Célébration du dimanche des rameaux année a
CÉLÉBRATION DU DIMANCHE DES RAMEAUX
1. Date du dimanche des Rameaux
La date du dimanche des Rameaux dépend de la date de Pâques car elle est une semaine avant Pâques.
Pour connaître la date du dimanche des Rameaux,
2. Liturgie et messe du dimanche des Rameaux et de la passion
La célébration du dimanche des rameaux comporte deux parties d’abord la liturgie des rameaux, puis la messe de la passion. Le dimanche des Rameaux et de la passion, les ornements liturgiques sont rouges. Cette couleur est à la fois le signe de la royauté de Jésus et de sa passion. Cependant jusqu’au XVIème siècle, on utilisait à Rome des ornements violets et ailleurs des ornements blancs. On marque aussi le lien entre les Rameaux et la Passion, en ornant la croix de l’église avec des branches ou en mettant un bandeau rouge ou violet sur la croix, parfois en décorant le choeur avec des grandes palmes.
3. Bénédiction des Rameaux
Alors que, avant 1955, la bénédiction des rameaux se déroulait dans l’église même, actuellement c’est en un lieu extérieur à l’église, le prêtre fait la bénédiction des rameaux, la bénédiction du buis, il les asperge d’eau bénite et il lit l’évangile de l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem d’après l’un des quatre évangélistes selon les années. Pour la bénédiction des rameaux et la procession des rameaux, le célébrant peut revêtir la chape rouge qu’il dépose à la fin de la procession. Images de la bénédiction TRADITIONS SUR LES RAMEAUX
branches d’arbre utilisées pour la procession des Rameaux
L’Évangile de Saint Mathieu dit que les disciples coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route (Mt 21/8). Ces branches étaient probablement des branches d’olivier. Cependant, l’Évangile de Saint Jean dit que la foule pris des branches de palmier pour acclamer Jésus (Jn 12/13) car c’était une coutume ancienne en orient d’acclamer un héros en agitant des palmes.
Les espèces de branches d’arbre sont très variées. L’usage des palmes existe dans les processions de certaines régions, dans celles des provinces méridionales de l’Espagne et dans celles du Portugal. Dans la plupart des départements français, elles ont été remplacées par des buis, dans quelques-uns par le laurier et en Provence par l’olivier. On utilise des branches d’olivier en Italie, en Espagne. En Angleterre, on bénit le saule marsault, en Hollande, le houx. En Pologne des branchettes de saule symbolisent la renaissance et la résurrection. En Allemagne et en Alsace, on utilise une plante formant une tige de bois ornée de petite sphère duveteuse, dans d’autres pays, des branches d’if ou de sapin.
2. Que fait-on des branches de buis béni ?
À la date du dimanche des Rameaux après la messe et la bénédiction des rameaux de buis, les fidèles rapportent chez eux les branches de buis béni. Ils en ornent les crucifix de leur maison. Dans certaines régions, la Vendée par exemple, ils portent le buis béni au cimetière sur les sépultures de leurs défunts comme signe d’espérance et de foi en la résurrection. L’après-midi, autrefois, à la date du dimanche des rameaux on allait aussi placer un brin de branche à l’entrée de chaque champ pour que la récolte soit abondante et de bonne qualité. À Nice, on attache des branches de laurier à la proue des bateaux.
Les coutumes sont diverses selon les régions et les époques.
On brûle traditionnellement les branches de buis secs le premier jour du carême l’année suivante. On peut apporter à la paroisse les buis secs de l’année précédente.( pris sur le site cybercuré)
Entrée messianique
(Mt 21, 1-11)
Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu Jésus et ses disciples, approchant de Jérusalem, arrivèrent en vue de Bethphagé,
sur les pentes du mont des Oliviers.
Alors Jésus envoya deux disciples en leur disant :
« Allez au village qui est en face de vous ; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et son petit avec elle.
Détachez-les et amenez-les moi.
Et si l’on vous dit quelque chose, vous répondrez :
‘Le Seigneur en a besoin’.
Et aussitôt on les laissera partir. »
Cela est arrivé pour que soit accomplie la parole prononcée par le prophète : Dites à la fille de Sion :
Voici ton roi qui vient vers toi, plein de douceur,
monté sur une ânesse et un petit âne, le petit d’une bête de somme.
Les disciples partirent
et firent ce que Jésus leur avait ordonné.
Ils amenèrent l’ânesse et son petit,
disposèrent sur eux leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus.
Dans la foule, la plupart étendirent leurs manteaux sur le chemin ; d’autres coupaient des branches aux arbres
et en jonchaient la route.
Les foules qui marchaient devant Jésus et celles qui suivaient criaient :
« Hosanna au fils de David !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Hosanna au plus haut des cieux ! »
Comme Jésus entrait à Jérusalem, toute la ville fut en proie à l’agitation, et disait :
« Qui est cet homme ? » Et les foules répondaient :
« C’est le prophète Jésus, de Nazareth en Galilée. »
– Acclamons la Parole de Dieu.
Ce dimanche est particulier. C’est surement un des plus fréquenté de l’année qui mêle fidélité des habitués de la messe dominicale et superstition de nombreuses personnes qui viennent faire bénir un rameau de buis sensé leur apporter bonheur toute l’année.
Il ne faut pas juger, l’Eglise accueille tout le monde !
Lorsque je suis arrivé à Belmont, je me souviens d’une fête traditionnelle : la fête de l’âne.
Tout le tour de l’église des gens présentait des ânes et des ânons. Les enfants pouvaient faire des tours sur ces petites montures. C’était une fête populaire, colorée. Depuis, elle a disparue, et je crois que c’est la fête de la bière qui a pris le relais.
Pourquoi est-ce que je vous parle de cette fête ?
Parce que l’entrée de Jésus en triomphe à Bethphagé, qui est un quartier de Jérusalem se fait sur un âne.
Cet animal, il faut bien le reconnaitre, a une mauvaise réputation en occident Il souffre de la comparaison avec le cheval, la plus belle conquête de l’homme. Et pourtant dans la bible, on le retrouve dans de nombreux passages : il apparait 144 fois dans l’ancien testament et 7 fois dans le nouveau testament.
Il y a même un passage où cet animal parle (Nb 22, 21-32 note n°1)
Dans le premier livre des rois, on apprend que le roi Salamon reçoit l’onction assis sur un âne (1Rois 1, 38-39 note n°2). Salomon est le fils de David. C’est ainsi que l’on appelle Jésus ! On représente l’âne dans la crèche …
Jésus entre en triomphe sur un âne et non sur un cheval comme l’image que le peuple se faisait d’un grand roi. Jésus est roi, mais un roi au service, un roi né dans une mangeoire et non dans un palais. Sa couronne sera d’épines …
Nous sommes comme cet âne, nous portons Jésus sur notre dos, parfois avec fierté lors de la messe des rameaux, où tout le peuple est là pour l’acclamer ou lors des baptêmes et mariages mais parfois avec difficulté lorsque l’on voit nos églises vides, tous les scandales qui minent notre Eglise ou lorsque nous nous sentons impuissants devant les accidents de la vie. Il nous arrive de trébucher sur les pierres du chemin, mais nous essayons de le servir, chacun selon ses talents.
Nous aussi, nous chantons « hosanna » (« Hosanna » (hébreu : אָנע ַׁשוֹה hošana « de grâce, sauve » ou « sauve donc ! »). Dieu sauve ! C’est le nom de Jésus (note n° 3)
Il nous faut tenir bon dans notre foi ! En préparant ces commentaires, j’ai pensé à la parabole du semeur avec ces graines de foi qui dépérissent au milieu des ronces ou sur un sentier
caillouteux.
Pour entretenir notre foi, il faut le bon terreau de la parole ! Lisons la Parole de Dieu chaque jour.
Imprégnons-nous de sa force. Finalement cette épreuve de confinement, n’est-elle pas l’occasion d’ouvrir la bible…
Vivons cette entrée messianique de Jésus dans la joie de la prière Note n°1
21 Balaam se leva de bon matin, sella son ânesse et partit avec les princes de Moab.
22 Mais, comme il partait, la colère de Dieu s’enflamma et l’ange du Seigneur se posta sur le chemin en adversaire, tandis qu’il s’en allait, monté sur son ânesse et accompagné de ses deux serviteurs.
23 L’ânesse vit l’ange du Seigneur posté sur le chemin, son épée dégainée à la main ; elle quitta le chemin et prit par les champs. Balaam frappa l’ânesse pour la ramener sur le chemin.
24 Alors, l’ange du Seigneur se plaça dans un chemin creux qui passait dans les vignes, entre deux murets.
25 L’ânesse vit l’ange du Seigneur et se serra contre le mur, serrant ainsi le pied de Balaam contre le mur, et Balaam se remit à la frapper.
26 L’ange du Seigneur les dépassa encore une fois et se plaça dans un passage étroit où il n’était possible de dévier ni à droite ni à gauche.
27 L’ânesse vit l’ange du Seigneur et se coucha sous Balaam qui s’enflamma de colère et la frappa de sa cravache.
28 Alors le Seigneur ouvrit la bouche de l’ânesse qui dit à Balaam : « Que t’ai-je fait pour que tu me frappes par trois fois ? »
29 Et Balaam dit à l’ânesse : « C’est que tu t’es moquée de moi ! Ah ! si j’avais à la main une épée, à l’instant je te tuerais ! »
30 Et l’ânesse dit à Balaam : « Ne suis-je pas ton ânesse, celle que depuis toujours tu ne cesses de monter ? Ai-je l’habitude d’agir ainsi à ton égard ? » Et lui répondit : « Non ! » 31 Alors le Seigneur dessilla les yeux de Balaam qui vit l’ange du Seigneur posté sur le chemin, son épée dégainée à la main. Balaam s’inclina et se prosterna sur son front.
32 L’ange du Seigneur lui dit : « Pourquoi as-tu frappé ton ânesse par trois fois ? Tu le vois, je suis venu moi-même en adversaire car, à mon gré, ce voyage était précipité.
33 L’ânesse m’a vu, elle, et, par trois fois, elle s’est détournée de moi. Si elle ne s’était pas détournée de moi, c’est toi qu’à l’instant j’aurais tué. Mais elle, je l’aurais laissé vivre. » 34 Balaam dit à l’ange du Seigneur : « J’ai péché. Je ne savais pas que tu étais là, posté devant moi sur le chemin. Mais, maintenant, si c’est mal à tes yeux, je vais m’en retourner. »
Note n°2
38 Alors descendirent le prêtre Sadoc, Benaya, fils de Joad, les Kerétiens et les Pelétiens. Ils placèrent Salomon sur la mule du roi et le conduisirent à Guihone.
39 Le prêtre Sadoc prit dans la Tente la corne d’huile et donna l’onction à Salomon. On sonna du cor et tout le peuple dit : « Vive le roi Salomon ! »
Note n°3
20 Comme il avait formé ce projet, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ;
21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus (c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
Messe de la passion
1. Messe des Rameaux et lecture de la Passion
La bénédiction des rameaux tient lieu de préparation pénitentielle. La messe des Rameaux et de la passion comporte un texte d’Isaïe (50,4-7) sur le serviteur souffrant et un texte de Saint Paul (Ph 2,6-11) sur le Christ abaissé, puis exalté.
On fait ensuite une lecture de la passion, on lit un des récits évangéliques de la passion qui décrit les souffrances et la mort de Jésus. Cette lecture de la passion peut être faite à plusieurs
voix d’une manière dialoguée ( le narrateur, les différents personnages, la foule et les paroles de Jésus). Elle peut être faite aussi en changeant de lecteur aux différents épisodes. La lecture de la passion, un peu longue, que l’on écoute debout nous fait participer à la passion de Jésus.
Au moment de la mort de Jésus, on est invité à s’agenouiller quelques instants dans une attitude d’adoration.
2. Lecture de la passion le Dimanche de la passion et Vendredi saint ?
On lit le récit de la passion le Dimanche de la passion et le Vendredi saint, mais remarquons d’abord que ce n’est pas le même texte, car le Vendredi saint, on lit la passion selon St Jean (18/1 - 19/42). Le dimanche des Rameaux est aussi le dimanche de la Passion, car il ne faut pas séparer la mort du Christ et sa glorification. Il y a aussi une raison pastorale pour lire le récit de la passion le dimanche des Rameaux. En effet, pour bon nombre de personnes qui vont à la messe des rameaux, et qui ne vont pas à la célébration du vendredi saint, on les faire entrer ainsi dans la semaine sainte(pris sur le site cybercuré)
Première lecture
« Je n’ai pas caché ma face devant les outrages, je sais que je ne serai pas confondu » (Is 50, 4-7)
Lecture du livre du prophète Isaïe
Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole,
soutenir celui qui est épuisé.
Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille
pour qu’en disciple, j’écoute.
Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté,
je ne me suis pas dérobé.
J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.
Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.
Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.
– Parole du Seigneur.
Le livre d’Isaïe est en fait une vraie bibliothèque composée de trois livres : Le premier livre ou primo-Isaïe du chapitre 1 au chapitre 39
Contexte historique : la montée en puissance de l’Assyrie jusqu’à la tentative de prise de Jérusalem par Sennachérib
Rédigé vers : 740-701 avant J.-C.
Le deuxième livre ou deutéro-Isaïe Chapitres 40-55
Contexte historique : la montée en puissance de Cyrus, le roi de Perse, annonçant la fin de l’Exil à Babylone. Rédigé vers : 550-539 avant J.-C
Le troisième Isaïe ou trito-Isaïe Chapitres 56-66
Contexte historique: la situation à Jérusalem peu de temps après le retour d’Exil Rédigé vers: 538-450 avant J.-C.
Le texte d’aujourd’hui fait partie du deuxième livre et nous parle d’écoute. L’écoute dans la bible est en fait la confiance. Une des prières les plus connues du peuple juif est le « Chema Israël » (note n°1) ce qui veut dire : écoute Israël (Note n°1)
Cette prière explique nombre de traditions de nos frères juifs. (Note n°2)
Mais, nous, écoutons-nous vraiment la Parole de Dieu ? Récitons-nous nos prières tous les jours avec conviction, sans le faire de façon automatique ?
Aujourd’hui, on ne peut s’empêcher de penser à la passion du christ et l’on comprend pourquoi certains appelle le livre d’Isaïe : le cinquième évangile ! Ce texte qui nous parle d’un serviteur souffrant fait partie des nombreux passages de ce prophète lus pendant la semaine sainte. Jésus est ce serviteur souffrant
Isaïe ose nos dire que la souffrance des hommes n’a rien à voir avec la volonté de Dieu ! Dans un joli passage des actes des apôtres que nous lisons lors de la préparation au baptême, on trouve la question que nous nous posons face à ce texte un peu terrifiant ( note n°3)
Le christ a fait entièrement confiance au Père et subi tous les outrages, malgré l’angoisse terrible au jardin de Gethsémani, Il a souffert sa passion jusqu’à remettre sa vie entre les mains du Père.
Souvent, nous sommes au jardin. Nous souffrons, nous nous angoissons ! Puisse Dieu nous aider à faire face à nos souffrances !
La seule réponse, mes amis, est la résurrection de Jésus !
Note n °1
Couvrez vos yeux avec votre main droite et dites :
Écoute Israël, l’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est Un ! Récitez le verset suivant à voix basse :
Béni soit le nom de la gloire de Sa royauté à tout jamais.
Et tu aimeras l’Éternel ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, avec tout ton pouvoir.
Que les paroles que Je t’adresse aujourd’hui soient sur ton cœur. Tu les enseigneras à tes fils, tu en parleras assis dans ta maison, en marchant sur le chemin ton coucher et à ton lever. Tu les attacheras en signe sur ta main et elles seront comme fronteaux entre tes yeux. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et à tes portes.
Et ce sera, si vous écoutez bien Mes commandements que Je vous ordonne aujourd’hui, d’aimer l’Éternel votre Dieu et le servir de tout votre cœur et de toute votre âme. Je donnerai la pluie de votre terre en son temps, averse d’automne et ondée printemps, et tu récolteras ton blé, ton vin et ton huile. Je donnerai l’herbe dans ton champ pour ton bétail, tu mangeras et tu seras rassasié. Gardez-vous de laisser séduire votre cœur, de vous écarter et de séduire
d’autres dieux, de vous prosterner devant eux. La colère de l’Éternel s’enflammerait contre vous. Il fermerait les cieux, il n ‘ y aurait plus de pluie et la terre ne donnerait plus sa récolte, et vous disparaîtriez bientôt du bon pays que Dieu vous donne. Mettez ces paroles que Je vous énonce, dans votre cœur et dans votre âme, attachez-les comme signe à votre main et qu’elles soient en fronteau entre vos yeux. Vous les enseignerez à vos fils, pour vous en entretenir assis dans votre maison, en marchant sur le chemin, en se couchant et en se levant. Tu
l’écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes afin que se multiplient vos jours et ceux de vos enfants sur la terre que Dieu a juré à vos pères de leur donner, comme les jours des cieux sur la terre.
L'Éternel parla à Moïse en ces termes : Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur de se faire des franges aux coins de leurs vêtements, dans toutes leurs générations, et d'ajouter à la frange de chaque coin un cordon d'azur. Cela formera pour vous des franges dont la vue vous rappellera tous les commandements de l'Éternel, afin que vous les exécutiez et ne vous égariez pas à la suite de votre cœur et de vos yeux, qui vous entraînent à l'infidélité. Vous vous rappellerez ainsi et vous accomplirez tous mes commandements, et vous serez saints pour votre Dieu. Je suis l'Éternel votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d'Égypte pour devenir votre Dieu ; Je suis moi, l'Éternel, je suis votre Dieu
Note n°2
La lecture du shema ( ou chema) est un devoir pour tout homme âgé de plus de treize ans.
Étant une prescription dont les temps sont fixés, elle n'incombe pas aux femmes bien que la pratique soit de la réaliser (au moins le premier verset)40. Cependant, les femmes ne sont pas tenues de le faire dans les délais imposés aux hommes41.
Sont également dispensés les enfants (bien qu'il soit recommandé de les y éduquer dès qu'ils sont en âge de comprendre), les jeunes mariés tant qu'ils n'ont pas consommé et les personnes s'occupant d'affaires publiques42. Il convient par ailleurs, si l'on est occupé lorsque le temps de la récitation arrive, de terminer son ouvrage avant de lire le shema43.
La lecture du shema peut se faire dans toute position dans laquelle on se trouve sauf allongé sur le ventre ou sur le dos (en ces cas, on se couche sur le flanc, même si l'on est indisposé)44. Il est permis de la réaliser dans la langue vernaculaire45.
Elle nécessite une intention (kavana) particulière de réaliser la prescription, au moins sur le verset du shema Israël ; c'est pourquoi il est recommandé de lire le verset à voix haute, de prolonger la lecture du verset en allongeant le dernier mot (e'had « Un »)
Note n°3
26 L’ange du Seigneur adressa la parole à Philippe en disant : « Mets-toi en marche en direction du sud, prends la route qui descend de Jérusalem à Gaza ; elle est déserte. » 27 Et Philippe se mit en marche. Or, un Éthiopien, un eunuque, haut fonctionnaire de
Candace, la reine d’Éthiopie, et administrateur de tous ses trésors, était venu à Jérusalem pour adorer.
28 Il en revenait, assis sur son char, et lisait le prophète Isaïe.
29 L’Esprit dit à Philippe : « Approche, et rejoins ce char. »
30 Philippe se mit à courir, et il entendit l’homme qui lisait le prophète Isaïe ; alors il lui demanda : « Comprends-tu ce que tu lis ? »
31 L’autre lui répondit : « Et comment le pourrais-je s’il n’y a personne pour me guider ? » Il invita donc Philippe à monter et à s’asseoir à côté de lui.
32 Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : Comme une brebis, il fut conduit à l’abattoir ; comme un agneau muet devant le tondeur, il n’ouvre pas la bouche.
33 Dans son humiliation, il n’a pas obtenu justice. Sa descendance, qui en parlera ? Car sa vie est retranchée de la terre.
34 Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle- t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? »
35 Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.
36 Comme ils poursuivaient leur route, ils arrivèrent à un point d’eau, et l’eunuque dit :
« Voici de l’eau : qu’est-ce qui empêche que je sois baptisé ? »
38 Il fit arrêter le char, ils descendirent dans l’eau tous les deux, et Philippe baptisa l’eunuque.
Psaume
(Ps 21 (22), 8-9, 17-18a, 19-20, 22c-24a)
R/ Mon Dieu, mon Dieu,
pourquoi m’as-tu abandonné ? (Ps 21, 2a) Tous ceux qui me voient me bafouent, ils ricanent et hochent la tête :
« Il comptait sur le Seigneur : qu’il le délivre ! Qu’il le sauve, puisqu’il est son ami ! »
Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m’entoure.
Ils me percent les mains et les pieds ; je peux compter tous mes os.
Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement.
Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide ! Tu m’as répondu !
Et je proclame ton nom devant mes frères, je te loue en pleine assemblée.
Vous qui le craignez, louez le Seigneur.
Juste avant sa passion, Jésus priait les psaumes avec ses disciples. ( je vous rappelle qu’ils ont été écrits entre 600 et 520 avant JC)
Ce psaume semble une prophétie, véritable description des événements à venir !
Son écriture est peut-être contemporaine de l’écriture de la première lecture. De la Passion à la louange, il nous prépare à la longue lecture de la passion…
Ceux qui craignent sont en réalité ceux qui croient ! Deuxième lecture
« Il s’est abaissé : c’est pourquoi Dieu l’a exalté » (Ph 2, 6-11)
Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Philippiens Le Christ Jésus,
ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.
Mais il s’est anéanti,
prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes.
Reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé,
devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom
qui est au-dessus de tout nom, Afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse
au ciel, sur terre et aux enfers,
et que toute langue proclame :
« Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.
– Parole du Seigneur.
Ce texte très célèbre que l’on appelle l’hymne au Christ suit un schéma, qui, si vous êtes attentifs est celui de l’histoire de Jésus. C’est la base de notre foi !
Tous les textes nous parlent…
La situation de Dieu : « Jésus ayant la condition de Dieu » (deuxième lecture), il est le messie (entrée messianique), « Le Seigneur mon Dieu » (première lecture. « Qu’Il le sauve puisqu’Il est son ami ! » (Psaume)
Son abaissement à la condition d’homme.
Sa passion dans la première lecture, le psaume et la deuxième lecture Sa mort sur la croix (deuxième lecture)
Et enfin la gloire…
Ce mouvement est celui du baptême par immersion (plutôt rare maintenant, nous préférons l’aspersion !) : nous sommes plongés dans la mort du Christ puis nous ressuscitons avec Lui Tous ces textes nous amènent de l’acclamation de Jésus, le messie de Dieu, à la passion du Christ et surtout à sa résurrection.
Nous sommes tous baptisés, fils de Dieu, frères en Christ…
Puissions-nous, tous ensemble, vivre ce chemin vers pâques. Restez unis par la prière, appelez-vous les uns les autres, n’oubliez pas les anciens.
Utilisez les nouvelles techniques pour communiquer Commencez à penser à la suite
Mes amis, comme d’habitude, malheureusement maintenant, je vous envoie un joli petit texte :
Une jeune femme visite sa mère et lui parle de sa vie et comment elle a de la difficulté à passer à travers chaque journée. Elle ne sait pas comment elle va s'en sortir et elle envisage d'abandonner. Elle est tellement fatiguée de se battre continuellement. Elle a l'impression que lorsqu'un problème est résolu, un nouveau se présente.
Sa mère l'amène à la cuisine. Elle remplit trois casseroles d'eau et les place sur le feu. L'eau se met à bouillir rapidement. Dans la première casserole, la mère ajoute des carottes. Elle met des oeufs dans la deuxième casserole et elle met des grains de café moulu dans la troisième.
Elle laisse reposer et bouillir, sans dire un mot.
Au bout d'un moment, elle ferme le feu. Elle égoutte les carottes et les place dans un bol. Elle sort les œufs et les met dans un bol. Finalement, elle vide le café dans un bol. Se tournant vers sa fille, elle demande :
- Dis-moi ce que tu vois ?
- Des carottes, des œufs et du café, répond la fille.
Sa mère lui demande de se rapprocher des carottes. La fille note que les carottes sont molles.
La mère lui demande ensuite de prendre un œuf et de briser la coquille, ce que fait la fille.
Cette dernière observe alors que l'oeuf est dur. Finalement, la mère demande à sa fille de goûter au café. La fille sourit en goûtant à l'arôme riche du café. La fille lui demande ensuite : - Qu'est-ce que ça signifie, maman ?
Sa mère lui explique que chacun de ces objets a fait face à la même adversité : de l'eau
bouillante. Chacun a réagi différemment. Les carottes sont arrivées fortes et dures. Cependant, après avoir été soumises à l'eau bouillante, elles se sont ramollies et sont devenues faibles.
Les oeufs étaient fragiles. Leur coquille mince protégeait leur liquide intérieur, mais après avoir passé du temps dans l'eau bouillante, ils sont devenus plus durs à l'intérieur. Les grains de café moulu étaient uniques, quant à eux. Après avoir été soumis à l'eau bouillante, ils ont changé l'eau.
La mère demande à sa fille :
- Lequel es-tu ? Quand l'adversité frappe à ta porte, comment réagis-tu ? Es-tu une carotte, un oeuf ou un grain de café ?
Souviens-toi de ceci : Lequel suis-je ? Suis-je la carotte qui semble forte, mais qui devient molle et perd de sa force devant la douleur et l'adversité ?
Suis-je un œuf qui débute avec un cœur malléable mais qui change quand la situation se réchauffe ? Ai-je un esprit fluide, mais après un décès, une rupture, une difficulté financière ou un autre défi, suis-je devenu plus dur et fermé ? Et si ma coquille ressemble à toutes les autres, du côté intérieur, suis-je amer et dur avec un esprit rigide et un cœur de pierre ? Ou suis-je un grain de café ? Le grain, en fait, change l'eau chaude, la circonstance qui amène la douleur. Lorsque l'eau devient chaude, il relâche sa fragrance et sa saveur. Si tu es comme le grain de café, quand les choses semblent être les pires, tu deviens meilleur et tu changes la situation autour de toi.
Quand les temps semblent les plus sombres et que les difficultés sont les plus grandes, est-ce que tu t'élèves à un autre niveau ? Comment gères-tu l'adversité ? Es-tu une carotte, un œuf ou un grain de café ?
Soyons tous des grains de café !!!
Je vous invite maintenant à lire le récit poignant de la passion selon saint Matthieu