HAL Id: jpa-00233374
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Sur la théorie des perturbations de Rayleigh
J. Winter
To cite this version:
J. Winter. Sur la théorie des perturbations de Rayleigh. J. Phys. Radium, 1935, 6 (12), pp.516-520.
�10.1051/jphysrad:01935006012051600�. �jpa-00233374�
SUR LA
THÉORIE
DES PERTURBATIONS DE RAYLEIGH Par J. WINTER.Sommaire. 2014 Nous supposons connue du lecteur la théorie des perturbations de Rayleigh qui, le problème spectral (détermination des fonctions propres et des valeurs propres) étant résolu pour un
Hamiltonien H0, cherche à le résoudre pour un Hamiltonien voisin H0 + H(1). Nous voulons étudier les
propriétés de convergence des diverses approximations. Il est bien entendu nécessaire pour cela. de donner
au terme H1 des formes particulières, sur lesquelles les résultats sont simples à démontrer. Lorsque nous
chercherons à passer aux applications physiques, H0 et H1 seront imposés et nous sortons des cas simples
de l’étude théorique. Il est alors nécessaire d’abandonner la rigueur mathématique et de procéder d’une manière intuitive. Pais, nous revenons, encore une fois, aux phénomènes de diffusion, espérant éclairer la méthode de perturbation de Born, en la rapprochant de celle de Rayleigh.
1. Problème
simplifié. -
A. Formulesgénérales.
- Nous
adoptons
la notation des matrices etsuivons,
,ici,
l’exposé
du livredéjà
cité de Born et Jordan : Nouspartons
d’une matrice. /1°( p, q),
ayant
un nombre fini delignes
et decolonnes, »
et q
sont des matricescano-aiques
(2)
et nous supposons que RI estdiagonale.
11
s’agit
de trouver une transformation unitaireU,
rendantdiagonale
la matrice11°+H’
(p,
q),
où H’représente
laperturbation,
et de calculer les nouvelles valeursspectrales.
Pourcela,
on suppose H1multiplié
,par un coefficient arbitraire A, et on écrit(3)
On
,obtient,
enpremière
approxirnation,
les formules :Ces
formules,
et les formulesgénérales
enappro-_ximation,
résolvent formellement leproblème.
(’) Voir : L. DE BROGf.IE. cc La tlcéorie de la quanlificaiio?i dans .la nouvelle mécanique » Hermann, 1932. - SOMlB1ERFELD. «
JVellen-mechanischer élrgiinzun,qsbfind », p. 170 et suiv. --
Braunscliweig,
Eienienta?.e Quantenmechanik o, p. 19 4 et suiv.
Springer,1930. - L. BRILLOUIN « Les méthodes d’approximation en lnécanique ondulatoire », Hermann, i 932, où des problèmes ana-logues sont traités. - G. JLLm. Cours
professé à la Sorbonne, 1
1935.
(’) p et q représentent les impulsions et les coordonnées, elles
-vérifient les relations P, qj -
qj p, - Olj i
Nous les
appellerons
formules R.(Rayleigh).
B.Hypothèses
sur la matrice /1J. -Appelons
1!)l’espace
défini par les .% vecteurs propres de H° et supposonsque E
soit la réunion de deux sous-espacesorthogonaux E’
etl~’,
E" sous tendu par les vecteurs propres d’indices 1 àP-1,
E’ par
ceux d’indices l’ à N.Supposons
laperturbation
Higrande
(’~),
maisprati-quement
contenuedans E’ ;
nous voulons dire parlà,
que les éléments de matrice deAi,
dans lesystème
de coordonnées des vecteurs propres de ne sontgrands
que si leurs deux indices sont
~
1’ ;
les autres suerontbeaucoup
plus petits
que ceux deH°. Que peut-on
dire deW 0
et descomposants
du vecteur~’1°,
qui
sontt 0 ’ 20’ ’ ’ ’ ’
Physiquement,
nous voyons que ce cas se rappro-chera de celui d’unchamp
perturbateur intense,
maiss’exerçant
dans unerégion
périphérique
où la fonction i et j indices représentant les axes de coordonnées, 5 symbole de -.Nous ne pouvons ici, reprendre la suite des raisonnements qui conduisent aux formules (1), (3), (4).(3) Bous simplifions les notations de Born en écrivant immé-diatement p et q, au lieu depo et qù et en supprimant les termes supérieurs du-développement de H qui sont inutiles, la pertur-baLion étant toujours donnée exactement. On suppose que H
n’est pas dégénérée.
(t) Voir, à propos de grandes perturbations, L. BRILLOUIN. « Lu niéifiode du champ self consistent», Hermann, 1933.
517
propre étudiée est de très faible
amplitude.
Tous les éléments de matrice où interviendront une fonction propre depetit
indice, localiséeprès
del’origine,
seronttrès
petits. Naturellement,
il n’est pas évident àpriori,
que dans unproblème,
il existe des éléments de matrice H’ à deuxgrands
indices,
etqui
soient d’un ordre degrandeur
supérieur
à tous ceux où l’un des indices estpetit.
Cettehypothèse
devra être vérifiée dans lesapplications.
Reprenons
le raisonnementqui
a conduit aux for-mules(~3~
mais sans faire intervenir le coefficient A. Au lieu de nous écrivions :WO et H/I sont
diagonales.
On
obtiendra,
par un raisonnementidentique
à celuide Born et
Jordan,
au lieu des formules(3),
les for-mules(6)
(+
désigne
la matriceadjointe).
Sur
Féquation (6, 3)
nous lisons que les sauf sont racines d’unsystème d’équations
qui
a pourdéterminant matrice dont t
on
supprimera
lapremière ligne
et lapremière
colonne.Supposons
ce déte¡’rninantdifférent
de 0(’).
Celasignifie
que ne sera pas valeur propre double(on a
supposé
queWo
n’était pas racinedouble,
mais laperturbation
étantgrande,
la valeur propreperturbée
pourrait
le devenir : ce serait le cas si onperturbait
lechamp
d’un atome à un électron devalence,
par un noyauidentique
maiséloigné).
Si p L
P. - Tous lesU~o
seront alors infinimentpetits
dupremier
ordre comme sera infi-nimentpetit
du 2eordre,
et ou retrouvera les formu les(3)
pourW¿,
et lesU:o.
Pour
jf) ~
13. - Leséquations
(6)
ne se réduirontplus
aux forIDu:es(3)
pour les Enfîfet,
les coeffi-cientsH§~
ne sontplus petits
pour » et 1~
P. On nepeut
plus
déterminer lescomposantes
deUa
diins E ni aucune des valeurs propres de E’.Nous
aboutissons, alors,
au résultatsuivant, qui
estpresque intuitif : Si ton ’introduit une niatrice de
turbation
qui
n’estgrande
que dans un certain sous es-(l) Nous sommes assurés à priori que existe, ce qui nous permet de raisonner ainsi. Pour ne pas nous écarlons le cas exceptionnel. ~pace E’
et petite
aitdehors,
on aura, à l’aidedps fornlules
de R. les
parties
princljJales
des variations des valeu rsspectrales
dit sous-espacecornplénlentaire
F’",
orthogo-nal au ainsi que celles des
cojîiposaîites
dans E" des variations des vecleurs proprescorrespondants.
C’est ttout ce
qu’on
peut
attendre des formules de R. dans ce cas. Elles ne donnentqu’une
seuleapproximation,
etse limitent au sous-espace E". On ne
peut
calculer deseconde
approximation
W~~
On nepeut
qu’en indiquer
unelimitesupérieure.
Pour allerplus
loin,
il faut savoir ce que se passe dans E’ et les formules de R. sontincapables
de nous le dire : Il faut commepoint
dedépart
supposer résolu un azctreproblèrne
2. Cas où on suppose résolu le
problème
spec-tral pour laperturbation. -
La matrice fil est une somme de deux termes : -.7’,
énergie cinétique, 8
énergie
potentielle,
H1représente
unpotentiel
V. Nous suppo-sons : 1° que nous sachions résoudre leproblème
spec-tral pour la matriceT-~- V ;
2° quel’espace
totalpuisse
êtredécomposé
en deux sous-espacesorthogonaux E’
etE",
commeplus
haut,
tels que les éléments de matrice de V ne soientgrands
que dansEl,
ceux de S dansE",
E’ et E"pouvant
être indifféremment sous tendus part des vecteurs propres de7’+ S
ou del’--
V.Dans la
première équation ((~), qui
donne nous. pouvonsnégliger
le dernierterme,
qui
est du 31 ordre.Cherchons à évaluer le terme du
ordre Y
V op
p
(E’),
nous pouvonsappliquer
la formule(4)
Reprenons
leséquations (6,3)
que nous écrivons sous-forme vectorielle : -.La somme n’est
autre,
comme V est évidemment
hermitien,
que leproduit
scalaire descomposantes
dansl’espace
~’,
des vecteurs et6~.
Prenons pour axes dans~’,
les vecteurspropres de
V-t-
V,
ce que nous savonsfaire,
par hypo-thèse.Nous
désignerons
les nouvellescomposantes
par l’indice~’. Zp,
seront les valeurs propres de1’+
6r.(6)
deviendra,
ennégligeant
les termes correctifs ~S~et
La deuxième
partie
de la correction surl’énergie, à
expression
que nous savons calculer parhypothèses,
connaissant les vecteurs propres, et les valeurs propresp’.
Nous voyons que nous pouvons alors calculercom-plétement
la correction du deuxième ordre sur les valeurs propres del’énergie.
3.
Application
à desproblèmes physiques
simples. -
c~)
Généralités. -Supposons rangées
par ordre degrandeur
croissante,
les valeurs propres d’unproblème
deSchrôdinger
à un électron(champ
Coulom-bien d’unnoyau).
Nous supposons essentiellement le domaine D de l’ondefini,
cequi
supprime
lespectre
con-tinu. Nous
obtiendrons,
enportant
en abscisses les in-dices des valeurs propresp, et en ordonnées leurs valeursW,,
une suite depoints
ayant
l’allure de lafigure 1
Fig. 1.
Lorsque »
devientinfini,
1,J’ p
obéit à une loiasympto-tique
bien connuequi
donne l’allure de la courbe etqui
nedépend plus
dupotentiel électrostatique
dunoyau (~).
Introduisons un deuxièmechamp,
d’inten-sitécomparable
aupremier,
parexemple
celui d’un deuxième noyau, etsupposé
éloigné
dupremier.
Les Il’ de trèspetits
indices ne seront que peu modifiéspuisque
le
champ
estéloigné.
Ceux d’indices trèsgiands
neseront encore que peu modifiés en vertu de la loi
asymptotique.
Mais nous sommes certainsqu’il
exis-tera des valeursspectrales
d’indices intermédiairesqui
seront fortement
modifiées,
puisque
aprèm
introduction du deuxième noyau on est sûr de retrouver les valeurs propres depetits indices,
de ce noyauseul,
àpeine
moclifiées. La courbe définitive des W aura l’allure de la courbe (oooo). Lafigure
1 n’aqu’une
valeurschéma-tique.
L’allure de la courbeperturbée
n’est pas néces-sairementrégulière.
Si le
champ perturbateur
estbeaucoup plus
faible que lechamp primitif,
toutes les valeurs propres serontpeu
perturbées
et les formules de Rs’appliqueront,
mais s’ils’agit
duchamp
d un deuxième atomeionisé,
ou ,encore d’unchamp
localisé mais intense!atome
(1) Ceci suppose le domaine D fini. Lorsque D devient infini,
la zône de validité de la loi asymptotique est envahie par le spectre continu, où le numérotage des valeurs propres devient impossible.
neutre
éloigné),
laantique
duparagraphe 2 s’applique
et il faut tenircompte
de l’influence des valeursspec-trales fortement
perturbées.
Peut-on
corriger
l’erreur en combinait les formules(i)
et(9)?
Toutdépend
de la déformation subie par la courbe et des valeurs des élémeiits La fdr-mule(7)
est valable pour les trèspetites
et lesgrandes
valeursde 1),
les formules(9)
pour les valeursde p
correspondant (’)
aux valeurs propres depetits
indices du deuxièmechump,
mais il y a des valeurs intermédiaires de l’indice p, que nous avons écartéesjusqu’ici,
qui
donneront pourW’o
une correction ne pourra évaluer ni par(7)
ni par(9).
Il semble donc illusoire de chercher à calculer la correction du deuxième ordre par la méthode de R. sauf si l’on a des raisons d’affirmer apriori
que les termes(i)
ou(9)
compteront
tseuls.
Supposons
que laperturbation
soit constituée par unpotentiel
V Le vecteurF.o devient,
dans lelangage
de lamécanique
ondulatoire, la fonctiondésigne
la fonction propre étudiée. Il se pourra queV q ’n
soit,
touteentière,
localisée dans unerégion
dueI*espace
où serontprépondérantes,
soit les fonctions propres faiblementperturbées,
soit les fonctions propres forte-mentperturbées.
Dans lepremier
cas,(7)
représentera
pratiquement
toute la correction~2),
dans le deuxième cas se sera(9).
Autrement on devra renoncer à ladeuxième
approximation.
b)
Diffusion des électronsrapides
par unchamp
coulombien(3).
-La grosse
difficulté,
dans la théorie de la diffraction des ondes de DeBroglie,
est de formuler les conditions aux limites : Les flux ont desexpressions quadratiques,
il n’est donc paspossible
de se donner les flux incidents à travers une surfaceéloignée.
©1~ sera réduit à deshypothèses imparfaites.
Nous allons poser leproblème
ainsi : Nous admettonsqu’on
peut
représenter
unpinceau électronique
par une certaine fonction propre.d’énergie positive,
définie parl’équation
3tV ~ wlr et un domaineD,
très étendu. Nous chercherons comment elle sera
per-(1) Cette correspondance peut être établie, pan exemple, en
introduisant H~ d’une manière continue. Mais elle ne joue pas
de rôle, Ffssentiel est. qu’un a la certitude de trouver, à partir d’un indice suffisamment élevé, les valeurs spectrales du deuxième problème.
(2) Ce raisonnement t montre pourquoi les approximations supérieures des formules R sont t valables dans un problème tel que l’effet Stark, Zeeman. ou la dispersion : Les termes perturbateurs, petits au voisinage de l’atome, sont infiniment étendus et peuvent même deveuir infinis à l’infini. Les valeurs spectrales d’indices très élevées sont considérablement modifiées. il2ais la variatlon de l’exponentielle l’emportera toujours de beaucoup sur la variation du potentiel perturbateur. Et la fraction de la correction, qu’on ne peut estimer, devieiit ainsi
négligeable
(~? Voir : GORDON. Z Physik, 1928, 48, 180. - L. Dis
Ann. lnsl. Poiticaré, 19.13, 3,349. J. WINTElt, Ann, l’hysique, décembre 1934 et Journal de Physique, 1935, 16, p. Il. Nous
choisissons les unités de manière, que 8 ‘oit un coefficient numérique que nous n’écrivons pas, et appeions K
519
tui%bée par l’introcluction du
potentiel
V.Supposons
que D et V ont lasymétrie sphérique
autour de0,
etprenons des coordonnées
polaires
de centre 0. Les fonctions propresprimitives
aurontl’expression
J et P fonctions de Bessel et
Legendre,
Iip
seront les pvaleurs propres du domaine
D,
définies parsi R est le rayon de D. Une onde sera d’autant
plus
perturbée
qu’elle
sera localiséeplus près
de0;
celasignifie.
pour Kp
donné, n
plus
petit.
Lesperturbations
seront encore très faibles pour les trèsgrandes
valeurs de Unpinceau
monocinétique
serareprésenté
par une certaine série.~
Fig. 2.
Si le
champ
V est suffisamment intense pourpertur-ber notablement les ondes de
petits
indices(et
c’est le cas dans leproblème
de la diffraction par unatome),
nous pourronsappliquer
les conclusionsprécédentes
à la théorie desperturbations
de R : Eneffet,
onpeut
partager
les ondes en ondes trèsperturbées, qui
cor-respondront
notamment,
auxpetites
valeurs de l’in-dice n, et en ondes peuperturbées,
qui comprendront
lesgrandes
valeurs de¡(p.
SoitTo
une telle onde.Que
peut-on
dire de la correction sur Cette correction tendra vers zéro. 1. Si tend versl’infini;
2. Pourh~
donné,
si le domaine D s’étendindéfiniment ;
l’indice croît alors aussi indéfiniment. Si donc on étudie une onded’énergie
donnée,
positive,
onpeut
toujours
lanégliger.
Que peut-on
dire de la correclion W et des deuxièmesapproximations?
Dans ledéveloppement
de Vles 7’
trèsperturbées
(petites
valeurs de/f
et deil)
nepeuvent
être écartées apriori,
en raison de la forme de V. Nous ne pourrons donc passer en secondeapproximation.
Wi nouséchappera
aussi enpartie.
Mais nous voyons que les
composantes
que nous pou-vonscalculer,
sontprédominantes
auxgrandes
dis-tances de 0
(grands
n).
Ceci constitue uneexplication
intuitive du fait suivant : On nepeut
calculer que les valeurs d’une seule correctionTl,
etcela,
seulementlorsque
estgrand, comparé
à V. Il nous reste main-ptenant,
à comparer la méthode de IÎ. et la méthode de Bons. pourlaquelle
on a été conduit à un résultatanalogue.
La
figure 2
représente
la courbe li’daits le cas actuel avec le choix d’axes ci-dessus.4.
Comparaison
avec la méthode de Born. -Nous avons traité ici leproblème
de la diffractionélec-troniqne,
comme unproblème
spectral.
Dans notrethèse,
nous l’avonsconsidéré,
soit commeunproblème
depropagation
d’ondessphériques
convergents
etdivergentes,
soit comme unproblème
de Dirichlet de caractèrespécial.
Le domaine devientinfini,
et la fonction de Green est déterminée d’une manièreunique, grâce
à la condition d’ «Ausstrahlung » (1).
Nous voulons montrer icil’analogie qui
existe entre leproblême
de Dirichlet et leproblème
spectral,
pourjustifier
les raisonnements duparagraphe précédent.
Pourcela,
nouspartons
duproblème
de Dirichlet.et considérons un domaine D fini,. On
part
d’une fonc-tion 11;"0qui
prend
des valeursimposées
sur la surface extérieure S de1),
etcorres-pondant
à une valeur duparamètre T17,
qui
n’est pas une valeur propre de D(2j.
On introduit lepotentiel
Vet on cherche la modification subie par
W°,
les conditions aux limites restantinchangées.
A la valeur W
correspond
une fonction de Green G. biendéterminée, ctu’o.n peut
développer
en série des fonctions propres de D.1) indice des valeurs propres. l’
point
courant, et()
point
source(voir
Sommerteld,
loc. La méthode desapproximations
successives donne une formule de récurrence entre lesapproximations
etqui
s’écrit,
si l’on yremplace
la fonction de Green par sonexpression
ci-dessus :
et si la
série E
convergeabsolument,
elle ùonnera la fonction vérifiantl’équation
d’ondeperturbée
etprenant
sur 8 les valeursimposées
à lYO.peut
s’écrire(1) SOMMERFELI). l’a" resberielile rl. Deuf. Jfflth.
Ct) Les fonctions propres sont les solutions de A ’F = JJ~ i, Il’ quelconque, et s’anuulauL sur S
Considérons maintenant lin comme un vecteur dans
l’espace
fonctionnel définipar les
fonctions propres de D et écrivonsl’expression
de lacomposante
d’in-clice p
de cevecteur, qui
se déduit fucilementdel’équa-tion
ci-dessus,
-(Elle adoptant
la même notation vectorielle pourl’intégrale
du 2emembre,
qui
n’est autre quelape
com-posante
du vecteurVBlfn-l.)
Cetteexpression
estana-logue
au dernier terme de la 2"équation
(i).
Mais1° ici li’ ne
peut
pas être une valeur propre, ni IV" une fonctionpropre;
les termes en Wl sontsupprimés.
Bien que les
problèmes posés
soientcomplètement
différents,
il y aanalogie
formelledes
premières
approximations. (Les
Wln’apparaissent
qu’au
secondordre). Supposons
que 1rO et Jl" soient très voisins(1)
(I) ’1"0 doit prendre des valeurs différentes de zéro sur la
surface extérieure de U, alors que, par définition, dans le problème spectral, Wj s y annule. On peut concevoir Il’, comme
provenant de la déformation subie par si on augmente
légèrement le domaine 1). Ces raisonnements et définitions ne
sont pas rigoureux.
de la fonction propre
1¡J"j
du domaineD,
de valeur propreU7¡.
Lescomposantes
de etVWj
seront alorspratiquement
les mêmes et on aura mêmescomposantes
Ik"’pj
(spectral)
etWip (Dirichlet),
pourvuque
Ainsi,
seules les valeurs propres voisines de W donneront descomposantes
différentes. Sont ellesimportantes,
dans ledéveloppement
de Celadépend
de la forme de la fonction V. Si V est une fonctionrégulière
et lentementvariable,
elles serontprépondérantes. Mais,
dans unproblème
où V varie trèsrapidement (Ici,
V a unpôle),
il n’en seraplus
de même et les deux méthodespourront
donner pour Wi des résultatséquivalents.
Nous
examinerons, ailleurs,
l’allure desphénomènes
pour un domaine infini.Nous remercions vivement M. L. de
Broglie
avecqui
nous avons eu d’intéressantes et utiles discussions.-