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L action de L Ilot ASBL est notamment rendue possible grâce au soutien financier de :

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Academic year: 2022

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Editrice responsable : Ariane Dierickx Brochure réalisée par : Céline Masfrand Graphisme et mise en page : Raphaëlle Callens Photographies : Savannah Desmedt et Romain Scaillet

L’action de L’Ilot ASBL est notamment rendue possible grâce au soutien financier de :

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SOMMAIRE

Mot de la Présidente

Editorial de la Directrice générale L’Ilot : mission et vision

Les services de L’Ilot

L’action sociale au service de l’autonomie des personnes Faits saillants 2016

L’Ilot en chiffres

L’ACTION

LES MOYENS L’HUMAIN

Les services de L’Ilot

Droits primaires et fondamentaux Droit à la santé alimentaire

Droit à une protection et à la sécurité Droit au logement

Droit à la culture et aux loisirs Droit à l’emploi et à la formation

Notre public

Ils et elles sont L’Ilot : témoignages Nous soutenir

Nous suivre

Notre équipe

Notre conseil d’administration Nos comptes

Notre exigence de professionnalisme Nos partenaires

Carte blanche de L’Ilot

18

42

56

4 56 8 10 1216

22 30 32 3436 38 40

44 48 52 55

58 61 6466 70 72

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1960-2017...

Quel chemin parcouru depuis l’ouverture de notre première maison d’accueil, priori- tairement destinée aux sortants de prison, uniquement financée par des dons privés et gérée par quelques bénévoles !

Bien vite il fallut ouvrir une deuxième, puis une troisième maison, élargir l’accueil à d’autres hommes et femmes sans toit et/ou sans repères…

L’accueil et la vie dans ces maisons se calquaient sur le modèle « familial » avec des valeurs de bienveillance, d’écoute, d’aide individuelle, de vie collective. Cela permet- tait à la plupart de repartir avec un logement, un travail. On en est loin aujourd’hui ! Les hommes, femmes et enfants qui frappent à nos portes, toujours plus nombreux, sont en plus grande difficulté, plus fragiles. La société pose sur eux un regard plus dur, voire méprisant pour celles et ceux qui ne sont pas dans la « norme », mais quelle norme !

L’Ilot aujourd’hui a conservé ses valeurs fondamentales, mais pour accompagner les personnes vers l’autonomie, il a fallu et il faudra encore et toujours travailler à l’adaptation de nos outils d’accompagnement et d’intervention sociale, développer encore nos services plus récents comme S.Ac.A.Do., Capteur et Créateur de Logements et Les Pots de L’Ilot.

Je tiens à remercier ici toutes celles et tous ceux qui travaillent au quotidien, chacun.e selon ses compétences, à l’aide aux plus fragiles d’entre nous, avec professionnalisme et ouverture, en cherchant à répondre aux besoins d’aujourd’hui et de demain.

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Jusque dans les années 1980, notre système de protection sociale était basé sur une volonté claire de corriger une répartition inégale des richesses par des politiques publiques ambitieuses. Celles-ci devaient permettre de garantir à tous et toutes l’accès à une série de droits dans les domaines de l’éducation, du logement, de la santé, de la culture, etc. L’Ilot a vu le jour en 1960, dans ce contexte progressiste où l’aide sociale proposée aux personnes les plus « vulnérables » visait avant tout leur émancipation sociale, quels que soient leurs profil et parcours. Cette aide, bien que concrètement adressée à des individus, était systématiquement reliée au contexte sociétal. Avec le détricotage de cet Etat social protecteur et l’arrivée parallèle d’une approche humanitaire et urgentiste et qui s’attaque aux effets plutôt qu’aux causes de la pauvreté, la notion de droits est progressivement passée à l’arrière-plan. Or, en matière de Travail Social, abandonner l’ambition des droits c’est démissionner. Dans son Manifeste du Travail Social, auquel souscrit entièrement L’Ilot, le Comité de Vigilance en Travail Social rappelle les fondements incontournables du Travail Social. Il réaffirme notamment que ses acteurs et actrices doivent être uniquement au service de l’émancipation, individuelle et collective, de leur public, mais aussi que le Travail Social comporte « une dimension critique et subversive qui passe par un nécessaire travail de transformation des structures et des politiques ». Car, lorsque celles-ci détériorent les droits d’une catégorie de citoyen.nes, la mission des professionnel.les de notre secteur est de dénoncer, de revendiquer, de résister, voire de désobéir. Contrairement à l’esprit caritatif ou philanthropique du don ou de l’assistance, la logique de la défense des Droits des personnes s’inscrit dans une démarche résolument militante. Elle invite à porter un autre regard sur les personnes dites « exclues » et à se rappeler que la précarité et la vulnérabilité sont le résultat d’un choix de modèle de société et non la conséquence d’échecs individuels. Pour une personne qui s’est vue progressivement ou brutalement exclure de tout, recouvrer ses droits, c’est retrouver la dignité. C’est être considérée comme « sujet » et non

« objet » de l’intervention sociale. Cette vision du travail social, basée sur des principes de justice sociale et de lutte contre les inégalités, est au cœur de l’action de L’Ilot. Pour nos équipes de terrain, elle suppose une posture juste et respectueuse des personnes accompagnées, avec la volonté de restaurer des droits garantis par notre Constitution et par des traités internationaux ratifiés par la Belgique. Ce travail de longue haleine passe par des actions concrètes de recherche, avec et pour les personnes, de solutions les plus durables possibles et visant leur autonomie. Cela suppose aussi de remettre en question ce que peut supporter une société et de redéfinir ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas. Cette vision permet de se reconnecter avec l’ambition qui devrait être celle de toute une société et qui est celle de L’Ilot : mettre un point final au sans-abrisme.

Ariane Dierickx

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MISSION

L’Ilot a pour mission de répondre aux besoins rencontrés par les personnes sans abri et en situation de grande précarité en organisant une offre de services la plus large et complémentaire possible et la plus adaptée aux situations particulières des personnes et des familles concernées.

Via un accompagnement psychosocial individuel et sur mesure, un travail collectif incluant le public cible dans les modes de gestion et un engagement sociétal qui passe par une réflexion sur les causes et les conséquences du sans-abrisme et par le lobbying politique, L’Ilot se donne comme objectif la construction de solutions dignes et durables pour les personnes sans abri.

Sur le terrain, cet objectif de lutte contre le sans- abrisme se traduit par la mise à disposition de services de première nécessité, l’accueil et l’hébergement temporaire, la création et la captation de logements, l’accompagnement dans la transition vers le logement, l’accompagnement à domicile pour les personnes récemment relogées et l’accompagnement vers l’emploi.

Notre premier objectif est atteint lorsque les personnes accompagnées retrouvent un certain niveau d’autonomie et des conditions de vie dignes. Grâce au soutien de personnes et d’organisations qui partagent nos valeurs et notre ambition ainsi qu’à une collaboration

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Une place pour chacun et chacune ! Chaque personne doit être reconnue et accueillie dans notre association telle qu’elle est et (re)trouver une place au sein de la société.

La dignité pour tous et toutes ! Notre volonté est que chaque personne puisse être traitée avec respect et retrouver les conditions de vie dignes auxquelles elle a droit, quels que soient son parcours et son histoire. Il s’agit concrètement de faire respecter et de défendre l’intégrité et le bien-être physique, psychologique, émotionnel et spirituel de chacun et chacune.

Engagement et solidarité pour plus de justice sociale ! Par notre travail, nous souhaitons promouvoir la justice sociale et visons le développement d’une société solidaire mue par l’engagement de ses citoyens et citoyennes organisé.es ou non.

Il découle de ces principes que notre action sociale a pour but de contribuer à augmenter le niveau d’autonomie des personnes que nous accompagnons et à favoriser leur émancipation, mais aussi plus globalement à lutter contre les inégalités. Notre vision garantit la cohésion d’une société qui ne laisse personne sur le bord du chemin.

VISION

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1 centre d’accueil de jour

Le Pôle logement

Le Clos

S.Ac.A.Do. :

Service d’accompagnement à domicile

Capteur et Créateur de Logements

Accueillir et accompagner les personnes sans abri en journée

Sortir de la rue et ne pas y retomber

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3 maisons d’accueil

L’Ilot Jumet L’Ilot 38

L’Ilot 160

Héberger et accompagner des hommes sans abri à Bruxelles

Héberger et accompagner des femmes et des familles sans abri à Bruxelles

Héberger et accompagner des hommes sans abri en Wallonie

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Mettre l’humain au cœur de l’action est une des valeurs fortes de L’Ilot. Pour comprendre ce que recouvre cette volonté, il est essentiel de comprendre la vision qu’a L’Ilot du « travail social » et ce que recouvre ce concept aujourd’hui attaqué de toutes parts.

Pour L’Ilot, délivrer des services immédiats et le fait d’accorder à chacun.e une place unique est un préalable au travail social visant le renforcement de l’autonomie des personnes. Ce travail social doit permettre aux personnes de sortir peu à peu de l’extrême précarité et de retrouver des conditions de vie dignes. En ce sens, L’Ilot ne s’inscrit pas dans une conception humanitaire de l’aide aux personnes mais bien dans celle d’une action sociale, qui se veut durable et participative : elle cherche à inclure activement la personne concernée dans la démarche proposée pour la rendre actrice de son avenir et ouvrir la voie vers l’autonomie.

Le recouvrement de la dignité des personnes sans abri, constamment bafouée pendant leur passage en rue, se joue en grande partie dans la relation d’accompagnement entre les professionnel.les et les personnes. Un accompagnement efficace et respectueux ne peut se baser que sur la mise en place progressive d’une relation de confiance et de loyauté travaillée dans le temps et la régularité. Qui dit relation de confiance dit transparence des démarches réalisées avec et pour les personnes, explication du cadre légal et/ou réglementaire de l’intervention sociale, garantie du secret professionnel, non jugement, rejet de

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personnes comme sujets et non objets de l’intervention.

Pour les personnes concernées, il s’agit de retrouver une place digne et juste au sein d’une société dont on devrait cesser de croire qu’elles ont un jour été « exclues

». Il s’agit aussi de leur permettre de poser des choix en pleine compréhension des enjeux en présence et donc de reprendre suffisamment confiance en leur capacité d’agir.

Cette conception de l’action sociale, à laquelle chaque travailleur/euse de L’Ilot doit souscrire, suppose de co- construire un accompagnement individualisé qui fasse sens pour tou.tes : adapté aux besoins et demandes spécifiques des personnes mais aussi à leur rythme ; respectueux des dynamiques collectives en oeuvre au sein de L’Ilot et au sein du secteur ; qui soit pensé dans un objectif de renforcement de l’autonomie des personnes.

La conception de l’autonomie au sens de L’Ilot concerne trois niveaux : 1) l’individu ; 2) l’individu dans ses relations sociales ; 3) l’individu comme membre d’une société.

L’Ilot considère qu’une personne est autonome quand elle bénéficie d’une certaine sécurité psychoaffective, quand elle a la possibilité de se définir comme un être compétent disposant de qualités, talents et ressources; quand elle est en capacité de prendre certaines responsabilités et de faire des choix, notamment celui de ses dépendances (psychoaffectives, matérielles, etc.); quand elle a la capacité de se mettre en projet; quand elle est dans un processus d’élucidation de sa situation, de son passé, de ses dépendances. L’autonomie est alors perçue comme un processus qui permet de construire une identité personnelle et individuelle.

Mais l’autonomie ne se conçoit pas comme déconnectée du lien social. Au contraire, elle peut se développer quand

la personne est reconnue par d’autres et ne fait plus l’objet d’une stigmatisation sociale, quand elle à accès à une

« utilité » sociale dans son lien avec des tiers. L’autonomie est la capacité des personnes à se gouverner librement dans un système de liens et de valeurs dont chaque individu dépend. L’autonomie est alors perçue comme un processus qui permet de construire une identité sociale.

Enfin, l’autonomie est la possibilité, pour toute personne, d’avoir accès à des ressources et des institutions pour l’aider (revenus, santé, logement, emploi, etc.) et de participer à la société (via des réseaux, des relations, etc.), d’intégrer des normes sociales sans que celles-ci n’aient été imposées et/ou contraintes, de comprendre le système global dans lequel elle a à évoluer, de participer à la vie de la cité et de faire entendre sa voix en tant que membre actif de la société. L’autonomie est alors perçue comme un processus permettant de construire une identité citoyenne.

L’autonomie est donc un processus continu issu d’un triple travail : celui réalisé par la personne elle-même, celui réalisé par les équipes sociales dans leur travail d’accompagnement et par l’association dans son fonctionnement institutionnel, celui réalisé par la société pour offrir aux personnes en échange de leur participation, l’accès à des ressources, services et institutions adaptés et adéquats.

Rappelons toutefois que l’autonomie ne se limite pas à une définition unique et identique pour tou.tes. Elle prend différentes formes, intègre différents degrés et ne répond pas à l’injonction d’indépendance et d’individualisation édictée par la société post-moderne. Au contraire, elle se pense, particulièrement pour un public très précarisé, dans ses liens de dépendance multiple aux personnes et services, notamment ceux de L’Ilot.

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CENTRE DE JOUR - LE CLOS

Changement de direction : le tandem des ‘Philip et Philippe’ prend les manettes du centre, le premier comme directeur, en charge du restaurant et du projet d’économie sociale, le second comme coordinateur social, en charge du projet social.

Grâce à une collecte alimentaire de plus en plus efficace répondant à plus de 95 % aux besoins du Clos, notre restaurant social sert plus de 20.000 repas par an.

Une trentaine de volontaires soutiennent Le Clos en y prestant entre 2 heures et plusieurs jours de travail par semaine.

Le Clos accueille 11 travailleurs d’intérêt général qui ont presté en 2016 1.545 heures de travail.

Le projet d’économie sociale Les Pots de L’Ilot fait son bonhomme de chemin : le programme de formation et de coaching des stagiaires s’affine et l’offre de repas évolue pour se rapprocher des valeurs de l’alimentation durable.

Témoignage

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LES TROIS MAISONS D’ACCUEIL

La reconnaissance et le financement du Post- Hébergement par la COCOF permettent d’engager 2 travailleuses (intégrées dans l’équipe de S.Ac.A.Do.) pour un total de 0,8 ETP. But recherché : via le suivi individuel de personnes qui s’apprêtent à quitter nos maisons bruxelloises, faciliter la recherche d’un logement et la transition vers ce logement.

Autre changement de direction : après 14 ans de loyaux services à la tête de la maison de Jumet, Paul rejoint l’équipe sociale du 38 et Simon prend sa relève.

L’intensification de la collecte alimentaire pilotée par Le Clos permet de réduire sensiblement les coûts d’achats alimentaires de nos trois maisons d’accueil.

La distribution de dizaines de tickets Art. 27 permet aux usagers et usagères de nos services d’accéder, individuellement ou collectivement, plus facilement à la culture (cinéma, théâtre, expositions, musées, etc.).

De nombreuses activités sont organisées avec les résident.es de nos maisons : tournois de ping-pong et de belote, bowling, patinoire, week-end aventure à Durbuy, ateliers culinaires, peinture, animation karaoké, journée à Blanckenberg, etc.

A la suite d’une formation organisée par L’Ilot, élaboration d’un outil d’intervention intitulé « Soutien à la parentalité. Pour des professionnel.le.s du secteur sans-abri qui accompagnent des enfants avec leurs parents ». Publié en 2016 aux éditions CEMEA, l’outil est diffusé vers les autres maisons d’accueil du secteur.

Depuis 2016, L’Ilot est membre de l’Agence Immobilière Sociale IRIS. Pour, nos résident.es, ceci signifie une chance supplémentaire d’intégrer un logement à caractère social au terme de leur hébergement dans nos maisons.

Plus de 10 % des personnes hébergées dans notre maison d’urgence (le 160) et 36% des personnes logées dans notre maison d’accueil pour hommes de Bruxelles (le 38), n’ont pas pu obtenir de prise en charge par le CPAS. Il s’agit de personnes sans papiers pour lesquelles une procédure de régularisation est en cours ou n’ayant pas effectué les démarches nécessaires pendant un séjour de courte durée chez nous. A cela s’ajoutent les nombreuses factures adressées aux résident.es de nos trois maisons qui restent impayées.

Notre politique d’accueil sans conditions financières préalables est rendue possible grâce, entre autres, aux généreux donateurs et donatrices de L’Ilot.

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CAPTEUR ET CRÉATEUR DE LOGEMENTS

& S.AC.A.DO.

Les services Capteur et Créateur de Logements et S.Ac.A.Do. s’étoffent et diversifient leurs métiers : prospection immobilière et coaching au logement viennent compléter l’offre de guidance à domicile, de suivi post-hébergement, de montage de projets immobiliers et d’accompagnement d’investisseurs sociaux et de (multi)propriétaires.

Les deux services se rapprochent pour travailler de concert avec les personnes sans abri autour des ques- tions liées au logement et s’adressent à l’ensemble du réseau professionnel d’aide aux personnes sans abri : en 2016, nous voyons naître le « Pôle Logement » de L’Ilot.

En juin 2016, l’équipe de S.Ac.A.Do. se fixe des balises communes de travail dans l’accompagnement à domicile des personnes en finalisant la méthodologie sur laquelle elle travaille depuis un an et demi.

Anecdote

A la recherche de solutions logement pour notre public, Gilles et Ariane se retrouvent rue de la Belle au bois dormant à boire un verre de mousseux dans une maison de rendez-vous amoureux clandestins que souhaite acheter un investisseur social. Les surprises du travail social…

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40 54

3.500 1.167

Salarié.es

Volontaires

Donateurs et donatrices

Personnes accompagnées par les services de L’Ilot

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17

19 66

104 22.462 7.717

13.493 13.187

5.483 1.017 1.639

Familles

Personnes accompagné.es à domicile

Ménages relogés

Nuitées

Petits-déjeuners

Repas

Boissons

Douches

Lessives

Consignes

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L’ACTION

A L’Ilot nous accompagnons 365 jours par an, des hommes, des femmes, des enfants et des familles sans abri et en situation de grande précarité ou de difficultés sociales.

En 2016, L’Ilot a accompagné plus de 1.150 personnes.

Nous mettons en avant les valeurs de dignité, d’autonomisation et d’inclusion de la personne dans son accompagnement.

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L’action de L’Ilot est structurée autour de 5 axes de travail:

l’offre de services de 1ère nécessité au sein du centre de jour Le Clos, l’hébergement temporaire au sein des 3 maisons d’accueil (2 à Bruxelles, 1 à Jumet), le logement avec la cellule Capteur et Créateur de Logements et le service d’accompagnement à domicile S.Ac.A.Do., la formation et l’emploi avec le projet d’économie sociale Les Pots de L’Ilot et enfin la santé alimentaire, toujours avec Les Pots de L’Ilot mais aussi le projet C.A.B.A.S. et le potager participatif de Jumet.

En 2016, les 54 travailleurs et travailleuses de L’Ilot, représentant 49.85 ETP (équivalents temps plein), soutenu.es par une quarantaine de volontaires et par en moyenne 6 personnes sous convention Article 60, ont accueilli et accompagné 1.167 personnes en situation de sans-abrisme. Ce travail, le personnel rémunéré et les volontaires de L’Ilot le réalisent en collaboration avec un large réseau de partenaires publics et privés d’horizons variés (logement, emploi, formation, santé et santé mentale, culture, etc.).

Le Conseil d’Administration et le Comité de Direction pilotent la définition des lignes stratégiques et du projet pédagogique de l’ASBL. L’équipe stratégique et administrative vient en soutien de l’ensemble des services de terrain, afin de soulager au maximum chacun des projets de la charge « administrative » de fonctionnement et leur permettre de se concentrer sur l’action sociale.

LES ACTIONS DE L’ILOT POUR LES USAGÈRES ET LES USAGERS DE L’ILOT

Accueil et écoute ;

Hébergement en urgence ou dans la durée (de 1 jour à 9 mois) ;

Services de 1ère nécessité : repas et boissons, lessives, douches, consignes à bagages ;

Accompagnement psychosocial individuel : remise en ordre administrative, guidance budgétaire, soutien scolaire aux enfants, reconstruction du réseau familial et social, aide à la recherche d’une formation, d’un emploi, d’un logement, etc.

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LES ACTIONS DE L’ILOT POUR

L’ENSEMBLE DU SECTEUR DE LUTTE CONTRE LE SANS-ABRISME

Captation de logements auprès des (multi) propriétaires privés et mise à disposition de ces logements pour l’ensemble des publics fréquentant les services professionnels bruxellois d’aide aux personnes sans abri ;

Accompagnement d’investisseurs désireux de s’impliquer dans « la brique sociale » à travers le montage de projets immobiliers sur mesure ; Accompagnement en logement de personnes sorties de la rue ou de structures d’accueil d’urgence et d’hébergement temporaire ;

Accompagnement en logement de personnes en situation de précarité économique ou sociale afin de prévenir le sans-abrisme ;

Programme de (pré)formation aux métiers de l’Horeca (commis de cuisine ou de salle) ;

Programme en matière de santé alimentaire destiné aux professionnel.es du secteur de l’aide aux personnes sans abri ou en situation de précarité (formations, ateliers culinaires, achats groupés, etc.).

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LE CENTRE DE JOUR : LE CLOS

Public

Lieu Horaires

Capacité d’accueil Equipe salariée

Volontaires

Accessible 365 jours par an, ce projet permet aux personnes les plus précarisées vivant à la rue de tisser du lien en passant la journée dans un lieu convivial, au chaud, au sec et au calme. Au fil du temps et de la confiance retrouvée, le travail de l’équipe leur permet de quitter la rue, de s’intégrer de manière active et uniquement sur base volontaire à la vie du centre pour favoriser l’éclosion et le développement d’un projet individuel et de s’orienter vers des solutions adaptées à leur profil et à leurs besoins.

Hommes, femmes, familles sans abri vivant à la rue ou en situation de grande précarité

Parvis de Saint-Gilles (Bruxelles) 8h30-16h/18h (hiver) Ouvert 7 jours/7

70 personnes par jour, dont 44 personnes pour le repas de midi 6 personnes (5,8 ETP) + 5 personnes (4,5 ETP) durant le dispositif hivernal + 4 personnes (4 ETP) en Article 60

30 personnes

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23

Chiffres clés 2016

673 personnes accueillies

(79% d’hommes et 21% de femmes)

336 personnes accompagnées à leur demande par le service social

82 personnes ayant bénéficié de soins dentaires de Médecins du Monde au sein du Clos

13.187 boissons chaudes et froides

7.717 petits-déjeuners et 13.493 repas chauds servis 5.483 douches prises

1.639 consignes utilisées

175 personnes usagers/ères aidant.es 8 personnes suivies par S.Ac.A.Do.

(accompagnement à domicile ou post-hébergement) SERVICES PROPOSÉS

Services de 1ère nécessité répondant aux besoins primaires : repas (petit-déjeuner, déjeuner et goûter), boissons, douches, lessives, consignes, espace de repos et de sécurité ;

Permanence psychosociale avec suivi individualisé:

remise en ordre administrative, recherche d’appui juridique, orientation vers une aide médicale ou psychologique, accès à la culture, aide pour renouer des contacts familiaux ou sociaux, etc. ;

Conseil des usagers et usagères ;

Possibilité de participer en tant qu’usager.e aidant.e à la préparation des repas et à la gestion quotidienne du centre ;

Possibilité de suivre une formation ‘commis de salle’

ou ‘commis de cuisine’ (projet d’économie sociale).

Anecdote

Lors de l’interlude musical de la cérémonie de remise du Prix fédéral de Lutte contre la Pauvreté 2016, pour lequel L’Ilot est nominée, Steeve, notre agent immobilier, s’exclame: « J’ai toujours eu peur des accordéons, on dirait qu’un vampire va débarquer. »

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LES MAISONS D’ACCUEIL

Chacune de nos trois maisons d’accueil est une maison ‘à taille humaine’, avec une capacité d’accueil volontairement limitée afin de conserver l’intimité et le bien-être de chacun et chacune.

Les personnes accompagnées, des hommes et des femmes seul.es de tous âges, mais aussi des familles avec ou sans enfants, ont pour la plupart connu un parcours de rue ou institutionnel et rencontrent divers problèmes:

assuétudes, troubles de la santé mentale, ruptures familiales, surendettement, problèmes judiciaires, etc.

A ces difficultés s’ajoute pour beaucoup de femmes un parcours (parfois long) fait de violences conjugales et/ou intrafamiliales.

Le séjour doit permettre aux personnes accueillies de se reconstruire, de se stabiliser et de faire le point sur leur situation (administrative, familiale, sanitaire, etc.) afin d’envisager à nouveau un projet d’avenir.

Les solutions trouvées pour/par les personnes à la fin de leur séjour dans nos maisons sont principalement les logements autonomes (privés ou A.I.S.), les autres structures d’hébergement temporaire du secteur et des hébergements précaires (famille, proches, caravanes, etc.). Parmi les autres solutions identifiées, citons aussi les centres d’urgence, l’habitat solidaire, les logements

SERVICES PROPOSÉS

Remise en ordre administrative et réouverture des droits (revenu d’intégration sociale, chômage, pension, reconnaissance PH, etc.) ;

Guidance budgétaire / constitution d’une épargne ; Aide à la recherche d’une solution de logement (autonome ou de transit, retour en famille, home, etc.) et suivi post-hébergement ;

Aide à la recherche d’un emploi ou d’une formation ; Recherche d’appui juridique ;

Orientation vers suivi médical ou psychologique/

psychiatrique ;

Mise en place d’un réseau familial et/ou social autour de la personne ;

Organisation d’activités collectives (culturelles, sportives, etc.) ;

Conseil des résident.es et groupes de parole thématiques.

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LA MAISON D’ACCUEIL POUR HOMMES DE BRUXELLES : L’ILOT 38

Public Lieu Horaires Capacité Equipe salariée Volontaires

Chiffres clés 2016

92 hommes hébergés dont 12 en congé pénitentiaire et 3 sous bracelet électronique

7.274 nuitées enregistrées

79 nuits : durée moyenne du séjour 7 personnes suivies par S.Ac.A.Do.

(accompagnement à domicile ou post-hébergement) 42 % de personnes ayant réintégré une institution pénale à la fin de leur hébergement

23,85 % de personnes ayant retrouvé un logement autonome (privé ou AIS)

6,4 % de personnes ayant rejoint une autre maison d’accueil du secteur

8,2 % de personnes ayant trouvé une solution d’héber- gement précaire (famille, proches, caravanes, etc.) 11% des personnes ayant quitté la maison d’accueil sont parties sans solution

1,87% des personnes résidentes de la maison d’accueil ont trouvé un emploi

hommes sans abri et sortants de prison

38 rue Locquenghien à Bruxelles Accueil 24h/24 et 7 jours/7 Hébergement de 1 à 9 mois max.

24 lits (12 chambres individuelles et 3 dortoirs)

9 personnes (8,4 ETP) 2 personnes

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LA MAISON D’ACCUEIL POUR HOMMES DE CHARLEROI : L’ILOT JUMET

Public Lieu

Horaires Capacité Equipe salariée Volontaires

Chiffres clés 2016

74 hommes hébergés dont 5 en congé pénitentiaire 7.368 nuitées enregistrées

95,5 nuits : durée moyenne du séjour 29 personnes accompagnées par le service post-hébergement

24,6% de personnes ayant retrouvé un logement autonome (privé ou AIS)

20,3% de personnes ayant rejoint une autre maison d’accueil du secteur

17,6 % de personnes ayant trouvé une solution temporaire auprès de leur famille

9,5% de personnes ayant (re)trouvé un emploi et 4 % ayant suivi une formation

4% des résidents de Jumet ont réintégré une institution pénale à la fin de leur hébergement

13,2% des personnes ayant quitté la maison d’accueil sont parties sans solution

9,5% des personnes résidentes de la maison d’accueil ont trouvé un emploi

ACTIVITÉ SPÉCIFIQUE PROPOSÉE Potager collectif

hommes sans abri et sortants de prison belle et grande maison de maître avec parc, située 66 chaussée de Gilly à Jumet

Accueil 24h/24 et 7 jours/7 – Hébergement de 1 à 9 mois max.

22 lits (chambres individuelles) 10 personnes (10 ETP) + 1 personne (1 ETP) en Article 60

2 personnes

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LA MAISON D’ACCUEIL POUR FEMMES ET FAMILLES : L’ILOT 160

Public Lieu Horaires Capacité Equipe salariée Volontaires

SERVICES SPÉCIFIQUES PROPOSÉS

Groupe de parole et organisation d’activités collectives pour femmes seules ;

Soutien à la parentalité (ateliers thématiques santé/

éducation) ;

Attention particulière pour l’accompagnement spécifique des enfants et des jeunes : assistance pour les devoirs, activités/loisirs le mercredi après-midi et le samedi,

salle pour tout-petits, jardin, espace enfants/

jeunes, espace parents/enfants.

Chiffres clés 2016

158 personnes hébergées (88 femmes seules ; 3 couples sans enfants ; 19 familles regroupant un total de 24 adultes et 40 enfants, dont 14 mères monoparentales)

7.820 nuitées enregistrées

49 nuits : durée moyenne du séjour

15 personnes suivies par S.Ac.A.Do. (accompagnement à domicile ou post-hébergement)

33 % de personnes ayant retrouvé un logement autonome (privé ou AIS)

24,5 % de personnes ayant rejoint une autre maison d’accueil du secteur

9,4 % de personnes ayant trouvé une solution d’hébergement précaire (famille, proches, caravane, etc.)

11% des personnes ayant quitté la maison d’accueil sont parties sans solution

1% des personnes résidentes de la maison d’accueil ont trouvé un emploi

femmes seules et familles avec ou sans enfants, toutes sans abri

160 chaussée de Charleroi à Saint-Gilles

Accueil d’urgence 24h/24 et 7 jours/7 - Hébergement de 1 jour à 3 mois max.

22 lits (4 chambres familiales et 2 dortoirs)

10 personnes (8,9 ETP) + 1 personne (1 ETP) en Article 60

2 personnes

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LA CELLULE BRUXELLOISE CAPTEUR ET CRÉATEUR DE LOGEMENTS

Public

Lieu Horaires Equipe salariée

La crise du logement est devenue une réalité pour toute personne ou famille souhaitant s’installer à Bruxelles. Dans ce contexte de boom démographique et d’explosion des loyers, trouver un logement digne et correspondant à ses revenus est extrêmement compliqué, voire impossible, pour les personnes en situation de grande précarité, encore plus après un parcours à la rue. Les délais pour accéder aux logements publics (45.000 dossiers et temps moyen d’attente de près de 10 ans !) et les multiples obstacles rencontrés sur le marché privé (loyers élevés, discriminations, refus des garanties locatives émanant du CPAS, etc.) sont autant de blocages au relogement des personnes sans abri. Transformer ce constat en priorité d’action, c’est la raison d’être de la cellule Capteur et Créateur de Logements.

La mission de la cellule consiste à développer des solutions logement abordables, durables et dignes pour le public sans abri à travers plusieurs axes de travail

Chiffres clés 2016

20 personnes accompagnées dans leurs recherches de logement

1 personne remise en logement chaque mois 10 montages de projets immobiliers SERVICES PROPOSÉS

Captation de logements auprès des (multi) propriétaires privés afin de les mettre à la disposition de notre public ;

Montage de projets immobiliers avec/pour des investisseurs sociaux désireux de placer leur épargne dans un projet à haute valeur sociale (prospection immobilière, analyse du rendement locatif, accompagnement des travaux via la collaboration avec une A.I.S., etc.) ;

Création de logements via des projets innovants visant l’utilisation / la réaffectation d’espaces inoccupés ;

Dès 2017 : acquisition d’immeubles via une coopérative immobilière à finalité sociale cofondée par L’Ilot ;

Mise à la disposition des services bruxellois d’aide aux personnes sans abri de l’ensemble des logements captés ou créés.

personnes sans logement, mal logées ou vivant en rue, toutes en recherche d’un logement digne et durable 7 rue de la Révolution à Bruxelles rendez-vous sous consultation 3 personnes (2 ETP) + 1 personne (0,5 ETP) durant le dispositif hivernal

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LE SERVICE D’ACCOMPAGNEMENT À DOMICILE : S.Ac.A.Do.

Public Lieu Horaires

Equipe salariée Volontaire

Le service d’accompagnement à domicile de L’Ilot agit pour l’accès de chacun et chacune à une vie digne à travers un logement stable et décent. Il s’adresse aux personnes qui ont quitté la rue ou qui ont été accompagnées par un service d’aide aux personnes sans abri, ainsi qu’éventuellement à des personnes qui, par un accompagnement préventif, éviteront de recourir à l’un de ces services.

L’objectif principal de S.Ac.A.Do. est d’aider les personnes à s’approprier leur nouveau lieu de vie pour s’y stabiliser et éviter un éventuel retour à la rue. Par un accompagnement ‘à la carte’ dont la durée varie d’une situation à l’autre (moyenne de 18 mois), il s’agit de promouvoir le bien-être des personnes, en ayant une attention particulière pour toute question en lien avec leur logement. S.Ac.A.Do. vise également les objectifs suivants, qui rencontrent la volonté de maintien et de création de bien-être autour de la personne et de son logement :

Chiffres clés 2016

38 ménages accompagnés à domicile, dont 24 ménages sortant de maisons d’accueil

15 ménages suivis dans le cadre de l’Insertion par le Logement (IPL)

12 nouveaux accompagnements démarrés

Ces objectifs rencontrent la volonté de maintien et de création de « bien-être » autour de la personne et de son logement.

Créer du lien et développer son réseau social ; Encourager la personne à être auteure de sa vie, en développant une plus grande autonomie et liberté de choix ;

Favoriser les partenariats pour faciliter l’accès au logement de qualité et à prix modéré.

S comme Service - Ac comme Accompagnement - A Do comme A Domicile

hommes ou femmes seul.es et familles avec ou sans enfants

7 rue de la Révolution à Bruxelles rendez-vous sous consultation permanence sociale le mercredi de 10h à 12h

4 personnes (3,7 ETP) 1 personne

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La Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne comprend six chapitres qui sont la Dignité, la Liberté, l’Égalité, la Solidarité, la Citoyenneté et la Justice. L’Ilot, à travers ses différents services, entend renforcer, respecter et faire valoir ces droits, chaque jour, dans l’action qu’elle entreprend pour accompagner les personnes sans abri et en situation de grande précarité.

C’est à cette fin que L’Ilot offre un accueil inconditionnel aux personnes qui se présentent à ses services, et ce, quels que soient leur âge, sexe, santé physique ou mentale, religion, condition sociale ou origine ethnique.

S’agissant de l’accès aux soins dits “primaires”, L’Ilot organise son action en inscrivant la dignité et le respect de chacun et chacune au cœur des réponses proposées.

Les services de L’Ilot tels que le centre d’accueil de jour Le Clos ou les maisons d’accueil couvrent en effet des

“physiologiques indispensables” au bon développement de chaque être humain : se loger, boire ou manger.

Outre ces besoins dits physiologiques, L’Ilot répond, principalement par l’accompagnement psychosocial proposé quotidiennement dans chacun de ses services, à d’autres types de besoins essentiels tels que la sécurité, l’appartenance et les relations sociales, l’estime et l’accomplissement de soi.

Le psychologue Maslow précisait à propos de la pyramide des besoins que ”l’insatisfaction répétée ou à long terme est pathologique” pour l’être humain. L’action de L’Ilot vise à prioritairement combler ces besoins, afin qu’ils ne viennent pas freiner le développement de la personne accompagnée. Une personne dont la préoccupation première est, chaque jour, de trouver de quoi manger et un lieu où dormir est incapable de se projeter dans un avenir plus éloigné que le lendemain. Elle est bloquée dans le ‘comment survivre à une nuit en rue’, qui freine ou empêche toute recherche d’une solution (plus)

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La sécurité : l’écoute active et la communication non violente permettent de veiller au respect de chacun.e à l’intérieur des murs de nos services ;

Un lieu à soi : pour s’alléger de ses bagages et déposer ses affaires personnelles grâce aux consignes (centre de jour) et aux espaces individuels (maisons d’accueil);

Le repos : se reposer et se ressourcer dans un endroit propre et chaleureux ;

L’hygiène : se laver et pouvoir porter des vêtements propres grâce aux services douches et lavoir ;

L’alimentation : saine et équilibrée, grâce aux repas quotidiens proposés 7 jours/7 dans notre centre de jour et nos maisons d’accueil.

Après s’être posées et reposées de la dureté de la vie en rue ou en centres d’accueil d’urgence, les personnes peuvent progressivement et sereinement envisager, avec l’aide de nos équipes sociales, la recherche de solutions à plus long terme.

La participation au Dispositif Hiver 86.400 (financé par la Cocom), qui rassemble dans un programme commun une dizaine de centres de jour bruxellois, permet chaque année à L’Ilot d’élargir les horaires d’ouverture du Clos de mi-novembre à fin mars. Durant cette période, le centre de jour renforce son équipe sociale pour accueillir un public plus large, vivant généralement dans les gares, les stations de métro, les squats, etc. le reste de l’année et fréquentant les centres de nuit ouverts par le Samu social durant l’hiver. Ces personnes viennent principalement chercher une réponse à leurs besoins primaires, mais bénéficient aussi, une fois ces besoins rencontrés, d’un accompagnement social leur permettant de trouver des solutions plus durables à leur situation : remise en ordre administrative, hébergement provisoire en maison d’accueil, recherche d’un logement, etc.

d’estime de soi, d’appartenance ou d’accomplissement.

Répondre aux besoins primaires par une offre de services de première nécessité permet d’abord aux personnes accueillies de sortir de l’urgence. Ces services s’articulent autour de plusieurs axes :

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Article 25 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme : « Le droit à une alimentation adéquate est réalisé lorsque chaque homme, chaque femme et chaque enfant, seul ou en communauté avec autrui, a accès à tout instant, physiquement et économiquement, à une alimentation adéquate ou aux moyens de se la procurer.»

On ne meurt pas de faim en Belgique, pas même quand on est sans abri. On meurt par contre de malnutrition, nettement plus que de froid. L’alimentation des personnes vivant en rue se résume souvent à la simple satisfaction d’un besoin physiologique, les repas froids et tout préparés faisant l’essentiel du régime alimentaire, sans aucune attention bien sûr pour l’équilibre nutritionnel.

Considérant que manger sainement et de façon équilibrée doit être accessible au plus grand nombre, en ce compris les personnes les plus précarisées dont la santé est particulièrement fragile, L’Ilot a mis dès 2015 la question de « l’alimentation saine et durable » au cœur de son approche. Cet objectif de qualité n’est pas toujours facile à réaliser : en matière de collecte alimentaire, nous pouvons rarement choisir et dépendons des produits que nos partenaires veulent bien nous céder, pas toujours simples à associer pour créer un menu équilibré.

LA COLLECTE ALIMENTAIRE A L’ILOT

Dans son Centre d’accueil de jour « Le Clos » et ses trois Maisons d’accueil, L’Ilot sert chaque jour à ses usagers et usagères des petits-déjeuners et des repas équilibrés.

Pour ce faire, L’Ilot récupère gratuitement des denrées alimentaires auprès de différents partenaires: banques alimentaires, grandes surfaces, producteurs régionaux, maraîchers locaux, épiceries de quartier, etc. Grâce à une amélioration de nos processus de travail et à une réorientation vers de nouveaux fournisseurs et

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FOCUS SUR LE PROJET C.A.B.A.S.:

COMPTOIR DE L’ALIMENTATION BRUXELLOIS ALTERNATIF ET SOCIAL

Sensibilisation aux enjeux de l’alimentation durable et formation de formateurs/trices via des ateliers L’accès à une alimentation saine et durable est essentiel et ne doit pas être réservé à une élite socio-économiquement favorisée ou mieux informée. L’un des défis de société actuels est de sortir de ce marché de niche et de rendre l’alimentation durable accessible au plus grand nombre.

Soutenu par la Fondation Terre de Vie et mené en collaboration avec la BEES coop., le projet C.A.B.A.S.

souhaite favoriser l’accès à l’alimentation saine et durable pour tous et toutes en ce compris les publics les plus précaires. Lancé en janvier 2016, le projet se prolongera jusque fin 2018 sous forme de projet pilote.

A terme, il doit permettre de développer, au-delà de la phase pilote, 2 axes d’actions :

Cette nouvelle orientation combinée à un coaching des équipes et des chef.fes par des professionnel.les de l’alimentation durable permet de proposer aujourd’hui des repas plus équilibrés, composés de plus de légumes et légumineuses et de moins de viande et cuisinés sans ou avec de bonnes graisses.

En 2016, L’Ilot a récolté 71 tonnes de vivres, dont 6,5 % de produits issus de l’agriculture biologique et 38% de fruits et légumes. Grâce à cette collecte plus ’saine’, le restaurant social du Clos propose désormais une fois par semaine un menu végétarien et une fois par semaine un menu poisson (avec une attention particulière pour les poissons locaux et pas en sur-pêche).

Les actions menées en 2016 :

Co-construction avec les équipes de L’Ilot d’un premier module d’animations/ateliers sur l’Alimentation Durable ;

Lancement d’animations/ateliers au sein des 2 Maisons d’Accueil bruxelloises de L’Ilot comprenant 3 moments destinés aux travailleurs/euses et 3 ateliers cuisines avec les résident.es ;

Inventaire des actions à mettre en place pour améliorer les systèmes alimentaires des services de L’Ilot (équipements et infrastructures pour cuisiner et approvisionnement en nourriture) ;

Partage de réflexions avec d’autres ASBL d’aide aux personnes sur les enjeux de l’accès à une alimentation de qualité pour nos publics ;

Mise en place d’un modèle économique permettant au projet C.A.B.A.S. de bénéficier, à moyen terme, de sources de revenus diversifiées pour faire perdurer le projet à long terme.

culinaires et cours collectifs animés par l’asbl Rencontre des Continents ;

Conseils en alimentation durable et approvisionnement en produits durables destinés aux associations du secteur de l’aide aux personnes sans abri et aux personnes en situation de grande précarité.

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Article 3 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 : «Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne».

Se sentir en sécurité, dans un lieu où l’on est protégé.e des agressions et violences (verbales, physiques, psychologiques, sexuelles) générées par la vie en rue, est un droit essentiel pour chaque individu. Parce qu’il est insupportable de vivre sur la durée dans l’angoisse liée au sentiment d’insécurité et dans le stress permanent, il est juste de chercher à ce que ce droit soit prioritairement rempli pour toutes les personnes qui s’adressent à L’Ilot.

Répondre à ce droit, c’est aussi l’étape préalable indispensable à tout autre type de démarche, même si celle-ci s’inscrit dans le très court terme. Si une personne ne se sent pas d’abord en sécurité, elle ne peut pas ‘se poser et se reposer’, encore moins entrer dans une relation de confiance avec un.e travailleur/euse social.e pour progressivement laisser émerger ses difficultés et accepter un accompagnement plus durable.

Les outils privilégiés par L’Ilot pour assurer concrètement la sécurité et la protection de chacune des personnes accueillies et hébergées sont :

L’accueil (365 jours par an en journée au Clos) et l’hébergement (365 jours par an nuit et jour dans les maisons d’accueil) dans des lieux propres et entretenus mais aussi conçus et gérés spécifiquement dans l’objectif d’assurer la protection des personnes ; L’écoute active, la communication non violente et la gestion proactive des conflits permettant de veiller au respect de chacun et chacune, quels que soient son

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Soucieuse de respecter son engagement d’accueil inconditionnel, L’Ilot applique sa politique de ‘mise à l’abri’ de personnes sortant de prison ou en congés pénitentiaires en leur proposant un hébergement provisoire dans ses maisons d’accueil. Pour beaucoup coupées de leur milieu familial et social, ces personnes se retrouvent souvent sans ou avec très peu de ressources financières, et majoritairement sans aucune solution d’hébergement. En Belgique, très peu de maisons d’accueil ouvrent leurs portes à ce public qui requiert un encadrement tout à fait spécifique.

L’Ilot héberge également des personnes ayant perdu leur logement pour une raison indépendante de leur volonté, qu’elle soit accidentelle (incendies, inondations, etc.) ou juridique (expulsions, saisies, etc.), et qui seraient contraintes, faute d’hébergement transitoire ou de possibilité d’accueil chez des proches, de dormir en rue.

Mettre provisoirement ‘à l’abri’ des dangers et des peurs que représente la ‘vie sans abri’ est la première vocation de chacun des services de L’Ilot. Le faire durablement, c’est le défi quotidien qu’ont à relever nos équipes pour chaque personne accompagnée.

En matière de lutte contre le sans-abrisme comme pour toute autre problématique de société, l’action basée sur une lecture de genre s’impose car « Dans la rue, souvent simple miroir grossissant de la société, les femmes sont - une fois de plus - les premières victimes des inégalités et sont surexposées à diverses formes de violences. Ces faits de violence, multiples, finissent par abîmer leur estime de soi, avec un impact grave sur leur santé psychique et mentale. » (Carte blanche d’Ariane Dierickx, Directrice générale de L’Ilot, publiée le 8 mars 2017 sur le site web du Vif-L’Express).

Une attention particulière pour l’accompagnement et la sécurité des femmes victimes de violences conjugales et/ou intrafamiliales accueillies au sein de nos services ;

Une attention particulière pour l’accompagnement et la sécurité des enfants qui se retrouvent, souvent très jeunes, à porter les difficultés de leur(s) parent(s).

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Article 25 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 : «Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que les services sociaux nécessaires (…).“

Le logement est une des réponses privilégiées par L’Ilot pour répondre à la problématique du sans-abrisme.

Se reconstruire et recommencer à pouvoir envisager sereinement l’avenir, construire à nouveau des projets, tout cela passe d’abord par le fait d’avoir un « chez soi » dans lequel on se sent bien et en sécurité.

Concrètement, L’Ilot soutient l’accès au logement à travers différents ‘métiers’ :

La collaboration avec des (multi)propriétaires et des agences immobilières sociales (A.I.S.) pour élargir le parc de logements privés dédiés au public sans abri ; La création de logements dignes et durables via le montage de projets immobiliers avec des investisseurs sociaux privés, mais aussi la remise sur le marché locatif de logements vides ou l’installation de modules temporaires de logement dans des bâtiments inoccupés ;

L’accompagnement individuel de chacune des personnes accueillies et hébergées à L’Ilot dans la recherche d’une solution logement digne et adaptée ; La préparation et l’aide à l’installation par des

‘facilitateurs/trices logement’ (garantie locative, allocation de relogement, contacts avec les propriétaires, déménagement, mobiliers, etc.) ;

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L’accompagnement à domicile de personnes récemment relogées, visant la prévention de phénomènes de ‘rechute’ via la stabilisation en logement ;

La prévention du sans-abrisme par l’accompagnement à domicile de personnes en situation de grande précarité sociale et économique.

Anecdote

Maurice, bénévole dans notre maison d’accueil de Jumet, s’autoproclame bénéVOLT (à prononcer avec l’accent des Marolles). Et c’est vrai que ça lui va bien car c’est une vraie pile électrique !

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Article 24 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 : “Toute personne a droit au repos et aux loisirs (...).”

Toute personne a le droit de participer librement à des activités récréatives, ludiques, culturelles et artistiques.

Cela comprend également la participation à une activité sportive ou physique. Parce que l’accès aux loisirs et à la culture ne doit pas être réservé aux personnes favorisées, L’Ilot utilise une partie de son budget annuel pour permettre cet accès aux personnes accompagnées et accueillies dans ses structures.

De manière générale et en particulier pour les plus jeunes, le droit aux loisirs, considéré comme un « droit au repos », est essentiel au bon développement psychique et psychomoteur de l’enfant. Cela peut concrètement se matérialiser par une activité sportive, une sortie culturelle ou, plus simplement, par un jeu. Dans la maison d’accueil pour femmes et familles de L’Ilot, un espace jeunes/

ados a été mis en place en 2016. Cet espace comprend des jeux de société, un baby-foot, une bibliothèque, un ordinateur, afin que chaque enfant puisse s’éveiller et s’épanouir dans un environnement adapté. « De manière étonnante, le droit au jeu est bien garanti par la Convention internationale des droits de l’enfant, même s’il est peu évoqué et souvent négligé. Ce droit a récemment fait l’objet d’un commentaire général du Comité des droits de l’enfant. Tous les pédagogues reconnaissent l’importance du jeu dans l’éducation et le développement de l’enfant.», précise l’ONG DEI Belgique – Défense des Enfants dans un rapport publié en novembre 2013 et intitulé « Le droit au jeu ».

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la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. »

Parmi les activités proposées dans les différents services de L’Ilot en 2016, on retrouve: le bowling, le cinéma, le théâtre, les musées, la patinoire, les ateliers cuisine ou encore le kayak.

Anecdote

Couché dans sa voiture garée devant une de nos maisons d’accueil pour rebrancher son autoradio, Laurent entend un bruit suspect, se redresse et se retrouve nez à nez avec un homme occupé à démonter les jantes. A sa question « Je peux savoir ce que tu fais ? », il répond : «Ben… t’es en train de piquer la radio, moi je m’occupe des roues… ».

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Article 23 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 : “Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail (…)”

Article 26 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 : 1. “Toute personne a droit à l’éducation. (…) /2.

L’éducation doit viser au plein épanouissement

Convaincue que l’émancipation sociale passe par l’ouverture à de nouveaux horizons, notamment socioprofessionnels, L’Ilot a lancé en 2015 un projet d’économie sociale visant à terme la création d’emplois pour des personnes précarisées récemment sorties du sans-abrisme.

Agréé par la Région Bruxelloise comme Initiative Locale de Développement de l’Emploi (ILDE), le projet Les Pots de L’Ilot propose un axe «formation et emploi» pour un public très fragilisé qui peine à trouver des réponses sur le marché traditionnel de l’emploi.

Inspiré par le succès du modèle participatif (préparation des repas) proposé au Clos, le projet vise à (pré) former les personnes intéressées par les métiers de l’Horeca, en dispensant un apprentissage sur le terrain et en poursuivant des objectifs de stabilisation et de resocialisation.

Le projet, qui est soutenu pendant 3 ans par la Fondation Roi Baudouin est organisé autour de 2 grands axes qui se veulent complémentaires :

La formation (ou pré-formation), via l’apprentissage des compétences de base des métiers de commis de salle et commis de cuisine, des ateliers culinaires collectifs, un coaching individuel et des stages en situation réelle dans un réseau de restaurants partenaires du projet ;

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Les personnes bénéficiant de ce projet sont pour la plupart en grandes difficultés sociales et économiques. Il peut s’agir de bénéficiaires ou d’ancien.nes bénéficiaires des différents services de terrain pilotés par L’Ilot, mais aussi de personnes fréquentant les services d’aide aux personnes sans abri organisés par nos partenaires de secteur.

Le projet répond à un double objectif :

Permettre aux personnes ayant connu un parcours de sans-abrisme et intéressées par les métiers de l’Horeca de développer des compétences et une expérience de travail pour les accompagner progressivement vers l’emploi afin d’améliorer leur niveau d’intégration sociale et d’autonomie financière ;

Créer de l’emploi pour ce même public via le développement d’une nouvelle activité économique, elle-même susceptible de générer des bénéfices à réinjecter dans l’action sociale de L’Ilot. Basée sur la transformation alimentaire des produits collectés, cette activité se développe selon deux axes : la fabrication et distribution de bocaux de tartinables, pestos et tapenades (Les Pots de L’Ilot) et le développement d’un service traiteur pour organisations et entreprises (Le Comptoir de L’Ilot).

Récolter, recycler, transformer, former, être un tremplin vers l’emploi ou offrir de l’emploi sont autant d’axes d’un projet qui pourrait aussi booster la notoriété de L’Ilot, pour soutenir notre collecte de fonds, augmenter notre capacité à porter sur fonds propres des actions que les autorités subsidiantes ne peuvent ou ne souhaitent pas financer, mais aussi augmenter le poids de notre travail de lobbying vers le niveau politique.

En 2016, 5 personnes ont bénéficié de ce programme de (pré)formation. Parmi elles, 3 ont d’ores et déjà retrouvé un emploi dans le domaine de l’Horeca.

Anecdote

Céline, notre Française d’adoption, arrivée en retard à une réunion sur l’éthique dans la récolte de fonds, cherche désespérément un casque audio pour comprendre ce qui se dit en néerlandais. En vain, plus de casques disponibles. C’est décidé, elle s’inscrit dès demain à un stage de néerlandais intensif !

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L’HUMAIN

365 jours par an, nos équipes accompagnent des femmes et des hommes, isolé.es ou en famille, avec ou sans enfants, en situation de grande précarité ou de difficultés sociales.

Chacun de ces accompagnements est une rencontre humaine, faite de liens qui se tissent puis devront se défaire pour permettre l’autonomie de la personne, faite aussi d’espoirs et de réussites… ou d’échecs et de déceptions, pour nos équipes comme pour les personnes.

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En 2016, L’Ilot a accompagné plus de 1.150 personnes sans abri. Dans ce travail riche mais difficile car intense et exigeant un engagement total, nos travailleurs et nos travailleuses privilégient les valeurs de dignité et de respect et visent autant que possible l’autonomisation des personnes. Notre volonté est d’accompagner plutôt que d’aider : chaque membre de nos équipes se met à la disposition des personnes qui s’adressent à nous, est

« à ses côtés » pour l’aider à traverser et dépasser ses difficultés. Accompagner, c’est, en toute conscience, être dans une relation saine pour chaque partie car vide de toute hiérarchie, en se mettant à même hauteur que la personne accompagnée, a contrario de la relation d’aide inévitablement basée sur la supériorité de la personne qui aide sur la personne aidée. Concrètement, accompagner veut dire ‘travailler avec la personne’ en respectant son rythme et ses demandes, plutôt que travailler pour elle en substituant ses désirs et ses espoirs aux siens et en l’embarquant dans une impatience qui n’est pas la sienne et qui risquerait de mener à l’échec.

D’un point de vue général, les publics accompagnés par L’Ilot à travers ses différents projets sont ceux repris par la typologie européenne ETHOS développée par la FEANTSA (Fédération Européenne des Associations Nationales Travaillant avec les Sans-Abri), qui définit les personnes en fonction de leur situation par rapport au logement :

Personnes sans abri : dormant à la rue ;

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Cette approche confirme que l’exclusion liée au logement est un processus (et non un phénomène statique) qui concerne beaucoup de personnes/ménages à différents moments de leur vie.

Personnes en logement précaire: menacées d’exclusion sévère en raison de baux précaires, d’expulsions, de violences domestiques, etc. ; Personnes en logement jugé inadéquat: caravane sur site illégal, logement indigne/insalubre, conditions de surpeuplement sévère.

L’Ilot accompagne toute personne en situation de difficulté de logement, ou en rue, sans regard de sélection sur sa nationalité, son sexe, sa religion ou quelque autre élément de son identité. L’Ilot défend l’humain avant tout.

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MAISONS D’ACCUEIL

CENTRE DE JOUR

19

17 40

88 166

PÔLE LOGEMENT

Capteur et Créateur

de Logements S.Ac.A.Do.

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“Témoignage : Action de témoigner à l’écrit ou à l’oral, c’est-à-dire de raconter, décrire un fait, un événement auquel on a assisté”. Nous avons voulu nourrir ce rapport par le recueil de témoignages des personnes qui au quotidien font L’Ilot : travailleurs sociaux et travailleuses sociales, volontaires, partenaires, personnes accompagnées ou hébergées. Toutes ont un lien avec L’Ilot, propre à leur histoire.

La particularité de S.Ac.A.Do. est qu’on ne travaille pas en institution, mais chez la personne. On est présent au quotidien, dans son intimité, son monde. Cela change notre fonctionnement et notre méthodologie.

Cela change aussi la relation à la personne. On travaille le quotidien. On devient une personne de référence, quelqu’un de confiance. Le lien peut mettre du temps à se tisser, mais on fait partie de la vie de la personne qu’on accompagne. C’est ça qui est fort dans le travail qu’on fait chez S.Ac.A.Do.

Chaque accompagnement est différent. Cela dépend toujours de la personne et de ce qu’elle attend de nous.

J’accompagne depuis quelques mois une jeune fille de 18 ans qui a été accueillie au 160, après avoir été mise dehors par sa maman et subi des violences de la part de son beau-père. Elle a fini par trouver un logement.

Comme elle n’avait jamais vécu seule, elle a fait appel à notre service pour l’accompagner. Il y a une grande part de relationnel avec une jeune fille de cet âge-là. On est reparties de zéro et je l’ai accompagnée pour tout : son installation en logement, ses paiements, ses démarches administratives, etc. Aujourd’hui, c’est chouette de voir qu’elle peut se débrouiller seule.

J’accompagne également un monsieur qui souffre d’alcoolisme. Il a une déficience mentale liée à sa

Laura, assistante sociale

chez S.Ac.A.Do.

Références

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