• Aucun résultat trouvé

Introduction aux formes modulaires

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Introduction aux formes modulaires"

Copied!
88
0
0

Texte intégral

(1)

1/20

Introduction aux formes modulaires

Nicolas Billerey

Laboratoire de mathématiques Blaise Pascal Université Clermont Auvergne

Mardi 27 mars 2018

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 1 / 20

(2)

2/20

Un petit calcul. . .

On calcule les produits

(1−x)(1−x2) =1−x−x2+x3

(1−x)(1−x2)(1−x3) =1−x−x2+x4+x5−x6

(1−x)(1−x2)(1−x3)(1−x4) =1−x−x2+x4+2x5−x8−x9+x10

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 2 / 20

(3)

2/20

Un petit calcul. . .

On calcule les produits

(1−x)(1−x2) =1−x−x2+x3

(1−x)(1−x2)(1−x3) =1−x−x2+x4+x5−x6

(1−x)(1−x2)(1−x3)(1−x4) =1−x−x2+x4+2x5−x8−x9+x10

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 2 / 20

(4)

2/20

Un petit calcul. . .

On calcule les produits

(1−x)(1−x2) =1−x−x2+x3

(1−x)(1−x2)(1−x3) =1−x−x2+x4+x5−x6

(1−x)(1−x2)(1−x3)(1−x4) =1−x−x2+x4+2x5−x8−x9+x10

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 2 / 20

(5)

3/20

. . .de plus en plus loin. . .

Que vaut (1−x)(1−x2)· · ·(1−xn)? (n=2) 1−x−x2+x3

(n=3) 1−x−x2 +x4+x5−x6

(n=4) 1−x−x2 +2x5 −x8−x9+x10

(n=5) 1−x−x2 +x5+x6+x7−x8−x9−x10· · · (n=6) 1−x−x2 +x5 +2x7 −x9−x10· · · (n=7) 1−x−x2 +x5 +x7+x8 −x10· · · (n=8) 1−x−x2 +x5 +x7 +x9 · · · (n=9) 1−x−x2 +x5 +x7 +x10· · · (n=10) 1−x−x2 +x5 +x7 · · ·

Les termes se stabilisent : le produit infini a donc un sens.

Il y a beaucoup d’annulations : tous les coefficients valent −1, 0 ou 1.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 3 / 20

(6)

3/20

. . .de plus en plus loin. . .

Que vaut (1−x)(1−x2)· · ·(1−xn)? (n=2) 1−x−x2+x3

(n=3) 1−x−x2 +x4+x5−x6

(n=4) 1−x−x2 +2x5 −x8−x9+x10 (n=5) 1−x−x2 +x5+x6+x7−x8−x9−x10· · ·

(n=6) 1−x−x2 +x5 +2x7 −x9−x10· · · (n=7) 1−x−x2 +x5 +x7+x8 −x10· · · (n=8) 1−x−x2 +x5 +x7 +x9 · · · (n=9) 1−x−x2 +x5 +x7 +x10· · · (n=10) 1−x−x2 +x5 +x7 · · ·

Les termes se stabilisent : le produit infini a donc un sens.

Il y a beaucoup d’annulations : tous les coefficients valent −1, 0 ou 1.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 3 / 20

(7)

3/20

. . .de plus en plus loin. . .

Que vaut (1−x)(1−x2)· · ·(1−xn)? (n=2) 1−x−x2+x3

(n=3) 1−x−x2 +x4+x5−x6

(n=4) 1−x−x2 +2x5 −x8−x9+x10 (n=5) 1−x−x2 +x5+x6+x7−x8−x9−x10· · · (n=6) 1−x−x2 +x5 +2x7 −x9−x10· · ·

(n=7) 1−x−x2 +x5 +x7+x8 −x10· · · (n=8) 1−x−x2 +x5 +x7 +x9 · · · (n=9) 1−x−x2 +x5 +x7 +x10· · · (n=10) 1−x−x2 +x5 +x7 · · ·

Les termes se stabilisent : le produit infini a donc un sens.

Il y a beaucoup d’annulations : tous les coefficients valent −1, 0 ou 1.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 3 / 20

(8)

3/20

. . .de plus en plus loin. . .

Que vaut (1−x)(1−x2)· · ·(1−xn)? (n=2) 1−x−x2+x3

(n=3) 1−x−x2 +x4+x5−x6

(n=4) 1−x−x2 +2x5 −x8−x9+x10 (n=5) 1−x−x2 +x5+x6+x7−x8−x9−x10· · · (n=6) 1−x−x2 +x5 +2x7 −x9−x10· · · (n=7) 1−x−x2 +x5 +x7+x8 −x10· · ·

(n=8) 1−x−x2 +x5 +x7 +x9 · · · (n=9) 1−x−x2 +x5 +x7 +x10· · · (n=10) 1−x−x2 +x5 +x7 · · ·

Les termes se stabilisent : le produit infini a donc un sens.

Il y a beaucoup d’annulations : tous les coefficients valent −1, 0 ou 1.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 3 / 20

(9)

3/20

. . .de plus en plus loin. . .

Que vaut (1−x)(1−x2)· · ·(1−xn)? (n=2) 1−x−x2+x3

(n=3) 1−x−x2 +x4+x5−x6

(n=4) 1−x−x2 +2x5 −x8−x9+x10 (n=5) 1−x−x2 +x5+x6+x7−x8−x9−x10· · · (n=6) 1−x−x2 +x5 +2x7 −x9−x10· · · (n=7) 1−x−x2 +x5 +x7+x8 −x10· · · (n=8) 1−x−x2 +x5 +x7 +x9 · · ·

(n=9) 1−x−x2 +x5 +x7 +x10· · · (n=10) 1−x−x2 +x5 +x7 · · ·

Les termes se stabilisent : le produit infini a donc un sens.

Il y a beaucoup d’annulations : tous les coefficients valent −1, 0 ou 1.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 3 / 20

(10)

3/20

. . .de plus en plus loin. . .

Que vaut (1−x)(1−x2)· · ·(1−xn)? (n=2) 1−x−x2+x3

(n=3) 1−x−x2 +x4+x5−x6

(n=4) 1−x−x2 +2x5 −x8−x9+x10 (n=5) 1−x−x2 +x5+x6+x7−x8−x9−x10· · · (n=6) 1−x−x2 +x5 +2x7 −x9−x10· · · (n=7) 1−x−x2 +x5 +x7+x8 −x10· · · (n=8) 1−x−x2 +x5 +x7 +x9 · · · (n=9) 1−x−x2 +x5 +x7 +x10· · ·

(n=10) 1−x−x2 +x5 +x7 · · ·

Les termes se stabilisent : le produit infini a donc un sens.

Il y a beaucoup d’annulations : tous les coefficients valent −1, 0 ou 1.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 3 / 20

(11)

3/20

. . .de plus en plus loin. . .

Que vaut (1−x)(1−x2)· · ·(1−xn)? (n=2) 1−x−x2+x3

(n=3) 1−x−x2 +x4+x5−x6

(n=4) 1−x−x2 +2x5 −x8−x9+x10 (n=5) 1−x−x2 +x5+x6+x7−x8−x9−x10· · · (n=6) 1−x−x2 +x5 +2x7 −x9−x10· · · (n=7) 1−x−x2 +x5 +x7+x8 −x10· · · (n=8) 1−x−x2 +x5 +x7 +x9 · · · (n=9) 1−x−x2 +x5 +x7 +x10· · · (n=10) 1−x−x2 +x5 +x7 · · ·

Les termes se stabilisent : le produit infini a donc un sens.

Il y a beaucoup d’annulations : tous les coefficients valent −1, 0 ou 1.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 3 / 20

(12)

3/20

. . .de plus en plus loin. . .

Que vaut (1−x)(1−x2)· · ·(1−xn)? (n=2) 1−x−x2+x3

(n=3) 1−x−x2 +x4+x5−x6

(n=4) 1−x−x2 +2x5 −x8−x9+x10 (n=5) 1−x−x2 +x5+x6+x7−x8−x9−x10· · · (n=6) 1−x−x2 +x5 +2x7 −x9−x10· · · (n=7) 1−x−x2 +x5 +x7+x8 −x10· · · (n=8) 1−x−x2 +x5 +x7 +x9 · · · (n=9) 1−x−x2 +x5 +x7 +x10· · · (n=10) 1−x−x2 +x5 +x7 · · ·

Les termes se stabilisent : le produit infini a donc un sens.

Il y a beaucoup d’annulations : tous les coefficients valent −1, 0 ou 1.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 3 / 20

(13)

3/20

. . .de plus en plus loin. . .

Que vaut (1−x)(1−x2)· · ·(1−xn)? (n=2) 1−x−x2+x3

(n=3) 1−x−x2 +x4+x5−x6

(n=4) 1−x−x2 +2x5 −x8−x9+x10 (n=5) 1−x−x2 +x5+x6+x7−x8−x9−x10· · · (n=6) 1−x−x2 +x5 +2x7 −x9−x10· · · (n=7) 1−x−x2 +x5 +x7+x8 −x10· · · (n=8) 1−x−x2 +x5 +x7 +x9 · · · (n=9) 1−x−x2 +x5 +x7 +x10· · · (n=10) 1−x−x2 +x5 +x7 · · ·

Les termes se stabilisent : le produit infini a donc un sens.

Il y a beaucoup d’annulations : tous les coefficients valent −1, 0 ou 1.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 3 / 20

(14)

4/20

. . .jusqu’à l’infini !

On obtient, formellement,

Φ(x) =

Y

n=1

(1−xn) =1−x−x2+x5+x7−x12−x15+x22

+x26−x35−x40+x51+x57−x70−x77· · ·

Il y a beaucoup de zéros (et quelques signes −et +). On a toujours deux signes −suivis de deux signes+. Les degrés des termes non nuls sont

1, 2, 5, 7, 12, 15, 22, 26, 35, 40, 51, 57, 70, 77, . . . Ça vous dit quelque chose ? Pas évident. . .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 4 / 20

(15)

4/20

. . .jusqu’à l’infini !

On obtient, formellement,

Φ(x) =

Y

n=1

(1−xn) =1−x−x2+x5+x7−x12−x15+x22

+x26−x35−x40+x51+x57−x70−x77· · ·

Il y a beaucoup de zéros (et quelques signes −et+).

On a toujours deux signes −suivis de deux signes+. Les degrés des termes non nuls sont

1, 2, 5, 7, 12, 15, 22, 26, 35, 40, 51, 57, 70, 77, . . .

Ça vous dit quelque chose ? Pas évident. . .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 4 / 20

(16)

4/20

. . .jusqu’à l’infini !

On obtient, formellement,

Φ(x) =

Y

n=1

(1−xn) =1−x−x2+x5+x7−x12−x15+x22

+x26−x35−x40+x51+x57−x70−x77· · ·

Il y a beaucoup de zéros (et quelques signes −et+).

On a toujours deux signes −suivis de deux signes+.

Les degrés des termes non nuls sont

1, 2, 5, 7, 12, 15, 22, 26, 35, 40, 51, 57, 70, 77, . . .

Ça vous dit quelque chose ? Pas évident. . .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 4 / 20

(17)

4/20

. . .jusqu’à l’infini !

On obtient, formellement,

Φ(x) =

Y

n=1

(1−xn) =1−x−x2+x5+x7−x12−x15+x22

+x26−x35−x40+x51+x57−x70−x77· · ·

Il y a beaucoup de zéros (et quelques signes −et+).

On a toujours deux signes −suivis de deux signes+.

Les degrés des termes non nuls sont

1, 2, 5, 7, 12, 15, 22, 26, 35, 40, 51, 57, 70, 77, . . .

Ça vous dit quelque chose ? Pas évident. . .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 4 / 20

(18)

4/20

. . .jusqu’à l’infini !

On obtient, formellement,

Φ(x) =

Y

n=1

(1−xn) =1−x−x2+x5+x7−x12−x15+x22

+x26−x35−x40+x51+x57−x70−x77· · ·

Il y a beaucoup de zéros (et quelques signes −et+).

On a toujours deux signes −suivis de deux signes+.

Les degrés des termes non nuls sont

1, 2, 5, 7, 12, 15, 22, 26, 35, 40, 51, 57, 70, 77, . . .

Ça vous dit quelque chose ? Pas évident. . .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 4 / 20

(19)

4/20

. . .jusqu’à l’infini !

On obtient, formellement,

Φ(x) =

Y

n=1

(1−xn) =1−x−x2+x5+x7−x12−x15+x22

+x26−x35−x40+x51+x57−x70−x77· · ·

Il y a beaucoup de zéros (et quelques signes −et+).

On a toujours deux signes −suivis de deux signes+.

Les degrés des termes non nuls sont

1, 2, 5, 7, 12, 15, 22, 26, 35, 40, 51, 57, 70, 77, . . . Ça vous dit quelque chose ?

Pas évident. . .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 4 / 20

(20)

4/20

. . .jusqu’à l’infini !

On obtient, formellement,

Φ(x) =

Y

n=1

(1−xn) =1−x−x2+x5+x7−x12−x15+x22

+x26−x35−x40+x51+x57−x70−x77· · ·

Il y a beaucoup de zéros (et quelques signes −et+).

On a toujours deux signes −suivis de deux signes+.

Les degrés des termes non nuls sont

1, 2, 5, 7, 12, 15, 22, 26, 35, 40, 51, 57, 70, 77, . . . Ça vous dit quelque chose ? Pas évident. . .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 4 / 20

(21)

5/20

Nombres pentagonaux

1, 2, 5, 7, 12, 15, 22, 26, 35, 40, 51, 57, 70, 77, . . . est la suite A001318 de l’On-line Encyclopedia of Integer Sequences, celle desnombres pentagonaux généralisés :

3n2−n

2 , n=0, 1, −1, 2, −2, 3, −3, . . .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 5 / 20

(22)

5/20

Nombres pentagonaux

1, 2, 5, 7, 12, 15, 22, 26, 35, 40, 51, 57, 70, 77, . . . est la suite A001318 de l’On-line Encyclopedia of Integer Sequences, celle desnombres pentagonaux généralisés :

3n2−n

2 , n=0, 1, −1, 2, −2, 3, −3, . . .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 5 / 20

(23)

6/20

Théorème des nombres pentagonaux (Euler, 1707-1783) :

+∞

Y

n=1

(1−xn) =

+∞

X

−∞

(−1)nx3n

2−n 2 .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 6 / 20

(24)

6/20

Théorème des nombres pentagonaux (Euler, 1707-1783) :

+∞

Y

n=1

(1−xn) =

+∞

X

−∞

(−1)nx3n

2−n 2 .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 6 / 20

(25)

7/20

Fonction de partition

On note p(n) le nombre de façons (à l’ordre près) d’écrire un entier n≥1 comme somme d’entiers naturels non nuls.

5=5

=4+1

=3+2

=3+1+1

=2+2+1

=2+1+1+1

=1+1+1+1+1

p(5) =7

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 7 / 20

(26)

7/20

Fonction de partition

On note p(n) le nombre de façons (à l’ordre près) d’écrire un entier n≥1 comme somme d’entiers naturels non nuls.

5=5

=4+1

=3+2

=3+1+1

=2+2+1

=2+1+1+1

=1+1+1+1+1

p(5) =7

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 7 / 20

(27)

7/20

Fonction de partition

On note p(n) le nombre de façons (à l’ordre près) d’écrire un entier n≥1 comme somme d’entiers naturels non nuls.

5=5

=4+1

=3+2

=3+1+1

=2+2+1

=2+1+1+1

=1+1+1+1+1

p(5) =7

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 7 / 20

(28)

7/20

Fonction de partition

On note p(n) le nombre de façons (à l’ordre près) d’écrire un entier n≥1 comme somme d’entiers naturels non nuls.

5=5

=4+1

=3+2

=3+1+1

=2+2+1

=2+1+1+1

=1+1+1+1+1

p(5) =7

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 7 / 20

(29)

7/20

Fonction de partition

On note p(n) le nombre de façons (à l’ordre près) d’écrire un entier n≥1 comme somme d’entiers naturels non nuls.

5=5

=4+1

=3+2

=3+1+1

=2+2+1

=2+1+1+1

=1+1+1+1+1

p(5) =7

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 7 / 20

(30)

7/20

Fonction de partition

On note p(n) le nombre de façons (à l’ordre près) d’écrire un entier n≥1 comme somme d’entiers naturels non nuls.

5=5

=4+1

=3+2

=3+1+1

=2+2+1

=2+1+1+1

=1+1+1+1+1

p(5) =7

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 7 / 20

(31)

7/20

Fonction de partition

On note p(n) le nombre de façons (à l’ordre près) d’écrire un entier n≥1 comme somme d’entiers naturels non nuls.

5=5

=4+1

=3+2

=3+1+1

=2+2+1

=2+1+1+1

=1+1+1+1+1

p(5) =7

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 7 / 20

(32)

7/20

Fonction de partition

On note p(n) le nombre de façons (à l’ordre près) d’écrire un entier n≥1 comme somme d’entiers naturels non nuls.

5=5

=4+1

=3+2

=3+1+1

=2+2+1

=2+1+1+1

=1+1+1+1+1

p(5) =7

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 7 / 20

(33)

7/20

Fonction de partition

On note p(n) le nombre de façons (à l’ordre près) d’écrire un entier n≥1 comme somme d’entiers naturels non nuls.

5=5

=4+1

=3+2

=3+1+1

=2+2+1

=2+1+1+1

=1+1+1+1+1

p(5) =7

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 7 / 20

(34)

7/20

Fonction de partition

On note p(n) le nombre de façons (à l’ordre près) d’écrire un entier n≥1 comme somme d’entiers naturels non nuls.

5=5

=4+1

=3+2

=3+1+1

=2+2+1

=2+1+1+1

=1+1+1+1+1

p(5) =7

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 7 / 20

(35)

8/20

De la fonction de partition à la fonction Φ d’Euler

On pose P(x) =1+

X

n=1

p(n)xn=1+x+2x2+3x3+5x4+7x5+11x6· · ·

On vérifie que l’on a

Φ(x)P(x) =1.

Le théorème des nombres pentagonaux fournit alors la formule de récurrence (oùp(k) =0 si k<0 etp(0) =1) :

p(n) =p(n−1) +p(n−2)−p(n−5)−p(n−7)

+p(n−12) +p(n−15)· · · Ainsi, on a par exemple

p(8) =p(7) +p(6)−p(3)−p(1)

=3p(5) +2p(4)−p(3)−p(2)−3p(1)−p(0)

=3×7+2×5−3−2−3×1−1=22

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 8 / 20

(36)

8/20

De la fonction de partition à la fonction Φ d’Euler

On pose P(x) =1+

X

n=1

p(n)xn=1+x+2x2+3x3+5x4+7x5+11x6· · · On vérifie que l’on a

Φ(x)P(x) =1.

Le théorème des nombres pentagonaux fournit alors la formule de récurrence (oùp(k) =0 si k<0 etp(0) =1) :

p(n) =p(n−1) +p(n−2)−p(n−5)−p(n−7)

+p(n−12) +p(n−15)· · · Ainsi, on a par exemple

p(8) =p(7) +p(6)−p(3)−p(1)

=3p(5) +2p(4)−p(3)−p(2)−3p(1)−p(0)

=3×7+2×5−3−2−3×1−1=22

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 8 / 20

(37)

8/20

De la fonction de partition à la fonction Φ d’Euler

On pose P(x) =1+

X

n=1

p(n)xn=1+x+2x2+3x3+5x4+7x5+11x6· · · On vérifie que l’on a

Φ(x)P(x) =1.

Le théorème des nombres pentagonaux fournit alors la formule de récurrence (oùp(k) =0 sik <0 etp(0) =1) :

p(n) =p(n−1) +p(n−2)−p(n−5)−p(n−7)

+p(n−12) +p(n−15)· · ·

Ainsi, on a par exemple

p(8) =p(7) +p(6)−p(3)−p(1)

=3p(5) +2p(4)−p(3)−p(2)−3p(1)−p(0)

=3×7+2×5−3−2−3×1−1=22

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 8 / 20

(38)

8/20

De la fonction de partition à la fonction Φ d’Euler

On pose P(x) =1+

X

n=1

p(n)xn=1+x+2x2+3x3+5x4+7x5+11x6· · · On vérifie que l’on a

Φ(x)P(x) =1.

Le théorème des nombres pentagonaux fournit alors la formule de récurrence (oùp(k) =0 sik <0 etp(0) =1) :

p(n) =p(n−1) +p(n−2)−p(n−5)−p(n−7)

+p(n−12) +p(n−15)· · · Ainsi, on a par exemple

p(8) =p(7) +p(6)−p(3)−p(1)

=3p(5) +2p(4)−p(3)−p(2)−3p(1)−p(0)

=3×7+2×5−3−2−3×1−1=22

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 8 / 20

(39)

9/20

Φ au cube

Question préliminaire : que vaut la somme S =1+2+· · ·+99+100 ?

Gauss (1777–1855)

1 + 2 + · · · + 99 + 100 100 + 99 + · · · + 2 + 1 Réponse : S = (100×101)/2=5050.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 9 / 20

(40)

9/20

Φ au cube

Question préliminaire : que vaut la somme S =1+2+· · ·+99+100 ?

Gauss (1777–1855)

1 + 2 + · · · + 99 + 100 100 + 99 + · · · + 2 + 1 Réponse : S = (100×101)/2=5050.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 9 / 20

(41)

9/20

Φ au cube

Question préliminaire : que vaut la somme S =1+2+· · ·+99+100 ?

Gauss (1777–1855)

1 + 2 + · · · + 99 + 100

100 + 99 + · · · + 2 + 1 Réponse : S = (100×101)/2=5050.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 9 / 20

(42)

9/20

Φ au cube

Question préliminaire : que vaut la somme S =1+2+· · ·+99+100 ?

Gauss (1777–1855)

1 + 2 + · · · + 99 + 100 100 + 99 + · · · + 2 + 1

Réponse : S = (100×101)/2=5050.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 9 / 20

(43)

9/20

Φ au cube

Question préliminaire : que vaut la somme S =1+2+· · ·+99+100 ?

Gauss (1777–1855)

1 + 2 + · · · + 99 + 100 100 + 99 + · · · + 2 + 1 Réponse : S = (100×101)/2=5050.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 9 / 20

(44)

10/20

Φ au cube, joue-la comme Gauss

Φ(x)3 =

Y

n=1

(1−xn)3 =1−3x+5x3−7x6+9x10−11x15+13x21· · ·

Il y a beaucoup de zéros.

Les coefficients sont des nombres impairs avec des signes qui alternent. Les degrés des termes non nuls sont

1, 3, 6, 10, 15, 21, . . .

Ce sont les nombres de la forme n(n+1)2 (n =1,2,3, . . .) ! On les appelle nombres triangulaires.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 10 / 20

(45)

10/20

Φ au cube, joue-la comme Gauss

Φ(x)3 =

Y

n=1

(1−xn)3 =1−3x+5x3−7x6+9x10−11x15+13x21· · ·

Il y a beaucoup de zéros.

Les coefficients sont des nombres impairs avec des signes qui alternent. Les degrés des termes non nuls sont

1, 3, 6, 10, 15, 21, . . .

Ce sont les nombres de la forme n(n+1)2 (n =1,2,3, . . .) ! On les appelle nombres triangulaires.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 10 / 20

(46)

10/20

Φ au cube, joue-la comme Gauss

Φ(x)3 =

Y

n=1

(1−xn)3 =1−3x+5x3−7x6+9x10−11x15+13x21· · ·

Il y a beaucoup de zéros.

Les coefficients sont des nombres impairs avec des signes qui alternent.

Les degrés des termes non nuls sont

1, 3, 6, 10, 15, 21, . . .

Ce sont les nombres de la forme n(n+1)2 (n =1,2,3, . . .) ! On les appelle nombres triangulaires.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 10 / 20

(47)

10/20

Φ au cube, joue-la comme Gauss

Φ(x)3 =

Y

n=1

(1−xn)3 =1−3x+5x3−7x6+9x10−11x15+13x21· · ·

Il y a beaucoup de zéros.

Les coefficients sont des nombres impairs avec des signes qui alternent.

Les degrés des termes non nuls sont

1, 3, 6, 10, 15, 21, . . .

Ce sont les nombres de la forme n(n+1)2 (n =1,2,3, . . .) ! On les appelle nombres triangulaires.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 10 / 20

(48)

10/20

Φ au cube, joue-la comme Gauss

Φ(x)3 =

Y

n=1

(1−xn)3 =1−3x+5x3−7x6+9x10−11x15+13x21· · ·

Il y a beaucoup de zéros.

Les coefficients sont des nombres impairs avec des signes qui alternent.

Les degrés des termes non nuls sont

1, 3, 6, 10, 15, 21, . . .

Ce sont les nombres de la forme n(n+1)2 (n =1,2,3, . . .) ! On les appelle nombres triangulaires.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 10 / 20

(49)

10/20

Φ au cube, joue-la comme Gauss

Φ(x)3 =

Y

n=1

(1−xn)3 =1−3x+5x3−7x6+9x10−11x15+13x21· · ·

Il y a beaucoup de zéros.

Les coefficients sont des nombres impairs avec des signes qui alternent.

Les degrés des termes non nuls sont

1, 3, 6, 10, 15, 21, . . .

Ce sont les nombres de la forme n(n+1)2 (n =1,2,3, . . .) !

On les appelle nombres triangulaires.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 10 / 20

(50)

10/20

Φ au cube, joue-la comme Gauss

Φ(x)3 =

Y

n=1

(1−xn)3 =1−3x+5x3−7x6+9x10−11x15+13x21· · ·

Il y a beaucoup de zéros.

Les coefficients sont des nombres impairs avec des signes qui alternent.

Les degrés des termes non nuls sont

1, 3, 6, 10, 15, 21, . . .

Ce sont les nombres de la forme n(n+1)2 (n =1,2,3, . . .) ! On les appelle nombres triangulaires.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 10 / 20

(51)

10/20

Φ au cube, joue-la comme Gauss

Φ(x)3 =

Y

n=1

(1−xn)3 =1−3x+5x3−7x6+9x10−11x15+13x21· · ·

Il y a beaucoup de zéros.

Les coefficients sont des nombres impairs avec des signes qui alternent.

Les degrés des termes non nuls sont

1, 3, 6, 10, 15, 21, . . .

Ce sont les nombres de la forme n(n+1)2 (n =1,2,3, . . .) ! On les appelle nombres triangulaires.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 10 / 20

(52)

11/20

Φ au cube, et après ?

Théorème (Gauss, 1777–1855) :

Φ(x)3=

Y

n=1

(1−xn)3=

X

n=0

(−1)n(2n+1)xn(n+1)2 .

Pour certaines valeurs de d, MacDonald a donné (1972) des formules pourΦd.

Ses résultats sont reliés à la théorie des algèbres de Lie.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 11 / 20

(53)

11/20

Φ au cube, et après ?

Théorème (Gauss, 1777–1855) :

Φ(x)3=

Y

n=1

(1−xn)3=

X

n=0

(−1)n(2n+1)xn(n+1)2 .

Pour certaines valeurs de d, MacDonald a donné (1972) des formules pourΦd.

Ses résultats sont reliés à la théorie des algèbres de Lie.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 11 / 20

(54)

11/20

Φ au cube, et après ?

Théorème (Gauss, 1777–1855) :

Φ(x)3=

Y

n=1

(1−xn)3=

X

n=0

(−1)n(2n+1)xn(n+1)2 .

Pour certaines valeurs de d, MacDonald a donné (1972) des formules pourΦd.

Ses résultats sont reliés à la théorie des algèbres de Lie.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 11 / 20

(55)

12/20

Pour d = 24

Ramanujan (1887–1920) a étudié en détail la fonctionΦ(x)24.

Φ(x)24=1−24x+252x2−1472x3+4830x4−6048x5· · ·

=

X

n=1

τ(n)xn−1.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 12 / 20

(56)

12/20

Pour d = 24

Ramanujan (1887–1920) a étudié en détail la fonctionΦ(x)24.

Φ(x)24=1−24x+252x2−1472x3+4830x4−6048x5· · ·

=

X

n=1

τ(n)xn−1.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 12 / 20

(57)

13/20

La fonction τ : Dark Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480

Les propriétés des nombres τ(n) aussi riches que mystérieuses :

Lehmer a conjecturé en 1947 que τ(n) n’est jamais nul ; cela a été vérifié pour toutn ≤22798241520242687999'2,3·1019 (Bosman, 2007), mais on n’a pas de preuve !

On conjecture qu’il existe une infinité de nombres premiers p pour lesquels p divise τ(p) mais on n’en connaît que six :

2, 3,5, 7, 2411, 775833763

et il n’y en a pas d’autre avant 1010(Lygeros et Rozier, 2010) !

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 13 / 20

(58)

13/20

La fonction τ : Dark Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480 Les propriétés des nombres τ(n) aussi riches que mystérieuses :

Lehmer a conjecturé en 1947 que τ(n) n’est jamais nul ;

cela a été vérifié pour toutn ≤22798241520242687999'2,3·1019 (Bosman, 2007), mais on n’a pas de preuve !

On conjecture qu’il existe une infinité de nombres premiers p pour lesquels p divise τ(p) mais on n’en connaît que six :

2, 3,5, 7, 2411, 775833763

et il n’y en a pas d’autre avant 1010(Lygeros et Rozier, 2010) !

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 13 / 20

(59)

13/20

La fonction τ : Dark Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480 Les propriétés des nombres τ(n) aussi riches que mystérieuses :

Lehmer a conjecturé en 1947 que τ(n) n’est jamais nul ;

cela a été vérifié pour toutn ≤22798241520242687999'2,3·1019 (Bosman, 2007), mais on n’a pas de preuve !

On conjecture qu’il existe une infinité de nombres premiers p pour lesquels p divise τ(p) mais on n’en connaît que six :

2, 3,5, 7, 2411, 775833763

et il n’y en a pas d’autre avant 1010(Lygeros et Rozier, 2010) !

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 13 / 20

(60)

13/20

La fonction τ : Dark Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480 Les propriétés des nombres τ(n) aussi riches que mystérieuses :

Lehmer a conjecturé en 1947 que τ(n) n’est jamais nul ; cela a été vérifié pour toutn ≤22798241520242687999'2,3·1019 (Bosman, 2007), mais on n’a pas de preuve !

On conjecture qu’il existe une infinité de nombres premiers p pour lesquels p divise τ(p) mais on n’en connaît que six :

2, 3,5, 7, 2411, 775833763

et il n’y en a pas d’autre avant 1010(Lygeros et Rozier, 2010) !

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 13 / 20

(61)

13/20

La fonction τ : Dark Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480 Les propriétés des nombres τ(n) aussi riches que mystérieuses :

Lehmer a conjecturé en 1947 que τ(n) n’est jamais nul ; cela a été vérifié pour toutn ≤22798241520242687999'2,3·1019 (Bosman, 2007), mais on n’a pas de preuve !

On conjecture qu’il existe une infinité de nombres premiers p pour lesquels p divise τ(p)

mais on n’en connaît que six : 2, 3,5, 7, 2411, 775833763

et il n’y en a pas d’autre avant 1010(Lygeros et Rozier, 2010) !

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 13 / 20

(62)

13/20

La fonction τ : Dark Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480 Les propriétés des nombres τ(n) aussi riches que mystérieuses :

Lehmer a conjecturé en 1947 que τ(n) n’est jamais nul ; cela a été vérifié pour toutn ≤22798241520242687999'2,3·1019 (Bosman, 2007), mais on n’a pas de preuve !

On conjecture qu’il existe une infinité de nombres premiers p pour lesquels p divise τ(p)

mais on n’en connaît que six : 2, 3,5, 7, 2411, 775833763

et il n’y en a pas d’autre avant 1010(Lygeros et Rozier, 2010) !

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 13 / 20

(63)

13/20

La fonction τ : Dark Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480 Les propriétés des nombres τ(n) aussi riches que mystérieuses :

Lehmer a conjecturé en 1947 que τ(n) n’est jamais nul ; cela a été vérifié pour toutn ≤22798241520242687999'2,3·1019 (Bosman, 2007), mais on n’a pas de preuve !

On conjecture qu’il existe une infinité de nombres premiers p pour lesquels p divise τ(p) mais on n’en connaît que six :

2, 3,5, 7, 2411, 775833763

et il n’y en a pas d’autre avant 1010 (Lygeros et Rozier, 2010) !

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 13 / 20

(64)

14/20

La fonction τ : Light Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480

τ(6) =−6048

=−24×252

=τ(2)×τ(3)

τ(4) =−1472

=576−2048

=τ(2)2−211τ(1)

τ(8) =84480

=35328+49152

=τ(4)τ(2)−211τ(2)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 14 / 20

(65)

14/20

La fonction τ : Light Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480

τ(6) =−6048

=−24×252

=τ(2)×τ(3)

τ(4) =−1472

=576−2048

=τ(2)2−211τ(1)

τ(8) =84480

=35328+49152

=τ(4)τ(2)−211τ(2)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 14 / 20

(66)

14/20

La fonction τ : Light Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480

τ(6) =−6048

=−24×252

=τ(2)×τ(3)

τ(4) =−1472

=576−2048

=τ(2)2−211τ(1)

τ(8) =84480

=35328+49152

=τ(4)τ(2)−211τ(2)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 14 / 20

(67)

14/20

La fonction τ : Light Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480

τ(6) =−6048

=−24×252

=τ(2)×τ(3)

τ(4) =−1472

=576−2048

=τ(2)2−211τ(1)

τ(8) =84480

=35328+49152

=τ(4)τ(2)−211τ(2)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 14 / 20

(68)

14/20

La fonction τ : Light Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480

τ(6) =−6048

=−24×252

=τ(2)×τ(3)

τ(4) =−1472

=576−2048

=τ(2)2−211τ(1)

τ(8) =84480

=35328+49152

=τ(4)τ(2)−211τ(2)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 14 / 20

(69)

14/20

La fonction τ : Light Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480

τ(6) =−6048

=−24×252

=τ(2)×τ(3)

τ(4) =−1472

=576−2048

=τ(2)2−211τ(1)

τ(8) =84480

=35328+49152

=τ(4)τ(2)−211τ(2)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 14 / 20

(70)

14/20

La fonction τ : Light Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480

τ(6) =−6048

=−24×252

=τ(2)×τ(3)

τ(4) =−1472

=576−2048

=τ(2)2−211τ(1)

τ(8) =84480

=35328+49152

=τ(4)τ(2)−211τ(2)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 14 / 20

(71)

14/20

La fonction τ : Light Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480

τ(6) =−6048

=−24×252

=τ(2)×τ(3)

τ(4) =−1472

=576−2048

=τ(2)2−211τ(1)

τ(8) =84480

=35328+49152

=τ(4)τ(2)−211τ(2)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 14 / 20

(72)

14/20

La fonction τ : Light Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480

τ(6) =−6048

=−24×252

=τ(2)×τ(3)

τ(4) =−1472

=576−2048

=τ(2)2−211τ(1)

τ(8) =84480

=35328+49152

=τ(4)τ(2)−211τ(2)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 14 / 20

(73)

14/20

La fonction τ : Light Side

n 1 2 3 4 5 6 7 8

τ(n) 1 −24 252 −1472 4830 −6048 −16744 84480

τ(6) =−6048

=−24×252

=τ(2)×τ(3)

τ(4) =−1472

=576−2048

=τ(2)2−211τ(1)

τ(8) =84480

=35328+49152

=τ(4)τ(2)−211τ(2)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 14 / 20

(74)

15/20

La fonction τ : Light Side

En 1916, Ramanujan a conjecturé les relations suivantes :

1 si n etm sont premiers entre eux, alors τ(nm) =τ(n)τ(m);

2 si p est un nombre premier et n un entier≥2, alors τ(pn) =τ(p)τ(pn−1)−p11τ(pn−2) ;

3 si p est un nombre premier, alors |τ(p)| ≤2p112 .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 15 / 20

(75)

15/20

La fonction τ : Light Side

En 1916, Ramanujan a conjecturé les relations suivantes :

1 si n etm sont premiers entre eux, alors τ(nm) =τ(n)τ(m);

2 si p est un nombre premier etn un entier≥2, alors τ(pn) =τ(p)τ(pn−1)−p11τ(pn−2) ;

3 si p est un nombre premier, alors |τ(p)| ≤2p112 .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 15 / 20

(76)

15/20

La fonction τ : Light Side

En 1916, Ramanujan a conjecturé les relations suivantes :

1 si n etm sont premiers entre eux, alors τ(nm) =τ(n)τ(m);

2 si p est un nombre premier etn un entier≥2, alors τ(pn) =τ(p)τ(pn−1)−p11τ(pn−2) ;

3 si p est un nombre premier, alors |τ(p)| ≤2p112 .

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 15 / 20

(77)

16/20

La fonction τ : Light Side

Les deux premières relations ont été démontrées par Mordell en 1917, puis par Hecke en 1930 ;

La dernière est une conséquence de résultats trèsgénéraux de Deligne pour lesquels il a reçu la médaille Fields en 1978.

Hecke (1887–1947) Deligne (1944–)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 16 / 20

(78)

16/20

La fonction τ : Light Side

Les deux premières relations ont été démontrées par Mordell en 1917, puis par Hecke en 1930 ;

La dernière est une conséquence de résultats trèsgénéraux de Deligne pour lesquels il a reçu la médaille Fields en 1978.

Hecke (1887–1947) Deligne (1944–)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 16 / 20

(79)

16/20

La fonction τ : Light Side

Les deux premières relations ont été démontrées par Mordell en 1917, puis par Hecke en 1930 ;

La dernière est une conséquence de résultats trèsgénéraux de Deligne pour lesquels il a reçu la médaille Fields en 1978.

Hecke (1887–1947) Deligne (1944–)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 16 / 20

(80)

16/20

La fonction τ : Light Side

Les deux premières relations ont été démontrées par Mordell en 1917, puis par Hecke en 1930 ;

La dernière est une conséquence de résultats trèsgénéraux de Deligne pour lesquels il a reçu la médaille Fields en 1978.

Hecke (1887–1947) Deligne (1944–)

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 16 / 20

(81)

17/20

La fonction τ et la forme modulaire ∆

Toutes ces relations sont liées au fait que la fonction

∆(z) =qΦ(q)24=q

Y

n=1

(1−qn)24

=q+

X

n=1

τ(n)qn, où z ∈C,Im(z)>0 et q=e2iπz est uneforme modulaire. En particulier, on a

−1 z

=z12∆(z) et ∆(z+1) = ∆(z).

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 17 / 20

(82)

17/20

La fonction τ et la forme modulaire ∆

Toutes ces relations sont liées au fait que la fonction

∆(z) =qΦ(q)24=q

Y

n=1

(1−qn)24

=q+

X

n=1

τ(n)qn, où z ∈C,Im(z)>0 et q=e2iπz est uneforme modulaire. En particulier, on a

−1 z

=z12∆(z) et ∆(z+1) = ∆(z).

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 17 / 20

(83)

18/20

Les formes modulaires sont partout !

Il y a cinq opérations fondamentales en mathématiques : l’addition, la soustraction, la multiplication, la division et les formes modulaires.

— (attribué à) Martin Eichler (1912–1992)

Dans le programme de Langlands (1936–), prix Abel 2018 ;

Dans la démonstration du « dernier théorème de Fermat ».

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 18 / 20

(84)

18/20

Les formes modulaires sont partout !

Il y a cinq opérations fondamentales en mathématiques : l’addition, la soustraction, la multiplication, la division et les formes modulaires.

— (attribué à) Martin Eichler (1912–1992) Dans le programme de Langlands

(1936–), prix Abel 2018 ;

Dans la démonstration du « dernier théorème de Fermat ».

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 18 / 20

(85)

18/20

Les formes modulaires sont partout !

Il y a cinq opérations fondamentales en mathématiques : l’addition, la soustraction, la multiplication, la division et les formes modulaires.

— (attribué à) Martin Eichler (1912–1992) Dans le programme de Langlands

(1936–), prix Abel 2018 ;

Dans la démonstration du « dernier théorème de Fermat ».

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 18 / 20

(86)

19/20

Des formes modulaires aux courbes elliptiques et à la cryptographie

Théorème (Wiles, 1995) : toute courbe elliptique rationnelle est modulaire.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 19 / 20

(87)

19/20

Des formes modulaires aux courbes elliptiques et à la cryptographie

Théorème (Wiles, 1995) : toute courbe elliptique rationnelle est modulaire.

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 19 / 20

(88)

20/20

Merci pour votre attention !

Nicolas Billerey (LMBP - UCA) Formes modulaires 27/03/2018 20 / 20

Références

Documents relatifs

Nous avons dans un premier temps montré comment cette méthode permettait de prouver des théorèmes de classicité pour les formes modulaires surconvergentes sur des variétés de

Dans la section pr´ esente, nous g´ en´ eralisons la construction des familles de pente finie pour U π , c’est-` a-dire que les formes modulaires de Drinfeld ici sont propres

Des applications des formes modulaires et des courbes elliptiques dans la théorie des nombres serons étudier (aux sommes de carrés, aux partitions, aux sommes de Gauss,

Cet article détermine le produit scalaire de deux de ces formes, pour deux caractères de Dirichlet non triviaux.. de parités

Le théorème 1.1 peut donc être vu comme la première étape d’un travail reliant la valeur en 2 des fonctions L des formes modulaires de poids 2 d’une part, et le dilogarithme

Le résultat suivant donne la structure de la suite des formes modulaires (M 2k (Γ 0 (N ))) k∈ N ∗ lorsque l’on dispose d’une unité modulaire forte (ce qui sera toujours le

Des applications des formes modulaires et des courbes elliptiques dans la théorie des nombres serons étudier (aux sommes de carrés, aux partitions, aux sommes de Gauss,

Nous avons préféré ne pas fixer G dès le départ, car G ∗ intervient dans l’étude géométrique des formes modulaires de Hilbert (le problème de modules de variétés abéliennes