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Nouvelle démonstration d'un théorème d'Abel sur les séries

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Academic year: 2022

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N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

J.-B. P OMEY

Nouvelle démonstration d’un théorème d’Abel sur les séries

Nouvelles annales de mathématiques 4e série, tome 16 (1916), p. 379-382

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1916_4_16__379_1>

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[D2a]

NOUVELLE DÉMONSTRATION DON THEOREME D'ABEL SDR LES SEMES;

PAR M. J.-B. POMEY.

Remarque préliminaire. — Soit, dans le plan, un ensemble ( A) de points Aô, Àf, A2, ..., Aw, ... contenus dans un cercle C de rayon R ; si je forme l'ensemble (B) des points B0,BMB2, ...,B/ O ... homologues respective- ment des points Ao, A1, ..., Ara, . . . dans une transfor- mation homothétique opérée à partir d'un point P, situé à l'intérieur du cercle C, comme centre d'hômo- thétie et avec un rapport de similitude X inférieur à l'unité mais positif, la figure (B) est contenue dans un cercle C' de rajon R' = XR et le cercle C' est contenu à l'intérieur du cercle C; les deux figures coïncide- raient, naturellement, si \ était égal à l'unité. Je dirai pour abréger que j'opère sur (A) la transforma- tion SJ(A) et que j'obtiens l'ensemble (B). J'écrirai alors SJ(A)==(B).

Énoncé. — Considérons une suite de vecteurs UtjUi, a2, ..., uni ... en nombre infini, mais supposons que le plus grand des vecteurs

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demeure fini. Supposons que les nombres aOj a4,

«a, . . . , an, . . . soient une infinité de nombres posi- tifs, rangés par ordre décroissant de façon que chacun d'eux soit tout au plus égal au précédent, mais tels cependant que, si Ton se donne un nombre e aussi petit qu'on voudra, on puisse prendre n assez grand pour que tous les nombres à partir de an soient infé- rieurs à s. Je dis que la série

est convergente.

Démonstration. — Soient Bo, B,, B2, . . . , Bn, . . . les extrémités des vecteurs s0, $t, ^2> • • •> sn> • • • appli- qués à l'origine, comme le seraient des forces. Je puis tracer un cercle C de rayon R assez grand pour con- tenir à son intérieur tous les points (B) de cet en- semble, en même temps que l'origine que j'appel- lerai Q. Je fais la transformation SJ9(B) et j'obtiens les points BJ, B°, BJ, Le premier BJ est l'extrémité du vecteur aouQ et le vecteur BJ_,, B" est égal à a0 un. Ceci posé, je fais les opérations successives :

S Î | ( B J B 1 . . . B ' . . . . ) - ( B Î B Î B | . . . B Î . . . ) ,

«, (

Les points B||, BJ, B®, . . . sont compris à l'intérieur d'un cercle Co de rayon R0= a0R 5 les points BJ, BJ, BJ, . . . sont compris à l'intérieur d'un cercle Ct de

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( 3 8 t )

rayon Rf l= ^ R o ^ ^ R ; les points B*, B*, . . . sont compris à l'intérieur d'un cercle C2 de rayon R2= ~ R i = a2R; les points B£, B;|+ n . . . sont com- pris à l'intérieur d'un cercle Cn de rayon Rw= à « R « Or, le cercle G enveloppe le cercle Co qui enveloppe le cercle Cf qui enveloppe le cercle C2, ..., qui enve- loppe le cercle Cn dont le rayon tend vers zéro quand n tend vers l'infini. Donc les centres d'ho- mothétie successifs Q, B°, BJ, B*, . . . , B£, . . . qui sont compris respectivement à l'intérieur de ces divers cercles successifs tendent vers un point limite S bien déterminé. Maintenant, examinons les valeurs de QBJ, deQBJ, . . . e t d e Q B ^ . Tout d'abord Q BJJ est un vecteur égal à aouOi B|J BJ est un vecteur égal à aoui, donc BJjBJ est un vecteur égal à

a0

et QB} est, par suite, égal à

€t0UQ-i- a j Mi.

D'une façon générale, je dis que le vecteur QB" est égal à

car la même formule subsiste quand on change n en n 4 - 1 . En effet, il suffit de considérer les vec- leurs B«B»+1, B'B,«+1, B*B*+1, . . . pour voir qu'ils sont égaux respectivement à

puis, quand nous prenons B* pour centre d'homo-

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( 3 8 a ) thétie, nous avons enfin

cc qui établit la loi et prouve en même temps que la limite de QB" ou %aniin est le vecteur bien déter- miné QS.

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