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Culte des Rameaux mars

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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Culte des Rameaux 2021 – 28 mars o Accueil : Armelle

o Jeu d’orgue (Malaïka) o Invocation-salutation

« Eclate de joie, Jérusalem ! Pousse des acclamations, Fille de Sion ! Regarde, ton roi vient à toi, juste et victorieux,

Humble et monté sur un âne,

Sur un ânon, le petit d’une ânesse » (Zach 9 :9) La prophétie de Zacharie est pour nous ce matin.

Ces paroles d’encouragement, destinées au départ à des croyants en souffrance, dispersés en diaspora, résonne pour nous de manière particulière en ce 1er jour de la Semaine Sainte, et en situation de reconfinement partiel.

C’est chacun de nous que Dieu invite ce matin à être dans la joie et à regarder ce roi qui veut entrer dans nos cœurs et dans nos vies, tout comme il est entré à Jérusalem. C’est avec sa grâce, sa joie et sa paix qu’il veut entrer dans nos vies.

Préparons-nous à donner de l’ampleur à nos cœurs, de l’espace en nos vies pour l’accueillir.

Au ps 24, le psalmiste invite d’ailleurs :

« Portes, relevez vos linteaux ; haussez-vous, portails éternels, pour que le grand Roi fasse son entrée !

-Qui est ce grand Roi ?

-C’est le Seigneur, le puissant héros, le Seigneur, le héros des combats.

Portes, relevez vos linteaux ; haussez-vous, portails éternels, pour que le grand Roi fasse son entrée !

-Qui est ce grand Roi ?

C’est le Seigneur de l’Univers, c’est lui le grand Roi. » (Ps 24 : 7-10) o Louange : Prions

Seigneur, aujourd’hui commence la Semaine Sainte.

Je ne veux pas que cette semaine ressemble à n’importe quelle autre semaine de l’année.

Je ne veux pas demeurer indifférent aux mystères de ta passion et de ta mort.

Seigneur, je veux être là avec la foule pour te louer et pour te glorifier.

Je ne veux pas être seulement un spectateur.

Tu es vraiment le Roi qui vient au nom du Seigneur !

Aujourd’hui, dimanche des Rameaux, tu entres à Jérusalem, accompagné des acclamations de la foule.

Tu mérites ma louange pour toutes les grandes choses que tu as faites et que tu fais encore.

Tu mérites ma reconnaissance éternelle pour tout ce que tu as fait pour moi.

Seigneur, montre-moi ta gloire !

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Que je te loue comme le peuple l’a fait en ce premier dimanche des Rameaux.

Accorde-moi ta grâce, que je chante sans cesse tes louanges non seulement par mes mots mais également par mes actions.

o Chant 33/31 : 1,2,3 « Hosanna, hosanna » o Prière : « La voici donc la Semaine Sainte »

La voici donc la semaine sainte, une semaine pas comme les autres.

Celle où toi Jésus, courageusement, tu montes vers Jérusalem, vers ton ultime destin.

Tu remets toute chose entre les mains de Dieu, ton Père, et tu avances sans regarder en arrière.

Seigneur en cette semaine, fais-moi la grâce de rester tout près de toi.

Que sur le chemin que tu traces devant moi j’avance sans hésiter avec un coeur sans partage, le regard tourné vers toi.

Dans les étapes difficiles, apprends-moi à dire :

“Père, je ne te comprends pas mais je te fais confiance !"

Sœur Lina (Livre de prières, Edition Olivétan, p 437)

Or, trop basses, trop étroites les portes de Jérusalem ! Pour l’entrée du roi glorieux, il les faudrait plus hautes, Pour celui qui vient, il les faudrait plus larges !

Alors, oui,

Portes, levez vos linteaux ! Elevez-vous portes éternelles, laissez entrer le roi de gloire !

Désir d’honorer qui est plus grand que moi,

Besoin de me ranger sous une loi, sous une puissance ; Désir qu’il triomphe …. Et qu’avec lui, je triomphe !

(J’ai tellement besoin de reconnaissance, de valorisation, des projecteurs braqués sur moi ….)

Portes, levez vos linteaux ! Elevez-vous portes éternelles, laissez entrer le roi de gloire !

Le voici, il vient … il vient .. sur un âne ! Déjà la porte est trop large pour lui, Déjà la porte est trop haute pour l’âne ! Ô pur triomphe,

Triomphe de l’humilité, en Lui, rendue divine !

Emmène-moi, Seigneur, sur ce chemin de l’humilité et du service.

Amen

o Paroles de Vie :

I Jean 3 : 20 : « Si notre cœur nous condamne, Dieu est plus grand que notre cœur, et il connaît toutes choses ».

Dieu - Père, Fils et Saint Esprit - nous a placés sous la marque de sa grâce. Nous sommes pardonnés et rendus justes.

Exprimons notre reconnaissance et confessons notre foi par le

o Chant 33/35 : 1,2,3 : «Jésus, Sauveur, nous t’acclamons »

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o Illumination :

Esaïe déclare ce matin, dans les lectures du jour, en son chap 50 :

« 4Le Seigneur DIEU m’a donné le langage des disciples, pour que je sache soutenir par une parole celui qui est épuisé ; chaque matin, il

éveille, il éveille mon oreille, pour que j’écoute à la manière des disciples.

5Le Seigneur DIEU m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas rebellé et je ne me suis pas dérobé. »

« Seigneur, nous te prions ce matin : éveille nos oreilles, que nous

écoutions nous aussi à la manière des disciples, que nous puissions entrer dans la voie que Tu nous traces, et ainsi soutenir de nos mots ceux qui sont chargés, déçus, épuisés. Amen»

o Lectures bibliques : Geneviève Clospain - Phil 2 : 4-11 : Hymne christologique

- Marc 11 : 1-10 : Entrée de Jésus à Jérusalem

o Chant 33/34 : 1,2 : « Hosanna au plus des cieux » o Méditation

o Jeu d’orgue

o Prière d’intercession :

En ce jour des Rameaux, nous te rendons grâce, Seigneur, pour la joie et l’espérance dont tu pares nos vies. Merci pour la perspective de cette Semaine Sainte au cours de laquelle ton amour pour nous et ta gloire seront rendus manifestes.

Nous te rendons grâce pour la force que tu nous donnes quand nous sommes nombreux à nous réjouir et à célébrer ensemble ta Vie.

Nous te rendons grâces aussi pour la force que tu nous donnes d’être plus résistants ensemble dans l’épreuve.

Tu connais, Seigneur, les épreuves que traversent plusieurs membres de notre communauté, les maladies qu’ils ont à affronter, le combat qu’ils ont à mener contre l’inquiétude et l’incertitude.

Tu connais mieux que nous les répercussions sur les corps, sur les cœurs, sur les esprits, sur les équilibres familiaux.

Nous te les remettons, nous te les confions, pour que tu accueilles

chacune de leurs émotions, chacune de leurs pensées, chacune de leurs peurs. Que ta paix les rejoigne là où ils en sont de leur parcours avec toi.

Que ton Esprit les accompagne et les guide vers le discernement, la lutte, l’acceptation, ou le lâcher-prise.

Nous te prions pour ton Eglise, ton corps sur cette terre,

qui travaille à te rendre présent, visible, tangible dans les défis que rencontrent tous tes enfants dans ce monde injuste et malmené.

Nous pensons particulièrement à la Birmanie, à sa population qui paie un lourd tribut en s’opposant aux forces armées putschistes.

Nous pensons aux Chrétiens d’Orient, persécutés en raison de leur foi et de leur amour pour toi.

Nous pensons à l’EPR, notre Eglise-sœur au Rwanda, tout particulièrement au district de Zinga, ses fidèles, ses communautés, ses anciens, ses

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pasteurs, qui accomplissent du mieux qu’ils peuvent la mission que tu leur as confiée.

Nous te prions pour tous nos concitoyens lassés et abattus par cette crise qui n’en finit pas, pour tous ceux et celles qui sont économiquement et moralement atteints par les mesures sanitaires imposées.

Que ta Parole de réconfort et d’espérance les rejoigne et les porte.

Au nom de ton Fils, celui qui a suivi le chemin de l’abaissement mais que tu as exalté,

Notre Seigneur et Maître, Amen.

o Annonces : Armelle

- Tournée de la Cellule du Cœur : lundi 29 à 18h30, RDV au parking derrière la Gare Centrale.

- Culte de Vendredi Saint : podcast audio disponible sur le site.

- Séance de KTI : samedi 3 avril de 10h à 12h en visioconférence.

- Culte de Pâques en visio-conférence : le 4 avril à 10h30

- Portons dans la prière plusieurs familles de la Communauté qui sont dans l’épreuve à cause de la maladie.

o Exhortation-bénédiction

« Ayez entre vous les sentiments qui viennent de JC : « Il possédait depuis toujours la condition divine, mais il n’a pas estimé qu’il devait chercher à se faire de force l’égal de Dieu. Au contraire, il a de lui-même renoncé à tout ce qu’il avait et il a pris la condition de serviteur.. il a accepté de vivre dans l’humilité et s’est montré obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix. » (Phil 2 : 5-6,8)

A l’entrée de cette Semaine Sainte, déposons devant le Christ ces vêtements qui nous encombrent et suivons-le sur le chemin du dépouillement, de l’abaissement et du service.

Il nous entraîne sur le chemin de la Vie en abondance, pour nous et pour tous ceux que nous rencontrerons.

La grâce, la joie et la paix sont avec nous tous ! C’est inébranlable !

Amen

o Chant All 62/79 : 1,2 : « Rendons gloire à Dieu notre Père » o Jeu d’orgue final

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Méditation

Nous touchons au but : Jésus est presque à Jérusalem.

Au cours de 3 années de ministère, il en aura usé des sandales sur les routes de Galilée, de Samarie et de Judée:

il a marché, il a observé et il a vu ;

il a fait des rencontres, il a écouté et parlé ; il a été ému et il a agi ;

rencontres, enseignements, paraboles, controverses, signes, miracles, guérisons …

que de traces laissées sur toutes ces routes de la rebelle Galilée, de la païenne Décapole, de l’hérétique Samarie, de la chère Judée … auprès de tant d’inconnus dont la vie a été à jamais transformée.

Que de bouleversements dans la vie de celles et ceux qu’il a rencontrés, compris, rejoints ….

Que de bouleversements dans sa propre vie, sa propre foi, sa propre découverte de sa mission …

A présent, Jérusalem est en vue, terme de son voyage. C’est là que va s’accomplir ce pour quoi il est venu. Là, va être manifestée la teneur

profonde de sa vie, de sa mission, de ce pour quoi Dieu le Père envoie son Fils. Là, va se révéler le cœur de sa vie : l’abaissement en vue du

relèvement de tous.

Et là à nouveau, il va surprendre et être surpris …

L’épisode de l’âne atteste que Jésus se situe bien dans la ligne des annonces du Premier Testament, et notamment des prophètes …

rappelons-nous l’annonce de Zacharie au peuple désemparé, dispersé en Diaspora, au 4ès : Eclate de joie, Jérusalem ! Pousse des acclamations, ville de Sion !

Regarde, ton roi vient à toi, juste et victorieux, Humble et monté sur un âne,

Sur un ânon, le petit d’une ânesse » (Zach 9 :9)

C’était clair depuis des siècles : le libérateur attendu tracera ce chemin de libération non par les armes, ni par la force d’une violence destructrice, mais par la puissance de l’humilité, de la simplicité, du

renoncement, par la transformation des cœurs renonçant au rapport de forces.

Voilà ce que représente ce petit âne (sur lequel personne ne s’est jamais assis) : il est profondément signe messianique, et non « animal par défaut »- parce que Jésus n’aurait pas trouvé de cheval, signe de puissance et de victoire.

L’âne est une manifestation de plus de ce que Jésus est venu initier dans notre monde, ce qu’il est venu mettre en œuvre pour enclencher la

dynamique nouvelle du Royaume : l’humilité, la simplicité, le service comme voies de réalisation et l’installation du Royaume.

A sa manière, Paul l’exprime dans ce magnifique hymne de Phil 2 : « Il possédait depuis toujours la condition divine, mais il n’a pas estimé qu’il devait chercher à se faire de force l’égal de Dieu. Au contraire, il a de lui- même renoncé à tout ce qu’il avait et il a pris la condition de serviteur.. il

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a accepté de vivre dans l’humilité et s’est montré obéissant jusqu’à la mort, la mort sur la croix. » (Phil 2 : 6-7)

Voici donc Jésus, accompagné de ses disciples qui jettent leurs vêtements sur l’âne pour que son périple soit plus agréable.

Selon le narrateur, « beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur le chemin et d’autres des rameaux qu’ils coupèrent dans les champs »(Mc 10 :8)

Volonté de témoigner de l’honneur, du respect pour celui qui arrive, précédé de sa réputation ? probablement … ces vêtements et branchages étaient comme un « tapis rouge » pour honorer « Celui qui vient au nom du Seigneur, Celui qui annonce la venue du Règne qui vient, celui de David » (Mc 10 : 9-10) ….

Mais le malentendu était déjà là : ils honoraient un Messie à leur image, selon leur conception …..

Nous savons tous très bien que cette foule exubérante qui encense

« son » messie, sera la même que celle qui, au Vendredi Saint, entrainée par les chefs religieux, vocifèrera devant Pilate « Crucifie-le ! ».

Ne la jugeons pas trop vite … Vendredi soir, pendant le partage au GMN (groupe de maison nord), quelqu’un disait que nous avions plus de choses à nous reprocher à nous, qu’à eux, parce que nous nous savons … et que nous n’embrayons toujours pas le pas.

La foule des Rameaux n’a pas saisi, n’a pas compris, elle a retourné sa veste, en foule versatile qu’elle était.

Mais nous, nous savons, disait cette participante… et nous ne sommes souvent pas plus glorieux dans notre obéissance, dans notre façon de suivre le Christ sur le chemin de l’abaissement, du service, du

renoncement au pouvoir, ce à quoi Paul nous invite dans son épître.

Revenons un moment sur la manière dont les gens présents voulaient témoigner leur respect à Jésus : ils déposent devant lui, sur son chemin leurs vêtements . Que pouvons-nous en comprendre ?

Dans la Bible, le vêtement est investi de plusieurs fonctions :

* le vêtement couvre la nudité, par pudeur : rappelons-nous Adam et Eve qui, après avoir désobéi et enfreint la limite en mangeant le fruit, se

protègent du regard de Dieu et se cachent dans le jardin « car ils ont honte » ; avant ce franchissement de l’interdit, ils vivaient dans la confiance de la relation et exposaient leur nudité, leur intimité sans crainte.

A présent qu’ils ont honte, ils se sont faits des ceintures de feuilles de figuier pour voiler leur intimité. Dieu, alors, leur donne des vêtements de peaux …

Dans l’Ancien Testament, la métaphore du vêtement et de la nudité est employée chez les prophètes pour désigner l’évolution de la relation d’Israël à Yahvé.

L’état du vêtement symbolise la situation spirituelle des hommes, la rupture de l’homme avec Dieu, attendant « le vêtement du salut » dont l’homme doit être revêtu, symbole de la grâce retrouvée, espérance de

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gloire. (Il y a 15 jours, lors des baptêmes d’Henri et de Haron, nous entendions Paul nous inviter à revêtir le Christ, vêtement du salut.)

* Le vêtement sert de protection aussi : il fait office de couverture pour le pauvre qui s’y enroule pour la nuit : il protège des aléas du climat. Il est d’ailleurs interdit de retenir le manteau d’un pauvre au-delà de la fin de journée. Le manteau est signe de protection.

* Le vêtement est- par de-là la nécessité matérielle pour la personne- la première manifestation de son identité, il est la marque de son

indépendance et de sa dignité : le vêtement d’un patriarche ne sera pas le même que celui d’un esclave. (Pensons à la fameuse tunique de Joseph) Le vêtement est tellement chargé de symbolisme que, si on le perd, il exprime la perte de liberté, et parfois la négation de sa propre identité.

En voyant donc tous ces gens déposer leurs vêtements devant Jésus sur le chemin,

nous pourrions nous voir nous-mêmes à leur place, et nous pouvons y voir un profond sens spirituel : nous pourrions voir dans ce geste le signe de cette remise de nos vies entre ses mains à lui :

* En déposant nos vêtements, nous déposerions devant lui l’état de notre vie spirituelle, notre situation de rupture avec Dieu, le manque de

confiance que nous avons en nous-mêmes et notre besoin de Lui pour venir nous libérer de ce qui oppresse.

* Parallèlement, nous pourrions aussi par ce geste déposer devant lui nos sécurités, ce que nous considérons être notre assurance, nous défaire de ce dont nous nous parons, nous nous entourons pour nous assurer nous- mêmes notre protection (les sécurités que nous élaborons au lieu de nous en remettre à lui en confiance, pour le laisser nous mener sur les chemins de l’intimité qui construit l’intériorité).

* Finalement, en déposant nos vêtements devant lui, nous renoncerions à

« vouloir être » et « briller » par nous-mêmes pour accepter de paraître devant lui, tels que nous sommes, sans artifices, sans fards, sans illusion de ce que nous pensons être ou ce que nous méritons au vu de nos

qualités, de ce que nous accomplissons…

Ces vêtements parlent de nous, de qui nous sommes, de ce que nous sommes appelés à être ; ils nous disent comment grandir dans le sillage de Celui que nous voulons honorer.

Comme le disent ces textes de Marc et de Phil 2, c’est le chemin de la confiance, de la simplicité, de l’humilité, de l’abaissement volontaire dans l’obéissance qui sont les voies pour vivre notre état de disciples, de

serviteurs du Maître.

Ne blâmons pas cette foule du jour des Rameaux, pour la versatilité qui sera la sienne 5 jours plus tard … Nous ne savons pas comment nous

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aurions nous-mêmes réagi de voir nos fantasmes de puissance réduits à néant …

Inspirons-nous plutôt de ses gestes de déférence et de confiance envers le Christ pour diriger nos propres vies vers le service, l’abaissement, le soin au plus petit, dans la simplicité et la bienveillance.

Ce sera notre manière de témoigner que le chemin de Vendredi Saint à Pâques est la voie vers la Vie.

Que ce geste de la foule nous inspire et nous conduise pendant cette Semaine Sainte qui s’ouvre devant nous.

Amen

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