F AUQUIER
Dynamique. Démonstration de la proportionnalité des forces aux vitesses
Annales de Mathématiques pures et appliquées, tome 14 (1823-1824), p. 370-373
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~’=o d~’ dp = o ; pareillement
p ~’=o
»
d~’ dx + d~’ dy p=o ;
et , si M=o et N=o sont les résultats de» ces
éliminations ,
leplus grand
commun diviseur entre M etN,
»
égalé
àzéro donnera,
sanscomplication
de facteursétrangers ,
» les solutions
particulières
del’équation proposée ».
DYNAMIQUE.
Démonstration de la proportionnalité des forces
auxvitesses ;
Par M. FAUQUIER , capitaine de génie, ancien élève de
l’école polytechnique.
UNE
observationde
tous les instans prouve que lesphénomènes
du mouvement sont les
mêmes ,
soit à bord d’unnavire
, soit àla surface de la terre,
quels
que soient la vitesse du navire oncelle de la terre ; de sorte que l’on
peut admettre ,
commeprin- cipe d’expérience
que le mouvementrelatif
des corps n’est aucune-ment
influencé
par l’action d’une vitessequi
leur est commune.Ce
principe admis ,
soient M un mobilequelconque , V
sa vi-tesse due au mouvement de la terre , et F la force dont il est
animé ,
en vertu de cettevitesse ;
on auragénéralement F=f(V)
d’où
V=03C8(F) ; mais ,
comme F et P doivent s’évanouir en mêmetemps ,
nous pourrons écrire371
Soit décomposée
la force F en trois autresa , b , c , parallèles
à trois axes
rectangulaires ’
etsoient x
, y , z les vitesses du mobile suivant ces trois axes, nous auronsSi nous supposons en outre ce même mobile M soumis à l’action d’une autre force
FI , étrangère
au mouvement de la terre , etdont
a’ , b’ , c’
soient lescomposantes ,
suivant les trois mêmes axes ; ce mobile serasollicité ,
suivant ces axes p par lesforces
sa
vitesse,
suivant lepremier
de ces axes , résultantde
l’actionsimultanée des deux forces
F,
F’ seradonc
-
de sorte
qu’en désignant par xl
l’accroissement de vitesse du à la force F’ , on auramais
endéveloppant par rapport
àa’ ,
on aen substituant donc dans
(2)
etdéveloppant ,
onobtiendra
unrésultat de cette forme
ou
A , B , C , ...
seront des fonctions de a sans a’. Retranchant enfin de cettedernière
lapremière
deséquations (I),
on auraet il
s’agira
de déterminer lesquantités A, B, C ,...
03B1.03B2 ,
03B3 ,...Or, puisque
lepremier
membre de cetteéquation exprime
lavitesse relative du
mobile,
et que cette vitesse doit êtreindépen-
dante de la vitesse de la terre, le second membre devra aussi en
être
indépendant
etconséquemment
ne pas contenir a ; les coefficiensA , B , C , ...
doivent donc être desquantités
constantes.
Mais,
d’un autrecôté ,
au lieu desubstituer p
dansl’expression a~(a) ,
a+al à laplace de a,
cequi donne ,
comme nousl’avons vu ,
il revient évidemment au même
d’y changer
d’abord a ena+I 2a’ ,
cequi
donneet de
changer
ensuite de nouveau , dans lerésultat, a
ena+I 2a’ ;
cequi donnera, à
cause deA , B , C , ...
indé-pendans
de a,comparant
donc(4)
à(3) ,
on devraavoir
373
ce
qui
ne saurait avoir lieuqu’autant
que les exposans03B1 , 03B2 , 03B3
,...seront tous
égaux
à l’unité.En
posant donc ,
pourabréger,
nous aurons, pour la vitesse
relative,
suivant lepremier
de nostrois axes,
x’=Ka’ ;
les vitesses relatives suivant les trois axes seront doncrespectivement
-K étant une constante.
Si donc un corps
quelconque
est sollicité par une forcequel-
conque
f, qui
luiimprime
unevitesse P,
on auragénéralement
où K sera une constante ; les
forces
sontdonc ,
toutes chosesègales
d’ailleurs , proportionnelles
aux vitessesqu’elles impriment.
Nimes, le 18 août I823.
Tom. XIV. 50