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Academic year: 2022

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Annales de Parasitologie (Paris), t. 52, n° 5, pp. 583 à 586

NOTES ET INFORMATIONS

POSITION SYSTEMATIQUE DU GENRE MOGURANEMA Yamaguti, 1941

par M.-C. Durette-Desset

Laboratoire de Zoologie (Vers) associé au C.N.R.S., Muséum national d’Histoire naturelle, 43, rue Cuvier, F. 75231 Paris Cedex 05.

Grâce à l’extrême obligeance du Pr Noda et du Dr Shoho, que nous remercions bien vivement, nous avons eu communication des spécimens de Moguranema japonicum Yamaguti, 1941, parasite de Mogera wogura au Japon.

L’absence de crêtes cuticulaires a été soulignée par l’auteur et nous avons pu la vérifier sur coupe transversale du corps. Nous donnons quelques figures de la tête en vue apicale qui confirment la description originale : présence d’une corona radiata formée de 70 éléments. Il existe également une dent dorsale bien développée et deux dents médio- ventrales mais la capsule buccale est absente (fig. 1).

Fig. 1. — Moguranema japonicum Yamaguti, 1941. Tête. A) en vue apicale, détail de la corona radiata ; B) vue ventrale ; C) vue apicale. A, B, éch. : 70 g ; C, éch, : 50 g.

Reçu le 28 avril 1977.

Article available athttp://www.parasite-journal.orgorhttps://doi.org/10.1051/parasite/1977525583

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584 NOTES ET INFORMATIONS

L’absence de crêtes cuticulaires, la présence d’une corona radiata et de 3 dents œso­

phagiennes ainsi que la grande taille de l’animal (12 mm chez le ♂, 27 mm chez la ♀) nous paraissent des éléments primitifs qui placent cette espèce entre les Amidostomatidae (chez lesquels la capsule buccale est bien développée) et l’ensemble formé par les Hélig- mosomidae, Molineidae, Heligmonellidae chez lesquels la capsule buccale est réduite ou absente (cf. Durette-Desset et Chabaud, 1977).

Parmi ces familles, il serait tentant de placer le genre Moguranema dans les Heligmo­

nellidae car c’est justement à la base de cette famille que se trouvent les Trichostrongy- loidea parasites d’insectivores Talpidés qui sont représentés par le genre Tricholinstowia.

Mais les Tricholintowia sont des animaux de très petite taille qui possèdent déjà le synlophe caractéristique de la famille. C’est-à-dire avec un axe d’orientation oblique par rapport à l’axe sagittal.

Par contre, les caractères du genre Moguranema répondent à la définition des Moli­

neidae et en particulier des Molineinae : animaux de grande taille, synlophe peu diffé­

rencié ou absent, absence de capsule buccale, présence d’une capsule céphalique.

La corona radiata est connue chez un autre Molineinae : Hepatojarakus. Enfin, les Moli­

neinae ont un spectre d’hôtes très étendu, mais qui, chez les Mammifères, concerne uni­

quement les animaux archaïques, ce qui est le cas des Talpidés.

Nous interprétons donc le genre Moguranema comme un Molineinae primitif.

Références bibliographiques

Durette-Desset (M.-C.) et Chabaud (A.-G.), 1977. — Essai de classification des Nématodes Tri- chostrongyloidea. Ann. Parasitol. hum. comp., 52, 539-558.

Yamaguti (S.), 1941. — Studies on the Helminth fauna of Japan. Part. 35. Mammalia nematodes II.

Jap. J. Zool., 9, 409-438.

Références

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