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Centrale, PC, 2020 Biomimétisme

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(1)

Sujet d’entrainement 9 bis – Semaine du 22 au 26 mars

La première partie ( questions Q1 à Q15 a fait l’objet d’un devoir à la maison)

Centrale , PC , 2020

Biomimétisme

I-Etude d’un catalyseur bifonctionnel

I.A. Etude cinétique de la mutarotation du glucose , avec ou sans catalyse I.A.1) Hémiacétalisation du D-glucose

Q1. Rappel : le mécanisme d’une réaction est constitué de la succession des étapes élémentaires permettant de passer des réactifs aux produits . En chimie organique , la description du mécanisme doit faire

apparaitre les transferts des doublets d’électrons à l’aide de flèches courbes . L’hémiacétalisation du glucose admet pour équation bilan :

OH HO

HO

OH

O OH

OH

HO OH

OH OH

O

Mécanisme : on note H+ le catalyseur acide 1.Addition électrophile de H+ :

OH HO

HO

OH

O OH

H

OH HO

HO

OH

O OH

H

OH HO

HO

OH

O OH

H

2. Addition nucléophile

OH

HO OH

OH OH

O OH

HO

HO

OH

O OH

H

H

Remarque : cette addition nucléophile n’est pas stéréosélective , d’où l’obtention des 2 stéréoisomères qui font l’objet des questions suivantes .

3 . régénération du catalyseur

OH

HO OH

OH OH

O

H

H

OH

HO OH

OH OH

O

+

Q2 . L’hémiacétal est le produit de la réaction, sa formule est représentée ci-dessus et sa formule plane est :

OH

HO OH

OH OH

O

Q3. Les deux stéréoisomères différent par la position du groupe HO généré lors de la réaction :

(2)

OH

HO OH

OH OH

O

OH

HO OH

OH OH

O

HOH2C O

HO HO OH

OH

O HOH2C

HO HO OH

OH

Q4. Pour le stéréoisomère présentant un groupe OH en position axiale , il se développe des interactions 1,3 - diaxiales déstabilisantes . Le stéréoisomère le plus stable est alors celui pour lequel tous les substituants se trouvent en position équatoriale.

HOH2C O

HO HO OH

OH Stéréoisomèreleplusstable

I.A.2 Equilibre entre les deux stéréoisomères cycliques du D-glucose

Q5. Exemple de question ouverte : pour ce type de question , ce qui importe c’est la présentation précise et rigoureuse de la démarche utilisée pour obtenir une réponse .

Cette démarche doit faire apparaitre les différentes compétences exigibles .

« S’approprier – Analyser »

▪On considère le système chimique siège de l’équilibre en solution aqueuse entre les deux formes

O HOH2C

HO HO OH

OH

HOH2C O

HO HO OH

OH

α- D -

glucopyranose β-

D -

glucopyranose

Par définition , la constante d’équilibre s’exprime selon : 𝐾𝐾° =𝑎𝑎(𝛽𝛽−𝐷𝐷−𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑎𝑎𝑛𝑛𝑔𝑔𝑛𝑛𝑒𝑒) 𝑎𝑎(𝛼𝛼−𝐷𝐷−𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑎𝑎𝑛𝑛𝑔𝑔𝑛𝑛𝑒𝑒)

On suppose les solutions aqueuses infiniment diluées : :

𝐾𝐾° =[𝛽𝛽 − 𝐷𝐷 − 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔]

[𝛼𝛼 − 𝐷𝐷 − 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔]

On note C0 la concentration molaire du stéréoisomère initialement introduit et xe l’avancement volumique de la réaction considérée à l’équilibre .

Compte tenu de l’hypothèse retenue ( forme ouverte négligeable) : C0 = [β-D-glucopyranose] + [α-D-glucopyranose ]

Par ailleurs , pour l’expérience où le stéréosiomère introduit est le α-D-glucopyranose , un bilan de matière conduit à

[α-D-glucopyranose ]= C0 –xe [β-D-glucopyranose ] = xe Soit 𝐾𝐾° =𝐶𝐶𝑥𝑥𝑒𝑒

0−𝑥𝑥𝑒𝑒

La détermination de K° suppose donc de déterminer la valeur de l’avancement xe : il faut la relier à la grandeur mesurée .

▪D’après la loi de Biot , le pouvoir rotatoire d’une solution contenant les deux stéréoisomères s’exprime – en tenant compte des unités indiquées - selon :

(3)

α = [α]α l [[α-D-glucopyranose ]M + [α]β l [[β-D-glucopyranose ]M (M : masse molaire commune aux 2 stéréoisomères)

« Réaliser »

On a α = [α]α l ( C0 – xe ) M + [α]β l xe M On en déduit 𝑥𝑥𝑒𝑒 =𝑀𝑀 𝑔𝑔 ([𝛼𝛼]𝛼𝛼−[𝛼𝛼]𝛼𝛼𝛽𝛽 𝑔𝑔 𝐶𝐶 −[𝛼𝛼]0 𝑀𝑀𝛼𝛼 )

A.N. α = 10,5 ° , l = 2 dm , M = M ( C6H12O6) = 180 gmol-1 xe= 3,54 . 10-4 molL-1

K° = 1,75

I.A.3 ) Etude cinétique de la mutarotation du glucose . Q6. ..A nouveau une question ouverte

« S’approprier – Analyser »

▪La détermination des constantes k1 et k-1 suppose de déterminer l’expression du pouvoir rotatoire en fonction du temps α ( t) et de confronter l’expression obtenue aux résultats expérimentaux à l’aide d’une représentation graphique .

Par analogie à la question précédente on introduit – en plus de C0 et de xe - l’ avancement de la réaction x à un instant t .

▪D’après la loi de Biot , le pouvoir rotatoire à un instant t s’exprime selon α = [α]α l ( C0 – x) M + [α]β l x M

▪ Déterminer l’expression de α en fonction du temps revient alors à déterminer l’expression de x en fonction de t , ce qui relève du traitement cinétique du système .

On adopte la méthode classique :

1) Etablir l’équation différentielle vérifiée par x : cette équation se déduit de l’identification des 2 expressions de la vitesse : définition et loi de vitesse liée au mécanisme proposé .

2) Résolution de cette équation .

On peut aussi choisir d’exprimer directement l’équation différentielle vérifiée par α ( voir 3 ème méthode ci-dessous)

« Réaliser »

▪ Par définition , la vitesse s’exprime par 𝑣𝑣= 1𝑉𝑉𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑑𝑑𝑥𝑥𝑑𝑑𝑑𝑑 ( expression liée à l’aspect macroscopique , équation bilan)

▪On a x = [β-D-glucopyranose ] ; d’après le mécanisme proposé 𝑑𝑑𝑥𝑥

𝑑𝑑𝑑𝑑 =𝑣𝑣1− 𝑣𝑣−1 (expression liée à l’aspect microscopique) 𝑑𝑑𝑥𝑥

𝑑𝑑𝑑𝑑 =𝑘𝑘1(𝐶𝐶0− 𝑥𝑥)− 𝑘𝑘−1𝑥𝑥

▪L’équation différentielle vérifiée par x s’écrit : 𝑑𝑑𝑥𝑥

𝑑𝑑𝑑𝑑 + (𝑘𝑘1+𝑘𝑘−1)𝑥𝑥=𝑘𝑘1𝐶𝐶0

▪Résolution de l’équation différentielle

1ère méthode : on reconnait une équation du premier ordre avec second membre constant , la solution générale se met sous la forme x = xpart + xhomogène

On pose k = k1 + k-1 , xhomogène = A exp( -kt) et 𝑥𝑥𝑔𝑔𝑎𝑎𝑔𝑔 =𝑘𝑘𝑘𝑘1𝐶𝐶0

1+𝑘𝑘_1 = 𝑘𝑘1𝑘𝑘𝐶𝐶0 En utilisant la condition x( t=0) = 0 : 𝑘𝑘1𝐶𝐶0

𝑘𝑘 +𝐴𝐴exp(−𝑘𝑘𝑘𝑘) = 0 , on obtient finalement : 𝑥𝑥=𝑘𝑘1𝐶𝐶0

𝑘𝑘 [1−exp(−𝑘𝑘𝑘𝑘)]

(4)

2ème méthode : pour les réactions équilibrées , il est intéressant d’introduire l’avancement à l’équilibre . L’état d’équilibre est caractérisé par une absence d’évolution , ce qui se traduit mathématiquement par

�𝑑𝑑𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑘𝑘�

𝑒𝑒𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒 = 0 ,𝑔𝑔𝑔𝑔 �𝑑𝑑𝑥𝑥 𝑑𝑑𝑘𝑘�

𝑒𝑒𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒+ (𝑘𝑘1+𝑘𝑘−1)𝑥𝑥𝑒𝑒𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒= 𝑘𝑘1𝐶𝐶0

𝑥𝑥é𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒 = 𝑘𝑘1𝐶𝐶0

𝑘𝑘1 +𝑘𝑘_1 =𝑘𝑘1𝐶𝐶0

𝑘𝑘

En reprenant la notation xe pour xéquilibre L’équation différentielle se reecrit : 𝑑𝑑𝑥𝑥

𝑑𝑑𝑘𝑘 + (𝑘𝑘1+𝑘𝑘−1)𝑥𝑥= (𝑘𝑘1+𝑘𝑘−1)𝑥𝑥𝑒𝑒 𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑑𝑑𝑥𝑥

𝑑𝑑𝑘𝑘 +𝑘𝑘(𝑥𝑥 − 𝑥𝑥𝑒𝑒) = 0 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑠𝑠𝑘𝑘 𝑑𝑑𝑥𝑥

𝑑𝑑𝑘𝑘 = − 𝑘𝑘(𝑥𝑥 − 𝑥𝑥𝑒𝑒) Apres séparation des variables , par simple intégration on obtient alors

� 𝑑𝑑𝑥𝑥

(𝑥𝑥 − 𝑥𝑥𝑒𝑒)

𝑑𝑑=𝑑𝑑

𝑑𝑑=0 =− � 𝑘𝑘𝑑𝑑𝑘𝑘𝑑𝑑=𝑑𝑑

𝑑𝑑=0

Ln │( x-xe)│ – Ln│- xe │= - kt : on retrouve x = xe [ 1 – exp(-kt) ]

▪Expression de α en fonction de t : on reporte l’expression de x dans celle de α ...

α = [α]α l ( C0 – x) M + [α]β l x M

Or α0 = [α]α l C0 M : α = α0 + ( [α]β - [α]α) l M x Et : αe = α0 + ( [α]β - [α]α) l M xe

On en déduit

α- αe = ( [α]β - [α]α) l M (x- xe) ou 𝛼𝛼 − 𝛼𝛼𝑒𝑒 = 𝛼𝛼𝑒𝑒𝑥𝑥−𝛼𝛼0

𝑒𝑒 (𝑥𝑥 − 𝑥𝑥𝑒𝑒)

𝜶𝜶 − 𝜶𝜶

𝒆𝒆

= (𝜶𝜶

𝒆𝒆

− 𝜶𝜶

𝟎𝟎

) [𝐞𝐞𝐞𝐞𝐞𝐞(−𝒌𝒌𝒌𝒌)]

3ème méthode : on peut chercher à exprimer directement l’équation différentielle vérifiée par α : A partir des expressions :

α = [α]α l ( C0 – x) M + [α]β l x M α0 = [α]α l C0 M :

αe = α0 + ( [α]β - [α]α) l M xe et xe = k1C0 / k

On obtient α - α0 = ( [α]β - [α]α) l M x = ( αe - α0) x / xe : 𝑥𝑥= 𝑥𝑥𝑒𝑒𝛼𝛼𝛼𝛼−𝛼𝛼0

𝑒𝑒−𝛼𝛼0

D’où 𝑑𝑑𝑥𝑥

𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝛼𝛼𝑥𝑥𝑒𝑒

𝑒𝑒−𝛼𝛼0 𝑑𝑑𝛼𝛼

𝑑𝑑𝑑𝑑 et 𝑑𝑑𝑥𝑥

𝑑𝑑𝑑𝑑+ (𝑘𝑘1+𝑘𝑘−1)𝑥𝑥=𝑘𝑘1𝐶𝐶0 équivaut à 𝑥𝑥𝑒𝑒

𝛼𝛼𝑒𝑒−𝛼𝛼0 𝑑𝑑𝛼𝛼

𝑑𝑑𝑑𝑑+ (𝑘𝑘1+𝑘𝑘−1)𝑥𝑥𝑒𝑒𝛼𝛼𝛼𝛼−𝛼𝛼0

𝑒𝑒−𝛼𝛼0 = 𝑘𝑘1𝐶𝐶0

𝑑𝑑𝛼𝛼

𝑑𝑑𝑘𝑘 +𝑘𝑘𝛼𝛼= 𝑘𝑘1𝐶𝐶0𝛼𝛼𝑒𝑒− 𝛼𝛼0

𝑥𝑥𝑒𝑒 +𝑘𝑘𝛼𝛼0 = 𝑘𝑘(𝛼𝛼𝑒𝑒 − 𝛼𝛼0) +𝑘𝑘𝛼𝛼0 𝑑𝑑𝛼𝛼

𝑑𝑑𝑘𝑘 +𝑘𝑘𝛼𝛼= 𝑘𝑘𝛼𝛼𝑒𝑒

Quelle que soit la méthode , il est impératif d’établir l’équation différentielle vérifiée par x et de connaitre xe

▪Exploitation des résultats expérimentaux

L’état d’équilibre est nécessairement observé au bout d’un temps infini : on considère ici que pour t = 3600 s , l’équilibre est effectivement atteint , soit αe = 19°

On trace les variations de Ln(α-αe) en fonction de t.

(5)

On obtient une droite : le modèle est validé et le coefficient directeur s’identifie à – k = - ( k1+ k-1) Soit k1 + k-1 = 2,58.10-3 s-1

Pour déterminer les valeurs des deux constantes , il faut revenir que l’état d’équilibre : On a caractérisé l’état d’équilibre par �𝑑𝑑𝑥𝑥𝑑𝑑𝑑𝑑

𝑒𝑒𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒𝑒𝑒𝑔𝑔𝑒𝑒 = 0 , ce qui a conduit à 𝑥𝑥𝑒𝑒 =𝑘𝑘1𝑘𝑘𝐶𝐶0 Et d’autre part αe = α0 + ( [α]β - [α]α) l M xe

A.N. ae = 19,0 ° M = 180 gmol-1 C0 = 1,01.10-3 molcm-3 : xe = 6,48.10-4 mol et k1 = 1,655.10-3 s-1

k1 = 1,65.10-3 s-1 , k-1 = 9,25.10-4 s-1

Correlation avec la question précédente On a 𝑑𝑑𝑥𝑥

𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑣𝑣1− 𝑣𝑣−1 =𝑘𝑘1[𝛼𝛼 − 𝐷𝐷 − 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔]− 𝑘𝑘1[𝛽𝛽 − 𝐷𝐷 − 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔]

L’équilibre est caractérisé par

Soit 𝑘𝑘1 [𝛼𝛼 − 𝐷𝐷 − 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔]𝑒𝑒𝑒𝑒− 𝑘𝑘1[𝛽𝛽 − 𝐷𝐷 − 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔]𝑒𝑒𝑒𝑒 = 0 : 𝐾𝐾° =[𝛽𝛽 − 𝐷𝐷 − 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔]𝑒𝑒𝑒𝑒

[𝛼𝛼 − 𝐷𝐷 − 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔]𝑒𝑒𝑒𝑒 = 𝑘𝑘1

𝑘𝑘−1

A partir des valeurs de k1 et k-1 on obtient 𝑘𝑘1

𝑘𝑘−11,78 , ce qui est compatible avec la valeur K° = 1,75 I.A.4 Catalyse acido-basqiue de la mutaritation du glucose

Q7. Conformément à l’énoncé , on peut identifier k à la constante de de vitesse sans catalyse

kh[H3O+] à la constante de vitesse avec une catalyse acide kw[HO-] à la constante de vitesse avec une catalyse basique Q8.En solution aqueuse , à l’équilibe , on a [H3O+][HO-] = Ke

En posant h = [H3O+] , la constante de vitesse peut se reécrire 𝑘𝑘 = 𝑘𝑘0+𝑘𝑘 ℎ+ 𝑘𝑘𝑤𝑤𝐾𝐾𝑒𝑒°

ℎ D’où

𝑑𝑑𝑘𝑘

𝑑𝑑ℎ = 𝑘𝑘− 𝑘𝑘𝑤𝑤𝐾𝐾𝑒𝑒° ℎ2 La constante passe par un extremun pour dk/dh = 0 :

𝑑𝑑𝑘𝑘

𝑑𝑑ℎ = 0 ⟺ 𝑘𝑘− 𝑘𝑘𝑤𝑤𝐾𝐾𝑒𝑒°

2 = 0⟺ ℎ2 =𝑘𝑘𝑤𝑤

𝑘𝑘𝐾𝐾𝑒𝑒° 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑠𝑠𝑘𝑘 𝑔𝑔𝑝𝑝= 1

2𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 �𝑘𝑘𝑤𝑤 𝑘𝑘�+ 1

2𝑔𝑔𝐾𝐾𝑔𝑔

Pour cette valeur de pH , la valeur de k est minimale , ce qui peut se traduire par une efficacité minimale de de la catalyse à ce pH .

(6)

I.B. Propriétés acido-basiques et forme tautomère de la 2-hydroxypyridine .

Q9.Les propriétés acides sont liées au groupe hydroxyle , les propriétés basiques à l’azote :

… « acide 102 plus faible que le phénol » se traduit par Ka = Ka(Phénol)/ 102 soit pKa = 11,9

« base 104 plus faible que la pyridine » se traduit par Kb = Kb (pyridine)/104 soit Ka =Ka (pyridine) .104 ou pKa= pKa (pyridine) - 4

Q10. A partir des indications , on peut proposer la formule suivante pour la 2-pyridone :

N OH

NH O

1a 1b

Q11. Les grandeurs thermodynamiques fournies étant les enthalpies standard de dissociation , on fait un bilan des liaisons rompues et formées lors du passage de l’isomère 1a à l’isomère 1b.

rH° = ∆dissH° ( H-O)+ ∆dissH° (C-O) +2∆dissH° (C=C) + 2 ∆dissH° (C-C) + ∆dissH° (C=N) - 2∆dissH° (C=C) -2 ∆dissH° (C-C)- ∆dissH° (C-N)-∆dissH° (C=O) - ∆dissH° (N-H)

rH° = ∆dissH° ( H-O)+ ∆dissH° (C-O) + ∆dissH° (C=N)- ∆dissH° (C-N)-∆dissH° (C=O) - ∆dissH° (N-H) A. N. rH° = + 17 kJmol-1

La proportion relative des 2 formes peut se déduire de la constante d’équilibre : En phase gaz : 𝐾𝐾° =𝑃𝑃𝑃𝑃1𝑏𝑏

1𝑎𝑎 =𝑛𝑛𝑛𝑛1𝑏𝑏

1𝑎𝑎

Par ailleurs , K° est définie par ∆rG° = - RT Ln K° et on a ∆rG° = ∆rH° - T ∆r

Or , compte tenu de la stoechiométrie de la réaction , la transformation chimique de 1a en 1b ne

s’accompagne pas d’une modification significative du désordre. On peut alors négliger le terme entropique devant le terme enthalpique , ce qui revient à ∆rG° ≈∆rH°.

Ainsi , dans le cadre de cette approximation , on peut déterminer la proportion des deux isomères ; il faudrait aussi la valeur de la température …

Cependant la valeur positive de ∆rG° permet prévoir que la réaction est favorisée dans le sens indirect et donc que la forme 1a est thermodynamiquement la plus stable .

Q12. D’après la figure 4 , on observe pour la 2-hydroxypyridine un maximum d’absorption à 303 nm caractéristique de la forme pyridone . On n’observe pratiquement pas le maximum d’absorption à 274 nm carctéristique de la forme lactime ( 1b) .

Par conséquent on peut considérer que dans le chloroforme , l’hydroxypyridine existe essentiellement sous la forme pyridone : l’équilibre est fortement déplacé vers la forme 1b .

On peut noter que ces observations sont communes à toutes les températures , ce qui est compatible avec un terme T∆rS° négligeable

1,3 11,9 pH

NH OH

N OH

N O

(7)

I.C. Activité catalytique bifonctionnelle de la 2 -hydroxypyridine

Q13.Le phénol intervient par ses propriétés acides , la pyridine par ses propriétés basiques . Q14. La mutarotation du TMG peut être modélisée par l’équation bilan :

O

OMe

OMe HO

MeO HO

O

OMe

OMe HO

MeO HO

Mécanisme :

O

OMe

OMe HO

MeO N HO

O H

N O HO

OMe

OMe HO

MeO HO

+

Formes mésomères :

N O

N O

HO

OMe

OMe HO

MeO N O

O

H NH

O

+ HO

OMe

OMe HO

MeO O

N O

HO

OMe

OMe HO

MeO HO N

O

+

N OH

O

OMe

OMe HO

MeO HO +

Q15. La catalyse par la pyridine seule (basique ) est plus efficace que la catalyse par le phénol seul ( acide) . Le mélange des 2 – phénol et pyridine-a un effet considérable : la vitesse est augmetée d’un facteur 3,5 ( 6,1/1,3 ou 6,7 / 1,7).

Les résultats montrent que le catalyseur bifonctionnel est de loin le plus efficace : pour des quantités analogues de catalyseur , la vitesse est augmentée d’un facteur 3000/ 6,1 .

Enfin , le catalyseur bifonctionnel est très efficace même pour des quantités faibles

(8)

I.D. Méthylation de la 2-hydroxypyridine I.D.1) Alkylation des ions enolate

Q16. Il suffit d’écrire les deux formes mésomères de l’énolate : le carbone et l’oxygène encadrés sont les sites nucléophiles

C O H3C

H3C

propanone

O H2C

H3C

O H2C

H3C

Q17. Dans le cadre d’un contrôle orbitalaire , pour interpéter la réaction d’alkylation , l’interaction privilégiée à considérer est HO ( énolate ) – BV ( RX) , l’énolate étant le réactif nucléophile . La HO étant plus basse en énergie que la BV , elle s’identifie à l’orbitale d’énergie -2 eV .

La condition de recouvrement maximal entre ces deux orbitales frontalières conduit à uen fixation

préférentielle du groupe alkyle R sur le site ayant le plus gros coefficient dans la HO de l’énolate , c’est-à- dire sur le carbone .

En conclusion , sous contrôle orbitalaire , le produit PC est majoritaire

Pour favoriser la O-alkylation , la méthode usuelle consiste à pieger l’enolate . I.D.2) Synthèse de la 2-méthoxypyridine

Q18 . La transformation envisagée est modélisée par l’équation -bilan :

N OH

+CH3I +Ag2CO3

N OCH3

+AgI + AgHCO3

Hexane Solvant apolaire aprotique Faible solvatation de l’ion phénolate qui le rend bien nucléophile

CH3I Substrat

n ( CH3I)= 2* 2,28 / 141,9 = 32,1mmole

n(CH3I) > n ( HP) : CH3I en exces Ag2CO3 Rôle double

1) Rôle de base pour CO32- : par réaction acide base sur le groupe hydroxyle , on active sa nucléophilie

2) Précipitation des ions iodure sous forme de AgI , ce qui facilite la substitution nucléophile .

Q19. Le dichlorométhane entraine les traces de méthoxypyridine présentes en phase aqueuse vers la phase organique :il s’agit d’une extraction .

Le sulfate de magnésium anhydre permet de sécher la phase organique .

Q20 . La HP étant le réactif limitant , le rendement s’exprime selon ρ= 𝑛𝑛( 𝑚𝑚é𝑑𝑑ℎ𝑔𝑔𝑥𝑥𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑒𝑒𝑑𝑑𝑒𝑒𝑛𝑛𝑒𝑒 𝑓𝑓𝑔𝑔𝑔𝑔𝑚𝑚é𝑒𝑒) 𝑛𝑛 ( 𝐻𝐻𝑃𝑃)0

Soit r = 0,4 / 2,1 = 0,19 ou 19 % Cette valeur est plutôt faible .

(9)

I.D.3) Obtention de la N-méthylpyridone

Q21. La potasse alcoolique (potasse en solution dans l’éthanol) est un agent basique qui permet la déprotonation de la HP :

N OH

+ HO

N O

+ H2O

L’ion de type phénolate qui en résulte existe sous différentes formes mésomères :

N O

N O

N O

N O

L’interaction sous contrôle de charges entre cet ion et le cation K+ est privilégiée avec la dernière forme . Par ailleurs , compte tenu de la stabilisation d’un ion sulfate par mésomérie , le sulfate de diméthyle est une source potentielle de CH3+ , on peut envisager une réaction de type substitution nucléophile avec un

mécanisme de type SN2 :

N O

S O

O OCH3 O

H3C

bongroupepartant

N O

CH3

S O

O OCH3 + O

I.E. Etude cinétique d’une substitution nucléophile catalysée par la 2-hydroxypyridine .

Q22. Conformément aux indications , on envisage l’addition nucléophile de la piperidine sur le composé fluoré :

F CN

O2N

N

H F

CN

O2N NH

IR

Remarque : cet IR est stabilisé par les effets -M des groupes -CN et -NO2

Q23. Soit v la vitesse volumique de la réaction . Par définition , elle peut s’exprimer selon 𝑣𝑣= 𝑑𝑑[6]𝑑𝑑𝑑𝑑

▪Or d’ après le mécanisme A , on a 𝑑𝑑[6]

𝑑𝑑𝑑𝑑 =𝑘𝑘2[𝐼𝐼𝐼𝐼]

L’application de l’AEQS à l’intermédiaire réactionnel conduit à k1 [3] [Pip]=( k-1 + k2 ) [IR]

D’où 𝑑𝑑[6]

𝑑𝑑𝑑𝑑 =𝑘𝑘𝑘𝑘2𝑘𝑘1

2+𝑘𝑘−1[3][𝑃𝑃𝑠𝑠𝑔𝑔] , on introduit 𝑘𝑘𝑎𝑎𝑔𝑔𝑔𝑔 =𝑘𝑘𝑘𝑘2𝑘𝑘1

2+𝑘𝑘−1

▪De même , d’apres le mécanisme B , 𝑑𝑑[6]

𝑑𝑑𝑑𝑑 = 𝑘𝑘3[𝐼𝐼𝐼𝐼][𝑝𝑝𝑃𝑃] et k1 [3] [Pip]=( k-1 + k3 [HP] ) [IR]

D’où 𝑑𝑑[6]

𝑑𝑑𝑑𝑑 =𝑘𝑘𝑘𝑘1𝑘𝑘3[𝐻𝐻𝑃𝑃]

3[𝐻𝐻𝑃𝑃]+𝑘𝑘−1𝑘𝑘2[3][𝑃𝑃𝑠𝑠𝑔𝑔] , on introduit : 𝑘𝑘𝑎𝑎𝑔𝑔𝑔𝑔 =𝑘𝑘𝑘𝑘1𝑘𝑘3[𝐻𝐻𝑃𝑃]

−1+𝑘𝑘3[𝐻𝐻𝑃𝑃]

(10)

Ces expressions n’ont pas beaucoup d’intérêt : il faut considérer les 2 mécanismes simultanément et pas indépendamment ; on peut regretter la formulation maladroite de l’énoncé …

En considérant que les deux mécanismes se produisent simultanément , la vitesse de la réaction peut s’exprimer selon

𝑣𝑣 =𝑑𝑑[6]

𝑑𝑑𝑘𝑘 =𝑘𝑘2[𝐼𝐼𝐼𝐼] + 𝑘𝑘3[𝐼𝐼𝐼𝐼][𝑝𝑝𝑃𝑃]

L’application de l’AEQS à IR conduit à k1 [3] [Pip]=( k-1 +k2+ k3[HP] ) [IR]

En reportant l’expression de [IR] dans l’expression de v , il vient : 𝑣𝑣= �𝑘𝑘 𝑘𝑘2+ 𝑘𝑘3[𝐻𝐻𝑃𝑃]

−1+𝑘𝑘2+𝑘𝑘3[𝐻𝐻𝑃𝑃]� 𝑘𝑘1 [3][𝑃𝑃𝑠𝑠𝑔𝑔] , on peut poser 𝑘𝑘𝑎𝑎𝑔𝑔𝑔𝑔 =𝑘𝑘1 𝑘𝑘2+ 𝑘𝑘3[𝐻𝐻𝑃𝑃]

𝑘𝑘−1+𝑘𝑘2+𝑘𝑘3[𝐻𝐻𝑃𝑃] =𝑘𝑘1 1 1+𝑘𝑘2+𝑘𝑘3𝑘𝑘−1[𝐻𝐻𝐻𝐻]

Q24. On peut distinguer 2 cas :

𝑘𝑘−1

𝑘𝑘2+𝑘𝑘3[𝐻𝐻𝑃𝑃]≪1 : kapp ≈ k1 : le catalyseur n’a aucun effet sur la vitesse

𝑘𝑘−1

𝑘𝑘2+𝑘𝑘3[𝐻𝐻𝑃𝑃]≫1 : 𝑘𝑘𝑎𝑎𝑔𝑔𝑔𝑔 =𝑘𝑘𝑘𝑘1

−1 (𝑘𝑘2+𝑘𝑘3[𝑝𝑝𝑃𝑃]) ; le catalyseur aura bien un effet .

Q25. On se place dans le cas ou le catalyseur a un effet ; kapp est une fonction affine de [HP] et l’efficacité peut se déduire des valeurs du coefficient directeur et de l’ordonnée à l’origine :

𝑘𝑘2

𝑘𝑘3 =𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑓𝑓𝑓𝑓𝑠𝑠𝑔𝑔𝑠𝑠𝑔𝑔𝑔𝑔𝑘𝑘 𝑑𝑑𝑠𝑠𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑘𝑘𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑑𝑑𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔é𝑔𝑔 à 𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑔𝑠𝑠𝑔𝑔𝑠𝑠𝑔𝑔𝑔𝑔

Q26. D’après la loi de Beer Lambert , l’absorbance s’exprime selon A = ε l [6]

On pose C0 = [3]0 = 2,67 . 10-4 molL-1

Les conditions expérimentales utilisées permettent d’appliquer la dégénérescence d’ordre :

∀ 𝑘𝑘 [𝑔𝑔𝑠𝑠𝑔𝑔]≈[𝑔𝑔𝑠𝑠𝑔𝑔]0

Ainsi , d’après le modèle précédent v = kapp [3][pip] = k’app [3] avec k’app = kapp [pip]0

On en déduit l’équation différentielle vérifiée par la concentration de 3

−𝑑𝑑[3]

𝑑𝑑𝑘𝑘 =𝑘𝑘𝑎𝑎𝑔𝑔𝑔𝑔[3]

La résolution de cette équation différentielle conduit à [3]= [3]0 exp ( -k’app t) D’autre part , d’après la stoechiométrie de la réaction [6] = [3]0 – [3]

En conclusion : A = ε l [3]0 ( 1 - exp ( -k’app t) )

En fin de réaction supposée totale [6]fin = [3]0 , d’où A = Αfin ( 1 - exp ( -k’app t) )

Au début de la réaction , un développement limité de l’exponentielle à l’ordre 0 conduit à A ≈ Afin ( 1- (1-k’appt )) A Afin k’appt = Afin kapp [pip]0 t

Q27. La figure 10 semble bien indiquer que l’absorbance est une fonction linéaire de t , en accord avec la relation précédente .

Q28. On n’observe pratiquement pas d’évolution pour le coefficient directeur de la droite A (t) lorsque la quantité de HP évolue : kapp est indépendante de [HP] , HP n’est pas un catalyseur efficace .

(11)

II-Hydratation de l’acétonitrile catalysée par un complexe du zinc

II-A) Synthèse du ligand Rim4

Q29. Pour l’ion carbonate , on compte 4 + 3*6 + 2 = 24 électrons de valence , soit 12 doublets à répartir de façon à respecter la règle de l’octet :

C O

O O

C O

O O

C O

O O

D’après la théorie VSEPR , l’atome de carbone central est associé à une structure AX3 , d’où une géométrie plane triangulaire avec des angles entre liaisons de 120°

L’existence de formes mésomères analogues ( et donc avec la même contribution) permet d’associer aux 3 liaisons C-O la même longueur :

1

3(2∗ 𝑑𝑑𝐶𝐶−𝑂𝑂+𝑑𝑑𝐶𝐶=𝑂𝑂) =1

3(2∗143 + 123) = 𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏𝟏 𝒑𝒑𝒑𝒑

Q30. La formation de 3 peut etre décrite comme la formation d’un étheroxyde selon la méthode de Williamson .

1)Activation nucléophile du groupe hydroxyle par réaction acide -base :

Br

HO HO

R Br

+ CO32-

Br

HO O

R Br

+HCO3-

OH OH

2)SN :

Br

HO O

R Br

Cl Br

Br

HO O

R Cl Br

+Br

OH OH

3°On réitère les 2 étapes précédentes

Br

HO O

R Cl Br

+Cl OH

Br

HO O

R Cl Br O

Br

HO O

R Br O

Q31. La transformation du composé 4 suppose la transformation :

Br

EtO O

En suivant les indications fournies , on génére d’abord un organolithié , ce qui permet d’inverser la polarité

(12)

Br

+nBuLi

Li

+nBuBr

δ+ δ

Li d-

Cl O

OEt

EtO O

+LiCl +

Q32. Pour réduire un ester en alcool primaire , le réducteur usuel est LiAlH4 ;le solvant doit être nécessairement aprotique et polaire : usuellement on utilise le THF .

L’obtention de l’alcool nécessite une étape finale d’hydrolyse .

Q33. Le DMF est un solvant polaire aprotique qui présente l’avantage de bien solvater les cations et pas les anions .

N O

N O

Sa forte polarité lui confère un fort pouvoir ionisant , ce qui permet d’avoir H- qui va intervenir ensuite comme base forte :

RCH2OH + ( Na+ , H-) → RCH2O- + H2 (g)

En solvatant les cations Na+ , le DMF contribue à augmenter la nucléophile de l’ion RCH2O- ; le mécanisme SN2 est privilégié .

Q34. La recristallisation est une méthode de purification des composés solides . Elle est basée sur la différence de solubilité à chaud et à froid des impuretés et du produit d’intérêt.

Q35. G Le rendement global ets obtenu en multipliant les rendements des différentes étapes : R = 0,85*0,85*0,90*0,96*0,64 = 0,4

Rendement : 40 %

Q36. Les valeurs élevées du déplacement chimique orientent vers les protons des cycles benzeniques et du cycle imidazole .

R H R

O O

7,03ppm

N

N H H

6,93

et6,89ppm

O

Q37.En se basant sur l’intégration , le signal à 3,62 ppm ets attribué aux protons des 4 groupes CH3 portés par N . Ces protons ne présentent aucun couplage ,ce qui justifie le singulet .

En se basant sur l’intégration et sur la valeur de δ , le signal à 5,57 ppm est attribué aux protons des groupes méthylène liés à deux atomes d’oxygène . Ces 2 protons ne sont équivalents et sont couplés entre eux , d’où le doublet .

(13)

II.B. Synthèse du complexe [Rim4ZnS](ClO4)2

II.B.1) Synthèse du complexe [Rim4Zn(EtOH)] (ClO4)2

Q38. En respectant la conservation des éléments , on obtient :

Rim4 + Zn (ClO4)2. 6 H2O + EtOH [Rim4Zn(EtOH)] (ClO4)2 + 6 H2O Ou si on considère que le perchlorate de zinc est un électrolyte fort :

Zn (ClO4)2. 6 H2O Zn2+ + 2 ClO4- + 6 H2O

Rim4 + Zn2+ + 2 ClO4- + EtOH [Rim4Zn(EtOH)] (ClO4)2

Q39. EtOH free se réfère à l’éthanol non complexé .

Q40. Le spectre du complexe apres substitution ( figure 14) fait apparaitre 3 singulets pour les valeurs de δ les plus élevées . Ces signaux peuvent être attribués aux protons aromatiques .

Le fait d’observer des singulets exclut tout nouveau couplage en particulier pour les protons des cycles imidazole . Aussi on peut considérer que l’acétonitrile ne se fixe pas du coté de ces cycles , c’est-à-dire en position EXO .

Si on fait l’hypothèse d’une simple substitution , CH3CN prend la place de l’éthanol qui est en position ENDO .

Ainsi , l’un ou l’autre des argumenst permet de conclure à une position GENDO.

II.B.2) Etude de la formation du complexe [Rim4Zn(EtOH)] 2+ par titrage calorimétrique isotherme.

S’ approprier – Analyser

▪La totalité du système ( cad les 2 cellules) reste à température constante .

▪Dans la cellule de mesure ,la réaction de complexation s’accompagne d’un transfert thermique qui contribue à modifier la température de la cellule et alors l’élément chauffant intervient pour « réguler » , en d’autres termes , l’élément chauffant permet de compenser la chaleur dégagée par la réaction .

▪Le système contenu dans la cellule de mesure échange de la chaleur avec l’élément chauffant .

▪Modélisation du problème considéré :

On considère comme système le contenu de la cellule de mesure . Apres une injection , la réaction de complexation se produit et la composition du système évolue . Cette évolution peut être modélisée par la transformation :

Cette transformation est une transformation chimique , réalisée à pression et température constantes , on a d’après le premier principe ∆H = Q et ∆H = ∆rH° ( ξf – ξi) avec Q = transfert thermique entre le système et l’élément chauffant.

Ainsi en accédant à Q, on peut déterminer ∆rH°

Apres avoir introduit les ions baryum en proportions stochiométriques par rapport au ligand ,

l’avancement de la réaction n’évolue plus et donc il ‘y aura plus d’évolution de température et donc aucune régulation ne sera nécessaire ( Q = 0 ) . Ainsi , pour Q=0 , on a tteint l’équivalence du dosage et on pourra ainsi déterminer la stoechiométrie du complexe .

Q41. Le transfert thermique Q est lié à la puissance thermique par 𝑄𝑄 =∫ 𝑃𝑃𝑑𝑑𝑘𝑘 Système chimique

Ba2+ ; L , complexe ξini

T , P

Système chimique Ba2+ ; L , complexe ξfin

T , P

(14)

Par conséquent , pour chaque injection (à un instant donné) , la valeur de Q sur la figure de droite s’identifie à l’aire de la surface sous le signal représentant la puissance à cet instant sur la figure de gauche .

Q42. Ba2+ + L = BaL2+

Q43. La quantité de matière de complexe s’identifie à l’avancement de la réaction de complexation se produisant dans la cellule de mesure .

Conformément à l’analyse ci-dessus , on obtient

Qical = (ξfinal – ξini) ∆rH° soit Qical = (nBaL i – nBaL i-1) ∆r

Q44. Après une injection , lorsque l’équilibre du système chimique est établi ,la loi d’action des masses s’

applique , soit

𝑲𝑲° = [𝑩𝑩𝑩𝑩𝑩𝑩𝟐𝟐+𝒊𝒊] [𝑩𝑩𝑩𝑩𝟐𝟐+][𝑩𝑩] =

𝒏𝒏(𝑩𝑩𝑩𝑩𝑩𝑩𝟐𝟐+𝒊𝒊)𝑽𝑽𝒊𝒊

𝒏𝒏(𝑩𝑩𝑩𝑩𝟐𝟐+)𝒏𝒏(𝑩𝑩) Or , d’apres la stoechiométrie de la réaction de complexation

n(Ba2+) = n(Ba2+)initial – n ( BaL2+ formé) = n (Ba2+, inj) - 𝑔𝑔(𝐵𝐵𝑔𝑔𝐵𝐵2+𝑒𝑒) n ( L ) = n(L)initial – n ( BaL2+ formé) = nL,0 - 𝑔𝑔(𝐵𝐵𝑔𝑔𝐵𝐵2+𝑒𝑒)

Pour alléger les écritures, on pose n ( BaL2+ formé apres la ième injection) = n( BaL2+i) = ni n(Ba2+ injecté apres la ième injection ) = ninj,i

L’expression de la constante se réecrit : 𝐾𝐾° =�𝑛𝑛 𝑛𝑛𝑖𝑖𝑉𝑉𝑖𝑖

𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖𝑖 ,𝑖𝑖 −𝑛𝑛𝑖𝑖�(𝑛𝑛𝐿𝐿,0−𝑛𝑛𝑖𝑖)

Soit encore 𝐾𝐾°�𝑔𝑔𝑒𝑒𝑛𝑛𝑖𝑖 ,𝑒𝑒 − 𝑔𝑔𝑒𝑒�(𝑔𝑔𝐿𝐿,0− 𝑔𝑔𝑒𝑒) =𝑔𝑔𝑒𝑒𝑉𝑉𝑒𝑒

On retrouve bien l’expression de l’énoncé à condition de poser

𝑨𝑨=− �𝒏𝒏𝑩𝑩,𝟎𝟎+𝒏𝒏𝒊𝒊𝒏𝒏𝒊𝒊,𝒊𝒊� −𝑲𝑲°𝑽𝑽𝒊𝒊 et 𝑩𝑩= 𝒏𝒏𝑩𝑩,𝟎𝟎𝑲𝑲°𝒏𝒏𝒊𝒊𝒏𝒏𝒊𝒊,𝒊𝒊

Q45. Le point d’inflexion de la courbe est à comparer à l’équivalence d’un dosage classique . En ce point , on a injecté la quantité juste suffisante pour complexer la totalité du lignad L selon la stoechiométrie du complexe.

Ainsi n ( Ba2+) = n ( L)0 / y si le complexe a pour formule BaLy2+

Pour y = 1 , on doit avoir n ( Ba2+) = n l,0

nL,0 = 10.10-3* 0,02 = 2,0.10-4 mol

Sur la courbe , on détermine , l’abscisse du point d’inflexion : 3,2 injections , soit n (Ba2+ ) = 3,2*65,6.10-6*1 = 2,09. 10-4 mol

Les résultats expérimentaux sont bien compatibles avec une stoechiométrie 1/1.

Q46. Par analogie à ce qui précède :

Le point d’inflexion de la courbe inférieure de la figure 18 correspond à 12 injections , soit n (Zn2+ , inj) = 12*8.10-6*0,5 = 4,8.10-5 mol

et n (Rim4)0 = 1*10-3*0,05 = 5.10-4

On a n (Zn2+ , inj)≈ n (Rim4)0 , ce qui confirme une stoechiométrie 1/1.

Q47. On a d’une part ∆rG° = - RT LnK° et d’autre part ∆rG° = ∆rH° - T ∆r

A.N : ∆rG° = - 8,31* 298 * Ln(7.105 ) = - 33345 Jmol-1 et ∆rS° = - 119 ,6 Jmol-1

Le signe « moins » indique que la complexation s’accompagne d’une diminution du désordre .

(15)

II.C Activité catalytique du complexe [Rim4 ZnS]2+

II.C.1. Propriétés acido-basiques du complexe .

Q48. Les deux atomes d’azote de l’imidazole sont des sites de protonation potentiels mais dans un cas la forme protonée peut être stabilisée par mésomérie :

N

NH N

NH2

HN NH

HN NH p asde

stabilisation

f ormesmésomèresanalogues

structuredel'ion imidazolium

Q49. Pour la réaction acide base considérée , l’éthanamide intervient en tant qu’acide :

N

NH +

CH3CONH2

HN

NH + CH3CONH

Sa constante d’équilibre s’exprime alors selon K° = Ka ( éthanamide) / Ka( imidazole) = 10-19,1 Cette valeur permet de considérer que cette réaction est négligeable .

II .C.2 ) Etude cinétique de l’hydratation de l’acétonitrile

Figure 19 :en ordonnée lire éthanamide à la place de méthanamide

Q50. Les formules manquantes dans le cycle sont indiquées ci-dessous . Le site de coordination de l’acétonitrile est l’azote

N N

O

Ar Zn

NCCH3

B

2+

N N

O

Ar Zn

NCCH3

C

2+

OH2

N N

O

Ar Zn

O

E

2+

H2N

Q51.On envisage la transformation :

N N

O

Ar Zn

NCCH3

C

2+

OH2

N N

O

Ar Zn

2+

N O

H

D

Elle fait apparaitre un échange de proton entre l’oxygène ( -+OH2) et le cycle imidazole et la création d’une liaison entre l’oxygène et le carbone de l’acétonitrile .

(16)

N N

O

Ar Zn

NCCH3

C O

H

H

HN N

O

Ar Zn

N O H

C CH3

HN N

O

Ar Zn

N O H

C CH3

HN N

O

Ar Zn

N

O H

C CH3

HN N

O

Ar Zn

N O

C CH3

HN N

O

Ar Zn

HN O

C CH3

2+

D H

Q52. Voir ci-dessus , on voit apparaitre l’éthanamide fixée sur le zinc par l’oxygène

Q53. L’éthanamide peut être formée à partir de E selon 2 voies : 1) Substitution avec H2O

2) Substitution avec CH3CN

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