Dix-septième Année. — N° 2 P r i x d u n u m é r o : | 1 0 centimes
P A
Jeudi 9 Janvier 1902.
Bureaux: R u e d e l a S e r r e , 5 8
MlEDEMnONHOEIiOGEEE
S U I S S E
^ABONNEMENTS
Un an: Six mois:
Suisse . . . . Fr. 6»— Fr. 3»—
Union postale » 12»— » 6»—
On s'abonne a tons les bureaux de poste.
Paraissant le Jeudi et le Dtmanetie a la Gnaaxtia-Fonds
ANNON6ES
suisses 20 ct., étrangères 25 et. la ligne Offres et demandes de place
10 centimes la ligne.
Les annonces se paient d'avance.
Organe de la Chambre suisse de l'Horlogerie, des Chambres de commerce, des Bureaux de contrôle et des Syndicats professionnels.
Les Consulats suisses à l'étranger reçoivent le j o u r n a l .
Bureau des Annonces: HAASENSTEIN & VOGLER, 32, rue Leopold Robert, CHAUX-DE-FONDS et succursales en Suisse et à l'étranger.
Le Congrès international des habitations à bon marché
Ce Congrès aura lieu à Düsseldorf, en province rhénane, le 16, 17 et 18 juin 1902.
Il est la suite des Congrès de Paris 1889, d'Anvers 1894, de Bordeaux 1895, de Bruxelles 1897 et de Paris 1901.
Il sera constitué de la manière suivante:
1° Les—membres du comité d'organi- sation ;
2° Les personnes et les corporations qui exprimeront le désir d'y p r e n d r e part et payent une cotisation de 10 marks.
Les ouvriers qui sont membres de la direction ou du conseil de surveillance d'une société de construction d'intérêt gé- néral ou d'associations analogues, peuvent être dispensés par la Commission du Tra- vail du versement de la susdite cotisation, à la condition que leur demande de parti- cipation soit présentée avant le 15 juin 1902.
Tout m e m b r e du Congrès aura le droit de prendre part aux séances et investi- gations organisées par le Congrès, et de tenir des discours sur les questions à l'or- dre du jour.
La Commission de Travail a le soin de désigner les Rapporteurs sur les questions devant faire l'objet de délibérations.
Les rapports doivent être remis à la Commission le 1e r mars 1902, an plus lard;
ils devront être imprimés en un n o m b r e su disant d'exemplaires, et présentés le plus tôt possible aux membres du Congrès.
Les discours isolés ne seront admis que s'ils se rattachent aux questions portées à l'ordre du jour. La Commission de Travail décidera s'il y a lieu de les admettre.
Ce genre de discour ne pourra être in- séré dans l'ordre du jour des séances ou d o n n e r lieu à une discussion, que s'il est adressé à la Commission de Travail, le 1e r avril 1902 au plus tard, un résumé écrit dans une des langues du Congrès.
Ceux des m e m b r e s faisant partie du Comité d'organisation qui ont leur rési- dence à Düsseldorf constituent une Com- mission locale à laquelle incombe le soin de procéder, après entente avec la Com-
mission de Travail, aux installations exté- rieures du Congrès, y compris l'exposition se rattachant à la question du logement, s'il y avait lieu d'en organiser une.
La Commission locale a le droit de coop- tation.
Le Bureau de Congrès se compose ; De la Direction du Comité d'organisation : Des Présidents d'honneur à élire, à la première séance, parmi les m e m b r e s du Congrès.
La présidence des assemblées est exercée par le Président du Comité d'organisation ou par son représentant.
Quiconque a la parole dans la discussion ne la garde que pour une durée maximum de dix minutes ; un membre ne peut l'ob- tenir plus de deux fois sur le même sujet qu'avec l'assentiment de l'assemblée. Les rapporteurs ne sont pas soumis à celte dernière restriction.
Les langues admises au Congrès sont : l'allemand, le français et l'anglais.
Il sera pris des mesures pour que la partie essentielle des rapports et discours soit, quand le Président le jugera à propos, immédiatement et brièvement traduite.
La rédaction du procès-verbal des séan- ces est du ressort du Secrétariat Général,
Les rapporteurs et les membres qui prennent, la parole au cours de la dis- cussion sont tenus de communiquer au Bureau, aulant que possible dans la jour- née même de la séance, et dans une des langues du Congrès, un résumé par écrit de la teneur de leurs discours, pour l'im- pression du compte rendu des débats.
Faule de ce, figurera sur le compte rendu soil le litre seul du rapport, soit un texte rédigé par le Bureau.
Tout membre payant reçoit, à une date le plus rapprochée possible de la clôture du Congrès, un rapport imprimé et dé- taillé des débats.
Les communications seront reproduites dans la langue même dans laquelle elles auront été faites.
La Commission de Travail est chargée de la rédaction du compte rendu. Elle a le droit de demander aux rapporteurs et m e m b r e s ayant pris la parole au cours de
la discussion, un abrégé des résumés qu'ils ont présentés et, s'il n'est d o n n é suite à leur prière, de les abréger elle-même.
La Commission de Travail est autorisée à publier, sous forme d'imprimé, les dé- tails des débats du Congrès.
Toute question non prévue par les pré- sents statuts sera tranchée par le Bureau du Congrès.
Lé Congrès réunira l'élite des économis- tes, des hommes d'Etat et des philantro- phes des nations qui suivront avec atten- tion les discussions concernant les diverses question sociales.
L'ancien ministre du Commerce en France, M.Siegfried, ainsi que M. Lépreux, directeur général des Caisses d'épargne d'Etat en Belgique, ont promis leur con- cours. L'Angleterre, l'Amérique, la Russie enverront leurs représentants.
Le sujet important des délibérations du Congrès a été éloquemment traité dans les rapports de M. Georges Picot et de M.
Eugène Rostand, les m e m b r e s distingués du Conseil supérieur des habitations à b o n marché.
M. Jules Siegfried, M. Léon Say, M. Le- roy-Beaulieu ont prêté leurs lumières au progrès du mouvement. Les écrits de M. A. Raffalowich « La question d'habi- tations en France » ; de Muller et Cacleux
« L e s habitations ouvrières en tous p a y s » ; de ,1. Berlillon « L e s logements surpeuplés à Paris en 1896 », ainsi que de E. Cacleux
« Elat des habitations ouvrières à la fin du XIXm c siècle » et bien d'autres, viennent sullisamment éclairer cette intéressante question.
(Le Monde économique) F . Moss.
Information
Les intéressés peuvent demander des renseignements sur la maison
Rothlévy - Altmann
Rue J o s e p h Claes, 28, B r u x e l l e s au Secrétariat général de la Chambre can- tonale du Commerce, à la Chaux-de-Fonds.
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Les tarifs douaniers
Le Conseil fédéral abordera au commencement de la seconde quinzaine de janvier la discussion des nouveaux tarifs douaniers qui serviront de base à la conclusion des futurs traités de com- merce. Ce important travail durera une quin- zaine de jours, de telle sorte que le projet de taiifset le message motivé qui doit l'accompagner pourront être communiqués au commencement du mois de février à la commission du Conseil national chargée de l'examen dudit sujet. Cette commission, présidée par M. Kiinzli (Argovie), se réunira à Berne fin février.
Les travaux de la commission dureront trois semaines. Elle pourra donc déposer au milieu de mars ses propositions définitives.
Le Conseil national examinera à son tour le projet de tarifs douaniers à partir du deuxième ou du troisième jour de la prochaine session du printemps des Chambres fédérales qui commen- cera le 1er avril. Les débats auront vraisembla- blement une durée de trois semaines,
De son côté, le Conseil des Etals discutera le projet de tarifs pendant une quinzaine de jours, dans la session de juin. La liquidation des diver- gences entre les deux Chambres pourra donc avoir lieu soit dans la session d'automne, soit dans celle de décembre.
Les nouveaux traités de commerce devant en- trer en vigueur le 1er janvier 11)04-, le Conseil fédéral aura ainsi toute l'année 1903 pour s'en- tendre avec les puissances étrangères intéressées.
La Question agraire en Suisse On lit dans le Genevois :
La Suisse, qui, il y a 50 ans, produisait assez de blé pour fournir au pays la farine nécessaire pendant 270 jours, ne peut plus se suffire main- tenant que pendant 90 jours. Si donc nous vou- lons manger du pain pendant les 275 jours qui complètent l'année, nons devons forcément avoir recours à l'étranger. Vouloir en ces conditions élever les droits d'entrée sur les céréales, serait donc introduire chez nous ce que les /lllemands appellent « l'usine du pain » ; aussi avons nous lu avec la plus grande surprise l'entrefilet sui- vant, envoyé de Berne à la Correspondance politique :
« Bien qu'on tienne secrets autant que possible les débals sur le tarif douanier suisse, on croit savoir cependant que le projet du Conseil fédéral aura un caractère protectionniste prononcé en ce qui concerne les produits agricoles. Les travaux de la commission sont déjà assez avan- cés pour que le projet puisse, dit-on, être soumis à l'assemblée fédérale encore au cours de la ses- sion du printemps. »
Jusqu'à plus ample information, nous tenons cetle nouvelle pour erronée.
Nous avons en Suisse, personne ne l'ignore, notre question agraire, tout comme dans ies au- tres pays. Et, quoique la siluation de notre agri- culture diffère du tout au tout de celle de l'agri- culture en Allemagne, nos agrariens se montrent disposés à emboîter le pas aux gros propriétaires fonciers d'Oulre-Rhin. Mais pas plus en Suisse qu'en Allemagne, le protectionnisme ne parvien- dra à ses fins. Le résultat serait d'ailleurs le même dans les deux pays, car aussi bien en Suisse qu'en Allemagne, seuls les gros proprié- taires en bénéficieraient, et cela non seulement au détriment de la population en général, mais aussi au détriment des petits cultivateurs: chez nous, où les terres sont extrêmement morcelées, le nombre de ceux-ci est considérable. Non seule- ment ils ne tireront aucun avantage d'une élé- vation des droits, mais ils en supporteront les dures et inévitables conséquences par la hausse d'autres articles de première nécessité.
Le but des droits de douane est, en outre de pouvoir faire face aux dépenses d'une adminis- tration toujous plus coûteuse, à l'achat des ca- nons, etc., de protéger généralement l'industrie, le commerce et l'agriculture d'un pays, mais dans combien de cas ne servent-ils pas, sans aucune utilité pour la masse, à l'avantage exclusif de quelques personnes ?
Un exemple: il existe en Suisse quatre fabri- cants de pointes de Paris, pas un de plus, pas un de moins, dont les produits sont fortement protégés par le tarif. Ces messieurs se sont en- tendus — ont formé un trust — de manière à faire un bénéfice de 70 à 75 pour cent. Tous sont devenus millionnaires. Quanta la Confédération,
A HÉDÉKATIO.N HOHLOUKRK hUISSK elle n'en a guère profité. Ce fait est absolument incontestable.
Mais, nous dira-t-on, l'agriculture souffre:
comment voulez-vous qu'elle puisse se relever autrement?
Qu'avant tout elle cherche à s'aider elle-même.
Avant d'avoir recours aux autres, on doit d'a- bord utiliser, épuiser même ses propres forces.
Or que notre agriculture soil susceptible de nom- breuses améliorations, les preuves en abondent.
Pour s'en convaincre, on jvaurait qu'à suivre tout ce qui a été dit aux assemblées de nos cul- tivateurs, tenues dans le courant des derniers dix-huit mois : les conseils pratiques venant de gens compétents n'ont pas fait défaut. Ce n'étaient pour la plupart, le mot a été dit, que des gouttes d'eau dans la mer ; soit, mais les petits ruisseaux qui.font les rivières sont formés de gouttes d'eau.
Nous nous" souvenons d'un de ces conseils adressé récemment, à une assemblée dans le canton de Lucerne, par M. le directeur Schlafii, qui pourtant nous parait avoir une certaine importance.
Le froment du pays, disait-il, vaut 3 francs de moins (est-ce le froment que l'on veut protéger?) que le froment étranger, la responsabilité de cette différence revient principalement à nos agricul- teurs, qui ne soignent pas assez leurs récoltes : cl c'est en même temps une des causes pour les- quelles nos grands meuniers préfèrent le froment importé. Pour remédier à cet étal de choses, il faudrait primer, comme on prime les bêtes, la culture des champs de blés modèles.
Un autre goutte d'eau que nous tenons à men- tionner parce que nous ne croyons pas qu'il en ait été question jusqu'à présent, vient de nous être fournie par le Journal de la Société d'hor- ticulture de la France. Ce journal estime l'im- portation des légumes en Suisse pendant l'année 1900 à 20,000 tonnes, soit 200,000 doubles quin- taux (le chargement de 20,000 wagons 1) La moitié de cette énorme quantité de légumes pro- vient d'Allemagne, et l'autre de France et l'Italie.
Et l'on sait dans quel état une grande partie de ces légumes forcés, qui souvent fermentent en roule, arrivent chez nous !
N'y aurait-il pas là pour, un grand nombre de nos petits cultivateurs un gagne-pain assuré?
Avec un peu de bonne volonté et d'inlelligence, cette concurrence pourrai!, certes, être réduite à l'imporlation des grandes primeurs, c'est-à- dire des trois quarts.
Mais cette idée, comme tant d'autres, se butte conlre l'indifférence et la sainte routine, ces deux grands ennemis de tout progrès. On ne manquera pas d'excuses. La principale, nous la prévoyons, c'est que noire climat ne se prête pas à ce genre de culture. En ce qui concerne les primeurs, cette objection pourrait au besoin être admise, mais c'est toul, car autant que nous sachions, le climat, en Allemagne n'est pas plus favorable aux maraîchers que celui de la Suisse.
Avec les multiples améliorations pratiques qui résulteraient de l'observalion'des conseils donnés par des gens "compétents, d'autres facteurs, d'or- dre économique, pourraient concourir à relever l'agriculture. Nous entendons la réorganisation du système hypothécaire et de ceux des obliga- tions et des garanties, la création de caisses agricoles, de tribunaux d'arbitrage, la solution de la question des domesliques, les mesures à prendre contre l'abandon de la campagne, la fondation de caisses d'épargne et d'asiles pour les ouvriers ruraux âgés, etc., etc.
Il est à noter ici que le projet de code civil suisse est généralement très favorable à l'agri- culture. Ce fait a été constaté récemment par M. le Dr Laur, le secrétaire agricole.
De toul ce qui a été dit, il ressort clairement que la question agraire en Suisse diffère absolu- ment de celle de l'Allemagne, et qu'en voulant marcher sur les traces des hoberaux allemands nos agrariens font fausse route.
A ce sujet, nous extrayons quelques passages d'un excellent article écrit par M. le professeur F. Anderegg, et qui a paru dans les Schweizer Blätter für Wirtschaft- und Sozialpolitik.
Après avoir constaté que jusqu'à présent le paysan suisse marchait la main dans la main avec les autres industriels, que leurs intérêts réciproques se réglaient généralement par de petites luttes de principes, etc. ; après avoir établi tout ce qui sépare la situation des agrariens alle- mands, de la grande propriété foncière qui a pour elle le grand capital et dispose à son avan- tage de toutes les administrations, de celle des agrariens suisses, il dit:
« Nous nous trouvons donc sur un terrain
tout aulre que les politiciens agraires des autres Elats. Une lutte politique des cultivateurs entre eux comme à l'étranger est inconcevable en Suisse, où l'extension de la grande propriété n'est pas telle pour qu'elle puisse exercer une influence nuisible sur la situation politique des petits cultivateurs.
« Si toutefois la lutte de nos agrariens devait être dirigée contre les autorités et les autres in- dustries, et n'avoir d'autre but que des exigences envers les premières et l'exclusion des secondes, afin de provoquer un socialisme agraire corrom- pu, la flèche tirée, dans les circonstances actuel- les, retomberait sur eux, et le succès espéré serait moins que nul. Une politique agraire suisse doit agir d'accord avec les autorités et toutes les autres industries.
« Les preuves ne manquent pas que celles-ci comprennent fort bien l'agriculture, qu'elles ont beaucoup de sympathies pour elle, et qu'elles se soucient de sa prospérité et de son progrés. C'est uniquement avec leur concours que l'agriculture suisse pourra accomplir diverses réformes ur- gentes, o
Enfin M. le professeur Anderegg conclut comme suit :
« Puissent les paysans chercher à conserver leurs intérêts sur le terrain politique, avec tact, intelligence, réflexion, courage et énergie, en excluant l'indifférentisme qui règne encore bien, et surtout en se subordonnant au bien général de la patrie. »
On ne saurait mieux dire.
Musée d'Horlogerie de ia Chaux-de-Fonds La circulaire dont le texte suit a été adressée aux intéressés par la Commission du musée ; nous n'avons pu la publier jusqu'ici pour la rai- son qu'elle vient seulement de nous être remise.
La Chaux-de-Fonds, le 29 Décembre 1901.
M
Le mois de Décembre touche à sa fin. C'est le moment où vous allez commencer votre inven- taire, c'est le moment où vous allez trouver dans votre stock plus de marchandises que vous ne pensiez posséder, mais, hélas, ce surplus n'est souvent pas vendable, car il se compose en géné- ral de vieux rossignols, de pièces démodées.
Pensez alors qu'il existe à La Chaux-de-Fonds un Musée d'Horlogerie, lequel sera très heureux de recevoir tout ce dont vous voudrez bien vous débarrasser en sa faveur, montres complètes ou seulement les mouvements, ébauches, pièces détachées, outifs, vieux ou neufs, tout, en un mot, ce qui peut se rattacher à l'horlogerie, même les livres, les gravures et les meubles.
La Commission espère que son appel trouvera un accueil favorable auprès des fabricants de notre cité industrielle, et elle leur adresse, avec ses sincères remerciements anticipés, ses meil- leurs compliments de nouvelle année.
Le Musée sera inauguré, dans son local à l'Ecole d'horlogerie, fin janvier 1902.
La Commission du Musée d'Horlogerie : Maurice Picard, rue Leopold Robert, 12 président Ch.-AFb. Yuille, rue du Doubs, 107, secrétaire.
Julien Gallet, rue du Parc, 27.
Louis Perrin-Jeannerel, rue de l'Est. 8.
Numa Robert-Wielti, ruedu Puits, 21.
Le Président de la République française et les ouvriers non collectivistes C'est le 23 décembre dernier que le pré- sident de la République a reçu à l'Elysée la Délégation de la Bourse du Travail in- dépendante venant lui apporter l'hommage du respect et du dévouement des Syndicats ouvriers français qui entendent s'affranchir de la direction des meneurs collectivistes.
Le passage le plus saillant de l'orateur de la Délégation reçue à l'Elysée est celui- ci :
Notre but est de créer partout où il y a une usine, une fabrique ou un chantier, un Syndicat de conciliation et d'entente loyale entre les em- ployeurs et employés pour arriver, de concert avec nos patrons, après étude de nos conditions de travail, à l'amélioration continue et progres- sive de ces conditions.
IE
LA F E D E R A T I O N H O R L O G E R E S U I S S E Voici m a i n t e n a n t la r é p o n s e d u p r é s i -
d e n t L o u b e t , r é p o n s e q u i a s o u l e v é d e v i - v e s r é c r i m i n a t i o n s d e s m e m b r e s d e s S y n - dicats r o u g e s e t d e t o u t e s la p r e s s e socia- liste :
Comment ne pas approuver une si belle œuvre
•que fia vôtre !
Diviser en deux le Monde du Travail? Quelle faute ! La lutte des classes ? Quelle utopie !
Puis, où commencent et où finissent les classes à soutenir ou à combattre? Aussi, comme je vous approuve de ne voir, entre patrons et ou- vriers, qu'une seule et même classe: la classe du Travail.
Et il faut bien le dire, les hommes ou mieux, les politiciens, puisque vous avez employé ce terme, qui attisent les haines, qui excitent les convoitises, qui lancent les uns contre les autres des hommes qui sont faits pour s'entendre et s'unir; ces hommes-là, vous ne sauriez trop le répéter, sont ou des niais ou des misérables.
Aussi, messieurs, l'œuvre que vous avez entre- prise a toutes mes sympathies; je vous félicite de votre courage et je vous souhaite de tout mon c œ u r une grande réussite.
Q u e l q u e s j o u r n a u x , p a r m i l e s q u e l s la Petite République, o n t affecté d e d o u t e r d e l ' a u t h e n t i c i t é d e s p a r o l e s a t t r i b u é e s a n p r é - s i d e n t L o u b e t , m a i s , c o m m e l e s o r g a n e s é l y s é e n s n e l e s o n t p a s d é m e n t i e s , o n e s t b i e n o b l i g é d e l e s t e n i r p o u r e x a c t e s . D u r e s t e , l ' o n a s s u r e q u ' a v a n t d ' ê t r e p u b l i é , le t e x t e d u d i s c o u r s e n q u e s t i o n a é t é s o u m i s a u v i s a d e la p r é s i d e n c e .
Ecole de commerce de la Chaux-de-Fonds
L e s c o u r s p u b l i c s e t g r a t u i t s d e s c i e n c e s c o m m e r c i a l e s s u r l e s q u e l s d o u s a v o n s d é j à a t t i r é l ' a t t e n t i o n d u m o n d e d e s affaires e t d o n t n o u s a v o n s s a l u é la p r o c h a i n e o u v e r -
t u r e a v e c u n vif p l a i s i r a u r o n t l i e u p e n - d a n t l e s m o i s d e j a n v i e r , f é v r i e r e t m a r s , t o u s l e s v e n d r e d i s a p r è s h u i t h e u r e s d u s o i r , à p a r t i r d u 10 c*. — L e s p e r s o n n e s q u i v o u d r a i e n t y p r e n d r e p a r t p e u v e n t se faire i n s c r i r e à l ' é c o l e j u s q u ' a u 8 c* e n c o r e . N o u s l e s p r i o n s d e le faire s a n s r e t a r d afin q u ' i l s o i t p o s s i b l e d e p r e n d r e d e s d i s p o s i t i o n s q u a n t a u local o ù c e s c o n f é - r e n c e s i n s t r u c t i v e s e t i n t é r e s s a n t e s , d o n t l ' o r g a n i s a t i o n c o n s t i t u e u n e h e u r e u s e i n n o - v a t i o n , s e r o n t d o n n é e s e t d ' e n c o m m u n i - q u e r le c h o i x a u x a u d i t e u r s .
Un (( trust » de la presse
Le mouvement impérialiste anglais est essen- tiellement un mouvement capitaliste, et depuis le début de In guerre du Transvaal les puissances d'argent n'ont cessé de peser de toutes leurs forces sur l'opinion publique pour surexciter les pas- sions nationalistes les plus malsaines.
La presse, surtout, a été le grand instrument de corruption de l'opinion publique, et la Bourse de Londres s'est rendue successivement maîtresse des principaux organes londoniens.
C'est ainsi que le Daily Chronicle, jusqu'alors libéral, fut acheté, transformé en un journal im- périaliste forcené, et que son directeur Massing- ham fut chassé pour ne pas avoir voulu se con- former à la nouvelle orientation politique du j o u r n a l .
Une famille, celle des H a r m s w o r t h , a joué un rôle particulièrement actif dans cette tentative d'accaparement de toute la presse anglaise. Sous leur habile direction, deux organes d'un chauvi- nisme enragé, le Daily Mail et les Evening News prirent un énorme développement.
C'est à leur néfaste influence que l'on doit — pour une large part — le courant nationaliste qui conduit actuellement l'Angleterre à la ruine.
Mais MM. H a r m s w o r t h ne bornèrent pas là leurs
exploits. Successivement un g r a n d nombre d'im- portants j o u r n a u x provinciaux furent accaparés par eux Y Européen nous apprend qu'ile viennent de constituer une sorte de trust de la presse bri- tannique au capital énorme de 1,300,000 livres, soit 32,500,000 fr.
Il y a là un danger terrible qui, de l'autre côté de la Manche — comme d'ailleurs partout, mais plus encore qu'ailleurs — menace la liberté de la pensée.
Herbert Spencer avait cru porter au socialisme un coup terrible en déclarant, dans sa brochure l'Individu contre l'Etat, qu'il ne pourrait se concilier avec la liberté de la presse. L'éminent vieillard peut assister aujourdhui avec douleur à l'écrasement par les puissances de réaction de toutes les idées de liberté qu'il a défendues, et constater que de plus en pins le régime capita- liste réalise Y esclavage non pas futur, mais immédiat.
Nouvelles diverses
C o n c o u r s . — La maison Rodolphe U h l m a n n à Genève (Fabrique « Colombia ») a été désignée pour la fourniture des montres d'argent du pro- chain tir cantonal genevois troisième centenaire de l'escalade, à la suite d'un concours ouvert à tous les fabricants de la Suisse.
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Programme pour les mois de Janvier, Février et Mars : 1. G é o g r a p h i e c o m m e r c i a l e . — La pénétration euro- péenne dans l'Afrique centrale; M. le professeur Wasser- fallen ; les vendredis 10 et 17 janvier (avec projections).
2. Q u e s t i o n s m o n é t a i r e s . — M. le professeur Debrol;
les vendredis 24 el M janvier.
3. C o n n a i s s a n c e d e s m a r c h a n d i s e s . — Amidons, sucres et boissons fetmentées, M. le directeur Souperl, les vendredis 7 et i 4 février.
4. L é g i s l a t i o n c o m m e r c i a l e . — a) Législation sur le contrôle des matières or et argent en Suisse et à l'étranger, M. le professeur Ch. Colomb, avocat, les vendredis 21 et 26 février, b) La propriété intellectuelle, M. le professeur Eug.
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d o n t le b r e v e t e s t i n t i t u l é :
„montre de hauteur minime, avec balancier visible",
j'avise les intéressés, fabricants et acheteurs, que je p o u r s u i v r a i , conformément à la loi fédérale, toutes les personnes qui coopéreront, directement ou indirectement à la fabrication et à la vente de montres contrefaites ou imitées. (H. 9466 J.)
signé: Ernest Degoumois, fabricant d'Horlogerie, St-Imier.
G r a n d e s s o n n e r i e s Répétitions minutes
. H. BÂRBEZÀT-BOLE, L o c ï e .
Un horloger-technicien.
ayant travaillé plusieurs an- nées à la construction de ca- libres n o u v e a u x , offre ses services à MM. les fabricants d'horlogerie pour la création, suivant indications, de types- modèles dans tous les genres et grandeurs. — Travail très exact et très sérieux. Prix de revient, devis, etc. Discrétion absolue. S'ad. à M. A. R. Hainard, horloger - technicien, Villeret,
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prévient les maisons exportant en P o r t u g a l , de se méfier des demandes de certains négociants de Lisbonne accompagnées de r é f é r e n c e s d i v e r s e s , telle que l'adresse du C o n - s u l a t g é n é r a l d e S u i s s e , lequel n'a jamais concédé, ni ne concédera pareille autorisation à qui q u e ce soit. Ce sys- tème peu convenable d'entrer en relations d'affaires, doit mettre en garde les maisons recevant de pareilles demandes. n-lU-C 2002
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