• Aucun résultat trouvé

Éditorial

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Éditorial"

Copied!
3
0
0

Texte intégral

(1)

La revue pour l’histoire du CNRS 

18 | 2007

Voyages collectifs en géographie

Éditorial

André Kaspi

Édition électronique

URL : https://journals.openedition.org/histoire-cnrs/3941 DOI : 10.4000/histoire-cnrs.3941

ISSN : 1955-2408 Éditeur

CNRS Éditions Édition imprimée

Date de publication : 3 octobre 2007 ISBN : 978-2-271-06559-9

ISSN : 1298-9800 Référence électronique

André Kaspi, « Éditorial », La revue pour l’histoire du CNRS [En ligne], 18 | 2007, mis en ligne le 03 octobre 2007, consulté le 20 mai 2021. URL : http://journals.openedition.org/histoire-cnrs/3941 ; DOI : https://doi.org/10.4000/histoire-cnrs.3941

Ce document a été généré automatiquement le 20 mai 2021.

Comité pour l’histoire du CNRS

(2)

Éditorial

André Kaspi

1 Sur la géographie, les idées reçues ne manquent pas. Certains s’interrogent sur son appartenance au secteur des sciences. Ne serait-elle pas accessible à tous ? Les voyages, l’observation, la description, n’est-ce pas suffisant pour former un bon géographe ? Pourquoi faudrait-il imposer à cette démarche les contraintes de la recherche scientifique ? D’autres constatent, avec satisfaction ou regret, que la géographie est intimement liée à l’histoire. Les deux disciplines ne sont-elles pas enseignées, dans les collèges et les lycées, par le même professeur ? Les historiens ne sont-ils pas aussi un peu géographes, tout comme les géographes sont un peu historiens ? Et, dans ce cas, comment cerner les caractères particuliers d’une discipline ?

2 À supposer que ces premières questions soient écartées, il reste deux observations.

Longtemps, la géographie fut surtout, voire uniquement, présente dans les universités.

Le Centre national de la recherche scientifique l’ignorait ou la réduisait à un rang secondaire. Les grands géographes, ceux que le monde reconnaissait à leur juste valeur, étaient professeurs à la Sorbonne ou dans d’autres établissements d’enseignement supérieur. Certes, ils menaient pour eux-mêmes et dirigeaient des recherches approfondies. Mais ils consacraient une part importante de leur emploi du temps à l’enseignement. La géographie semblait vouée au travail individuel. Peu de projets collectifs étaient mis sur pied. La notion même de laboratoire ne s’appliquait pas.

Chaque universitaire explorait son domaine de prédilection, formait ses disciples, poursuivait sa route pour explorer la géographie physique ou la géographie humaine avec ses variantes.

3 Ce sont ces idées reçues que notre dossier remet en question. Coordonnés par Marie- Claire Robic, les articles que nous publions donnent de la géographie une idée à la fois neuve et infiniment plus juste. On découvre une discipline en constante évolution, fortement soutenue par le CNRS, ouverte sur les technologies les plus modernes, fortifiée par le recours à d’autres sciences. Voilà une discipline qui ne cesse pas de se renouveler, d’avancer en empruntant à d’autres disciplines tout en revendiquant, à juste titre, sa spécificité. Bref, la géographie n’est pas ce que nous pensions qu’elle était.

Et c’est tant mieux.

Éditorial

La revue pour l’histoire du CNRS, 18 | 2007

1

(3)

4 Comme le veut notre politique éditoriale, le dossier correspond à l’épine dorsale d’un numéro. D’autres thèmes sont abordés qui accroissent l’intérêt de la lecture. Dans la rubrique Mise en histoire de la recherche, nous proposons un article sur la géologie en Algérie. Une étude sur les sciences morales, une autre sur les liens entre le théâtre et la science complètent la présente livraison.

5 Cette deuxième partie réclame une irrigation constante. La revue souhaite recevoir des propositions d’articles sur les sujets qui touchent à l’histoire du CNRS, quelle que soit la spécialité. Notre vocation nous incite à traiter de toutes les questions qui touchent aux activités scientifiques et administratives du CNRS. Les chercheurs, jeunes et moins jeunes, ont intérêt à faire connaître leurs points de vue et le bilan de leur secteur d’activités, à exprimer leur opinion sur l’évolution de leur domaine de recherche.

Comme chacun sait, une revue n’est vivante que si elle suscite des échanges.

AUTEUR

ANDRÉ KASPI

Président du Comité pour l’histoire du CNRS

Éditorial

La revue pour l’histoire du CNRS, 18 | 2007

2

Références

Documents relatifs

» Dans cette perspec- tive, il est loisible d'affirmer que l'objet de la géographie physique relève de la réalité naturelle qu'est la réalité matérielle tandis que l'objet de

Christian Vandermotten et Christian Kesteloot, « Éditorial : Belgeo et les quatre crises de la géographie », Belgeo [En ligne], 1-2 | 2012, mis en ligne le 15 décembre 2012,

On retrouve la même chose avec Bunge qui est véritable- ment au seuil d'une problématique critique explicite dans l'exacte mesure où il cherche, en utilisant la géographie la

Il existe des facteurs physiques mais c’est d’abord une géographie sociale, car l’aménagement de l’espace terrestre dépend de l’action des hommes.. Il faut

L’objectif de ce numéro du bulletin de la Société géographique de Liège est de tenter d’individualiser des courants de recherche de la géographie d’aujourd’hui et de

Lacoste, La géogra- phie ça sert d’abord à faire la guerre, la géographie pourrait sans doute servir à faire la paix car elle permet de mieux comprendre autrui et de

La critique des sources statistiques ne doit pas s'appliquer successivement à chaque tableau rencontré : les différents tableaux (publiés ou non) obtenus à

Géographie humaine : populations, environnement, …– GGR-1005 Professeur : Steve Déry Hiver 2011 – Vendredi 8 h 30-11 h 30 – Local : ABP-1160 Département de