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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

1

La conjecture de Parisi

Pr´ esentation,

relecture de la d´ emonstration propos´ ee par M. Talagrand

M´emoire de DEA 2003–2004

Alain Camanes

Sous la direction de : Philippe Carmona

DEA de mod´elisation stochastique et statistique

Universit´e Paris-Sud bˆat. 425/430 91405, Orsay Cedex

(2)

0.1 Pr´esentation de la conjecture de Parisi . . . 3

0.1.1 Le mod`ele de Sherrington-Kirkpatrick . . . 3

0.1.2 L’´equation antiparabolique . . . 4

0.2 Propri´et´es des solutions de l’´equation antiparabolique . . . 8

0.2.1 notations . . . 8

0.2.2 Pr´esentation de la conjecture de Parisi . . . 10

0.3 Etude de propri´et´es analytiques . . . 11

0.3.1 Formules de d´erivation . . . 12

0.3.2 Une d´erivation particuli`ere . . . 13

0.3.3 Bref rappel `a propos de convexit´e . . . 14

0.4 Bornes de Guerra et couplage . . . 14

0.4.1 Borne de Guerra . . . 14

0.4.2 Le couplage . . . 17

0.4.3 Int´egration par parties et couplage . . . 18

0.5 R´esultat pr´eliminaire . . . 22

0.5.1 Rappels et notations . . . 22

0.5.2 Utilisation de l’optimalit´e . . . 23

0.5.3 Th´eor`eme pr´eliminaire . . . 23

0.6 La formule de Parisi . . . 26

2

(3)

0.1. PR ´ESENTATION DE LA CONJECTURE DE PARISI 3

Introduction

Durant ce stage de DEA, nous nous sommes propos´es de relire la d´emonstration de M.

Talagrand concernant la conjecture de G. Parisi. Nous allons dans un premier temps pr´esenter le contexte de cette conjecture, `a savoir comment elle est issue d’une question portant sur le comportement des verres de spin. Nous proposerons ensuite une relecture de la d´emonstration de M. Talagrand [3]. Nous avons opt´e pour une vision plus analytique du probl`eme. Nous ne sommes toutefois pas parvenus `a d´emontrer la conjecture avec le degr´e de g´en´eralit´e propos´e dans [3].

0.1 Pr´ esentation de la conjecture de Parisi

0.1.1 Le mod`ele de Sherrington-Kirkpatrick

Nous nous int´eressons aux verres de spin, c’est `a dire `a une collection finie de v.a.

ind´ependantes (les spins) dont le comportement statistique est r´egi par une certaine mesure de probabilit´e. Concr`etement, nous nous r´ef`ererons souvent au mod`ele de Sherrington-Kirkpatrick. Les spins sont alors des v.a. `a valeurs dans{−1,1}et l’´energie du syst`eme est donn´ee par l’Hamiltonien :

H(σ) =HN(σ) =− β

√ N−1

X

i<j

gijσiσj, (0.1.1) o`u σ = (σ1, . . . , σN) ∈ ΣN ={−1,1}N d´esignent N variables al´eatoires ind´ependantes et les (gij) sont des v.a. gaussiennes centr´ees r´eduites ind´ependantes.

Les variables gaussiennes traduisent l’int´eraction entre les particules. Elles sont g´en´eralement appel´ees variables quenched. Nous appellerons esp´erance quenched, que nous noterons E, la moyenne prise par rapport `a ces variables. La constante β est com- mun´ement interpr´et´ee comme ´etant l’inverse de la temp´erature.

Remarque. On omettra `a l’avenir le signe ”−” qui n’a pas grande importance en ce qui concerne notre ´etude.

Nous voulons comprendre le comportement de ce syst`eme lorsque N → ∞, c’est ce que nous appellerons la limite thermodynamique du syst`eme. Cette ´etude a ´et´e largement d´evelopp´ee dans le cas des hautes temp´eratures (i.e. lorsque β est petit). Talagrand propose de g´en´eraliser aux basses temp´eratures un des r´esultats obtenus (cf. [1]).

Etant donn´e un param`etreβ, nous consid´erons lamesure de Gibbs, not´ee : hfi= 1

ZN X

σ∈ΣN

f(σ) exp −βHN(σ) , o`u ZN =P

σexp −βHN(σ)

est appel´eefonction de partition.

Nous ´etudierons ici la moyennequencheddu log de la fonction de partition. Nous noterons ainsi :

αN(β) = 1

NE(logZN).

(4)

En physique, la quantit´eFN(β) =−1/βlogZN est appel´ee´energie libre.

Nous allons ´etudier la limite thermodynamique deαN. Nous verrons ainsi que la conjec- ture de Parisi propose une expression de cette limite.

Bien que le mod`ele SK soit utile pour effectuer des calculs explicites, nous constaterons cependant par la suite que les r´esultats obtenus peuvent ˆetre ´etendus `a des hamiltoniens plus g´en´eraux.

0.1.2 L’´equation antiparabolique

Dans cette partie, nous suivons la d´emarche propos´ee dans [2].

Pour mener notre ´etude, nous allons utiliser une fonction auxilliaire. Introduisons la quantit´e :

ψN(t) = 1 NE

"

log

*

cosh t

√ N

X

i

giσi

!+#

. (0.1.2)

On rappelle queh.id´esigne la mesure de Gibbs. On relieψN(t) `a αN par la relation : Th´eor`eme 0.1.1. Pout toutβ,

(N + 1)αN+1(β) = log 2 +N αN β

rN −1 N

!

+N ψN(β) (0.1.3)

Nous allons utiliser ici une technique, qui sera d´evelopp´ee dans les sections suivantes, qui permettant d’interpoler la valeur de αN. Introduisons pour cela la quantit´e :

αN(β, t) = 1 NE

logX

σ

exp

√ β N−1

X

i,j

gijσiσj+ t

√ N

X

i

giσi

.

Remarque. i. On v´erifie que : αN(β,0) =αN(β)

ii. Le r´esultat du th´eor`eme permet de transf´erer l’´etude de la limite thermodyamique deαN `a celle de ψN.

Lemme 0.1.2. αN v´erifie l’´egalit´e suivante :

(N+ 1)αN+1(β) = log 2 +N αN β

rN −1 N , β

!

(0.1.4)

D´emonstration. Pour d´emontrer ce lemme, on va utiliser l’ind´ependance des spins et des variables guenched. Certaines des ´egalit´es sont `a comprendre en tant qu’´egalit´es en loi.

(5)

0.1. PR ´ESENTATION DE LA CONJECTURE DE PARISI 5

X

σ1...σN

exp

√ β N−1

1...N

X

i,j

gijσiσj+ β

√ N

N

X

i=1

giσi

= 1 2

X

σ1...σNσN+1

exp

√ β N −1

1...N

X

i,j

gijσiσj+ β

√ N

N

X

i=1

giσi

= 1 2

X

σ1...σN

exp

√β N

1..N

X

i,j

gijσiσj+ β

√ N

N

X

i=1

giσiσN+1

= 1 2

X

σ1...σN+1

exp

√β N

1..N+1

X

i,j

gijσiσj

A la troisi`eme ´egalit´e, nous avons utilis´e l’´egalit´e en loi de σi et σiσN+1 pour i 6=

N + 1.

Le th´eor`eme est alors obtenu en int´egrant partiellement la formule (0.1.4) par rapport au spin σN+1.

Nous allons `a pr´esent ´etudier le comportement de ψ = ψN. Pour cela, ´etablissons le th´eor`eme suivant :

Th´eor`eme 0.1.3. Etant donn´ee la fonctionnelle ψ(β) = 1

NElog

cosh( β

√ N

X

i

giσi)

, il existe pour tout β un param`etre

x: [0,1]3q →x(q)∈[0,1], tel que :

ψ(β) =f(0,0), o`uf(q, y) est solution de l’´equation antiparabolique :

qf +1

2(f00+x(q)f02) = 0.

avec la condition au bord :

f(1, y) = log cosh(βy).

Nous avons not´e f0 (resp. f00) la d´eriv´ee premi`ere (resp. seconde) de f par rapport au param`etrey.

D´emonstration. Cette preuve permet de voir comment l’´equation antiparabolique est obtenue `a partir de la formule d’int´egration par parties.

Soit une fonction f(q, y). Introduisons la fonctionφd´efinie sur [0,1] par : φ(q) = 1

NElog

expf(q, r q

N X

i

giσi)

= 1

NElog

efe

(6)

La condition au bordf(1, y) = log cosh(βy) donne : φ(1) =ψ(β) φ(0) =f(0,0)

Nous allons montrer que sif est solution de l’´equation antiparabolique,φest constante sur [0,1], ce qui nous donnera l’´egalit´e d´esir´ee :ψ(β) =f(0,0).

Nous allons pour cela exhiber une ´equation diff´erentielle v´erifi´ee parφ.

d

dqexpfe= (∂qfe)efe+ 1 2√

N q X

i

giσife0efe. Soit

φ0(q) =E µ(∂e qf) +e 1 2√

N q X

i

Eh

giµ(σe ife0)i , o`uµ(g) =e hgefei

hefei.

Nous allons maintenant utiliser la formule d’int´egration par parties relative aux variables gaussiennes gi (pour plus de d´etail, se reporter `a la remarque (0.4.1)). En effet, nous avons :

∂gi expfe = r q

ife0expfe

∂gife0 = r q

ife00 Nous obtenons ainsi :

φ0(q) =E eµ

qfe+1 2fe00+ 1

2fe02

− 1 2N

X

i

Eµe2ife0).

Donc, sif v´erifie l’´equation antiparabolique, avecx tel que (1−x(q))E µ(e fe02)) = 1

N X

i

E eµ2ife0), on remarque queφ0(q) = 0. φne d´epend plus de q et alors

ψ(β) =φ(0) =φ(1) =f(0,0).

De plus, nous v´erifions que :

0≤eµ2ife0)≤µ(e fe02), ce qui assure :

0≤x(q)≤1.

(7)

0.1. PR ´ESENTATION DE LA CONJECTURE DE PARISI 7 La propri´et´e int´eressante de l’´equation antiparabolique est que f est continue en x.

De la connaissance de f pour une fonction x en escalier, nous pourrons donc d´eduire la solution fede l’´equation lorsque ex est continue. C’est cette propri´et´e qui motive la d´emarche utilis´ee dans le reste du rapport.

Formalisons ce raisonnement :

Th´eor`eme 0.1.4. On note f(q, y;x, β) une solution de l’´equation antiparabolique : (E)

(∂qf+12(f00+x(q)(f0)2) = 0 f(1, y;x, β) = log cosh(βy) , o`uf0 =∂yf. Alors

|f(q, y;x, β)−f(q, y;x, β)| ≤e β2 2

Z 1 q

|x(s)−ex(s)|ds.

On rappelle quex est une fonction croissante sur [0,1] telle quex(0) = 0, x(1) = 1.

D´emonstration. ∗ A une fonction x donn´ee etf solution de (E), on associe l’op´erateur Dφ=∂qφ+1

00+vφ, o`u l’on a not´e v(q, y) =x(q)f0(y)

On remarque queDf = 12xf02. De plus, en notantf0 =βh, on a d

dy(E) =∂qf0+ 1

2f000+xf0f00= 0, i.e.Dh= 0.

NotonsX la solution de l’´equation diff´erentielle stochastique dXq=v(q, Xq)dq+dBq,

o`uB d´esigne un mouvement brownien. On remarque que hXti=t D’apr`es la formule d’Itˆo :

dh(t, Xt) = ∂h

∂y(t, Xt)Bt+Dhdt.

CommeDh= 0, h(q, Xq) est une martingale.

De plus,h est born´ee, car

|h(1, y)|=|1

βf0(1;y) = tanh(βy)| ≤1.

soit|h(t, y)|=|Ey[h(1, Xt)]| ≤1.

(8)

∗ Nous allons maintenant consid´erer deux fonctionsx,exet les op´erateursD,De associ´es.

On remarque que

Dfe −Df = (ve−v)f0. En posant ˇD= 12(D+D), on ae

D(fˇ −fe) = 1

2(Df−Defe+Dfe −Dfe)

= Df−Defe+1

2(ev−v)(f0−fe0)

= 1

2xf02−1

2exfe02+1

2(exfe0−xf0)(f0+fe0)

= 1

2(ex−x)fe0f0

Donc, comme |f0| ≤β d’apr`es le point pr´ec´edent, nous avons : D(fˇ −fe)≤ β2

2 |xe−x|.

Soit ˇX la solution de l’´equation diff´erentielle stochastique : dXˇq = ˇv(q,Xˇq)dq+dBq. On poseMq = (f −fe)(q,Xˇq). On remarque que :

dMq = martingale + ˇD(f−f)(q,e Xˇq)dq.

M est donc une vraie martingale. En effet, elle est born´ee car fe0 et f le sont par β.

Son crochet est alors major´e par 2βq. On peut alors lui appliquer le th´eor`eme d’arrˆet ; 0 =Ey[M1] =Ey[Mq] +Ey

Z 1 q

D(fˇ −fe)(q,Xˇq)dq.

On conclut en utilisant l’in´egalit´e obtenue dans le premier point.

Remarque. On sait r´esoudre l’´equation (E) lorsque x = m01[q,1] est constante, ce qui motive notre d´emarche. En effet, il suffit de poserg= expm0f.gsatisfait alors l’´equation de la chaleur ∂qg+12g00= 0. Ce cas sera ´etudi´e plus en d´etail dans la partie suivante.

0.2 Propri´ et´ es des solutions de l’´ equation antiparabolique

0.2.1 notations

Soit un entierket des r´eels :

0 =m0≤m1 ≤. . .≤mk= 1,

(9)

0.2. PROPRI ´ET ´ES DES SOLUTIONS DE L’ ´EQUATION ANTIPARABOLIQUE 9 0 =q0 ≤q1 ≤. . .≤qk ≤qk+1 = 1.

On notera par la suite m= (m0, . . . , mk) et q= (q0, . . . , qk+1).

On note x: [0,1]→Rla fonction de r´epartition constante par morceaux suivante : x(q) =ml sur [ql, ql+1[.

ξ d´esignera une fonction `a valeurs r´eelles poss´edant les propri´et´es suivantes :

ξ(0) = 0, ξ00(x)>0. (0.2.1) On consid`ere le changement de temps :

v(q) =ξ0(q).

On noteravl0(ql).

On note f(v, y;x, β) la solution de l’´equation : (E)

(∂vf+12(f00+x(ξ0−1)(f0)2) = 0 f(1, y;x, β) =f0(βy) , o`u nous avons not´e : f00 =∂2yf.

On remarque que la fonctiongl: (v, y)→emlf satisfait l’´equation de la chaleur backward sur l’intervalle [vl, vl+1[ :

(Hl)

(∂vgl+12gl00= 0

gl(vl , y;x, β) =gl+1(vl+, y;x, β)

ml

ml+1 .

La deuxi`eme ´equation est une cons´equence de la continuit´e def. La pr´esence de ce saut conduit aux d´efinitions par r´ecurrence qui suivent.

Dans un souci de lisibilit´e, on n’´ecrira pas toujours par la suite toutes les variables qui entrent en compte.

Bv d´esigne un mouvement brownien et FvB =σ{Bs; 0≤s≤v}.

La fonction d´efinie ci-dessous est solution de (Hl) : (gk+1(1, y) = expf0(y)

gl(v, y) =E[gl(vl+1, Bvl+1)|Bv =y] vl≤v≤vl+1 (0.2.2) Remarque. Il pourra ˆetre int´eressant de s’int´eresser `a d’autres formes de g :

∗ en utilisant l’esp´erance conditionnelle :

gl(v, Bv) =E[gl+1(vl+1, Bvl+1)|FvB].

∗ en utilisant le semi-groupe de la chaleurPv :

gl(v, y) =Pvl+1−vl[gl(vl+1, .)](y).

(10)

On peut ainsi d´efinir Fl =f(vl, Bl) par r´ecurrence :





Fk+1 =f0(y) Fl = m1

llogE[expmlFl+1|FvB

l], F0 =E[F1]

(0.2.3)

relation que l’on peut ´egalement ´ecrire : Fl= 1

mllogPvl+1−vl[expmlf(vl+1, .)](Bvl). (0.2.4) On d´efinit les v.a. d’accroissement suivantes :

Wl= expml(Fl+1−Fl), Tl= exp−(ml−ml1)Fl,

Sl=W1. . . Wl, T =T1. . . Tk=Skexp−Fk+1. Remarque. i. Wl est FvB

l+1-mesurable.

ii. E[Wl|FvB

l] = 1, soit

E[Wl. . . Wk|FvB

l] = E

Wl. . . Wk−1E[Wk|FvB

k] FvB

l

= · · ·

= 1.

Remarque. Dans le cas o`uy∈Rn, ces r´esultats sont g´en´eralisables. L’´equation (E) s’´ecrit alors :

vf +1

2(∆f+x(ξ0−1)|∇f|2) = 0.

Bd´esignera alors un mouvement brownien n-dimensionnel et les r´esultats que nous allons

´etablir dans le cadre de la dimension 1 sont g´en´eralisables.

0.2.2 Pr´esentation de la conjecture de Parisi

Nous allons maintenant nous int´eresser `a la conjecture de Parisi, que Nous allons formuler dans cette partie.

On consid`erera en particulier le mod`ele de Sherrington-Kirkpatrick pour les verres de spin. On note ainsi l’Hamiltonien :

H(σ) =HN(σ) = β

√ N

X

i<j

gijσiσj, (0.2.5)

o`u σ = (σ1, . . . , σN) ∈ ΣN = {−1,1}N et les (gij) sont des v.a. gaussiennes centr´ees r´eduites ind´ependantes.

(11)

0.3. ETUDE DE PROPRI ´ET ´ES ANALYTIQUES 11 On d´efinit sur{−1,1}N la mesure de Gibbs :

hfi=X

σ

f(σ)eH(σ).

On note l’overlap quantifiant la diff´erence entre 2 spins de mˆeme loi : R1,2=R1,21, σ2) = 1

N X

i≤N

σ1iσ2i, σ1, σ2 ´etant deux copies ind´ependantes deσ.

On suppose qu’il existe une fonctionξsatisfaisant (0.2.1) et une suitec(N) avecc(N)→0 telles que :

∀σ1, σ2 ∈ {−1,1}N,

1

NE[HN1)HN2)]−ξ(R1,2)

≤c(N). (0.2.6) Posons f0(y) = log cosh(h+y).

On remarque, en effet, que : X

1=±1

exp(a1) = 4 cosh(a).

On d´efinit lesFl comme en (0.2.3).

Soit

Pk(m,q) = log 2 +F0−1 2

k

X

l=1

ml(θ(ql+1)−θ(ql)), (0.2.7) o`u

θ(q) =qξ0(q)−ξ(q).

On note :

P(ξ, h) = inf

k,m,qPk(m,q).

Th´eor`eme 0.2.1. On a

N→∞lim 1

NElogX

σ

exp

HN(σ) +hX

i≤N

σi

=P(ξ, h).

Remarque. Si l’Hamiltonnien est celui du mod`ele SK d´efinit en 0.1.1, on aξ(q) =β2q2 etθ(q) =ξ(q).

Nous nous proposons de d´emontrer ce th´eor`eme pour β petit, i.e. pour de hautes temp´eratures.

0.3 Etude de propri´ et´ es analytiques

Avant de nous int´eresser `a la d´emonstration propos´ee par M. Talagrand, ´etudions quelques propri´et´es relatives auxFl.

(12)

0.3.1 Formules de d´erivation

Lemme 0.3.1. Soit α une variable telle queml, vl et vl+1 ne d´ependent pas de α.

αFl=E[WlαFl+1|FvB

l]. (0.3.1)

D´emonstration.

Fl = 1

ml logE[emlFl+1|FvB

l]

αFl(y) = 1

mlexpmlFlE[mlαFl+1 emlFl+1|FvB

l]

= E[eml(Fl+1−Fl)αFl+1|FvB

l]

= E[WlαFl+1|FvB

l]

On peut ainsi ´etablir la propri´et´e suivante : Proposition 0.3.2.

αF0 =E[Sl−1αFl]. (0.3.2) D´emonstration. R´ecurrence imm´ediate compte tenu de la mesurabilit´e desWi par rap- port `aFvB

i+1.

Cette ´equation de d´erivation nous incite `a introduire une nouvelle mesure qui paraˆıtra plus adapt´ee dans l’´etude de notre probl`eme.

Rappelons que :

E[Wl. . . Wk|FvB

l] = 1.

On va ainsi introduire la mesure sur{−1,1}N :

γl(f) =E[Wl. . . Wkhfi|FvB

l].

En notantγl⊗2 la mesure produit sur {−1,1}2N issue deγl, nous poserons :

µl(f) =E[Sl−1γl⊗2(f)]. (0.3.3)

Nous nous int´eressons maintenant aux d´erivations d’ordre 2.

Proposition 0.3.3. Pour α, β tels que (m0, . . . , ml) et (v0, . . . , vl+1) ne d´ependent pas deα et β, on a :

αβF0=E[W0. . . Wl−1αβFl]

l

X

i=r

(mi−mi−1)E

Wi. . . Wl−1E[Sl−1αFl|FvB

i]∂βFl

. (0.3.4)

(13)

0.3. ETUDE DE PROPRI ´ET ´ES ANALYTIQUES 13 D´emonstration. On part de (0.3.1) :

αβF0 = E[W0. . . Wl−1αβFl] +

l

X

i=0

E[W0. . . Wl−1αWiβFl]

= I+II Or,

αWi =mi (∂αFi+1−∂αFi)Wi. Soit,

II =

l

X

i=1

(mi−1−mi) E[∂αFi W0. . . Wl−1βFl]

=

l

X

i=1

(mi−1−mi) E[W0. . . Wl−1 E[Wi. . . Wl−1αFl|FvB

i]∂βFl]

o`u, dans la premi`ere ´egalit´e, on a not´e pour des raisons de lisibilit´em−1 = 0. La deuxi`eme

´

egalit´e d´ecoule de (0.3.1). La proposition est obtenue en utilisant la mesurabilit´e desWi par rapport `a Fi+1B

Remarque. La propri´et´e pr´ec´edente peut ˆetre g´en´eralis´ee au calcul de∂αβFr, mais nous n’aurons pas besoin de cette formule par la suite.

0.3.2 Une d´erivation particuli`ere

Nous aurons besoin plus pr´ecis´ement de la d´eriv´ee :∂vrF0. Nous allons la calculer dans cette partie.

Proposition 0.3.4. Nous avons la propri´et´e suivante :

vrF0=−mr−mr−1

2 E[Sr−1Fr02]. (0.3.5)

D´emonstration. D’apr`es (0.3.1),

vrF0 =E[Sr−2vrFr−1].

Pour ´evaluer∂vrFr−1, nous allons utiliser la d´efinition de Fl via les semi-groupes :

(14)

vrFr−1 = ∂vr

1 mr−1

logPvr−vr−1[expmr−1fr(vr, .)](Bvr−1)

= 1

mr−1expmr−1Fr−1

vrPvr−vr−1[expmr−1fr(vr, .)](Bvr−1)

= e−mr−1Fr−1 1

2Pvr−vr−1[(expmr−1fr(vr, .))00](Bvr−1) +Pvr−vr−1[∂vrexpmr−1fr(vr, .)](Bvr−1)

= 1

2e−mr−1Fr−1Pvr−vr−1[(mr−1−mr)fr02expmr−1fr(vr, .)](Bvr−1)

= 1

2(mr−1−mr)E[Wr−1Fr02|FvBr−1]

l’avant derni`ere ´egalit´e est obtenue en remarquant quef est solution de (E).

0.3.3 Bref rappel `a propos de convexit´e

Lemme 0.3.5. Pour toute fonctionf de classeC2,λ7→ m1 logE[expmf(λ)]est convexe.

En outre, la compos´ee de fonctions convexes est une fonction convexe.

D´emonstration. Imm´ediat

0.4 Bornes de Guerra et couplage

0.4.1 Borne de Guerra

Dans toute la suite, (Bv,i)v d´esigne une copie ind´ependante de (Bv)v. On se place dans le cadre de la partie 0.2.1, avec :

Ht(σ) =√

tHN(σ) +X

i≤N

σi h+√

1−t Bvk+1,i , F0 = logX

σ

expHt(σ), ϕ(t) = 1

NF0. Th´eor`eme 0.4.1. Pour 0< t <1, on a :

ϕ0(t) = −1 2

k

X

l=1

ml(θ(ql+1)−θ(ql))

−1 2

k

X

l=1

(ml−ml−1l(ξ(R1,2)−R1,2ξ0(ql) +θ(ql)) +R, o`u |R| ≤c(N).

(15)

0.4. BORNES DE GUERRA ET COUPLAGE 15 Cette d´emonstration repose essentiellement sur la formule d’int´egration par parties pour des v.a. gaussiennes. Ainsi, si on consid`ere une famille h = (hj)j∈J de v.a. gaussiennes (|J|<∞) et F :RJ →Rune fonction de croissance sous exponentielle, on a :

E[hiF(h)] =X

j∈J

E[hihj]E[∂xjF(h)]. (0.4.1)

D´emonstration. Nous reprenons ici la d´emonstration de M. Talagrand. Il est utile de bien comprendre celle-ci. En effet, nous g´en´eraliserons cette m´ethode pour d´emontrer le prochain th´eor`eme.

D’apr`es la relation (0.3.1), on a :

ϕ0(t) =E[Sr−1tFk+1].

En utilisant les d´efinitions de Tl vues en 0.2.1, on remarque que l’on peut ´ecrire : ϕ0(t) = 1

NE[T ∂yexpFk+1] =I+ X

0≤p≤k

II(p),

o`u l’on a not´e :

I = 1 2N√

tE TX

σ

H(σ) expHt(σ) II(p) =− 1

2N√

1−tE TX

σ,i

σiYp,iexpHt(σ)

On a d´efinit la v.a. gaussienne : Yp,i =Bvp+1,i−Bvp,i.

Pour calculer le premier terme, nous utilisons la formule d’int´egration par parties rap- pel´ees pr´ec´edemment, la famille de v.a. gaussiennes consid´er´ee ´etant : (H(σ))σ∈ΣN. Par un abus de notation, nous noterons ∂H(σ) la d´erivation par rapport `a ces v.a.

Nous rappelons que

ζ(σ12) = 1

NE(H(σ1)H(σ2)).

On remarque que :

∂Tl

∂H(ρ) = (ml−1−ml) ∂Fl

∂H(ρ)Tl. On peut ainsi ´ecrire : I =III+P

1≤l≤kI(l), o`u : III = 1

2√ tE

TX

σ,ρ

ζ(σ,ρ) ∂

∂H(ρ)expHt(σ) I(l) = ml−1−ml

2√ t E

TX

σ,ρ

ζ(σ,ρ) expHt(σ) ∂Fl,t

∂H(ρ)

(16)

Nous nous int´eressons maintenant `a III :

∂H(ρ) = √ tX

σ

ζ(σ,σ)h1{σ}itexpFk+1

= √

thζ(σ,σ)itexpFk+1 Soit, comme|ζ(σ12)−ξ(R1,2)| ≤c(N) et ζ(R1,1) =ζ(1) :

III = 1

2ξ(1) +R, avec |R| ≤c(N).

De mˆeme, nous montrons que (en utilisant (0.3.1) pour la deuxi`eme ´egalit´e) :

∂H(ρ)Fk+1 = √

th1{ρ}it

∂H(ρ)Fl = √ tEl

Wl. . . Wkh1{ρ}it

= √

l(1{ρ})

Finalement, utilisant le fait que expHt(σ) =h1{σ}itexpFk+1, nous obtenons : I(l) = ml−1−ml

2

X

σ,ρ

ζ(σ,ρ)E

W1. . . Wkh1{ρ}itγl(1{σ}) . On utilise alors la propri´et´e de d´edoublement pour conclure :

I(l) = ml−1−ml

2

X

σ,ρ

µl(ζ(σ,ρ))

= ml−1−ml

2 µl(ξ(R1,2)) +R On peut montrer de mani`ere analogue, que :

II(p) =−1

2 ξ0(qp+1−ξ0(qp)

1 + X

p≤l≤k

(ml−1−mll(R1,2)

. Soit, en utilisant l’hypoth`ese ξ0(q0) =ξ0(0) = 0 :

X

0≤p≤k

II(p) =−1 2

ξ0(1) + X

1≤l≤k

(ml−1−ml0(qll(R1,2)

. On obtient finalement le r´esultat annonc´e :

0(t) = ξ(1)−ξ0(1) + X

1≤l≤k

(ml−1−mll(ξ(R1,2)−R1,2ξ0(ql)) + 2R

= −θ(1)− X

1≤l≤k

(ml−1−ml)θ(ql) X

1≤l≤k

(ml−1−mll(ξ(R1,2)−R1,2ξ0(ql) +θ(ql)) + 2R

(17)

0.4. BORNES DE GUERRA ET COUPLAGE 17

0.4.2 Le couplage

Comme le fait Talagrand, on sera amen´e `a utiliser le cas o`uyest un vecteur de dimension 2. On supposera et notera alors :

f0(y) =f0(y1) +f0(y2), (0.4.2) Bv = (B1v, Bv2).

La technique d´evelopp´ee par Talagrand est la suivante. Soit r ∈ {1, . . . , k}. On d´efinit un mouvement brownien de dimension 2 Bv tel que :

(Bv1=Bv2, v < vr

(Bv1−B1vr) soit ind´ependant de (Bv2−Bv2r), v≥vr. (0.4.3) On notera Fl?, Wl?, . . . les v.a. construites sur le mˆeme sch´ema que dans la section 0.2.1 mais avec les vecteurs :

n= (m0

2 , . . . ,mr−1

2 , mr, . . . , mk), q= (q0, . . . , qk+1).

On peut ´etablir le lemme suivant :

Lemme 0.4.2. On note Fl1, Fl2 deux copies ind´ependantes deFl (construit `a partir de f0(y)). On a alors :

Fl? =Fl1+Fl2, l < r, Wl?=Wl1 =Wl2,

l≥r, Wl?=Wl1Wl2.

D´emonstration. On va d´emontrer ce r´esultat par r´ecurrence descendante. Lorsque k=r+ 1, il s’agit de l’hypoth`ese (0.4.2).

Pour l≥r, comme (Bv1l+1−B1vl) et (B2vl+1−Bv2l) sont ind´ependants, E[expml(Fl+11 +Fl+12 )|FvB

l] = E[expmlFl+11 |FvB

l]E[expmlFl+12 |FvB

l]

= expml(Fl1+Fl2).

Pour l < r, comme (Bv1l+1−B1vl) = (Bv2l+1−Bv2l) E[expml

2 (Fl+11 +Fl+12 )|FvB

l] = E[expml

2 2Fl+11 |FvB

l]

= expmlFl1

= expml

2 (Fl1+Fl2).

(18)

0.4.3 Int´egration par parties et couplage

On va, dans cette section, combiner les deux id´ees d´evelopp´ees pr´ec´edemment. Soient B, Be deux browniens ind´ependants. B1, B2 (resp. Be1, Be2 d´esigneront des copies de B (resp. B) satisfaisant (0.4.3). Poure i = 1. . . N, Bv,ij (resp. Bev,ij ) est une copie ind´ependante deBvj (resp.Bevj). On d´efinit les quantit´es suivantes :

Ht,v12) = X

j=1,2

vtH(σj) +X

i≤N

σji

h+√

1−tBevj

k,i+√ t√

1−vBvj

k,i

, Fk+1,v= log X

R1,2=u

expHt,v12), η(v) = 1

NF0,v.

La d´efinition par r´ecurrence des Fl,v se fera par rapport `a la filtration F =FB∨ FBe. On noteraEl l’esp´erance conditionnelle par rapport `aFvl.

Th´eor`eme 0.4.3. Pour 0< v <1, on a : η0(v)≤ −t

k

X

l=1

ml

θ(ql+1)−θ(ql)

+tM(u−qr)2+c(N), o`u M = θ(qr)+ξ(u)−uξ(u−q 0(qr)

r)2 .

Soit,

η(1)≤η(0)−t

k

X

l=1

ml

θ(ql+1)−θ(ql)

+tM(u−qr)2+c(N).

Avant de d´emontrer ce th´eor`eme, fixons quelques notations : Su ={(σ12);R1,2=u}, hfivexpFk+1,v=X

Su

f(σ12) expHt,v12), γl,v(f) =El[Wl,v. . . Wk,vhfiv],

µl,v(f) =El[W1,v. . . Wl−1,vγl,v⊗2(f)].

D´emonstration. Pour des raisons de commodit´e, comme dans la partie 0.4.1, on d´ecomposera Bvk+1 =

k

X

p=0

Bvp+1 − Bvp pour faire apparaˆıtre des v.a. gaussiennes.

Conform´ement `a la formule (0.3.1), nous avons : η0(v) = 1

NE[TvtexpFk+1,v]

= I+

k

X

p=0

II(p).

(19)

0.4. BORNES DE GUERRA ET COUPLAGE 19 Avec, en utilisant la propri´et´e d’int´egration par rapport `a la famille H(σ)

σ : I =

√t 2N√

v E

Tv X

12)∈Su

H(σ1) +H(σ2)

expHt,v12)

=

√t 2√

v E

X

12)∈Su

X

σ

ζ(σ1,σ) +ζ(σ2,σ)∂TvexpHt,v12)

∂H(σ)

= III+

k

X

l=1

I(l).

Or, nous avons :





∂H(σ)expHt,v12) =√

vt(11=σ}) +12=σ}) expHt,v12)

∂H(σ)Fk+1,v=√

vt X

12)∈Su

(11=σ}+12=σ})h112)iv .

Remarquons ´egalement que :

TvexpHt,v12) =W1,v. . . Wk,vh112)iv. On peut ainsi ´evaluer III :

III = t

2Eh X

12)∈Su

X

σ

ζ(σ1,σ) +ζ(σ2,σ)

W1,v. . . Wk,vh112)iv 11=σ}+12=σ}

i

= t

2Eh

W1,v. . . Wk,v X

12)∈Su

ζ(σ11) +ζ(σ22) + 2ζ(σ12)

h112)ivi

= t

2

2ξ(1) + 2ξ(u)

+R.

Pour calculer I(l), nous avons besoin de connaˆıtre :

∂Fl,v

∂H(σ) = Elh

Wl,v. . . Wk,v∂Fk+1,v

∂H(σ) i

= √

vtElh

Wl,v. . . Wk,v X

12)∈Su

(11=σ}+12=σ})h112)ivi

= √

vt X

12)∈Su

(11=σ}+12=σ}l,v(112))

(20)

On peut maintenant ´evaluer : I(l) = t

2(nl−1−nl)E

W1,v. . . Wk,v

X

12)∈Su

X

12)∈Su

X

σ

ζ(σ11) +ζ(σ22) + +ζ(σ12) +ζ(σ21)

γl,v(112))h112)iv

= t

2(nl−1−nll,v

ζ(σ11) +ζ(σ22) +ζ(σ12) +ζ(σ21)

= t

2(nl−1−nll,v

ξ(R(σ11)) +ξ(R(σ22)) +ξ(R(σ12)) +ξ(R(σ21)) +R.

Il nous reste `a pr´esent `a calculerII(p). On note Yp,ij =Bvj

p+1,i−Bvjp,i, des v.a. gaussiennes centr´ees de variance (vp+1−vp).

On a ainsi, en utilisant la formule d’int´egration par parties : II(p) = −

√t 2N√

1−vEh

T X

R1,2=u

X

i,j

σijYp,ij expHt,v12)i

= −

√ t 2N√

1−v X

i0,j0,p0

E

X

R1,2=u

X

i,j

σijE[Yp,ij Ypj00,i0]∂(TexpHt,v12))

∂Ypj00,i0

= −

√t 2N√

1−vE

X

R1,2=u

X

i,j

σijX

j0

E[Yp,ij Yp,ij0]∂(TexpHt,v12))

∂Yp,ij0

,

la derni`ere ´egalit´e ´etant due au fait que, pour i6=i0 ou p6= p0 Yp,ij est ind´ependant de Ypj00,i0, les Yp,ij ´etant centr´ees.

D’apr`es les propri´et´es de couplage, on est maintenant contraint de distinguer selon les valeurs de p. En effet,

(1≤p < r, Yp,i1 =Yp,i2

r≤p≤k, Yp,i1 est ind´ependant deYp,i2 . Sir≤p≤k,

II(p) = −

√t 2N√

1−vE

X

R1,2=u

X

i,j

σij(vp+1−vp)∂(TexpHt,v12))

∂Yp,ij

= IV(p) +

k

X

l=p+1

IV(l),

o`u la derni`ere ´egalit´e provient du fait que pourl≤p,Fl,v ne d´epend pas deYp.

(21)

0.4. BORNES DE GUERRA ET COUPLAGE 21 Or, on remarque que,









∂Yp,ij expHt,v12) =p

t(1−v)σijexpHt,v12)

∂Yp,ij Fk+1,v=p

t(1−v) X

12)∈Su

τijh112)iv .

D’o`u

IV = − t

2N(vp+1−vp)X

i,j

Eh X

12)∈Su

σjiσijh112)ivW1,v. . . Wk,vi

= −t

2N(vp+1−vp) X

j=1,2

E

h X

12)∈Su

h112)ivW1,v. . . Wk,v i

= −t(vp+1−vp).

On obtient par une m´ethode analogue, IV(l) =−t

2(vp+1−vp)(nl−1−nll,v(R(σ11) +R(σ22)).

Si 0≤p≤r, II(p) = −

√t 2√

1−vE

X

R1,2=u

X

i,j

σji(vp+1−vp)

∂(TexpHt,v12))

∂Yp,i1 +∂(TexpHt,v12))

∂Yp,i2

#

= IVf(p) +

k

X

l=p

IVf(l).

Avec,

IVf(p) =−t(vp+1−vp)(1 +u), IVf(l) =−t

2(vp+1−vp)(nl−1−nll,v

R(σ11) +R(σ22) +R(σ12) +R(σ21)

. Finalement, on obtient d’une part :

r−1

X

p=0

IVf(p) +

k

X

p=r

IV(p)

=

r−1

X

p=0

−t(vp+1−vp)(1 +u) +

k

X

p=r

−t(vp+1−vp)

=−t(1 +u)vr−t(vk+1−vk)

=−t

ξ0(1) +uξ0(qr)

, et d’autre part :

(22)

r−1

X

p=0 k

X

l=p+1

IVf(l) +

k

X

p=r k

X

l=p+1

IV(p) =

k

X

l=1

vpl(nl−1−nll,v

R(σ11) +R(σ22)

+

k

X

l=1

vl∧r(nl−1−nll,v

R(σ12) +R(σ21) . On remarque finalement que

ξ(x)−xξ0(q)≥ −θ(q).

En mettant maintenant bout `a bout l’expression deI et celle desII(p), on obtient : η0(v) ≤ t

ξ(1)−ξ0(1) +ξ(u)−uξ0(qr)

−t

k

X

l=1

(nl−1−nl)θ(ql)−t

k

X

l=1

(nl−1−nl)θ(ql∧r) +c(N)

≤ −t

r−1

X

l=1

2(nl−1−nl)θ(ql)−t

k

X

l=r

(nl−1−nl)θ(ql) + +t

(1−nr−1)θ(qr)−θ(q1) +ξ(u)−uξ0(qr)

+c(N)

≤ −t

r−1

X

l=1

2nl θ(ql+1)−θ(ql)

−t

k

X

l=r

nl θ(ql+1)−θ(ql) + +t

θ(qr) +ξ(u)−uξ0(qr)

+c(N).

D’o`u le th´eor`eme attendu, d’apr`es la d´efinition den.

Remarque. Dans le cas du mod`ele (0.1.1),M = 2β2. On remarque ´egalement que, dans le cas g´en´eral, d’apr`es la formule de Taylor, on peut prendreM = max

[0,1] ξ00.

0.5 R´ esultat pr´ eliminaire

0.5.1 Rappels et notations

Rappelons que,

Pk(m,q) = log 2 +F0− 1 2

k

X

l=1

ml(θ(ql+1)−θ(ql)), (0.5.1) o`u

θ(q) =qξ0(q)−ξ(q).

Remarque. Compte tenu de la d´efinition de v, on a :

∂θ

∂v =q.

(23)

0.5. R ´ESULTAT PR ´ELIMINAIRE 23 On note :

P(ξ) = inf

k,m,qPk(m,q).

Soit m0 = (m00, . . . , m0k) et q0 = (q00, . . . , qk+10 ) deux vecteurs tels que :

`

a k fix´e,Pk(m0,q0) est minimal (0.5.2) Soit 1≤r≤k

On note

Φ(qr) =Pk(m0,q0,r), o`u q0,r= (q00, . . . , qr−10 , qr, qr+10 , . . . , qk+10 ).

0.5.2 Utilisation de l’optimalit´e

Dans cette partie, nous allons exploiter l’optimalit´e de Φ enq0r. D’apr`es les d´efinitions,

vrΦ =∂vrF0−1

2qr(m0r−1−m0r).

On utilise alors le calcul effectu´e en (0.3.5) pour obtenir :

vrΦ(qr) = m0r−m0r−1 2

qr−E[Sr−1Fr02]

. Or,∂vrΦ(q0r) = 0, soit :

E[Sr−1Fr02]

qr=q0r =qr0 (0.5.3)

0.5.3 Th´eor`eme pr´eliminaire On introduit les quantit´es suivantes :

Ht,112) =Ht12) = X

j=1,2

tH(σj) +X

i≤N

σij(h+√

1−tBjv

k+1,i), F0,u=F0,1= log X

R1,2=u

expHt12), Fl,u la suite de v.a. ainsi construite,

Ψ(t, u) = 1

NE[F1,u], ψ(t) =ϕ(0)− t

2

k

X

l=1

m0l

θ(q0l+1)−θ(q0l) .

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