Présenté au Conseil d’administration lors de sa séance du 19 décembre 2014
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Rapport d’activités couvrant la période d’octobre 2013 à novembre 2014
A. AFFAIRES CORPORATIVES ET ADMINISTRATION
Conseil d’administration
Notre Conseil d’administration s’est élargi pour accueillir un tout nouveau membre, monsieur Dave Laveau, membre wendat et directeur de Tourisme Autochtone du Québec.
Nous l’accueillons avec enthousiasme et nous nous réjouissons à l’idée que le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
puisse servir de nouveaux secteurs d’activités.Le
Centre
continuera son élargissement en accueillant prochainement un membre féminin et un membre jeunesse. Dans sa recherche de candidats, leCentre d’Innovation des Premiers Peuples
tentera de cibler des personnes établies dans la région de Gatineau afin d’augmenter son ancrage dans le milieu. Gatineau demeure l’un des territoires où se concentrent l’une des plus grandes populations autochtones urbaines au Québec. La Ville de Gatineau s’intéresse à nos activités et déjà des projets de collaboration sont sur nos tables de travail. Toutefois, la question de l’ancrage à Gatineau s’est posée plus d’une fois.Pouvoir compter sur un membre du Conseil d’administration qui soit reconnu comme un acteur important de la question autochtone constituera sans doute un atout.
À ce titre, des discussions sont en cours avec madame Claudette Dumont-Smith, membre anishinabe résidant à Gatineau depuis de nombreuses années et directrice générale de l’Association des Femmes autochtones du Canada. Madame Dumont-Smith est une actrice reconnue non seulement sur la scène québécoise, mais également sur la scène fédérale.
Concernant le membre jeunesse, quelques noms ont été identifiés. Leurs profils seront soumis à l’attention des membres du Conseil d’administration prochainement par voie électronique. Nous accueillerons aussi d’autres candidatures soumises à notre attention.
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Assemblée des membres
L’élargissement des membres de l’Assemblée générale est également perçu comme une priorité. L’invitation à devenir membre de l’Assemblée sera lancée aux partenaires de projets. Il s’agira de partenaires autochtones locaux, mais aussi de partenaires de mise en œuvre.
Un document exposant les critères de sélection, les conditions d’adhésion, les rôles et responsabilités des membres ainsi que le rôle et les responsabilités du
Centre
est en rédaction. Une fois adopté par l’Assemblée constitutive, leCentre
procédera au lancement des invitations au sein de nos réseaux (incluant les réseaux des membres du Conseil d’administration).La prochaine Assemblée générale annuelle du
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
pourrait se tenir à un moment de grand rassemblement autochtone comme par exemple, lors de la Conférence sur la persévérance scolaire autochtone du Centre des Premières Nations Nikanité qui se tiendra en automne prochain à Chicoutimi. D’autres options pourront être discutées.
Ressources humaines
Au cours de la dernière année, le
Centre
a embauché et supervisé de nouvellesressources suite au remplacement de congés de maternité de nos collaboratrices Joanie St-Pierre et Diana Pulido.
Le
Centre
a également soumis deux demandes de subvention salariale pour deux nouvelles ressources, un chargé de projets et une responsable des communications et des stratégies de médias sociaux. À ce jour, une subvention a été obtenue (chargé de projets). L’autre subvention est en examen. LeCentre
a également obtenu une subvention salariale pour un emploi d’été. Cette ressource a continué sa collaboration avec leCentre
en revenant en septembre comme bénévole à raison d’une journée/semaine.En date du 17 décembre 2014, le
Centre
a procédé au remplacement de sa comptable. La nouvelle comptable est entrée en poste le 3 décembre pour assurer une bonne transition entre les ressources et travaillera initialement une journée/semaine, pour ensuite passer à deux jours/semaine.Depuis sa création, le
Centre
a bénéficié d’importantes contributions de bénévoles et de3 stagiaires. Pour gérer ces ressources, le
Centre
a développé des outils de gestion etd’encadrement qui puissent à la fois alléger la tâche pour les gestionnaires et reconnaître la contribution de ces ressources par la production d’attestation de travail.
Voici un tableau récapitulatif des ressources humaines impliquées au sein du
Centre
Tableau 1: Ressources humaines du
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
en 2014Nom Statut Responsabilité(s) Date début Date fin
1. Annick
Baragengana
Stagiaire UQO / Bénévole
Développement de projets – Camps carrières et recherche de financement projet Racines
Juin 2014 En cours
2. Nancy Pushi Ngombé
Bénévole Développement de projet – camps carrières, administration
Juin 2014 En cours
3. Elise Busa Boyi Bénévole Développement de projet – KISIS, agent de communication et relations publiques
Aout 2014 En cours
4. Filsan Mohamed Bénévole Adjointe administrative Juil.-14 Aout- 2014
5. Sandra Kambou Bénévole Développement de projets «Prise en charge de la santé des autochtones » et recherche de financement
Févr-14 Août -2014
6. Anne-Marie Robert Bénévole Développement du projet Kisis- briser les mythes autochtones
Aout 2014 En cours
7. Abdel Boukris Bénévole Comptabilité et administration Nov. 2014 En cours
8. Moussa Marou Dodo
Stagiaire-SITO Employé
Chargé de projet – valorisation de l’entreprenariat social
Nov. 2014 Subv. salariale en cours
9. Diana Pulido Employée Gestionnaire de projets Juil-13 En cours
Congé mat.
10. Marie Macdaline Dieudonné
Salariée 1jr/sem Comptabilité- RH-Administration Aout-13 17 déc.2014
11. Joanie St-Pierre Employée Agente de projet – « Racines » Nov-12 En cours
Congé mat.
12. Julienne
Uwamariya
Employée Gestionnaire de projet – Insertion socio professionnelle
Mai-14 En cours
13. Marie Josée Mandeville
Employée Comptable et Ressources humaines Nov-14 En cours
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Installation des bureaux
En janvier 2014, le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
s’est installé dans des bureaux qui lui sont propres. De septembre 2012 jusqu’en janvier 2014, leCentre
a bénéficié d’espaces à bureaux mis à sa disposition gratuitement grâce à des réseaux de contacts.Les bureaux du
Centre
se situent au 204 Chemin d’Aylmer, suite 301, Gatineau, Québec, J9H 1A1. Son numéro de téléphone est le 819.685.2424.Lors de son installation en janvier 2014, le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
a réalisé de grandes économies pour l’acquisition de biens essentiels à ses opérations en mettant encore une fois ses réseaux à contribution. Ainsi, pour des acquisitions de 20,000$ en ameublement et équipements informatiques, leCentre
a déboursé la somme de 4,000$.B. FINANCES
Tableau 2 : État des demandes de financement en 2013-2014
À la lumière de récentes expériences, le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
a adapté son approche programme en s’adjoignant les services de partenaires qui peuvent complémenter l’offre de services à l’intérieur d’un même projet. Jusqu’à ce jour, la collaboration avec d’autres institutions ou organisations s’est révélée fructueuse malgré10%
51% 39%
État de financement par projet
demandes approuvées demandes en attente demandes refusées
5 le fait qu’il faille, par moment, accepter les ralentissements que peuvent causer ces
collaborations. Toutefois, le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
croit, qu’à terme, les délais se résorberont et les résultats pour les communautés autochtones se décupleront.Cette approche a aussi conduit au développement de partenariats publics/privés, formule qui, sans contredit, plait aux bailleurs de fonds qui, de plus en plus, hésitent à s’engager seul, préférant partager le risque et l’engagement dans de nouveaux projets avec d’autres partenaires.
Un tableau récapitulatif des demandes de financement sera remis séance tenante.
La question plus générale des finances sera discutée au point 5.6 et 5.7 de l’ordre du jour.
C. PROGRAMMES ET PROJETS
La mise en œuvre des projets en 2014 a été rendue possible grâce à l’appui financier des bailleurs de fonds qui ont accepté de soutenir nos projets tels le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, le ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale du Québec, la Commission de coopération franco-québécoise, le Canadian National (CN), Bell Canada (Cause pour la Cause), le Centre de Transfert pour la Réussite scolaire du Québec (CTREQ), l’Université du Québec en Outaouais, la Conférence régionale des élus de l’Outaouais (CRE-O), la fondation Bombardier, Fondation RBA, et récemment l’Université d’Ottawa.
Projets en partenariat local
Par ailleurs, le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
s’est engagé dans la mise en œuvre de projets-pilote pour la concrétisation de nouveaux projets à l’échelle d’une communauté. Cette approche permet de démontrer l’intérêt véritable de la communauté pour les projets proposés et sécurisent les bailleurs quant à l’adéquation des projets duCentre
avec les besoins des Premiers Peuples.Un autre avantage de cette approche consiste à démontrer aux bailleurs de fonds que leurs investissements permettront, à terme, de rejoindre un plus grand nombre de communautés autochtones advenant que le projet-pilote soit concluant. Pour bien démontrer cette volonté, le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
inclut dans la dernière phase des projets-pilote, une phase d’exportation du modèle à d’autres6 communautés et identifie les communautés prenantes lorsque celles-ci ont exprimé leur
intérêt.
Voici un tableau qui décline les partenariats établis cette année :
Tableau 3 : Partenariats développés en 2013-2014
Partenaires Projets Objectif de
partenariat
Contribution
PARTENAIRES FINANCIERS
Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec
Mouvement Racines
Soutenir la persévérance scolaire
40 000 $
Fondation Bell « Cause pour la cause » Mouvement Racines 20,000$
Fondation Macif
Appui à la mission
11,700$
Fondation Bombardier 10.000 $
CRE-O
Insertion socioprofessionnelle des
femmes autochtones
Intégration socioéconomique
40.000 $
Fondation CN Innu Meshkenu Appui aux jeunes 7.000 $
Université d'Ottawa Jardins communautaires Appui au développement communautaire
10,000$
CTREQ Exportation de PCR Réussite éducative 7,500$
UQAC Camps carrières Partenaire de mise en
oeuvre
Contribution en nature
UQO Camps carrières Appui technique et
financier
En discussion
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Emploi Québec Subvention salariale Intégration à l’emploi 30.000 $
8 PARTENAIRES DE MISE EN ŒUVRE
SITO Organismes d’employabilité -
Insertion socio professionnelle
Logistique et expertise de formation préparatoire à l’emploi
Suivi stage
Option femme Emploi Formation
Québec en Forme Projets communautaires Appui technique Intégration dans ses
réseaux et
financement d’appoint
École primaire de Manawan
Mouvement Racines Appui communautaire
Intégration du projet Racines dans le parcours scolaire des élèves du primaire et du secondaire École secondaire de Manawan
Conseil des jeunes Atikamekw de Manawan
École Amik Wiche de Lac Simon
Exportation du modèle PCR à Wemotaci
Persévérance scolaire
Expertise liée au modèle de persévérance scolaire (Lac Simon) et ouverture à l’importation (Wemotaci) Conseil de bande du Lac Simon
École secondaire Nikanik de Wemotaci
Développement et suivis de projets
Suite à la rencontre de nombreux partenaires et aux sessions de travail tenues par le Conseil d’administration, le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
a défini ses orientations et son champ d’action autour de deux grands axes transversaux qui demeurent prioritaires pour les Premiers Peuples à savoir l’innovation sociale et la fierté identitaire.Une pochette corporative exposant ces grands axes sera remise séance tenante.
9 Voici en bref les projets en cours.
1. Mouvement Racines
Le mouvement « Racines » est un concept novateur qui obtient l’adhésion des communautés autochtones et des organisations engagées dans le développement social et scolaire autochtone. Le projet-pilote initié à Manawan a rapidement obtenu l’assentiment des autorités locales et l’adhésion des partenaires locaux, notamment des acteurs clés comme les écoles primaire et secondaire et les services éducatifs du Conseil de bande.
Ce projet est rendu possible grâce aux contributions du Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport du Québec, la Fondation Macif de France, la Fondation RBA, le Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ) et la Fondation Bell (Cause pour la cause).
2. Exportation du modèle PCR à Wemotaci
Le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
accompagne l’exportation du modèle innovateur PCR (Persévérance + Compétences = Réussite) initié par la communauté anishinabe de Lac Simon vers la communauté atikamekw de Wemotaci. La documentation du modèle se fait en partenariat avec le Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec et l’UQTR. Une entente de collaboration a été signée en vue de définir les engagements des parties prenantes au projet.Ce projet est rendu possible grâce au financement du CTREQ, de Québec en Forme, et prochainement du Secrétariat aux Affaires autochtones.
3. Insertion socioprofessionnelle des femmes autochtones de l’Outaouais Ce projet offre un programme d’intégration socioprofessionnelle des femmes autochtones urbaines de Gatineau. Le projet consiste à développer un programme de formation et de stage en emploi pour accroître les chances d’intégration des femmes autochtones nouvellement arrivées dans la région et de les sensibiliser aux attentes des employeurs. De la même façon, ce programme sensibilisera les employeurs de la région au potentiel de la main d’œuvre féminine autochtone.
Ce programme est rendu possible grâce à la contribution financière de la CRÉ-O (Conférence régionale des Élus de l’Outaouais) et à la participation de deux organismes
10 d’employabilité reconnus, soit le SITO et Option Femmes Emploi (OFE). Le
Centre
d’Innovation des Premiers Peuples
est à définir des accords de partenariats complémentaires avec Emploi Québec et trois commissions scolaires de la région de façon à offrir un encadrement de qualité aux femmes autochtones de l’Outaouais intéressées à entreprendre des recherches de formation post-secondaire ou d’emploi durable.4. Appui à Innu Meshkenu
Le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
continue d’appuyer l’initiative Innu Meshkenu du Dr. Stanley Volant dans sa recherche de financement récurrent. En collaboration avec l’équipe d’Innu Meshkenu, leCentre
a élaboré des propositions de financement afin que cette initiative puisse continuer d’inspirer les jeunes Autochtones du Québec.Cette année, le
Centre
a recueilli, pour l’initiative Innu Meshkenu, une somme de 70,000$auprès de la Fondation du CN.
Lors de son passage à Gatineau en octobre dernier, le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
a participé à la marche et a organisé une conférence du Dr. Stanley Vollant à l’Université du Québec en Outaouais.Voici en bref le rapport d’activités pour Innu-Meshkenu 2013-2014
Identification des bailleurs de fonds potentiels
Rédaction et soumission des demandes de financement 2013-2014
Adaptation des demandes pour chaque bailleur de fonds, selon les intérêts et critères d’évaluation
Traduction des demandes pour les bailleurs de fonds anglophones
Suivi avec les responsables des dossiers.
Appui à la visibilité de l’initiative Innu Meshkenu via notre site web
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Tableau 4 : Demandes de financement 2013 – 2014 – Innu Meshkenu
N0 Bailleur de fonds Montant
demandé
Date d’envoi
Date de
réponse Notes
1 Fondation des Canadiens pour
l'Enfance 50.000 29 nov.
2013 En attente En attente
2 Fondation CN 100.000/an/2 ans13 déc.
2013 Juillet 2014 Approuvée 70.000 $/2ans
3 Fondation Québec Jeunes 50.000 31 mars
2014 Juillet 2014
Demande présélectionnée.
Complément d’information envoyé le 16
avril 2014.
Refusée
4 Fonds Rio Tinto Alcan 100.000/ 3 ans 16 avril
2014 Aout 2014 En attente
5 Fondation Ron Joyce 50.000/an/3 ans 5 mai 2014 En attente En attente
6 Pfizer 70.000$ 18-août
2014 Sept. 2014 Refusé
7 AstraZeneca 80.000/an/2 ans 18 aout
2014
Non
indiqué En attente
8 Sonafi-Aventis Canada 70.000/an/2 ans 18 aout
2014 Sept 2014 Refusé
9 Fondation Marcelle et
Jean Coutu 100.000/an/2 ans29 aout
2014 Sept. 2014 Refusé
10 Hoffmann-La Roche 100.000/an/2 ans29 aout 2014
2 oct. 2014 Refusé
11 Patrimoine Canada 50.000/an/2 ans 29 aout
2014 En attente
12 5. Jardins communautaires
Ce projet s’intéresse à la sécurité alimentaire de la communauté anishinabe de Lac Simon.
En collaboration avec le Service de Santé de la communauté, le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
travaille à mettre en place les infrastructures et les ressources nécessaires pour opérer un jardin communautaire qui deviendra un espace commun où les gens de la communauté pourront participer à la culture de produits maraichers. L’entraide active qui sous-tend ce projet favorisera la participation des membres les plus défavorisés et pourrait peut-être offrir une piste de solution aux problèmes d’insécurité alimentaire et de malnutrition des familles à faibles revenus. Les cuisines collectives déjà en action à Lac Simon pourront par ailleurs profiter d’une offre de produits frais récoltés au sein même de la communauté.Ce projet est rendu possible grâce à la contribution financière de l’Université d’Ottawa et du Service de Santé de la communauté de Lac Simon.
Projets en attente de financement
1. Camps carrières
Le projet « Camps Carrières » s’inspire du projet développé par le Centre des Premières Nations Nikanité de l’UQAC. Il vise à encourager la persévérance scolaire des jeunes Autochtones en leur présentant, au cours d’un camp à l’Université, différentes professions dans des secteurs pré-identifiés par les élèves. Au cours de ce camp, les jeunes ne sont pas uniquement exposés à la théorie des champs d’études, mais également à la pratique en se rendant dans les milieux professionnels.
En collaboration avec le Centre des Premières Nations Nikanite de l’UQAC et l’Université du Québec en Outaouais (UQO), le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
prépare la tenue d’un premier camp prévu pour l’été 2015.2. Kisis
Le projet défini et implanté dans la ville de Québec l’année dernière prendra également racine cette année dans la ville de Gatineau.
En fait, conçu initialement comme un projet citoyen indépendant, Kisis prend maintenant place au sein du
Centre d’Innovation des Premiers Peuples.
La programmation, bien que différente d’une ville à l’autre, mettra en œuvre diverses13 activités qui viseront à rapprocher les communautés allochtones et autochtones qui
vivent côte-à-côte dans les grands ensembles urbains. À travers l’organisation d’expositions, d’ateliers dans des écoles, des rencontres communautaires, de projections de films, de tables-rondes, de témoignages, de conférences, d’activités sportives et culturelles, de kiosques d’information, de capsules vidéo sur les réseaux sociaux, Kisis cherchera à « Briser les mythes » qui existent de part et d’autres et créera des moments de rencontre et de partage.
Le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
en collaboration avec l’équipe Kisis de Québec travaillera au développement d’une boîte à outils qui permettra d’animer les rencontres.Le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
travaille présentement à l’élaboration de propositions de partenariat à soumettre à Patrimoine Canada. D’autre part, des discussions sont en cours avec la Ville de Gatineau pour obtenir un financement pour les activités culturelles et pour obtenir un second financement pour les activités d’intégration à la vie économique de Gatineau. Des approches similaires se feront avec la Ville de Québec.Projets en développement
1. En collaboration avec la Fondation Macif, le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
explore des pistes de collaboration qui seraient en relation avec les champs thématiques de la Fondation, à savoir principalement: l'habitat et la finance solidaire.
L’objectif est d’étudier ensemble la possibilité de travailler dans des domaines où l’innovation sociale prédomine et ce, dans un esprit de co-construction avec d'autres acteurs clés du Québec.
2. Le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
travaille également au développement d’un projet conjoint avec la SOCCA en vue de valoriser l’économie sociale et l’entreprenariat social auprès des Premiers Peuples. Les principaux partenaires financiers seraient le SAA et la SOCCA.14
D. STRATÉGIE DE COMMUNICATION
Le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
a développé et mis à jour divers outils de communication : dépliants, pochette de présentation corporative, site web, fiches de projets, etc. La communication par le site internet et par les médias sociaux a joué un rôle important dans la diffusion d’information sur leCentre
.Par ailleurs, la participation du
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
à différents évènements, activités et rencontres au niveau local, provincial et national a permis de mieux faire connaître leCentre
et a certes contribuer à l’obtention de nouveaux financements, au recrutement d’employés, de stagiaires et de bénévoles, ainsi qu’au recrutement ciblé de nouveaux membres du Conseil d’administration en cours.E. DÉFIS POUR 2015
L’expérience de la dernière année a conduit le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
à entamer une réflexion sur l’environnement et le fonctionnement du financement public et privé des projets sociaux et économiques au Québec. Il apparait que malgré les besoins criants des Premiers Peuples en matière de développement économique et social, le financement demeure difficile d’accès. Les organisations sont nombreuses à vouloir bénéficier de ces financements et les enveloppes de plus en plus limitées.De plus, les organisations autochtones nationales voient d’un œil circonspect l’arrivée de nouveaux joueurs qui viennent en partie intervenir dans ce qu’elles considèrent être leurs champs de compétences et en partie accéder à des financements auxquels elles font elles- mêmes appel. L’échiquier se trouve donc occupé en bonne partie et pour être accepté comme collaborateur ou contributeur, des lignes de communication doivent être clairement établies et entretenues.
Une des premières leçons apprises lors de cette deuxième année d’existence porte sur la nature du partenariat à établir avec les communautés elles-mêmes. En effet, les contributeurs hésitent à financer directement des organisations ne sachant pas réellement si les sommes investies atteindront les communautés pour lesquels les fonds ont été réservés. Il convient donc de développer des relations directes, dès la phase idéation avec la ou les communautés pressenties afin que le projet se définisse en co-création et évolue sur le terrain même de la communauté expérimentale. Cette approche a le mérite de faire participer les membres de la communauté à la définition du projet en fonction des besoins et des réalités du milieu. Pour les projets concluants, une deuxième phase pourra
15 permettre par la suite de procéder à l’exportation du modèle en mettant de l’avant les
acteurs mêmes de la première phase d’expérimentation. Le projet d’exportation du modèle PCR de Lac Simon à Wemotaci illustre l’ouverture des communautés lorsqu’il s’agit d’échanger de bonnes pratiques entre acteurs autochtones.
La deuxième leçon apprise est liée au nombre grandissant d’organisations engagées dans le développement social et économique des Premiers Peuples. Ces organisations proviennent tant des milieux autochtones, qu’allochtones. Les bailleurs de fonds saluent donc l’association de partenaires dans le développement et la mise en œuvre de projets.
La troisième leçon apprise porte, elle, sur ce qui nous paraissait incontournable pour obtenir des financements auprès de fondations privées, à savoir le statut d’organisation de bienfaisance. Après une année d’intenses travaux pour monter et soumettre des propositions destinées à des financements privés, force est de constater que le statut à lui seul n’est pas source d’abondance. Cette année, plus de 75% des demandes soumises à des fondations caritatives ont essuyé des refus. En interrogeant les contributeurs, on invoque la crise économique et les nombreuses coupures des gouvernements tant fédéral que provincial qui ont amené aux portes des fondations privées d’innombrables demandes émanant des universités, des organismes communautaires, de la recherche notamment dans les domaines de la santé, des causes sociales et bien d’autres.
Le
Centre d’Innovation des Premiers Peuples
ne tourne pas le dos à ce type de financement, mais il apparaît plus concluant à court terme de développer des partenariats de mise en œuvre à partir du milieu ou encore de présenter des offres de services qui répondent aux missions des agences publiques qui ont le mandat de desservir les populations autochtones.