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BSV_PEPI_2017-No2

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Academic year: 2022

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LEGENDE DES TABLEAUX Ravageurs et

maladies

Intensité des attaques Pas d’attaque Faible Moyenne Elevée

Evolution par rapport au dernier bulletin

en augmentation

stagnante

en baisse

Auxiliaires Stades observés Adulte : A Larve : L Nymphe : N Œuf : O

Intensité des observations Absence Présences ponctuelles Présences généralisées

Photos Conseil Horticole-Isabelle VANDERNOOT sauf mention spécifique

Bulletin n° 2 du 24 mars 2017 HORTICULTURE / PEPINIERE

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SITUATION GENERALE

Observations basées sur 2 visites terrain conseiller, 9 retours en hors sol et 4 en pleine terre.

Les températures commencent à monter en journées même si les nuits peuvent encore être très fraiches.

La combinaison des sols bien humides et des températures au-dessus de 12-15°C en journée entrainent un démarrage rapide de végétation.

RAVAGEURS :

Cochenilles : Forte pression sous abris sur de nombreuses cultures.

Pucerons en augmentation en extérieur et sous abris.

Psylle sur Elaeagnus : surveiller les 1ers vols de l’hyménoptère parasitoïde Tamarixia.

Otiorhynques : Stade nymphose des sous abris.

Chenilles de pyrale de buis Présence importante de dans une entreprise en pleine terre.

MALADIES :

Botrytis : bien aérer les abris

Cylindrocarpon et Phytophthora se développement sur des plantes affaiblies par leurs conditions de conservation hivernales.

AUXILIAIRES

Auxiliaires Pleine terre Hors sol

Extérieur Abris

Coccinelles A Abies, Malus, Pinus,

Taxus A xC Leylandii, V tinus,

Photinia A

Syrphes

Chrysopes Adultes cachés dans les pots vides en stock

Quelques présences d’adultes de coccinelles et d’adultes de chrysopes abrités dans des éléments en stoks (sacs, conteneurs, caisses,…).

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RAVAGEURS

Ravageurs Pleine terre Hors sol

Extérieur Abris

Acariens Choisya 1

Aleurode Clematis

Otiorhynques Bergenia xC leylandii, Photinia, rosiers 2

Chenilles phytopha

ges

Processionnaire

du Pin 1

Pyrale du buis Buxus 2

Tordeuse de

l’œillet Arbutus, Choisya, V tinus

Mineuse du

lavatère Lavatera

Cicadelle Cicadelle Leucothoe, Rosmarinus

Cochenilles

Choisya, Euonymus japonicus, Leucothoe, Mahonia, Nandina, Pittosporum, Syringa, V. tinus,

1

Mollusques Choisya, Photinia

Psylles Elaeagnus Elaeagnus 1

Eucalyptus Eucalyptus 1

Pucerons Arbutus, Photinia, fraisiers Arbustus, Aster, V tinus, Vinca

major, Vinca minor Campagnols Présence de mulots sur Malus

fruitiers – troncs rongés

Plathelminthe Sous multichapelle 2

OTIORHYNQUE – OTIORHYNCHUS SULCATUS

L’otiorhynque est un ravageur particulièrement important en pépinière hors sol comme en pleine terre. Son développement larvaire souterrain et les difficultés à atteindre les adultes nocturnes font que la lutte doit être anticipée.

Description

L'adulte, un coléoptère noir, pond toute l’année dès lors que les températures sont supérieures à 10°C (octobre-novembre). Les larves blanches à tête brunâtre se nourrissent des racines et collet des végétaux durant une grande partie de l’année et notamment tout l’hiver. Elles sont donc bien développées au printemps et ont bien affaiblie les cultures.

L’émergence des adultes (uniquement des femelles pouvant pondre seulement pendant 1an) débute théoriquement vers mai mais du fait des hivers doux successifs nous observons des émergences dès fin mars.

PRESENCE DE NYMPHES DETECTEES SOUS ABRIS

Symptômes /dégâts

L’adulte ronge les feuilles et occasionne des dégâts caractéristiques sur le bord de celles-ci, type ‘poinçonneur’.

Ces dégâts ne sont pas néfastes pour la plante même s'ils peuvent déprécier sa valeur commerciale. Par contre, ils permettent bien souvent de juger de l’importance de la présence de ce ravageur.

Ce sont les dégâts provoqués par les larves aux racines et au collet des végétaux qui posent particulièrement soucis et peuvent entrainer la mort de la plante.

Larve Nymphoses Adultes dégâts sur feuilles

Conditions favorables au développement / période de présence

Les plantes particulièrement sensibles ont souvent des racines charnues comme les conifères (Thuya plicata 'Atrovirens' et T. occidentalis 'Emeraude',…) mais aussi les plantes de terre de bruyère (Rhododendron,…), les arbustes (Ligustrum texanum, Choisya, Photinia, Hydrangea,…) les plantes grimpantes, les vivaces …

Prophylaxie

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Surveiller les jeunes plants à réception et lors du rempotage. Si vous détectez la présence de larves ou de

nymphes refusez le lot et/ou brûlez le! Il est vraiment primordial de ne pas contaminer vos cultures par des apports extérieurs.

Jeter les vieilles plantes

Lutte biologique

Mettre en place des plantes pièges (Bergenia) et du paillage (cosses de sarrasin).

La lutte biologique contre otiorhynques s’est développée ces dernières années à l’aide de traitements à base de :

 champignon entomopathogène à incorporer au substrat

 nématodes entomopathogènes à appliquer au printemps et/ou à l’automne sur larves développées.

CHENILLES

Pyrale du buis - Cydalima perspectalis (Diaphania perspectalis =Glyphodes perspectalis) Les chenilles de pyrale du buis sont déjà actives ; elles ont été observées dans une pépinière en pleine terre.

Description

Les différents stades du stade larvaire de ce papillon présentent une tête noire luisante et un corps vert clair avec des lignes de points longitudinales et des poils gris clair drus. Ces chenilles (5mm à 4cm) se rencontrent en colonies qui infestent les buis et les dévorent à une vitesse impressionnante.

Elles s’entourent de fils de soies blancs lâches. Elles décapent les feuilles et grignotent les tiges. Leur consommation très importante peut entièrement défolier un buis en quelques jours. On les

remarque également par la forte présence de déjections dans les plantes dont le feuillage bruni.

Les chrysalides jaune vert clair brunissent en vieillissant. Elles pendant au feuillage, la tête en bas et sont entourées de soies blancs lâches.

L’adulte, papillon nocturne, 35-40mm d’envergure, a des ailes blanches avec une marge marron violacée et des irisations dorées et violacées. Ce papillon peut également exister sous une forme moins courante, entièrement brune margée de blanc avec des reflets violets. Il pont des œufs ronds, aplatis, jaune translucide, groupés en ooplaques.

Symptômes /dégâts

La pyrale du buis se développe par foyer et est particulièrement préjudiciable dans les parcs des jardins à la française. L’évolution des dégâts est fulgurante. Par contre, les chenilles sont très difficiles à voir au début du printemps car cachées dans des cocons et à l'intérieur des arbustes. Il faut scruter attentivement le feuillage.

Chenilles ayant passé l’hiver Dégâts sur feuilles et présence de déjections Adulte Conditions favorables au développement / période de présence

Apparu en France via la Suisse en 2008, essentiellement en Alsace dans un 1er temps, ce ravageur a

été remarqué en IDF en 2009 où il a subit une forte progression depuis 2013. La pyrale du buis s’est

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Page 4 sur 6 parfaitement acclimatée et a une prolifération ultrarapide. Un papillon peut pondre plusieurs

centaines d'œufs.

Ce ravageur peut réaliser 3 cycles sur la même année -mars, juillet et septembre- et peut passer plusieurs années en diapause prolongée, protégé dans sa chrysalide.

Lutte alternative

 Il est possible de réaliser des captures par phéromones sexuelles avec l’installation de pièges de mai à novembre.

 Pose de nichoirs à mésanges

 Une lutte biologique à base de Bacillus thuringiensis (bactérie entomopathogène) est réalisable très tôt sur chenilles actives

 Les l

âchers de trichogrammes

VERS PLATHELMINTHES TERRESTRES EXOTIQUES

Description

Les vers p

lathelminthes terrestres exotiques

s

ont rencontrés sous les conteneurs et entre la motte et le pot

au cours de l’hiver. Principalement.

L

es plathelminthes

ont un as

pect de sangsue ou limace un peu aplatie

. Elles secrètent un m

ucus parfois toxique

.

Symptômes /dégâts

Ce sont des espèces invasives pour lesquelles une vigilance est appelée du fait de leur activité de prédation sur les lombrics. Ils ne présentent pas d’impact direct sur la santé des végétaux.

Vers Plathelminthe Marron Plat

Contenu des cocons sous binoculaire Conditions favorables au développement / période de présence

En horticulture et pépinière, les lieux d’observation privilégiée sont le substrat humide, le dessous des conteneurs,…car ce ver se développe à l’obscurité + humidité (irrigation).

En fin d’été, à côté de plathelminthes sous des pots on observe la présence de nombreuses « boules noires » qui sont en fait des cocons de ponte. On ne parle pas d’œufs chez les

p

lathelminthes terrestres mais de

"cocons de ponte", qui sont des boules relativement résistantes, renfermant plusieurs juvéniles (de 2-3 à 7-8).

Les cocons mesurent 4-5

mm

de diamètre. Les cocons juste pondus sont rougeâtres et deviennent noirs après quelques jours. En résumé ceci confirme que les Plathelminthes terrestres sont bien invasifs !

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Page 5 sur 6 Le Muséum National d’Histoire Naturelle a entrepris un travail de recherche d’informations de

terrain, relayé notamment par une page du site de l’Inventaire National du Patrimoine Naturel. Il souhaite faire le point sur la diversité et la répartition des espèces de vers plats présents en France.

Les observateurs du réseau d’épidémiosurveillance et les lecteurs du BSV intéressés sont appelés à garder un œil attentif à la présence de vers « inhabituels » à l’occasion de leurs observations dans le domaine de la santé des végétaux et à communiquer toute suspicion au Muséum National d’Histoire Naturelle ainsi qu’à leur Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt.

MALADIES

Maladies Pleine terre Hors sol

Extérieur Abris

Anthracnose Rosier Rosier paysage Rosiers paysage 1

Septoriose Lavandula, Rosmarinus 2

Maladies système racinaire Cylindrocarpon Photinia 2

Phytophthora Rosmarinus Choisya ternata, Lavandula

duch

Pourriture grise (Botrytis) Lavandula Gaurra, V tinus 1

SEPTORIOSE - SEPTORIA SP

Description

Cultures très sensibles : Lavandula, Gaurra, Hebe, Cornus.

La septoriose se présente sous forme de taches rouges-brunes auréolées de jaune à rouge suivant les cultures touchées. Sur Lavandula les symptômes sont des taches noires et un dépérissement de la plante.

Les pycnides vont apparaitre en fin d’été en relief sur les taches (mycélium) et se conserver durant l’hiver sur les feuilles (sur plantes pour les persistants ou au sol). En période favorable les pycnides vont libérer des spores qui seront disséminées par les pluies. L’incubation demande 14 à 20j. Le nombre de cycles peut atteindre 6/an.

Septoriose sur Gaura et Cornus Conditions favorables au développement / période de présence

Cette maladie est favorisée principalement par la stagnation d’eau sur le feuillage et donc l’arrosage par aspersion, des plantes serrées et/ou une mauvaise aération du lot notamment sous abris.

Prophylaxie

 Afin d’éviter la propagation de la maladie, il est important d’assécher au maximum les plantes o Dans la journée, aérer dès que possible les abris pour réguler l’hygrométrie et la

température

o Éviter les arrosages par aspersion ou les faire le matin ainsi le feuillage pourra sécher rapidement et il restera sec pendant la nuit

o Si possible préférer une irrigation goutte à goutte pour les lavandes.

o Distancer les plantes et notamment les jeunes plants de lavandes à la réception.

 Eliminer les feuilles mortes

CYLINDROCARPON RADICICOLA

Description

Cylindrocarpon radicicola est un champignon du sol qui attaque assez régulièrement Photinia, Prunus lusitanica, Viburnum tinus. Il est à l'origine de pertes de racines. Il provoque des symptômes aériens de

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dépérissement de branches, le développement de taches rondes sur feuilles. En cas de forte attaque on peut

avoir des pousses brulées et des chutes de feuilles.

Cylindrocarpon radicicola sur Prunus lusitanica en conteneurs Conditions favorables au développement / période de présence

Cette maladie du sol se développe en conditions asphyxiantes : mauvais drainage, arrosages excessifs, terreaux trop compacts, etc.

Prophylaxie

Dans un 1er temps réduire les arrosages afin de faire repartir le système racinaire.

PHYTOPHTHORA

Des plantes porteuses de Phytophthora depuis la saison précédentes continuent à dépérir et mourir.

Les éliminer aux premiers symptômes.

A cette période il est important de vérifier la qualité des jeunes plants et de refuser les lots en cas de problème. Il est possible de faire un test de détection rapide Phytophthora pour confirmer la

suspicion.

******************

Action pilotée par le Ministère chargé de l'agriculture, avec l’appui financier de l’Office National de l'Eau et des Milieux Aquatiques, par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto.

Observations : Chambre Interdépartementale d'Agriculture d'Ile de France, les horticulteurs et les pépiniéristes du réseau épidémio-surveillance d'Ile de France.

Rédaction : Chambre Interdépartementale d'Agriculture d'Ile de France : Isabelle CADIOU pour l'horticulture et Isabelle VANDERNOOT pour la pépinière.

Comité de relecture: DRIAAF – SRAL, FREDON Ile de France

Pour recevoir le Bulletin de Santé du Végétal par courrier électronique, vous pouvez en faire la demande par courrier électronique à l'adresse suivante [email protected] en précisant le(s) bulletin(s) que vous désirez recevoir: grandes cultures – pomme de terre – légumes industriels, arboriculture, maraîchage, pépinière – horticulture, zones non agricoles.

Le Bulletin de Santé du Végétal est édité sous la responsabilité de la Chambre Régionale

d’Agriculture d’Ile de France sur la base d’observations réalisées par le réseau. Il est produit à

partir d’observations ponctuelles. S’il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, celle-

ci ne peut être transposée telle quelle à la parcelle. La Chambre Régionale d’Agriculture dégage

toute responsabilité quant aux décisions prises par les agriculteurs pour la protection de leurs

cultures. Tout document utilisant les données contenues dans le bulletin de santé du végétal Ile de

France doit en mentionner la source en précisant le numéro et la date de parution du bulletin de

santé du végétal.

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