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Psychiatrie et psychanalyse n° 12. Interview de Caroline Eliacheff

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Mémoires vives

L’Information psychiatrique 2018 ; 94 (5) : 387-91

Psychiatrie et psychanalyse n 12

Interview de Caroline Eliacheff

Cécile Hanon

Rubrique coordonnée par S. Parizot, C. Hanon, M. Sicard, M. Reca et R. Pétrouchine

©Antoine Doyen.

L’information psychiatrique (IP). Bonjour Caroline Eliacheff, je vous remercie d’avoir accepté l’entretien pour la rubrique«Mémoires vives». Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ?

Caroline Eliacheff (CE).J’ai eu une vocation précoce, très précoce puisqu’à douze ans, j’ai su que je voulais devenir psychanalyste. Évidemment pour de bonnes et de mauvaises raisons. À l’époque, je me disais que seule la psychanalyse pouvait me permettre. . .l’idée était assez drôle. . .que seule la psychanalyse pouvait me permettre d’être heureuse ! J’étais assez pré- coce au niveau scolaire puisque j’ai eu mes deux bacs, comme on disait à l’époque, à l’âge de 16 ans. J’ai alors décidé de contacter les deux seuls psy- chanalystes que je connaissais de nom : Jacques Lacan et Serge Lebovici.

Donc je téléphone à Lacan et lui dis :«Voilà, je suis Caroline (il connaissait ma famille), je voudrais devenir psychanalyste, qu’est-ce que je dois faire ?».

Il me répond :«Faites médecine !»et il raccroche. J’appelle Lebovici et lui dis :«Je m’appelle Caroline Eliacheff, j’ai 16 ans, je voudrais devenir psy- chanalyste. Qu’est-ce que vous me conseillez ?». Et il me répond :«J’ai une séance de psychodrame cet après-midi, venez». J’y suis allée et je portais un genre de tunique très courte, surtout quand j’étais assise – ce qui m’a gênée.

J’assiste à la séance de psychodrame avec des adolescents, technique dont je ne connaissais même pas l’existence. Effectivement, j’ai trouvé cela pas- sionnant. L’accueil que m’a réservé Serge Lebovic a été exceptionnel, moi qui n’étais qu’une jeune ado inconnue de lui. . .Il m’a considérée comme une future collègue. Je lui en garde une reconnaissance éternelle. Je me suis ins- crite en médecine. Au bout de trois ans, j’ai rappelé Jacques Lacan :«J’ai suivi votre conseil : je suis étudiante en médecine. Maintenant qu’est-ce que je fais pour devenir psychanalyste ?». Il me propose un rendez-vous, et durant 6 mois, il m’a rec¸ue en entretiens préliminaires hebdomadaires sans me faire payer. Puis j’ai débuté mon analyse avec lui (qui durera sept ans) alors que j’étais en troisième année de médecine.

Arrive mai 1968. Jacques Lacan attendait ses analysants avec impatience pour avoir des nouvelles du dehors. À l’époque, si on voulait être psychanalyste, il était hors de question d’être psychiatre (enfin pour certains d’entre nous !).

Pour cette raison, je ne présente ni l’internat de Paris, ni l’internat de psy- chiatrie. C’était un refus conscient, un refus idéologique, et ce n’est pas le meilleur choix que j’ai fait.

Dès la cinquième année d’études de médecine, je cherche du travail. À ce moment-là, une personne que je connaissais me dit :«Je travaille au CMP d’Issy-les-Moulineaux. Je vais m’en aller. Est-ce que tu veux prendre ma place ?». J’ai immédiatement dit oui ! Et j’ai été engagée sans même avoir ma sixième année validée, ni la moindre compétence universitaire en pédo- psychiatrie. Heureuse époque. . .

Je commence donc à travailler avec les enfants, mais je n’ai à cette époque pas de formation en psychiatrie puisque je viens juste de finir mes études de médecine. Mais j’avais fait des stages d’externat à l’hôpital des Enfants malades. D’abord en chirurgie, dans le service d’un grand mandarin, le

doi:10.1684/ipe.2018.1813

Correspondance :C. Hanon

<[email protected]>

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professeur Pellerin, ce que j’ai adoré, à la réserve près que je savais pas reconnaître ma droite de ma gauche. . .En revanche, je savais faire de la cou- ture, alors recoudre des enfants, c¸a, pas de problème ! J’ai rencontré Claire Fékété et Jean Bienaymé, des chirurgiens exceptionnels. . .J’ai fait ensuite des stages en psychiatrie adulte à Creteil chez le professeur Bourguignon et à la Salpêtrière en service fermé, où j’ai su que ce n’était pas ce que je vou- lais faire, à Hérold aussi en pédopsychiatrie où j’ai rencontré pour la première fois de ma vie des filles anorexiques qui avaient le même âge que moi. J’ai pris mon dernier poste d’externe chez le Pr Royer pour travailler avec Ginette Raimbault qui dirigeait une unité Inserm. Et j’y suis restée. . .20 ans ! Je suis donc médecin vacataire à l’hôpital et au CMP et je gagne très mal ma vie. Je poursuis ma formation de psychanalyste que Ginette Raimbault suit de près, m’installe en ville et je fais aussi du journalisme médical. Tout allait bien jusqu’au moment où Bernard Kouchner devient ministre de la Santé. Il réforme en partie les études médicales et l’internat devient«seul qualifiant».

Je profite de la période de transition offerte à ceux qui prennent cette réforme en cours, et me décide à suivre le CES de psychiatrie en 4 ans, seul moyen à terme de conserver mon poste dans le secteur public.

IP. Pendant ce temps, vous exerciez en CMP comme psychiatre ou comme psychanalyste ?

CE. Ma position a toujours été pragmatique et réaliste, car dans les CMP, les enfants ne viennent pas vous demander une analyse. Ils viennent parce qu’ils présentent des symptômes qui les gênent ou qui gênent la société. Je m’adapte donc à cette réalité tout en persistant à penser que l’écoute analy- tique est essentielle pour ne pas devenir un«réducteur de symptôme»si tant est que ce soit possible. Mais il n’était pas dans l’intérêt des enfants comme cela se faisait de ne pas communiquer du tout avec l’école par exemple. J’ai vu émerger dans les années 90 la question de la maltraitance et c’est avec les juges que j’ai appris à communiquer.

Puis, j’ai présenté le concours de praticien hospitalier, car le statut de médecin vacataire allait heureusement disparaître. J’étais déjà assez âgée et avec une solide expérience professionnelle. J’avais déjà publié des livres et pas mal d’articles scientifiques au sein du laboratoire de l’Inserm dirigé par Ginette Raimbault. Je me retrouve devant un jury qui savait que j’étais avant tout psychanalyste et était assez hostile à ces psychiatres qui, contrairement à eux, deviendraient PH sur titres, sans passer de concours. Ils m’ont posé deux questions : «Est-ce que vous faites de la psychanalyse dans votre CMP ?

« Évidemment non. . .». Et last but not least,« combien de temps durent vos séances ?»Je suis partie dans un grand éclat de rire intérieur car ces questions sentaient le piège grossier. . .et leur ai répondu :«Écoutez, c’est très simple, je suis certes une analysée de Jacques Lacan, donc je suppose que vous imaginez que je mène des entretiens de cinq minutes (ce qui ne m’est jamais arrivé en réalité durant ma cure), eh bien non, je fais comme tout le monde, une demi-heure, trois quarts d’heure. . .». Je suis devenue praticien hospitalier temps partiel.

IP. Vous avez évoqué vos travaux de recherche à l’Inserm, vous y faisiez quoi ? CE.Ginette Rimbault était psychiatre et psychanalyste lacanienne, et grande chercheuse. En 1974, alors qu’elle travaille dans le service de néphrologie pédiatrique et s’occupe d’enfants en dialyse rénale, elle publieL’enfant et la mort1. Ce livre a un immense succès dans les médias et confirme l’intérêt d’écouter les enfants, ce qui n’était pas évident à l’époque.

1Paris : Dunod, 2011.

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Moi, j’ai travaillé avec elle en endocrinologie puis en réanimation diges- tive et nous avons aussi ouvert une consultation de psychanalyse gratuite à l’hôpital. Nous avons publié ensemble un livre sur l’anorexie mentale,Les Indomptables, figures de l’anorexie2.

IP. Quelles actions avez-vous pu mener en dirigeant le CMP d’Issy-les- Moulineaux ?

CE.J’ai tissé des liens avec une structure financée par le Conseil général des Hauts-de-Seine, La Parenthèse, à Clamart, qui avait pour but de recevoir des familles en situation de précarité dont un des membres (adulte ou enfant) était atteint d’une maladie somatique sévère. L’association accueillait la famille au complet et avait deux ans pour les aider à sortir la tête hors de l’eau sur le plan psychique, somatique et professionnel. Grâce à une subvention, les enfants de la Parenthèse ont eu un accès prioritaire (sans attente) au CMP. Un luxe ! Nous avons aussi formé des générations de psychologues, ce qui m’a valu pas mal de critiques. J’ai accueilli des psychologues fraîchement diplômées, de préférence en analyse, en stage d’un an (non rémunéré à l’époque...) pen- dant lequel il ou elle prenait des enfants en thérapie avec une supervision régulière de groupe. C’était à bénéfice réciproque : une formation de qualité appréciée sur leur CV (ces psychologues ont tous trouvé leur premier emploi rémunéré par la suite) et pour le CMP, une possibilité de suivre davantage d’enfants au moment où la demande ne cessait d’augmenter et les crédits de diminuer.

IP. Pourquoi cette critique ?

CE.Parce qu’on m’a reproché de pallier les insuffisances du système, au lieu de me battre pour avoir plus de postes de psychologues titulaires que de toute fac¸on personne n’obtenait. L’autre critique était plus pertinente. C’était de dire que la continuité des thérapies était mise à mal avec des change- ments de psychologues chaque année. Mais, nombre de prises en charge ne durent pas plus qu’un an. Pour les enfants nécessitant une prise en charge de longue durée, cet«inconvénient»s’est transformé en force. Les change- ments de thérapeutes permettaient une nouvelle dynamique, pour les enfants et pour toute l’équipe. Enfin, à l’hôpital dont nous dépendions, la rotation des internes fait partie du quotidien.

IP. Ce qui est également le cas pour les patients adultes chroniques, les départs de médecins, les arrivées des internes permettent de poser un regard neuf et, parfois, de relancer le travail thérapeutique.

CE.Évidemment. Cela insuffle même une nouvelle énergie et du rythme. Par ailleurs, nous étions en lien avec le tribunal de Nanterre et la protection de l’enfance, et les psychologues faisaient un stage chez le juge des enfants ou le juge aux affaires familiales. Réciproquement, les auditeurs de justice venaient en stage au CMP à nos consultations. L’idée n’était pas que les psychologues deviennent juges et réciproquement, mais que chacun comprenne la logique de l’autre.

IP. Au final, vous avez mené toute votre carrière au CMP d’Issy-les-Moulineaux ? CE.Eh oui, jusqu’à mon départ en retraite en 2012! Ce poste à mi-temps a été un équilibre parfait pour moi. Je n’ai jamais voulu devenir médecin-chef, même si on me l’a proposé. C’est vous dire à quel point ce poste n’était pas attractif pour qu’il soit proposé à un médecin à temps partiel !

2 Paris : Odile Jacob, 1989.

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IP. Et votre rencontre avec Franc¸oise Dolto ?

CE.C’était en 1986. Elle recevait les enfants de la pouponnière Paul Manchon à Antony qu’elle avait déjà rec¸us jusqu’en 1978 à sa consultation de l’hôpital Trousseau. Elle cherchait une relève et avait encore le souci de transmettre.

Elle m’a conviée à assister à ces consultations de nourrissons avec d’autres psychanalystes quand elle a appris que la pouponnière m’avait contactée pour m’envoyer des enfants en consultation à Issy-les-Moulineaux. Moi aussi, j’ai convié les jeunes psychanalystes, les psychiatres et psychologues du CMP mais aussi des pédiatres à assister à mes consultations. Même Abram Coen a eu la curiosité et la modestie d’assister pendant un an à ces consultations en 1993. J’ai assuré cette consultation pendant 15 ans jusqu’à la fermeture de cette pouponnière.

En parallèle, avec Catherine Dolto et Jean- Pierre Winter, nous avons mené 18 heures d’entretiens avec Franc¸oise Dolto pour assurer une autre forme de transmission.

Les médecins responsables se sont succédé avec des bonheurs divers alors que la situation économique est allée en s’aggravant d’année en année. J’ai énormément apprécié le passage de Patrice Huerre, pour son dynamisme incroyable. Mon équipe, très stable, fonctionnant très bien sans conflit, je n’ai jamais eu le moindre problème avec les médecins chefs qui avaient fort à faire par ailleurs.

IP. Lorsque que vous n’étiez pas au CMP, vous étiez dans votre cabinet.

Comment se réalise ce grand écart entre une pratique de pédopsychiatre dans le public et celle de psychanalyste en libéral ?

CE.Il n’y a pas de grand écart car ces deux disciplines se complètent. Je dois ajouter qu’ayant travaillé vingt ans en pédiatrie à Necker, cela m’a servi au moins autant que la psychiatrie. C’est le cadre institutionnel qui change et aussi les patients car il ne suffit pas de se dire psychanalyste pour que ceux-ci fassent une psychanalyse. Quand j’ai fait le CES de pédopsychia- trie, alors que j’avais déjà plus de 10 ans d’expérience professionnelle, cela m’a fait beaucoup de bien. Cela m’a légitimée dans cette pratique de la psy- chiatrie publique. Et de l’autre côté, je me suis installée très jeune comme psychanalyste et mon premier patient a été un bébé de sept mois !

IP. Parlez-nous de votre«rencontre»avec le DSM !

CE.Ah oui, ce que j’appelle«l’épreuve du DSM». . .J’ai toujours défendu l’idée que nous pouvions être évalués. En revanche, si nous voulions que cette évaluation soit pertinente, il fallait participer à son élaboration. En pratique, tout a été fait pour nous écarter. Au même moment, on nous a imposé le DSM comme mode de classification alors que nous utilisions plutôt la classifica- tion de Misès. En soi, je n’y étais absolument pas réfractaire, car le diagnostic nous permet de pouvoir communiquer, mais la fac¸on dont on nous a imposé le DSM, là j’étais très réfractaire. On nous a demandé de«coder»dès le premier rendez-vous, ce qui ne convenait à notre activité clinique d’autant que le DSM IV a exclu la classification psychanalytique et que rien ne corres- pondant aux enfants de moins de six ans. Mais nous l’avons fait, à contre cœur, mais nous savions que cela avait une incidence sur les crédits alloués (ou tout au moins c’est ce qu’on nous disait. . .). Au final, nous nous sommes aperc¸us que chacun utilisait trois ou quatre items, toujours les mêmes, qui ne voulaient strictement rien dire puisque au premier rendez-vous, on ne peut pas porter un diagnostic chez un enfant. Dans le même genre d’absurdité, j’avais remarqué que les enfants qui arrivent pour un premier rendez-vous présentent tous des symptômes... Cent pour cent des enfants qui consultent ont évidemment des symptômes ! Au quatrième rendez-vous avec un enfant,

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peu importe la fréquence, le symptôme initial a très souvent régressé, et alors. . .comment coder ? Donc sans avoir jamais été réfractaire à une psy- chiatrie qui se voulait scientifique, nous étions confrontés à un décalage au quotidien.

IP. Un mot sur l’autisme ?

CE.La tension s’est installée et a pris en masse sur la question de l’autisme, accompagnée d’une forte médiatisation«anti-psy». Moi je ne l’ai pas telle- ment vécue parce que j’étais déjà partie.

En revanche, j’ai vu arriver la maltraitance et les viols, l’hyperactivité et la Ritaline. Je pense que les pédopsychiatres, dont je fais partie, ont résisté à la prescription abusive de Ritaline. En posant clairement la question des indica- tions, en imposant conjointement une psychothérapie (comme au moment de la découverte des neuroleptiques. . .), en surveillant correctement les effets secondaires (appétit, tics, cassure de la courbe de croissance).

IP. au sein du CMP, vous avez su allier différentes approches théoriques ? CE.Au gré des recrutements, j’ai ouvert le CMP à des professionnels de formation diverse même si au début, cela m’a paru risqué. Je me suis rapidement rendu compte qu’un ou une collègue«cognitiviste et compor- tementaliste » pouvait être quelqu’un de très bien ! (Rires). Nous avions finalement tous nos compétences, qui de la thérapie familiale, qui de la thé- rapie de couple, qui de la TCC et la période de la psychanalyse«pure et dure» n’avait pas à être hégémonique pour le grand bénéfice des patients. Je pense que c’est le cas maintenant dans la plupart des services et que la cohabitation est beaucoup plus pacifique qu’on pourrait le penser.

IP. Oui, dans l’intérêt des enfants, des parents et par ricochet des soignants.

CE.Je veux dire que les psychanalystes sont assez responsables de ce qui s’est passé. . .

IP. Il paraît clair que vous tenez une position intégrative, évidente et nécessaire et qui, à mon sens, est un message à porter.

CE.Tout à fait ! Et même encore plus intégrative, j’ai envie de dire, pour la psychiatrie adulte. . .Ce dont nous nous sommes réjouis en 1968, je veux par- ler de la séparation de la neurologie et de la psychiatrie a porté un coup fatal à la psychiatrie. Que la psychiatrie se soit à ce point associée à la psychanalyse, c’était très bien, mais dissociée de la neurologie, là, c’était une catastrophe.

Évidemment c’est facile de le dire maintenant quand on voit à quel point la neurologie a évolué et pas la psychiatrie. J’espère que la phase actuelle de

«transition»si je peux dire ne va pas trop durer. Car à l’heure où il y a des avancées majeures en neurologie, les conséquences immédiates sur la prise en charge des patients ne sont pas encore au rendez-vous. Espérons que cela arrive ! Je ne sais pas quand arrivera le moment où nous aurons des exa- mens complémentaires diagnostiques ou pronostiques en psychiatrie. Mais peut-être est-ce une illusion de vouloir à tout prix réduire le psychisme au cerveau. . .

IP. On cherche, on cherche. . . CE.Et comment ! C’est fascinant. . .

IP. Merci chère Caroline Eliacheff pour cet entretien.

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