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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

La logique équationnelle

(2)

Équations : syntax et sémantique

Une Σ-équation est une paire de termes noté s .

= t. Une Σ-algèbre A est un modèle d'une Σ-équation s .

= t, noté A |= s .

= t, ssi pour toute A-assignation σ on a σb(s) = σb(t). On dit aussi que s .

= t est valide pour A.

Une Σ-algèbre A est un modèle d'un ensemble de Σ-équations E, noté A |= E, ssi A est un modèle de toute équation de E.

On dit aussi que E est valide pour A.

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(3)

Consequénce sémantique

Soit E un ensemble de Σ-équations et s .

= t une Σ-équation quelconque.

L'équation s .

= t est une consequénce logique de l'ensemble E, noté E |= s .

= t, ssi tout modèle de E est aussi un modèle de s .

= t. La théorie équationnelle engendrée par E est l'ensemble

=. E = {(s, t) ∈ T (X, Σ) × T (X , Σ) | E |= s .

= t}. Exercice : Montrer que la relation .

=E est une congruence sur T (X, Σ).

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(4)

Quelques problèmes intéressants Soit s .

= t une Σ-équation et E un ensemble de Σ-équations.

Le problème du mot consiste à decider si E |= s .

= t.

Le problème d'unication sémantique consiste à trouver toutes les substitutions σ t.q. E |= σ(s) = σ(t).

Si E = on parle du problème d'unication syntaxique, sinon du problème de E-unication.

Le problème inductif consiste à décider si T (Σ)/ .=E |= s .

= t.

3

(5)

Règles syntaxiques pour le raisonnement équationnel s .

= t ∈ E s .

= t (axiome)

s .

= s (réexivité)

s .

= t t .

= s (symétrie) s .

= t t .

= u s .

= u (transitivité)

s .

= t σ(s) .

= σ(t) (substitution) s .

= t u[s]p .

= u[t]p (contexte)

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(6)

Dérivation

Une dérivation de l'équation s .

= t à partir d'un ensemble E est un arbre d'équations t.q.

La racine est s .

= t

Si E est une feuille, alors E ∈ E ou E est une équation s .

= s. Si E1, . . . , En sont les ls de E, alors E est obtenue à partir de

E1, . . . , En par une règle syntaxique.

L'équation s .

= t est dérivée à partir de E, noté E ` s .

= t, ssi il existe une dérivation de s .

= t à partir de E.

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(7)

La relation E s .

= t ∈ E

σ(s) E σ(t) (∀σ) s E t

u[s]p E u[t]p (∀u∀p)

E est la fermeture symétrique de E

E est la fermeture réexive, symétrique et transitive de E

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(8)

À propos de E

Exercice : Montrer que E est stable par substitution.

Exercice : Montrer que E est une congruence sur T (X, Σ).

Exercice : Montrer que E ` s .

= t ssi s E t.

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(9)

Lemme de substitution (i)

Soit A une Σ-algèbre, σ une A-assignation et θ une substitution.

Alors pour tout terme t ∈ T (X , Σ) on a σ(θ(t)) = σ0(t)

σ0(x) = σ(θ(x)) pour toute variable x ∈ X.

8

(10)

Lemme de substitution (ii)

Considérons la Σ-algèbre T (X, Σ)E.

Soit σ une T (X, Σ)E-assignation et θ une substitution t.q

σ(x) = [θ(x)] pour toute variable x ∈ X. Alors pour tout terme t ∈ T (X, Σ) on a

σ(t) = [θ(t)]

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(11)

Le modèle T (X, Σ)E

Exercice : L'algèbre T (X , Σ)E est un modèle de E.

10

(12)

Théorème d'adéquation (Birkho 1933) (Correction) Si E ` s .

= t, alors E |= s .

= t. (Complétude) Si E |= s .

= t, alors E ` s .

= t.

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