bonne habitude de dresser un inventaire à la fin de chaqne année, il s'en apercevrait facilement, mais malheureusement toutes nos maisons d'horlogerie n'ont pas cette bonne habitude-là et nous en connaissons qui ne font un inven- taire qu'en cas de mort du chef, de désasso- ciation ou, hélas! de faillite.

Faire un compte de revient incomplet, c'est se jeter de la poudre aux yeux et c'est contri- buer à l'effondrement du marché, il n'est donc peut-être pas hors de propos de rappe- ler quelles données doivent figurer dans un prix de revient industriel, si simples que ces données paraissent au premier abord.

Les frais spéciaux à chaque produit, matière première et façon sont d'habitude comptés pour leur valeur intégrale; les omissions portent plutôt sur les frais généraux qui, outre toutes les menues dépenses, doivent com- prendre l'intérêt, l'entretien et l'amortisse- ment du capital-outils, le salaire du patron et de la main-d'œuvre générale.

Lorsqu'un fabricant a emprunté son capi- tal, il est tout disposé à en faire figurer l'in- térêt dans ses dépenses, mais quand ce capital est à lui, l'idée ne lui viendra pas toujours de grever ses produits d'un tant pour cent ou pour mille, comme rémunération de son ar- gent; et cependant la situation est la même que dans le premier cas. — Ne pas compter l'intérêt du capital dans les'frais généraux, c'est faire une perte sèche, et c'est en faire une aussi que de ne pas créer un fonds de réserve pour l'entretien et l'amortissement du matériel.

Quelques-uns de nos industriels font preuve d'une grande incurie quant à ce qui concerne la reconstitution du capital ; et pourtant elle I s'impose bien plus aujourd'hui qu'autrefois,

parce que le capital outils tient une place de plus en plus importante dans l'industrie et que, du reste, les instruments, grâce à l'ap- plication de nouveaux procédés, grâce aux progrès de la science, se transforment rapi- dement et font baisser de valeur les anciens.

Cette baisse de valeur n'est pas une quantité négligeable, il n'est pas rare de voir un ou- tillage se vendre, après quelques années d'usage seulement, à 50, 60 ou 80 pet. de rabais et on devrait avoir pour principe de ne faire figurer en inventaire les instruments que pour leur valeur marchande.

Certains fabricants n'amortissent pas du tout; le mot et Ia chose leur sont inconnus.

Arrive le moment où, par suite de l'usure naturelle de leur matériel et d'une transfor- mation mécanique, ils devront mettre au vieux fer une partie de l'outillage, et ils seront tout surpris de voir les soi-disant bénéfices acquis se transformer en perte.

D'autres font dépendre l'amortissement du résultat qu'ils ont obtenu. — Dans les bonnes années, ils n'hésiteront pas à y consacrer une partie des plus-values, mais après les années maigres, pas d'amortissement ; la situation leur apparaîtrait plus sombre encore et ils aiment tant à conserver leurs illusions. L'a- mortissement facultatif ne vaut rien, on ne saurait assez le répéter et l'annuité que l'on doit consacrer à la reconstitution du capital est une dépense aussi réelle que si, chaque année, il fallait la payer en beaux écus son- nants.

Presque tous nos chefs d'industrie comp- tent, il faut le croire, dans leurs prix de revient, les frais résultant des employés généraux, depuis l'homme de peine au comptable et au voyageur de commerce, mais combien peu ajoutent à cela la somme repré- sentant leur propre travail, comme si ce tra- vail n'était pas le plus considérable, et comme s'il n'avait pas droit à une rémunération fixe, en dehors du bénéfice commercial, qui n'est qu'une prime contre les risques à courir.

Autrefois, quand l'horlogerie était très prospère, il était permis de ne pas attacher une grande importance aux facteurs qui pré- cèdent ; mais, actuellement, si l'on ne veut pas voir la baisse de nos produits s'accentuer encore, il faut que les prix de revient soient dressés d'une manière aussi exacte que pos- sible, il faut surtout que chaque chef d'in- dustrie fasse l'état complet de ses dépenses générales et que, d'après le chiffre probable de ses affaires, chaque produit sortant de sa manufacture ou de son atelier soit chargé d'une part de frais.

En opérant ainsi sur des données certaines et complètes, on ser.i peut-être moins tenté de vendre et de fabriquer, la situation se pré- sentera sous des dehors moins brillants, mais, en revanche, on s'épargnera beaucoup de déceptions et de nouveaux désastres pour- ront être évités.

LES SOCIÉTÉS COOPÉRATIVES EN ALLEMAGNE Après l'Angleterre, c'est peut-être l'Alle- magne qui paraît être le terrain Ie plus favo- rable à l'idée coopérative. On connaît les brillants résultats acquis par certaines socié- tés britanniques. Ln Allemagne, il est vrai, on ne rencontre pas d'aussi surprenants exemples de prospérité ; en revanche, la coo- pération semble y avoir poussé des racines plus profondes et y revêtir un caractère plus populaire. C'est ce que les renseignements suivants, extraits du Jahresbericht pour 1887 des sociétés coopératives allemandes, met en pleine lumière. A leur clarté, l'œuvre de Schulze-Delitsch, poursujvje pendant près d'un demi-siècle, apparaît dans son immense I développement. Cette victoire, remportée

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LA FÉDÉRATION HORLOGERE SUISSE 447

sur l'indifférence et la mauvaise volonté, est un puissant stimulant pour ceux qui luttent actuellement en faveur du même principe de solidarisation dans différents domaines éco- nomiques, dont l'industrie horlogère n'est pas un des moins importants.

Aujourd'hui, le réseau des associations allemandes compte 4,821 sociétés, savoir:

2,200 banques populaires, 827 sociétés pour l'achat des matières premières, dont 139 so- ciétés industrielles et 688 agricoles ; 230 so- ciétés de travail, dont 2 industrielles et 228 agricoles ; 72 sociétés d'entrepôt, dont 64 in- dustrielles et 8 agricoles; 678 sociétés de production, dont 146 industrielles et 532 agricoles ; 67 sociétés d'assurance mutuelle;

712 sociétés de consommation ; 35 sociétés de constructions.

Au chiffre de 2,200 banques Schulze- Delitsch, il faut encore ajouter plus de 500 banques Raiffeisen. Le mouvement complet de ces utiles institutions n'est malheureuse- men pas connu ; celui des 886 banques les plus importantes suffira pour donner une idée des l'étendue des affaires qu'elles ont trai- lées. Durant l'année de 1887, les avances des 886 dites banques se sont élevées à 5' 0 millions de marks, les escomptes à 788 millions et le mouvement des comptes cou- rants à 600 millions.

La composition des établissements en question, en ce qui touche à la profession de leurs membres, est intéressanto à connaître.

La voici : agriculteurs, forestiers, pêcheurs, jardiniers, 2 6 , 9 % ; ouvriers dépendant de ceux-ci, 3 % ; industriels, 3,4% ; fabricants de la petite industrie, 29,1 % ; ouvriers de la petite industre, 4 , 8 % ; marchands et négo- ciants, 9 , 5 % ; commis, 0 , 6 % ; marins, voi- turiers,aubergistes, cafetiers, 5 % ; employés

des postes, télégraphe!·, chemins de fer,

2,1 % ; domestiques, 1 % ; professeurs, avo- cats, médecins, ecclésiastiques, fonctionnai- res, 6 , 6 % ; rentiers et divers, 8%.

La part de l'agriculture est ainsi de 29,9 % ; celle de la grande industrie de 3 , 4 % ; celle de la petite industrie de 3 3 , 9 % ; celle du commerce de 17,2%. Les couches profondes des dernières classes moyennes sociales, c'est-à-dire celles que renouvellent sans cesse les travailleurs qui, du prolétariat s'é- lèvent au patronat, forment, on le voit, la masse des associés. Le principe qui est à la base des institutions de Schulze-Delitsch est de la sorte hautement justifié. On peut trou- ver dans ces faits une explication des progrès surprenants de l'industrie moyenne en Alle- magne, en même temps qu'un modèle pré-

cieux à imiter. G.

V A R I É T É S

L'ÉMIGRATION VERS LES VILLES.

Partout en Europe, le même fait se produit : la population des campagnes afflue de plus en plus vers les grandes villes et devient chaque jour moins dense.

Le dernier recensement allemand permet de suivre ce phénomène d'une manière très précise.

La statistique de l'empire a adopté la clas- sification suivante : les grandes villes, qui ont plus de 100,000 habitants ; les villes moyennes de 20,000 à 100,000 ; les petites villes de 5,000 à 20,000 ; les villes rurales de 2 à 5,00 . Toutes les localités de inoins de 2,000 sont qualifiées villages.

Gela posé, la population de l'empire alle- mand, au 1e r décembre 1885, se répartissait comme suit :

Dans les 21 grandes villes : 4,U5,381 h.

» > 116 villes moyennes: 4,l7i,874h.

» » 683 petites villes: 6,054,629 h.

» »1195 villes rurales : 5,805,893 h.

» » campagnes : 26,376,927 h.

Ainsi 56,3 % des Allemands vivent à la campagne ; 43,7 % dans les grandes villes et petites.

Depuis 1871, le pour cent de la population urbaine, est spécialement de la population des grandes villes, a considérablement aug- menté, tandis que la population des campa- gnes diminuait. Le tableau suivant permet de suivre ce mouvement pas à pas :

Grandes villes Villes moyennes Petites villes Villes rurales Campagnes

1871 o|o 4,8 7,7 11,2 12,4 63,9

1875

O]O

6,2 8,2 12,0 12,6 61,0

1880

O]O

7,2 8,9 12,6 12,7 58,6

1885

O]O

9,5 8,9 12,9 12,4 56,3 Si l'on pense que ces modifications, rela,- livement considérables, se sont produites dans le court intervalle de quatorze années, on conviendra qu'il y a là un phénomène bien digne d'attirer l'attention des écono- mistes.

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(Journal des applications électriques.) Le rédacteur responsable : Fritz HUGUENIN.

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(6)

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S E R V I C E H Y I Î R O G R A P H I Q U E D E L A M A R I N E F R A N Ç A I S E Concours des chronomètres du 2 janvier au 31 mai 1888 (1)

A Ecart maximum des marches à la température ambiante. Limite 285.

B Id. successives. Limite 1».

C Id. au chaud (30° environ). Limite 2S5.

F Id. au froid (0° environ). Id. 3"5.

I Id. aux petites amplitudes. Id. 38O.

E Id. aux positions sur XII et VI, ou sur III et IX. Limite 68O.

N Nombre de -îlassemsnt [égal à A, plus B, plus V2 I1 plus le plus grand de C ou de '/a F](2).

425

Construc- teurs Classés Delépine Delépine Lsroy Leroy Leroy Leroy Delépine Leroy Leroy L roy&flls Leroy Leroy Leroy Leroy Thomas Leroy Leroy Non classés

Leroy Leroy Leroy Rousseau-

Lecocq Callier

N08 des Chrono- mètres 1505 1468 695 669 684 654 1508 663 681 146 664 706 680 64J 2 688 658 692 659 682 5 575

A ·

0,42 0,67 0,66 0,97 1,00 0,95 0,68 1,01 1,07 1,06 0,99 1,13 0,96 1,51 1,87 1,30 1,92 2,63 1,72 2,65 2,86 2,38

B

0,30 0,40 0,46 0,78 0,45 0,47 0,29 0,40 0,46 0,38 0,47 0,33 0,42 0,34 0,67 0,47 0,42 0,46 1,10 1,66 0,64 0,78

C ou V2 F

0,33- 0,97 1,21 0,80 0,82 1,43 1,47 1,58 1,47 1,12 1,26 1,57 1,57 2,00 2,02 1,95 2,10 0,90 1,11 0,82 1,46 2,29

ViI

0,94 0,49 0,23 0,88 0,78 0,72

o,a5

0,20 0,24 0,93 1,04 1,06 1,20 0,86 0,54 1,18 1,13 0,71 1,40 1,10 0,87 1,49

E

2,40 5,10 4,03 5,97 1,43 2,07 5,37 2,27 4,37 1,90 1,33 1,96 1,63 4,90 4,73 2,05 1,67 3,74 4,03 5,53 2,65 2,23

N

1,99 2,53 2,56 2,93(3) 3,05 3,07(3) 3,09 3,19 3,24 3,49 3,76 4,09 4,15 4,71 4,85(4) 4,90 5,57 4,70 4,83(3) 5,73(3) 5,83 6,94

Détails de construction

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, spiral palladium id. id.

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id. acier id. palladium id. id.

spiral palladium id. id.

id. id.

id. id.

id. acier (1) Nombre des chronomètres présentés : 43. Classés, 17 ; non classés, 9, dont 4 retirés ou avec

résultats incomplets ; renvoyés avant la fin du concours, 17. Le service hydrographique a de- mandé au Ministère l'acquisition des six premiers chronomètres.

(2) Voir le règlement des concours dans le Journal suisse a"Horlogerie, XIme année, page 143.

(3) Déduction faite d'une bonification de 0,50 résultant du précèdent concours (art. 17 du règlement).

(4) Id. Id. 0,25 Id. ( Id. ).

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