S (S )
C ATHERINE D OLÉANS -D ADE P AUL -A NDRÉ M EYER
Inégalités de normes avec poids
Séminaire de probabilités (Strasbourg), tome 13 (1979), p. 313-331
<
http://www.numdam.org/item?id=SPS_1979__13__313_0>
© Springer-Verlag, Berlin Heidelberg New York, 1979, tous droits réservés.
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INEGALITES DE NORMES AVEC POIDS par
C.
Doléans-Dade etP.A. Meyer
Séminaire de Probabilités
1977/78
Cet
exposé
doitêtre
considéréuniquement
comme un travail de miseau
point,
sans aucuneoriginalité :
il a été commencé en1976, rédigé
deux
fois,
abandonné deuxfois,
etdepuis
lors cequ’il pouvait
conte-nir de nouveau
(
etqui
n’était pas bienconsidérable )
a été découvert par d’autres auteurs. Enrevanche,
nous avonsessayé
dans cettedernière
rédactiond’être
aussicomplets
quepossible.
Les
inégalités
de normes avecpoids
ont unelongue
histoire en ana-lyse, où
elles sontlargement
utilisées dans les travaux sur les fonc- tions maximales et lesopérateurs intégraux singuliers.
Citons les nomsde
Muckenhoupt, Hunt, Wheeden, Coifman,
Fefferman... Enprobabilités,
les
principaux
résultats ont étéobtenus,
soit par N. Kazamaki et sesélèves (M. Izumisawa,
T.Sekiguchi,
Y. Shiota),
soitpar A.
Bonami et D.Lépingle.
Nous ne sommes pas remontés aux sources en cequi
concernel’analyse,
mais nous nous sommes servis de l’excellentemonographie
de Reimann etRychener [1]
surBMO.
1. DEFINITIONS FONDAMENTALES
Nous travaillons sur un espace
probabilisé complet
muni d’une filtration satisfaisant aux conditions habituelles(
nous sup- posonsEt ’ et
queF~-
estdégénérée).
Notre donnéeprincipa-
le est un processus
Z=(Zt)tel
+adapté, à trajectoires càdlàg.,
stricte-ment
positif
ainsi que le processus Z de ses limitesà gauche.
Dans laplupart
desapplications ,
Z sera unemartingale
mais ilest commode de traiter le cas
général.
On dit que Z satisfait
à
le, conditionb~, où
h est un nombre~0,
existe un nombre
K ~
1 tel quel’on ait pour tout
t(y
comprist=0-) ( 1) 1 KZt ~
E[Z03BB~| Ft ]1/03BB ~ KZt
p.s.On
dit que
Z satisfaità
la conditionb-03BB (b+03BB)
s’il satisfaità
la demi-inégalité
de gauche(
de droite).
Nous commenterons ces
inégalités plus
loin. Il est commode d’utiliser des notationsabrégées
tellesque"Zeb+(K)"~
pourexprimer
que Z satisfaità
la conditionb~
avec la constante K.Nous introduirons une autre
condition,
que nous n’utiliserons cepen- dant que toutà
la fin del’exposé.
Elle concerne les sauts de Z .On
dit que
Z satisfaità
la condition( S)
s’ il existe K>0tel que (2) 1 KZ ~ Z ~ KZ (à
ensemble évanescentprès ).
Comme pour
(1),
ondédouble
cette condition en sa moitiégauche (S-),
et~
sa moitié droite
(S+).
Ici encore, nous utiliserons des notations
abrégées : Ze(S )
ouZeS (K),
2. COMMENTAIRES
a)
Nous introduirons aussi la condition(moins importante)
Bx
=>(b~
et(S) )
notée avec une
majuscule,
pour la raison suivante : les conditions multi-plicatives
que nous étudions sur Z sont( lorsque
Z est unemartingale )
liées
à
des conditions additivesportant
sur le"logarithme stochastique"
dZ s /Z s-
de Z. Parexemple, (S) équivaut à
dire que M est une martin-gale
localeà
sautsbornés
; la conditionBX
est étroitement liéeà l’ap- partenance
de Mà BMO,
tandis que la conditionb~
estanalogue à l’appar-
tenance de Mà l’espace
noté maintenant bmo(
avec desminuscules )
enthéorie des
martingales
locales. Notreemploi
desmajuscules
et des minus-cules est donc conforme
à l’usage
de la théorie desmartingales.
Dans les situations de
l’analyse,
en revanche( martingales dyadiques),
les distinctions
s’estompent,
car toutes lesmartingales positives
satis-font,
sinonà
la condition(S),
du moinsà (S+)
b) Pourquoi
a t’onpris ~~0 ?
En fait la conditionbG existe,
maisnous ne l’étudierons pas : c’est la condition
(3) KZt
où
l’espérance
conditionnelle a un sens siZ~ L1 (
maispeut
valoir-oo).
c) Supposons
À>0. Alors la conditionb03BB(K)
s’écrit aussi1 K03BB Z03BBt ~ E[Z03BB~|Ft] ~ K03BBZ03BBt
donc
Zeb (K)
=>Z03BBb1(K03BB),
etplus précisément
Ona des résultats
analogues
pour À:0.On notera que si Z est une
martingale, Z~
n’en estplus
une engéné-
ral. C’est pour cela
qu’il
est intéressant de sortir du cas des martin-gales.
d) Même
si la v.a.Z~
n’est pasintégrable,
le processusest la limite d’une suite croissante de
martingales,
et parconséquent
admet une version
càdlàg.
Nous supposerons dans la suitequ’une
telleversion a été
choisie ;
alors lesinégalités b~, b~ peuvent être
inter-prétées
comme desinégalités
entre processuscàdlàg.,
vraies hors d’unensemble évanescent.
e)
Onpeut
aussi s’étonner durôle particulier joué
parZ~
dans(1).
En
réalité,
il n’est pas biengrand -
dumoins,
tantqu’on
nesépare
pasb~
deb~ ,
Eneffet,
y nous avons lapetite propriété
suivante :à b~(K~).
Si Zeb~(K),
pour toutt.
d’a. S le processusarrête ZS
satisfaitDEMONSTRATION. Posons
Y=ZS. D’après c)
nous pouvons supposer À=1. Nousavons
d’après b~
et la remarqued)
ci-dessusE[Z~ |FS]
Le
côté gauche
vautY~ .
Conditionnons parrapport à Ft
etappliquons b~
tE[Yoo E[Z
=E[Z~ |FS^t] ~ KZS^t = KYt
nous avons donc établi que On raisonne de
même
pour l’autredemi-inégalité.
f) [
sansgrande importance
pour lasuite ) ,
Revenonsà
la remarquea)
ci-dessus. Si l’on aBÀ ’
on a aussi pour tout t, d’a. T uneinégali-
té de la forme suivante(
noterl’analogie
avec la définition deBMO )
(4) E[Z~
p.s.où
C nedépend
que des constantesfigurant
dansb~
et(S). Inversement,
supposons
(4) satisfaite,
y et introduisons le processuscàdlàg.
( remarque d)).
Alors(4)
s’écritd’où
~Z M CZ,
c’està
direbÀ(C).
D’autrepart
on vérifie comme ene)
que(4)
estpréservée
pararrêt à S, quitte
àremplacer
C par02.
Prenantalors
S=T,
on trouve1 C2ZT- ~ ZT ~ C2ZT-
c’est
à
direS(C2).
Ainsi(4) équivaut à B03BB .
3. INTERPRETATION DE
b~ ,
~0 , CAS GENERALNous supposons dans les
nos
3 et 4 que J~0, La fonctionx~
étant alors convexe, toutemartingale positive
satisfaità b~(1),
et la moitiéimportante
deb~
est la conditionb~ .
C’est à elle que nous allons nousintéresser.
Nous associons à À:0 le nombre p>1
(5)
p = 1- 103BB , 03BB = -1 p-1
La condition
bX(K)
s’écrit alors 1(6) ap(K)
ce)p 1 ~F ]pr1
Kqui
est apparue maintes fois enanalyse
sous le nom de condition(Ap)
deMuckenhoupt (
nous la notonsap
avec uneminuscule, d’après
la remarque 2a)).
La fonction
E[Xr 1 - F t ] 1 /r
est croissante pourre ]0, oo [, quelle
que soit la v.a.positive X.
Il en résulte queE[( ~ )~/p-1~F ]p-1 co
_t est unefonction décroissante de p, et que la condition
ap
devient donc deplus
en
plus
faible. on écrit souventZa~
pourexprimer qu’il
existe un pet un K tels que
Zea p (K).
PROPOSITION 1.
Le
processus Z satisfaità
la condition si et seulement si lesopérateurs
(7)
X ~Z1/p (1 )
t oo -t
sont bornés sur
LP,
avec une norme nedépassant
pasDEMONSTRATION.
Si la conditiona (K)
estsatisfaite,
on a pour K>0où
q estl’exposant conjugué
de p, Doncmais
q/p
=1/p-1,
de sorte que ladernière parenthèse
estmajorée
par Kd’après (6),
etl’opérateur (7)
a une norme auplus égale à K1/p ,
Inversement,
supposons quel’opérateur (7)
ait unenorme _
dansLP,
cequi
s’écritE[ZtE[XZ-1/p~|Ft]p] ~ KE[Xp]
Prenons la v.a.
>a ~
, avecest
arbitraire,
on en déduit ~]p = ~ Z~ >a ~ ~F =t ]
L’espérance
conditionnelle au second membre étantbornée,
on en tire- K
et il ne reste
plus qu’à
faire tendre a vers 0 pour obtenir(6).
La
proposition
1suggère
une manière naturelle de définir la conditiona (K) :
on écrit que lesopérateurs
X~--~ sont denorme
_K
dansZ ,
c’est à direKE[X]
et enfin K. Cela
suggère
encore decompléter
la famille des conditions parl’inégalité
suivante1. A
priori,
le second membre n’est défini que pour C’est donc seu-lement
après prolongement
àLP qu’on peut parler d’opérateur
en toute ri-gueur. Le lecteur nous
pardonnera,,
(8)
;et les
demi-inégalités correspondantes b _ ~~ (K),
Cette remarque est dueà
A.Uchiyama.
Que
peut être
alorsb+~ (K) ? Lorsque
À est fini(aussi
pourÀ=0)
on asi et seulement si
Zeb (K) signifie
donc que1 KZt ~ 1 Z ~ K Zt , inégalité qui
en faitest équivalente à (8),
REMARQUES, a) L’inégalité bÀ(K) =
reste vraielorsqu’on remplace
t par un
temps d’arrêt T ;
lesopérateurs
ont donctous une norme ~ K1/p dans
Lp.
b)
Ecrivons cela sous la forme suivanteKE[XP]
=
puis remplaçons
X parXIA,
Nous avonsaussitôt
= KE[Xp|FT]
Introduisons une
martingale positive
arbitraire(Ft]
etappliquons
l’inégalité précédente
avec X = Y Il vient(9)
Inversement,
si cetteinégalité
estsatisfaite,
onpeut
remonter les cal- culsjusqu’à (7). L’inégalité (9) signifie
que, pour toutemartingale
Ypositive, ZYp
satisfaità b1 _ (K).
4. CAS DES MARTINGALES :
b~
COMME INEGALITE DE NORME AVEC POIDSNous allons supposer maintenant que Z est une
martingale positive (
cequi
sous-entend queZ~
estintégrable :
nous supposerons deplus
que]=1
poursimplifier ).
Nous commençons par introduirequelques
no-tations.
Nous
désignons
parP
la loi deprobabilité Z~ P, qui
estéquivalente à
P : lamartingale
Z est lamartingale
fondamentale duchangement
deloi,
et lesespérances
conditionnelles parrapport à
laloi P
sont notées de lamanière
suivante :(10) = Z E[XZ
D’une
manière générale,
il est commode de noter avecun ^
les éléments de la théorie des processus relatifsà P (
parexemple, ir
pourIl y a en fait une
symétrie complète
entre les deux lois P etP,
lamartingale
fondamentale duchangement
de loi inverse étant le processus1/Z.
Dans ces
conditions,
laproposition
1 admetl’interprétation
suivantePROPOSITION 1’. La
martingale
fondamentale Z du changement deloi satis-
fait
à
la condition si et seulement si lesopérateurs
d’es-érance
conditionnelle Y~2014~ ont une normeK~ p dans iP.
DEMONSTRATION. Il
s’agit d’exprimer
que lesopérateurs (7),
pour Xposi- tif,
ont une norme surLP,
soitKE[XP] (Xà0)
Prenant cela
équivaut à
ou encore
à KE[Yp].
REMARQUES, a)
Lapropriété
vaut aussi pour lesopérateurs d’espérance
ET
= aux t.d’a. T.b)
Laproposition
1’exprime
que certainsopérateurs importants (
iciles Y en a
d’autres,
tels que lesopérateurs
maximaux des mar-tingales, qui
sontnon-linéaires )
sontbornés,
non seulement dans lesLP ordinaires,
mais dans lesZp, qui
sont des espacesLP
avecpoids.
Delà
le nomd’inégalités de normes
avec poids.c)
Si l’onremplace
Y parYIA (AeFt)
dans ladernière inégalité
de ladémonstration,
onobtient (
enposant Yt=EtY )
(11)
autrement
dit,
lamartingale (Y )
satisfaità la
condition leb
signifiant
que la condition est relativeà
P. Plusgénéralement,
onpeut
montrer quesi un processus Y
satisfait à
une conditionb (~,>0)
parrapport à P,
il satisfait
à
une conditionbp
parrapport a P.
On
peut multiplier
les remarques de ce genre, maisprésentent
ellesun
intérêt quelconque ?
A toute v.a.
XeL1
associons lamartingale ( càdlàg.)
etposons
X* = l’opérateur
non linéaireX~-~X~
estl’opérateur
maximal desP-martingales. L’inégalité
de Doob nous donneaussitôt
lecorollaire suivant :
COROLLAIRE.
Si
Z satisfaità
ap, l’opérateur
maximal des P-martinga- les est borné dansL
pour tout r>p.DEMONSTRATION. Si on a donc
supt Ê[|X|p|Ft]r/p
d’après l’inégalité
de Doob(
le lecteur écrira les constantes).
Ornous déduisons de
(11)
que doncX*p ~ supt Ê[|X|p|Ft]
et finalement
Que se passe t’il
lorsque r=p ?
Nous verronsplus
loin quelorsque
Z satisfait
â
une condition(S ), l’opérateur
maximal est effectivement borné dansZp.
Mais on a le résultatsuivant, dû à
A,Uchiyama, qui
mon-tre que la condition
Zeap(K)
estéquivalente au
fait quel’opérateur
ma-ximal est de
type faible (p,p)
relativementà
P.PROPOSITION 2, Pour ue Z satisfasse
à ap(K),
il faut et il suffit gue l’onait,
pour touteP-martingale
positiveFt ]
(12) (c>0)
DEMONSTRATION. Pour montrer que
(Zeap(K))=>(12),
nous écrivons la propo-sition 1’ en un t, d’a. T
Ê CYT ] ~KÊ[Yp~ ]
et nous prenons Alors le
côté gauche
domineet le
signe ~
s’obtient par un passageà
la limite.Dans l’autre sens, nous fixons
t,
et nousappliquons (12) à
la mar-tingale YS
=E[IAY~ |Ft], qui
coincide avecIAY
surCt,oo [.
Nous endéduison,s A A
cp P {Yt>c, A ~
et comme A est arbitraire
cpI |Ft ]
Soit c
rationnel,
et soit A= cetteinégali té
nepeut
avoir lieu sur A que siYtc
p.s. surA,
cequi entraine,
en faisantparcourir à
c l’ensemble des rationnelsKÊ[Yp |Ft]
p , s .d’oû aussitôt KÊ~Y~ ],
etZea (K) d’après
la.proposition
1’.5, INTERPRETATION DE
b+ , q>1
q
Nous revenons au cas
général,
avec uneproposition
semblableà
laproposition 1,
mais moins utile. Nousdésignons
par p et q deuxexposants conjugués,
et A et p restent liés par(5),
PROPOSITION 3. Ze processus Z satisfait à
b+(K)
si et seulement si lesq
opérateurs
(13)
X ~Z-1tE[XZ~ |Ft]
sont bornés dans
Zp,
avec une norme auplus égale à
K,DEMONSTRATION, On
peut procéder directement,
à la manière de laprop.1.
Nous raisonnerons
plutôt
ainsi: on aZeb+(K)
q ssiZ-pb--q
-/ (Kp) (
lavérification est immédiate sur
(1) ),
Or-q/p=h ,
donc onretrouve b-03BB(Kp)
- . a
(Kp),
etd’après
laproposition
1 tout revient à écrire que les popérateurs
X~(Z-p)1/p
t/ ECX(Z p)
_ _ a~/
=tsont de norme au
plus (Kp)1/p
dansZp.
Celaéquivaut à
l’énoncé.Dans le cas des
martingales,
nous reprenons les notations du n°4 : PROPOSITION 3’. La martingale fondamentale Zdu changement
de loi satis-fait
à
la conditionb+(K)
si et seulement si lesopérateurs d’espérance
conditionnelle ont une normeK
dansLP.
DEMONSTRATION.
Evidente : lesopérateurs Et
sont lesopérateurs (13).
REMARQUE.
Enrapprochant
lespropositions
3’ et1’,
on voit que(Z
vérifieb+(K))
=>(1/Z
6.
LE «LEMME DE GEHRING »Pour la
première fois,
nous allons faire intervenir les conditions surles
sauts
deZ,
et démontrer des résultats un peu fins. Notre version du"lemme de
Gehring" ,
établieindépendamment
parLépingle,
est unesynthè-
se entre le lemme de
Gehring
telqu’il
est énoncé parReimann-Rychener ( où (Zt)
est unemartingale,
et dans l’énoncé À=1 et>1 )
et la "rever- seHolder inequality"
deCoifman-Fefferman,
danslaquelle (Zt)
satisfaità
une conditiona =b7 (A0)
et Z est unemartingale (p=1).
PROPOSITION 4.
Supposons que
Zpossède
lapropriété S+,
Alors si Zsatis-
fait
à
la foisà b~ et à b+ ,
y avec0~, ,
il existe E>0 tel que Zsatisfasse
à
b~+s . [ Z
n’est pas nécessairement unemartingale ici ]
Si ce résultat est
intéressant,
c’est biensûr
parce queb
estplus
forte queb+
si0 ,
Quitteà remplacer
Z parZ ~~ cela
revienten effet
à
dire queb~
estplus
forte queb~
si081,
cequi
résulteaussitôt
de la concavité de la fonctionxG.
Nous établissons d’abord des résultats auxiliaires.
LEMME 1. Soit U une v.a. positive. On suppose
qu’il
existe trois cons-tantes ~>0 ~ ~ (0£1 )
telles gue(14) /
UPU1-EP
"
Alors il existe une constante C et un nombre r>1
( dépendant
detels que l’on ait
(15) E[Ur]1/r 2 CE[U] .
DEMONSTRATION. Nous pouvons
toujours
diminuer~,
car cela ne faitqu’
augmenter
le second membre de(14) .
Nous supposons donc ~1.Nous allons commencer par construire C et r tels que
(16)
siE[U]1
et alorsNous en déduirons
(15)
parhomogénéité,
enremplaçant
U partU, lorsque
Après quoi
nous lèverons cettehypothèse grâce à
unartifice,
comme dans la démonstration de
l’inégalité
de Doob usuelle.Nous
multiplions
les deux membres de(14)
par1
(a>0)
et nous in-tégrons
de 1à l’infini.
Côté gauche : /
=/ (U1+a-U)P .
{ U>1 ~ 1
1{ U>1 ~ 1
Côté
droit :f 1 U/~
=~T 1-~((U)a+£ ~ - 1)P
k/ U1+aP où
k=Ka
=
1
-
+ k( en
effet/ { 1 >U>~ ~ " 1 )
Choisissons a assez
petit
pour quek1,
et posons r=1+a . SiE[U]1 ,
_ nous pouvons passer/UrP
ducôté gauche :
{ U>1 ~ 1 (1-k)/ U~P E[U]+k
2{ U>1 ~
- -et
enfin
1+2/1-k , l’inégalité (16) cherchée.
Pour passer au cas
général,
nous remarquons que lapropriété
quenous avons établie
(
C et rayant
le sens déterminéplus haut ) ((14)
etE[Ur]ae )=>(E[Ur] CrE[U]r)
vaut,
non seulementlorsque
P est de masse1,
mais aussilorsque
P est bornée de masse~1. Si
U estbornée,
iln’y
a rienà
prouver. Si U n’est pasbornée,
soit mgrand,
telqu’il
existe xoù U(x)=m .
PosonsP’ = I{Um}P +
j~x où j =1 m{U~m}UP
La mesure P’ est de masse
>1 ,
, et U est bornéeP’-p,s.
par m. Vérifions que U satisfaità (14)
relativementà P’ . Il
en résultera queaprès quoi
on fera tendre m vers +o~ ,~
(14)
est évidente si~>m,
lecôté gauche
étant nul. Nous voulons vérifier :i) / )U>B) UP’ j _ { U>A ~ UP .
Comme les deux mesures sontégales
surcela revient
à
voir queUP’ - ~ / U~.m ~ UP ,
ou quejm - UP.
Enfait on a
l’égalité.
ii) /
>/
Comme les deux mesures coïncident sur"
et cela revient
à
voir ouque
jm 1-e >_
U1_~ P,
ou enfin que{U>m{
-
/ ~ > ~ (U~mj (~)1 £P ,
cequi
est évident.Nous donnons une autre forme du lemme 1 :
LEMME 2. Soit Z une v.a.
positive, et soit q>1,
On suppose qu’ilexiste
une constante une constante
heJ0,1[
telles gue( 17 ) j ZqP K~,q-1 j
ZP{ }
-{ {
Alors il existe une constante C et un exposant
q’>q ( dépendant
deq,K, h )
tels ueq,
q ~h - Z
DEMONSTRATION,
On poseU=Zq,
et l’on aj
UP{U>~ {
-{U>~71 {
et on
applique
le lemme 1. On voit queE=1- ~ :
q le lemme 2 est presqueéquivalent
au lemme1,
mais laisseéchapper
le cass=1, qui
esttrès important.
DEMONSTRATION
1 ) 0~~, ,
On peut se ramenerà A=1,
1(
c’est le lemme deGehring proprement
dit).
Nous posons T =
inf{s :
et nous écrivons d’abord lapropriété
b~ :
{ i
-{ Too { ZTP ~
-k j Z~
P{ Too }
,- k
( j Z~
P+ j Z~ P ) ( kh1 )
Z~ {
CD{ Tao , h~1 {
00k j { Z~
>h03BB}Z~P
{
d’où
notrepremière inégalité
(*) 03BBP{T~ { ~ k 1-kh { Z >hA { Z~ P
Ensuite,
nous utilisonsb+ simultanément,
sous la forme de ql’ inégali té E [Z maj oré
parKAq
sur{Tae{ :
:>A j { Too { Zq~
P= {T~ { |FT J
PKAqP { Too {
K = ~q-1 j Z~
Pd’ aprè s ( ~ )
= 1-kh
{Z~>h~{
00et le lemme 2 nous donne
CE[Zq~]1/q .
Ce n’est pas encoreb+, ,
Q mais si nousappliquons
cela au processus p’r’=
à la famille de tribus
(F )
, et à la loinous voyons que
_ Y
satisfait àb 1 ,b+,S+ q
avec lesmêmes _ constantes que Z,
et que de
plus J’
reste bornéuniformément.
Donc l’estaussi,
et c’est le résultat
cherché.
2) B0ji .
On peut se ramenerà À:0, et noter que (p=1- ~-).
C’est le cas traité par Coifman et
Fefferman,
que nousdécalquons
ici.Comme satisfait
à
a , nous avons pour touttemps d’arrêt
T lapropriété (9)
pour toute
martingale positive (Ut) , ZTUpT ~ kE[Z~ Up~ |FT]
Prenons
U~
= I{Z~~03B2ZT} (03B21) .
Alorsdivisant par il vient Si 03B2 est assez
petit
nous pouvons
appeler
cenombre 1-a,
avec0:a1,
et alorsa > 0
d’où
(~) }
Reprenons
alorsT==infjt :
et notons qued’après (S~)
sur{T~ 1.
Ecrivons la conditionb.
~ d’après (*)
Appliquant
le lemme 1 avece=1,
nous avons un r>1 tel que] ~
cE[Z ].
Pour conclureà b ,
on raisonne comme dans lapremière partie.
3) À==0~..
Ce sera pour nous une occasion depetites
remarques surb~.
La
première,
c’est que commeb~
estsatisfaite ,
donc oop.s., et
b~
a bien un sens. Laseconde,
c’est queZ satisfait
à b~
si et seulement siZ~
satisfaità b~ (c~>0)~
Latroisiè-
me, c’est que
E[log Z~ )F~] ~ log !~],
doncb~ :
=>Z~~ b~
=>b~
Comme nous pouvons
remplacer
Z parZ~ (
notre seconderemarque )
nousvoyons que
bQ
estplus
forte que toutes lesb* , À>0,
et le cas3)
estun corollaire du cas
1) (
lemme deGehring ).
Ilfigure
d’ailleurs entant que tel dans le livre de
Reimann-Rychener.
COROLLAIRE.
Si (Zt)
satisfait à(S-)
et a une condition ap(p>1),
ainsiqu’à
une conditionbg
avec 6 > -1 p-1,
alors(Zt)
satisfaità
une condi-avec
1p’p. [ DEMONSTRATION : appliquer Gehring
à1/Z ] .
Cela
s’applique
enparticulier
auxmartingales (9==1).
Mais la condi-tion
(S**)
est moins naturelle que(S )
pour lesmartingales positives.
REMARQUE.
Dans le cas desmartingales dyadiques (
entemps discret),
ona les deux énoncés suivante :
- Toute martingale
strictement positive
Z qui satisfaità une
conditionb+ q (q>1)
satisfaità
une condition(e>0) ( th,
deGehring )
- Toute
martingale
strictement positive Zqui
satisfaità
une conditionap (p>1)
satisfaità
une conditiona (0ep-1 ) (
th, deMuckenhoupt )
Ces deux énoncés semblent
exactement semblables,
mais la réalité estplus complexe.
Eneffet,
dans le casdyadique ,
toutes lesmartingales positives
satisfontà
la condition(S+),
de sorte que lethéorème
de Geh-ring
résulte de notreproposition
4. Mais Z ne satisfait pas nécessaire- mentà
la condition(S-),
de sortequ’on
nepeut
pasappliquer
la prop.4
à 1/Z.
On tourne cette difficulté de lamanière
suivante.Ecrivons la condition
ap
pour Z(18) E[Z~ |Ft].E[(1 Z~)1/p-1|Ft]p-1 ~ K
et posons
U 00 = (1/Z )1/p-1, Z _ (1/U )1/q-1 ,
Nous avons(19) 1 /~._1
et la
martingale
satisfaità
une conditionaq,
c’ est à direà
une condition b-( 0) .
Comme U satisfaità b-
etb+1 ,
ainsiqu’à (S+),
la
proposition
4 nous ditqu’elle
satisfaità b+1+~ ,
c’està
dire(en posant
1+~ =p-1 p’-1 , 1p’p) E[U1+~|Ft]1/1+~ ~ CE[U~ |Ft]
~p’’1
1Zoo
=t =Z~ ~ = t
et en revenant
à (18), après multiplication
par~Ft~
E[Z ~F ~.EC( ~ )1/p’ 1 ~~F ~p~ 1 KCp’1
c’est
à
dire une conditiona ,
commepromis.
Nous avons commis unléger
abus de
langage
enparlant
de la.martingale’ (Ut)
sans savoir queU est
intégrable :
ce n’est pas grave, card’après (18),
est une v.a.4 p.s. finie . OrF0
est triviale dans le casclassique.
Revenant alors au corollaire suivant la
proposition 1’,
nous voyons que pour lesmartingales dyadiques,
ce corollaire est valable pour r=p aussi.7. RETOUR AUX INEGALITES DE NORMES AVEC POIDS
Nous revenons
à
la situation du n° 4 : nous avons deux loiséquiva-
lentes P
et P ,
lesmartingales
fondamentales duchangement
de loiZt = E[Zoo (Zoo =dP/dP) , Zt = (Zoo =dP/dP )
liées par la relation
ZZ =
1 .FO-
étanttriviale,
Nousdésignons
par el’exponentielle
de C.Doléans, par £
lelogarithme
sto-chastique :
(20) (
0st
(21)
=(jcX "" =o)
Dans
(20), Xc ,Xc>
est le crochet de lapartie martingale
continue de lasemimartingale X,
età
ce titre il sembledépendre
de laloi ;
maisc’est
aussi
lapartie
continue du processus croissant[X,X], qui
n’endépend
pas.Nous introduisons les deux processus
(22)
M = Z ;M ( noter : 0394M
= =-6Z/Z )
M est une
martingale locale/P , M
unemartingale locale/P ;
M etM
sont toutes deux nulles par convention pour t=0- .
Compte
tenu de l’identité de
Yor [4J
(23) e(U) E(V) _
la relation
e(M)e(M)=1
nous donne(24) M+M+[M,M]
= 0Soit X une
semimartingale (X~ =0) ;
supposons d’abord que X n’ait aucun sautégal à
-1. Alorse(X)=Y
ne s’annulejamais,
nonplus
que ses limitesà gauche.
Il en est demême
de et nous pouvons définirSi X est une
martingale locale/P,
Y en est uneaussi, N Y
est alors unemartingale locale/P , et X
aussi. Lacorrespondance
entre Xet X
s’écrit=
e(x)/z
= i =ce
qui
en utilisant(23)
s’écritX
=X+M+[X,M] , x
=Posons de sorte que
X=X+M.
La seconde relation devient X=+
M+M+[M,M] = d’après (24).
Nous avons donc obtenu(25) (
donc-C~,~1~ )
Ces relations ont été établies
lorsque
X n’a aucun sautégal à -1,
maisen les
appliquant à
tX où t est convenablementchoisi,
on voitqu’elles
ont lieu en toutes
généralité,
et établissent deuxbijections réciproques
de l’ensemble des
semimartingales
sur luimême.
Deplus,
si X est unemartingale locale/P , X
est unemartingale locale/P ,
etréciproquement.
Il est
très
facile de voir que cequ’on
a obtenu ainsi est exactementl’expression
duthéorème
de Girsanov donnée dans lesém.X,
p.377.
Nous avons écrit
X,
et nonX,
parce que si l’on fait X=M on trouveX=-M, d’où
un certaindanger
de confusion.PROPOSITION 5.
Supposons que
Z satisfasseà
la condition(S).
Alors lespropriétés
suivantes sontéquivalentes
i. Z vérifie une condition a
=b** (
parrapport à P)
ii. Z vérifie une condition
b~ , ~>1 (
parrapport à P )
iii. Z vérifie une condition
a = bX ’
y(
parrapport
iv. Z vérifie une condition
b , >1 (par rapport à P)
DEMONSTRATION.
i => ii : Z vérifieb-03BB
etb+1 ,
doncd’après
lacondition
(S+)
et le lemme deGehring.
ii => iii : C’est la remarque suivant la
proposition
3’.iii => iv :
Même
démonstration que i =>ii,
mais ici c’est la condition(S+)
de1/Z ,
ou(S )
deZ, qui
est utilisée.iv => i :
Remarque
suivant laproposition
3’.Nous
poursuivons
l’étude duchangement
delois,
enexprimant
les conditionsprécédentes
au moyen de M ouM.
Pourl’instant,
notre donnée est Z ouP :
nous savons donc apriori
que Z est unemartingale/P
uni-formément
intégrable ;
leproblème
serait différent si notre donnéeétait
M,
Z étant définie parZ=e(M).
On en dira un motplus
loin.PROPOSITION
6.
Pour que Z satisfasseà (S)
et aux conditionséquivalen-
tes de laproposition 5,
il faut etil suffit
que l’on aitv.
MeBMO(P),
et il existe h>0tel que ~h
oui
1 .. ~-
~
vi.
MeBMO(P),
et il existe h>0 tel que1 +~M >h ,
DEMONSTRATION.
La condition(S)
s’écrit~
K.Elle
signifie
donc que l’on a uneinégalité
de la forme1+~~>h>0,
etque les sauts de M sont aussi bornés
supérieurement. Supposons
cettecondition
satisfaite,
et montrons que i =>([M,M] engendre
unpoten-
tiel borné
).
On raisonnerait de même surM
pour avoir vi .A)
La conditiona
peuts’écrire,
avecc=1/p-1
E[(Zt Z~)c|Ft] ~
KExplicitons
Z en fonction de M : : nous notons que Z est unesemimartinga-
le
jusque à l’infini,
doncM~
est bien défini et est une v.a.finie.
1.
L’équivalence
entre v et vi nous a étécommuniquée
par M.Izumisawa.
c c c oo c
F
~ ~ " " "" "
Or
~ appartient à
un intervalle[-1+h,HJ.
Sur cet intervalle on a>
où j
est une constantepositive
que l’onpeut supposer ~ 2.
Alors nous avons
~ E [ ... ~ F J
KSoit T un t, d’a. tel que
MT=N
soit une vraiemartingale ;
nous écrivonsune
inégalité
de Jensenexp(E[cj[N,NJ
( n02,
remarquee»
faisant tendre T vers
l’infini,
nous obtenonset l’on voit que
[M,M] engendre
unpotentiel
borné : M étantà
sautsbornés,
on aMeBMO.
Cettepartie
du raisonnement esttrès proche
del’article
[3J.
B) Inversement,
supposons que Mappartienne à
BMO. Nous utilisons uneinégalité
en sensinverse,
de la formee~x > 1=
pourxe[-1+h,HJ -
cettefois ci on supposera
j> 1/2 -
pour écrireE[(Zt Z~)c|Ft] ~ E[exp(cMt-cM~
+c 2Mc ,Mc >~t
+cj 0394M2u) |Ft]
-
et si c est assez
petit,
on a lesinégalités
dutype John-Nirenberg
E [ exp(2c
J 1E[ exp(2cj ~Ft J C2
et
l’inégalité
de Schwarz nous donne alorsE[(it
00
~
qui
est une conditionap .
REMARQUE.
Onpeut régler
leproblème posé juste
avant laproposition
6 :partons
d’unemartingale
Mqui appartient
àBMO,
avec des sauts>-1+h
(h>0),
de sorte queZ=e(M)
est unemartingale
localepositive d’espérance
1 ( ZO_=1),
donc unesurmartingale positive.
Kazamaki d’unepart,
etindépendamment
sesélèves Izumisawa, Sekiguchi
etShiota,
ont démontré le faittrès remarquable
que Z est uniformémentintégrable,
etmême
bornée dans un
LP, p>1.
Comme nous avons démontré le lemme de
Gehring
pour des processusqui
ne sont pas
nécessairement
desmartingales,
nous pouvons donner de ce ré- sultat une démonstrationtrès simple.
En effet- Z satisfait
à
la condition(S+)
- Z est une
surmartingale,
donc satisfaità
- Z satisfait
à
une condition(X0), d’après
la secondepartie
de laproposition
6( qui
reposeuniquement
sur lespropriétés
deM).
D’après
le lemme deGehring,
Z satisfaità
une conditionb~+s :
:Prenant
t=0-,
nousvoyons
queE[Z1+s]C , Remplaçant
M parMT,
Z parZT,
nous avons que
E[ZT+~]C ,
et Z est donc bornée dansVoici une autre
proposition,
dueà
Kazamaki:PROPOSITION 7.
Supposons
que Z satisfasseà (S)
et auxconditions équiva-
lentes de la proposition 5. Alors
l’application (25)
estun
isomorphisme (d’e.v.t.) entre BMOo(P)
etBMOo(P)l
DEMONSTRATION. Comme nous avons vu au début du
n°7
que est unebijection
entre lesmartingales locales/P
nulles en 0 et lesmartingales
locales/P
nulles en0- ,
y dont labijection réciproque
est dumême type,
il nous suffit en fait de démontrer
qu’il
existe des constantes Y et C telles que =>Nous choisissons la constante Y de telle sorte que le processus
Y=e(X)
soit
positif,
et satisfasse aux conditions.(S(k)) : 1/k Y/Y
kb:1 fk) : |Ft]
k( donc kr, 0r1 ) >
avec une constante k
dépendant
seulement de ’Y. Lapossibilité
d’un telchoix est une variante facile de la prop.
6.
Voir aussi[ ].
.
D’autre
part,
le processus Z satisfaità (S)
età
une conditionb+
(s>i) d’après
la proposition5,
iL. Nous écrivons celas
~ / ~
,Appliquons
maintenantl’inégalité
de Holder avec lesexposants conju- gués a=s/(s-1-v), b=s/(v+1) , où
v>0 est assezpetit
pour queb>1, a>1, av1 (
parexemple, v=(s-1)/(s+1), b=(s+1)/2, va=1 ) :
t1. La notation BMOo
signifie
que lesmartingales
sont nulles on 0- .E[(Yt Y~)v(t ~)v+1|Ft] ~ E[(Yt Y~)av|Ft]1/a E[(t ~)b(v+1)|Ft]1/b
mais
av1, b(v+1)=s ,
donc ceci estmajoré
par D’autrepart,
en
posant 7=YZ , qui
est unemartingale locale/ ,
cetteinégalité peut
s’écrirec’est à
dire une conditionâp(K), où p et K ne dépendent que de Y, et
d’autre
part 7
satisfaità
unecondition(S),
avec un coefficientqui
nedépend
que de 03B3. Nous en déduisons que estmajorée
par unequantité qui
nedépend
que de Y( prop.6 ). Enfin,
a une normeuniformément bornée dans
BMO(î’),
et laproposition
est démontrée.Peut
être
cette démonstration est elletrop compliquée ?
La démonstra- tion de Kazamaki n’a étépubliée
en détail que dans le cas desmartingales
continues. En
revanche,
nous suivons Kazamaki detrès près
dans la démons-tration de la
proposition
suivante.PROPOSITION 8. Sous les
mêmes hypothèses
surX,
l’application(26)
X ’-~est un
isomorphisme ( d te. v. t.) de H"
surH~,
pourDEMONSTRATION. Cette
application,
que nous noterons dans la suite de ladémonstration,
est bien définie pour toutesemimartingale
X(
rap-pelons
que le ’désigne
uneintégrale stochastique
en(26).
D’autrepart
nous avons écrit
H~, H~,
mais comme dans laproposition 7
nous nous sim-plifierons
la vie ensupposant
toutes lesmartingales
nulles en 0-.Soit q
l’exposant conjugué
de p. Il nous suffit de démontrer que pour toutemartingale/
bornéeY,
on a pour1p(D
(27)
Si
p=1, H
doitêtre interprété
commeBMO(P).
Eneffet,
X’ est une mar-tingale locale/ ,
et enpassant
au sup sur les Y bornéesappartenant à
la boule unité de
H
on obtient une normeéquivalente à
Celaprouve que est continue de
Hp
dansp.
Mais d’autrepart
cetteapplication
est inversible sur l’ensemble dessemimartingales,
et son in-verse
correspond simplement à l’échange
de Pet P :
lemême
raisonnement établit doncl’isomorphisme
des deux espaces.Nous commençons par le cas
où p>1.
Nous avons besoin de la remarque suivante( qui
auraitdû
trouver saplace
au début del’exposé ).
CommeZ vérifie une condition