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PARTIE II

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Énoncé

On considère1 un compétition entre trois tireurs A, B, C, qui se déroule en une suite d'épreuves de la façon suivante, jusqu'à élimination d'au moins deux des trois tireurs :

Tous les tirs sont indépendants les uns des autres.

Lorsque A tire, la probabilité pour qu'il atteigne son adversaire est égale à 23. Lorsque B tire, la probabilité pour qu'il atteigne son adversaire est égale à 12. Lorsque C tire, la probabilité pour qu'il atteigne son adversaire est égale à 13.

Lorsque qu'un des tireurs est atteint, il est dénitivement éliminé des épreuves sui- vantes.

À chacune des épreuves, les tireurs non encore éliminés tirent simultanément et chacun d'eux vise le plus dangereux de ses rivaux non encore éliminés.

(Ainsi, à la première épreuve, A vise B tandis que B et C visent A).

Pour tout nombre entiern≥1, on considère les événements suivants :

ABCn : à l'issue de la n-ième épreuve, A, B et C ne sont pas encore éliminés . ABn : à l'issue de la n-ième épreuve, seuls A et B ne sont pas encore éliminés .

On dénit de façon analogue les événementsBCn etCAn. An : à l'issue de la n-ième épreuve, seul A n'est pas éliminé .

On dénit de façon analogue les événementsBn et Cn.

n : à l'issue de la n-ième épreuve, les trois tireurs sont éliminés .

Enn,ABC0est l'événement certain,AB0,BC0,CA0,A0,B0,C0,∅0l'événement impossible.

PARTIE I

On détermine les probabilités pour que A, B, C remportent la compétition.

1. Calcul de probabilités.

a. Exprimer, si U et V désignent deux événements quelconques d'un espace proba- bilisé donné, la probabilitép(U∪V)en fonction dep(U), p(V)etp(U∩V). b. En déduire la probabilité pour qu'à une épreuve à laquelle participent A, B, C :

(A rate son tir) et (B ou C réussissent leur tir).

c. En déduire la probabilité pour qu'à une épreuve à laquelle participent A, B, C : (A réussit son tir) et (B ou C réussissent leur tir).

2. Détermination de probabilités conditionnelles. Soitn≥1.

1D'après ESSEC 2000, option scientique, maths 2

a. Montrer que l'événement ABn est impossible. Dans la suite, on ne considérera donc que les événementsABCn ,BCn ,CAn , An ,Bn ,Cn , ∅n .

b. Expliciter la probabilité conditionnellep(ABCn+1|ABCn). c. Expliciterp(BCn+1|ABCn)à l'aide de la question 1), puis donner

p(CAn+1|ABCn)

d. Expliciterp(An+1|ABCn),p(Bn+1|ABCn)et p(Cn+1|ABCn).

e. Expliciterp(An+1|CAn),p(Bn+1|BCn),p(Cn+1|CAn)etp(Cn+1|BCn). f. Expliciterp(∅n+1|ABCn),p(∅n+1|BCn)etp(∅n+1|CAn).

3. Nombre moyen d'épreuves à l'issue des quelles s'achève la compétition.

On noteTn l'événement Le combat cesse à l' issue de la n-ième épreuve (la com- pétition cesse à l'issue de lan-ième épreuve s'il n'a pas cessé avant et si à l'issue de la n-ième épreuve il ne reste qu'un tireur au plus).

a. Quelle est la probabilité de l'événementT1? b. Soitn≥2. Calculer la probabilité de l'événement :

ABC1∩ABC2∩ · · · ∩ABCn−1∩ABCn

c. Soitn≥2. Calculer la probabilité de la réunion des événements suivants pour les entiers0≤k≤n−1 :

ABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩CAn (pourk= 0, il s'agit de l'événementCA1∩CA2∩ · · · ∩CAn).

d. Soitn≥2. Calculer la probabilité de la réunion des événements suivants pour les entiers0≤k≤n−1 :

ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn (pourk= 0, il s'agit de l'événementBC1∩BC2∩ · · · ∩BCn).

e. Soit n ≥ 2. Calculer la probabilité de l'événement la compétition n'est pas terminé à l'issue de la n-ième épreuve . En déduire la probabilité p(Tn) (on vériera que cette formule redonne bien pourn= 1le résultat obtenu à la question a)).

f. Montrer que la somme Pn

k=1p(Tk) tend vers 1 quand n tend vers +∞. Puis déterminer sous forme de fraction irréductible la limite lorsquentend vers +∞

dePn

k=1kp(Tk)(cela correspond au nombre moyen d'épreuves à l'issue des quelles s'achève la compétition).

(2)

4. Probabilités pour que A, B, C remportent la compétition.

a. Montrer que, sin= 1, l'événement A remporte la compétition à l'issue de la n- ième épreuve est impossible. Montrer qu'il est égal à la réunion des événements suivants sin≥2 :

ABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩CAn−1∩An pour 0≤k≤n−2 (pourk= 0, il s'agit de l'événementCA1∩CA2∩ · · · ∩CAn−1∩An).

b. Calculer la probabilité pour que A remporte la compétition à l'issue de la n-ième épreuve (n≥2).

c. En déduire la probabilité pour que A remporte la compétition (c'est à dire pour qu'il ne soit pas éliminé à l'issue du combat).

d. Déterminer de même la probabilité pour que B remporte la compétition.

e. Déterminer de même la probabilité pour que C remporte la compétition.

PARTIE II

Dans cette partie, on retrouve par des méthodes matricielles les probabilités pour que A, B, C remportent la compétition en n'utilisant que les résultats des questions I.1) et I.2).

1. Expression de la matrice de transitionM.

a. On considère la matrice-colonneEn à sept lignes dont les sept éléments sont dans cet ordre, du haut vers le bas,

p(ABCn), p(BCn), p(CAn), p(An), p(Bn), p(Cn), p(∅n)

Expliciter une matrice M ∈ M7(R) telle que, ∀n ∈ N, En+1 = M En. On vériera que la somme de chacune des colonnes deM est égale à 1.

b. En déduireEn en fonction den, deM et E0. 2. Calcul des puissances de la matriceM.

a. On considère deux matrices carrées d'ordre 3 notées U0 , U00 et deux matrices rectangulaires à 4 lignes et 3 colonnes notéesV0 ,V00 et l'on forme les matrices carrées d'ordre 7 :

M0=

U0 0 V0 I4

M00=

U00 0 V00 I4

où 0 désigne la matrice nulle à 3 lignes et 4 colonnes et I4 la matrice-identité d'ordre 4. Vérier à l'aide des règles du produit matriciel l'égalité suivante :

M0M00=

U0U00 0 V0U00+V00 I4

b. Expliciter les matricesU etV telles que : M =

U 0 V I4

c. Établir enn, pour n≥1, l'égalité suivante : Mn =

Un 0

V +V U+. . . V Un−1 I4

3. Diagonalisation de la matriceU.

a. Déterminer trois réelsλ1 < λ2 < λ3 tel que le système (d'inconnueX, matrice colonne de taille 3), U X = λX ait une solution non nulle. Pour i = 1,2,3, déterminerVi la solution du systèmeU X=λiX telle que

la première composante deV1vaut 1.

la troisième composante deV2vaut 1.

la deuxième composante deV3 vaut 1.

b. Déterminer une matrice inversibleP et une matrice diagonaleD telles que D= P−1U P. PréciserP−1.

4. Calcul de la limite des puissances de la matriceM.

a. Pourn∈N, expliciter les matricesDn etI3+D+D2+· · ·+Dn−1.

b. On dit qu'une suite de matrices(Xn)à plignes et q colonnes converge vers une matriceX àplignes etqcolonnes si chaque coecient de la matriceXn converge quandntend vers+∞vers le coecient correspondant de la matriceX. On admettra (sous réserve d'existence) que la limite d'un produit est le produit des limites.

Expliciter à l'aide des résultats précédents les limites des deux suites matricielles (Dn) et (I3+D+D2 +· · · +Dn−1), puis des trois suites matricielles (Un), (I3+U+U2+· · ·+Un−1)et(V +V U+V U2+· · ·+V Un−1).

c. En déduire enn les limites des deux suites matricielles(Mn)et (En).

d. Vérier que les suites (p(ABCn)), (p(BCn)) et (p(CAn)) convergent vers 0 et expliciter sous forme d'une fraction irréductible les limites des suites (p(An)), (p(Bn)),(p(Cn)),(p(∅n)).

Retrouver alors les probabilités obtenues en I pour que A, B, C remportent la compétition.

(3)

Corrigé PARTIE I

Notons A ( respectivement B et C) l'événement A (resp. B, C) réussit son tir à une épreuve donnée.

1. Calcul de probabilités.

a. D'après le cours :

P(U∪V) =P(U) +P(V)−P(U∩V) b. On cherche la probabilité deA ∩(B ∪ C).

P(A∩(B∪C)) =P((A∩B)∪(A∩C)) =P(A∩B)+P(A∩C)−P(A∩B∩C) (d'après a)

=P(A)P(B) +P(A)P(C)−P(A)P(B)P(C) (par indépendance des tirs)

= 1 3 1 2+1

3 1 3 −1

3 1 2 1 3 = 2

9 c. On cherche la probabilité deA ∩(B ∪ C). On trouve de même

P(A ∩(B ∪ C)) =P((A ∩ B)∪(A ∩ C)) =P(A ∩ B) +P(A ∩ C)−P(A ∩ B ∩ C)

=P(A)P(B) +P(A)P(C)−P(A)P(B)P(C)

= 2 3 1 2+2

3 1 3 −2

3 1 2 1 3 = 4

9 2. Détermination de probabilités conditionnelles

a. Tant qu'aucun des tireurs n'est éliminé, à chaque étape A vise B, B et C visent A. Le tireur C n'est pas visé et ne peut donc pas être éliminé avant A ou B.

L'événementABn est donc impossible.

b. ABCn+1∩ABCn est événement ABCn et A,B et C ratent leur tir à l'étape n. Par indépendance des tirs on a donc

p(ABCn+1|ABCn) =p(A)p(B)p(C) = 1 3 1 2 2 3 =1

9

c. Comme, tant qu'aucun des tireurs n'est éliminé à chaque étape A vise B, B et C visent A. L'événementBCn+1∩ABCn est événement ABCn inter l'événement

épreuve à 3

B ou C réussit 2/3

B et C échouent 1/3

A réussit 2/3

A échoue

1/3 2/3 1/3

Fig. 1: probabilités conditionnelles

"Arate son tire etB ouCréussissent leur tir à l'étapen". Par indépendance des tirs on a donc

p(BCn+1|ABCn) =p(A ∩(B ∪ C)) = 2

9 par 1b) De même

p(CAn+1|ABCn) =p(A ∩ B ∩ C) =2 9

d. Si A, B, C ne sont pas éliminés, personne ne vise C, C ne peut donc pas être éliminé. D'où

p(An+1|ABCn) = 0 et p(Bn+1|ABCn) = 0 Comme dans la question précédente

p(Cn+1|ABCn) =p(A ∩(B ∪ C)) = 4

9 par 1c)

e. Si à une étape il reste A et C alors A vise sur C et C vise sur A. L'événement An+1∩CAn est donc l'événement CAn inter l'événement "A rate son tir et C réussit son tir à l'étapen". Par indépendance des tirs, on a donc

p(An+1|CAn) =p(A ∩ C) = 4 9

(4)

De même

p(Bn+1|BCn) =p(B ∩ C) = 1

3 p(Cn+1|CAn) =p(C ∩ A) = 1 9 et

p(Cn+1|BCn) =p(C ∩ B) =1 6

f. On a toujours, si A, B, C ne sont pas éliminés, personne ne vise C, C ne peut donc pas être éliminé, d'où

p(∅n+1|ABCn) = 0 D'autre part,

p(∅n+1|BCn) =p(B ∩ C) =1

6 p(∅n+1|CAn) =p(C ∩ A) =2 9

ABC n-1 1/9 ABC n

BC n 2/9 AC n

2/9 AB n

0

A n 0

B n 0

C n 4/9

vide n 0

Fig. 2: issues épreuve à 3

3. Nombre moyen d'épreuves à l'issue desquelles s'achève le combat.

BC n-1 2/6 BC n

B n

2/6

C n 1/6

vide n 1/6

Fig. 3: issues épreuve avec BC

AC n-1 2/9 AC n

A n

2/9

C n 1/9

vide n 2/9

Fig. 4: issues épreuve avec AC

a. L'événementT1est l'union disjointe des événementsA1,B1,C1,∅1. La probabilité des événementsA1, B1, C1, ∅1 a été calculé en d) et e) en prenantn= 0 et en utilisant queABC0 est l'événement certain. On trouve donc

p(T1) =p(A1) +p(B1) +p(C1) +p(∅1) = 0 + 0 +4

9 + 0 = 4 9

b. Soitn≥2. Remarquons que pour0≤k≤n

ABC0∩ABC1∩ · · · ∩ABCk−1∩ABCk =ABCk

D'où, par la question 2b.,

p(ABC1∩ABC2∩ · · · ∩ABCn−1∩ABCn)

=p(ABC1|ABC0)p(ABC2|ABC1). . . p(ABCn|ABCn−1) = 1 9n

(5)

c. Soitn≥2 et soit0≤k≤n−1, on trouve de même : p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩CAn)

=p(ABC1|ABC0). . . p(ABCk|ABCk−1)p(CAk+1|ABCk) p(CAk+2|CAk+1)). . . p(CAn|CAn−1)

= 1

9 k 2

9 2

9

n−k−1

= 2n−k 9n d. Soitn≥2 et soit0≤k≤n−1 :

p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn)

=p(ABC1|ABC0). . . p(ABCk|ABCk−1)p(BCk+1|ABCk) p(BCk+2|BCk+1)). . . p(BCn|BCn−1)

= 1

9 k

2 9

1 3

n−k−1

= 2

3n+k+1 e. Soitn≥2. NotonsT>nl'événement étudié. Le combat n'est pas ni à l'issue de la

n-ième épreuve si à l'issue de la n-ième épreuve il reste deux ou trois tireurs.T>n

est la réunion disjointe deABCn,ABn (qui est l'événement impossible), CAnet BCn.

D'autre part,

CAn est l'union disjointe des événementsABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩ CAn, pour0≤k≤n−1

BCnest l'union disjointe des événementsABC1∩· · ·∩ABCk∩BCk+1∩· · ·∩BCn, pour0≤k≤n−1.

D'où, d'après les questions b), c) et d)

p(T>n) = 1 9n +

n−1

X

k=0

2n−k 9n +

n−1

X

k=0

2 3n+k+1

= 1

9n +2n+1−2 9n +

1 3n − 1

9n

= 2n+1+ 3n−2 9n On aT>n−1 est l'union disjointe deTn et T>n. Donc

p(Tn) =p(T>n−1)−p(T>n) = 2n+ 3n−1−2

9n−1 −2n+1+ 3n−2 9n

Pourn= 1, 2n+39n−1n−1−22n+1+39nn−2 = 49 ce qui correspond à la probabilité deT1.

f. Pourk∈N, posonstk= 2k+1+39kk−2.

Soitn≥1. D'après la formule précédente (valable dèsk= 1)

n

X

k=1

p(Tk) =

n

X

k=1

(tk−1−tk) =t0−tn (sommation en dominos)

= 1−2n+1+ 3n−2 9n qui tend bien vers 1 en+∞. D'où

n

X

k=1

kp(Tk) =

n

X

k=1

k(tk−1−tk) =

n

X

k=1

tk−1

!

−ntn

=

n−1

X

k=0

2k+1+ 3k−2 9k

!

−n2n+1+ 3n−2 9n Ce qui permet de calculer l'espérance :

n−1

X

k=0

2k+1

9k tend vers 18 7

n−1

X

k=0

3k

9k tend vers 3 2

n−1

X

k=0

2

9k tend vers 9 4 n2n+1+ 3n−2

9n tend vers 0

































n

X

k=1

kp(Tk)tend vers 51 28

4. Probabilités pour que A, B, C remportent le combat

a. Si A est le seul tireur restant à l'issue de la n-ième étape alors B et C ont été éliminés avant selon le schéma suivant.

(ABC)−−−−→kfois (ABC)→(AC)−−−−−−−−→n−k−2fois (AC)→(A)

Comme déjà vu, tant qu'aucun des tireurs n'est éliminé à chaque étape A vise B, B et C visent A. B est donc éliminé (strictement) avant C. Dès que C est éliminé,

(6)

A gagne. On voit donc que l'événementA1 est impossible et que pourn≥2,An

est l'union disjointe des

ABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩CAn−1∩An

pour0≤k≤n−2(oùkcorrespond à l'étape où B a été éliminé).

b. Soitn ≥2 et 0 ≤k ≤n−2. D'après la formule des probabilités composées, la probabilité de l'événement correspondant au schéma indiqué est

1 9

k

×2 9×

2 9

n−k−2

×4 9 = 1

9n2n+1−k

Ces événements indexés par k sont disjoints, la probabilité que A remporte le combat à l'issue de l'épreuvenest donc la somme des probabilités

n−2

X

k=0

1

9n2n+1−k = 1

9n 2n+1+· · ·+ 23

= 2n+2−23 9n = 4

2 9

n

−8 1

9 n

c. L'événement A est l'union disjointe desAn pour n≥2. Donc p(A) est la limite quandntend vers+∞dePn

k=2p(Ak). On obtientp(A) = 631P B. p(A) = 4

2 9

2

1 1−29 −8

1 9

2

1

1−19 = 16 9×7 − 8

9×8 =16−7 9×7 =1

7 d. Suivant le même principeBn est l'union disjointe, pour0≤k≤n−2, des

ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn−1∩Bn Soitn≥2 et0≤k≤n−2

p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn−1∩Bn)

=p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn−1)p(Bn|BCn−1)

= 2

3n+k 1 3 = 2

3n+k+1 D'où

p(Bn) = 1 3n − 1

32n−1 Doncp(B)est la limite quandntend vers+∞dePn

k=2p(Bk). On obtient p(B) =

1 3

2 1 1−13 −3

1 9

2 1 1−19 = 1

8

e. Pour que C gagne le combat à l'étapenil y a plusieurs cas de gure : Soit A et B sont éliminés en même temps. NotonsCn,AB cet événement.

C'est aussiABC1∩ · · · ∩ABCn−1∩Cn de probabilité

p(ABC1∩ · · · ∩ABCn−1∩Cn) =p(ABCn−1)p(Cn|ABCn−1) = 1 9n−1

4 9 = 4

9n Soit A est éliminé puis B. NotonsCn,B cet événement.

C'est l'union disjointe, pour0≤k≤n−2, des événements ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn−1∩Cn

Soitn≥2 et0≤k≤n−2

p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn−1∩Cn)

=p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩BCk+1∩ · · · ∩BCn−1)p(Cn|BCn−1))

= 2

3n+k 1 6 = 1

3n+k+1 La probabilité deCn,B est donc :

1 2( 1

3n − 1 32n−1)

Soit B est éliminé puis A. NotonsCn,Acet événement. C'est l'union disjointe, pour0≤k≤n−2, des événements

ABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩CAn−1∩Cn

Soitn≥2 et0≤k≤n−2

p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩CAn−1∩Cn)

=p(ABC1∩ · · · ∩ABCk∩CAk+1∩ · · · ∩CAn−1)p(Cn|CAn−1)

= 2n−k−1 9n−1

1

9 =2n−1−k 9n La probabilité deCn,Aest donc

n−2

X

k=0

2n−1−k 9n = 1

9n(2n−2)

(7)

L'événementCn est l'union disjointe des Cn,AB, Cn,B et Cn,A Doncp(C)est la limite quandntend vers+∞de

n

X

k=1

p(Cn,AB) +

n

X

k=2

p(Cn,B) +

n

X

k=2

p(Cn,A) On obtient :

n

X

k=1

p(Cn,AB) tend vers 1 2

n

X

k=2

p(Cn,B) tend vers 1 16

n

X

k=2

p(Cn,A) tend vers 1 28





















⇒p(C) = 67 112

PARTIE II

1. Expression de la matrice de transitionM a. On trouve

M =

 1

9 0 0 0 0 0 0 2

9 1

3 0 0 0 0 0

2

9 0 2

9 0 0 0 0

0 0 4

9 1 0 0 0 0 1

3 0 0 1 0 0

4 9

1 6

1

9 0 0 1 0 0 1

6 2

9 0 0 0 1

b. Soitn∈N. Par récurrence,En =MnE0. 2. Calcul des puissances de la matriceM.

a. Vérication évidente à l'aide du produit par blocs.

b. En lisant dans la matrice de transition, on trouve

U =

 1

9 0 0

2 9

1 3 0 2

9 0 2

9

V =

0 0 4

9 0 1

3 0 4

9 1 6

1 9 0 1

6 2 9

c.

3. Diagonalisation de la matriceU

a. Le système considéré admet une solution non nulle si la matriceU−λI3n'est pas inversible. NotonsP(λ)le déterminant de cette matrice.

P(λ) =

1

9−λ 0 0

2 9

1

3−λ 0

2

9 0 29−λ

= (1 9−λ)(1

3 −λ)(2 9−λ)

D'oùλ1=192=29 etλ3=13.

La résolution des systèmes donneV1= (1,−1,−2),V2= (0,0,1)etV3= (0,1,0). b. D'après la formule de changement de base, on obtient le résultat cherché, en

formant la matrice des vecteurs propres trouvés soit :

P =

1 0 0

−1 0 1

−2 1 0

et D=

1

9 0 0

0 29 0 0 0 13

avec P−1=

1 0 0 2 0 1 1 1 0

4. Calcul de la limite des puissances de la matriceM. a. Soitn∈N,

Dn =

1

9n 0 0 0 29nn 0 0 0 31n

(8)

et

I3+D+· · ·+Dn=

9

88.91n 0 0

0 9727.9n+1n 0 0 0 322.31n

b. On obtient que (Dn) converge vers la matrice nulle et que(I3+D+· · ·+Dn) converge vers la matrice

 9

8 0 0

0 9 7 0

0 0 3

2

De U =P DP−1, on tireUn = P DnP−1 pour n ∈ N. On en déduit que (Un) converge versP0P−1ie vers la matrice nulle et(I3+U+· · ·+Un)converge vers la matrice

P

 9

8 0 0

0 9 7 0

0 0 3

2

 P−1=

 9

8 0 0

3 8

3 2 0 9

28 0 9 7

c. D'après l'expression deMntrouvée en 2)c) et en utilisant que(V+V U+· · ·+V Un) converge vers la matrice

V

 9

8 0 0

3 8

3 2 0 9

28 0 9 7

=

 1

7 0 4

7 1

8

1 2 0 67

112 1 4

1 7 15

112 1 4

2 7

Donc

En=MnE0=

 0 0 0 1 7 1 8 67 112

15 112

d. On retrouve bien que(p(ABCn)), (p(BCn))et(p(CAn))convergent vers0, que (p(An))converge vers 1

7, que(p(Bn))converge vers 1

8, que(p(Cn)converge vers 67

112 et que(p(∅n)converge vers 15 112.

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