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S'approprier le care : entre subversion, inclusion et régulation so...

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Academic year: 2022

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Organisé par le Centre d’Ethique Médicale dans le cadre du projet LABCAP (campagne Horizon 2020 de l’UCL)

et inscrit dans le parcours

« éthique de la santé » du Master Santé social/Philosophie (IU2S/DEPhi)

Secteur Santé Social

Dates 2015 :

22 octobre 23 octobre 26 novembre 17 décembre

S’approprier le care :

entre subversion, inclusion et régulation sociale

Informations pratiques

Séminaire ouvert aux enseignants-chercheurs, doctorants, étudiants de Master dans le champ de la santé, des sciences humaines et sociales,

aux professionnels du secteur sanitaire et médico-social.

Lieu du séminaire : Université Catholique de Lille

Contacts :

> [email protected]

(maître de conférences en philosophie au Centre d’éthique médicale)

> [email protected]

(doctorante en philosophie au Centre d’éthique médicale et à l’université de Lille 3)

www.secteursantesocial-univ-catholille.fr

Séminaire

Studiographic ICL - Cdit photos : UCL - Fotolia.com

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Environnement capacitant

C ur e

Et hi qu e

Respect

Technologie

Autonomie

S oi n

Fo rm at io n

Emotions

Expérience Empowerment

Pa ti en t R el at io n

Fragilité

Apprentissage

C ap ab ili Dignité

Action collective

Politique

Société

Organisation

Capacitation

C on fi an ce

Innovation

Vu ln ér ab ili

Hôpital Care

Calendrier

Jeudi 22 octobre 2015 (Salle HA 247)

14h00>17h00 « Les théories des feminist disability studies » Patricia Paperman / Aurélie Damamme

Vendredi 23 octobre 2015 (Salle HA 247)

9h00>12h00 « Éthique du care et éthique des affaires » Naïma Hamrouni / Pierre-Yves Néron

Jeudi 26 novembre 2015 (Salle à déterminer) 14h00>17h00 « Ricœur et les éthiques du care »

Marjolaine Deschênes

Jeudi 17 décembre 2015(Salle HA 277)

14h00>17h00 « L’éthique face à la démesure du care » Alain Loute

L’enjeu de ce séminaire est de parvenir à questionner l’éthique du care – ou pourrait-on dire « les » éthiques du care – qui, si elle se trouve de plus en plus invoquée dans des discours à tendance humaniste au sein des institutions sanitaires et sociales, ne se constitue pas toujours comme un objet théorique et pratique assimilable par les acteurs de terrain. Quel est le risque et la portée managériale de l’éthique du care dès lors qu’elle serait instituée comme injonction ? Que nous dit-elle des enjeux épistémologiques du projet de refonte de la réflexion en éthique autour du soin ? L’enjeu majeur est bien de développer non pas une éthique des principes et des concepts dont il s’agirait d’en prédéterminer l’application en contexte de pratiques, mais bien une démarche de questionnement vis-à-vis des situations singulières de « la vie réelle », telles qu’elles engagent des sujets singuliers, pris dans des relations d’interdépendance, dont les actions renvoient à des finalités de soins à l’égard d’autrui. Ces finalités ne répondent donc pas seulement de décisions et

d’arbitrages rationnels en référence à un principe de justice, mais participent d’un réseau complexe, qu’il s’agit d’interroger, pris entre l’interpellation éthique, l’émotion, le sentiment, mais aussi les ressorts pratiques et singuliers d’une action à mettre en œuvre et à faire perdurer – ce qui implique un effort nécessaire, un travail – , et ce, dans un contexte incluant des dimensions

organisationnelles, institutionnelles, sociales, économiques et politiques.

Il s’agit alors, dans ce séminaire, d’interroger l’éthique du care dans cet espace de parole, au croisement des théories morales et politiques, mais aussi des réflexions en psychologie, ou en sociologie, et ce, en questionnant divers champs de la pratique du soin : du soin aux personnes âgées aux thématiques du soin maternel ou encore aux activités de ménage. Nous entendons par là également interroger la réflexion sur le soin comme englobant des pratiques qui visent à prendre soin de « notre monde », selon la définition qu’en donne Joan Tronto : dans ce cadre, comment définir une éthique commune qui serait celle d’un « prendre soin », tenant autant compte des dimensions de travail effectif que de celles ayant trait à la disposition, aux sentiments, aux émotions ? Comment prend-elle corps au sein de pratiques situées et diverses, qui, de par leur singularité et les problématiques spécifiques qu’elles engendrent peuvent contribuer à nous faire dire que certaines pratiques de soin relèveraient plus spontanément ou facilement du care que d’autres ?

Or, prendre soin de « notre monde » comme activité de care suppose, selon Joan Tronto, de repenser les structures sociales et politiques au sein desquelles s’ancrent ces pratiques, celles-ci ne pouvant prendre place qu’au sein d’ « une société juste, pluraliste et démocratique » (Un monde vulnérable: pour une politique du care, 2009). Ce projet croise alors une éthique des points de vue, visant à valoriser les « voix » des différents acteurs : il s’agit non seulement de travailler à les rendre visibles, mais aussi de réfléchir aux conditions de mise en œuvre d’une véritable « communauté de care » (Pascale Molinier, Le travail du care, 2013/Hester, 2001). Une telle conception de la communauté ou du collectif tend à construire comme projet social et politique une organisation du travail centrée sur le développement du soin objectif à partir du soin apporté à la subjectivité ; autrement dit, comment s’appuyer sur la vie quotidienne des patients ainsi que sur leurs besoins et aspirations spécifiques pour construire un parcours de soin ? Quelles sont les modalités pratiques d’une telle articulation ? Mais aussi, quelles limites peut-on pointer à cette visée éthique ? Ne s’agit-il pas d’alourdir la responsabilité des pourvoyeurs de care individualisés, morcelés dans leur activités et entretenant un rapport mécanisé au travail ?

Références

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