BLAISE PASCAL PT 2020-2021
DM 15 – à rendre lundi 15 février Correction
Thermodynamique industrielle
Procédé Linde de liquéfaction de l’azote
. adapté Mines PSI 2015 .
• A
• B
C •• D E•
Figure 1– Diagramme enthalpique du diazote complété.
A - Diagramme enthalpique du diazote
1 La courbeC1 est uneisotherme. À basse pression, elle se trouve dans le domaine gazeux : le diazote peut être approximé par un gaz parfait, et d’après la loi de Joule
dh=cPdT .
L’isotherme (dT = 0) se trouve donc confondue avec l’isenthalpe (dh= 0) et est doncverticale.
2 La courbeC2 est uneisentrope. D’après l’identité thermodynamique, dh=Tds+vdP =vdP donc dP
dh = 1 v >0, ce qui justifie que la courbe soit croissante.
3 Voir figure 1. Dans le séparateur, le diazote est diphasé sous 1 bar. Ainsi, au pointD, il est à l’état de vapeur saturante sèche sous cette pression.
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B - Production de diazote liquide
4 L’azote entre dans le séparateur avec un débitDet un titre en liquidex. On récupère seulement la phase liquide en sortie de l’installation et seulement la phase gazeuse enD, on a donc tout simplement
Dm=xD et D0 = (1−x)D.
Une démonstration plus rigoureuse utilise le premier principe industriel et le théorème des moments, mais ne me semble pas nécessaire ici. En revanche, il faut absolument expliquer par une phrase : « les résultats non justifiés ne seront pas pris en compte » !
5 L’échangeur (E) est globalement calorifugé et sans pièce mobile. En négligeant les variations d’énergie mécanique devant les variations d’enthalpie, le premier principe industriel s’écrit donc
D0(hE−hD) +D(hB−hA) =
Pi,(E)+
Pth,(E)= 0 d’où on déduit
hB =hA−D0
D(hE−hD) d’où hB=hA+ (1−x)(hD−hE). 6 Appliquons le théorème des moments au pointC pour exprimer le titre en liquidex,
x= hC−hvap
hliq−hvap
soit hC=hvap+x(hliq−hvap).
Comme la détente dans la vanne (V) est isenthalpique, alorshC=hB, et d’après les deux questions précédentes, hC=hA−(1−x)(hE−hD) =hA−(1−x)(hE−hvap).
En identifiant les deux expressions, il vient
hvap+x(hliq−hvap) =hA−(1−x)(hE−hvap) hvap+x(hliq−hvap) =hA−hE+
hvap+x(hE−hvap) x(hliq−
hvap−hE+
hvap) =hA−hE
ce qui conduit bien à
x= hE−hA
hE−hliq.
Méthode alternative :d’après le premier principe industriel appliqué au séparateur,
D0hD+Dmhliq− DhC = 0 soit (1−x)DhD+xDhliq− DhC= 0
On obtient alors une deuxième expression dehC=hB, que l’on peut identifier avec celle obtenue à la question précédente pour aboutir au résultat.
On lit sur le diagramme
hE= 515 kJ·kg−1 hA= 500 kJ·kg−1 hliq=hD= 285 kJ·kg−1 ce qui permet de conclure que
x= 0,065 = 6,5 %. On en déduit le débit d’azote liquide produit,
Dm=xD= 3,2·10−2kg·s−1.
7 Pour placer le pointC, on connaît la pression et le titre en liquide. Le pointB s’obtient à partir de la pression et de la conditionhC=hB. Au pointB, l’azote est à l’état defluide supercritiqueà la températureTB=−115◦C.
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C - Dimensionnement des étages de compression et réfrigération
8 Comme démontré à la question 1, si le diazote se comportait réellement comme un gaz parfait alors les isothermes seraient verticales. On observe sur le diagramme que c’est raisonnablement le cas autour du point E, mais plus vraiment au niveau du pointA. L’hypothèse est donc discutable sur le plan quantitatif, mais elle va permettre au moins des prévisions qualitatives.
9 La compression étant adiabatique réversible, on peut appliquer la loi de Laplace entre l’entrée et la sortie du compresseur,
TeγPe1−γ =TsγPs1−γ soit Tsγ =Teγ Pe
Ps 1−γ
=Teγ 1
r1−γ =Teγrγ−1.
La température d’entrée du compresseur est égale à TE, et la température de sortie ne devant pas dépasser Tmax, donc
TEγργ−1< Tmaxγ soit ργ−1<
Tmax
TE
γ
ce qui conduit au résultat voulu sur le rapport de compression,
ρ <
Tmax
TE
γ/(γ−1)
.
10 Comme les réfrigérants sont isobares, alors la pression d’entrée du compresseur n est égale à la pression de sortie du compresseurn−1. En sortie desN compresseurs, le rapport de compression totalρN s’écrit
ρN =Ps,N Pe,1
= Ps,N
Ps,N−1 ×Ps,N−1
Ps,N−2× · · · × Ps,2
Ps,1 ×Ps,1
Pe,1 ρ×ρ× · · · ×ρ×ρ
ρN =ρN On en déduit
lnρN =Nlnρ soit lnPA
PE
=Nlnρ donc N = ln(PA/PE) lnρ . D’après la question précédente,
lnρ < γ
γ−1lnTmax
TE d’où on déduit
N > γ−1 γ
ln(PA/PE)
ln(Tmax/TE) = 4,57.
Il faut donc prévoir au moins cinq étages de compression et réfrigération, et dans ce cas la température de sortie d’un étage sera un peu inférieure à Tmax.
11 Dans le cas le plus défavorable, le diazote quitte le compresseur et donc entre dans le réfrigérant à la tempéra- tureTmax. Il en sort à la température TE. Supposons le réfrigérant (R) globalement calorifugé et sans pièce mobile.
En notant d’un prime les grandeurs relatives à l’eau, le premier principe s’écrit Deau(h0s−h0e) +D hN
2,s−hN
2,e
=Pi+
Pth,ext= 0. Avec la loi de Joule,
Deauc0(Ts0−Te0) +D γr
γ−1(TE−Tmax) = 0. On en déduit
Ts0=Te0+ D Deau
γr
c0(γ−1)(Tmax−TE). Comme le cahier des charges imposeTs0 < Tmax0 , on en déduit
Te0+ D Deau
γr
c0(γ−1)(Tmax−TE)< Tmax0 D
Deau γr
c0(γ−1)(Tmax−TE)< Tmax0 −Te0
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Correction DM 15 : Thermodynamique industrielle Blaise Pascal, PT 2020-2021 ce qui conduit à
Deau> γr c0(γ−1)
Tmax−TE
Tmax0 −Te0 D= 0,16 kg·s−1.
12 En utilisant l’identité thermodynamique et la loi de Joule, dh=Tds+vdP = γr
γ−1dT . D’après l’équation d’état appliquée à une massemde gaz parfait,
PV m = n
mRT soit P v=RT
M =rT d’où v= rT P . On en déduit
γr
γ−1dT =Tds+rT
P dP d’où dT
T = γ−1
γr ds+γ−1 γ
dP P .
13 Comme le compresseur est adiabatique mais potentiellement irréversible, on a alor ds=δscréée. En intégrant la relation précédente entre l’entrée et la sortie du compresseur, il vient
lnTs
Te = γ−1
γr scréée+γ−1 γ lnPs
Pe =γ−1
γr scréée+γ−1 γ lnρ . Dans le cas d’un compresseur isentropique,
lnTs,iso-S
Te
γ−1 γ lnρ . En soustrayant les deux équations, on obtient donc
ln Ts Ts,iso-S
= γ−1
γr scréée>0 d’où Ts> Ts,iso-S.
Ce faisant, pour respecter le cahier des charges sur la température maximale du diazote, il faudraprévoir davantage d’étages de compression et refroidissementsi les compresseurs sont irréversibles.
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