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SOMMAIRE OBSERVATOIRE KIDEXPO 2008

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SOMMAIRE

OBSERVATOIRE KIDEXPO 2008

1. Les moments qui rassemblent parents et enfants aujourd’hui

LES FRANÇAIS PLUS QUE JAMAIS ATTACHÉS AU LIEN FAMILIAL

2. Regard sur la vie familiale :

LE GRAND BOULEVERSEMENT DES DERNIERES DECENNIES

3. Quel parent êtes-vous ?

COCOONING, AFFRANCHI, HYPER-VIGILANT OU DÉTRÔNÉ ?

4. La lecture de Jean Epstein, psychosociologue à Familles de France

« LA FAMILLE N’A JAMAIS ETE AUSSI ESSENTIELLE A LA CONSTRUCTION DE L’ENFANT »

5. Autres résultats :

TRAJET SCOLAIRE, SECURITE ROUTIERE, AUTONOMIE, NOUVELLES TECHNOLOGIES

Contact Kidexpo Sophie Desmazières Commissaire Général 01 49 70 90 70/ 06 74 08 31 46 [email protected]

Contacts Presse TBC COMMUNICATION Cécilia Larcange – Hélène Neumager 01 75 49 90 21 /01 49 70 07 16 /06 84 74 28 00 [email protected][email protected]

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Contact presse : TBC COMMUNICATION - Cécilia Larcange - Hélène Neumager 01 75 49 90 21 - 01 49 70 07 16 [email protected] - [email protected]

FICHE 1

Observatoire Kidexpo 2008

Les moments qui rassemblent parents et enfants aujourd’hui LES FRANÇAIS PLUS QUE JAMAIS ATTACHES AU LIEN FAMILIAL

Les organisateurs du salon Kidexpo 2008 avec le soutien du GEMA (Groupement des Entreprises Mutuelles d’Assurance), ont demandé à l’IFOP de réaliser un état des lieux des familles françaises d’aujourd’hui et notamment d’identifier ce qui rassemblait parents et enfants. L’enquête a été conduite auprès d’un échantillon représentatif de 1009 parents d’enfants âgés de 6 à 12 ans. Les résultats montrent un fort attachement au lien familial et soulignent les moments privilégiés de la relation parents-enfants : les repas, les vacances, les devoirs et les loisirs.

Un goût marqué des Français pour les rassemblements familiaux, Noël en tête…

Une majorité de parents d’enfants de 6 à 12 ans déclare favoriser les réunions et repas de famille, c'est-à-dire avec parents, frères et sœurs, oncles et tantes, cousins et cousines, etc. Il existe un certain enthousiasme à l’égard des rassemblements familiaux. Tandis que 53% des parents déclarent les favoriser (notamment les parents les plus jeunes), ils sont très minoritaires à déclarer les éviter (12%).

La fête de Noël apparaît comme le rassemblement familial incontournable et préféré par près de 7 Français sur 10 (69%). D’après des recherches récentes, la fête de Noël serait d’ailleurs une « mise en scène de la famille et de la parenté devant elle-même »1 comme en témoigne le flot de photos décorant les albums familiaux, qui atteint des sommets impressionnants au moment de Noël2.

Si les anniversaires sont aussi une occasion de réunir l’ensemble des membres d’une famille, ils n’arrivent en tête des réunions familiales préférées que pour 15 % des parents interrogés.

Le repas : le temps familial par excellence

Plus de 80% des parents dînent systématiquement avec leur(s) enfant(s) le soir en semaine. Le second moment de convivialité parents-enfants se situe au petit déjeuner (pour 53% des parents interrogés) avant d’aller à l’école.

Tous les repas du week-end sont l’occasion de réunir la famille. Si le dîner et le déjeuner du week-end constituent des moments clés pour toutes les catégories de parents, les plus jeunes (moins de 35 ans) pratiquent davantage le goûter familial tandis que les plus âgés sont davantage présents avec leurs enfants au petit déjeuner.

Le repas pris ensemble c’est le temps fort du film familial : retrouvailles, scènes, confidences, déclaration d’amour…Un ouvrage récent qui porte un regard sociologique sur sept familles à table3 a montré comment faire la cuisine et partager le repas forgent le lien familial. Le repas pris ensemble y est décrit comme un petit théâtre des familles qui raconte une histoire d’amour avec les mots de l’agitation domestique.

1SINGLY DE, F. 1993. Sociologie de la famille contemporaine, Paris, Nathan.

2 KAUFMANN, J.C. 2002. « Secrets d’album », Un siècle de photos de famille, Paris, Ed. Textuel/Arte/Monum-Editions du Patrimoine.

3 KAUFMANN, J.C. 2007 - Familles à table, sous le regard de Jean-Claude Kaufmann, photographies de Rita Scaglia.

Editions Armand Colin, 2007

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Enfin, le plateau devant la télévision n’est pas si répandu que cela, une majorité de parents déclarant ne prendre que rarement ou jamais leur repas avec leurs enfants devant la télé. Toutefois, dans les foyers monoparentaux et dans ceux ne comptant qu’un seul enfant, la pratique est plus régulière et concerne plus d’un foyer sur deux.

Les loisirs en famille : montée en puissance des loisirs numériques

Télévision mise à part, le top 5 des activités pratiquées en famille plusieurs fois par semaine inclut dans l’ordre : la lecture (50% des parents lisent pour ou avec leurs enfants), le surf sur Internet (29%), la musique (24%), les jeux vidéo (19%) et la cuisine (15%).

On remarquera la montée en puissance des jeux vidéo et de l’Internet. L’utilisation familiale d’Internet est d’ailleurs essentiellement dévolue aux jeux (pour les enfants les plus jeunes) et à la recherche documentaire (pour les plus âgés).

La répartition des loisirs entre père et mère est peu surprenante : la mère est le guide préféré pour la cuisine, et les jeux de société, le père accompagnant plutôt les activités sportives et la pratique des jeux vidéo (ce qui apparaît comme un phénomène nouveau, la première génération de joueurs étant désormais père de famille)

La télévision reste toujours la première « activité » pratiquée en famille. Près de 7 familles sur 10 se réunissent devant le petit écran plusieurs fois par semaine. On observe une forte attention des parents aux limites d’âge indiquées sur les différents programmes. Plus d’un parent sur deux déclare les respecter systématiquement.

Les devoirs : c’est maman qui s’y colle !

Avec l’avancée dans le cursus scolaire, l’aide des parents pour les devoirs devient une pratique minoritaire (63% des parents des enfants de 11-12 ans font leur devoir seul alors que seulement 18% des enfants de 6-8 ans)

La mère est neuf fois sur dix le premier soutien scolaire de l’enfant. Seulement 48% des pères aident leurs enfants à faire leurs devoirs en semaine et ce chiffre progresse tout de même à 65% le week-end. Plus rarement, ce sont les grand parents ou un frère / une sœur qui se charge de cette mission.

A noter le temps consacré est très souvent inférieur à 15 minutes dans les classes primaires tandis qu’au collège, il est le plus souvent compris entre 35 minutes et une heure. Et comme il ne faut jamais remettre à plus tard ce qu’on peut faire tout de suite, les devoirs sont faits en rentrant de l’école dans 96% des cas.

Les vacances : « On allait au bord de la mer, avec ma sœur, mon père, ma mère… »

Plus d’une famille sur deux (59%) se rend à la mer à l’occasion des grandes vacances d’été. La campagne qui attire davantage les parisiens arrive loin derrière (12%), au deuxième rang des destinations phares des grandes vacances. A l’inverse, pour les petites vacances, les familles déclarent majoritairement rester chez elles.

Les vacances se passent systématiquement en famille pour les deux tiers des parents interrogés et

« souvent » pour près d’un tiers d’entre eux. Ceux qui ne sont pas accompagnés de leurs enfants pour les vacances sont donc très peu nombreux (3%).

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Quand ce sont les enfants qui éduquent leurs parents : première « leçon », l’environnement

L’apprentissage n’est pas un processus à sens unique. Les parents déclarent apprendre eux aussi de leurs enfants, en premier lieu dans les domaines de l’environnement (33%), de l’amour et de l’amitié (25%) ainsi que des sciences et de la sécurité routière (16%). Suivent l’alimentation, les nouvelles technologies, la solidarité et l’hygiène de vie.

Ce sont les professions libérales et cadres supérieurs mais aussi les familles rurales au sein desquels les enfants donnent le plus souvent des leçons d’environnement à leurs parents. Les ouvriers apprennent plutôt les sciences avec leurs enfants et les 11-12 ans sont les plus actifs en matière de messages de sécurité routière à destination de leurs parents.

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FICHE 2 Observatoire Kidexpo 2008

Regard sur la vie familiale :

LE GRAND BOULEVERSEMENT DES DERNIERES DECENNIES

L’étude IFOP réalisée à la demande des organisateurs du salon Kidexpo 2008 permet un regard sur la famille française d’aujourd’hui. Elle révèle le rôle tenu aujourd’hui par les grand parents dans la cellule familiale ET montre aussi les évolutions du regard des parents, qu’il s’agisse de leurs inquiétudes ou des qualités attendues chez l’enfant. Elle souligne enfin la difficulté d’être parent.

La présence des grands parents dans 9 familles sur 10

Les grands-parents sont particulièrement présents dans les familles. Comme l’ont montré des recherches récentes conduites par des chercheurs de la CNAV (Caisse Nationale d’Assurances Vieillesse)4, 5% des enfants avaient leurs quatre grands-parents à la naissance en 1960 ; ce taux est passé à 60%

dans les années 90.

Agés d’environ 50 ans en moyenne à la naissance du premier petit-enfant, les grands-parents ont désormais le privilège de les voir grandir, devenir adultes et procréer à leur tour ; la période grand parentale s’étale sur une durée inédite en ce XXIème siècle.

Ainsi, dans 90% des familles interrogées dans l’Observatoire Kidexpo, les parents déclarent que leur(s) enfant(s) voient régulièrement leurs grands parents ou au moins l’un d’entre eux. Ceux-ci sont également souvent associés aux vacances des enfants. Dans 7 familles sur 10, les enfants passent « souvent » (22%) ou « de temps en temps » (48%) une partie de leurs vacances chez leurs grands-parents.

Les grands parents pratiquent également de nombreuses activités avec leurs petits enfants au premier rang desquelles les ballades et sorties liées à la nature (65%), la télévision (62%), les jeux de société (56%) et les loisirs manuels (51%).

Les raisons d’inquiétudes parentales

Parmi les nouvelles sources d’inquiétude des parents apparaissent le conflit direct avec leurs enfants (23%) et l’indifférence (13%). La crainte d’un conflit avec l’enfant a été multipliée par trois en 10 ans. Une préoccupation grandissante qui semble confirmer l’attachement au lien familial et la peur d’une rupture ou d’un éloignement affectif entre parents et enfants. Comme si les parents d’aujourd’hui redoutaient plus que tout de perdre l’amour de leurs enfants.

Il y a 10 ans5, un sondage IFOP révélait que la drogue était à la première place des angoisses des parents, c’est toujours le cas aujourd’hui (45%), mais désormais la réussite professionnelle occupe la deuxième (37%), devant la délinquance (32%).

4 ATTIAS-DONFUT (Claudine) ; SEGALEN (Martine) : GRANDS-PARENTS : LA FAMILLE A TRAVERS LES GENERATIONS, Paris, Odile Jacob, 1998, 330 p.

5 Sondage IFOP réalisé pour l’Express les 13 et 14 novembre 1998, auprès d'un échantillon de 1001 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.

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L’enfant idéal de 1968 n’est plus du tout le même aujourd’hui

Interrogés sur les qualités les plus importantes pour un enfant de 10-12 ans, les parents citent en premier, qu’il s’agisse d’une fille ou d’un garçon, « être bien élévé » et « honnête », viennent ensuite des qualités telles que « travailleur » et « curieux envers les choses » puis « qu’il sache se défendre ».

En 1968 une étude publiée par l’IFOP montrait que les trois premières qualités étaient les mêmes mais s’appliquaient surtout aux garçons. Les filles quant à elles devaient à l’époque démontrer davantage d’autres qualités : « affectueux » ( cité par 39% des parents en 1968 mais seulement 7% aujourd’hui) et propres (22%

des parents en 1968 mais seulement 7% aujourd’hui ).

Une éducation réussie, c’est un enfant épanoui

Réussir sa vie plutôt que réussir dans la vie : une majorité de parents (52%) estiment qu’ils auront réussi l’éducation de leur enfant si celui-ci leur donne l’impression qu’il est épanoui.

L’éducation de leurs enfants sera réussie le jour où : - l’enfant n’a plus besoin de ses parents (23%), - l’enfant a lui-même sa propre famille (12%),

- l’enfant a un emploi (9% des réponses mais 14% pour les ouvriers) ou qu’il a réussi son bac ou encore qu’il poursuit des études supérieures (4%).

Le dur métier de parent

La nostalgie à l’égard de la vie pré-parentale touche près d’un parent sur deux (46%). Les parents les plus jeunes (de moins de 35 ans), qui ont accédé au statut de parents plus récemment se déclarent plus nostalgiques que la moyenne (51%), là où les 50 ans et plus le sont nettement moins.

Pour une majorité de Français (62%), la définition de la parentalité est un sentiment mélangé. Ils s’accordent sur l’idée qu’ « être parent, c’est beaucoup de bonheur mais c’est aussi beaucoup d’inquiétude ». Une idée encore plus répandue chez les femmes (67%) et chez les parents vivant seuls (68%). En revanche, ils ne sont que 18% à déclarer qu’ « être parent, ce n’est que du bonheur » et ce sont le plus souvent les parents des enfants les plus jeunes.

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FICHE 3 Observatoire Kidexpo 2008

Quel parent êtes-vous ?

Cocooning – Affranchi – Vigilance Extrême - Détrôné

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Observatoire Kidexpo 2008

Quel parent êtes-vous ?

Une approche « plaisir » de la famille. Priorité au « vivre ensemble »

AUTORITE / VALEURS

AUTONOMIE DE

L’ENFANT NOUVELLES

TECHNOLOGIES

LIEN FAMILIAL

La négociation plus que la menace pour se faire obéir (35% parlent avec l’enfant jusqu’à lui faire entendre raison)

Présence de l’adulte : Pour accompagner l’enfant sur le trajet de l’école (84%)

Pour l’utilisation de l’ordinateur et internet (69%)

Présence d’un ordinateur pour la famille (87%), mais peu ou pas utilisé par l’enfant

Les moments de plaisir partagés :

Le goûter = 80%

systématiquement ou très souvent

Le petit déjeuner = 91%

systématiquement Parents qui

revendiquent

davantage leur autorité naturelle sur leurs enfants (46%)

L’enfant n’est pas laissé seul au domicile (66%)

Parmi les activités les plus pratiquées en famille : la lecture (56%)

Caractéristiques socio-démographiques :

- Jeunes enfants de 6 à 8 ans (64%), davantage de garçons - Peu de foyers recomposés (12%)

38%

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Observatoire Kidexpo 2008

Quel parent êtes-vous ?

Priorité donnée à la conjugalité et à l’autonomie

AUTORITE / VALEURS

AUTONOMIE DE L’ENFANT

NOUVELLES TECHNOLOGIES

LIEN FAMILIAL

Parents actifs et sportifs

L’enfant est seul : Parfois au domicile (59%)

Pour aller à l’école (33%)

Pour utiliser l’ordinateur (59%), internet (50%) Limité par un logiciel de contrôle parental (38%)

Equipés en matériel informatique (99%

disposent d’un ordinateur) ils consultent Internet quotidiennement (35%)

Internet est une activité pratiquée en famille (34%)

Vie conjugale très présente (sorties entre amis, week-end en couple…)

L’enfant dispose largement d’argent de poche

Enfants équipés d’un téléphone portable (23%)

Foyers peu attachés aux rassemblements familiaux (14% jugent les fêtes sans

importance) Parents souvent

« copains » avec leur enfant

Il est accompagné par un tiers pour ses devoirs (97%)

L’enfant affirme un haut niveau

d’autonomie sociale mais peut présenter une fragilité affective

Caractéristiques socio-démographiques :

- Enfants plus âgés (35% de 9-10 ans et 36% de 11-12 ans) - Foyers recomposés (19%)

32%

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Observatoire Kidexpo 2008

Quel parent êtes-vous ?

La famille : une valeur forte où l’enfant est au cœur de toutes les attentions, mais reste toujours à sa place d’enfant

AUTORITE / VALEURS

AUTONOMIE DE

L’ENFANT NOUVELLES

TECHNOLOGIES

LIEN FAMILIAL

Pour se faire obéir par l’enfant :

Menace d’une privation (44%)

Promesse d’une récompense (3%)

Présence de l’adulte : Pour accompagner l’enfant sur le trajet de l’école (88%)

Pour l’utilisation de l’ordinateur (69%), d’internet (76%)

Equipés en matériel informatique (99%) Jeux vidéo : 27%, plusieurs fois par semaine et 21% une fois par semaine Ces activités sont majoritairement pratiquées en famille.

Un maximum de repas est pris en famille.

En période scolaire l’ensemble des repas est pris en famille à plus de 50%, le week- end à plus de 80%.

Ceux-ci apparaissent comme un moment important.

Règles familiales claires et explicites

L’enfant n’est jamais laissé seul au domicile (69%)

L’enfant ne dispose pas de téléphone portable (95%)

Beaucoup d’activités sont pratiquées en famille

Respect à tout prix de l’autorité parentale

Peur ressentie par les parents quant aux dangers du monde extérieur (rue, voisinage…)

Très attaché au lien familial élargi (92%%

favorisent les rassemblements familiaux), forte présence des grands- parents (73% passent une partie de leur vacances avec leur grands-parents) Les vacances sont passées avec les enfants (99%

systématiquement et souvent)

Caractéristiques socio-démographiques : - Jeunes enfants : 6 à 8 ans (67%)

- Davantage de filles

21%

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Observatoire Kidexpo 2008

Quel parent êtes-vous ?

Une présence parentale dont on peine à déceler les éléments d’ancrage

AUTORITE / VALEURS

AUTONOMIE DE L’ENFANT

NOUVELLES TECHNOLOGIES

LIEN FAMILIAL

Peu de limites posées, y compris dans l’utilisation de l’ordinateur et d’internet

Présence de l’adulte pour accompagner l’enfant sur le trajet de l’école (93%)

Faible équipement informatique (38% ne possèdent pas d’ordinateur), mais lorsqu’il y a un ordinateur dans le foyer il appartient à l’enfant (63% des possesseurs d’ordinateurs)

Faible investissement de la famille élargie.

Focalisation sur le noyau familial restreint.

Peu d’attachement aux rassemblements familiaux (18%

déclarent ne jamais se réunir à l’occasion des fêtes)

L’enfant ne participe pas (ou très rarement) aux tâches

quotidiennes (38%)

L’enfant n’est jamais laissé seul au domicile (78%)

Mais il est souvent seul pour utiliser l’ordinateur

Des foyers peu connectés à internet (24% de ces foyers n’ont pas de connexion) ou lorsqu’ils le sont les enfants l’utilisent très peu (ne l’utilisent jamais)

Les grands-parents sont peu présents dans la vie de l’enfant (dans 17% de ces foyers, les grands-parents n’apparaissent pas)

Caractéristiques socio-démographiques :

- Jeunes enfants de 6 à 8 ans (72%), une majorité de garçons - Foyers recomposés (22%)

9%

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FICHE 4 Observatoire Kidexpo 2008

La lecture du psychosociologue : 10 questions à Jean Epstein

« La famille n’a jamais été aussi essentielle à la construction de l’enfant »

L’observatoire Kidexpo 2008 sur la famille française d’aujourd’hui se prête particulièrement bien à une lecture sociologique pour mieux situer ses résultats dans le temps et en comprendre le sens profond.

Jean Epstein, psychosociologue est notamment co-fondateur du GRAPE (Groupe de Recherche et d’Action Petite Enfance) et du journal « Enfants d’Abord » et conseiller technique auprès de municipalités et de nombreux organismes en matière d’enfance et de famille. Il dirige actuellement le département recherche-action de le l’association Familles de France. C’est un sociologue de terrain dont la matière première est faite d’enquêtes, de rencontres et d’entretiens. Ses deux sujets de prédilection sont la construction des repères chez l’enfant et l’adolescent et l’évolution de la famille dans ce cadre. Il a écrit de nombreux articles et d’ouvrages sur l’enfance et la famille. Il répond à dix questions à propos des résultats de l’Observatoire Kidexpo 2008

1. L’observatoire Kidexpo donne l’impression que le lien et le rassemblement familial n’ont jamais été aussi précieux. Cela vous paraît-il juste, est-ce nouveau et quelles en seraient les raisons selon vous ?

C’est juste, c’est relativement récent et cela vient d’une profonde mutation de la famille et de la société qui l’entoure depuis ces vingt dernières années. Il ne faut pas en déduire que la famille est « en crise », elle est simplement en train de changer de visage. Sociologiquement, la famille se porte très bien : les pères n’ont jamais été aussi présents, y compris dans les familles recomposées, de même que les grands parents et même les arrières grands parents. Mais nos représentations sont souvent en retard sur cette évolution et l’on a tendance à se complaire dans le « c’était mieux avant » alors qu’en réalité ce n’était pas forcément mieux avant.

En revanche, il est vrai que la famille subit des « isolements », des fragmentations. Par exemple, la femme dont le mari gagne bien sa vie et qui travaille peut se sentir non-conforme avec le modèle maternel traditionnel qui doit « se consacrer à ses enfants ». Autre exemple, les grands parents sont très souvent géographiquement éloignés de leurs petits-enfants, ce qui est assez récent. Le rassemblement familial n’a donc jamais été aussi précieux, parce qu’auparavant il existait beaucoup plus naturellement.

Et c’est vrai pour chaque membre de la famille, y compris l’enfant.

2. La famille serait-elle désormais perçue comme un lieu de liberté et d’épanouissement après avoir été parfois dépeint dans le passé comme un espace de contraintes, d’obligations ?

J’ai coutume de dire qu’avant, la famille avait toutes les réponses et que, désormais, elle a toutes les questions. La famille a été longtemps très structurante mais très contraignante. La loi sur l’autorité parentale conjointe s’appelait en 1970 (ce n’est pas la préhistoire !), la loi sur « la puissance paternelle ».

Seul le père faisait autorité. Cette conception traditionnelle a été ringardisée par le mouvement de libération de la société. La famille était importante, mais pouvait aussi être inhibitrice. Sur ce point, il y a eu une révolution. On se rend compte aujourd’hui à quel point la famille constitue une cellule essentielle à la construction de l’enfant.

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3. Le repas semble rester un moment familial malgré tout. Pourquoi d’après vous ?

C’est une autre manière de parler du rassemblement familial. Le repas est un moment essentiel pour se poser ensemble et se parler. Ce sont des temps où l’on est ensemble et qui sont plus difficiles à trouver tellement chacun est pris par un nombre croissant d’activités. Ce sont des temps sociaux, où l’on apprend le plaisir d’être ensemble.

Cela peut paraître étonnant, mais c’est aussi pour les enfants une manière d’apprendre à être assis. Les études auxquelles j’ai participé au Québec montrent par exemple que les enfants hyperactifs, incapables de rester assis, sont souvent des enfants qui n’ont jamais eu de repas familiaux.. Cela rejoint un phénomène de plus en plus observé qui est l’incapacité à accepter la moindre frustration chez les enfants, c’est à dire celui de consentir un effort immédiat pour obtenir un plaisir différé (c’est aussi le cas de la lecture par rapport à l’image). Les bébés sont comme cela, mais les ados ne sont plus des bébés.

4. Internet et les jeux vidéos : auparavant des outils réservés aux jeunes (garçons), ils deviennent des loisirs pratiqués en famille. Va-t-on vers la fin de certains loisirs (le bon vieux Monopoly ou le Scrabble en famille) ?

Certainement pas si le jeu est un outil de partage et si l’on évite le danger de l’enfermement virtuel, de l’overdose de jeu qui est un autre phénomène qu’il faut prévenir. Le jeu vidéo ou sur Internet peut d’autant plus être un outil de partage, que c’est souvent l’enfant qui apprend les règles aux parents ou aux grands parents. Pour les jeux de société, c’est en général l’inverse.

En résumé, ce qui est intéressant dans le jeu quel qu’il soit, c’est l’interaction familiale et c’est une bonne nouvelle de voir qu’elle intervient aussi dans les jeux en ligne ou les jeux vidéos.

5. La place nouvelle des grands parents dans les familles, est-ce vraiment nouveau ?

Rappelons-nous qu’en 1960 les chances pour un enfant de naître avec ses quatre grands parents étaient inférieures à 5%. En 1990, elles étaient de 61 %. Donc, grandir avec ses grands parents, c’est un phénomène récent. Mais, surtout, les grands parents d’aujourd’hui ne correspondent plus à l’image de gens vieux, inactifs et qui habitent près de leurs enfants. L’évolution de la société fait qu’ils sont dans la cinquantaine, qu’ils travaillent et qu’ils habitent souvent loin de leurs petits-enfants.

Pour toutes ces raisons, les grands parents doutent d’eux-mêmes. Parfois, les parents les culpabilisent par exemple de partir pendant les congés scolaires (autrement dit de prendre des vacances). Au contraire, il faut les valoriser, les associer à la vie familiale autant que possible. Les technologies peuvent aider à une plus grande proximité ; les discussions avec les petits enfants par webcam, c’est une réalité aujourd’hui.

6. Les inquiétudes des parents à propos de leur enfant ont évolué. Quelle lecture peut-on faire de ces évolutions ?

Dans ce domaine, il y a ce que j’appelle des « déferlantes » qui s’abattent sur nos sociétés. J’en vois quatre qui sont le plus souvent à la source des inquiétudes : l’hygiénisme avec la peur des maladies de toute sorte, la sécurité avec la tentation du risque 0, la compétition avec la pression qu’elle impose aux parents et aux enfants et la peur du hors-famille avec la crainte du monde extérieur et l’enfermement dans la cellule familiale.

Des peurs nouvelles sont donc apparues et grandissent chez les parents comme la peur de l’échec, d’autres persistent mais sont plus intenses également comme la peur de l’accident… La peur de l’échec dans la société conduit les parents à vouloir construire des surdoués, la famille devient alors un lieu où se forge l’esprit de compétition. Malheur aux parents dont les enfants réussissent moins bien à l’école, et

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malheur à l’enfant lui-même qui peut être atteint dans son estime de soi. Le conseil aux parents serait plutôt : valorisez vos enfants sur leurs compétences, même s’ils ne rentrent pas dans le moule et je dirais surtout s’ils ne rentrent pas dans le moule.

Pour ce qui est de la peur de l’accident, il faut aller revoir « La guerre des boutons » tourné en 1961. Ce serait impossible à tourner aujourd’hui compte-tenu des risques pris par les enfants de cette époque et ceux acceptables aujourd’hui.

7. L’enfant idéal selon les parents a changé. Etre honnête et travailleur ne suffit plus, il faut être aussi curieux et savoir se défendre, mais aussi ambitieux. Est-ce que cela traduit un regard moins confiant des parents dans la société où vont vivre leurs enfants ?

C’est un produit de la « déferlante » compétition. Il est vrai que beaucoup d’enfants ont perdu le sens de certaines valeurs humaines qui doivent être transmises d’abord au sein de la famille, comme l’honnêteté par exemple. N’oublions pas que c’est dans la famille que s’établit les repères sociaux et le premier code pénal pour l’enfant ; c'est-à-dire, ce que je peux faire et ne pas faire.

J’observe que l’esprit de compétition ou « l’esprit concours » gagne du terrain ; ce n’est plus une attitude réservée au monde universitaire ou aux grandes écoles. Elle se retrouve dès l’école primaire désormais.

La peur d’être rejeté de la société conduit des parents à éduquer leur enfant sur le mode « sois meilleur que l’autre ». Pourtant, la famille doit transmettre d’autres valeurs comme la solidarité, l’intérêt de travailler avec les autres et pas contre, l’intérêt d’apprendre pour soi et pas pour faire plaisir au professeur.

8. Une éducation réussie, c’est un enfant épanoui. Est-ce nouveau ?

Pas du tout. C’est éternel. Mais peut être la notion d’épanouissement a-t-elle évolué. Aujourd’hui, c’est un enfant qui trouve sa place, qui a confiance en lui et qui s’inscrit dans un projet. Cette notion de projet est importante. Combien de jeunes n’ont aucun projet à long terme ? Il est donc important de lutter contre le phénomène du « toute frustration est inacceptable » qui devient vite « tout effort maintenant est inutile ».

Il faut savoir se « casser les pieds » maintenant pour un plaisir plus tard. C’est une autre définition d’un projet.

9. L’autorité est-elle en perte de vitesse ?

Non, mais comme la famille, elle est en complète mutation. L’autorité synonyme de sanction et de paire de claques a vécu. Il ne s’agit plus uniquement d’avoir de l’autorité sur ses enfants (avec un martinet) mais aussi de faire autorité, c'est-à-dire de constituer un repère pour eux. Mais pour cela, il faut savoir sanctionner, savoir dire non et savoir être juge (selon le premier code pénal appris par l’enfant dans la famille).

Je suis plus que jamais convaincu que les enfants ont besoin d’autorité, c'est-à-dire des parents qui sont des adultes et ne sont pas leur copain.

10. « Etre parent c’est beaucoup de bonheur mais aussi beaucoup d’inquiétude », est-ce une phrase moderne ou éternelle ?

Les deux. Eternelle, mais de plus en plus moderne.

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FICHE 5

Observatoire Kidexpo 2008

Autres résultats :

TRAJET SCOLAIRE, SECURITE ROUTIERE, AUTONOMIE, NOUVELLES TECHNOLOGIES…

L’étude IFOP réalisée à la demande des organisateurs de Kidexpo 2008 avec le GEMA (Groupement des Entreprise Mutuelles d’Assurance) fournit de nombreux résultats sur la vie quotidienne des familles françaises d’aujourd’hui. Quelques exemples ci-dessous.

Le trajet scolaire

Le temps de trajet scolaire est assez court, inférieur à 10 minutes pour une majorité des enfants considérés, notamment ceux fréquentant les classes du primaire. Les enfants âgés de 11 à 12 ans, au collège, sont quant à eux plus nombreux à effectuer un parcours plus long, compris entre 20 et 30 minutes. Deux modes de transport sont privilégiés pour effectuer les trajets scolaires : la voiture et la marche à pied. Toutefois, les collégiens, souvent plus éloignés de leur domicile, sont plus nombreux à utiliser les transports en commun.

Parmi les enfants se rendant à l’école par un autre moyen que la voiture, plus des trois quarts sont accompagnés d’un adulte. En toute logique, cette proportion décroît avec l’âge. Les enfants de 11-12 ans se rendent en effet majoritairement seuls à l’école.

Participation aux tâches quotidiennes et autonomie

Les trois quarts des enfants participent aux tâches de la vie quotidienne au sein du foyer. L’âge de l’enfant et la taille de la fratrie sont des facteurs discriminants sur cette question : plus la famille est grande, plus les enfants sont âgés et plus ils sont nombreux à participer aux tâches du quotidien. A l’inverse, plus d’un tiers des enfants vivant dans un foyer monoparental, ne participe pas à ces tâches.

Une minorité des parents interrogés laisse de façon ponctuelle leur enfant seul au domicile. Toutefois, de nombreux paramètres sont à prendre en compte sur cette question. On observe ainsi d’importants écarts en fonction de l’âge de l’enfant : les enfants de 11-12 ans étant nettement plus souvent laissés seuls au domicile.

De même, probablement par défaut, les parents isolés, sont plus nombreux à laisser leur enfant seul à la maison.

Parmi les précautions prises lorsque l’enfant est seul au domicile, l’interdiction d’ouvrir à un inconnu apparaît, et de loin, comme la première des consignes. Les consignes laissées aux enfants de 6 à 8 ans s’avèrent systématiquement plus nombreuses, signe de l’inquiétude des parents. En outre, la connaissance des numéros d’urgence semble être acquise par les enfants laissés seuls au domicile : plus de huit parents sur dix déclarent en effet les avoir appris à leurs enfants ou du moins leur avoir indiqué l’endroit où les trouver dans la maison.

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Le code de la route

Les enfants, aux dires de leurs parents, connaissent pour les deux tiers d’entre eux les bases du code de la route. En toute logique ce sont les enfants de 11-12 ans qui sont les meilleurs connaisseurs des règles de la route.

Les parents profitent des sorties avec leurs enfants pour évoquer la question du code de la route, notamment lorsqu’ils sont petits (6-8 ans). Enfin, les trois quarts d’entre eux déclarent qu’ils sont plutôt plus attentifs au respect du code de la route lorsque leur enfant est à bord de leur véhicule.

Nouvelles technologies

Entre 6 et 12 ans, la possession d’un téléphone portable concerne une faible minorité des enfants (13%).

Toutefois entre 11 et 12 ans, près d’un enfant sur deux en est équipé (46%). Et c’est avant tout pour

« garder le contact » (60%) que les parents ont fourni un téléphone à leur enfant.

Si la quasi totalité des foyers possède aujourd’hui un équipement informatique, près d’un quart des enfants de 11-12 dispose de leur propre ordinateur. L’accès Internet semble également se généraliser au sein des foyers. L’utilisation régulière de l’ordinateur et d’Internet et quasi quotidienne pour près d’un enfant sur deux âgé de 11 à 12 ans.

Dans plus d’un cas sur deux, l’enfant est accompagné lorsqu’il se sert de l’ordinateur au foyer et plus encore lorsqu’il surfe sur Internet. Dans le détail, on observe que les parents les plus jeunes sont plus vigilants sur ce point ou lorsque l’enfant est âgé de 6-8 ans. A 11-12 ans, l’enfant est majoritairement seul devant son ordinateur. A contrario, les parents les plus âgés (probablement moins familiers de l’outil) laissent davantage leur enfant seul face à l’ordinateur.

Les moyens de régulation d’accès à l’ordinateur varient selon l’âge des enfants. Si pour les plus jeunes la présence de l’adulte est privilégiée, pour les plus grands, le recours à un logiciel de contrôle parental ou l’instauration de plages horaires sont de mise.

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