GT IBMA
ONEMA, 7 décembre 2016
Etat des savoirs et des savoirs faire sur les espèces exotiques envahissantes des bassins
Rhône-Méditerranée Corse
Perspectives et stratégie d’actions.
Commissions géographiques - février - mars 2015
Un contexte européen et national qui évolue
Règlement européen de 2014 et liste d’espèces exotiques envahissantes préoccupantes 07/2016 ;
Loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages du 8/08/2016 ;
Projet de Décret pour la gestion de l’introduction et de la propagation de certaines espèces animales et végétales ;
Projet d’une stratégie nationale relative aux espèces exotiques
envahissantes et d’une liste nationale.
Fondement de la lutte contre les EEE ?
DCE : bon état écologique des masses d’eau et des zones protégées (N2000…) ;
SDAGE 2016-2021, non dégradation, restauration Dispositions spécifiques
• 6C-03 intervention préventive contre les EEE ;
• 3B-05, 6C-04 lutte avec des moyens appropriés (éradiquer, réduire, contenir, éliminer).
Commissions géographiques - février - mars 2015
Savoirs et savoirs faire sur les EEE ?
Connaître les EEE dans les bassins ;
Construire de listes d’EEE prioritaires + fiches ; Valoriser les retours d’expérience + fiches ;
Proposer des actions pour la stratégie de bassin ; Accompagner des acteurs ;
Guider les aides du programme d’intervention.
Constat
De nombreuses initiatives dans les bassins :
• 345 plans d’actions (PA) sur 59 EEE végétales dont 9 principales (renouées, jussies, berce du Caucase, solidages, balsamines, buddleia, griffes de sorcières, robinier faux acacia) ;
• 33 PA pour 12 EEE animales dont 3 principales (ragondin, écrevisse de Californie et tortue de Floride).
Cependant :
• Pour 20 à 30% absence de diagnostic, de stratégie, de suivi des actions ou d’évaluation des objectifs ;
• Seul 30% des opérations de restauration physique et de continuité prennent en compte le risque de dissémination d’EEE.
• Certaines actions n’ont pas de PA.
Améliorer la prise en compte des EEE, agir avec méthode et rigueur
dans les bassins.
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Quelles espèces concernées ?
Globales végétales (67) et animales (75) ;
Référence extraites par domaine biogéographique et les types de milieux ;
• Liste E, espèces émergentes, veille stratégique (V 25 et 15 E+ / A 54) ;
• Liste A, gestion prioritaire (V 20 / A 5) ;
• Liste B, gestion conseillée (V 12 / A 8) ;
• Liste C, gestion pertinente hors listes A et B (V 7 / A 8) ;
Des listes actualisables et des EEE hors listes qui peuvent être traitées si argumenté.
Ragondin, liste B Silure glane, liste C
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Définir le stade invasif
Réaliser un diagnostic des EEE de la liste de référence :
• Présence, abondance et localisation ;
• Qualifier les stades invasifs de la population (coût-efficacité) :
Stade 1, foyer émergent, disséminé (élimination possible, coûts faibles) ;
Stade 2, foyer étendu (élimination impossible, coûts importants) ;
Stade 3, foyer très étendu (intervention à argumenter, coûts très conséquents) ;
Stade 4, infestation généralisée (coûts disproportionnés, renoncement).
Le stade invasif constitue un facteur déterminant pour
hiérarchiser la priorité des actions.
Stade invasif
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Veille et animation
L’objectif de veille est essentiel car :
• Il permet de viser l’élimination de l’EEE émergente (réactivité) ;
• C’est un enjeu de mobilisation pour les bassins et les territoires ;
• Le coût efficacité des interventions est meilleur ;
• L’information des réseaux locaux et la sensibilisation du public est indispensable.
Objectifs et actions
Fixer des objectifs d’intervention réalistes d’après :
• L’impact sur les milieux (espèces, habitats, bon état DCE) ;
• Le stade invasif (stabilisation, recul, élimination, renoncement) ;
• Les vecteurs de colonisation et de dissémination.
Organiser les actions
• Chantiers prioritaires ;
• A priorité équivalente l’impact sur les usages prévaut ;
• Choisir la ou les méthodes de lutte ;
• Définir le temps et les coûts ;
• Organiser la surveillance des chantiers ;
Développer ou renforcer les réseaux sentinelle et d’alerte ;
Capitaliser les retours d’expérience : sensibiliser, communiquer, animer ;
Suivre les actions, les chantiers, évaluer les objectifs.
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Un outil homogène : le plan d’actions
Pour toute action contre sur les EEE, un PA doit être réalisé et contenir différents volets pour :
• Organiser la veille des EEE émergentes ;
• Réaliser le diagnostic à partir des listes de référence ;
• Caractériser le stade invasif des populations d’EEE et le cartographier ;
• Définir les dynamiques des population d’EEE visées (stabilisation, recul, disparition, renoncement) ;
• Préciser la programmation géographique, technique et financière ;
• Planifier le suivi et l’évaluation des objectifs de gestion ;
• Formaliser l’animation, la communication et la sensibilisation.