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Tutorat Associatif Toulousain 133, Route de Narbonne TOULOUSE CEDEX P A S S

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

T utorat A ssociatif T oulousain

133, Route de Narbonne 31062 TOULOUSE CEDEX

P A S S

2021 - 2022

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(3)

Préface

Ce polycopié est destiné aux étudiants en Parcours Accès Spécifique Santé (P.A.S.S) en complément des enseignements dispensés à la faculté.

En aucun cas les informations contenues dans ce polycopié ne pourront engager la responsabilité des facultés de médecine et de pharmacie ou de mesdames et

messieurs les professeurs.

Nous nous excusons d'avance si toutefois des QCM inadaptés nous auraient échappés.

Nous vous invitons à signaler toute erreur via le formulaire de soumission d’errata, présent sur le site du TAT : tutoweb.org/errata.

Ce polycopié a été réalisé, revu, corrigé et complété par les équipes successives de tuteurs.

Un merci tout particulier aux tuteurs de l'année 2021/2022 : Emma Cartier, Manon Claude, Anaïs Lauray, Jijia Li, Julie Magne, Valentin Masseron, Pauline Salmon, Léa

Pernet, Lucas Pesqeira, Chloé Peyrat, Margot Tocco.

Compilé par Lisa Haanappel

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– SOMMAIRE –

CHAPITRE 3 : CROISSANCE ET DÉVELOPPEMENT 7

FICHE DE COURS 1 : Développement du tissus osseux et croissance squelettique au

cours de la vie foetale 7

QCM 12

CORRECTION DES QCM 15

FICHE DE COURS 2 : Régulation hormonale de la croissance post-natale 17

QCM 21

CORRECTION DES QCM 23

FICHE DE COURS 3 : Différenciation sexuelle au cours du développement 25

QCM 30

CORRECTION DES QCM 35

FICHE DE COURS 4 : Hormones thyroïdiennes, développement et régulation au cours

de la vie foetale 39

QCM 44

CORRECTION DES QCM 49

CHAPITRE 4 : FORMATION DES ORGANES ET APPAREILS 53

FICHE DE COURS 1 : Dérivés de l’intestin primitif 53

QCM 56

CORRECTION DES QCM 58

FICHE DE COURS 2 : Appareil uro-génital 59

QCM 61

CORRECTION DES QCM 65

FICHE DE COURS 3 : Embryogenèse de l’extrémité céphalique 67

QCM 71

CORRECTION DES QCM 74

FICHE DE COURS 4 : Mise en place de la gonade et des voies génitales masculines 77

QCM 80

CORRECTION DES QCM 82

FICHE DE COURS 5 : Mise en place de la gonade et des voies génitales féminines 83

QCM 87

CORRECTION DES QCM 89

CHAPITRE 5 : GROSSESSES GÉMELLAIRES ET GROSSESSES MOLAIRES 91

FICHE DE COURS 91

QCM 94

CORRECTION DES QCM 96

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CHAPITRE 3 : CROISSANCE ET DÉVELOPPEMENT

FICHE DE COURS 1 : Développement du tissus osseux et croissance squelettique au cours de la vie foetale

Fonctions du tissus osseux :

- Mécanique de soutien, de protection : minéralisé etvivant (remodelage/renouvellement tout au long de la vie).

- Métabolique: réservoir d’ions (Ca2+, PO43-).

- Hématopoïétique: moelle osseuse, synthèse lignées sanguines

I. Développement du tissu osseux pendant la vie foetale et mise en place du squelette

1) Mise en place du squelette pendant la vie foetale Mise en place du squeletteaxial :

Précède toujours celui des membres.

15èmejour: 1ères ébauches par condensation mésenchymateuse.

4èmesemaine: ébauches cartilagineuses des vertèbres / côtes.

Mise en placedes membres→ Exemple des mains :J33 à J56de la vie foetale.

4ème semaine (J33) : bourgeon mésenchymateux indifférencié → crête ectodermique apicale.

6ème semaine (J48) : Développement des mains → plaque digitale crénelée + apparition dezones nécrotiques radiaires(apoptose).

7èmesemaine (J51): mise en place desrayons digitaux.

8èmesemaine (J56): mise en place descoussinets tactiles.

▫ Morphogenèse de la4èmeà la 8èmesemaineà la 8èmesemaine les membres sont là.

▫ Morphogenèse membres supérieursen avancesur membres inférieurs (2 à 4 jours).

2) Développement du tissu osseux en trois temps :

7èmesemaine: Différenciation des cellules mésenchymateuses (moule cartilagineux).

9èmesemaine :Début ossificationmembranaire(à l’origine des os plats et courts : la cellule mésenchymateuse devient directement une cellule osseuse : ostéoblastes → ossification directe) ou enchondrale (à l’origine des os longs : ossification du moule cartilagineux, colonisé par des cellules mésenchymateuses et hématopoïétiques → ossification indirecte).

3èmetrimestre (+++): Minéralisation progressive mais plasticité squelettique du fœtus pour l'accouchement → faible taux de Ca2+à la naissance :25-30g(l’adulte en a 1kg).

Rôle des cellules spécialisées :

- Ostéoblastes : d’origine mésenchymateuse = formation osseuse (matrice protéique et

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3) Anomalies : ostéopathies constitutionnelles

Utilisation de laThalidomideentre la 4èmeet la 8èmesemaine (= période de sensibilité +++) :

Amélie: Absence totale de développement des membres.

Phocomélie: Membres incomplets (insertion directe des membres sur le tronc).

Ostéogenèse imparfaite : mutation du gène codant pour lecollagène I(“os de verre”)

▫ Défaut de minéralisation par mauvaise fixation des cristaux : fractures fréquentes.

▫ Décès précoces par compression du bloc respiratoire.

Ostéopétrose : déficience de lafonction ostéoclastique(résorption osseuse).

▫ Densification, rigidité du tissu osseux entraînant fractures et compression des os crâniens.

▫ Décès précoces, absence de remodelage et de renouvellement du tissu.

II. Morphogenèse des membres

A partir de bourgeons de cellules mésenchymateuses il y a un épaississement→ crête ectodermique apicale sécrétant des facteurs de croissance pour les membres.

Le développement des membres se fait selon 3 segments (Stylo-Zeugo-Autopode) et 3 axes de différenciation :

1. Axe propre proximo-distal : dépend de phénomènes de multiplication.

● Donne la séquence des segments du membre :

Stylopode(humérus) →Zeugopode(radius et ulna) →Autopode(métacarpes + doigts).

● Rôle de lacrête ectodermique apicale : multiplications (mitoses) mésenchymateuses (++ en distal au niveau de la crête).

● Importance des FGFs = facteurs de croissance ubiquitaires (produits par la crête) :

FGF8+++

FGF4, 9,17

▫ Permettent le maintien des cellules mésenchymateuses à un stade prolifératif et indifférencié.

2. Axe crânio-caudal (ou antéro-postérieur) : dépend de phénomènes de différenciation.

● Définit la polarité des membres + identité positionnelle des doigts → le 5ème est postérieur.

● Rôle de laZAP +++ (zone d'activité polarisante) : mésoderme à la jonction postérieuredu bourgeon du membre. C’est elle qui sert à l’identité positionnellenotamment des doigts.

● ZAP sécrète des facteurs de transcription / croissance de postérieur vers antérieur en conditionnant l’orientation spatiale du membre :

▫ ProtéineSonic Hedgehog (SHH) : Zeugopode + Autopode, intermédiaire.

● Polarisation dans tout le membre grâce à ungradient de concentration → concentration ++

donc différenciation ++ de la main.

● SHH régulée par : FGF8 (crête apicale), BMP = protéines morphogéniques de l’os (qui ont comme antagonisteGremlin-1),BMP4(activateur) et les gènes5’HoxD(homéotiques).

NB: ZAP sécrète des facteurs de transcription (ou FT = SSH) qui permettent la différenciation et sont eux-mêmes régulés par des FT qui interagissent avec les gènes homéotiques HoxD.

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Au niveau moléculaire / génétique :les gènes homéotiques

● Ordre précis (crânio-caudal) 5’→ 3’ desclusters de gènesau nombre de 13 (HOX D 9 à 13) :

▫ En 5'(HoxD13) : forteexpressionMAIS tardive et postérieure.

▫ En 3'(HoxD9/10) :expression plusbasse MAIS précoce et antérieure.

● Règle de colinéarité spatiale et temporelle. Donc :

HoxD 9, 10 (3') : Stylopode +++

HoxD9, 10,11 : Zeugopode +++

HoxD9, 10, 11, 12, 13 (5') : Autopode +++ (si mutation : polydactylie → 6 doigts)

NB: La sécrétion par gradient nécessite forcément la présence des Hox antérieurs pour développer les parties les plus distales des membres (HOX A et D +++)..

3. Axe dorso-ventral : dépend de facteurs de transcription (produits par l'ectoderme dorsal).

● Position des muscles extenseurs (dorsaux) et fléchisseurs (ventraux).

● Ectodermedorsal : expression deWnt7a(FT) → différenciation dorsale du membre.

● Ectoderme ventral : expression d'Engrailed 1(FT). Il réprime Wnt7a dans la partie médiane du membre. Il est sous le contrôle desBMPs→ différenciation ventrale du membre.

/!\ Si que Wnt7a ⇒ que bidorsal

4. Interaction moléculaire entre les différents axes de développement :

(Le développement est interconnecté entre tous les facteurs pour un développement harmonieux).

(Schéma du diaporama de Pr Tremollieres)

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III. Croissance en longueur : cartilage de croissance

Après achèvement de la morphogenèse (8ème semaine) : croissance en longueur grâce au cartilage de croissance auniveau métaphysaire (entre la diaphyse et l'épiphyse des os longs) parmultiplication etdifférenciationcellulaire.

1) 4 couches cellulaires (de distal en proximal) :

▫ Zone deréserve : Stock decellules souches indifférenciées(chondrocytes).

▫ Zone ducartilage prolifératif: multiplication deschondrocytes différenciés.

▫ Zone du cartilage hypertrophique : multiplication arrêtée, différenciation en chondrocytes hypertrophiques, taille cellule x10/15, synthèse protéines collagéniques.

▫ Zone ducartilage dégénératif: disparition des chondrocytes par apoptose → progression de l’ostéogenèse enchondrale du centre vers la périphérie.

Attention : La hauteur du cartilage de croissance reste toujours constante pendant la croissance.

Nombre de chondrocytes hypertrophiques disparus = nombre de cellules souches qui se différencient.

● Croissance liée à :

▫ Capacité des cellules souches à passer de la zone de réserve au cartilage prolifératif.

▫ Capacité des chondrocytes différenciés à se multiplier.

▫ Capacité des chondrocytes hypertrophiques à synthétiser les protéines de la matrice.

● Fin croissance : plus de cellules souches, soudure du cartilage, croissance terminée.

2) Régulation autocrine ou paracrine par des facteurs de croissance (pas d’hormones!!!) :

FGFs et ses récepteurs FGFR: rôle inhibiteur (régulation négative) (FGFR3 +++) de prolifération et surtout de différenciation des chondrocytes prolifératifs. Il permet l’harmonie car représente un frein pour les facteurs activateurs (pas d’anarchie). Sécrété parcartilage prolifératifetcellules en périphérie.

BMPs (Famille du TGF β) : différenciation des cellules de la zone de réserve et synthèse protéique(matrice extra cellulaire).

Remarque : expression dans périchondre et chondrocytes hypertrophiques selon un gradient proximal vers distal.

▪ + proche de la zone de réserve : facteur mitogénique +++.

▪ + proche de zone d'ossification : facteur de synthèse protéique +++ .

PTHrp sécrété par les chondrocytes prolifératifs / cellules du périchondre, et stimulé par IHH :

Maintien des chondrocytes en phase proliférative (multiplication +++) et bloque donc action de IHH( retard de la différenciation )

▪ Rôle +++ dans laminéralisation harmonieuse du cartilage hypertrophique au niveau du périchondre et périoste pour ossification endochondrale.

▪ Régulation du métabolisme phosphocalcique.(si mutation du récepteur → ossification irrégulière)

Indian Hedgehog(IHH) : facteur majeur sécrété par lecartilage hypertrophique(partie proximale) impliqué dans la prolifération et la différenciation des chondrocytes prolifératifsetostéoblastesdirectement ou indirectement par régulation du PTHrp.

NB : BMP et FGF ont une action opposée sur prolifération, production d’IHH, différenciation des chondrocytes → BMP favorise, FGF avec FGFR3 inhibe.

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Attention : La croissance ante-natale n'étant pas un processus systémique dépendant d'hormones, l'hormone de croissance n'a pas d'effet sur la croissance du fœtus!

3) Pathologies :

Achondroplasie : mutation activatrice du FGFR3.

Touche les cartilages de croissance donc membres impactés +++.

→ inhibition de croissance et prolifération du cartilage prolifératif, blocage des autres facteurs → Nanisme sévère et dysharmonieux (membres courts, tronc quasi normal).

Chondrodysplasie métaplasique de Jansen : mutation gène codant pour le récepteur du PTHrp entraînant un retard de différenciation et une ossification anarchique → Nanisme dysharmonieux et anomalies épiphysaires (excroissances).

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QCM

QCM 1 : A propos du développement des membres pendant la vie fœtale : A. Le membre supérieur se développe avant le membre inférieur.

B. Le développement des membres selon l’axe proximo-distal est sous la dépendance de la crête ectodermique apicale.

C. Les premières ébauches du squelette axial apparaissent dès le 15ème jour de la vie intra-utérine.

D. Le gène Hoxd-13 est à expression précoce et antérieure.

E. Les gènes Hox D sont impliqués au niveau de l’axe antéro-postérieur, dans l’identité positionnelle.

QCM 2 : A propos du développement du tissu osseux pendant la vie foetale : A. L’activité du cartilage de croissance ne dépend pas d’une régulation hormonale.

B. L’ossification membranaire se fait directement à partir de cellules mésenchymateuses.

C. La ZAP est située dans la jonction antérieure du bourgeon du membre.

D. Les gènes Hox D à bas niveau d’expression sont dans les territoires antérieurs des membres.

E. Hoxd13 est exprimé dans les régions antérieures du membre supérieur.

QCM 3 : A propos du développement du membre supérieur:

A. Le facteur FGF8 intervient dans la différenciation dorso-ventrale du membre supérieur lors du développement.

B. Le facteur Wnt7a intervient dans la spécification dorso-ventrale du membre supérieur.

C. Le facteur de transcription Engrailed 1 est un inhibiteur de l’action de sonic hedgehog.

D. Le gène HOXD13 est principalement exprimé au niveau du zeugopode.

E. Au niveau de l’ectoderme ventral, le facteur Engrailed 1 est exprimé.

QCM 4 : A propos du développement des membres pendant la vie foetale:

A. La polarité dorso-ventrale concerne les facteurs EN1 et Wnt7A qui ont une action opposée.

B. Le gène HOXD13 est exprimé dans les parties les plus postérieures et tardives des doigts de la main.

C. Les gènes HOX 9 et 13 ont un rôle dans l’identité positionnelle des doigts.

D. Le PTHrp est sécrété par les chondrocytes prolifératifs et permet la différenciation en stimulant Indian hedgehog.

E. Le FGFR3 est impliqué dans l’achondroplasie.

QCM 5 :A propos du tissu osseux :

A. Le tissu osseux est vivant et se renouvelle tout au long de la vie.

B. Il permet de se tenir debout et de résister à la pesanteur.

C. Il contient la moelle hématopoïétique et sert aussi de ressource minérale malgré sa faible richesse en calcium.

D. Ce tissu est composé de 2 types de cellules majeures : les ostéoblastes et les ostéoclastes.

E. Le moule cartilagineux apparaît à la 9èmesemaine.

QCM 6 : A propos du tissu osseux :

A. L’ossification enchondrale transforme les cellules mésenchymateuses en cellules osseuses.

B. Pendant le stade fœtal, l’ostéogenèse est supérieure à l’ostéoclasie.

C. La minéralisation est pratiquement finie au cours du 3èmetrimestre.

D. L’ostéogenèse imparfaite est caractérisée par une mutation du gène codant pour le collagène I, qui ne fixe alors pas les cristaux d’hydroxyapatite.

E. L'ostéopétrose résulte d’une anomalie de la fonction des ostéoblastes, ceux-ci produisant des pièces osseuses trop denses ce qui fragilise la structure et comprime les nerfs.

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QCM 7 : A propos du développement squelettique : A. A la naissance, le bébé possède 25 à 30 mg de Calcium.

B. Les premières ébauches du squelette axial apparaissent vers le 15èmejour.

C. A la 4èmesemaine, le squelette axial est déjà formé ; les membres sont presque entièrement formés.

D. Le développement des membres inférieurs précède de 2 à 4 jours celui des membres supérieurs.

E. La crête ectodermique apicale est un épaississement de l'ectoderme.

QCM 5 : A propos du développement des mains et des membres :

A. La croissance des mains est très rapide : la plaque digitale crénelée précède les rayons digitaux, qui précèdent eux-mêmes les coussinets tactiles.

B. La thalidomide est une toxine provoquant une phocomélie ou une amélie, il est impossible d'évaluer quand a eu lieu l’exposition, et à quelle dose.

C. La phocomélie est un développement partiel des membres.

D. Les cellules mésenchymateuses, peu différenciées, sont à l'origine de différents organes.

E. Il existe 3 axes majeurs de développement : proximo-distal, antéro-postérieur et crânio-caudal.

QCM 9 : A propos de la morphogenèse des membres :

A. L’axe proximo-distal fait intervenir la zone d’activité polarisante.

B. Les cellules présentes au niveau distal du membre sont les cellules qui se divisent le plus.

C. Certains FGFs sont très importants dans le développement suivant l’axe proximo-distal.

D. Les gènes homéotiques participent au développement des membres, et notamment selon l'axe antéro-postérieur.

E. L’implantation d’une nouvelle zone d’activité polarisante induit des doigts surnuméraires mais à la position normale.

QCM 10 : A propos de la régulation du développement des membres : A. BMP4 est un activateur du développement au niveau de l’axe crânio-caudal.

B. Hox A et B sont surtout importants au niveau des membres.

C. Un gène appartenant à la région 5’ du chromosome s’exprimera précocement et de façon faible.

D. Le zeugopode, compris entre le stylopode et l’autopode, se constitue de 2 os.

E. Les interactions moléculaires entre les axes de développement sont faibles.

QCM 11 : A propos de la morphogenèse des membres :

A. L'autopode est le segment dont le développement antéro-postérieur possède une expression importante de Hox D9 et de façon précoce.

B. La mutation de Hox D13 est à l’origine d’une polydactylie.

C. Les facteurs de transcription intervenant directement dans l’axe dorso-ventral proviennent de l’endoderme.

D. Wnt7a est un inhibiteur d'Engrailed 1.

E. En l’absence de En1, l’individu possèdera un membre bi-ventral.

QCM 12 : A propos de la morphogenèse des membres :

A. Hox D13 possède la même quantité de facteurs de transcription que Hox D11.

B. Si un gène homéotique s’exprime précocement et faiblement, au niveau postérieur, alors on peut en déduire qu’il appartient à l’extrémité 3' du groupe des gènes homéotiques.

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QCM 13 : A propos de la croissance des os longs :

A. La croissance n’est possible qu’une fois le squelette mis en place.

B. La croissance en longueur de l'os long s'effectue aussi bien au niveau de la diaphyse que des épiphyses.

C. Le cartilage de croissance se compose de 4 couches cellulaires, de la diaphyse à l’épiphyse : cellules souches, zone de cartilage prolifératif, zone du cartilage hypertrophique, zone du cartilage dégénératif et de l’ostéogenèse.

D. Les chondrocytes hypertrophiques disparaissent par apoptose lors de la minéralisation de la matrice cartilagineuse.

E. La croissance squelettique provient de la capacité des chondrocytes indifférenciés à se différencier et à passer dans une zone de cartilage prolifératif.

QCM 14 : A propos de la croissance des os longs :

A. La hauteur du cartilage de croissance diminue progressivement et régulièrement pendant toute la phase de croissance pour finir par s'annuler.

B. La croissance longitudinale pendant la période fœtale n'est pas sous la dépendance de facteurs de croissance, mais seulement de l'hormone de croissance.

C. BMP est très exprimé dans les chondrocytes de la zone prolifératrice et possède une action mitogénique pour la croissance proximo-distale.

D. La mutation du récepteur du FGF provoque un nanisme dysharmonieux par inhibition de la différenciation des chondrocytes du cartilage prolifératif.

E. La chondrodysplasie de Jansen est caractérisée par une ossification endochondrale anarchique et irrégulière due à une anomalie du récepteur du PTHrp.

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CORRECTION DES QCM

QCM 1 : ABCE QCM 2 : ABD QCM 3 : BE QCM 4 : ABCE QCM 5 : ABD QCM 6 : BD QCM 7 : BE QCM 8 : ACD QCM 9 : BCD QCM 10 : AD QCM 11 : B QCM 12 : C QCM 13 : ADE QCM 14 : CDE

QCM 1 : ABCE

B. (VRAI) La crête ectodermique apicale secrète des facteurs de croissance les FGFs qui vont stimuler la croissance de l’axe mésenchymateux selon l’axe proximo-distal.

D. C’est l’inverse, il est à expression tardive et postérieure.

QCM 2 : ABD

C. Jonction postérieure !!!

E. Régions postérieures et tardif !!!

QCM 3 : BE

A. FGF8 ⇒ différenciation proximo-distale C. Engrailed 1 inhibe Wnt7a !!

D. HOXD13 est présent dans l’autopode !!

QCM 4 : ABCE

D. Le PTHrp bloque l’action de IHH et retarde donc la différenciation.

QCM 5 : ABD

C. Très riche en calcium.

E. 7ème semaine QCM 6 : BD

A. Il s'agit de l'ossification membranaire. Enchondrale → à partir de cartilage.

C. La minéralisation pendant la vie intra-utérine s'effectue surtout au 3ème trimestre, mais se poursuit après la naissance, sinon il en résulterait des problèmes lors de l'accouchement.

E. L'ostéopétrose résulte d'une anomalie de la fonction des ostéoclastes.

QCM 7 : BE

A. 25-30GRAMMESde Ca++.(Il faut toujours faire attention aux unités!)

C. Les membres ne se forment qu'après que le squelette axial soit entièrement formé.

D. C'est l’inverse.

QCM 8 : ACD

B. On peut tout de même avoir une petite idée. On sait que la gravité de la malformation des membres

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QCM 10 : AD

B. Il s'agit des HOX A et D.

C. Son expression est forte et tardive.

E. Il y a une grande interaction entre eux.

QCM 11 : B

A. Ces caractéristiques concernent le stylopode (proximal).

C. De l'ectoderme.

D. C'est l'inverse : En1 inhibe Wnt7a.

E. Il sera bi-dorsal en l'absence d'En1, bi-ventral en l'absence de Wnt7a.

QCM 12 : C

A. Hox D13 possède un plus fort niveau d’expression que Hox D11 (donc FT +++).

B. 3’ correspond au niveau antérieur.

D. Les trois axes sont dépendants les uns des autres.

E. Hox D9 et Hox D10.

QCM 13 : ADE

B. Au niveau de la métaphyse (jonction diaphyse/épiphyse).

C. C'est l’inverse. Les 4 couches cellulaires sont correctes mais pas dans l'ordre, elles sont ici énoncées de l'épiphyse à la diaphyse.

QCM 14 : CDE

A. Le cartilage de croissance a une hauteur constante sauf à la fin de la croissance.

B. Présence de facteurs de croissance mais pas de GH. La croissance en longueur du fœtus ne dépend pas de facteurs hormonaux.

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FICHE DE COURS 2 : Régulation hormonale de la croissance post-natale D’un point de vue évolutif, la puberté est une des périodes les plus importantes.

En effet, l’enfant devient adulte, et subi des changements comme : l’apparition des caractères sexuels secondaires, une accélération de la croissance et taille définitive, l’apparition de la fonction de reproduction et de fertilité, mais aussi des modifications psychiques et comportementales

D’après certains auteurs, le vieillissement commence à la puberté I. Période pubertaire

A. Maturation de l’axe gonadotrope

Axe gonadotrope = ensemble des structures qui interviennent dans la régulation de la reproduction.

Il est composé de trois étages : Hypothalamus, Hypophyse, Gonades

Puberté = augmentation de la fonction de l’axe hypothalamo-hypophysaire → Augmentation des stéroïdes

1. Hypothalamus

Durant l’enfance l’activité hypothalamique est freinée par la formation de stéroïdes gonadiques, A partir de la puberté le frein devient unrétrocontrôle(donc moins de frein) → sécrétion defaçon pulsatileduGnRH(décapeptide) avec augmentation durant la nuit

Anatomiquement, l’hypothalamus trouve son origine au niveau de la lame criblée de l’ethmoïde, intimement lié au bulbe olfactif.

Il peut arriver que des pathologies de l’un influencent le comportement de l’autre.

2. Hypophyse

GnRH arrive au niveau de l’hypophyse :

● Se lie au niveau d’RCPGs

➢ Sécrétion deLHetFSH

- Avec un pic maximal :2 à 4 ans avant les modifications physiques pubertaires - Durant la puberté la LH a un taux maximal 20x plus important

3. Testicules

Les hormones sécrétées activent lesgonades:

LHC de Leydig→ Formation deTestostérone= Modifications physiques

○ Testostérone → DHT par la 5 alpha reductase (A savoir : La DHT a une meilleure affinité que la T sur les R aux androgènes )

Oestrone + Oestradiol: aromatisation intra-testiculaire ou périphérique des androgènes

→ Permet notamment la prise de taille

FSHC de Sertoli:

Inhibine B= rétrocontrôle négatif sur la FSH

AMH= sécrété de façon non continue durant la vie

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5. Système nerveux central

GABA→ Inhibiteur, frein des neurones hypothalamiques Glutamate→ Activateur

Cellules Gliales: modulation par facteur de croissance

Kisspeptine(récepteur GPR54 au niveau de l'hypophyse/l'hypothalamus) → activateur 6. Environnement

Santé générale, nutrition, facteurs socio-économique, altitude

Composante génétique qui représente50% de la variabilitéau début de la puberté Nutrition pré et post natale

Perturbateurs endocriniens/ Disrupteurs hormonaux B. Adrénarche

= maturation desglandes surrénales(un peu avant la puberté)

● Production deDHEA, DHEAspilosité pubienne et axillaire

● Entre6 et 8 ans

Attentiontotalement indépendant de la maturation de l’axe hypothalamo-hypophysaire C. Interaction avec l’axe somatotrope

● Oestrogènes → activation de l’axe hypothalamo-hypophysaire → Augmentation des pics de GH(Hormone de croissance)

x3 pendant la puberté

→ Minéralisation osseuse

→ Action sur les cartilages d’accroissement =accélération de la maturation squelettique

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II. Puberté normale A. Modifications physiques

1. Développement des caractères sexuels Les signes du début de la puberté sont :

- pour le garçon : l’augmentation testiculaire vers11,5 ans(≈ 4ml ou 25mm) - pour la fille : le développement mammaire vers10,9 ans

Les stades de développement sont rangés dans le classement deMarshall et Tanner.

Pubarche =évolution de la pilosité pubienne P1 - P5

● Puberté chez le garçon :

30 % de Gynécomastieentre 13 et 14 ans (développement de seins qui disparaissent ensuite)

Estimation de la puberté par la taille de la verge, la taille testiculaire et la pilosité pubienne et axillaire

● Puberté chez la fille :

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2. Croissance staturale

Le garçon a un pic de croissanceplus tardif mais plus importantpar rapport à la fille.

Très influencé par lesoestrogènes

● Garçon : 13 ans en moyenne

→ Prise de 25 à 28 cm (taille moyenne : 1,75 m atteinte 5 ans après la puberté)

→ 5 à 10 cm par an vers 14 ans

● Fille :

→ Taille adulte atteinte 4 ans post puberté

→ Gain 20 à 25 cm 3. Age osseux

La maturation globale est un facteur permettant de déterminer la taille à l'âge adulte Apparition de l’os sésamoïde du pouce (13 ans chez la fille et 11 ans chez le garçon)

4. Variations staturo-pondérales

● Minéralisation maximale : 6 à 12 mois après le pic de croissance staturale

● Facteurs influençant : calcium, vit D, stéroïdes, GH, activité physique, (impact de la nutrition moins important chez l’homme)

● Augmentation de la masse osseuse

● Prise de poids : + 8kg entre 14 et 15 ans (masse musculaire +++)

● Masse musculaire : 1,5x supérieur chez le garçon, masse grasse 2x supérieur chez la fille III. Puberté anormale

Signes d’une puberté anormale : Chez le garçon :

- Absence de développement testiculaireaprès 14 ans - Absence de développement complet après 4 ans Chez la fille :

- Absence de développement mammaireaprès 13 ans 2 fois plus fréquent chez la fille

Retard simple : Retard de déclenchement de la puberté, peu fréquent (9 fois plus fréquent chez la fille) Retard pubertaire

primitif

Retard pubertaire secondaire

Puberté précoce

Central Le dysfonctionnement

provient dudépartdu signal (axe

hypothalamo-hypophy saire)

Insuffisance chronique d’organes, anorexie, cancer, sport intensif

Lésion ou idiopathique, perturbateurs

endocriniens, surpoids, enfants migrants Périphérique Le dysfonctionnement

touchel’arrivéedu signal (atteinte des gonades, R aux stéroïdes) Syndrome de

Klinefelter, de Turner

Atteintes

secondaires/extérieures (chimio, radio) des gonades

Pathologies comme la production intense de stéroïdes

(21)

QCM QCM 1 : A propos des modifications durant la puberté :

A. Les stades de développement Marshall et Tanner permettent d'évaluer le développement des caractères sexuels.

B. L'estimation de la puberté chez les hommes dépend uniquement de la taille de la verge et des testicules.

C. La ménarche est l’âge du développement mammaire.

D. La taille est un équilibre entre la croissance et la maturation des cartilages d'accroissement grâce à la testostérone chez le garçon.

E. Un garçon peut prendre jusqu'à 10 cm en un an au cours de sa puberté.

QCM 2 : A propos de l’axe gonadotrope lors de la puberté : A. Les stéroïdes gonadiques freinent l’activité de l’axe.

B. L’hypothalamus sécrète de façon pulsatile le GnRH (hexapeptide) qui permet la stimulation de l’hypophyse.

C. Durant la puberté, le taux de LH est 2 fois plus important.

D. Le GnRH se fixent sur des récepteurs intracellulaires au niveau de l’hypophyse et induit la sécrétion de LH et FSH.

E. La kisspeptine se lie à son récepteur GPR54 présent au niveau de l’hypothalamus et de l’hypophyse et a un effet activateur de ceux-ci.

QCM 3 : A propos de la période pubertaire :

A. La maturation des glandes surrénales peu avant la puberté permet entre autres le développement de la pilosité pubienne et axillaire.

B. La maturation des glandes surrénales est intimement liée à la maturation de l’axe gonadotrope.

C. Indirectement, les oestrogènes permettent la minéralisation osseuse et la maturation squelettique.

D. L’influence de la composante génétique sur la puberté est majoritaire.

E. Les œstrogènes augmentent par 3 la présence de LH.

QCM 4 : A propos de la puberté normale :

A. En moyenne, le début de la puberté chez les garçons survient aux alentours de 12,5 ans avec l’augmentation testiculaire.

B. En moyenne, le début de la puberté chez les filles survient aux alentours de 10,9 ans avec le développement mammaire.

C. La gynécomastie est une pathologie de la croissance irréversible retrouvée chez 30% des garçons.

D. L’apparition de la pilosité axillaire chez le garçon se fait avant le développement de la verge.

E. Le développement testiculaire chez le garçon se fait en moyenne en même temps que l’apparition de la pilosité pubienne chez la fille.

(22)

QCM 6 : A propos de la puberté anormale :

A. Une puberté anormale est 9 fois plus fréquente chez la fille.

B. Un retard simple est 2 fois plus fréquent chez la fille.

C. Le retard simple est un retard de déclenchement de la puberté fréquent, surtout chez la fille.

D. Le syndrome de Klinefelter est un retard pubertaire primitif périphérique.

E. Une atteinte des récepteurs aux stéroïdes peut être la cause d’une retard pubertaire primitif central.

QCM 7 : A propos du développement post-natal :

A. La taille adulte chez la femme est atteinte 3 ans après les premiers signes de puberté.

B. Les oestrogènes ont un rôle majeur dans la croissance staturale.

C. Le pic de croissance staturale chez le garçon se fait vers 13 ans puis la croissance diminue.

D. Les cellules gliales ont un rôle important dans le développement en libérant des facteurs de croissance.

E. Le pic de LH et FSH apparaît 2 à 4 ans avant le début de la puberté.

(23)

CORRECTION DES QCM

Régulation Hormonale de la croissance post-natale, ce qu’il fallait répondre :

1 : AE 2 : E 3 : AC 4 : BE 5 : ABDE

6 : D 7 : BDE

Pourquoi certaines réponses sont fausses : QCM 1 : AE

B. La pilosité de la zone axillaire également.

C. C’est la thélarche.

D. Grâce aux oestrogènes.

QCM 2 : E

A. Attention, le frein est présent avant la puberté, durant la puberté c’est un rétrocontrôle.

B. GnRH est un décapeptide.

C. 20 fois.

D. Il se fixe sur des RCPGs donc des récepteurs transmembranaires.

QCM 3 : AC

B. Totalement indépendante.

D. Elle représente 50% donc n’est pas majoritaire (ui c relou).

E. De GH.

QCM 4 : BE A. 11,5 ans.

C. La gynécomastie est réversible.

D. La pilosité axillaire se fait après QCM 5 : ABDE

C. C’est l’inverse QCM 6 : D

A.B. La puberté anormale est2 foisplus fréquente chez la fille tandis que le retard simple est 9 fois plus fréquent chez la fille.

C. Peu fréquent.

E. Peut être la cause d’un retard pubertaire primitif périphérique, en effet le problème vient du récepteur à l’arrivée

QCM 7 : BDE A. 4 ans.

C. Il y a une accélération de la croissance staturale avec un pic à14 ans.

(24)
(25)

FICHE DE COURS 3 : Différenciation sexuelle au cours du développement 2 étapes différentes mais liées :

Déterminisme gonadique (déterminé par le caryotype).

Différenciation du tractus génital interne et externe (déterminé par la présence ou l'absence d'hormones sécrétées par les gonades).

Crête génitale dès la 5ème semaine, gonade indifférenciée jusqu’à la 7èmesemaine (bipotente: si foetus 46XX, elle donnera un ovaire; si foetus 46XY, un testicule).

I. Développement de la gonade bi-potentielle

Avant de se différencier en un sexe spécifique, se développe une gonade bi-potentielle (pouvant devenir femme ou homme). Son développement est induit chez l’homme comme chez la femme par deux facteurs de transcriptions :

Facteurs de transcriptions :

WT1 (Wilm’s Tumor 1) SF1 (Steroidogenic Factor 1) peut aussi être appelé NR5A1 Nature Protéine à doigt de Zinc,

codée par un gène suppresseur de tumeur Récepteur nucléaire orphelin (pas de ligand identifié)

Si déficit ou absence :

-Absence de gonade, par augmentation de la mort cellulaire

- Problème uro-génitaux

- Dégénération des crêtes génitales par apoptose

- Absence de glandes surrénales Localisation : E. Coelomique puis cellules de soutiens

(Sertoli ♂ ou Folliculaire ♀)

(26)

II. Déterminisme gonadique

Le mécanisme d’orientation de la gonade bi-potentielle en une gonade ♂ ou ♀ ne dépend pas des mêmes facteurs suivant le sexe

Facteurs du déterminisme gonadique :

XY : Phénomène Actif Production d'hormones +++

● Gène SRY :rôle prépondérant : pas de testicule sans lui

◦ La protéine découplante possède un motif HMG (commun à toute une famille de facteurs de transcription géniques) : la protéine se lie à l’ADN

◦ Coordonne l'expression des autres gènes (voir ça comme un chef d'orchestre) et initie la cascade d’action génique vers la différenciation testiculaire :

- Amplifie et contrôle l’expression deSOX 9

- Interaction avec SF1 → stimule stéroïdogenèse.

- Interaction avec le promoteur de l'HAM → Inhibition des canaux de Müller.

◦ (Bras court du chromosome Y)

◦ Exprimé transitoirement, durant le développement par les précurseurs des C de Sertoli, mais aussi pendant la puberté

● SOX 9 :

◦ Précurseurs des cellules de Sertoli

◦ AmplifieFGF9

◦ Transcription du gène de l’AMH avec SF1

● FGF9 :

◦ Facteur de Croissance

◦ AmplifieSOX9(boucle autocrine/paracrine)

● SF1 :exprimé précocement dans les gonades pluripotentes (indifférenciées).

◦ Morphogenèse de la glande avant la différenciation.

◦ Stéroïdogenèse, formation des C stéroïdogène (Leydig et Thécales)

◦ Transcription du gène de l’AMH avec SOX9

● DHH :

XX : Phénomène Passif Production d'hormones ---

Différenciation ovarienne par défaut (car pas de Y et donc pas de SRY)

● Wnt 4 :

◦ Inhibiteur de différenciation testiculaire

◦ Répression de la stéroïdogenèse

◦ Étroitement lié à la ß-caténine qui régule la transcription

● RSPO1 :

◦ En interaction avec Wnt promeut la différenciation en ovaire

● FOXL2 :

◦ Maintient phénotype féminin de la stéroïdogenèse de l'ovaire en opposition à SOX9 (seul l'un des deux s'exprime)

◦ Régule la différenciation en cellules folliculaires

● Follistatine :

◦ Présent aussi dans la testicule

◦ Permet la survie des cellules germinales dans le cortex ovarien (Voir chapitre “Mise en place de l’appareil génital”)

(27)

◦ Différenciation des cellules de Leydig par amplification deSF1

◦ Permet la communication entre les C épithéliale et mésenchymateuses I. Différenciation du tractus génital

Après la différenciation gonadique, le phénotype sexuel va pouvoir se mettre en place grâce à la production d’hormones des gonades déjà différenciées pour l’homme. La gonades féminines ne produisant pas d’hormones masculines leur tractus prend le chemin féminin.

1. Organes Génitaux Internes (OGI) :

♂= Différenciation précoce

et active ♀ = Différenciation passive et tardive (par défaut) 5ème- 6èmesemaine Gonade indifférenciée = pluripotente (wolf + muller)

8ème- 9èmesemaine

-Androgène →testostérone

=> Différenciation des canaux de Wolff -HAM → Régression des

canaux de Müller

10ème- 12èmesemaine

-Pas d'androgènes → Régression des canaux de Wolff.

-Pas d'HAM → Maintien canaux Müller.

Les OGI sont terminés à la 12ème semaine pour les deux sexes.

Organes génitaux mâles :

Si XY, transcription dugène SRY→ Différenciation descellules de Sertoli(cellules de Soutien) Développement des OGI :

- Cellules de Sertoli → Expression deDHH→ Différenciation descellules de Leydig→ Formation deTestostéroneparSF1→ Formation de OGI sous l’action de la Testo Disparition des canaux de Müller :

- Cellules de Sertoli →SOX9recruté par le SRY etSF1transcriventAMH→ Régression des canaux de Müller

Prolifération cellulaires, migration des cellules mésonéphrotiques : - ParFGF9régulé positivement par SOX9

(28)

2. Organes Génitaux Externes (OGE)

Attention ! Les OGI masculins sont formés sous l’action de la Testostérone, alors que les OGE sont formés sous l’action de laDihydrotestostérone.

Tractus externe indifférencié jusqu'à la 7èmesemaine comprenant : gouttière urétrale, sinus uro génital, bourrelets labio-scrotaux = le tubercule génital

Chez un foetus 46XY : Testostérone entraîne masculinisation :(entre la 10èmeet la 15èmesemaine) Formation des testicules à la7ème semaine

◦ Sinus urogénital (+ gouttière urétrale) → Urètre pénien.

◦ Bourrelet labro-scrotal → Fusion → Scrotum.

◦ Tubercule génital → Grossit → Verge.

Chez un foetus 46XX : Pas de testostérone donc différenciation passive : Formation des ovaires à la8ème semaine

◦ Sinus urogénital (+ gouttière urétrale) → Partie basse du vagin.

◦ Bourrelet labro-scrotal → Grandes lèvres.

◦ Tubercule génital → Ne grossit pas → Clitoris.

3. Facteurs hormonaux de la différenciation Androgènes : testostérone + dihydrotestostérone (DHT)

● Testostérone :

◦ Sécrétée parcellules de Leydigdès la 8èmesemaine.

Développement canaux de Wolff (VGI) puis diminue le reste de la vie foetale

→ Développement du tractus génital interne

● DHT (dihydrotestostérone):

◦ Modification de la testostérone par la5α-réductase

◦ Même mécanisme d'action que testostérone mais spécificité d'action (récepteurs aux androgènes)

→ Développement sinus uro-génital et masculinisation des OGE. (Développement du tractus génital externe)

● Hormone anti Müllérienne (HAM) :

◦ Glycoprotéine (hormone polypeptidique,n’est pas stéroïdienne)

◦ Pic maximal à la 8ème semaine

→ Régression des canaux de Müller

4. Récepteur des androgènes (lie tous les androgènes dont la testostérone)

● Super famille des récepteursnucléairesdes hormones stéroïdes (T et DHT)

● (Chromosome X)

(29)

IV. Les variations du développement sexuel : DSD

- Un dysfonctionnement en aval de la différenciation gonadique, donc au niveau hormonal, donne une ambiguïté sexuelle.

Pseudohermaphrodismes ♂ ou ♀(selon caryotype XY = masculin , XX = féminin) - Gonades normales (conformes au sexe caryotypique).

Origine : DSD liés auxdéterminisme gonadique (discordance entre le génotype et le phénotype)=Hermaphrodisme Vrai

DSD liés auxmédiateurs hormonaux = Pseudo Hermaphrodisme

46 XY

OGI Féminins OGI Féminin absent (AMH exprimé)

Gonade :Testicule

OGE Féminisation de degré variable Partiellement Féminin : Testicules et Phénotypes féminin mais avec ambiguïtés apparentes

ou

Complètement Féminin : Testicules + Phénotypes féminins (Vulve, sein, vagin borgne)

Causes Souvent à cause de mutations inactivatrices de SRY

Mutation R. aux androgènes (+++) Ou Déficit 5α- réductase Ou

Pb synthèse androgènes (cellules de Leydig).

46 XX

OGI Masculins (production de Testo)

Gonade :Ovaire OGI Féminin OGE Masculinisation de degré

variable

Masculinisation variable Causes Souvent à cause d’une

translocation du gène SRY venant du chromosome Y du père

Hyperplasie congénitale glande surrénale (Androgènes en excès).

ou plus fréquent : déficit en 21 hydroxylase

Méthode de diagnostic de DSD :

Mesure la distance anogénitale chez le nouveau né

A la naissance, rien ne permet de dire visuellement si l'ambiguïté est la conséquence d’un hermaphrodisme vrai ou d’un pseudo-hermaphrodisme : il faut des analyses complémentaires.

Des Bisous. Bon QCM !

(30)

QCM QCM 1 : A propos du déterminisme sexuel :

A. Le déterminisme gonadique débute au niveau des gonades. A ce niveau, il est déterminé génétiquement.

B. La femme passe d’une gonade indifférenciée à des ovaires de par son génotype 46 XX et l’absence de SRY, puis développe un tractus génital féminin sous l’action de facteurs hormonaux.

C. Les grands acteurs majeurs du déterminisme sexuel sont les chromosomes et les hormones, le gène SRY ayant un rôle majeur et exclusif chez le garçon.

D. La différenciation sexuelle chez le fœtus fille est plus tardive et passive.

E. Lorsqu'une anomalie provoque une translocation de SRY sur un caryotype XX, on parle de désordre lié aux médiateurs hormonaux.

QCM 2 : A propos du déterminisme sexuel :

A.Le gène SRY, localisé sur le bras long du chromosome Y, a un rôle prépondérant dans le déterminisme masculin

B. Un phénotype masculin peut avoir un génotype féminin à condition qu’il y ait eu une délétion d’une partie du chromosome Y.

C. On peut parler de désordre lié au déterminisme gonadique quand le génotype est XX+SRY et le phénotype masculin avec des ambiguïtés sexuelles.

D. Le gène SRY est exprimé transitoirement durant la différenciation sexuelle et la puberté par les cellules de Leydig.

E. Dans le cas d'un désordre , le « genre » masculin ou féminin est déterminé par le caryotype (46 XY dans le premier cas, 46 XX dans le second).

QCM 3 : A propos du développement gonadique précoce :

A. La gonade indifférenciée (identique chez le futur garçon ou fille) dure du stade 5 semaines au stade 7 semaines.

B. Le gène SRY est normalement exprimé dans les DSD liés aux médiateurs hormonaux (pseudo-hermaphrodisme) masculins.

C. A la 5ème semaine, si le fœtus possède le chromosome Y, il développe un testicule et dans le cas contraire, un ovaire.

D. Les gènes impliqués dans le développement gonadique sont WT-1 et SF1.

E. SF1 a un rôle important dans la différenciation du testicule mais aussi dans la morphogenèse rénale.

QCM 4 : A propos du développement testiculaire :

A. Le gène WT1 est situé sur le bras court du chromosome Y.

B. La protéine SF-1 est exclusivement impliquée dans le développement tardif en testicule et la régulation de la production de testostérone.

C. Le gène SRY appartient au bras court du chromosome Y et code pour une protéine dont le motif HMG permet la liaison à l’ADN.

D. SOX fait aussi partie des facteurs de transcription génique ayant un motif HMG et qui régule les différentes étapes de différenciation embryonnaire.

E. Même si la seule présence de SRY ne suffit pas à la différenciation, sa seule mutation entraîne une réversion phénotypique.

(31)

QCM 5 : A propos du développement testiculaire :

A. L’enzyme 5 alpha-réductase permet la formation des OGI mâles.

B. SF1 est une protéine à doigt de zinc, permettant le développement des follicules ovariens entre autres.

C. L’AMH est un inhibiteur d'une structure embryonnaire. Cette hormone freine l'action de SRY dans la différenciation testiculaire.

D. Dans la différenciation sexuelle masculine, seuls le chromosome Y et quelques autosomes agissent;

dans la différenciation sexuelle féminine, seuls le chromosome X et quelques autosomes agissent.

E. Une mutation de SOX9 aboutit dans tous les cas à une réversion sexuelle et une anomalie osseuse.

QCM 6 : A propos du développement testiculaire :

A. SOX9 est un facteur de transcription exprimé par SRY et qui induit la formation de FGF9.

B. L’interaction de SRY avec PS1 stimule la stéroïdogenèse testiculaire et la production de testostérone par les cellules de Leydig.

C. DHH agit en aval de SRY pour le développement testiculaire.

D. Une mutation inactivatrice du gène SOX9 chez un sujet de caryotype 46,XX est sans conséquence sur la différenciation sexuelle.

E. Le facteur de croissance FGF9, permet le développement testiculaire et amplifie SOX9.

QCM 7 : A propos du développement ovarien :

A.Wnt-4 est une hormone jouant un rôle dans le développement embryonnaire.

B. FOXL2 active la ß-caténine et permet indirectement la régulation de la transcription.

C. Elle est plus tardive et passive que le développement testiculaire

D. Wnt 4 inhibe la différenciation testiculaire et réprime la stéroïdogenèse.

E. Le facteur de transcription FOXL2 tardivement exprimé régule la différenciation des cellules folliculaires et réprime SOX9.

QCM 8 : A propos des anomalies :

A. Les anomalies sont exclusivement liées à des mutations d'un ou plusieurs gènes.

B. Un phénotype mâle associé à un génotype 46 XX est un désordre lié au déterminisme gonadique provenant de la translocation de SRY sur un des chromosomes X.

C. Dans ce cas, les deux tissus ovarien et testiculaire cohabitent parfois : on parle d’ovo-testis.

D. Un déficit en 5-alpha réductase entraîne chez un génotype 46 XY un défaut de masculinisation des OGI

E. Un individu XY, avec des OGE féminins, des testicules mais une absence de OGI peut avoir subi une mutation inactivatrice du récepteur aux androgènes.

QCM 9 : A propos de la différenciation sexuelle :

A. Jusqu’à la 7èmesemaine, les canaux de Wolff et de Müller cohabitent que le fœtus soit XX ou XY.

B. Le tractus génital interne féminin se développe car il n’y a pas de chromosome Y, pas d’hormone testiculaire mais il y a un inhibiteur de l’AMH.

C. S’il y a un chromosome Y intact, la gonade indifférenciée devient testicule, les canaux de Müller donnant les canaux déférents, les vésicules séminales et la tête de l’épididyme par un mécanisme précoce et actif.

D. Chez la femme, la différenciation a lieu vers la 10èmesemaine.

E. La virilisation des OGE se fait vers la 15ème- 20èmesemaine.

(32)

QCM 10 : A propos des facteurs hormonaux masculins :

A. Les mitochondries et le RE des cellules de Sertoli transforment le cholestérol en testostérone.

B. La sécrétion de testostérone augmente lentement jusqu’à un pic vers la 15ème- 16èmesemaine puis diminue pour se stabiliser en fin de grossesse. A partir de là, la valeur reste constante jusqu'à la puberté.

C. Le DHH associé au SF1 permet la formation des cellules de Leydig tandis que le SOX9 permet la formation des cellules de Sertoli.

D. Si anomalie de la 5 alpha réductase il n’y aura pas de développement du tractus génital externe.

E. La dihydrotestostérone est beaucoup plus puissante que la testostérone mais son affinité aux récepteurs est moindre.

QCM 11 : A propos des facteurs hormonaux masculins :

A. C’est la 5-α-réductase qui permet la transformation de la testostérone en dihydrotestostérone.

B. La follistatine est exprimée dans le testicule.

C. FOXL2 permet la formation des cellules de Sertoli tandis que SOX9 permet la formation des cellules folliculaires.

D. La testostérone et la dihydrotestostérone passent toutes deux dans la cellule pour se lier aux récepteurs nucléaires et le couple ligand-récepteur se lie sur l’ADN.

E. Le maintien des canaux de Wolff se fait grâce à la dihydrotestostérone.

QCM 12 : A propos des récepteurs des androgènes :

A. Le gène codant est sur le chromosome X donc les récepteurs apparaissent et fonctionnent dans les deux sexes dès la 9èmesemaine.

B. La liaison du récepteur aux androgènes entraîne la disparition des canaux de Wolff.

C. La mutation du gène des récepteurs aux androgènes provoque un pseudo-hermaphrodisme masculin.

D. En cas de mutation incomplète, l’hormone est présente mais les récepteurs sont non fonctionnels, ce qui entraîne une apparence externe féminine sans ambiguïté et une stérilité.

E. Un phénotype féminin avec des testicules peut résulter d’une mutation inactivatrice du récepteur aux androgènes.

QCM 13 : A propos de l’AMH : A. Elle est stéroïdienne.

B. Son mode d’action est local a proximité des cellules de Sertoli.

C. Elle est sécrétée sous la dépendance de SF-1 à partir de la 8èmesemaine.

D. Sa durée d’action est très brève et n’est plus sécrétée après la naissance.

E. Elle entraîne la régression des canaux de Müller pour la différenciation du tractus masculin.

QCM 14 : A propos des anomalies :

A. Si les chromosomes sont normaux mais que le phénotype est altéré, il faut parler de pseudohermaphrodisme.

B. Parfois, il est totalement impossible de savoir le sexe du bébé à la naissance, sans caryotype.

C. La prise en charge de l’enfant qui présente un DSD est exclusivement psychologique.

D. Une virilisation excessive chez un individu XX peut provenir d’une hyperplasie congénitale des surrénales induisant une surproduction d’hormones mâles.

E. Les maladies de Klinefelter et de Turner ne sont pas des hermaphrodismes.

(33)

QCM 15 : A propos des anomalies :

A. Une personne XY ayant des OGE anormaux est le plus souvent victime de l’absence de la 5-α-réductase.

B. En cas d'hyperplasie congénitale des surrénales, le fœtus fille possédera des organes génitaux externes de type féminin mais aussi des testicules.

C. On diagnostic une anomalie en mesurant la distance anogénitale sur le nouveau né

D. Un patient XY n’ayant pas une virilisation des OGE normale doit avoir des cellules de Sertoli défaillantes.

E. Le DSD XX provenant d’une translocation du gène SRY du chromosome X de la mère peut provoquer un développement d’OGI masculins.

QCM 16 : A propos des anomalies :

A. Un individu possédant des anomalies au niveau des ses gonades est pseudo hermaphrodite.

B. L'hermaphrodisme vrai se caractérise par des anomalies tant au niveau interne qu'externe.

C. Un pseudo-hermaphrodisme masculin (lié au déterminisme gonadique) se définit toujours par un caryotype de type masculin et un phénotype féminin sans ambiguïté sexuelle apparente.

D. Un pseudo-hermaphrodisme féminin peut être causé par un déficit en 5α-réductase.

E. La délétion de SRY sur un caryotype XY n’entraîne pas un hermaphrodisme mais une réversion sexuelle, dit femme XY.

QCM 17: A propos de la différenciation sexuelle :

A. Une mutation d'un gène autre que ceux dits sexuels (SRY...) peut avoir des conséquences sur la différenciation sexuelle.

B. La différenciation sexuelle des gonades est déterminée par la présence ou l'absence de certaines hormones.

C. Les gènes SOX9 et Wnt4 sont exclusifs entre eux ( un seul des deux s'exprime ).

D. SRY est indispensable donc exclusif à la différenciation masculine.

E. La testostérone intervient pour la différenciation masculine des OGE.

QCM 18: A propos de la cinétique sans anomalies :

A. Les gonades, quel que soit le sexe, aparaissent à la 7ème semaine.

B. La gonade bi-potentielle, quel que soit le sexe, est présent de la 5ème à la 6ème semaine.

C. Chez un individu 46XY, les OGI et OGE se développent en même temps entre la 8ème et la 9ème semaine.

D. L’apparition des OGI chez la femme est plus tardif que chez l’homme. Il se déroule vers la 9ème semaine.

E. Chez le caryotype XX, les canaux de Müller régressent sous l’action de l’AMH entre la 8ème et la 9ème semaine.

QCM 19 : A propos des facteurs de la gonade bi-potentielle :

A. SF1 et WT1 ont un rôle majeur dans la différenciation gonadique chez l’homme.

B. WT1 est exprimé par les cellules stéroïdogènes (Cellules de Leydig et Cellules Thécales).

C. Un individu né sans gonade peut avoir subi une mutation inactivatrice de SF1.

D. La déficience en SF1 provoque la dégénération des crêtes génitales par apoptose et l’absence complète de glandes surrénales.

E. SF1 est indispensable à la formation de AMH mais aussi à la formation des précurseurs des cellules

(34)

QCM 20 : A propos de la différenciation sexuelle :

A. DHH permet la communication dans la différenciation sexuelle en mettant en relation les cellules épithéliales et mésenchymateuses.

B. DHH se lie à son récepteur nucléaire PTCH1, qui permet la régulation positive de SF1.

C. Dans un caryotype XX sans anomalie, FOXL2 inhibe SOX9.

D. L’association de SF1 et de FGF9 permet la formation de AMH et donc la régression des canaux de Müller chez un individu masculin.

E. SOX9 et FOXL2 sont deux hormones permettant la formation des cellules de soutien.

(35)

CORRECTION DES QCM

Différenciation sexuelle au cours du développement, ce qu’il fallait répondre :

1 : AD 2 : CE 3 : ABD 4 : CDE 5 : E

6 : ACDE 7 : CD 8 : BCE 9 : AD 10 : CD

11 : ABD 12 : CE 13 : BCE 14 : ABDE 15 : CD

16: BE 17: A 18 : BC 19 : DE 20 : AC

Pourquoi certaines réponses sont fausses : QCM 1 : AD

B. Les facteurs hormonaux n'induisent pas la différenciation du tractus génital féminin, il se fait par défaut.

C. Son rôle n'est pas exclusif, d’autres facteurs jouent un rôle (SOX9…).

E. Lié au déterminisme gonadique, donc hermaphrodisme vrai QCM 2 : CE

A. Sur le bras court du chromosome Y.

B. A condition (non exclusive) qu'il y ait translocation d’un morceau de Y sur X (translocation du gène du père).

D. Par les précurseurs des cellules de Leydig.

E. VRAI : même s’il aurait peut-être fallu écrire “sexe” plutôt que “genre” (definition de genre = comportement socioculturel).

QCM 3 : ABD

C. C'est à la 7èmesemaine qu'il y a différenciation gonadique.

E. La morphogenèse rénale dépend de WT-1.

QCM 4 : CDE A. C’est SRY.

B. Aussi pour la différenciation de la crête génitale en gonade indifférenciée.

QCM 5 : E

A. Permet la formation des OGE.

B. C’est un récepteur nucléaire orphelin, le reste est vrai.

C. Elle entraîne une inhibition des canaux de Müller, c'est donc très bien pour la différenciation en testicule.

D. Dans la différenciation mâle, le chromosome X aussi est important.

E. VRAI, mais la réversion sexuelle ne se fait que chez le garçon (contexte de l’intitulé!).

QCM 6 : ACDE

B. PS1 est inconnu, c’est SF1.

QCM 7 : CD

A. Wnt-4 est un gène, pas une hormone !

(36)

QCM 9 : AD

B. S'il n'y a pas de testicules, il n'y a pas sécrétion d'AMH, donc pas besoin d'inhibiteur d'AMH pour maintenir les canaux de Müller.

C. Canaux de Wolff.

E. 10ème- 14èmesemaines.

QCM 10 : CD

A. Attention: dans testicule :

Cellule de Leydig = Testostérone.

Cellule de Sertoli = AMH.

B. On a une brève augmentation de testostérone après la naissance, du fait de la levée du rétrocontrôle.

E. L'affinité de la DHT au récepteur nucléaire est supérieure à celle de la testostérone.

QCM 11 : AD

B. Vrai, même si c’est de manière minoritaire

C. FAUUUX ! Sertoli = Testicule donc SOX9, attention il n’y a pas de cohabitation de SOX9 et FOXL2.

E. C'est le rôle de la testostérone ! QCM 12 : CE

A. Les récepteurs sont présents chez la fille mais inactifs.

B. Cette liaison entraîne la différenciation des canaux de Wolff.

D. C'est en cas de mutation complète (testicule féminisant).

QCM 13 : BCE

A. Ce n'est pas une hormone stéroïdienne mais une glycoprotéine.

D. Elle continue après la naissance mais il y a une très forte diminution à la puberté par rétro-contrôle négatif de la testostérone.

QCM 14 : ABDE

C. Elle peut aussi être chirurgicale.

QCM 15 : CD

A. L'anomalie la plus fréquente est l’absence de récepteur.

B. Il n'y a pas de modification des OGI qui restent féminins. Par contre, les OGE se masculinisent.

D. VRAI, ce n'est pas lié mais c'est tout de même possible. Par contre, cette anomalie de la virilisation des OGE peut être due à une défaillance des cellules de Leydig .

E. La translocation du gène SRY provient du chromosome Y du père.

QCM 16 :

A. Le pseudo hermaphrodisme concerne les OGE, pas les gonades.

C. 2 choses : le pseudo-hermaphrodisme est lié aux médiateurs hormonaux, c'est le cas du testicule féminisant, mais ce type d'hermaphrodisme existe aussi sous forme incomplète.

D. Le pseudo-hermaphrodisme masculin.

QCM 17 : 0

A. VRAI. Mutation des gènes codant pour les récepteurs aux androgènes par exemple.

B. Valable pour les OGE, pas les gonades.

C. SOX9 et FOX4 sont exclusifs.

D. Pas exclusif.

E. Testostérone pour OGI, DHT pour OGE.

(37)

QCM 18 : BC

A. Les ovaires apparaissent à la 8ème semaine.

D. 10-15ème semaine.

E. Chez le caryotype XY.

QCM 19 : DE

A. WT1 a un rôle mineur, ils permettent surtout la formation de la gonade bi-potentielle.

B. Par les cellules de soutien.

C. De WT1.

QCM 20 : AC

B. PTCH1 est un récepteur membranaire.

D. SF1 et SOX9.

E. Deux facteurs de transcription.

(38)
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FICHE DE COURS 4 : Hormones thyroïdiennes, développement et régulation au cours de la vie foetale

I. Introduction

Les hormones thyroïdiennes sontessentiellesà la vie car importantes à plusieurs niveaux :

Régulation de métabolismes (essentiellement catabolisme d'AA et lipides dans les tissus musculaires)

Les dépenses énergétiques : thermogenèse → maintien de la température corporelle ≈ 37°C.

● Transport de l'eau et des électrolytes.

Développement et maturation:

Du SNCchez le fœtus (1ertrimestre de grossesse via la mère).

Des oschez l'enfant (A partir du 3èmetrimestre jusqu'en post-natal).

II. Synthèse des hormones

Deux hormones thyroïdiennes produites par la glande thyroïde (organe bilobé à la base du cou).

Comme tous les organes endocrines, la thyroïde est dépendante de larégulation hypophysaire. Une hypophyse mature estindispensablepour la production d’hormones thyroïdiennes.

1. Étapes de la synthèse

Dans les thyrocytes (cellules folliculaires de la glande thyroïde) :

Captation de l’iode(par voie alimentaire).

Synthèse de la thyroglobuline(glycoprotéinequi contient des résidus tyrosyls).

Organification =fixation de l’iode I sur les résidus tyrosyls.

Formation de :

Monoiodotyrosine (MIT) (1 atome d'I)

Diiodotyrosine (DIT) (2 atomes d'I).

Couplage :

◦ 20 %: MIT + DIT →T3 ou Triiodothyronine (3 atomes d'I) =forme active. L’action de la T3 sur les tissus cibles permet par la suite un rétrocontrôle négatif sur sa production.

◦ 80 %: DIT + DIT → T4 ou Thyroxine / Tétraiodothyronine (4 atomes d'I) = forme inactive (réserve) ;T4 est une pro-hormonemétabolisée en T3au niveau du foie, elle circule dans le sang sous forme liée , ce qui la rend inapte à une liaison aux récepteurs T3. La T4 exerce aussi un rétrocontrôle négatif au niveau anté-hypophysaire tout comme T3.

Stockage et libération de T4 et T3 dans la circulation sanguine par hydrolyse de la thyroglobuline.

2. Régulation

a) Par la disponibilité en iode

Carences en iode → déficit en hormones thyroïdienne

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c) Par le métabolisme périphérique (= transformation de T4 en T3)

T4 sera déiodinisée en T3 par une mono-déiodinase (enzyme principalement localisée au niveau du foie) afin d'être utilisée par les tissus périphériques. Les mono-déiodinases sont donc des enzymes qui vont retirer 1 iode à la T4, elles ont une expression différentielle en fonction des tissus.

Deux grands types de déiodinisation et trois mono-deiodinases :

Les 5’ mono-déiodinases : T4 → T3 (formeactive) - 2 isoformes:

MDI-I(+++ Chezl'Adulte: foie, rein, thyroïde).

MDI-II( Chezl'Adulte et +++ chez le fœtus:cerveau, placenta).

La 5 mono-déiodinase : T4 → rT3(Reverse T3 =inactive) :

MDI-III

- +++ Chezle fœtus: placenta, foie, cerveau, peau → permet au fœtus de réduire ses dépenses énergétiques puisqu'il est alimenté par la mère.

- Chez l'Adulte : augmente dans des circonstances pathologiques (stress, famine) pour économiser ses dépenses énergétiques et les consacrer au fonctionnement du cœur et du cerveau.

III. Action biologique de la fonction thyroïdienne Action sur des récepteurs nucléairesRTα (CHR17) et RTβ (CHR3) :

L'hormone se fixe sur le récepteur, modification conformationnelle, et le couple hormone/récepteur active la transcription géniquemétabolisme des acides aminés et lipides + thermogenèse + croissance et différenciation tissulaire dusystème nerveux centralet dutissu osseux.

IV. Développement de la glande

L'embryogenèse de la glande thyroïdienne a lieu entre la 4ème et la 8ème semaine.

4esemaine 1èresébauches de la glande thyroïde : invagination du plancher du pharynx + début de la croissance

6e-7esemaine Migration de la glande qui atteint sa place définitive 10esemaine La glande devient fonctionnelle.

20esemaine Mise en place de l'axe hypothalamo-hypophysaire

=> Hypophyse mature et sécrétion de TSH

→ maturation de la glande thyroïdienne

ATTENTION : La glande est fonctionnelle à partir de la 10e semaine mais les concentrations d'hormones (hormones déversées dans le sang) ne sont présentes qu'à partir de la 20e semaine, en réponse à la sécrétion de TSH par l'hypophyse mature.

2 types de cellules thyroïdiennes :

- ȼ folliculaires→ production hormones thyroïdiennes.

- ȼ à calcitonine→ production hormone calcitonine.

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