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Les variations de l'azote minéral dans le sol et la morphologie des bananiers

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Fruits – Vol . 20, n o 9, 1965

Document I. F. A . C.

Les variations de

l'azote minéral dans

le

sol

et la

morphologie

des

bananes

par J . GUILLEMO T

Institut Français de Recherches Fruitières Outre-Mer .

LES VARIATIONS DE L'AZOTE MINÉRA L DANS LE SOL ET L.4 MORPHOLOGIE DES BANANE S

par J . Li uI LI .EMO T

Fruits, VOL 20, n o 9, oct . 1965, p . 483 à 504.

RÉSUMÉ . — A certaines époques de l'année et dans certaines situations , les bananeraies des Antilles produisent des régimes sensibles aux pourriture s (dégrain) pendant le transport et en mûrisserie et dont les fruits ont un pédi-celle long et fragile .

Cette fragilit est caractérisée par le rapport 1'd, soit longueur!diamétre du pédicelle .

On a étudié les conditions écologiques dans lesquelles se produisent ces ano-malies, les valeurs critiques du rapport 1/d, l'influence du poids du régime, e t les relations entre les variations deldet celles des teneurs en azote minéra l du sol .

Dans le domaine de la qualité de s fruits, un problème particulier retient depuis quelques années l'attention des chercheurs de l'I . F . A . C . aux Antilles françaises . D'août à janvier , les régimes de bananes provenant de s exploitations de faible altitude pré -sentent une grande sensibilité aux pourritures ; ceci est une cause d'ava-ries pendant le transport . De plus , lors du mûrissage, les fruits ont ten -dance à se détacher du régime . C'est ce que l'on appelle le « dégrain » .

Ce problème est commun à plu -sieurs pays producteurs de banane s

du type « sinensis » comme la

Ja-maïque, le Honduras, le Venezuela , où la qualité s'améliore avec l'altitud e comme aux Antilles . Le dégrain s'accompagne en général de diverses pour -ritures, notamment à base deGloeospo

-i'riiiii ( 1 ) .

Les premières hypothèses incri-minaient principalement une action des cryptogames considérés comme agents directs du dégrain et de trè s nombreux essais ont porté sur la pro-tection des régimes par désinfectio n

(i) 1' . JoLY . Les pourritures des banane s au cours du transport et en mûrisserie ,

Fruits, jan. 1962, VOL 17, 11 0 r, p. 23-3 1 .

(fongicides), immersion dans des émul-sions cireuses et emballage soigné . Aucun résultat vraiment positif n'a pu être dégagé des observations faite s en mûrisserie à la suite de ces trai-tements en ce qui concerne le dégrai n lui-même .

Par contre, l'hypothèse d'un e moindre résistance d'origine physio-logique et d'une fragilité mécaniqu e du fruit a pu être contrôlée par un

certain nombre de mesures . Une prospection dans les diverses région s bananières des Antilles françaises per -met d'affirmer que des bananeraie s dont les régimes « dégrainent » e n mûrisserie exportent pendant le secon d semestre des fruits à long pédicelle . Aussi, depuis 196o, cherche-t-on quell e

part revient à la situation géogra-phique (altitude-exposition), aux va-riations climatiques saisonnières et à

SCHEMA 1 - GUADELOUPE HAUTEURS DE PLU/ES (Moyennes 1951-60 en cm) 1 - La Violette 2 - Grand-Maison 3 - /4o/éon 4 - Pet 5 - Bologne 6 - Beawal/on 7 - Matoob a B - Convenanc e 9 - Lézarde 10 - Blondin, ère 11 - Moreau (haut) 12 - Moreau (bas ) 13 - Neufchâteau 14 - Roseau 15 - Plaisance CNA 64

16 - Morne d'or CNA 64

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184 Fruits - - Vol . 20, n o 9, 196 5

leur influence sur les éléments miné-raux du sol, à la variété, à l'état végé-tatif de la plante, dans cette variatio n de la morphologie du fruit ( 1 ), que l ' on caractérise par le rapport de l a longueur du pédicelle sur son diamètr e

(l/d) appelé aussi coefficient de

fra-gilité .

Depuis 1959, de très nombreuse s observations ont été effectuées, auss i bien en Guadeloupe qu'en Martinique , sur la variation du rapport 1/d dan s des conditions écologiques variées . On a pu constater que cet allongement n'était important qu'à certains époque s de l'année, et seulement dans des lieux

donnés, et qu'il variait légèremen t selon les fumures appliquées comm e l'ont montré les mesures prises sur le s fruits d ' un Essai d'Excès d ' Élément s minéraux en Martinique . Ces dernier s points montraient que l'allongemen t du pédicelle pouvait être le refle t d'un état physiologique particulier .

Cet indice, d ' autre part, paraissai t susceptible de permettre la prévisio n du dégrain car l'allongement du pédi-celle se produit très tôt .

Nous avons présenté les résultats d e nos observations lors de la e Tournée de la Banane » qui a réuni en Guadeloupe, en février 1964, les représen

-tants de nombreux pays de 1a zon e

caraïbe producteurs de banane e t nous les reprenons, avec des complé-ments, dans cet article .

Il comprendra trois parties .

1 . Résumé des observations écolo-giques . Conditions propices ou non a u dégrain . Variations entre lieux e t entre années .

II. Amélioration de la définitio n des valeurs critiques de 1/d . Impor-tance du poids des régimes .

III. Étude des variations des teneurs du sol en azote minéral en relation avec le rapport l/d .

I . CONDITION

ÉCOLOGIQUE S

Géographiquement, le dégrain touch e

de préférence les zones littorales d e la face atlantique, situées à des alti-tudes inférieures à too m ou dans de s bas-fonds .

Le climat peut agir directement su r la plante, ou indirectement sur celle-c i par l ' intermédiaire du sol, l'actio n pouvant être lente (évolution anté-rieure et actuelle du sol) ou rapide (climat du sol) . Ces situations topo -graphiques se caractérisent par l'expo-sition aux vents alizés ; le régime de s pluies est irrégulier, avec une saiso n sèche marquée et prolongée (cas de Roseau et Lézarde en Guadeloupe, d e François, Vauclin en Martinique) . L'insolation dans ces zones est élevé e et de l'ordre de 2 600 heures par an . On peut cependant remarquer qu e des bananeraies subissant égalemen t une forte sécheresse ne présenten t pas de dégrain, comme à Bologne , Beauvallon en Guadeloupe, Saint -Pierre Prêcheur en Martinique, mai s il s'agit de la côte ouest .

Ces cas d'exception se rencontren t tous sur des sols volcaniques récent s alors que les exploitations « à dégrain » sont toutes sur des sols à tendanc e argileuse et à forte capacité : ce son t

(1) Une étude histologique préliminaire d u pédicelle a été réalisée par J . VALLADE e t H . RABFCIIAULT (O . R . S . T . O . M .)voir Fruits , mars . 1963, vol. 18, n° 3, p. L2 9- 1 4 0 ,

les montmorillonnites peu évoluées d u François et du Vauclin (Martinique) , certains sols ferrallitiques, bruns ty-piques (à Robert en Martinique, Moreau en Guadeloupe), ou plus clairs (Chanzy , Roseau en Guadeloupe), et même certaines alluvions lourdes (Lézarde en Guadeloupe, Lorrain et Lamenti n en Martinique) .

Cette observation est d'importance , car il est possible d'émettre l'hypo-thèse que le déficit hydrique peut êtr e particulièrement prononcé dans ce s types de sol, plus grave que dans le s terres volcaniques où les racines dis -posent de plus de réserves et pros-pectent peut-être plus aisément e n profondeur. Des travaux ont début é dans cette voie en 1964 : étude d u développement des racines en corré-lation avec le profil hydrique dan s plusieurs zones écologiques des An -tilles . Des indications de F . COLMET-DAAGE, pédologue de l' O . R . S . T . O . M ., font penser que de grandes différences de comportement hydriqu e existent entre sols de zones bananières diverses .

Par ailleurs, les travaux faits su r les Essais Sol-Plante dont les résul-tats sont en cours de publication dan s cette revue (P . MARTIN-PRÉVE L et coll .) ont montré que, dans l a zone littorale du sud de la Martinique qui produit des fruits de mauvaise

qualité à certaines saisons, les ana-lyses révèlent une déficience en po-tassium . Si toutefois l'hypothèse d'un e action de l ' irrégularité de la nutrition azotée était exacte, cette déficienc e pourrait aggraver les déséquilibre s momentanés .

Bien que ces bananiers souffrent d e la sécheresse à un point tel que l e nombre moyen de feuilles vertes es t ramené de 15 à 8 lorsque la saison s e termine, ils conservent une grand e rapidité de végétation car le bilan thermique est favorable . Ce fait a ét é montré à plusieurs reprises et pa r exemple dans le couple d ' essais Sol-Plante de Digue et Simon .

Dès la reprise des pluies, les bana-niers manifestent une très grande acti-vité végétative . Ils se trouvent e n période pré-florale et émettent leu r inflorescence en général au début d u second semestre, les récoltes sensible s au dégrain apparaissant à partir d u début du dernier trimestre, ou mêm e dès septembre .

Les actions climatiques sur le so l peuvent également présenter un e grande importance, due au fait qu e les températures plus élevées favorisent, au début des pluies, des nitri -fications intenses suivies de lessivag e du terrain au moment des période s très pluvieuses . Il est net, parallèle -ment, que les teneurs en matière

(3)

Fruits

Vol . 20, n o 9, 196 5

organique sont toujours plus élevées en altitude, ce qui dénote des minéra-lisations plus lentes, et pourrait avoir une influence sur la structure des sols .

On peut donc constater que les conditions écologiques interviennen t certainement, mais selon des processus encore mal connus . On soup

--- 48 5

conne seulement certains facteurs, e t on en donnera un exemple (les varia-tions de l'azote minéral) dans la

der-nière partie de cette étude .

II .

LES VALEURS

CRITIQUES DE L% D

GRAPHIQUE7 - D/AGRAMMES DE EREQUENCES (25mesures pardate) DESRAPPORTS

PED/CELLA/RES, POUR 2 SITUATIONS EN GUADELOUPE, D 'AVR/L A AOUT 7967,MON

-TRANTL 'ETALEMENT DESMESURESET LA VAR/AT/ON, PART/CUL/EREMENTDANS

LE CAS N22 (DEGRA/N) . Le critère l/d est calculé en

pre-nant, sur 15 à 20 régimes, ce qu'il est convenu d'appeler le fruit « repré-sentatif », c'est-à-dire de rang intern e et en position centrale de la 2 e mai n (ordre d'apparition à la chute de s bractées) . Ce choix est avant tout bas é sur une facilité de prélèvement ca r cette main est toujours normale (l a première est soit réduite, soit très déve -loppée) et est également dégagée . On peut supposer en outre que la second e main est celle qui évolue normalement , de par sa position favorable par rap-port au courant de sève .

Une étude a été faite en 1961 par P . LOSSOIS, chef du Service de Bio-métrie de 1'I . F . A . C ., sur des régime s (Neufchâteau, Roseau) dont tous le s fruits avaient été mesurés . On a cons-taté que le plus représentatif de l'en-semble était le doigt médian de la main centrale mais, comme il est im-possible à prélever, on choisit celui d e la 2 e main .

Étant donné le travail qu'impliquent des séries d'observations en des lieu x différents de l'île, il n'est pas possibl e d'augmenter le nombre de doigts pré -levés ou le nombre de régimes testés . Une série de distributions de fréquence s des valeurs observées (graphique n° r ) montre d'ailleurs que les différence s sont suffisamment nettes pour qu e l'on puisse les considérer comme va-lables .

On avait étudié également la

va-riation de 1/d au cours du développe -ment de l'inflorescence et constaté qu e la différence n'était que de l'ordre d e ro °„ entre le 300 et le 9o0 jour après l'émission . Ceci permettait d'évalue r grossièrement, dans une bananeraie , en observant des régimes d'âges diffé-rents, l'évolution de la sensibilité d u dégrain . Il serait intéressant de pré-ciser encore plus la période exacte au

RAPPORT PED/CELLA/RE

4l,317,417,5 11 .611 .7l1 .817,9 12O12 .1!2.212,312 .412.5

57A7 /ON DENEUECNATEAU-ALT.270m . cours de laquelle l'allongement se pro -duit, c'est-à-dire d'étudier la période qui précède immédiatement la sorti e du régime et celle qui la suit (stade du découvrement et du redressemen t des mains) .

En effet, puisque les périodes de mauvaise qualité durent plusieurs mois , on peut envisager, soit une cause dont l'action durerait un temps comparable à celui des périodes de mauvaise s qualités, soit une cause de durée plu s limitée mais pouvant agir sur de s fruits à différents stades, par exempl e de un mois avant l'émission floral e à un mois après .

RAPPORT PED/CELLA/RE

1,3~1,411,511,611711,811,912,012,112 212.312,412,512.612,7I2 .8I2,9I3,0 73-4-6 7 m~L73 6 ~ 6 27-4-6 7 m=7,9 7 2 25-5-67 m=7,90 2 ~ ;.:i: :>} 78-6-6 7 m . 2,08 r* n g 30-6-6 7 m=2, 76 27- 7-6 7 m=2,36 6 ~28-8-6 7m :2.4J 4 B F?4, l . . .. . CA5N1 2

BANANERA/E ESPERANCE - ALT 70m .

Des études ont permis de fixer le s valeurs critiques de l/d audessus des -quelles le dégrain est probable, à :

2,4pour le cultivar ` Poyo ' 2,7 pour le cultivar ` GrandeNaine ' .

Ceci signifie que ` Grande Naine ' réagit plus fortement aux causes phy-siologiques d'allongement, quoiqu'u n seuil plus élevé puisse faire conclur e à une résistance mécanique relati-vement meilleure . Sur des

planta-tions mixtes ou voisines, la différenc e de l/d entre les deux cultivars est d e l'ordre de : 0,2 .

(4)

486 —

Fruits -- Vol . 20, n o 9, 196 5

GRAPHIQUE 2 - CORRELATION eJd -P0/DS DLI REG/ME - CAMPAGNE 1962-63

Lid LA VIOLETTE N.'I C/d GRAND -MAISON C/d

MOLÉONN° 3 _ N"2 / 2,4 2,4 ,2y4 22 O 2_2 2 .2 3 z .o • • 2 .0 ~ o • . °• .

•a

~

~

-

11

8 • v ' 1 ' _6 g ,Q 1 6~ . w

••

• .

• . ..• C

Poids rectifié(en kg) Poids rectifié(en kg) Poids rectifié(en kg)

14 1 1 6t 1 8i 20t 2 2t 24 26 28 30 i i t t 14 16 18 20 22 24 26 28 14 16 18 20 t 22 24 26 28 30 t

Droite limite

critique .

GRAPH/QUE 3 -CORRELATION '/d -PO/OS DU REGIME-CAMPAGNE 1961-62

Les très nombreuses observation s nous permirent de constater que la va-leur critique du rapport l/d variait ave c le poids des régimes étudiés . La pré -vision du dégrain en bananeraie, pou r être plus précise, devait donc teni r compte des caractéristiques locales de la production .

Cependant, il était indispensable d e procéder à diverses corrections de fa-çon à obtenir un indice pondéral plu s exact que le poids brut des régimes d'une récolte donnée, car le degré d e plénitude à la coupe varie fortemen t aux Antilles, en fonction de nombreu x facteurs dont peu sont agronomiques . Étant donné la variation saison-nière de la longueur des pédicelle s des fruits étudiés, nous avons consi-déré que l'indice P/L (poids du fruit en grammes/longueur du fruit en cen-timètres), habituellement utilisé pou r caractériser la plénitude des fruits ( 1 ) , devait être modifié de façon à n e ( ) VoirDHCl•L15 R . et MONNET J . Mesur e de la plénitude de la banane ; Fruits, ma i 196o, vol . 15, nn 5, p . 205-221 . e~d NEUFCHAT£AUN' 13 0) ait. .250m . • • • • 22 • • o • lo-t i • 1,6 i

~Q

1, • • 14 18 20 Pm (Ka) eld DOTHEMAREN= >5 (i) a/t. .30m. ° 22 ° • 0 • • • • ~ • ~J 1 6 1 .4 14 18 20 Pm(Ky) ' LEZARDEN"9 • (1 ) I d zz a/f. .IOm. °• °• • o ° • 20 °~ . ~OD • i b 1 4 tz 14 i8 2o Pm (Kg ROSEAUN`~g ° a/t~5m. • 2 2 2 0 1b

o

14 14 18 20 Pm (K9)

tenir compte que de la longueur réell e du fruit (L—l) .

Cet indice devenait donc dont P /

(7)Droite représentativedesvaleurscritiques e/d .(Pro x 0.72.e 0,2 .

®Récoltes 7vsemestre .

(L—l) et on a pu constater dans l a

bananeraie de Paquemar, où les pédi-celles des bananes pouvaient être fort

(5)

Fruits — Vol . 20, n o 9, 1965 GRAPHIQUE 2 (suite) . 2 .4 2,4 2.2 2~? pp . p . 2,0 ÿ0 p 1_8 O ~ p0 ® p 18 ô o p 1,6 ® p. . o

Poids rectifié (en kg)

1,6

Poids rectifié (en kg) 14 16 18 20 22 24 26 28 3,0 14 16 18 20 22 24 26 26 Z1d C/d

S t ANNE -MATOUBA N' 7 CONVENANCE /108

C~d MORFAL/ HAUTN'Il oc/ MOREAU

BAS NO 12 e/d NEUFCHATEAU N .' 13

2 2 ^4 2,4 .2,4 _2 22 2 2 p . p ~ 2 .0 2.0 Mi p ~ . . . G p pr p 1_8 p 18 p~ p ~ 1_6 p e'O ~ p 1 —6 e _61 G . p

Poids.•ectifié(en kg) Poids rectifié(en kg) Poidsrecfihé(enk9)

14 16 18 20 22 24 26 28 30 14 16 18 20 22 24 26 28 14 16 18 20 22 24 26 28 30 i i i i 1

corrélations entre les valeurs de lld

des chances de bonne qualité . Il suf-et les poids rectifiés pour la campagne fit de tenir compte du poids moye n 1962-63, les points entourés d'un petit

rectifié, ou de le prévoir au mieux cercle se rapportent aux récoltes du (comparaison des nombres de main s premier semestre .

par exemple) . On a calculé que la droite :

Poids

maximum .

l/d -_ (Pm

o,1) - !- 0, 2 longs, que l'écart entre les deux rap

-ports était de 1 lorsque les pédicelle s sont courts et de 1,3 à i,8 lorsqu'il s sont longs .

La correction du poids du régim e à la coupe en fonction de la plénitud e P/(L—l) fut étudiée et on adopt a la formule suivante :

Pin (poids moyen corrigé) _= P v (poids moyen réel)

10 (L—T ) - P

Cette formule peut d'ailleurs êtr e éventuellement améliorée . Elle per-met des comparaisons valables entr e récoltes de grades différents .

En 1962-1963, les caractéristique s des régimes et des fruits représentatifs ont été étudiées dans 14 situations où furent également suivies les varia-tions de l'azote du sol, et dont le s caractéristiques sont décrites plus loi n en détail .

Les graphiques n o 2 montrent les

représentait la limite au-dessus d e laquelle on avait menace de dégrain .

Les différences sont plus nettes pou r la campagne précédente où les ano-malies de dégrain furent plus pronon-cées . Les graphiques n° 3 présenten t les cas de « Lézarde » et « Dothe-mare » où les points sont nettemen t dans la zone « dangereuse » du dia -gramme .

Il est possible que cette relation soi t perfectible mais, telle qu'elle est, ell e permet en pratique de juger, pou r une bananeraie, et à toute époque,

Il ne nous est pas encore possibl e de dire si, au-delà d'un certain poids , la limite de1/d de 2,4 pour le Poyo ' devient constante, ce qui signifierai t que la droite limite n ' est peut-être pa s linéaire, mais curvi-linéaire . En fai t il semble, d'après les constatations empiriques, qu'on aurait plutôt u n poids maximum selon les conditions écologiques, et donc variable, et qu e nous estimons par exemple à :

24 kg pour Neufchâteau (Guade-loupe )

30 kg pour Dothemar e

18 kg seulement pour Lézarde, etc .

III . VARIATIONS DE L-D ET DES

TENEURS

DU

SOL

EN

AZOTE

MINERAL

Cette étude a été entreprise au cours de la campagne 19621963 sur un en -semble de bananeraies représentatives

de Guadeloupe . Elle fut faite en colla-boration entre l'I . F . A . C . et le B . S . A . (Bureau des sols des Antilles) . Mal

-heureusement pour l'expérimentation , cette saison ne fut pas caractérisé e par des accidents graves de dégrain .

(6)

Fruits - Vol . 20, n o 9, 196 5 VARIA7/ONDEe/d(POYO)ALEZARDE(GUADELOUPE)

8 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 VAR/AT/ONDEe/d(POYO) A NEUFCHATEAU (GUADELOUPE)

VAR/AT/ON DEe/d EN 7967-62 (GRANDENA/NE - MARTINIQUE)

Ceci est d'ailleurs un exemple ne t de la z'ariatiou entre armées, que nou s avons représentée sur les graphique s n os 4 et 5 . Les courbes de 1/d repré-sentent pour Neufchâteau un décalag e de 0,3 unité l/d et il en est de mêm e dans le cas de Lézarde . Il semble qu e ce seul décalage puisse impliquer l e dégrain, qui s'est présenté pour l e second exemple à la fin du deuxièm e semestre 1961 et début 1962 (zon e supérieure à 2,4) .

Il est donc possible que les phénomènes aient été estompés en 1962 -1963, ce qui ne pouvait être prévu .

Les observations faites sur les 14 ba -naneraies ont été les suivantes :

1. Chaque quinzaine de jours, pré-lèvement à la sonde, entre o et 25 c m de profondeur, de 5 échantillons d e sol par bananeraie, analysés séparé -ment, pour leurs teneurs en azote nitrique et en azote ammoniacal . Ce s analyses étaient faites très rapide -ment par les soins du B . S . A . Dans le s graphiques se rapportant aux situa-tions 1 à 14 on a utilisé les moyenne s

des 5 résultats .

2. On prélevait simultanément dan s chaque bananeraie les fruits représentatifs de 15 régimes, pour les me -sures de P, L, l et d .

3. Les mesures de pluviosité étaien t faites à chaque fois que cela était pos-sible, et les épandages d'engrais notés , en période et quantité, sur les gra-phiques .

On trouvera en annexe la fiche signa -létique de chaque bananeraie et u n commentaire des graphiques corres-pondant à la période 1962-1963 .

Constatations générales .

L'étude des diagrammes particulier s à chaque situation est intéressante ; l a présentation des résultats montre qu e le critère l/L (longueur du pédicelle / longueur totale du fruit), est parfoi s aussi important à considérer que 1/d , puisqu'il élimine l'effet proportion-nel de 1 par rapport à L .

Azote minéral et dimensions . L'effet d'altitude peut se résume r à deux faits : valeurs basses de 1/d , GRAPH/01.7E 4

tirets : Campagne 1967-62 traits pleins : Campagne 1962-63 (p/antat/onavec degrain)

1

GRAPH/QUE 7

/

i

en tirets . plantations è degrain

/ traits pleins : plantations sens degrain,/

i

1/5/6 2

/raits pleins :Campagne 1962-63 tirets : Campagne 7967- 7962 (plantation sans degrain)

GRAPH/QUE 5 Y/D 2, 3 l----/ \ \ 8 ' 9 10 11 12 1 2 3 4 5 6 7

(7)

Fruits - Vol . 20, no 9, 1965 - - 48 9

VAR/AT/ON DEe/¢iEN 7961-7962 (POYO - GUADELOUPE)

ElD

entirets : P/antat/onsàdegrain

traits pleins : P/antationssansdegrain GRAPH/QUE 6

NEUFCNA-TEAU

valeurs plus élevées de l'azot e l'exemple de la plus haute des altitude s (50o m) à Matouba montre bien qu'i l s'agit d'un effet du climat sur le sol , d'ailleurs de type particulier ; la richess e humifère doit permettre le maintie n de hauts niveaux de l'azote minéral . Les comparaisons de Moreauhaut -Moreau-bas (n° s II et 12), Neufchâ-teau et Roseau (n° - 13 et 14) , Beauvallon et Bologne (n"" 5 et 6) . permettent de généraliser dans une certaine mesure, pour des types d e sols différents .

Il semble que, quelle que soit l a situation, les valeurs de 1/d croissen t

à partir de septembre jusqu'en fi n de l'année (il s'agit toujours de 196 2 car, en 1961, le point de départ se situait plus précocement, vers juin) . Les différences résident dans l'al -lure de la courbe d ' accroissement qu i peut être de pente faible ou forte , avec de plus des différences de période . Les graphiques ont été établis ave c les1/dconstatés aux coupes de régime l'intervalle émission florale à coup e étant en général de 8o jours, et l'al -longement du pédicelle s'effectuan t précocement, cela signifie que l'ano-malie a eu lieu au moins deux mois et demi avant cette récolte .

Dans toutes les situations ou l'o n constate du dégrain, on remarque : 1" que les pentes des courbes d'ac -croissement de 1/d sont fortes ;

2° que, 3 à 4 mois auparavant, on a trouvé une chute de NO 3 suivi e d'un pic dû le plus souvent à un appor t d'engrais . Il semble qu'il soit nécessaire que les teneurs s'abaissent au -dessous de 1 mg/ioo g de terre, c e qui signifie alors qu'il y a eu lessivag e et probablement privation des bana-niers en azote . La montée brutale qu i suit (apport et forte nitrification, o u nitrification seule) permet une ab -sorption brusque d'azote par la plante . Ces phénomènes se reconnaissen t dans les cas de Lézarde (no 9), la Violette (n o 1), Roseau (no 14) e t

Moreau (n" 12) .

Dans les autres situations, où l e dégrain est absent, on constate e n général des phénomènes analogues , mais soit avec de forts accroissement s

de 1/d à faible peule (phénomèn e

progressif, cas de Neufchâteau, Ilet) , ou bien de faibles accroissements à pente qui peut être forte ou faible .

Le cas de Blondinière (n" Io) reste difficile, car cette bananeraie présent e les caractéristiques d'une plantation à dégrain .

Il apparaît que la rapidité de l'évo-lution vers les longs pédicelles est u n facteur primordial de mauvaise qua-lité. Une longue pente aboutissant a u même niveau de 1/d peut avoir de s effets moins nocifs qu'un accroisse -ment brutal .

Époque .

Dans la série considérée, il est vi-sible que les montées de l/d se pro-duisent à des dates sensiblement dif-férentes ; les cas n" i à n" 5 son t plutôt tardifs, décembre 1962 et au -delà ; d'autres (Convenance n" 8 , Lézarde n" 9, Blondinière n"

Io)

son t précoces (au moins pour l'année con -sidérée) à partir de la fin septembre (toujours en considérant les mesure s de 1/ /l à la récolte) .

Si nous revenons aux travaux anté-rieurs, nous voyons qu'en 1961-196 2 (graphiques n°' 6 et 7), les début s d'accroissement de l/d ont été bie n plus précoces, le dégrain ayant ét é par ailleurs plus fort .

L'étude des pluviosités (campagn e 196z-63) permet de voir que, dans les cas tardifs, le lessivage du sol a débuté en juin, alors que pour Lézarde , Blondinière et Moreau, il débute dès le mois d'avril .

Il apparaît donc finalement que l a pluviosité peut avoir une grande im-portance, marquant le début de l a déficience en azote dans les sols o u le lessivage n'est pas compensé par de fortes teneurs en matière organiqu e et une activité bactérienne régulière . Le facteur température peut influence r et l'activité de croissance du bananier , plus élevée à basse altitude, et l'acti-vité des bactéries nitrifiantes .

CONCLUSION

PRATIQUE . - POURSUITE

DES

RECHERCHE S

L ' exemple de la plantation de Convenance (n" 8), où les points bas ont été évités jusqu'en sep-tembre par des apports d'engrais, montre que l'on peut éviter le lessivage de l'azote ou le contra-rier dans une certaine mesure . Les essais actuels tendent donc à régulariser la fumure azotée e n cours d'hivernage, par des apports répétés durant les mois de fortes pluies .

En suivant les variations de l'azote minéral dans le sol grâce à des analyses périodiques, on ser a peut-être en mesure de résoudre, par des apports d'engrais azotés aux périodes appropriées, la

(8)

190

-

Fruits - Vol . 20, n o 9, 196 5

chute des disponibilités en azote . Il est très possible que des àcoups de nutrition en fin d 'hiver -nage n'aient qu'une importance minime .

Un autre essai consiste à limiter la nitrification par un nouveau produit, la cyano-guanidine . Enfin, une expérience est mise en place en Martinique, sur une bananeraie très sujette au dégrain , dans le but de réduire la déficience potassique et d'observer les conséquences de cette amélioratio n

sur le dégrain .

Le résultat principal de la série d'observations décrites dans ce document est d'avoir mis e n évidence l'importance de l'irrégularité des teneurs en azote minéral d'un sol à bananiers quan d celles-ci s'abaissent momentanément à moins de i mg par 10og de sol .

Les graphiques ci-contre (p . 491 à 504) terminent cette étude .

Section des Antille s

Extraitdu Rapportannuel 1963-64 del 'Institut Françaisde Recherches Fruitières Outre-31er (I . F . A . C .) .

5.) )

A u Service

de

l'Agriculture

pour

une meilleure

production

par

le rendement

et la

qualité

des cultures

Les

engrais potassiques :

Chlorure

Nitrate Sulfate

Société Commerciale des

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POTASSES D'ALSACE 11, avenue de Friedland PARIS 8 0

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IMPRIMERIE PROTAT FRÈRES, MACON . 734() . —

(9)

24-10 9-11 23-11 7-12 21-12 5-16518-1 1-2 1-3 29-3 26-4 2 -5

Pÿ

g ~ 15-4-624-5 28-5 816 . 22-6 61 7 28-7 318 17-8 51-8 119 28-9 121026-10 9111 23-11 7-12 16%-63' 15-2 13 1 ~ 9-5 24-5 21-6 altitude : 80m. N°1

Région de Trois Rivières (sud-est de Guadeloupe ) Habitation La Violette

Parcelle de bananeraie "mangot " Altitude de 80 m.

Sol de pente faible, faiblement ferrallitique (type Chanzy ) Climat : sur la période considérée, de mai 1962 h jui n 1963, les précipitations ont été suffisantes, sauf en ma i 1962 - la saison sèche 1962-1963 n'a pas été eévére , avec seulement un léger déficit de décembre h mars (40 0 mm en 4 mois) .

La plantation de bananiers est établie depuis juin 1961 , sur ancienne culture d'ananas, à la densité de 3 . 300 pied s /ha de 'Poyo' .

Apports d'amendements de 1 .500 kg/ha de carbonate de chaux et 3 . 000 kg de superphosphate .

Occurence habituelle de dégrain.

Le graphique montre un accroissement trés brusque d e 1/d dans les dernier . jours de. décembre : les mesure s étant faites h la récolte, le phénomène doit 8tre report é en arrière d'au moins 2 mois et demi et probablement plus . La courbe de 1/L montre qu'il ne s'agit pas d'u n simple allongement proportionnel à l'allongement de s doigts qui se produit à la mgme époque .

Les courbes de l'azote montrent des valeurs trés bas -ses (moins de 1 mg/100 g) en fin juin (6 moi . avant) e t jusqu'en fin juillet. Des apports d'engrais faits h cett e époque se signalent par deux pics à l'analyse, puis son t suivis d'une nouvelle chute . Les pluies ont toujours dé -passé 300 mm par mois, de juin à septembre .

On remarquera que la décroissance de 1, 1/d, au pre-mier semestre 1963°est différente de la décroissance d e 1/L, qui présente un point bas en février .

On retiendra dans ce cas la brutalité de la remontée d e 1/d et 1/L à une période tardive .

(10)

8

g p .100 g 6 5 4 NO 3 3 NM4 N h ,: h h { i

t

r

i 18-5 8-6 22-6 6 : 7 20-7 3-8 17-8 31-814-9 28-9 12-10 26-10 9-1 1 2 23.11 7 X12 ' 1-2-63 ' r 10-5 ~7 218 ~OA N N. N°2

Région de Trois Rivières (sud-est de Guadeloupe ) Habitation de Grand-Maiso n

Parcelle de bananeraie "Bois d'Inde n°1 " Altitude 250 m

Sol à allophanes de transition .

La pluviosité, d'aprbs le poste de l'Ermitage, pour l a période considérée (mai 1962 à aoft 1963) est constam-ment élevée (le seul mois légbreconstam-ment déficitaire avec 83 mm est mars 1963).

La bananeraie est établie depuis mai 1961, (précédent cultural : caféiers sous bananiers), en 'Poyo', densit é 3 . 300 pieds par hectare .

Apports d'amendements de 1 .500 kg/ha chaux agricole , et 1 . 500 kg/ha hyperphosphate .

Cette plantation ne présente pas de dégrain .

On constate tout d'abord à l'examen du graphique qu e la longueur du pédicelle ne présente pas une décroissanc e aussi intense que dans le cas n° 1 entre juillet et dé-cembre .

1/d et 1/L montrent qu'ily a eu allongement pédicellai-re, constaté à la récolte, de mi-décembre 1962 à fi n janvier 1963 .

1/d atteint presque la même valeur qu'en n9 I, mai s beaucoup plus régulibrement .

Les variations de l'azote sont assez comparables dan s les cas n° 1 et n° 2 mais, dans ce dernier, l'azote ni -trique est plus abondant jusqu'à mi-juillet .

(11)

Penc m etq d mg p .100 g 7 ~ 13-4-624-5 25-5 8i6 2216 6=7 17-7 3-8 17-8 31 =814-9 28-9 1210 2610 9)1 23-11 9•~2 21i12 r 18-'1-63 1 15-2 15-3 11 14 10-5 7-6 5-7 2

t

N° 3

Région de Basse Terre (sud-est de Guadeloupe ) Habitation Moléon

Altitude 300 m

Sol â allophanes de transition .

Pas de données pluviométriques - cependant, les pré-cipitations dans cette région sont généralement fortes e t régulibres .

Vieille bananeraie régénérée ('Poyo'.) .

L'évolution des dimensions des fruits se rapproch e plutbt du cas n° 1 (La Violette), une montée assez nett e se manifestant un mois plus t5t en fin novembre .

1/d passe seulement de 1,6 à 2,0 (alors que pour le n° 1 il passait de 1, 6 à plus de 2, 2) .

Cette plantation d'altitude n'a pas de dégrain, et 1/ d n'atteint pas des valeurs trbs fortes ; le maximum d e 1/L se situe en janvier, et cet indice diminue ensuit e lentement .

Les valeurs de l'azote nitrique ont été basses de fin juin b mi-juillet ; si on compare les graphiques de n° 1 et n° 3, on constate que les pics de NO 3 qui suivent le s périodes de fort lessivage présentent un écart analogu e à celui des pics de montée de 1/d .

On remarquera les trbs fortes valeurs de l'azote sou s les deux formes b partir d'octobre 1962 ; elles semblent être caractéristiques de certaines plantations d'altitud e où la matibre organique est abondante ; les période s d'appauvrissement par lessivage intense y sont toujour s de durée réduite.

Le niveau de 5 mg/ 100 g d'azote ammoniacal et de 5 mg / 100 g d'azote nitrique signifierait que, pour 4. 000 tonnes/ ha de terre, les disponibilités peuvent être de 400 kg d e N, ce qui est considérable .

(12)

idlcm t i cv 000A N N H 134-62 ' 2i-5 816 21-6 617

dl

318 17 1 8 31'-8 149 289 12' 10 2610 9-0 23111 712 21212 N° 4

Région de Basse-Terre (sud-est de Guadeloupe ) Habitation de Ile t

Parcelle "Savane" .

Sol en pente douce, allophanes de transition. Pas de données pluviométriques - pour l'altitude d e 250 m, pluviosité élevée (peut-être irrégulière) .

Plantation récente (février-mars 1962) établie sur un e savane de Goyaviers et Digitaria en 'Poyo', 3 . 000 pieds / ha .

Amendement : 1 . 000 kg/ha d'hyperphosphate. Pas de dégrain .

Les variations sont assez semblables à celles de Mo-léon (n° 3) quoique la montée de 1, l/d, ait une pente moins brutale ; par contre, l'accroissement de 1/L es t identique .

Les teneurs en azote sont plus élevées, sauf un poin t bas de courte durée (nitrique) en fin juillet, suivi d'un e remontée assez forte : les niveaux sont par contre plu s faibles que dans le cas n° 3 de décembre à janvier .

1/d ne dépasse pas 1, 9 et décroft rapidement en avri l 1963 .

(13)

N° 5

Région de Basse-Terre (ouest Guadeloupe ) Habitation Bôlogn e

Parcelle "Grande découverte " Altitude 100 m

Sol sablo-argileux (argile h métahalioysite )

Climat plus sec ; pour la période considérée (avril 1962 h février 1963), on a deux périodes sèches : l'une au débu t (de février h mai 1962, 118 mm en 4 mois seulement), e t l'autre prolongée (d'octobre à mai 1963 - en 8 mois, 19 2 mm) .

Nous nous trouvons dans une écologie différente, et le s bananeraies doivent être irriguées (elles le sont plus o u moins régulibrement) .

Elles sont en 'Poyo' - 3 .100 pieds/ha, établies aprè s canne à sucre (culture alternée) et datent de juin 1960 .

Pas d'amendement . Pas de dégrain .

l/d conserve une valeur assez élevée de 1,8 et un ac-croissement faible qui le porte au même niveau que Mo-léon (cas n° 3), c'est-h-dire 2, 0, h peu près h la même époque (fin décembre) : l'augmentation de 1/L h la même date est nette.

Les niveaux d'azote restent bas, et au-dessous de 1 mg / 100 g pour NO 3 de juin h décembre ; mais il y a eu pro-bablement un pic en début juillet, peu prononcé, et qui est resté inaperçu entre deux échantillonnages .

Dans cette plantation, le sol et le climat sont différent s des cas précédents ; la richesse en matière organique es t faible, et les variations de teneurs en azote minéral on t également, en cor-séquence, une amplitude plus faible .

8-5 .62 25-5 8.6 27-6 6-7 20-7 3-8 17-8 31.8 14-9 28-912-10 26.10 9.11 2311 7-12 21=12 5-1631>!-1 11.2 15-2

(14)

BEAUVALLON N` 6 a/lilude : 250m. 13462é-5 25-5 } 8% 22-6 6-7 2d-7 31 8 1i-8 31=8 141 9 28-9 12=10 26-10 9-11 23-11 7112 5-1631~-1 1-2 15-2 15-3 ' 11•4 10' -5 . 24-5 N . 6

RégiondeBasseTerre(ouestGuadeloupe ) Habitation Beauvallon

Parcelle "marigot " Altitude 250 m

Sol sablo-argileux (argile à métahalloysite) . La pluviosité est plus élevée qu'à Bologne (n° 5) mai s on trouve également deux périodes de sécheresse ; d e février à mai 1962, 211 mm, cette période étant cepen-dant coupée par avril : 124 mm, et d'octobre 1962 à ma i 1963 (345 mm en 8 mois) .

Bananeraie de 'Poyo', replantation d'avril mai 196 1 après bananiers. Sans amendement, irrigation irrégu -liére .

Pas de dégrain.

Dans ce cas, 1/d et 1/Lcroîtront beaucoup plus lente -ment que pour "Bologne" (n° 5) ; 1/d atteindra 2, 0 mai s en 5 mois, les valeurs de départ étant basses (1, 5).

Les courbes d'azote sont au voisinage de 1 mg/100 g jusqu'en fin septembre 1962, l'apport d'engrais du 6/ 7 ne paraissant pas marquer . Par contre, en fin octobre , alors que les pluies s'espacent fortement, les teneur s augmentent considérablement, ce qui n'apparaît pas dan s le cas de "Bologne" ; ceci peut être en rapport avec le s dates d'irrigation, que nous ne connaissons pas exacte -ment.

(15)

t /l. t 16 1 4 12 6 5 4 ~ 22-6-62 2Ô-7 ' 17-8 14-9 121-10 i 9 1 11 7•12i 65-63 ' 1-2 1-3 g-3 i 26-7 24-5 l 21-6 mgp.100 g 7 ~ NH4 N05 âr H i 4. ÿ wT 1 g-6-62 6-7 3=8 ' 31=8 2li-9 ~ 26-10 ~ 28-11 T 21-12 18.1.63t }g-2 271-3 26-4 24-5 21e6 2-8 N° 7 Région de Matouba Habitation Sainte-Ann e Altitude 500 m

Sol d'altitude à allophanes fortement humifèr e Pluviosité probablement élevée et régulibre

Plantation de 'Peyo' (2 .000 pieds/ha) de 1955 (caféier s mis en place en 1957) .

Amendements en fumier et chaux (quantités non préci -sées).

Pas de dégrain .

Les courbes sont trbs différentes des cas n° 1 et n° 4 ; l/d croft trbs lentement de 1, 5 à 1, 9 ; l'augmentation d e 1/d et 1/L parait s'accentuer légèrement en fin décembre . Si nous comparons le graphique n° 7 à celui de la Vio-lette (n° 1), les différences apparaissent nettement, l a régularité des évolutions caractérise la situation d'alti -tude.

Pour l'azote, la plantation de Matouba montre un e grande régularité des teneurs au niveau 1, 5-2 mg/100 g , qui ne semble perturbée que par les apports d'engrai s et, vraisemblablement, par quelques périodes plus chaudes et plus sbches (marsavril 1963) . Le niveau 1, 5 -2 mg/100 g représente une disponibilité permanente d e l'ordre de 60-80 kg de N en NO3, 60-80 kg de N en NH4 pour 4. 000 t/ha de terre, ce qui est largement suffisan t pour des bananiers à cycle long.

(16)

18-5 .621-6 14-6 29-6 27-7 24-8 21-9 1910 ~ 16-11 ' 14-12 . 11-1-63 . 8 2 . 83 . 3-4 3-5 31-5 14-6 mgp . 400 9 7

â

~o aq 4a y O cl) N t O ^ 13-4-6245 13-5 1 t6 15-6 216 13-7 27-7 10-8 24r-8 7-9 9 5-1010-10 2-11 16-11 20-11 14-12

f

.

11-1-63 82 22-2 2-3 5-4 3-5 31-5 14-6 N°8

RégiondePetit-Bourg (cote estde Guadeloupe ) HabitationConvenance(SIAPAP )

Parcelle"Jabrun "

Altitude50 m

Sol faiblement ferrallitique à argile kaolinite . La pluviosité, qui a été déficitaire en février et mar e 1963, atteint, d'avril à mai, le niveau nécessaire (136 -90-144 mm) ; on retrouve la sécheresse à partir de no-vembre et jusqu'en mars 1963 (273 mm en 5 mois) .

Ce sont des plantations de bananiers 'Poyo' après bananiers, de mai 1961, et quelques 'Gros Michel'd'octo

-bre 1961 . Exceptionnellement et quoique dans une zone touchée, cette plantation n'a pas de dégrain.

On remarquera en effet que les valeurs de 1/d sont constamment élevées, de 2,0 à 2,2, mais la dénivellation brdtale de "La Violette" (n° 1) n'existe pas .

Il semble que la baisse des teneurs d'azote aitété li-mitée par les épandages successifs d'engrais, début e t fin juin ; elle se trouve reportée à la mi-septembre pou r une très courte durée . Il est possible que les deux point s bas(du 7/9 et du 2/11) suivis de fortes remontées soien t à l'origine des deux maxima de 1/d et 1/L de fin janvier et début mars (3 mois et demi et 4 mois seraient les intervalles entre ces deux phénomènes) . ce qui ferait re -monter l'action des teneurs en azote à la période précé-dant immédiatement l'émission des inflorescences .

(17)

14 1 2 10 16-11 14-12 11--63 8-2 2-3 5-4 3-5 31-5 22-6 12-7 m9p . 100 9 7 5 4 A 'O oo~

t

t

14621é-5 1-6 151-6 24-6 13-7 2'/-7 1Ô-8 24-8 719 21=9 550 18-10 2111 16' 11 5d-11 14-12 0-63 8-2 2-5 5-4 3-5 31-5 21~-6 12-7 N° 9

Régionde Petit-Bourg(côte estde Guadeloupe) HabitationLézarde(SIAPAP )

Parcelle "Collin " Altitude 5 m

Sol d'alluvions hydromorphe s

Climat : en 1962, les mois de février et mars sont trè s secs (44 mm) mais avril est bon, suivi de deux moi s légèrement déficitaires (138 et 106 mm) . La sécheress e reprend progressivement en novembre,le déficit se pro -longeant jusqu'en juin 1963, avec 586 mm sur 8 mois (no-vembre à février sont des mois à 50-100 mm) .

Il s'agit d'une bananeraie à fort dégrain.

Nous avons un aspect différent des courbes de dimen-sions. La longueur du pédicelle semble avoir subi u n creux en fin aott difficile h expliquer ; 1/d, qui baisse également alors, de 1, 6 remonte rapidement jusqu'à 2, 2 puis 2, 3 (mi-décembre) pour redescendre ensuite assez réguliàrement . Toutefois il faut remarquer que cette di-minutionest corrélative de celle de la longueur du fruit, car 1/L remonte au contraire de mars à mai 1963 .

L'interprétation des courbes de teneurs en N est asse z délicate, car la premibre montée de 1/d en septembr e peut être due h un phénombne ayant eu lieu en avril, c'es t yde points vraiment bas en azote qu'en septembre et octo -dire avant le début des analyses . On n'atteint ensuit e

bre, ce qui peut être la cause, après l'épandage d'octo-bre, de la remontée de 1/L qui semble, en saison séche , être un critére meilleur que 1/d, à cause des effets de sécheresse .

Lee variations de NH4 seront très nettes tout au long de la sécheresse de 1963.

(18)

BLOND/N/ERE N: 70 a/titude :200m.

io

ncm etf/d 4562 ' 126 15-6 57 28-7 318 1718 31'-8 1419 25-91211025-10 9111 23-11 7112 2112 5-116315-1 112 15=2 113 15-3 24-3 1114 25-4 315 10=5 24- 5 P.loo g

7

6 4 ~~ 8ÿ '1? C ~? 8to _ ~~ ~ O ~h ty 1b-4624=5 15-5 126 15-6 2 f 2-6 617 28.7 318 17=8 31`-5 14=9 25.9 12=1025. 10 9111 23.11 7.12 5-1-63 ' N° 1 0

Région de Capesterre (cote est de Gùadeloupe) Habitation Blondinière (SOM )

Parcelle "Elizabeth " Altitude 200 m

Sol à allophane

Pluviométrie : seul mare a été déficitaire au début de 1962, la sécheresse ne sera nette qu'au premier trimes-tre 1963 avec 187 mm au total; les pluies reprennent e n avril .

Plantation de 'Poyo' de 1960 et parcelles de 'Gros Mi-chel' d'octobre 1961 .

Le rapport l/d croit ici rapidement en début octobre e t en début décembre ; il passe de 1, 6 à 2, 4 et, pourtant , la bananeraie n'est pas réputée donner du dégrain .

Comparée è celle de la Violette (n° 1), la montée de l/ d est en avance de 2 mois et moins brutale ; elle aboutit à des valeurs plue élevées;en comparaison avec "Lézarde " (n°9) le phénomène est au contraire un peu retardé, mai s arrive également à un point plus haut.

II est curieux de constater que les fruits sont très long s ce qui explique les fortes valeurs de l/d;mais le rappor t I/L atteint 14 p . cent.

Tout semblerait donc réuni pour impliquer une sensibi-lité au dégrain .

En effet, les teneurs en NO3 présententplusieurs point s bas ; le premier, relevé aux analyses en avril (5 moi s avant la montée de l/d au stade récolte d'octobre), et u n second très net en fin juillet (4 mois et demi avant la se-conde montée de l/d) .

(19)

1 351-62 ~/ \ 1 1 ~Ia~T 1 1-9 1 1 t 1 1 1 I 1 18-5 29-6 27 . 7 24-8 7 21-9 14-10 16-11 14-12 11.1 . 6325-1 t 8-3 1 34 19-4 ' 3- 5 r o a ôEt °j ~Qm

°

â

t, a h a v 18•1-6245 15 1-'6 15•e 20-6 1g-7 21-7 10'•8 24-8 719 2119 5'10 x18110 2.11 16111 3d-11 14112 11-11-63 ~ 813 314 10-4 35 Ni) N° 1 1

Région de Goyave (côte est de Guadeloupe) Habitation Moreau

Partiehaute - altitude 200 m

Sol faiblement ferrallitique à kaolinit e Pluviosité non précisée .

Plantation de 'Poyo' datant de mars-avril 1960, densité

2.500pieds/ha .

Amendements chaux 3 . 500 kg/ha

superphosphate 1 . 500 kg/ha

Situé dans une zone à dégrain .

La comparaison peut être faite avec le cas suivan t (n° 12) qui concerne une parcelle située plus bas, à 80 m mais subissant exactement les mêmes techniques cultu-rales ; les sole sont du même type .

Dans la partie haute, les trois indices de dimension s varient dans le même sens ; c'est en fin novembre que se produit l'allongement pédicellaire relatif (augmenta-tion simultanée de 1/d et 1/L ; 1/d passe brutalement de

1,65 à 1,95, puis dépassera 2,0) .

Les teneurs en NO 3 présentent plusieurs points ba s (fin juin et fin aoft) .

(20)

N° 1 2

Habitation Morea u Partie basse - altitude 80 m

On dispose des données pluviométriques :les précipi -tations ont toujours été largement suffisantes sauf e n mars 1962 . Les courbes sont trbs comparables, mai s les trois indices présentent une augmentation plus con-sidérable :

l/d passe de 1, 8 à 2, 3 de la midécembre à la fin jan -vier tandis que 1/L sera égal à 14 p . cent à cette dernibr e date (en haut 12 p . cent) .

Les variations des formes d'azote sont trbs semblables , les niveaux sont légbrement plus bas à faible altitude .

L'époque de montée de l/d à Moreau est du type tardif, comparable à la Violette, alors que Lézarde (n° 9) e t Blondinière (n° 10) sont du type précoce .

1,5 Y/L i 1 3-5-62 18-5 ~ 1 i t r r r r i i 1 27-7 24-8 7-9 21-9 19-10 16-11 14-12 11-1-6315-1 23-6 ' &3 ' 5 '-4 14-4 ' 3-5 m9p . 100 9 7 6 5 4 3

P

o~ a f' 18-4-62 4=5 11t5 1 =6 1516 20-613=7 2T7 1d•8 2 •8 71 9 21-9 5~10 2-'11 16-11 38•11 14-12 2-1-63n=1 25.1 8=2 22-2 83 51 4 3=5

(21)

Ren c m et 8/d

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2,5 ~.3 21 2.0 19 1 . 8 17 Lk

Li

" 2814-6214•5 2115 1216 276 1317 287 1718 2fg-8 1319 28 19 1811029110 13111 28111 13112 2812184-6322-1 1312 2812 1313 ' 134 2814 103 2815 1816 28T-6 131 7 23362 6-4 25.4 10-5 25-5 916 25-6 137 2g -7 918 2518 81 9 28-9 ' ' 1611 30111 14112 2~-121111.652~r1 812 22-2 9-3 22-3 5-4 18-4 315 17-5 31-5 28-6 12-7 N° 1 3

RégiondeSainte Marie NeufchSteau - StationI . F .A . C . Parcelle Hanga r

Altitude250 m

Pluviométrie:mars 1962 déficitaire, ainsi que mars 1963 (légèrement), autres mois largement ,pluvieux .

L'accroissement de l/d est très progressif de septembr e àdécembre avec cependant deux points à pente plus fort e (fin septembre et fin décembre) . II y a accroissement corrélatif de la longueur, mais 1/L marque également des augmentations successives . l/d atteindra 2,1 . Sol à allophanes humifère d'altitude

Les valeurs de NO3 ne tombent jamais au-dessous d e Plantations 'Poyo', densité 2 .500 pieds/ha, de 1960 .

1 mg/100 g . L'aspect des courbes rappelle un peu celle s Pas de dégrain, ou dégrain exceptionnel ( 2 à 3

expédi-

de Matouba (n° 7) . Vraisemblablement, les déficits d'azo -tions maximum).

(22)

mgp.100 9 10 NH4 ~ ROSEAU N'74 N° 1 4 Région de Sainte-Marie Habitation Roseau Espéranc e Altitude 5 m

Sol de colluvions faiblement ferrallitique type Chanzy . Pluviosité déficitaire jusqu'en mai 1962, limite en juin , octobre et novembre, faible de décembre 1962 à mai 196 3 (146 mm en ces 4 mois) .

On ne dispose pas des mensurations . On sait que cett e plantation présente du dégrain .

Les courbes de N montrent des chutes trbs sensible s de NO3 en juillet et aoft (0, 5 mg/100 g).

1 $' ro -1 ~ 1 I 1 f T r ~ f 1 ~ ~ 25-4-626-4 23-4 11 1 -5 25-5 Pb 25-6 13-7 25•I7 97-8 25-8 8-9 28-9 11-110 25 7 •10 10-11 14-12 28 -7121H•632g•1 8-2 22-2 10-2 223 5-4 31-3 14-4

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