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LE SYSTÈME EST GRIPPÉ

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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N°112 du 2 au 8 août 2018

“ Un journal c’est la conscience d’une nation.” Albert Camus

ALIMENTATION

LA MALBOUFFE GAGNE DU TERRAIN

NOIX DE CAJOU

LA FILIÈRE CONNAÎT UNE DÉBÂCLE

HENRI KONAN BEDIÉ

LE CHAUD ET LE FROID

GRATUIT

Ne peut être vendu

Les résultats scolaires de fin d’année sont en constante hausse malgré un niveau global qui ne cesse de baisser. Enseignants, parents, politiques et élèves se re- jettent mutuellement la faute.

LE SYSTÈME EST GRIPPÉ

EDUCATION

N° 112 du 2 au 8 août 2018

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Focus

ÉDITO

RENDEZ-VOUS

Le nombre de personnes qui seront distinguée le 6 août par le Président de la République dans le cadre du prix de l’excellence.

LA PHOTO DE LA SEMAINE LE CHIFFRE

ILS ONT DIT...

Akossi Bendjo, maire de la commune du Plateau a été révoqué de

ses fonctions pour detournements et faux et usage de faux. Une décision prise le mercredi 1

er

août, en conseil des ministres.

DO WN UP

L’Ivoirien Isidore Niamkey Tanoé a été élu, le lundi 30 juillet, pré- sident de l’Association professionnelle des sociétés de gestion et d’intermédiation (APSGI) de l’UEMOA pour un mandat de trois ans.

UN JOUR UNE DATE

7 août 1960 : La Côte d’Ivoire, ex-colonie française, devient une république indépen-

dante. La fête de l’Indépendance est célébrée chaque année le 7 août.

Concert célébration des 10 ans du Groupe Zouglou « Révolution » au palais de la culture de Treichville.

Samedi 4 août 2018 :

Festival de la banane et du poulet show à l’espace Canal au bois de Treichville.

Mardi 7 août 2018 :

La grande Soirée Rétro à l’espace Latrille Event Cocody-Deux Pla- teaux.

Vendredi 3 août 2018 :

Hamed Farras en concert live au foyer des jeunes de Tiassalé.

Samedi 4 août 2018 :

À quel jeu jouons-nous ?

C ’est à croire que nous n’avons pas encore tiré les leçons de la décennie de crise qui s’est soldée en avril 2011 par un bilan officiel de 3 000 morts.

La vidéo du Pasteur Israël N’Go- ran, devenue très virale, a fait le tour en quelques jours le tour de la toile et des messageries privées.

Elle est de courte durée mais a largement suffi à diffuser un mes- sage de haine à l’encontre d’une communauté ethnique qualifiée de

« cancer ». Sous le fallacieux argu- ment « de défendre la Côte d’Ivoire

», cet « apôtre », qui appelle à la haine, a réveillé les vieux ressen- timents et les mauvais souvenirs.

Mais, en fait, ce discours n’a ja- mais véritablement quitté l’espace politique ivoirien. La crise au sein du Rassemblement des Hou- phouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a quelque peu favo- risé le retour de certaines dérives langagières.

Des propos du genre « les vrais Ivoiriens » ou encore « les dignes fils du pays » s’invitent à nouveau sur le devant de la scène, crispant les relations déjà fragiles entre les communautés.

Alors que l’on parle encore de ré- conciliation, de pardon et surtout de justice, la Côte d’Ivoire n’a pas besoin de ce genre de discours, qui pourraient entraver le proces- sus de réconciliation entamé, qui peine à avancer.

À défaut de prendre des sanctions exemplaires contre ce genre de dérives, il faut veiller à ce qu’elles ne soient pas relayées en boucle sur les réseaux sociaux sans réac- tions vigoureuses, tant de la part de tous les Ivoiriens épris de paix que par les autorités judiciaires, promptes à réagir depuis un cer- tain temps. La paix retrouvée doit être protégée par tous afin d’éviter au pays un autre chaos. Comme on le dit, malheur à celui par qui le scandale arrive !

Ouakaltio OUATTARA

• « La beauté, la netteté et l’esthétique qui caractérisaient jadis toutes nos villes, nos quartiers, nos maisons et tous nos lieux de travail, ont, au fur et à mesure, fait place, à une dégradation inacceptable. »

Anne Désiré Ouloto, ministre de l’assai-

nissement et de la salubrité.

• « Le registre national des personnes physiques permettra un meilleur suivi des flux migratoires à travers le déploiement des services aux frontières et une pro- duction des titres d’identité sécurisées et centralisées. » Diakalidia Konaté, direc- teur général de l’ONI le 30 juillet.

• « Je suis sorti de l’accord sur le nu- cléaire, qui était ridicule. Et je suis prêt, dès qu’ils le désirent, parce que je ne fais pas ça par force ou par faiblesse, mais parce que c’est la chose appropriée à faire. », Donald Trump, président améri- cain le lundi 30 juillet.

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Des violences opposent les forces de l’ordre et les partisans de l’oppositionau zimbabwe, alors que le pays attend la proclamation des résultats de l’élection présidentielle. Trois manifestants sont morts mer- credi 1er août 2018.

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Évènement

Évènement

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Journal d’Abidjan - l’Hebdo N°112 du 2 au 8 août 2018

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La faute incombe à tout le monde. Si nous voulons régler ce problème, il faut nous as- seoir tous ensemble pour en parler.

3 QUESTIONS À

Dans le passé, nous nous plai- gnions parce que les taux de réussite aux examens étaient faibles. Mais le niveau des enfants reflétait à ce moment- là les moyennes qu’ils avaient.

Aujourd’hui, c’est le contraire, et nous ne pouvons que nous en réjouir. Mais, en même temps, nous sommes inquiets.

Parce que plus tard cela les rattrapera. Alors, nous disons que c’est à l’État d’être plus rigoureux contre la complai- sance et la fraude, d’accentuer les contrôles dans les écoles et de sanctionner sévèrement les brebis galeuses.

Président de l’Organisation des parents d’élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (OPEECI)

CLAUDE KADIO 1

Quelle est la part des

parents d’élèves dans le faible niveau des élèves?

2

Au niveau des auto- rités, que faut-il faire pour pallier cette situation ?

3

Croyez-vous que les enseignants ont aussi une part de responsabilité dans tout cela ?

Aujourd’hui, ils abandonnent tous l’éducation de leurs en- fants et confient cela au sys- tème scolaire. Cela a pour conséquence tout ce que nous voyons comme maux. La délin- quance qui s’invite à l’école, les élèves qui ne s’occupent plus de leurs études. Lorsque c’est ainsi, ils se tournent vers la tricherie pour passer d’une classe à une autre ou vont vers les réseaux de fraude pendant les examens.

Le problème n’est pas étranger aux Ivoiriens. Mais très peu sont capables d’expliquer aujourd’hui pourquoi d’un côté les résultats scolaires présentés chaque année sont reluisants alors que de l’autre le niveau des élèves est très bas. Enquête sur un phénomène qui suscite plus que de l’inquiétude.

Raphaël TaNOh

programmes scolaires. « Il faut redéfinir les priorités au primaire et au secondaire.

Ensuite, débarrasser les enfants de toutes ces matières super- flues qui les encombrent. Nous disons qu’au primaire, un élève doit pouvoir lire, écrire, calculer.

Tout le reste n’est pas important.

Alors, il faut consacrer plus de temps au français et aux mathé- matiques, ce qui n’est pas fait.

Au contraire, on embrouille le cerveau de l’enfant avec tous les autres programmes, moins im- portants», déplore l’enseignant.

Autre défaillance à souligner pour l’OPEECI, la démission des parents dans l’éducation de leurs enfants. Mais avant de juger il faut se souvenir. « Entre l’état dans lequel on a trouvé le système éducatif ivoirien et aujourd’hui, il y a un grand fossé. La construction de salles de classe, le recrutement de di- zaine de milliers d’enseignants, l’école pour tous, l’augmenta- tion du quantum horaire afin de relever le niveau des élèves au primaire, le maintien d’un cli- mat apaisé permanent à l’école, etc. Tout cela montre que l’État a beaucoup fait pour l’école et continue ses efforts », note un proche collaborateur de la mi- nistre de l’Éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle.

Aujourd’hui, le problème qui se pose, fait-il savoir, date des années 90.

« Il ne s’agit pas d’un problème récent, mais d’une gangrène que nous sommes en train d’en- rayer peu à peu. La Côte d’Ivoire octroie 5% de son PIB à l’éduca- tion. Comment comprendre que des pays où le budget alloué au système éducatif est deux fois inférieur au nôtre aient un sys- tème nettement performant ? Ce n’est pas un problème de moyens mais de volonté.

Il faut mettre les acteurs au pas et nous sommes en train de le faire. (…) Dire que les résultats sont falsifiés est totalement faux, puisque tout est informa- tisé de nos jours.

Ce qu’il faut faire, c’est plus agir sur le terrain, accroître les contrôles », conclut-il.

d’un enfant. Or les différentes réformes ont fragilisé l’appren- tissage, notamment la décision de faire passer les enfants en classe supérieure avec 4 de moyenne. Chaque étape est nécessaire, avec des objectifs bien précis à atteindre. Quand l’enfant finit le cours prépara- toire (CP), il doit pouvoir lire une phrase. Au cours élémentaire (CE), cet acquis est consolidé, etc. », explique Abba Eban.

L’approche par compétences n’est pas mauvaise en soi, se- lon Benson Madé Kokounseu.

« Le but est d’éviter que les élèves ne se retrouvent dans la rue. Il faut les garder autant qu’on peut dans le système éducatif», défend l’inspecteur pédagogique. Avant de relativi- ser : « en réalité, ce n’est pas le fait de faire passer les élèves avec 4 de moyenne au primaire ou 9 au secondaire qui pose problème, mais plutôt le sys- tème d’évaluation.

Il y a des élèves qui ont l’entrée en 6ème sans repêchage, mais qui ne savent ni lire ni écrire.

Pourquoi ? Tout simplement parce que la formation est mau- vaise. Il faut le dire clairement : la qualité de nos enseignants pose problème. Le mode de recrutement n’est pas bon.

Les évaluations sont approxi- matives et les enseignants se lancent dans le marchandage des notes. C’est ce qui est inquiétant quant à la mise en œuvre de l’approche par com- pétence. Il faut chercher à ré- soudre ces problèmes ».

Les enseignants ? Mais quels enseignants ? Pour Ebban Eban, le problème n’est pas du tout là. Il faut plutôt revisiter les

D

epuis plus de 5 ans, le taux de réussite aux examens scolaires, Certificat d’études primaires élémentaires (CEPE), Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et Baccalauréat, ne cesse de grimper à une vitesse vertigineuse. De 58% en 2011, on a frôlé la perfection au CEPE cette année, avec un taux de 83,57% d’admis. Au BEPC, les catastrophiques 17% de 2011 sont désormais un lointain sou- venir. Le pays a affiché l’un de ses meilleurs taux d’admission en 2018 avec 60,14%. Au bac- calauréat, l’écart entre les 20%

de 2011 et les 44,97% cette année est tout simplement colossal. Et pourtant, sous le vernis, le décor n’est pas si brillant. Le rapport 2017 de la Banque mondiale sur le sys- tème éducatif a fait ressortir ce que beaucoup entrevoyaient déjà. Parmi les défaillances du système, le faible niveau des élèves a été pointé. Les jeunes Ivoiriens lisent et cal- culent moins bien que les jeunes Burundais, Burkinabé et Sénégalais, révèle l’institution de Bretton Woods, donnant ainsi la 172ème place à la Côte d’Ivoire sur 178 pays classés dans le développement du ca- pital humain. « Nous sommes conscients du problème. Le niveau des élèves est faible et cela s’aggrave avec le temps.

Mais il y a trop de problèmes et ce n’est pas de notre res- sort », explique Assi Fulgence Assi, Secrétaire général de la Fédération estudiantine et sco- laire de Côte d’Ivoire (FESCI).

Si les élèves ne s’améliorent pas, comment expliquer alors les taux scolaires relativement satisfaisants et les pourcen- tages de réussite aux examens qui arborent une courbe plutôt alléchante? « Les résultats pré-

sentés sont en déphasage avec la réalité. Il y a des observations que nous avons faites sur le terrain qui sont très graves.

C’est en ce sens que je salue la Banque mondiale, qui, malgré les chiffres flatteurs présentés par le milieu de l’Éducation na- tionale, a mené son enquête et a produit un rapport qui est en fait le jour et la nuit comparé aux résultats présentés par notre système éducatif. Je peux vous dire, en tant qu’inspecteur pé- dagogique, qu’il y a des direc- teurs d’écoles qui ont peur de présenter des chiffres en deçà des attentes et qui sont obligés de donner des notes coupées de la réalité », explique Benson Madé Kokounseu. Selon lui, les responsables d’établissements et les directeurs régionaux se livrent aujourd’hui à une véri- table guerre des chiffres. Ils veulent tous montrer à la mi- nistre de l’Éducation nationale, de l’enseignement technique et de la formation professionnelle qu’ils bossent dur. Et tous les moyens sont bons pour gonfler

les notes qu’ils auront à lui pré- senter.

Faible niveau « Nous voyons ce qui se passe sur le terrain.

Tout ce qui intéresse les gens, ce sont les chiffres. Mais la plupart sont falsifiés, soit pour plaire aux autorités soit pour contenter les institutions inter- nationales. La réalité est tout autre », souffle Abba Eban, Président du Mouvement pour l’union des enseignants de Côte d’Ivoire (MUNECI). Les taux de réussite aux examens ? En plus de la complaisance, il

faut également ajouter la fraude, signale Claude Kadio, Président de l’Organisation des parents d’élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (OPEECI), qui fait éga- lement partie de la Commission de discipline de la Direction des examens et concours (DECO). « Chaque année, on met le grap- pin sur certains enseignants

malveillants qui entretiennent des réseaux de fraude ». Mais la fraude, à l’entendre, est une hydre à plusieurs têtes, bien ancrée dans le système. « Les enseignants sont la première pierre du système de fraude à l’examen. C’est un réseau qu’on ne parviendra pas à démanteler facilement, parce qu’il y a beau- coup de complicités », poursuit M. Kadio. Autre fait à ajouter, les notes de classe. « À ce niveau, les établissement privés sont en tête de liste. Chacun veut vanter les qualités de son établisse- ment, alors les notes de com-

plaisances ne manquent pas.

Et, puisque qu’on tient compte de ces notes pendant les exa- mens de fin d’année, beaucoup se retrouvent avec d’excellents taux de réussite. Des taux qui viennent grossir le taux natio- nal », fustige le membre de la Commission de discipline de la DECO. Ce sont tous ces fac-

teurs, d’après lui, qui expliquent le déphasage entre le niveau réel de nos élèves et les excel- lents résultats scolaires.

Falsifications « Nos enfants ne savent ni lire ni écrire, nous le voyons. C’est vrai que le taux de réussite aux examens est à saluer, mais nous demandons aussi qu’il reflète le véritable niveau des élèves », plaide-t- il. Pour les acteurs du système éducatif, le problème se situe à la base. « Tout commence au primaire. Cette étape est fon- damentale dans la formation

Taux de réussite au CEPE : 58% en 2011, contre 83,57%.

Taux de réussite au BEPC : 17% en 2011 contre 60,14% en 2018.

Taux de réussite au baccalaureat : 20% de 2011 contre 44,97%,.

Environ 75% seront affectés dans les grandes écoles.

172ème : place à la Côte d’Ivoire sur 178 pays dans le développement du capital humain.

Repères

EDUCATION : LE SYSTÈME EST GRIPPÉ

C’est vrai que le taux de réussite aux examens est à saluer, mais nous demandons aussi qu’il reflète le véri- table niveau des élèves.

Le faible niveau des élèves s’explique par plusieurs raisons.

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Évènement

Évènement

CONTRE

FRANÇOIS N’GOANDI ADOU

POUR

BILAFOU BAKAYOKO

INGÉNIEUR MINES ASSISTANT SOCIAL

LE DÉBAT

Salles de classes peu équipées, enseignants parfois mal formé, curricula scolaires ina- daptés aux besoins du marché du travail... Eh oui, le rapport 2017 de la Banque mondiale sur l’école ivoirienne étrille au passage les programmes d’enseignement supérieur.

OuakalTiO OuaTTaRa

P

lus de 80 000 bacheliers ont été recensés en 2017 et près de 100 000 cette année. Environ 75% seront orientés vers les grandes écoles et le reste dans les universités publiques, déjà saturées. Mais qu’offre-ton à ces futurs cher- cheurs d’emplois en termes de formation? C’est là que le bât blesse.

Inadéquation Si dans les grandes écoles on a pris les de- vants avec les réformes menées

par l’État depuis 2012 et l’adap- tation de certaines filières, dans les universités publiques, l’ina- déquation formation / emploi n’a jamais été aussi évidente. « En criminologie tout comme en science - économie, où les étu- diants sont les plus nombreux, sur les milliers qui arrêtent leur formation chaque année, à peine une centaine arrive à trouver un emploi », explique Jean Roland Apalo, Secrétaire général de la Ligue ivoirienne estudiantine et scolaire (LIGES).

Ces diplômés sont contraints de passer les concours d’entrée à la Fonction publique, avec très souvent leur seul baccalauréat, regrette l’étudiant. « Pourquoi continuer d’orienter des milliers de bacheliers vers certaines facultés si l’on n’en a pas réelle- ment besoin ? Ils sont obligés de se reconvertir s’ils veulent avoir du travail». À quoi auront servi ces années ? La FESCI connaît bien ce problème. « Nous ne de- mandons pas de supprimer des UFR. Mais plutôt d’affecter les

nouveaux bacheliers selon les besoins », propose Silver Koua- mé, Secrétaire à la communica- tion. « Si nous voulons atteindre l’émergence, il faut se demander quel type d’Ivoirien nous voulons

», s’interroge Alhouceine Sylla, Président de l’Association des professionnels des ressources humaines de Côte d’Ivoire (AP- RHCI). Eux qui reçoivent les dos- siers de demande d’emploi ont vite compris que les diplômes ne servaient presque plus à rien. « Il faut orienter les bacheliers vers les filières utiles pour le pays », les technologies de l’information et de la communication, les res- sources humaines, etc.

La compétitivité des entreprises est une préoccupation majeure pour le Patronat. « Il n’y a pas d’adéquation entre nos besoins et les diplômes », affirmait ré- cemment le Directeur exécutif de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), Vaflahi Méïté. « Le pro- blème, c’est où mettre tous ces étudiants en dehors des filières science - éco ou criminologie?

Dire que ces facultés ne sont pas utiles est faux. La question de l’emploi se pose de façon globale, elle n’est pas liée à l’uni- versité », soutient un proche du Professeur Abou Karamoko, Président de l’université Félix Houphouët Boigny.

Oui cela relève de la démission des parents du fait qu’ils ont abandonné l’éducation de leurs enfants aux medias... Cer- tains parents encouragent la corruption des enseignants en vue de favoriser leurs enfants dans les tests, l’absence de rigueur dans nos familles.

Hors en temps normal chaque parent devrait suivre son en- fant de près mais ce n’est pas le cas pour nos parents d’au- jourd’hui, les enfants sont livrés à eux même, pratiquement submergé par le travail ils abandonnent la vie de leurs enfants entre les mains des enseignants.

Et cela n’est pas fait pour arranger les choses. La formation d’un enfant c’est un tout, si une étape est ratée tout est faussé.

Je pense qu’il ne faut pas indexer les parents directement comme étant les responsables de cet état de fait. Pour moi toutes les entités impliquées dans la formation de nos élèves sont en partie responsable de cette baisse du rendement des enfants dans les écoles. Au niveau du ministère de l’éduca- tion nationale certaines réformes prises récemment favorisent cette baisse de niveau. Il n’est pas rare de voir aujourd’hui des élèves admis au BEPC et qui ne savent pas lire et écrire correctement. Les nouvelles méthodes d’enseignement sont trop souples et la rigueur n’est plus de mise. C’est normal que les enfants produisent de moins en moins en moins de bons résultats, la responsabilité incombe d’abord à notre système éducatif et après dans une moindre mesure aux parents.

UNIVERSITÉS PUBLIQUES : QUE VALENT LEURS DIPLÔMES ?

Le faible niveau des élèves relève-t-il de la démission des parents ?

Les diplômes universitaires ne sont pas adaptés à l’emploi.

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Journal d’Abidjan - l’Hebdo N°112 du 2 au 8 août 2018

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Politique

Politique

« xxx »

OuakalTiO OuaTTaRa

O. O.

EN BREF

LE CAMP SANGARÉ EN CONGRÈS LE 4 AOÛT

MUNICIPALES : PDCI VS PDCI À COCODY ? Replié dans sa villa cossue de Daoukro, le Président du

PDCI, Henri Konan Bédié, est devenu l’homme politique ivoirien le plus courtisé. Partisans et ex-contempteurs se bousculent à ses pieds, chacun y allant de ses intérêts.

L

e Rassemblement des républicains (RDR) a dé- buté fin juillet la remise des lettres d’investiture aux candi- dats sur lesquels il porté son choix pour défendre ses cou- leurs aux prochaines élections locales, municipales et régio- nales. Sans surprise, ces arbi- trages sont contestés par cer- tains cadres, qui n’ont pas été retenus et menacent de se pré- senter en indépendants. Dans

la Marahoué (Centre ouest), Dominique Adjé estime que sa décision d’aller en indépendant à l’élection au Conseil régional est « non négociable » et à Da- loa (Ouest), le choix de Mathieu Babaud Darret pose également problème, plusieurs candidats menaçant de faire de même.

À Paris depuis deux mois pour des soins médicaux, le maire sortant d’Adjamé, Youssouf Sylla, selon ses proches, n’ap-

précie pas le choix de Farikou Soumahaoro, son adversaire au sein du parti depuis 2013.

D’autres candidats non rete- nus entretiennent toujours le flou autour de leurs intentions.

« Si des hauts cadres défient le parti et vont en indépendants, il n’y a pas de raison pour que nous ne leur emboitions pas le pas », confie une candidate.

Les heureux élus pourront-ils fédérer toutes les forces poli-

tiques de leur localité autour de leur candidature ? Pas évident, au vu des inimitiés entre certains cadres RDR. Ils devront pourtant constituer une liste composée de membres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocra- tie et la paix (RHDP). Là encore d’autres arbitrages devraient in- tervenir, entre candidats du RDR et ceux proposés par les partis membres.

Malick SaNGaRÉ

Une recrue de taille

Europe. Elles font de lui l’une des têtes les plus pleines de la scène politique ivoirienne. C’est en 1990 qu’il fait ses pre- mières percées en politique, en intégrant le Conseil municipal de sa commune de cœur, Attécoubé. Le Président de la com- mission affaires économiques, financières et domaniales qu’il était deviendra 5 ans plus tard le maire adjoint de la commune, chargé du budget et des finances. Une progression remar- quable qui le plaçait déjà en pole position pour prendre les rênes de la municipalité. Chose qui sera faite en 2001. Depuis lors, Danhon Paulin règne en maitre absolu sur ce territoire, se faisant réélire à chaque élection.

S’il est tant adulé par ses administrés, c’est certainement pour sa grande proximité avec eux. « Le Maire Choco », comme il se fait appeler affectueusement, ne manque aucune occasion pour témoigner de sa solidarité envers « ses parents » d’Atté- coubé. Nommé ministre dans un contexte de tension au sein de son parti, il a écopé d’une sanction, comme nombre de ses camarades qui ont affiché leur adhésion au parti unifié. Mais qu’à cela ne tienne, le Directeur général de Convergences (En- treprise panafricaine spécialisée dans le consulting, marketing et communication multisectorielle en Afrique subsaharienne) continue sa croisade de sensibilisation à travers le pays sur l’idée du parti unifié, avec ses compères du gouvernement au sein du mouvement « Sur les traces d’Houphouët Boigny », cher au ministre Kobénan Kouassi Adjoumani.

A 59 ans, il continue d’affirmer haut et fort son appartenance au PDCI-RDA, sans pour autant renoncer à son engagement pour l’unification des partis de la coalition au pouvoir en Côte d’Ivoire et pour la pérennisation des acquis de leur gouver- nance.

nan Bédié montre sa volonté de rester dans le jeu politique et de détenir des cartes mai- tresses pour le débat actuel mais aussi pour l’échéance électorale de 2020.

« Ceux qui voulaient l’en éjec- ter ont échoué et Bédié reste incontournable. Il va falloir compter sur lui et avec lui pour les sujets qui concernent la vie de la Nation », soutient l’un de ses proches.

Selon lui, Bédié, lors de ces audiences, « écoute beau- coup, parle peu mais surtout retient beaucoup». Une autre source révèle qu’il ne parlera pas de sitôt, « en tout cas pas sur les bruits qui secouent son parti depuis la fin du bureau politique ».

Calculs Mais le Président du PDCI ne fait pas que recevoir.

La classe politique bouscu- lée de plus en plus par des acteurs jeunes, le pousse à la retraite, et avec lui toute sa génération. À défaut de mener « son dernier combat politique », il espère rester « maitre » encore longtemps de la scène. Au sein de son parti, les intentions ne manquent pas mais restent discrètes pour éviter de le heurter.

En face, les appels du pied ne manquent pas. Entre les bras tendus du RHDP et ceux du FPI et des partisans de Guil- laume Soro, le choix est diffi- cile. Bédié le sait et ne semble pas pressé. Pas question qu’une nouvelle alliance se fasse au détriment du PDCI, comme a-t-il fait savoir à ses plus proches collaborateurs.

S

es apparitions publiques sont aussi rares que ses prises de parole. En retrait dans sa ville natale de Daoukro (Est, 242 km d’Abi- djan) Henri Konan Bédié n’est pas pour autant isolé de la

scène politique. Sa villa cossue est devenue le lieu privilégié des opposants au Président Alassane Ouattara depuis l’Assemblée générale consti- tutive du Rassemblement des houphouëtistes pour la paix et

la démocratie (RHDP), tenue à Abidjan le 22 juillet.

Chacun s’y rend avec son discours et ses calculs politi- ciens. Le Sphinx de Daoukro, du haut de 85 ans, observe, écoute et est disposé à rece-

voir tous ceux qui désirent lui rendre visite.

Jeux et enjeux En acceptant de recevoir des ex alliés dans le cadre du RHDP comme des ex contempteurs, Henri Ko-

Après Pascal Affi N’Gues- san, le camp Aboudrahamane Sangaré donne rendez-vous à ces partisans les 4 et 5 août à Moossou, village natale de l’ex première dame Simone Gbagbo pour le 4e congrès du Front populaire ivoirien (FPI). Laurent Gbagbo devrait être reconduit à la tête de cette tendance du FPI.

Ce n’est donc pas pour de- main la paix entre les héritiers de ce dernier qui se com- battent depuis 2014.

Le maire de Cocody Mathias Aka N’Gouan du Parti démo- cratique de Côte d’Ivoire (PDCI) n’aura pas la béné- diction de son parti pour (re) conduire sa liste aux élections municipales à venir.

La Vice-présidente de son parti Collette Koné lui a été préférée. Candidat à sa propre succession, son entourage soutient qu’il devrait porter les couleurs du RHDP lors de ces élections. Ces deux candidats pourraient avoir en face d’eux Yasmina Ouégnin, une autre du PDCI élue député indépen- dant en décembre 2016.

Avec ce trio du PDCI, les élec- tions s’annoncent très serrées dans la commune la plus hup- pée du pays.

S

on nom, Paulin Claude Danho rime avec la commune d’Attécoubé, cette cité populaire au centre de la capi- tale abidjanaise qui a bercé son enfance, enregistré ses premiers pas d’écolier et qu’il administre en tant que premier magistrat depuis 2001. L’annonce de sa nomination en tant que nouveau ministre des Sports, le 10 juillet dernier, a naturel- lement suscité la liesse populaire dans cette commune, qui lui tant donné et qu’il s’efforce depuis des années à faire figurer parmi les les mieux vues de Côte d’Ivoire.

Diplômé en automatique et informatique industrielle, ce cadre du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) détient également de nombreuses autres distinctions et qualifications obtenues ici et dans de prestigieuses écoles et universités en

Parmi les nouveaux ministres qui ont fait leur entrée dans le dernier gouvernement ivoirien, Paulin Claude Danho fait partie des grandes surprises. Personne ne l’avait vu venir et il a hérité d’un poste important, le ministère des Sports.

HENRI KONAN BÉDIÉ SOUFFLE LE CHAUD ET LE FROID

RDR Les arbitrages créent des conflits

Ceux qui voulaient éjecter Bédié du jeu politique ont échoué et il reste in- contournable.

PAULIN C. DANHO

Henri Konan Bédié pourrait prendre la tête d’une coalition de l’oppo- sition.

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Économie

Économie

Salif Tenena Coulibaly dirige une fédération qui compte aujourd’hui près de 400 000 producteurs. Dans cette interview, le Directeur général des producteurs d’anacarde ivoiriens dénonce les taxes qui selon lui plombent le secteur.

pROpOS RecuelliS paR Raphaël TaNOh

EN BREF

MONNAIE : LA CE- DEAO ANNONCE DE GRANDES AVANCÉES

Selon les ministres en charge de l’Economie et des Finances de la Com- munauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) réunis à Niamey fin juillet, le programme de la monnaie unique sous-ré- gionale connaît « de grandes avancées ».

Le président en exercice de la commission de la CE- DEAO ?

Jean-Claude Brou s’est dit à cet effet, convaincus que cette voie constitue la meil- leure pour bâtir des éco- nomies fortes et créer un environnement de paix et de prospérité partagée pour les populations de notre sous- région.

maintenant, la production de l’année prochaine en prendra un coup, parce que les gens ne jetteront pas les produits qui sont déjà là.

Que faut-il faire ?

Il faut faire sauter le DUS, reve- nir à 10 francs CFA par kilo de noix de cajou. Pour un pro- ducteur qui

payait 10 000 francs CFA par tonne, le DUS passe à 89 000, avec une hausse

de 890%. C’est inadmissible.

Ensuite, il y a aussi une impo- sition que le directeur général des impôts a instruite, soit 1,7 franc CFA par kilo. Il faut l’an- nuler également.

Y a-t-il des discussions en cours pour alléger ces taxes ?

Il y a une semaine, les acteurs de la filière se sont retrouvés pour parler du problème. Nous avons adressé un courrier au CCA. Mais, aujourd’hui, le conseil n’a pas de souci. Sa seule volonté est de voir les camions arriver au port afin de faire ses prélèvements aussi- tôt. Le reste, ce n’est pas son souci, sinon vous n’auriez pas ce genre d’impositions sur l’anacarde.

À ceux qui exportent on avait demandé dans le temps de laisser 15% de la production nationale aux transformateurs

locaux, dans le but de boos- ter la filière. 78 000 tonnes de noix de cajou ont été engagées dans ce sens, mais aucun grain n’a jamais été transformé.

Au Ghana voisin, l’État a pour- tant réussi cette politique. Des sociétés de coopératives se sont associées, avec l’appui du secteur privé ou de l’État, pour installer des unités de trans- formation de la noix de cajou.

Nos productions ne pourront être profitables que si nous passons à la transfor- mation. Et pour cela il faut des partenariats.

Que faut-il faire au- jourd’hui pour relever la filière ?

Le problème se situe au niveau de l’État. Comment imaginer que pendant qu’au Ghana voi- sin on vend le kilo à 900 francs CFA, en Côte d’Ivoire il ne vaut que 500 francs CFA ?

C’est parce qu’ici les gens font des prélèvements qui nous causent des problèmes. Pen- dant que les producteurs et les autres acteurs souffrent, certains s’enrichissent. Il n’y a pas de raison que le DUS connaisse une hausse de 800%.

Pour permettre à la filière de se relancer, il faut supprimer ce DUS. Aujourd’hui, c’est une filière qui souffre trop. Nous étions proches des 1 000 francs

CFA le kilo et nous ne pouvons pas revenir à 200 francs. La Côte d’Ivoire est pour l’instant le premier exportateur de noix de cajou au monde. Mais cela peut changer. Il faut que les producteurs, avec les déci- deurs, décident ensemble des prix. Il faut diminuer au maxi- mum les prélèvements.

Nos villages se modernisent grâce aux récoltes précé- dentes et la situation actuelle est de nature à décourager certains producteurs. Plus on va augmenter les taxes, moins les gens achèteront nos pro- duits.

C omment se porte la filière anacarde au- jourd’hui ?

Je peux dire sans ambages qu’en 2015 la filière se por- tait bien. En 2016, nous avons connu une saison un peu miti- gée et en 2017, c’était bon. Mais cette année c’est la débâcle. La production est l’une des meil- leures que la Côte d’ Ivoire ait jamais connues, avec près de 900 000 tonnes. Mais nous avons du mal à écouler nos pro- duits, pour la simple raison que l’État, à travers le Conseil du coton et de l’anacarde (CCA), fait de nombreuses impositions, des prélèvements, surtout au ni- veau de la douane et au niveau des impôts. Le droit unique de sortie (DUS) est passé de 10 francs CFA à 89,25 francs CFA le kilo de noix de cajou. Pour le prix au kilogramme, l’État avait imposé 500 francs CFA bord champ. Les producteurs ont proposé 200 francs CFA, mais malgré cela personne ne veut acheter nos produits à cause de ces taxes. Les premiers acheteurs ont tout de suite des difficultés, parce qu’une chose est d’acheter et une autre est d’exporter ce qu’on achète. La conséquence est que les gens n’ont pas pu acheter normale- ment nos produits. Aujourd’hui, les paysans ont au moins 28 000 tonnes d’anacarde en stock, les acheteurs 30 000 et les exportateurs 32 000. Soit un total de 90 000 tonnes entre les mains des acteurs. Dans les ports d’Abidjan, de San Pedro et à Bouaké, ce sont 190 000 tonnes qui attendent.

Quelles sont les consé- quences immédiates de cette situation ?

Les entrepôts dans lesquels sont emmagasinés les produits ne répondent pas aux critères.

Pour deux ou trois jours, ça peut aller. Mais quand vous stockez des noix de cajou pour un à deux mois, avec la pluie le produit perd de sa qualité et de son poids. Il perd en valeur financière. Si on ne l’écoule pas

SALIF COULIBALY : LA FILIÈRE CAJOU CONNAIT UNE DÉBÂCLE

190 000 tonnes bloquées dans les ports.

Le DUS est passé de 10 à 89,25 francs CFA au kilo.

Tenena Salif interpelle l’État sur leurs problèmes.

Malik SaNGaRÉ

possible aux consomma- teurs, à travers la mise en place d’un millier de kiosques fixes et mobiles disséminés dans différents coins du pays.

Déjà, certaines supérettes des communes de Koumassi et du Plateau ont dans leurs rayons les « Yaourts au café » et autres produits sortis de In- dustrie Chic Cafe Chocolate.

Depuis 2013, de jeunes Ivoiriens sortis fraichement de l’Institut Polytechnique Houphouët-Boigny de Yamous- soukro, avec à leur tête Eliel Kouassi, ont donné vie au projet d’entreprise qu’ils nourrissaient depuis les bancs de l’école.

Eliel Kouassi Déguster le café et le chocolat autrement

Ouattara du jeune entrepre- neur émergent » en 2017, il rêve d’implanter la socié- té un peu partout en Côte d’Ivoire et au-delà des fron- tières ivoiriennes. Avant cette échéance, lui et son équipe d’ingénieurs agronomes tra- vaillent à un modèle écono- mique visant à rendre leurs produits les plus accessibles

L

’idée maitresse du pro- jet était d’amener les Ivoiriens à consom- mer davantage des produits comme le café et le cacao, très cultivés en Côte d’Ivoire mais pas assez entrés dans les habitudes alimentaires des citoyens.

Un rêve devenu réalité Pour donner des chances de réus- site à leur idée, nos entre- preneurs choisissent de s’éloigner des méthodes tra- ditionnelles de commercialisa- tion de ces produits et misent sur l’introduction du chocolat et du café dans des produits de grandes consommation prisés des Ivoiriens, tels que le

« Dêguê » et d’autres aliments.

« L’objectif que nous visons est de stimuler la consomma- tion de ces production phares

de notre économie chez nos concitoyens, en apportant leur saveur dans des produits inhabituels », déclare le Direc- teur général et co-fondateur de « Industrie Chic Café Cho- colate », Eliel Kouassi. Située dans un sous-quartier de la commune de Koumassi, cette entreprise, qui emploie à plein temps 5 personnes, est spé- cialisée dans la transforma- tion et la commercialisation de produits tropicaux à base de café et de cacao.

Eliel Kouassi est un ingénieur agro-industriel qui a débuté sa carrière professionnelle au sein du groupe OLAM en tant que gestionnaire de stock puis a exercé dans d’autres entreprises de l’agro-indus- trie.

Lauréat du prix « Alassane

Eliel Kouassi pourrait avoir un coach-projet grâce au jeu concours Castel de Solibra.

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13

N°112 du 2 au 8 août 2018

Afrique & Monde

12

Journal d’Abidjan - l’Hebdo

Société

FaTOuMaTa MaGuiRaGa

Adopté le 30 juillet 2018 par la majorité, mais rejeté par l’opposition parle- mentaire, qui a quitté l’Hémicycle au moment du vote, le nouveau Code électo- ral burkinabé fait de la carte nationale d’identité du Burkina et du passeport, les seuls documents nécessaires pour s’inscrire sur les listes électorales.

UNE SEMAINE DANS LE MONDE DE NOUVEAUX MISSILES CONSTRUITS EN CORÉE DU NORD ?

sont 94 000m3 / jour supplémentaires qui seront produits avec la mise en œuvre du PSDAK.

La société civile, qui ne semble pas convaincue par les explications du gou- vernement, prévoit de manifester ce 3 août. Alors qu’elle était censée prendre fin il y a quelques jours, la pénurie s’explique, selon les autorités, par le besoin de

« modernisation du système d’approvi- sionnement ». Les travaux ont pris du retard et occasionné le fonctionnement partiel de la principale usine qui alimente la capitale. S’y ajoutent la pression sup- plémentaire due à la période de chaleur et les 50 000m3 / j qui manquent pour satis- faire les besoins.

favoriser la participation de tous les ci- toyens burkinabé à la gestion du pays, comme le soutiennent les partisans du nouveau Code, il serait une « vraie loi d’exclusion », selon le NAFA, un parti d’opposition. Plus grave, pour ce parti, l’article supprimé est maintenu dans les dispositions transitoires de la nouvelle loi jusqu’en 2021. « Cela va créer la ca- cophonie, source de fraudes immenses, car plusieurs pièces serviront pour le vote », ajoute le parti.

Déplorant que « le Code électoral soit livré aux instincts électoralistes », l’Al- liance pour la démocratie et la fédération / Rassemblement démocratique africain invite le gouvernement à « reconsidérer sa position et à s’inscrire dans le sens de l’histoire ». Soulignant « la négation manifeste du droit de vote de milliers de Burkinabé », l’Alliance relève que les au- torités, qui avaient elles mêmes reconnu la « carte consulaire comme fiable et sûre », remettent désormais en cause la sûreté de l’identité de leurs concitoyens établis à l’extérieur.

La nouvelle loi, doit gérer les futures échéances, dont la présidentielle, pré- vue en 2020 pour désigner un succes- seur au Président Roch Marc Christian Kaboré, élu en 2015.

P

ointant du doigt l’absence de consensus autour notamment de certaines dispositions de cette loi jugées sensible, l’opposition dénonce un passage en force, susceptible de mettre à mal la cohésion sociale. Censées favoriser le vote des Burkinabé de l’étranger, les nouvelles dispositions « marquent un pro- grès », plaident les défenseurs du texte.

Ce serait plutôt le contraire, estiment les détracteurs de la loi, qui ajoutent que limi- ter les documents de vote au passeport et à la carte nationale d’identité conduit à ex- clure du vote de nombreux Burkinabé ins-

tallés à l’extérieur et détenteurs de cartes consulaires. Estimés à environ 10 000 000 de personnes, dont 4 000 000 d’électeurs, les Burkinabés de l’extérieur sont environ 985 000 à posséder une carte consulaire biométrique en Côte d’Ivoire.Outre les dif- ficultés liées au coût d’accès au passeport, la nouvelle loi va « exposer la diaspora dé- tentrice de cette pièce aux exactions des forces de sécurité, notamment policières, aux frontières et à l’intérieur des pays hôtes », soutiennent les opposants à la loi.

Ambiguïtés dangereuses Loin donc de

Après environ trois mois de pénurie d’eau, les habitants de la capitale sénégalaise vont-ils enfin être soulagés ? C’est ce qu’espèrent en tout cas les autorités du pays avec la mise en œuvre du Programme Spécial d’Alimentation en Eau Potable de Dakar (PSDAK). 8 milliards de francs CFA, c’est le montant de ce programme, dévoilé par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, qui procédait le 31 juillet 2018 à la mise en service des ouvrages hydrauliques réalisés dans la localité de Bayakh. Ils permettront d’augmenter de 15 000m3 / jour la production en eau, alors que d’autres, attendus d’ici septembre et la fin d’année, renforceront cette produc- tion de 25 000 et 15 000m3 / j. Au total, ce

La réponse serait affirmative, selon les agences américaines de renseignement.

Leur conviction se fonde sur des images satellitaires récentes de l’usine de Sanu- mdong, où été construit le premier missile capable d’atteindre la Côte est des États- Unis. Ces informations ont été révélées le 30 juillet par le « Washington Post », qui cite un responsable s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. Les photos prises ces dernières semaines montrent que « le travail est en cours sur au moins un mis- sile intercontinental (ICBM) ».

Quelques jours auparavant, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait admis, lors d’une audition au Congrès, la poursuite par Pyongyang des ses acti- vités nucléaires, même s’il ne s’agit pas d’une augmentation de ses capacités de la Corée, mais plutôt de la poursuite des activités sur « des armements avancés ».

Ces informations ne sont pas surpre- nantes pour certains, car si le président nord coréen a réaffirmé son engagement de dénucléariser la péninsule le 12 juin 2018, lors du sommet historique avec Donald Trump, les étapes du processus ne sont pas encore définies.

ÉCHOS DES RÉGIONS

Une cinquantaine de campements situés dans les environs du Centre national de recherches agronomiques (CNRA) sont coupés de la ville de Divo suite aux pluies diluviennes qui ont arrosé récemment la région du Lôh-Djiboua. Plusieurs mètres de marécage rendent difficiles voire impossible la circulation tandis dans l’un des ponts reliant ses villages au chef-lieu de département et le second pont a com- plètement cédé. L’intervention du CNRA pour traiter le pont difficultueux n’a pas donné de résultat probant et les villages restent dans l’attente des secours. En dehors de chiffres officiels, le secrétaire général du chef de Konankro, Henri Djah Kouassi estime à environ 400 tonnes de cacao et plusieurs milliers de tonnes de grains de palme qui seraient ainsi bloqués dans les champs. Les populations quant à elles sont obligées de se déplacer à pied car aucun véhicule ne peut avoir accès à cette zone.

Divo : Une cinquantaine de campements coupés du monde

tain). Les petits farineux sont essentiellement les légumes.

Pour le Dr Bahié, il faut surtout faire attention aux premiers.

Les pâtes alimentaires, le soja, le riz, le maïs n’ont pas du tout d’effets bénéfiques sur la san- té. « Mais les gens ne peuvent pas se passer de riz. Ce que je conseille c’est de mâcher le riz blanc avant de prendre de la sauce ». Mais combien d’Ivoiriens sont-ils prêts à faire ainsi? Presque aucun.

Les grands farineux, selon le spécialiste, empêchent la pro- duction de l’enzyme qui gère la digestion. Il conseille donc plutôt les petits, les légumes. « On peut les découper pour en faire une ratatouille ».

Sinon, les moyens farineux, les pommes de terre, l’igname, la banane plantain, le manioc, etc. peuvent être conseillés à taux modéré. Les grands farineux, aux dires du méde- cin, contiennent trop de pro- téines. Le soja, par exemple, en a 35% : « c’est trop pour l’homme, mais bon pour le cochon ».

Car l’excès de protéines nuit

à la santé en provoquant les maladies cardio-vasculaires et l’hypertension. De même que la consommation de sauce arachide ou pistache, de fri- ture, de poissons gras et de viande!

ALIMENTATION : LA MALBOUFFE AUGMENTE EN CÔTE D’IVOIRE

Selon les spécialistes, l’alimentation pose problème en Côte d’Ivoire.

Selon les scientifiques, la mauvaise nutrition est un état patho- logique causé par la déficience ou l’excès d’un ou de plusieurs nutriments. En Afrique, en Côte d’Ivoire en particulier, ce phé- nomène tend aujourd’hui à prendre de l’ampleur.

Raphaël TaNOh

D

’après les statistiques publiées par le Pro- gramme national de nutrition, la malnutrition est à la base de 54% des décès et de 35% de maladies chez les enfants ivoiriens de moins de cinq ans. Les chiffres de la Fondation de l’Institut de car- diologie d’Abidjan indiquent que 33% des populations dé- veloppent des symptômes à risques et vivent avec des pa- thologies cardiaques à cause de la mauvaise alimentation.

C’est conscient de ce danger que le Plan national multisec- toriel de nutrition 2016 - 2020 a été mis en œuvre par les autorités. Il tire notamment la sonnette d’alarme pour la gent féminine, très affectée par le phénomène, et les enfants.

Dans la pratique, qu’en est-il ?

Comportements à risques Pour le Dr Richard Bahié, hygiéniste spécialiste de l’ali- mentation, tout le problème réside dans nos habitudes alimentaires. « Les Ivoiriens mangent mal ». Selon lui, il faut classer les aliments en trois grands groupes, les grands farineux, les moyens et les petits. Les

grands farineux, ou « acidi-

fiants ou empoisonnants très nocifs », regroupent le blé, le riz, le maïs, les pâtes alimen- taires, le soja. Les moyens fari- neux sont les tubercules (pa- tate douce, pommes de terre, manioc, igname, banane plan-

EN BREF

LES APPELS AUDIO ET VIDÉO GROUPÉS DÉBARQUENT SUR WHATSAPP

Vous préférez passer un appel téléphonique groupé à vos amis plutôt que de taper votre message par écrit?

Bonne nouvelle, il est dé- sormais possible sur What- sApp de passer un coup de fil à plusieurs personnes en même temps. Le numéro un des applications de mes- sagerie instantanée dans le monde a annoncé cette évo- lution dans un message pu- blié le 30 juillet sur son blog.

« Depuis deux ans, nos uti- lisateurs aiment passer des appels vocaux mais aussi des appels vidéos sur What- sApp. Tellement que plus de 2 milliards de minutes y sont passées en appels chaque jour. Nous sommes ce jour heureux d’annoncer le lance- ment des appels vocaux et des appels vidéos de groupe sur WhatsApp ».

Pour faire un appel de groupe, téléphonez à l’un de vos contacts puis, une fois la liaison établie, ajoutez une ou deux autres personnes à la conversation. Chaque échange peut recevoir jusqu’à quatre intervenants, y compris si vous optez pour l’appel vidéo. Dans ce cas-là, l’écran se divisera en deux, trois ou quatre segments.

WhatsApp précise que ces appels de groupe bénéficient du chiffrement de bout en bout, de sorte que les dis- cussions sont inaccessibles aux personnes extérieures.

La société dit s’être assurée du fonctionnement avec di- vers types de connexions, y compris les moins robustes, mais il est préférable quand même d’avoir une bonne liaison si vous privilégiez la vidéo.

Cette nouvelle fonctionnalité est en cours de lancement sur les versions IPhone et Android et sera effective dès la prochaine mise à jour de l’application.

BURKINA : LE NOUVEAU CODE ÉLECTORAL FAIT POLÉMIQUE

Dakar Fin de la pénurie d’eau ?

Les excès de protéines liés à la consom- mation de mets provoquent les maladies cardio-vasculaires et l’hypertension.

L’opposition crie à l’exclusion, car elle trouve restrictifs les documents nécessaires pour le recensement des millions de Burkinabè vivant à l’extérieur.

F. M.

F. M.

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Culture

Sport En attendant le Meeting de Birmingham, le 18 août prochain, les athlètes ivoi-

riens seront du jeudi 2 au dimanche 5 août à Asaba (Nigéria), où se déroulera la 21ème édition des Championnats d’Afrique d’athlétisme. Les projecteurs seront tournés vers Ahouré et Ta Lou.

aNThONy NiaMke

Après quelques années d’interruption, le Festival international du rire d’Abi- djan (FIRA) reprend, au Palais de la culture de Treichville, du 3 au 5 août 2018.

Une 9ème édition qui relance la machine d’un évènement qui a révélé plu- sieurs humoristes ivoiriens.

aNThONy NiaMke

INFO PEOPLE INFO PEOPLE

PLAGIAT : MOLARE CONDAMNÉ À PAYER 70 MILLIONS

À peine les Awards du coupé décalé ont-ils changé leur dénomi- nation en PRIMUD,

que les ennuis commencent. Leur pro- moteur, Soumahoro Moriféré alias le Molare, sur saisine de Amissah Linda dit Linda De Lindsay pour plagiat, a été condamné à payer 70 millions de francs CFA de dommages et intérêts. Décision contre laquelle il a fait appel. Il devra prouver que celle qui affirme être la dé- tentrice légale des Awards du coupé dé- calé, qu’elle a organisés en juillet 2010, a tort. Elle avait menacé « M Group » de porter plainte pour plagiat dans le feu du lancement de la première édition de ses Awards, en 2016. Une mise en garde qu’il n’avait pas prise au sérieux et qui l’a rat- trapé.

KYLIAN MBAPPÉ LANCE SA MARQUE À peine devenu Cham- pion du monde avec la France, le jeune foot- balleur du Paris Saint- Germain (PSG) Kylian

Mbappé a décidé de se lancer dans les affaires. Depuis quelques jours, sa ligne vestimentaire et d’accessoires baptisée tout simplement « KM », ses initiales, a été lancée. Le projet, annoncé depuis plusieurs mois, se concrétise avec des polos, des pantalons, des casquettes etc.très branchés qui s’arrachent déjà comme des petits pains en France. Sur- fant sur la vague du succès de l’équipe de France et sur sa renommée acquise dep- uis son arrivée au sein du club phare par- isien, le footballeur de 20 ans, d’origine camerounaise, veut déjà préparer sa re- conversion et faire des profits parallèle- ment à sa carrière footballistique.

HUMOUR : RETOUR DU FESTIVAL DU RIRE D’ABIDJAN

Adama Dahico veut attirer à nouveau du monde autour de ses spectacles.

Directeur de publication : Ousmane DIALLO Directeur Général : Mahamadou CAMARA Directrice Déléguée : Aurélie DUPIN Rédacteur en chef : Ouakaltio OUATTARA Sécrétaire Général : Eric DIOMANDE

Ont collaboré à ce numéro :

Malick S. - Anthony N. - Raphael TANOH Infographiste : Ferdia AGBATI Service commercial :

Ismaël OUATTARA - Gisèle MAYIKANE JOURNAL D’ABIDJAN, édité par JDA SARL, imprimé à Abidjan en 5.000 ex.

Dépôt légal :12871 du 23 Mai 2016 JDA SARL : Cocody, Rue du Lycée Technique, Immeuble N2-Abidjan.

Tél : + 225 22 01 99 99 www.jda.ci / [email protected] 4x100 mètres. Les regards seront principa-

lement tournés vers celles qui représentent aujourd’hui l’Afrique sur toutes les pistes d’athlétisme au monde : Murielle Ahouré et Marie-Josée Ta Lou. Cependant, la Vice- championne du monde 2017 des 100 et 200 mètres, Ta Lou, sera la seule à défendre les couleurs ivoiriennes, après le forfait annoncé d’Ahouré le week-end dernier, suite à une

allergie. Une situation malheureuse qui em- pêche le retour sur les pistes du continent de la championne du monde du 60 mètres féminin. « Je me porte un peu mieux, j’ai juste besoin de prendre quelques jours de repos. Je ne pourrais malheureusement pas honorer mon rendez-vous. J’en suis vraiment désolée », a déclaré la sprinteuse sur sa page Facebook. Chez les hommes, ce sont Youssef Ben Meïté (deux médailles d’Or et deux médailles d’Argent aux CAA 2010 et 2016), qui tentera de conserver son titre sur 100m, Wilfried Hua et Arthur Cissé Gué qui représenteront le sprint ivoirien en terre nigériane.

Birmingham dans le viseur Après ces Championnats d’Afrique d’athlétisme, cap sur le Meeting de Birmingham, le 18 août prochain, en Angleterre. Une étape où devraient encore se surpasser nos deux athlètes féminines. Ces Championnats d’Afrique d’athlétisme seront un tremplin pour Marie-Josée, qui occupe en ce mo- ment la première place du classement de la Diamond League 2018, après onze journées (sur 14) avec 51 points. Elle se doit de main- tenir son rang et d’augmenter ses points, importants pour les Jeux Olympiques 2020 à Tokyo. Idem pour sa compatriote Murielle Ahouré, qui occupe la deuxième place de ce classement, avec 41 points. L’enjeu est grand et elles mettront certainement toutes les chances de leur côté en réalisant de nouveaux exploits.

L

’aventure se poursuit pour le sprint ivoirien et ses acteurs. La Côte d’Ivoire sera du rendez-vous d’Asaba au Ni- géria, dans le cadre de la 21ème édition des Championnats d’Afrique d’athlétisme (CAA), avec un commando de cinq athlètes conduits par le capitaine de la sélection nationale, Youssef Ben Méïté et engagés en sprint, saut en longueur, triple saut et relais

Tchuken Pat, Zongon, etc. qui doivent tous aujourd’hui leur notoriété à ce fes- tival, qui les aura révélés, le Président du « Doromikan » veut aussi donner leur chance à d’autres talents. « Il faut un es- pace où pourra s’exprimer la nouvelle gé- nération et le FIRA a cette particularité de donner la chance à tout le monde d’expri- mer son talent humoristique », ajoute-t-il.

Ainsi, pour ces trois jours de festivités, les spectateurs auront droit à trois grandes soirées de bonne humeur et de pur plai- sir, avec « La nuit du One man show », au cours de laquelle dix humoristes vont se relayer scène autour d’une trame poli- tique et le « Maquis le Dôrômikan », qui sera 100% humour ivoirien et regroupera une vingtaine d’humoristes, dont de nou- veaux talents. La troisième soirée, qui colle à l’actualité ivoirienne, « Le rire à show », mettra en scène des spécialistes en imitation dans un sketch intitulé « Visite à la Haye ». Le FIRA signe son retour dans un contexte où la concurrence devient de plus en plus rude, avec les « One man show » des artistes, le Parlement du rire de Mamane et la participation de plus en plus remarquée des humoristes ivoiriens à des festivals internationaux comme le festival du rire de Marrakech. Une donne qui incite à plus de qualité et plus de créa- tivité de la part des nouveaux talents.

D

ans l’une des salles du Palais de la culture de Treichville, Adama Dolo dit Adama Dahico, l’un des grands humoristes ivoiriens, prépare ses troupes pour la 9ème édition du Festival interna- tional du rire d’Abidjan (FIRA). Après sept années d’interruption, il signe son retour du vendredi 3 au dimanche 5 août. « Ces sept années de silence nous ont été sept ans de recherche, de réflexion et de tra- vail. Ce qui nous a motivé, c’est ce réel besoin de faire de l’humour, un art à part

entière, et ce festival vient démontrer que nous sommes toujours à la tâche », ex- plique son promoteur.

Retour explosive Avec ce come-back, Adama Dahico veut poursuivre sa mis- sion, celle de faire la promotion de l’hu- mour en Côte d’Ivoire et de continuer à faire du FIRA une plateforme de détection de nouveaux talents. À l’image d’humo- ristes phares comme l’Ambassadeur Agalawal, Kôrô Abou, Digbeu Cravate,

ATHLÉTISME : UN NOUVEAU DÉFI POUR LES IVOIRIENS

4ème journée, en battant le dimanche 29 juillet au stade Robert Champroux de Marcory leurs adversaires nigérians de l’Eyimba (2 - 0). Cependant, le suspense reste entier, puisqu’aucune équipe de cette poule n’est éliminée. Les Guêpes (1er avec 7 points) doivent battre impéra- tivement le Cara (2ème avec 6 points), au risque de voir leur rêve s’envoler comme leur compatriote l’ASEC Mimosas, battu par le Raja de Casablanca sur le score de 4 buts à 0.

Le quintuple ballon d’Or Cristia- no Ronaldo devra payer au fisc espagnol 18,8 millions d’euros.

Verdict confirmé par le parquet de Madrid, qui poursuivait l’at- taquant portugais pour fraude fiscale. Il est accusé d’avoir dissimulé au fisc 14,7 millions d’euros générés par ses droits à l’image à l’aide d’un mon- tage via des sociétés basées à l‘étranger.

À 48 ans, Faouzi Benzarti a été nommé sélectionneur de l’équipe nationale de football de la Tunisie, le dimanche 29 juillet, en remplacement du démission- naire Nabil Maâloul. La Fédéra- tion tunisienne de football (FTF) a précisé que le nouvel entraî- neur des Aigles de Carthage avait signé un contrat de deux ans renouvelable.

a. N.

CARTONS DE LA SEMAINE

L

e 19 août prochain, le Williamsville Athletic Club (WAC) d’Adjamé pren- dra l’avion pour le Congo, avec pour objectif de battre le Cara de Brazzaville et d’obtenir son ticket pour les quarts de fi- nale de la Coupe de la Confédération afri- caine de football (CAF). Ce sera une pre- mière dans l’histoire de cette jeune équipe à ce stade de la compétition. Deuxièmes de leur groupe la semaine dernière, les hommes du Président Aboubacar Koné ont pris la tête de la Poule C lors de la

Coupe CAF Les Guêpes encore en lice

L’équipe du WAC continue de surprendre le monde sportif ivoirien.

Les athlètes ivoiriens à nouveau sous les feux des projecteurs.

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Références

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