i/CN.14/L • 248 13 feV'rier 1965 FRLK9AIS seuloffi8ut
I NATIONS Ut\IIES
CONSEIL
ECONOMIQ~E:
ET SOCIAL
. /.. i'·"
Disbr ,
LI/IiITEE
COIoIML oION ECONOIviIWE POUR LIAFRI:;jUE Soptieme session
Na~robi, 9 - 23 fevrier 1965
Po irrt
5
de llordre du jourDOCUMENTS OFFICE
, J LE i~ Dif Y
INTERVENTION DE MONSIEUR JEAN DIAILO, DELEGUE OBSE~VATp.uR DE LA
CONFERENCE INTERJ'IA'rnNALE DBS SYNDICATS' CHRETIENS
,
r
Mon~i8ur Ie Presidont, Mon0ieur Ie ~ecretairs oXecutif de la CEA, Honorables delegues,
Au nom de mon Organiciation, je vous adresse meS vivG~ felicitation~
pour votre election :j la tete de cette honorable A~s"mblee,. ainsi ClUle. vas collaborateurs 100 Vice-preQidents.
Ces felicitatLo n., vont aus sa
a.
l:'don ...Jicul' Ie Sccretaire executif de LaCEA et
a
tous Le s fonct Lo nnair-a.. pour 1", belle performance quIils ont accomplie on permettanta
la septieme Conferonco do travailler dans de bonnes conditions.Enfin, jOJalue Ie Venerable Pr~sident du Kenya, !.lonsieur J.omo
Kcnyatta, qui poursuit actuellement un effort inlaasable pour restaurer la ptix ~u Congo.l_ j IY a s ao c a e Le GouvernGffient et Le Pouplo du lCenya et les
f,nici to pour Ie bon accueil qu' ils ont reserve aux participants de la
, "
Conference.
l',onsieur Le Pre~ident, Honorables dtHeguea.
CIOJt la trolsieme t'ots quo jlai l'honneur de part ac i.pcr- aux Confer,:ncc,,, de la CEA et d'y re)re~entor mon Organisation. Depuis .La Gixieme reunioll '1 Addis~Abeba en mars 1964, de grands evenementG economiqu~s et sociaux ont jalonne 1e laps de temps qui nous a separe de Ia presente conference. II s'agit notamment,
N65-130
1.-~.c.·-
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do 11\ CanferOllo..]jiond.i.&lo_duG~~<itduo~~""~-{hmWo do mars ~ juin
d.~
ia~o~.fe-I"Ol1CO
~ L~gos on novembre e1964
de la Conference de3 planiiicateurs africains 11 Dakar en novembre 1964 de la 2eme Corif'er'cnc o regionale africaine de l'OIT enmovembre 1964
a
Addis-Ababa
"'.
de diverses conferences pour Le regroupement; des eco-nomie3. cu La cr:eation de marches communs africains sous-regionaux
de greves dans un certain nombre d'Etats africains contre la stagnation du pouvoir d'achat ou Ie blocage de3 salaires.
, ' '
On pe uf dGe doric , quel'.ann~e1964 a mis 11 la d ispo si tionde La CEA et de sa septieme Conference, une 30mme con~icierable d'enseignements, de recommandations ou d'accorcis dont 11 exploitation ne doit 30uffrir d'aucune hesitaiio~ ni d'ater~oiements. Cas deux organisms3 pcuvcnt par conse~uent s'orienter vers la r~ali~ationde .. perapectiv83 fixeos par les precedentes conferences d.e la CEA, do sos o r-gani ame.s s1;1b6idiaires at ~e~: or-gani s a.t i.one specialiseed de" Nations Unies en di~ection !ie 1~Afrique.
I • EN CE Q,UI CONCERNE LA CO~-FERENCE IilONDIALE cUR LE COm;ERCE ET LEDEVELOPPEKENT
L'avan~age de oetta c o nf r-ontation universelle est qu1elle.a perqlis l!,,)t~r
la premiere fois dan.s l'histoire de.s relations economiques_.internationa).. c, une explication au vu et au su du monde entier, entra Le.s geants, les tenet
de P;~conclin!e'itiondiale'appe16s PAY;; mVELDPPE3 ou n!DU~TRIALISES, et c ou.:
qui nlen sont vqutau de'marrage de leur or-oi s s anc e ou de leur devilloppement, appe I e s PAYS e;QUS DEVELDPPES - ElJ VOIE'DE DEVELOPPEilGNT oJ enco re TIERS ;,Of l' Nous navons pas dechoix dans c e s trois appellations qui au de meur-arrt OTI"G"E"
meme signification quant au fond.
La Conference a ete egalemel?-t uno occ a aiorr pour I' ens emb'l e des 77 pay u participants du TIERS MONDE, dep~se~ categoriquement et en termed precis, non s culement lec' qUG3t Lone des relations co mme.rci.e.Le.s , mai s p.Lu.. part i cu'; is-- rement les
probleme~
du develop-:>en;;ntacc~16rE§
de Laur, economies, de 10,,:'indu8tri~lisation, de La reali3ation des imper'!tif;J sociaux qui se p,ossnt. 9.
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eux etqui dependent tres etroitement de l'evolution du commerce international.
Ilan'ont pas manque. de denoncer d'une,part, la politique monopoliate que les paYd induatrialises
,
~ratiquent sur les marches et les prix tant des produita de baae de to ute nature, que des produits manufactures necesaaires aux pays en voie de developpement, et d'autre part, les fluctuationsvolontairesjconstanteo de~prix et de la demande, led goulots d'etranglement crees au commerce exterie~ des pays s6~s-deveioppesen matiere de produits de ba~e, de pr-odui ts manufactures
ei a
la realisation de leurs plansd'industiialisation.
Cette attitude exigeait en consequence la revision .d'urgence d~s
rapporta politiques et econQmiques entre pays developpes. et en voie de .Mveloppement quidoivE!nt desormais se derouleJ; surune bas e d'egalit~.et
d'equite. Le Tiers Monde l'a entrepris en donnant une orientation .nouvelle et irreversible
a
l'histoire economique du monde. Les pays developpes ont slors apprecie Le role. de .ce groupe dans I' etablisdement d'un equilibre economique mondial, gage de paLx et de bonnes relations: ;i.nternationa1os.Mais,ce que noua dep1orons, c'est que 1a question fondamenta1e de la Conferenc". qui etai t 1e DEVELOPPEMENT ECON01.:IQUE ];T ,OCIAL DU TIER:, MONDE, et qui devait donc etre largement debattue avant de passer aux relations
commerciales, ne l'a ete en fait que auperficiellement. On s'est plut8t cantonne aUX problemes du commerce, qui a eu l'inconvenient de diviser le8 participants, Ce qui peut avoir ded consequences graves sur la recherche des solutions.
II .s er a.L t souhai table qu ' avant la prochaine reunion de la Conference mondiale du commerce et du developpement en 1966, Ie groupe des Etats
Africains membres de la CEA etudie et adopte un projet de charte qui serait defendue par tous.
La
charte pourrait expoaer de fa90n precise l'ensemble de" problemes du developpement economique et social du Continenta
partir des perspectives fixees en comm~ lors des differente~ conferences de l~ CEA.Elle ferait de s propo si,tiona sur la nature, Le deroulement de.~. relation"
econom;i.ques entre paye developpea et pays en vole de developpement; sur les
methodes d'organisation rationnelle du marche mondial qui devront garantir
. I'·
l'equilibre du jeu de l'offre et de 180 demande, et 3ur les moyens techniques, . finanCier", it mettre
a:
113. di ,poSi tion des pays en 'voie de developpement pourLes aider dans leur" efforts de ;;d~,jelo'ppement et d'industrialisation.
Dan., les sous commi.s .ions prevue~ par 180 Conference mondiale, il serai t indique qu'une commission speciale de.s produi ti; de ba.se soi t creee et que les
producteur~.organisesparticipent
a
ses travaux. Leo conferences d~ ce genre doivent deboucher en effet sur des chose~ ccncretes, sur des ac~uis et non plus sur de, compromis aleatoires. Nous citons par exemple: une reglementation de, relations economiques internationales applicablea
tou;; les pays, 180creation d'organisoes dispo-'ant de pouvoirs et de moyen., suf'f'Lsant s pour faire des enquete~, des etudes et,dresser des statistiques sur les marches et 113.
consommation mondiale,
",. de 180 con.sonmat i.on ,
afin d'arriver
a
l'harmonisa.tion de 180 produdtion etII. EN CE CCDI C(;NC.~IDTE LA CONFERENCE DE, PLANIHCATEUR, AFRICAlNS QUI S'EST TENUE A DAKAR EN NOVEi4BRE1964
'Nous avions depose au s~cretariat'de 113. Conference quelques jours avant
s~ cloture, une note contenant un certain nombro de suggestions sur les divers aspects que devait revetir 180 planification dans nos Etats • 'Elle a et6revisee et un'exemplaire a ete adresse au secretariat de 180 CEA.' NOus vous l' enverrcna des que pos si ble et no ua rscuhaa tons qu ' elle trouv",' un bon accueil aupr~s des gouvernements.
Les grandee lignes de cette note -,ont les suivantes:
D'abord une option de tous les Etats Africains en faveur d'une planification integrant et o~ganisant l'ensemble des activites economiques nationales.
Nous avons dit qu'e11edevait etre revolutionnaire en s'attaquant resolument, en readaptant et en,orientant les structure", les in~titutions
economiques et les mentalites icvues de 1a coloni-'ation vers 180 reali~ation
des imperatifs du developpement; democratique et humanitaire aussi, par 113.
'participation effective des forces productrices du pays; groupements profevsionnels ~conomiques et cooperatifs, travailleurs et paysans. C'est
f
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d'ailleur" en falsant participer Ces derniers ( travailleur3 et paysan,,) B.
l'elaboration, B. l'execution et au ccnt.rS.l e des p l ani etablis sur la··base des donnees des teeJ!mic,iens et des experts, que Le G.eclenchement d ' une
veritable poli tiquede developpemen:; G- laquelle partioipera toute la nation et dans laquelle Ie peuple sera,lui-meme l'agent de son pro pre developpement, sera possible.
En enumerant les taches de la planifi8ation, nous avons mis l'actent sur La necessite de develop;)or et de diversifier l' 9conomie de subsi i-t.anc e , pour pallier aux cofits onereux d ' importa tion des memes denrees. Cet te economie
,11". <levant pas consti tuer toutefoia I' essentiel de toute I' activi te nati ona.Le ,
nous avons "uggere que les taches debordent notamment:
sur la reorgani~ationet la modernisation de .l'agriculture de marohe , de I' elevage de la peche et "ur La coordination de ces trois ac ti vi tes ,qlli peuvent outre donner naisaancc
a
une .indu~triali~ationd.Lve.rs i f'Le e et puissante, mais creer des emplois nouveaux at contribuor B. la lutte contre Ie chomage eu Ie sous-emploi.sur l'inm> trialisation,par la transformation systematique des matieres
premieres de toute na tur e en produits finis et .semi~firiis pou~·le commerce in- terieur, interafricain et inteTr.ational. :':
l'iais etant donne I a c r i c e actuc Ll e que. tra.ver.je l'industr.ia1isation,du Continent afrlcain
a
causo des concurrences entre Etatd, de la-creation, d'indu.... tries de pre~tige et de L!as.phyxie pz-ovo c ue e. par lev-". industries et les marches des PB.Y.s developpe", nous avons e"time qUG ·la coor da nat rcn , I'harmoni"a tien de~ plan,,, d!indu~..trial Ls a ti'·,n na tionales ou sous-regionales' ."devraient desormais etre una. .realite e.tinon de;.;) sauhaits au des, voeux pieux.
, .' .
Nous avena p e n.s e aux p rob.Le'me s de" marches, mais aussi B.,'la nece3si te de :r~organiser, de developper p ana.l Le.Lement -Lee infrastruQtures. de base phyaiques, sociales, sanitaires, le0 transport", les telecomrnuqications qui
, . - '
conotituent un des acce1erateurs du developpement economique national et des ,divers marches.
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•
'La pro b.Leme des Dalaires et rles r-evenue a au., ....i retEJDU notre attention; ,.
no us estimons qu'iL jouent un role Lz-r-emp.LacabLe dans Le dev"loppement
economi'lue et social,' dans la stimuiation de la production et la consommatLon de tous les bi ens pr o uui td par Les Lndus tr ios locales ou .impo rtee s ,
Do, sac r if ac e s sont dcmand.e s
a
la Nation, dan, Le domaine q..e.s salaires et ded revenu3, ceux-ci doivent otro eouit~blement repartis en tenant compte des moi n., pourvus et de la necesJi tee
etablir un e'luili bre dans larepartition ded biens.
Une stagnation prolongee de3 rev~nus, une mauvaise utilisation des sacrifices du peuple peuvorrt devenir d,:mgereu;"".pour la stabili te pol iti que at 80ciale nationule.
Vous avez d ' ai Ll eur, dan; vas. in terventions tant en seance pleniere que dans Le. com.ui sa rons , mani f'e ste la bonne vo Lcri te de , Etats de reoherchor lea mei.Tl eur-e s ao l uto on.. aux pz-o b.l erne s de .sa l a.ir e e, des revenus at de niveau de vie.
Face
a
la deterioration de~ term8, de l'echange entro nos pays et Jes pays developpe0, nous aVOns enre:-;i.tre avec satisfaction la determination unanime de tous 180 Etat3 africains'membrea de la CEri de 'developp~r les echanges commerciaux in~eretats, pour la co neti t uti on de marches sous- regionaux plus larges,. mi aux decoupes geographiquement et economiquement.Cependant, il,Y aurait lieu de prevoir des, institutions pour pallicr aux effets des fluctuations dec; COurQ mondiaux des p rodujts de base et des
produ~ts manufactures necessaires ;, notre developpement, au plan national et au plan interafricain, de mome que les circuits de distribution
et
Ie.., . . '
commerce invidible devraient etre reVUl at restructures. Naus avons fait des proposition" dans c o domaine dans la note aux planifioateurs africains.
De belle, persRectivea s'ouvrent donc pour Ie futur Marche commun africain ~u1 prendra corps et vie dans un aven~r tres proche.
Monsieur 18 Pre2,i(:.ent, Eono r-ab l o., (~:"elegue~J CI e st sur cet te no.t o optimiste que nous souhaitons