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Laurence Garmendia-Auckenthaler, Paul Hoflack, Michel Sebillotte. Réflexion prospective régionale :
Aquitaine : esquisse régionale. Edition INRA, 94 p., 2001, Bilan et Prospectives - INRA, 2-7380-1011-
3. �hal-02828325�
Bilan et Prospectives
DOCUMENT
Préparé par Laurence Gannendia
Sous la direction et la responsabilité de Michel Sebillotte
Responsable de la Délégation à l'Agriculture, au Développement et à la Prospective
Suivi des travaux Paul Hoflack
(DADP)
Novembre 2001
PREFACE 1
Michel SEBILLOTTE
Historique
• C'est en 1992, dans le rapport« Avenir de l'agriculture et futur de l'INRA »2, que l'idée de développer la fonction prospective à l'INRA a pris forme, donnant lieu à la création de la Délégation à l'Agriculture, au Développement et à la Prospective (DADP).
Rappelons que ce rapport avançait aussi l'idée de conduire, à côté des travaux plus
« traditionnels» de l'INRA, des recherches consacrées à des questions nouvelles, posées par les partenaires socio-économiques, par exemple sur le développement régional, et de les traiter en partenariat.
Pour mener ces recherches, faire de la prospective, quatre principes épistémologiques étaient formulés: penser l'innovation comme processus social et l'organisation des recherches comme processus d'apprentissage; contribuer à construire la demande sociale ; donner toute leur place aux acteurs; replacer toute connaissance produite dans le réel. Ces principes irriguent nos travaux.
• Dès la création de la DADP, la question s'est posée de ses relations: en interne avec le reste de l'institution, en externe avec les acteurs susceptibles de nourrir ses réflexions et de rendre pertinente sa fonction d'interface.
L 'hypothèse était que « c'est sur le terrain que l'on repère les frémissements du futur », repérage essentiel pour une délégation chargée de prospective. Le pari proposé a été de privilégier l'approche régionale.
En particulier, il semblait important de conforter les Présidents de centres INRA dans leur activité de représentation au sein des régions. Comment les aider à cerner la diversité de leur région?
1
A partir du texte rédigé à l'origine des travaux: août 1999.
2
Sebillotte M., 1993 : Avenir de l'agriculture etfutur de l'INRA. Collection Bilan et prospectives, Éditions INRA, l39 p. + annexes 186 p. Repris dans l'ouvrage de Sebillotte M., 1996: Les mondes de l'agriculture.
Une recherche pour demain. Collection Sciences en question. Éditions INRA, 258 !~
Comment les aider à trier dans l'ensemble des attentes exprimées par les partenaires de l'INRA que leur fonction les met en devoir de fréquenter? Enfin, comment les aider à
« construire une demande sociale », deuxième principe énoncé ci-dessus?
• La mise en place des programmes de recherche « pour et sur» le développement régional en partenariat, avec des instances telles que Conseil Régional, Chambre Régionale d'Agriculture, etc, renforçait, de fait, l'intérêt d'une réflexion prospective régionale.
Une réflexion prospective régionale mais pas un exercice de prospective régionale
Il ne s'agit pas de « faire» des prospectives régionales, ce qui demanderait la mise en place d'une structure lourde sans remplir la partie de l'objectif qui vise une veille sur les
« états» de la région et du contexte national et international.
Il s'agit ici, d'où le titre, de réfléchir de manière prospective sur l'avenir de la région.
• Réflexion ...
Réfléchir, c'est prendre de la distance par rapport au quotidien et, pour cela, expliciter sa propre vision de la région (comme nous croyons connaître, nous perdons l 'habitude de remettre à plat notre représentation des choses, nous agissons d'instinct) et l'examiner au regard d'une vision plus «objective », plus externe, aussi systémique que possible. En effet, l'une des conséquences les plus néfastes de l 'habitude est de créer des courts- circuits, de mettre des relations causales là où l'on ne dispose que de corrélation, et donc de masquer toutes les parties du système qui ne sont pas concernées par le court-circuit.
On oublie progressivement qu'il peut y avoir d'autres facteurs, d'autres effets.
• ... prospective ...
De manière prospective, c'est-à-dire en regardant le futur et en admettant aussitôt que l'avenir est incertain. Trop souvent, pour réfléchir et/ou décider, nous prenons une attitude de prévision: «qu'est-ce qui a le plus de chance de se produire », demandons- nous, quand il serait plus raisonnable de commencer par « qu'est-ce qui peut arriver, et alors qu'est-ce qu'il faudrait faire ».
Réfléchir de manière prospective, c'est examiner lucidement ces différents avenirs possibles et leurs répercussions sur la recherche. Chaque futur possible peut impliquer des orientations différentes de recherche. L'INRA aura alors, et de manière stratégique, à savoir quel choix il doit privilégier.
C'est aussi de ne pas oublier que nous sommes également des acteurs de la construction
du futur et donc, en adoptant une attitude proactive, on peut accélérer ou freiner une
évolution du contexte socio-économique en agissant sur tel ou tel de ses déterminants.
• ... régionale
Réflexion prospective régionale Aquitaine
Régional évoque la situation du Président de centre qui représente l'INRA localement, vis-à-vis des acteurs d'un espace administratif souvent confondu avec la région. Les interlocuteurs sont, pour partie, des élus, donc des personnes ayant un ancrage territorial fort; ce sont aussi des acteurs économiques qui dépendent de la région pour leur approvisionnement, leur main-d'œuvre, voire pour des aides publiques.
Les ditnensions territoriales, locales, horizontales, de voisinage sont essentielles dans l'activité d'un Président de centre, et elles nourrissent une partie des attentes auxquelles l'institut de recherche finalisé qu'est l'INRA doit répondre. Le Président de centre est alors l'une des « antennes» dont les départements de recherche ont besoin pour asseoir la pertinence de leurs programmes.
Mais, dans sa fonction, le Président de centre est aussi, à mon avis, porteur des capacités de recherche de l'INRA. Il sait ce que collectivement nous savons faire, et il peut ainsi travailler à la construction conjointe et simultanée d'une demande et d'une offre de recherche, entre autres, dans des programmes de recherche en partenariae.
La démarche
• Le démarrage en 1998 de cette réflexion prospective régionale sur deux pôles, Bordeaux et Nantes, a un caractère expérimental. Certaine de l'intérêt de l'entreprise, la DADP n'a pas pour autant de recette à appliquer. «C'est en forgeant que l'on devient forgeron. »
Nous avons saisi deux occasions de collaboration. Et, en nous appuyant sur l'expérience acquise, entre autres, dans les prospectives déjà faites qui comportent la réalisation d'une représentation des systèmes étudiés, nous nous sommes lancés, conscients des difficultés mais certains qu'entreprendre valait ici mieux que ne rien faire.
• Les objectifs, je les ai déjà largement abordés. Nous voulons produire une sorte d'inventaire régional pour élaborer un diagnostic, et ensuite l'entretenir par une veille.
Ces matériaux seront des outils à la disposition des Présidents de centre, mais aussi des autres responsables de l'INRA. Pour la DADP, ils seront l'un des instruments dont elle a besoin pour assurer son rôle d'interface.
• L'élaboration de ces matériaux suppose une double démarche de mise en réseau et d'apprentissage. Pour la mener à bien, le travail est organisé selon deux
3 Par exemple, dans les programmes de recherche «pour et sur» le développement régional. Cf
Sebillotte M., 2000 : Des recherches pour le développement local, partenariat et transdisciplinarité. Revue
d'économie régionale et urbaine, n03.
«dynamiques ». L'une se situe au sein de la DADP, l'autre, au sein du centre INRA et de la région.
Dans la première, nous forgeons les premières esquisses méthodologiques, tout en formant nos deux collègues de la DADP qui travaillent sur cette question dans les deux centres cités, et qui n'étaient pas initiés à ces questions avant leur arrivée. Nous précisons, par exemple, ce que nous entendons par inventaire régional et les manières de le réaliser.
Dans la seconde, nos deux collègues « font leur trou» localement, ce qui suppose de trouver un mode de relation adéquat avec le Président de centre, mais aussi avec les différents responsables sur le centre. Nos deux collègues deviennent progressivement membres à part entière de la vie du centre!
Mais cela n'est pas tout, ils doivent aussi devenir «présents» pour les acteurs de la région, c'est-à-dire porteurs de la réflexion prospective. C'est une tâche pas toujours commode, tant il est facile de confondre réflexion prospective, pouvoir décisionnel et décision prise!
Notre rôle est préparatoire à la prise de décision. C'est pour cela que nous avons besoin de la plus large liberté pour penser, imaginer des futurs possibles. Mais nous ne devons, d'autre part, jamais perdre de vue que nous préparons des décisions, ce qui impose un caractère suffisamment concret à nos réflexions.
• Enfin, cette démarche se veut « légère ». Une personne par centre. Bien sûr, cela n'est possible que par un fonctionnement en réseau de manière continu et parce que l'appartenance à la DADP permet à ces collègues de prendre eux-mêmes de la distance par rapport à leur activité quotidienne!
Le contenu et les objectifs de l'étape d'inventaire
• Il ne s'agit pas de refaire ce qui existe déjà, mais de le valoriser et de le compléter en l'intégrant dans une vision systémique.
On trouve en effet un certain nombre d'études fort intéressantes, mais qui, à de rares exceptions près, sont «monocolores ». Par exemple, les Chambres Consulaires, les Conseils Économiques et Sociaux Régionaux, les services de l'État ont produit des documents qui sont une mine d'informations. Il faut donc les recenser et les lire pour en tirer l'information pertinente pour notre propos.
• L'inventaire doit être large et organisé.
Large veut dire que l'on ne doit pas rester prisonnier du «A» de l'INRA. L'avenir de
l'agriculture se trouve en grande partie hors d'elle-même, dans les industries, dans les
villes, chez les consommateurs, les touristes ...
Réflexion prospective régionale Aquitaine
C'est parce qu'elles manquent de largeur, d'esprit systémique, que beaucoup de décisions se révèlent sans effet ou, au contraire, sont condamnées du fait de leurs conséquences perverses imprévues. A ce titre, il n'y a pas de secteur économique à exclure a priori, et la répartition de la valeur ajoutée entre producteurs, transformateurs et distributeurs importe autant que telle ou telle question purement agronomique.
Organisé exprime que l'on veut mettre les éléments de l'inventaire en relation les uns avec les autres pour construire la représentation systémique.
Les problèmes environnementaux sont un bon exemple de la nécessaire mise en relation des différents compartiments du système, parce que produire a des conséquences sur l'environnement. D'une autre manière, les jeux et les stratégies des acteurs économiques sont aussi importants à connaître avec leurs conséquences sur la localisation- délocalisation des entreprises, sur la création d'emplois, sur la possibilité de créer ou valoriser une rente en ayant une politique d'AOC, sur les politiques de certification ... En un mot, comprendre comment fonctionne une région.
Mais, l'inventaire «interne» suppose d'être complété par une description minimale des relations avec les autres régions françaises, les pays européens, le reste du monde. C'est la possibilité de trouver un marché qui dépasse la région qui souvent conditionnera le développement d'une activité économique régionale. C'est face à la concurrence d'autres régions que l'on devra se démarquer, segmenter le marché ou encore établir, d'une manière ou d'une autre, des « barrières à l'entrée ».
• Cette étape d'inventaire aboutit à un rapport qui esquisse des points de prospectives.
En effet, chaque partie de cet inventaire est l'objet de réflexions prospectives directivement issues des contacts. L'ensemble donne aussi lieu à quelques points pour la région destinés à nourrir les discussions avec les partenaires de l'INRA. Ce rôle du rapport, encore provisoire aujourd'hui, avec un plan en partie harmonisé entre les deux régions, est capital dans la mesure où il constitue un moyen d'alimenter le dialogue.
Objectivant l'information, il doit rendre possible sa circulation et rendre compréhensible aux autres telle ou telle de nos attitudes, de nos décisions coUectives 4 •
Sa fonction, une fois son contenu consolidé, entre autres par des discussions avec les partenaires politiques et socio-économiques, sera de circuler et d'alimenter des débats.
4
Cf. Sebillotte M., 200 1, « Les protéines: enjeux et stratégies de recherche. Lecture prospective », Académie
d'Agriculture, 17 janvier 2001, sous presse. Conclusion sur les usages de la prospective.
Les étapes de diagnostic et de veille
A venir, les étapes de diagnostic et de veille sont les maillons sans lesquels nous ne produirions qu'un rapport de plus ; or nous voulons plus.
Diagnostic signifie que l'on cherchera à donner du sens et une hiérarchie aux informations recueillies ... Par exemple, les structures de production agricole sont-elles fragilisées par le manque de renouvellement des chefs d'exploitation, par leurs emprunts ... ? L'activité touristique est-elle menacée par les conséquences sur l'environnement des modes de production (destruction des haies, odeur des lisiers, qualité des eaux ... ) ? Tel élevage spécialisé est-il concurrencé par celui d'une autre région? Ou encore, constater que telle ou telle recherche sur la vigne manque ...
Voilà des questions que le diagnostic devra éclairer. Voilà qui donnera du sens par rapport à nos missions, du sens par rapport à nos décisions en donnant lieu à une réflexion préparant des décisions. Ce diagnostic permettra ainsi aux Présidents de Centre de mieux comprendre les attentes de leurs partenaires, de jouer leur rôle de capteur d'informations à traiter localement ou à faire remonter vers d'autres instances de l'INRA.
La veille, pour entretenir ce diagnostic, s'impose dans la mesure même où les jugements précédents sont par nature évolutifs. La gravité d'une situation et les remèdes dépendent de ce qui se passe ailleurs et des moyens dont on dispose pour agir. Il faut donc faire évoluer l'évaluation qu'est le diagnostic.
Le meilleur moyen est de rester à l'écoute, d'actualiser l'inventaire et les attentes des acteurs. Pour cela, il faudra aussi mettre en œuvre des lTIoyens adéquats de traitement de l'information.
Voilà les ambitions de ces « cellules» de réflexion prospective. Leur avenir, dont je ne doute pas, car la fonction à remplir est essentielle dans une société qui se cherche et qui évolue dans un contexte très mouvant, dépendra de notre capacité collective à les faire vivre en acceptant l'apprentissage commun déjà évoqué.
Ainsi, nous apporterons notre part à la construction de la demande sociale, l'une des deux sources de légitimité pour l'orientation des travaux de l'INRA, l'autre restant la dynamique même de la production des connaissances.
Paris, le 15 octobre 2001
• • •
•
INTRODUCTION
Le présent document de travail se veut être un état des lieux de la région Aquitaine à partir de données puisées dans différentes publications statistiques de l'INSEE, au travers de la documentation disponible à la DRAP, dans les chambres d'agriculture régionales et départementales, mais aussi au travers des documents publiés par le Conseil Economique et Social Régional (assemblée consultative qui, rappelons-le, constitue, avec le Conseil Régional, la Région, collectivité territoriale de plein exercice depuis 1986) et des publications diverses, voire des articles de presse, concernant la région.
Ce document ne prétend ni à l'exhaustivité ni à la description détaillée. Il se borne à donner une idée générale de la région, une information aussi large que possible à partir d'indicateurs majeurs et essentiellement économiques. Le lecteur trouvera des chapitres précis sur la situation géographique et démographique de l'Aquitaine, sur l'emploi, sur la valeur ajoutée par secteurs et sur les grands traits de l'agriculture et des industries agro- alimentaires de la région et leur impact sur l'environnement.
Une place privilégiée a donc été faite à l'agriculture et à l'agroalimentaire, mais des secteurs importants n'ont pas encore été détaillés.
L'analyse d'éléments tels que la démographie ou l'emploi nous a semblé essentielle pour la connaissance d'une région, de même que les données sur la valeur ajoutée nous livrent une idée précise sur le dynamisme des entreprises, par exemple. Quant à l'état des lieux de l'agriculture, et des industries agroalimentaires de la région, il est indispensable, dès l'instant où l'on se préoccupe de faire remonter les questionnements de la société vers l'INRA, qui ne pourrait y répondre sans avoir une connaissance approfondie de la situation.
Dans les conclusions, enfin, nous avons tenté de faire ressortir les premières interrogations prospectives résultant de cet état des lieux.
Nous tenons à remercier ici en préambule Michel Sebillotte, directeur scientifique INRA,
Charles Riou, président de centre INRA, Pierre Chassin, président de centre INRA,
Philippe F erlin, directeur des relations internationales INRA, et toutes les personnes
rencontrées à l'extérieur de l'INRA qui nous ont aidé à initier et à mettre en œuvre ce
travail.
1.1. Un espace vaste en superficie et des milieux naturels très diversifiés ... .
1.2. Une démographie qui se redresse ... 2
1.3. Une évolution des territoires très spécifique ... 4
Premières interrogations prospectives... ... ... .... ... ... ... 6
2. L'emploi en Aquitaine 2.1. L'emploi par secteur: forte croissance du secteur tertiaire et du secteur public face au déclin de l'emploi agricole et industriel.... ... 7
2.2. L'emploi spécifiquement agricole : en mutation... ... ... 9
2.3. L'agroalimentaire, premier secteur industriel employeur en Aquitaine ... 12
Premières interrogations prospectives ... ... ... 13
3. La valeur ajoutée par secteur dans la région Aquitaine 3.1. Une contribution très différenciée des activités à la croissance de la valeur ajoutée régionale... ... ... 15
3.2. La valeur ajoutée des industries alimentaires par activité et par département ... 16
3.3. Des données sur la valeur ajoutée de la forêt aquitaine ... 17
Premières interrogations prospectives .... ... ... ... 18
Réflexion prospective régionale Aquitaine
4. Les grands traits de l'agriculture et de la forêt en Aquitaine et leur impact sur l'environnement
4.1.Les exploitations agricoles en Aquitaine: en diminution, taille modeste et progression
des formes sociétaires ... ... ... 19
4.2. L'agriculture aquitaine par filière : principales productions d'Aquitaine... 21
4.3. Les coopératives agricoles en Aquitaine ... 38
4.4. Un impact préoccupant sur l'environnement d'une agriculture aquitaine très diversifiée: la question de l'eau ... 39
Premières réflexions prospectives ... 41
5. Les grands traits des industries en Aquitaine et leur impact sur l'environnement 5.1. Les industries alimentaires: de fortes spécialisations sectorielles selon les départements, une petite taille et une valeur ajoutée faible ... 45
5.2 Quelques mots sur les autres industries, dont les industries du bois ... 48
5.3. Impact environnemental des activités industrielles en Aquitaine ... 49
6. Le commerce extérieur en Aquitaine 6.1. Les grands traits ... 51
6.2. La structure des échanges par produit: permanence dans les spécialisations régionales... ... ... 54
6.3 Les entreprises majeures, en valeur, pour le commerce international en région Aquitaine ... ... 56
6.4. Les principaux pays fournisseurs et clients de l'Aquitaine ... ... ... 57
6.5 Le trafic portuaire en Aquitaine ... 58
Premières réflexions prospectives... 60
7. La recherche et l'enseignement en Aquitaine
7.1. L'enseignement supérieur: les cinq universités d'Aquitaine participent aux actions
de recherche selon leurs spécificités ... ... 61
7.2. L'enseignement spécifiquement agricole ... 63
7.3 Les organismes publics de recherche présents dans la région... ... ... 64
7.4. La recherche dans l'industrie privée en Aquitaine ... 64
7.5 Les relations entre l'INRA en Aquitaine et les structures d'enseignement et de recherche de la région ... ... ... ... ... ... 65
7.6. Les récentes initiatives prises dans la région ... ... ... ... 66
Premières réflexions prospectives... 69
8. Le tourisme en Aquitaine 8.1. Les grands traits du tourisme en Aquitaine ... 72
8.2. Les complémentarités entre le tourisme, l'agriculture et l'environnement en Aquitaine... ... ... ... ... ... ... ... 74
8.3 Les exclusions ... ... 77
Premières réflexions prospectives... 79
9. Les coopérations interrégionales et transfrontalières en
Aquitaine
Premières réflexions prospectives... ... 82
Réflexion prospective régionale Aquitaine
ANNEXES
Annexe 1 : Liste provisoire des partenaires de l'INRA dans la région Aquitaine ... 84
Annexe Il : L'agriculture biologique en Aquitaine ... 86
Annexe III : Carte de l'emploi en Aquitaine (Conseil régional d'Aquitaine) ... 89
Annexe IV: Les principaux indicateurs environnementaux d'Aquitaine (lFEN) ... 90
Annexe V : Cartes de France sur les apports phosphorés et azotés (IFEN) ... 91
Bibliographie-Index ... 92
• • •
•
1997, Source: A GRESTE Aquitaine - Annuaire de la statistique agricole - Édition 1998.
Répartition des chefs d'exploitation selon leur âge (comparaison entre 1988 et 1997 en %), Source: AGRESTE Aquitaine - Annuaire de la statistique agricole - Édition 1998.
Effectifs des salariés des industries agro-alimentaires au 1-1-1998, Source: AGRESTE Aquitaine - Annuaire de la statistique agricole - Édition 1998.
Valeur ajoutée des industries alimentaires d'Aquitaine par activité en 1998, Source:
AGRESTE Aquitaine - Annuaire de la statistique agricole - Édition 2000.
Valeur aj outée des industries alimentaires d'Aquitaine par département, Source:
A GRESTE Aquitaine - Annuaire de la statistique agricole - Édition 1998.
Valeur ajoutée des exploitations forestières et des scieries (entreprises de plus de six salariés), Source: AGRESTE Enquête annuelle d'entreprise.
Taille moyenne des exploitations agricoles en Aquitaine par département: comparaison entre 1988 et 1997, Source: AGRESTE Aquitaine - Annuaire de la statistique agricole - Édition 1998.
Nombre d'exploitations agricoles en Aquitaine et SAU selon le statut en 1997 en 0/0, Source: AGRESTE Aquitaine - Annuaire de la statistique agricole - Édition 1998.
Taille des établissements agroalimentaires d'Aquitaine en 1998 (en %), Source: INSEE.
Établissements agroalimentaires en Aquitaine au 1-1-1998, Source: fichier SIRENE.
Liste des principales entreprises agroalimentaires de la région (plus de 200 salariés),
Source: tableaux économiques de l'Aquitaine 1998-1999.
Réflexion prospective régionale Aquitaine
La balance commerciale exports/imports pour les années 1993 à 1998, Source CRCI Aquitaine.
Les dix premiers produits exportés en 1998, Source: TEA INSEE Aquitaine - Édition 1999-2000.
Les dix premiers produits importés en 1998, Source: TEA INSEE Aquitaine - Édition 1999-2000.
Les producteurs et préparateurs en agriculture biologique en Aquitaine, Source: DRAF.
Superficies et cheptel en agriculture biologique en Aquitaine en 1998, Source: DRAF .
• • •
•
ŒJ SITUATION GEOGRAPHIQUE ET
DEMOGRAPHIQUE DE LA REGION AQUITAINE
La région Aquitaine comprend cinq départements, dont les trois plus vastes (et plus boisés) de la France : la Dordogne, la Gironde, les Landes et le Lot-et-Garonne, et les Pyrénées-Atlantiques.
En 1998, le PIB aquitain est estimé à 373 milliards de francs (soit 56,9 milliards d'euros), ce qui maintient l'Aquitaine au sixième rang des régions françaises et représente 7 %0 du PIB européen.
Le taux de chômage au sens du BIT s'établit, début 1998, à 13,2 % de la population active contre 12,2 % pour la France et 10,9 % pour l'Europe des quinze. L'Aquitaine est ainsi au septième rang des régions les plus touchées (Source: TEA - INSEE 98/99).
• 1.1 Un espace vaste en superficie et des milieux naturels très diversifiés
Avec 41 300 kilomètres carrés, l'Aquitaine est la troisième reglOn française par sa superficie; elle est aussi étendue que le Danemark, la Suisse ou les Pays-Bas.
L'agriculture et la forêt se partagent à parts presque égales les neuf dixièmes de l'espace régional.
L'Aquitaine dispose de 260 kilomètres de littoral rectiligne, avec le plus long cordon dunaire d'Europe, d'une grande richesse hydrographique, d'une diversité de plaines et de coteaux et de la montagne pyrénéenne.
En termes d'inventaire, 602 zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et
floristique ont été décrites, dont 390 dans les départements littoraux. Quatorze lacs, des
étangs et plusieurs dizaines de marais forment une large chaîne parallèle au rivage situé à
moins de 5 kilomètres de l'océan.
Réflexion prospective régionale Aquitaine
L'estuaire de la Gironde, le plus vaste d'Europe, constitue une véritable mer intérieure, zone de frayères et de migration des poissons. Le bassin d'Arcachon est une étape privilégiée des migrations aviaires. Les falaises de la côte basque s'étendent entre les estuaires de l'Adour et de la Bidassoa.
Les zones humides le long des vallées de la Nive, de la Nivelle et de l'Adour sont des espaces naturels originaux, avec une flore très spécifique. L'extrémité occidentale de la chaîne des Pyrénées recèle des paysages et des milieux parmi les plus rares et les plus originaux des montagnes européennes.
Mais de vastes zones rurales survivent difficilement dans un équilibre fragile : dans le cadre du programme régional communautaire (Fonds structurels 2000-2006) l'Aquitaine bénéficie des financements spécifiquement attachés au nouvel Objectif 2 pour 49 % de sa population, répartie sur 66 % de son territoire. En outre, 20,8 % de la population est concernée par le soutien transitoire (ex- objectif 2 ou 5 b) sur 15,8 % de l'espace régional.
Les moyens financiers affectés s'élèvent à 534,1 millions d'euros (3,5 milliards de francs), au titre du FEDER, du FSE et du FEOGA (Source: Agreste Aquitaine - septembre 2000).
La faune et la flore sont riches mais menacées: la région compte plus de 60 % des espèces de vertébrés supérieurs connues en France. Malheureusement, plus de la moitié de ces espèces sont menacées: ours, lynx, grands rapaces, poissons migrateurs (esturgeon, en voie de disparition, et saumon), oiseaux nicheurs et migrateurs.
La région compte également plus de Il
%des plantes endémiques menacées en France.
Selon les termes de l'Institut français de l'environnement, «ce patrimoine subit les pressions urbaines et touristiques, d'autant plus marquées que les sites sont parfois uniques et de plus en plus convoités: vallées, littoral, et, plus ponctuellement, montagne.
Si la moitié du territoire régional est occupée par des espaces naturels, ceux-ci ont connu de 1982 à 1990 la plus forte des diminutions (1,2 %) observées dans les régions. Cette évolution est due notamment à une croissance de 13,5 % des territoires artificiels»
(Source: «L'Environnement en France: Approche Régionale », Institut français de l'environnement, Éditions La Découverte, juin 1996).
• 1.2. Une démographie qui se redresse
Avec 2 902 400 habitants au dernier recensement de 1999, l'Aquitaine se situe au
septième rang national, juste devant Midi-Pyrénées (2 548 600 habitants) -et loin devant
le Poitou-Charentes, qui arrive en quinzième position (1 637 200 habitants).
Sur 206 reglOns européennes, l'Aquitaine se place au trente-quatrième rang et elle représente 8 %0 de la population européenne.
Après un siècle de stagnation démographique (2,21 millions d'habitants en 1954, tout comme en 1851 !), la population aquitaine a sensiblement progressé depuis (+ de 30 % en un peu plus de quarante ans, durée d'une génération aujourd'hui).
L'Aquitaine ne représente que 4,95 % de la population française, avec une densité de 69,7 habitants par kilomètres carrés et fait ainsi partie des régions de faible densité: la région bénéficie donc d'un capital espace particulièrement significatif.
69 % des communes n'atteignent pas cinquante habitants au kilomètre carré: le caractère rural y est très affirmé.
Un million de personnes (36 % de la population) ont choisi de vivre dans des communes rurales et agricoles de moins de 2 000 habitants.
Taux de natalité en 1998 (prévisions): 10,7 %0 (12,5 %0 pour la France) Taux de mortalité en 1998 (prévisions) : 10,5 %0 (8,9 %0 pour la France) Taux de nuptialité en 1997 : 4,4 %0 (4,8 %0 pour la France) Population < 20 ans: 23,5 % (25,9 % pour la France)
Population> 60 ans: 23,7 % (20,3 % pour la France) Source TEA - INSEE - 1999/2000.
Évolution démographique en Aquitaine de 1968 à 1995 et projections INSEE pour 2015
Population Populatior Population Population Population Population
0/02015 d'accrois-
1968 1975 1982 1990 1995 (projection sement
INSEE) 1995-2015 Dordogne 374073 373 179 377 356 386365 388600 401 500 + 3,3 % Gironde 1 009390 1 061 480 1 127 546 1 213499 1 264400 1 476 100 + 16,7 % Landes 277 381 288323 297424 311 461 318200 344700 + 8,3 % Lot-et-Gar. 290592 292616 298522 305 989 303300 314900 + 3,8%
Pyr.-Atlant. 508734 534748 555 696 578 516 592000 633300 + 6,9%
A9uitai~_ 2460 170 2550346 2656544 2795830 2866600 3 170600 + 10,6 %
Source: Recensement général de la population - INSEE.
Réflexion prospective régionale Aquitaine
On voit dans le tableau ci-dessus que l'INSEE, en prolongement des tendances actuelles, donne un taux d'accroissement sur vingt ans, de + 10,6 %. Ce solde migratoire s'ajoute d'ailleurs à un accroissement du taux d'activité. Les arrivées de jeunes sur le marché du travail sont en effet plus nombreuses que les départs à la retraite, et l'emploi féminin augmente.
C'est surtout le mouvement migratoire (arrivées moins départs), avec un solde de 12 à 14 000 personnes supplémentaires chaque année, qui explique la croissance de la population aquitaine, davantage que le solde naturel, qui a été quasi nul en moyenne annuelle ces cinq dernières années. Seul le département de la Gironde présente un solde naturel positif, tandis que tous les départements ont des soldes migratoires positifs.
La zone côtière et les grandes agglomérations bénéficient de gains de population, dus à 90 % au solde migratoire.
L'Aquitaine est ainsi l'une des rares régions à avoir connu des arrivées de populations entre 1982 et 1990 : on constate donc une attractivité de la région sur la population active, attractivité qui vient d'être confirmée par le dernier recensement, qui relève 106 600 personnes supplémentaires dont 102 500 dues à la différence entre les départs et les arrivées. Midi-Pyrénées et Aquitaine sont ainsi numéros trois et quatre au classement des régions ayant attiré le plus de monde, derrière le Languedoc-Roussillon et P ACA.
• 1.3 Une évolution des territoires très spécifique
Dans sa note «préalable à une démarche spécifique de prospective» en Aquitaine 5 , le Conseil éconOlnique et social d'Aquitaine relève les quatre grandes tendances qui se dessinent aujourd'hui, qui sont susceptibles de se prolonger sur les quinze années à venir:
- Les zones du littoral se développent davantage que celles de l'intérieur: la croissance de la population des trois départements côtiers de l'Aquitaine (Gironde, Landes, Pyrénées-Atlantiques) l'emporte nettement sur celle de la Dordogne et du Lot-et- Garonne et ce sont les agglomérations littorales qui progressent le plus vite. Selon le
5 «Aquitaine: État des lieux et grandes tendances », étude publiée par le Bureau du Conseil Économique et
Social d'Aquitaine en novembre 1998.
CESR, «c'est un peuplement permanent de la côte aquitaine qui est en train de s'opérer », à partir de l'aire métropolitaine de Bordeaux au nord et de Bayonne au sud.
- La population se concentre sur des espaces de plus en plus restreints: expansion continue dans les zones autour des grandes villes (agglomération bordelaise, Périgueux, Bergerac et Sarlat pour la Dordogne, Agen, Villeneuve-sur-Lot et Marmande pour le Lot- et-Garonne, Mont-de-Marsan et Dax pour le sud des Landes, Bayonne, côte basque et Pau pour les Pyrénées-Atlantiques), mais stagnation démographique, voire dépeuplement, partout ailleurs, et notamment dans les zones de déprise agricole (large superficie du territoire: nord-est de la Dordogne, confins du Lot-et-Garonne et Landes, centre et sud des Pyrénées-Atlantiques).
Le cœur des Landes, les plateaux du Périgord et la haute montagne pyrénéenne figurent parmi les zones les plus dépeuplées, avec moins de 15 habitants au kilomètre carré.
- L'affirmation d'un second centre de gravité en Aquitaine apparaît. Pour le CESR, cela «rend indispensable une synergie entre les zones nord et sud ». A côté de l'agglomération bordelaise, qui concentre encore le quart de la population régionale et influence directement le département de la Gironde (si l'on regarde les déplacements domicile-travail), un second ensemble se dessine au sud à partir de l'agglomération sud des Landes-Bayonne-Côte basque, constituant une zone de peuplement Sud-Aquitaine qui dépasse les 500 000 habitants par rapport à la zone Nord-Aquitaine, qui comprend
1,6 million d'habitants.
- Les tendances centrifuges qui affaiblissent l'unité de la région devraient être prises
en compte et conduire la région à mieux assurer sa cohérence interne notamment en
renforçant son réseau de communication et en coopérant davantage avec les régions
voisines: il s'agit de l'attraction de l'agglomération bayonnaise vers le sud et le nord de
l'Espagne, l'intensification des relations entre Pau et la région Midi-Pyrénées (avec
notamment Toulouse, plus accessible en temps de parcours que Bordeaux).
R~flexion prospective régionale Aquitaine
Premières interrogations prospectives
~ Démographie et capacité éducative d'accueil de la région
On a vu que la progression de la population active est plus forte en Aquitaine qu'en tendance nationale. L'Aquitaine présente un besoin de créations d'emplois supérieur aux autres régions et doit donc créer plus d'emplois qu'en tendance nationale pour éviter un accroissement trop fort du chômage dans la région. Ainsi que l'a d'ores et déjà, signalé le Conseil Economique et Social d'Aquitaine, c'est une dimension à prendre en compte dans le choix des stratégies de développement de la région.
De plus, l'arrivée de jeunes accompagnant les migrants doit être considérée pour engager une réflexion sur l'adaptation infrarégionale de l'offre éducative.
Enfin, l'afflux remarquable des populations du troisième âge, qui représente une source de revenus et d'activités supplémentaires, mais exige également un accroissement des capacités d'accueil, est à considérer.
• Comment la région peut-elle conserver un taux élevé d'attractivité de la population? Comment adapter l'offre à la demande dans ces domaines?
~ Évolution des territoires
Au sujet de l'évolution des territoires constatée (peuplement intense sur les zones du littoral, désertification de certaines zones intérieures), le Conseil Économique et Social régional relève que des problèmes d'aménagement urbain sont à redouter
6•Cette évolution très spécifique des territoires amène à se poser la question d'une nouvelle gestion de l'espace rural qui tienne compte de ces tendances lourdes.
* Quelles réponses apporter face à la désertification dans certaines zones rurales de la région, et, parallèlement, comment éviter ou au moins réduire ce phénomène d'encombrement dans les principales agglomérations ?
* Est-ce que l'engouement pour les produits de l'agriculture biologique ou les opportunités de diversification qu'offrent certains bois précieux, tels que le merisier ou le châtaignier, pourraient limiter la déprise agricole?
* Quelles réponses? Quelles politiques? Quelle argumentation dans la négociation des zonages européens dans le cadre de l'Objectif 2 de l'Agenda 2000 ?
6 Notons ici que le dernier recensement de l'INSEE confirme cette tendance: les villes qui montent sont
Biarritz, Anglet, Bordeaux et La Rochelle.
o L'EMPLOI EN AQUITAINE Petit récapitulatif historique:
Pour l'ensemble des secteurs, dont les évolutions sont contrastées, la période des Trente Glorieuses a apporté du profit à la France du nord, de l'est et du sud-est. Depuis 1975, on note un quasi-renversement de tendance, qui a permis l'expansion des régions du sud et de l'ouest. L'emploi tertiaire a été déterminant dans ces évolutions.
De 1946 à 1975, l'Aquitaine a perdu plus de 20 % de ses emplois, essentiellement agricoles et industriels. Depuis, en vingt ans, l'emploi a augmenté de près de 7 % dans la région grâce au développement du tertiaire 7 •
Mais l'Aquitaine conserve un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale: cela n'est pas dû à un nombre de créations d'emplois inférieur à la moyenne (au contraire, depuis 1975, la région crée plus d'emplois que la moyenne nationale: en 1999, l'Aquitaine était la deuxième région créatrice d'emplois avec 5,3 %). Ce taux de chômage est dû à l'accueil en Aquitaine d'un nombre d'entrants en âge de travailler plus important qu'au niveau national, qui s'ajoute au taux de chômage féminin.
• 2.1 L'emploi par secteurs: forte croissance du secteur tertiaire et du secteur public face au déclin de l'emploi agricole et industriel
Secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) : Secteur secondaire ( industrie et construction) : Secteur tertiaire :
92276 emplois 233 532 emplois 757 899 emplois Total: 1 083 707 emplois ( dont 85,5 % de salariés)
Source: au rr janvier 1998 - Tableaux économiques de l'Aquitaine -INSEE- Éditions 1999-2000 - L'agriculture, dont les effectifs représentent 8,6 % de l'emploi total, contre 4,5 % au niveau national, a perdu 1 400 emplois en 1996 (du fait de la disparition des petites exploitations agricoles). Toutefois, le nombre de salariés en rapport avec la production agricole (agriculture + IAA + industries du bois et du papier) a augmenté considérablement (40 %) en dix ans (1983-1994) : quatre sur dix de ces emplois sont en viticulture.
7 «Un demi-siècle en Aquitaine» (INSEE Aquitaine). Plaquette éditée en 1996.
Réflexion prospective régionale Aquitaine
- L'industrie représente 15,7 % de l'emploi total en Aquitaine (industrie agro- alimentaire en tout premier lieu avec près de 28 000 salariés), contre 19,4 % en France.
Spécialisée traditionnellement dans les activités agroalimentaires, la filière bois, l'habillement et la chaussure ou l'énergie, l'industrie aquitaine est aujourd'hui portée par les secteurs de l'aéronautique et du spatial, de l'électronique, de la chimie, ou de l'automobile, confortant ainsi une grande diversité industrielle.
Dans le département de la Gironde, la présence de la métropole régionale a fortement accentué le phénomène de tertiairisation et laminé ainsi le poids des emplois dans le secteur secondaire. Dans les autres départements, la part du secondaire a peu varié de 1946 à 1994, la « place» laissée par l'agriculture étant occupée par les services.
- Le secteur tertiaire est important et constitue le seul secteur où les créations l'emportent sur les suppressions, avec un solde de 7 300 emplois en 1996.
Il représente 68,9 % de l'emploi total, contre 69,6 % sur la France et près de 75 % du seul emploi salarié.
Les services publics et collectifs, comme dans toute la France du sud, sont au-dessus des moyennes françaises par habitant, particulièrement en ce qui concerne la santé et l'éducation.
- La forte croissance du tertlaue a favorisé en partie la progression de l'activité féminine: les femmes occupent 56 % des emplois dans ce secteur. En dehors du tertiaire, les femmes sont peu présentes. Dans l'industrie, par exemple, seulement 28
%des salariés sont des femmes.
Dans l'agriculture, moins d'un tiers des emplois salariés est occupé par des femmes, et moins de un sur dix dans la construction.
Sur l'ensemble de la population active ayant un emploi, salarié et non-salarié, 42,3 0/0 sont des femmes.
- On note la place importante de l'emploi public en Aquitaine. Début 1997, on estimait
à environ 224 000 l'effectif des Aquitains occupant un emploi salarié dans la fonction
publique au sens large (FP d'État: services civils de l'État et enseignants du privé,
établissements publics sauf entreprises publiques telles que EdF, SNCF, Ports
autonomes; exploitants publics (La Poste, France Telecom, collectivités territoriales,
hôpitaux publics). Cela représente un salarié aquitain sur quatre, et un salarié sur trois du
secteur tertiaire.
On note une augmentation de 13,3 % des effectifs de la Fonction publique en dix ans.
Près de la moitié des emplois publics sont concentrés en Gironde: 87 fonctionnaires sur 1 000 habitent en Gironde, 70 sur 1 000 dans les autres départements.
• 2.2 Un emploi agricole en mutation
Source: AGRESTE -Aquitaine- septembre 2000.
L'emploi agricole en Aquitaine représente deux fois et demi le nombre de salariés de l'ensemble construction navale, aéronautique et ferroviaire, près de huit fois celui de l'industrie automobile et seize fois celui des industries de composants électriques et électroniques.
Comparaison avec d'autres régions et départements:
Première région en termes d'emplois, devant les pays de Loire et la Bretagne, l'Aquitaine présente environ 91 000 UTA 8 sur les exploitations.
Si le nombre de salariés se maintient depuis 1988, les actifs familiaux sont moins nombreux sur les exploitations. La baisse de la population familiale a accompagné celle des exploitations et a même été plus prononcée.
Avec 15 % du travail total des salariés permanents, la Gironde est le premier département employeur de main-d'œuvre permanente et permet à l'Aquitaine d'être au premier rang des régions.
L'embauche de salariés saisonniers est principalement le fait d'exploitations fruitières, légumières ou viticoles: un quart des exploitations y a recours.
Toutefois, excepté en Gironde, où la viticulture emploie beaucoup de main-d'œuvre salariée, le travail agricole reste à 70 % d'origine familiale. Les chefs d'exploitation et leurs conjoints en exécutent plus de 80 %.
8 U.T.A. : Unité de travail annuelle (équivalent temps plein).
Réflexion prospective régionale Aquitaine
Tableau de répartition des UT A familiales et salariées
Dordogne Gironde Landes Lot-et- Pyrénées- Garonne Atlantiq ues 1988 Ensemble 22554 35758 12564 24605 20916
UTA
UTA 19430 19977 Il 095 19727 19700
Familiales
UTA 3 124 15781 1469 4878 1 216
Salariées
1997 Ensemble 16800 31 000 9400 16050 17750 UTA
UTA 12500 14500 8000 Il 800 16700
Familiales
UTA 4300 16500 1400 4250 1 050
Salariées
En dix ans, on note une perte de plus de 25 000 UT A dans la région.
Population familiale des exploitations agricoles Aquitaine France
1988 258 241 7,90/0
1990 234700 7,9 %
1993 1995 1997
205400 193 900 180900
8,00/0 8,2 0/0 8,2%
Aquitaine 116 397
89929 26468 91 000 63500 27500
Taux annuel moyen d'évolution: -3,9 % Dont actifs agricoles
1988 150741 8,1 0/0
1997 112400 8,9%
Taux annuel moyen d'évolution: -3,2 0/0 Cette baisse rapide suit la tendance des exploitations.
On note une baisse du nombre d'exploitations agricoles de 31 % en dix ans. La
région Aquitaine suit un phénomène national, mais de façon moins aiguë. En effet, depuis
1988, la France perd chaque année plus de 4 % de ses exploitations, avec aussi un
ralentissement depuis 1995 dû aux départs en retraite ou en préretraite. Les terres libérées
restent la plupart du temps dans l'espace agricole, et sont reprises par des unités
existantes qui s'agrandissent.
Répartition des chefs d'exploitation selon leur âge (en 0/0)
Dordogne Gironde Landes Lot-et- Pyrénées- Aquitaine Garonne Atlantiques
Moins de 1988 12 8,9 13,7 Il,4 14,4 12,0
35 ans 1997 9,7 8,3 Il,2 9,7 12,3 10,3
35 à 49 1988 28,9 26,5 30,9 29,5 29,8 28,9
ans 1997 36,9 32,9 43,0 36,9 41,2 37,9
50 à 54 1988 14,4 13,0 15,5 14,2 14,1 14,1
ans 1997 16,5 12,8 13,2 13,6 13,3 13,8
55 à 59 1988 20,0 17,8 20,3 17,9 16,3 18,2
ans 1997 12,7 9,9 Il,3 Il,8 10,5 Il,1
60 ans et 1988 24,7 33,8 19,5 27,0 25,3 26,8
_ pll!s ___ 1997 24,2 36,1 21,3 27,9 22,7 26,9
Un chef d'exploitation sur quatre dépasse soixante ans.
France 13,1 12,0 28,1 38,0 14,0 13,3 17,9 Il,6 26,9 25,0
On constate que l'effectif des chefs de moins de 35 ans diminue depuis 1988 et ne constitue plus que 10 % de l'effectif total. Al' opposé, comme en 1988, un exploitant sur quatre a plus de 60 ans.
La proportion d'exploitants proches de la retraite a fortement diminué depuis 1988 au profit de ceux de 35 à 49 ans.
L'avenir des exploitations agricoles n'est pas toujours assuré. Parmi les exploitants individuels de plus de 50 ans, moins de quatre sur dix ont une idée de leur successeur.
Les autres n'en ont pas ou ne se prononcent pas. De ce fait, une incertitude plane sur le devenir de 130 000 hectares environ. Cette incertitude n'épargne d'ailleurs pas la viticulture, puisque l'on relève dans le dernier recensement agricole de 1988 : « Comme l'ensemble de la viticulture girondine, la coopération connaîtra des problèmes en matière de succession, de façon atténuée cependant, en raison de la taille plus modeste des propriétés. Les viticulteurs, coopérateurs ou pas, sont 38 % à 39 % à connaître leur successeur. »
Une étude sur le « devenir des exploitations agricoles dont le chef d'exploitation a plus de
50 ans », réalisée par le CRJA, montre que l'Aquitaine compterait au mieux 52 000
exploitations en 2006 si l'ensemble des 6 000 exploitations sans successeur connu à ce
jour était à l'origine de l'installation d'un nouvel agriculteur. Le Conseil régional
d'Aquitaine, dans son contrat de Plan-État-Région, ainsi que les filières, sont sensibilisées
à ce risque de diminution importante du nombre de chefs d'exploitation et à la nécessaire
Réflexion prospective régionale Aquitaine
installation de jeunes. Plusieurs actions vers les jeunes et vers les cédants ainsi que des actions d'accompagnement des installations sont envisagées.
Source: Conférence Aquitaine - Atelier Développement Aquitaine-27 mai 1999.
Double activité:
Un chef d'exploitation aquitain sur cinq est un double actif, alliant activité agricole et non agricole. Cette situation est plus fréquente dans les exploitations de cinq à dix hectares, où la proportion de double activité est de un chef d'exploitation sur trois.
Pour les conjoints travaillant sur l'exploitation, la double activité est encore plus marquée; elle en concerne un sur quatre.
Les exploitants déclarant deux activités sont en moyenne plus jeunes (46 ans) que l'ensemble des chefs ( 51 ans).
Aux actifs du secteur primaire (92 276) s'ajoutent environ 28 000 salariés des IAA et 16 600 salariés des industries du bois et du papier.
En résumé, de 1946 à 1996, on note une chute du nombre d'exploitations agricoles, comme dans toutes les régions, ainsi qu'une évolution, différenciée selon les départements, de la taille des exploitations. La Gironde et les Pyrénées-Atlantiques ont relativement peu restructuré leur surface agricole alors que les Landes et surtout le Lot-et- Garonne ont redimensionné la taille des exploitations.
• 2.3 L'agroalimentaire, premier secteur industriel employeur en Aquitaine Le secteur des IAA est le premier secteur industriel employeur de la région avec près de 28 000 salariés, dont 17 000 pour les entreprises de plus de dix salariés, soit 17,5 % des emplois industriels de la région. Son importance est particulièrement marquée en Dordogne, où le quart des emplois industriels est représenté par des entreprises liées à l'agroalimentaire.
Au sixième rang des régions françaises en termes d'effectifs salariés (après la Bretagne,
les Pays de la Loire, Rhône-Alpes, l'Ile-de-France et le Nord-Pas-de-Calais), à la
troisième place des régions françaises pour l'industrie du poisson, à la quatrième pour
l'industrie des viandes, l'industrie des fruits et légumes et celle des corps gras. Les IAA
emploient près du quart des effectifs industriels: surtout pour les départements les plus
ruraux (en Dordogne, dans les Landes et dans le Lot-et-Garonne), on peut en conclure
que c'est un élément de stabilité économique.
Le secteur a perdu un millier d'emplois entre 1990 et 1996 mais la tendance s'est inversée depuis 1998 : les IAA ont créé près de 600 emplois supplémentaires entre 1998 et 1999.
Les effectifs salariés des IAA (estimations annuelles INSEE au 1-1-2000) Dordogne Gironde Landes Lot-et- Pyrénées- Aquitaine
Garonne Atlantiques
Agroalimentaire 1998 5002 8 155 4472 359O 5624 26843
1999 4991 8 143 4554 3643 5692 27023
99/98 en % -0,2 -0,1 +1,8 +1,5 +1,2 +0,7
Industrie 1998 20065 63017 19662 15763 34149 152656
1999 20218 63 171 20 159 15954 34694 154 196
99/98 en % +0,8 +0,2 +2,5 +1,2 +1,6 +1,0
Part dans 1999 en % 24,7 12,9 22,6 22,8 16,4 17,5
l'industrie
- --~Si l'on considère la qualification des emplois, on observe, en Aquitaine comme en France, que la part des ouvriers est de deux tiers dans l'industrie agroalimentaire (surtout pour l'industrie des viandes et celle du lait). En revanche, l'industrie des boissons emploie la main-d' œuvre la plus qualifiée (46 % de cadres, contre 3 % en moyenne dans les IAA).
Premières interrogations prospectives
En ce qui concerne l'emploi agricole, on a vu que le nombre d'exploitations agricoles en Aquitaine avait baissé de 30 % en dix ans et que les exploitations restantes étaient majoritairement de plus grande taille qu'auparavant.
* Le nombre d'interlocuteurs évolue donc et induit les questionnements suivants:
sur le plan technique, le fait de gérer des unités plus importantes change-t-il les hypothèses de recherche et d'aide à la décision?
Nous avons évoqué les incertitudes sur le devenir de plus de 130 000 hectares
(équivalant pratiquement à la superficie viticole 1) faute de successeurs aux exploitants
actuels: quelles réponses urgentes apporter à cet état de fait?
Réflexion prospective régionale Aquitaine
D'autre part, la tendance à la double activité chez les plus jeunes exploitants agricoles va-t-elle se généraliser? Si oui, quelle sera demain la physionomie de l'agriculteur aquitain? Quels seront les changements induits pour la pérennité de l'agriculture telle qu'on l'entend aujourd'hui? Pour le métier d'agriculteur?
On a noté une forte croissance du secteur tertiaire qui ne cesse d'augmenter dans la région.
* 1/ convient de se demander quelle sera la physionomie de ce secteur dans l'avenir? Quels seront les types de services qui créeront des emplois ? De quelle manière ces services seront-ils liés au secteur primaire et en particulier au secteur agroalimentaire ?
• • •
•
o LA VALEUR AJOUTEE PAR SECTEUR
Définition de la valeur ajoutée:
- C'est la différence entre la valeur de production et celle des consommations intermédiaires nécessaires à cette production; elle est « brute» si les amortissements ne sont pas déduits.
- La valeur ajoutée est égale à la différence entre les ventes et les productions de l'entreprise, d'une part, et ce qu'elle a acheté auprès de tiers, d'autre part: elle mesure par conséquent la richesse créée par l'entreprise grâce à son activité.
En 1994, la valeur aj outée brute de l'Aquitaine s'élève à 304,9 milliards en francs courants et représente 4,4 % de la VA brute de la France. Elle situe la région au sixième rang des régions françaises et au vingt-neuvième rang des régions européennes.
Entre 1984 et 1994, la croissance de la valeur ajoutée de l'Aquitaine a été de 1,2 % en moyenne annuelle, en francs constants, contre 2 % au niveau national.
• 3.1. Une contribution très différenciée des activités à la croissance de la valeur ajoutée régionale
L'Aquitaine est la première région française pour sa valeur ajoutée agricole (en 1994 : 17 417 millions de francs, soit Il,9 % de la VA brute agricole nationale), ce qui est dû principalement à la viticulture girondine. L'agriculture pèse près de 6 % de la valeur ajoutée régionale, contre 2,5 % au niveau national.
En revanche, la région Aquitaine est la dixième région française pour sa valeur ajoutée industrielle, qui, avec environ 59 350 millions de francs, ne représente que 3,6 % de la VA brute industrielle nationale. De 1984 à 1994, la valeur ajoutée brute de l'industrie aquitaine a régressé de 19 % tandis qu'elle a progressé de Il % au niveau national.
Seul le secteur des biens d'équipements connaît une modeste croissance de 2 %.
Réflexion prospective régionale Aquitaine
Au total, la part de l'industrie dans la valeur ajoutée brute régionale s'établit à 19,4 % en 1996, recul imputable à la branche énergie (fermeture de raffineries de pétrole dans l'estuaire de la Gironde) et aux difficultés des industries de la défense et des industries traditionnelles (habillement, cuir, chaussures).
Dans le secteur du « bâtiment, génie civil et agricole », l'Aquitaine représente 4,7 % de la valeur ajoutée nationale, avec 15 063 millions de francs. De 1984 à 1994, la valeur ajoutée brute aquitaine du B.T.P a diminué de 1,5 010 alors qu'elle a progressé de 6,9 % au niveau national. Depuis 1989, année faste, elle a subi une chute de près de 15 % au niveau régional.
Le secteur tertiaire prédomine dans la région et continue sa progression (213 097 millions de francs soit 67,3 % de la valeur ajoutée en Aquitaine, contre 67,6 % sur la France). Sur dix ans, la valeur ajoutée brute du tertiaire aquitain a progressé de 25
0/0 ,contre 29
%au niveau national.
Si la valeur aj outée brute de l'Aquitaine s'est accrue en francs constants de 1,7 % entre 1982 et 1992, contre 2,1 % pour la France, c'est bien grâce aux activités tertiaires et à l'agriculture: part de l'agriculture (+ 4 points, contre 0,3 point en France) et du tertiaire (+ 7,9 points, contre + 4 en France) dans la valeur ajoutée totale.
• 3.2. La valeur ajoutée des industries alimentaires par départements et par activités
Valeur ajoutée des Industries alimentaires d'Aquitaine par départements Chiffre
Nombre Effectif d'affaires Ventes Valeur
Investi ssements d'entreprises de salariés millions de export ajoutée
francs
Dordogne 59 2667 3670,2 1 091,9 773 116,9
Gironde 65 2990 5047,3 752,4 960,3 114,7
Landes 53 3679 4568,4 474,4 841,1 147,5
Lot et 49 2001 2492 305,7 422,9 77,3
Garonne
Pyrénées 59 2641 5042,8 504,7 753,8 151,4
Atlantiques
Aquitaine 285 13978 20820,7 3 129 3751 607,8
France 4224 375 895 681 174,6 116 851 126613,7 20296,6
Source: AGRESTE Aquitaine- Annuaire de la statistique agricole - édition 1998.
Valeur ajoutée des Industries alimentaires par activité
Les entreprises d'Aquitaine en 1998 (entreprises de vingt salariés et plus) Unités: nombre, millions de francs Activité Nombre Effectif Chiffre Ventes Valeur Investis-
entrepr. salariés d'affaires export ajoutée sements Industrie des viandes 76 4588 6642,3 442,3 1 075,4 118,4 Industrie du poisson 6 1 220 1 205,6 119,5 321,2 77,3 Industrie des fruits 18 1 561 1 825,3 334,5 330,5 90,4 et légumes
Industrie des corps gras 1 38 Ne Ne Ne Ne
Industrie laitière 10 1 613 3 533,6 656,4 762,2 129,1
Travail des grains; 5 223 Ne Ne Ne Ne
produits amylacés
Fabrication d'aliments 12 647 1 497,2 74,1 201,4 34,3 pour animaux
Autres industries 27 1 310 1 293,8 94,1 328,5 73,1
alimentaires
Industrie des boissons 33 1 810 5083,2 887,7 988,4 163,9 Industries alimentaires 188 13010 2L513,~ 2660,1_ -~-Q~Q)? 696,1 Source: AGRESTE Aquitaine - Annuaire de la statistique agricole - édition 2000.
• 3.3. Des données sur la valeur ajoutée de la forêt aquitaine
Valeur ajoutée des exploitations forestières et des scieries (entreprises de plus de six salariés)
En millions de francs Effectif
1
1
1
1
j
1
Nombre Chiffre Ventes Valeur
Activité
de Investissements
d'affaires ajoutée
d'entreprises export
salariés
ExploitatioI 1995 25 921 1 203,1 96,4 204,2 14,6
forestière 1996 26 1 208 1 319,7 107,9 275,1 24,8
Sciage et 1995 115 3437 2 538,1 273,3 693,2 94,6
rabotage 1996 113 3306 2322,1 231,5 676,3 124,4
du bois
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