Contribution du SNES-FSU Septembre 2012
Groupe 1, atelier « le lycée de la réussite »
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Pour le SNES-)68OHVGpEDWVGRLYHQWV¶LQVFULUHFODLUHPHQWGDQVO¶DIILUPDWLRQTXHOHO\FpHTXLGRLW WURXYHUOHVPR\HQVG¶RXYULUVHVSRUWHVjWRXWHXQHJpQpUDWLRQSDUWLFLSHDXVVLSOHLQHPHQWjO¶DFTXLVLWLRQG¶XQH FXOWXUH FRPPXQH TXL QH VDXUDLW V¶DUUrWHU HQ ILQ GH FODVVH GH WURLVLqPH ,O IDXW URPSUH HQ HIIHW DYHF OD FRQFHSWLRQ j O¶RHXYUH GHSXLV G¶XQH VpSDUDWLRQ HQ GHX[ WHPSV GH VFRODULVDWLRQ G¶XQH SDUW une VFRODULVDWLRQFRPPXQHSRXUWRXVVWUXFWXUpHSDUOHVRFOHGHODORL)LOORQHWG¶DXWUHSDUWOHO\FpHTX¶LOIDXGUDLW UDFFURFKHU j O¶HQVHLJQHPHQW VXSpULHXU SRXU PHQHU XQH SDUWLH VHXOHPHQW GH OD MHXQHVVH j XQH IRUPDWLRQ DX moins de niveau L3. La nécessité de cette rupture est justifiée notamment par trois raisons majeures :
xcHWWH FRQFHSWLRQ QH FRUUHVSRQG QL j O¶DWWHQWH GHV IDPLOOHV HQ WHUPHV GH IRUPDWLRQ LQLWLDOH QL j OD UpDOLWpGXWDX[GHVFRODULVDWLRQGHVMHXQHVGHSOXVGHDQVTX¶DUDSSHOpH0RQVLHXr le Premier ministre dans son discours de lancement de la consultation ;
xelle ne permettra pas de répondre aux besoins de qualification des travailleurs dont notre pays a EHVRLQQLDX[GpILVTXHO¶pYROXWLRQFXOWXUHOOHVFLHQWLILTXHHWWHFKQRORJLTXHGHla société pose à la formation initiale ;
xeOOH QH WLHQW SDV FRPSWH GH OD FRKpUHQFH GX VHFRQG GHJUp TXL V¶HVW FRQVWUXLWH DX ILO GHV DQQpHV FRKpUHQFHGDQVODVWUXFWXUDWLRQHWO¶DSSURFKHGHVDSSUHQWLVVDJHV(OOHHVWG¶DXWDQWSOXVSUpFLHXVHTXHF¶HVW elle, HQJUDQGHSDUWLHTXLDSHUPLVO¶pOpYDWLRQJpQpUDOHGHVTXDOLILFDWLRQVGHSXLVDQV
,OV¶DJLWGRQFGHFRQVWUXLUHXQO\FpHGpPRFUDWLTXHF¶HVWjGLUHPHQDQW O¶HQVHPEOHG¶XQHJpQpUDWLRQau succès au baccalauréat, sans éviction. Pour cela, tous les jeunes doivent y trouver un parcours de réussite.
Pour le SNES, la hiérarchie des voies et des séries est davantage une construction sociale que la conséquence de la structuration du lycée. La lutte contre cette hiérarchisation ne passe pas par la construcWLRQG¶XQO\FpH PRGXODLUH OHTXHO LQWURGXLUDLW GDXWUHV ELDLV VRFLDX[ ,O QH UpGXLUDLW SDV O¶pFKHF GHV pOqYHV DFWXHOOHPHQW HQ GLIILFXOWpYRLUHOHUHQIRUFHUDLWIDXWHGHOLVLELOLWpGHVSDUFRXUVDORUVTXHOHVpOqYHVjO¶DLVHDYHFOHXUVFRODULWp emprunteraiHQW GHV SDUFRXUV G¶LQLWLpV ,O VHUDLW G¶DLOOHXUV RSSRUWXQ GH WLUHU ELODQ GHV GLIILFXOWpV GH OD modularisation du premier cycle universitaire.
La solution du lycée polyvalent, séduisante sur le papier, ne réglera rien. D'une part, elle n'aurait de sens qu'en développant massivement l'offre de formation, de façon à proposer dans chaque lycée une palette significative de parcours. Par ailleurs, la proximité spatiale ne garantit en rien que les préjugés tombent et que la mixité sociale et scolaire s'installe au sein des classes.
La solution du lycée unique, dans la continuité du collège, réduirait peut-être les hiérarchies, mais pas l'échec scolaire. Les élèves développent au fil du collège des goûts et des appétences divers, que le lycée unique ne pourrait prendre en compte.
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Le lycée doit conserver sa structuration en voies et séries, qui permet de concevoir les cohérences de IRUPDWLRQTXLQHSHXYHQWrWUHGHO¶RUGUHGXFKRL[SHUVRQQHOWRXWHQSUHQDQWHQFRPSWHODGLYHUVLWpGHMHXQHV ayant déjà développé des appétences pour certains champs disciplinaires et commencé à construire un projet personnel intégrant la dimension de la formation initiale.
/DFODVVHGHVHFRQGHGRLWrWUHUHYXHGHIDoRQjGHYHQLUXQSDOOLHUG¶RULHQWDWLRQYHUVOHVséries technologiques et générales. 'H PDQLqUH JpQpUDOHOD TXHVWLRQ GH O¶RULHQWDWLRQ GRLWrWUH WUDYDLOOpH GH IDoRQ DSSURIRQGLH GH façon à permettre les changements de parcours.
Il est nécessaire de revoir les équilibres disciplinaires au sein des séries générales et technologiques, qui ne VRQW SOXV VXIILVDPPHQW VSpFLDOLVpHV DILQ GH OXWWHU FRQWUH OD KLpUDUFKLVDWLRQ O¶DEVHQFH GH PDWKpPDWLTXHV obligatoires en série L constitue une lacune grave dans la formation des élèves, renforçant le ressenti « valeur refuge » de la série S, par exemple). Le SNES propose une spécialisation progressive, OHVGLVFLSOLQHVDXF°XU de la série voyant leur horaire augmenter de la première à la terminale. Tous les enseignements de terminale doivent donc être proposés dès la première, afin que les élèves puissent choisir leur spécialisation en toute connaissance de cause.
Il est tout aussi nécessaire de revoir les programmes, de travailler aux démarches pédagogiques possibles, DLQVL TX¶DX[ FRQGLWLRQV PDWpULHOOHV G¶HQVHLJQHPHQW HW G¶pWXGH YRLU QRWUH FRQWULEXWLRQ SRXU O¶DWHOLHU © la redéfinition du socle commun »).
Le baccalauréat est à la fois un diplôme reconnu, le couronnement des années de scolarité commune, et le sésame vers le supérieur. Le caractère national et terminal du baccalauréat général et technologique garantit O¶pJDOLWp GHV pOqYHV VXUtout le territoire. Il ne serait pas concevable que la part du contrôle en cours de IRUPDWLRQDXJPHQWHPDLVLOIDXGUDLWGLVFXWHUGHO¶pTXLOLEUHGHVpSUHXYHVHWGHODUpSDUWLWLRQHQWUHOHVFODVVHV de première et de terminale.
Enfin, rien ne sera possible sans une formation initiale des personnels, de qualité, assurant une entrée progressive dans le métier, donnant les outils conceptuels, didactiques et pédagogiques nécessaires à une mise en oeuvre efficace des programmes et à la conception et la maîtrise de pratiques pédagogiques GpPRFUDWLVDQWHV(OOHGRLWrWUHSURORQJpHSDUXQHYpULWDEOHIRUPDWLRQFRQWLQXHTXLGRLWEpQpILFLHUG¶XQHUpHOOH UHIRQGDWLRQGDQVVHVSULQFLSHVHWVDPLVHHQRHXYUHHWSDUODUHFRQQDLVVDQFHGDQVOHVFRQGLWLRQVG¶H[HUFLFHGH la nécessité de travail collectif et de concertation.