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Les métiers de l enseignement

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Academic year: 2022

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S

© Gorodenkoff / iStock

Les métiers de l’enseignement

En transmettant des savoirs et des méthodes, en valorisant les aptitudes de quelque 12 millions d’élèves ou en formant des citoyen·ne·s, les enseignant·e·s jouent un rôle clé dans la société. En dépit des restrictions de budget, le secteur continue de recruter.

ecteur et emploi

La formation des enseignant·e·s évolue

L’accès aux métiers de l’enseignement se fait principalement par concours. La formation évolue à partir de la rentrée 2021. Les épreuves qui se déroulaient jusque-là en M1 auront lieu un an plus tard, soit à la fi n de la deuxième année de master.

Des possibilités variées

La France compte plus d’un million d’enseignants.

Professeur de maternelle, de lycée professionnel, enseignant du supérieur… les métiers de l’enseigne- ment recouvrent de nombreuses situations. Selon le cas, le temps passé devant les élèves est différent : 25h hebdomadaires pour un professeur des écoles, 18h pour un professeur certifi é dans le secondaire, 15h pour un agrégé…

l’éveil des enfants, leur développement culturel et social, tandis qu’en lycée professionnel, vous forme- rez des élèves à une discipline ou à un métier.

Loi Pour une École de la confi ance

La loi Pour une École de la confi ance a été promul- guée en juillet 2019. Elle met en place, entre autres, Stage d’observation

MEEFM1 MEEFM1

L3 MEEFM1

L3 L2

2.41

3 PARCOURS PROGRESSIFS POUR DEVENIR ENSEIGNANT·E

Réforme : à partir de 2022, les concours de l’enseignement (CRPE et Capes) seront déplacés en fin de master 2.

Fonctionnaire stagiaire : enseignement et formation adaptée au parcours

Co-intervention

Observation et participation à des dispositifs

Enseignement

AVEC UNE L1

Poursuite de la licence en pré-professionnalisation

AVEC UNE L3 Entrée en master MEEF Possibilité d’alternance avec mission d’enseignement

MEEFM2

AVEC UN M2 DISCIPLINAIRE Concours

TITULARISATION

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création de nouvelles écoles internationales, les éta- blissements publics locaux d’enseignement interna- tional.

Pour une entrée progressive dans le métier d’ensei- gnant, un dispositif de préprofessionnalisation est accessible dès la L2 et jusqu’au M1.

À partir de la rentrée 2021, une nouvelle formation pluridisciplinaire en licence (PPE) sera proposée dans 22 académies aux bacheliers intéressés par le métier de professeur des écoles.

Une refonte de la formation des enseignants est éga- lement prévue. Pour homogénéiser la formation des professeurs au niveau national, les Espé deviendront des Inspé (instituts nationaux supérieurs du profes- sorat et de l’éducation). Les formations compren- dront 800h de cours, sur 2 ans.

Les concours de l’enseignement (CRPE, Capes, Ca- pet…) sont également modifiés. Les candidats de- vront passer deux épreuves écrites et deux épreuves orales qui porteront sur la maîtrise disciplinaire ainsi que sur la capacité à conduire une séance pédago- gique. De plus, les épreuves, aujourd’hui placées en fin de master 1, seront déplacées en fin de master 2 à partir de 2022 afin d’alléger l’année de master 2 qui, jusqu’à présent, allie travail à mi-temps avec des élèves et formation.

www.education.gouv.fr/cid143616/la-loi-pour-une- ecole-de-la-confiance.html

Différents concours

L’accès aux métiers de l’enseignement se fait par concours. Différents concours existent selon le mé- tier et le secteur (public ou privé) visés.

Très prisés, ces concours attirent néanmoins de moins en moins de candidats. Après une édition 2020 marquée par une réelle chute d’attractivité, les inscriptions ont légèrement repris en 2021.

Si le nombre d’inscription aux concours externes du Capes (professeur de collège et lycée) et de l’agréga- tion s’est globalement stabilisé, le concours externe du CRPE a enregistré une hausse de près de 10 000 candidats supplémentaires inscrits.

À savoir : le concours de professeur des écoles est un concours académique : certaines académies pro- posent beaucoup plus de postes que d’autres.

Une pénurie dans certaines disciplines

Certaines matières sont confrontées à une vraie pénurie de candidats. C’est le cas notamment de l’allemand, des lettres classiques (latin, grec…), des mathématiques et de la physique-chimie, pour lesquelles il n’y a pas assez d’admis pour combler les besoins (1 167 postes offerts en maths au Capes externe pour 1 045 admis en 2020, par exemple).

Rémunération

En réussissant les concours de l’Éducation natio- nale, vous deviendrez fonctionnaire : votre salaire sera défini selon une grille indiciaire ce qui vous garantit des augmentations régulières en fonction de votre ancienneté. Certaines indemnités ou primes peuvent vous être versées au cours de votre carrière en fonction de votre situation (installation, ensei- gnement en éducation prioritaire…).

Une fois le concours obtenu, vous devenez fonc- tionnaire stagiaire. Vous percevez une rémunération de 1 828 € brut par mois (hors primes d’entrée et d’installation) si vous êtes certifié, de 2 109 € si vous êtes agrégé. Après 30 ans de carrière, vous ga- gnerez 3 889 € (hors indemnités et primes) en étant certifié, 4 747 € si vous êtes agrégé.

Être fonctionnaire de l’Éducation nationale vous permet d’envisager facilement une évolution pro- fessionnelle. Spécialisation, changement de public, fonctions d’encadrement… les possibilités sont nombreuses. Le détachement, la mise à disposition ou la disponibilité sont trois dispositifs qui vous permettent, pendant quelques années, d’exercer un métier différent.

À LIRE AUSSI

Professeur·e des écoles n° 2.42 Professeur·e de lycée et collège n° 2.43 Professeur·e de lycée professionnel n° 2.442 Professeur·e d’établissement agricole n° 2.443 Enseignant·e du supérieur n° 2.45

Les métiers de la formation et de l’insertion professionnelle n° 2.47

Professeur·e d’éducation physique et sportive n° 2.481

POUR EN SAVOIR PLUS

Pour plus d’infos sur le secteur, l’emploi et les métiers de l’enseignement, consultez notre sélection de ressources.

Sites de référence, voir liste 1 du carnet d’adresses.

Organismes de référence, voir liste 2 du carnet d’adresses.

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Enseigner sans le concours

Il est possible de postuler et d’enseigner sans avoir réussi les concours de l’enseignement. Ces ensei- gnants sont appelés « contractuels » et sont recrutés par les académies pour une année scolaire ou moins, avec possibilité de reconduction. Ils ne sont pas fonc- tionnaires et occupent des postes vacants ou effec- tuent des remplacements de professeurs absents.

Pour être enseignant contractuel, il faut remplir cer- taines conditions de diplômes :

• premier degré : bac + 4 minimum ;

• second degré, disciplines générales : bac + 3 dans la discipline concernée ;

• second degré, disciplines technologiques et pro- fessionnelles : bac + 3 ou diplôme technique (CAP, bac pro, BTS…) ou expérience profession- nelle significative.

Avec la baisse des candidats aux concours des der- nières années, de plus en plus de contractuels sont recrutés par les académies.

Le statut reste cependant précaire : les contractuels ne bénéficient pas des salaires et des avantages des fonctionnaires. De plus, les contrats peuvent être très courts (quelques jours parfois).

Pour l’Éducation nationale, www.education.gouv.fr Pour l’enseignement privé catholique sous contrat, enseignement-catholique.fr/devenir-enseignant rubrique Je suis dans la vie active

Conditions de travail et qualités requises

Selon le niveau dans lequel vous enseignez, vous n’aurez pas les mêmes conditions de travail et vous ne devrez pas mettre en place exactement les mêmes qualités au quotidien. Cependant, dans tous les cas, la pédagogie, l’adaptabilité, la patience, le sens de l’écoute et l’autorité sont des qualités indispensables.

Certaines classes ou certains établissements peuvent également être plus difficiles que d’autres. C’est le cas, par exemple, des établissements classés en réseau d’éducation prioritaire où les enseignants sont parfois confrontés à davantage de difficultés scolaires et sociales.

ENTRER DE MANIÈRE PROGRESSIVE DANS LE MÉTIER Un dispositif de préprofessionnalisation est désormais accessible de la 2e année de licence à la 1re année de mas- ter pour les étudiant·e·s intéressé·e·s par le métier d’ensei- gnant : observation et participation à des dispositifs mis en place par l’Éducation nationale, co-intervention avec le pro- fesseur, prise en charge d’une classe en responsabilité…

Selon le niveau de l’étudiant·e, les missions varient mais se déroulent toujours sous la responsabilité d’un tuteur. Recruté·e·s sur contrat de 8h hebdomadaires, les étudiant·e·s sont rémunéré·e·s de 700 € à 980 € selon le niveau (L2, L3 ou M1) pendant 12 mois. Ce revenu peut être cumulé avec une bourse universitaire.

Les concours

Pour vous présenter à la plupart des concours de l’Éducation nationale, vous devez être titulaire d’un bac + 5 (master 2).

Pour préparer les concours : le master MEEF

Le master métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation (MEEF) constitue la voie principale et recommandée pour toutes les personnes qui se des- tinent aux métiers de l’enseignement, même si les concours restent accessibles avec un autre master.

Il est ouvert aux étudiants titulaires d’une licence et sous certaines conditions aux titulaires d’une 1re année de master, d’un master ou d’un diplôme équivalent.

Une formation en alternance

Le master MEEF intègre une préparation au concours (vous passerez le concours en fin de 1re année du master) et introduit une véritable formation en alter- nance en 2e année de cursus.

Il se prépare dans l’un des 31 instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation (Inspé).

4 mentions

Le master MEEF se décline en 4 mentions différentes, formant chacune à une ou plusieurs professions :

• master MEEF 1er degré pour devenir professeur des écoles ;

• master MEEF 2nd degré pour devenir enseignant du secondaire (professeur en collège et lycée géné- ral, professionnel ou technologique dans une ou plusieurs disciplines ; professeur-documentaliste) ;

• master MEEF encadrement éducatif pour devenir conseiller principal d’éducation ;

• master MEEF pratiques et ingénierie de la forma- tion permet de devenir responsable pédagogique, consultant de formation dans le secteur privé, for- mateur d’autres formateurs, etc.

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En fin de M1, vous passez l’un des concours de re- crutement (CRPE pour le 1er degré ; Capes, Capet, Capeps, CAPLP ou agrégation pour le 2nd degré). Si vous êtes admis, vous êtes alors nommé enseignant stagiaire et poursuivez en 2e année de master (M2).

Si vous ne réussissez pas le concours, vous pouvez le repasser en M2. Vous ne serez pas nommé sta- giaire mais vous disposerez d’un parcours adapté comportant moins de périodes d’alternance et inté- grant des modules d’approfondissement et d’ouver- ture vers d’autres débouchés.

Cas des titulaires d’un autre master

Pour devenir enseignant, il faut réussir le concours et justifier d’un niveau master 2 (ou d’un diplôme équivalent).

Les titulaires d’un master dans une discipline telle que l’histoire, les maths, l’anglais, les lettres, etc., peuvent se présenter aux concours en candidat libre. Ils peuvent aussi s’inscrire en M1 MEEF pour bénéficier d’un cadre de préparation au concours.

Les lauréats du concours deviennent fonctionnaires- stagiaires et suivent un parcours de formation adap- té qui prend appui sur les enseignements du master MEEF, avec un stage en situation de responsabilité à mi-temps.

Il est indispensable que le fonctionnaire stagiaire soit inscrit dans un institut national supérieur du professorat et de l’éducation (Inspé), quel que soit le parcours qu’il suivra. Son entrée dans le métier s’appuie sur une formation en alternance lui per- mettant de finaliser l’acquisition des compétences professionnelles attendues.

À chaque filière son concours

En fonction du niveau (1er ou 2nd degré), des filières et des types d’établissements, différents concours sont proposés par l’Éducation nationale.

Dans le secteur public, si vous voulez devenir pro- fesseur des écoles, vous devez passer le CRPE (concours de recrutement de professeur des écoles).

Si vous optez pour l’enseignement général en collège ou en lycée, vous avez le choix entre le Capes (cer- tificat d’aptitude au professorat de l’enseignement du second degré) et l’agrégation, plus difficile, mais qui permet notamment d’accéder à des salaires plus importants.

Pour l’enseignement technique, le sésame est le Capet (certificat d’aptitude au professorat de l’ensei- gnement technique) ou l’agrégation. Pour devenir professeur en lycée professionnel, vous devrez pas- ser le CAPLP (certificat d’aptitude au professorat de lycée professionnel). Pour les professeurs d’EPS, le passage obligé est le Capeps (certificat d’aptitude au professorat d’éducation physique et sportive).

Si vous vous orientez vers l’enseignement agricole, il vous faudra le CAPLPA (certificat d’aptitude au pro- fessorat de lycée professionnel agricole), le Capesa (certificat d’aptitude au professorat de l’enseigne- ment secondaire agricole) ou le Capeta (certificat d’aptitude au professorat de l’enseignement tech- nique agricole). À noter : vous ne dépendrez pas du ministère de l’Éducation nationale, mais du minis- tère de l’Agriculture.

Enfin, les concours pour travailler dans les établis- sements privés sous contrat ne portent pas le même nom que ceux de l’enseignement public, mais les épreuves sont les mêmes.

Pas de panique, si vous n’avez pas votre concours, vous pouvez le repasser lors de la session suivante.

www.education.gouv.fr rubrique Concours, emplois, carrières

Qui peut s’inscrire ?

Les conditions d’inscription aux différents concours dépendent de la filière choisie et du niveau de diplôme du candidat. Le plus souvent, il faut au minimum être inscrit en master ou être déjà titulaire d’un master.

www.devenirenseignant.gouv.fr rubrique Devenir en- seignant / Se repérer dans les concours

Bon à savoir : les parents d’au moins 3 enfants et les sportifs de haut niveau peuvent être dispensés des conditions de diplômes.

Concours interne et « troisième concours »

Pour les agents de la fonction publique, il est pos- sible de passer le CRPE par concours interne.

UN SITE POUR TOUT SAVOIR SUR LE MÉTIER D’ENSEIGNANT·E

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse et celui de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation éditent un site web à destination de celles et ceux qui se dirigent vers les métiers de l’enseignement.

Vous y trouverez des informations sur les métiers de l’édu- cation, les parcours de formation, les enjeux du métier, les conditions de recrutement et les évolutions de carrière.

www.devenirenseignant.gouv.fr

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La voie dite du « troisième concours » s’adresse aux salariés de droit privé. Il est accessible aux personnes pouvant justifier d’une activité profes- sionnelle d’au moins 5 ans dans le secteur privé. Il présente la particularité d’être ouvert aux candidats sans aucune condition de titre ou de diplôme mais les épreuves sont, comme pour le concours externe, de niveau bac + 5.

Enseigner dans le supérieur

Plus difficile d’accès, l’enseignement supérieur re- quiert le plus souvent un doctorat (bac + 8), même si des professeurs du 2nd degré y exercent avec le Capes ou, et c’est le cas le plus fréquent, l’agrégation.

Pour passer les concours de maître de conférences et de professeur d’université, organisés par les éta- blissements d’enseignement supérieur, il faut être inscrit sur une liste de qualification du Conseil na- tional des universités (CNU). Les professeurs dans les disciplines juridiques, politiques, économiques et de gestion sont recrutés par le concours de l’agré- gation (les candidats doivent aussi être titulaires d’un doctorat, diplôme d’ingénieur ou d’une dis- pense attribuée par le jury s’ils ont un autre diplôme universitaire français ou étranger).

Sachez que les postes sont peu nombreux dans l’en- seignement supérieur.

> Cf. dossier Enseignant·e du supérieur n°2.45.

Devenir professeur·e autrement

Même si l’Éducation nationale et l’Enseignement supérieur restent les 2 employeurs auxquels vous pensez lorsque vous envisagez une carrière d’enseignant·e, d’autres voies sont possibles. Mais vous n’aurez pas les mêmes garanties d’emploi et de rémunération.

Qui recrute ?

À côté de l’Éducation nationale, d’autres formes d’enseignement existent, reposant sur des recru- teurs différents, notamment :

• la fonction publique territoriale qui recrute sur concours des professeurs d’arts plastiques et de musique.

> Cf. dossier Travailler dans la fonction publique ter- ritoriale n°2.02.

• la Ville de Paris, par exemple, pour les professeurs d’arts plastiques, de musique et d’éducation phy- sique et sportive en école élémentaire.

www.paris.fr rubrique Services / Emploi / Travailler à la Ville de Paris

• les écoles nationales d’art qui recrutent sur concours. En revanche, les écoles nationales délivrant des cursus spécifiques organisent elles- mêmes leur recrutement.

www.culture.gouv.fr

• Les entreprises, organismes et associations, pour des postes de formateur pour adultes, d’ensei- gnant de diverses disciplines à titre de loisirs, de professeur de français langue étrangère (FLE) …

> Cf. dossiers Professeur·e de français langue étran- gère n°2.465 ; Enseigner aux déficients visuels et auditifs n°2.466.

• Les établissements privés hors contrat ne relèvent pas de l’Éducation nationale. Ils recrutent selon leurs propres critères, généralement des person- nels qui adhérent à leurs valeurs et à leurs choix pédagogiques. Contactez-les directement.

Perspectives d’emploi

À l’exception des recrutements sur concours où le nombre de postes ouverts est publié à chaque ses- sion, il est plus difficile de connaître les besoins de tous ces recruteurs. Quelques métiers recrutent cependant plus que d’autres, comme les formateurs pour adultes. En 2020, les entreprises prévoyaient d’en recruter plus de 17 000 selon Pôle emploi.

Dans le privé, votre statut peut être précaire et vous devrez alors souvent cumuler les employeurs.

C’est le cas des professeurs de FLE (français langue étrangère), par exemple. De plus, les rémunérations ne sont pas toujours encadrées.

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étiers

Être enseignant·e

Des professeur·e·s des écoles aux formateur·trice·s pour adultes, il existe plusieurs façons d’enseigner.

Professeur·e des écoles

Il exerce en maternelle ou en élémentaire avec des enfants de 2 à 11 ans.

Quand il travaille avec des petits de maternelle (enfants de 2 à 6 ans), le professeur des écoles s’attache, à travers des activités essentiellement ludiques (jeux, dessin, gymnastique, rondes…), à l’apprentissage du langage et de la socialisation, ainsi qu’au développement culturel et corporel des jeunes enfants. Il peut, avec l’aide d’intervenants extérieurs, initier les enfants à une langue étran- gère, à la musique ou à l’informatique.

En école élémentaire, le professeur des écoles en- seigne à des enfants âgés de 6 à 11 ans : initiation à la lecture et à l’écriture, français, histoire-géo- graphie, calcul, sciences et technologie, éducation civique, artistique, sportive. Il fait aussi découvrir une langue vivante, la musique, l’informatique, à l’aide d’intervenants extérieurs. Il doit apprendre aux élèves à acquérir des méthodes de travail et des règles de vie sociale. Il travaille avec des pe- tits groupes quand cela est possible et cherche de nouveaux moyens pédagogiques, surtout pour les enfants en difficulté.

Salaire brut mensuel : 1 828 € pour un stagiaire, 3 889 € après 30 ans de carrière.

Formation : master MEEF 1er degré dans un institut national supérieur du professorat et de l’éducation (Inspé) + concours de recrutement de professeur des écoles (CRPE). Les lauréats du concours de- viennent professeurs stagiaires et sont affectés dans un département de l’académie dans laquelle ils ont été recrutés.

Professeur·e de lycée et collège

Il enseigne une discipline (parfois 2) littéraire, éco- nomique, scientifique, artistique ou sportive dans un établissement secondaire (collège, lycée) à des élèves de la 6e à la terminale.

Préparation des cours, mise au point d’exercices et correction des copies sont les bases du métier.

Mais l’enseignant doit aussi guider les élèves, les aider à s’organiser dans leur travail personnel, éva- luer leurs acquis et, s’ils rencontrent des difficultés, reprendre les explications sous un autre angle, en tenant compte du rythme de chacun.

Enseigner une discipline à des adolescents, ce n’est pas seulement leur transmettre un savoir : c’est aus- si éveiller leur curiosité, et leur donner les outils et méthodes qui leur permettront de s’approprier les connaissances.

Le professeur fait partie de l’équipe pédagogique et travaille en collaboration avec le CPE (conseil- ler principal d’éducation) et les autres enseignants.

S’il est aussi professeur principal, il coordonne les conseils de classe, organise les relations avec les parents et suit l’orientation de ses élèves en lien avec le PsyEN (psychologue de l’Éducation natio- nale).

Les conditions d’enseignement varient en fonction des classes et des établissements. Dans tous les cas, une grande patience et une solidité physique et psychologique sont indispensables pour exercer.

Salaire brut mensuel : 1 828 € pour un débutant (statut stagiaire), 3 889 € après 30 ans de carrière pour un professeur certifié (+ primes diverses, no- tamment si vous êtes professeur principal) ; 2 109 €

L’affectation fonctionne avec un système de points. Les jeunes enseignant·e·s se retrouvent souvent dans les académies qui demandent peu de points. De mon côté, j’ai été affectée dans un collège difficile. Je partais avec des idées préconçues mais, aujourd’hui, je suis contente, le challenge est de taille et, humainement, j’apprends beaucoup. J’aime le lien que l’on crée avec les jeunes. Deux élèves m’ont choisie comme tutrice pour les aider à mieux se comporter en classe. J’en suis très fière car cela signifie qu’ils ont confiance en moi.

Témoignage

Manon, professeure de SVT

M

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pour un débutant (statut stagiaire), 4 747 € après 30 ans de carrière (+ primes diverses) pour un pro- fesseur agrégé.

Formation : master MEEF 2nd degré + concours du Capes pour les professeurs certifiés, concours de l’agrégation pour les professeurs agrégés.

Professeur·e de lycée technologique

Mécanique, électronique, gestion, informatique, hô- tellerie-restauration… Le professeur de lycée tech- nologique enseigne une discipline technologique de la seconde à la terminale, et prépare ses élèves au bac techno (STMG, STI2D, STD2A, ST2S, STL, Stav, S2TMD, STHR).

Il guide les élèves, les aide à s’organiser dans leur travail personnel et évalue leurs compétences. Il contacte également les milieux professionnels afin d’organiser des stages et de suivre les pratiques pro- fessionnelles. Il participe ainsi à la formation et à l’éducation des jeunes.

Il assure 18h de cours par semaine s’il est certifié, 15h s’il est agrégé. Un professeur agrégé peut éga- lement faire cours aux élèves de BTS.

Salaire brut mensuel : 1 828 € pour un débutant (statut stagiaire), 3 889 € après 30 ans de carrière pour un professeur certifié (+ indemnités diverses) ; 2 109 € pour un débutant (statut stagiaire), 4 747 € après 30 ans de carrière (+ primes diverses) pour un professeur agrégé.

Formation : master MEEF 2nd degré + concours du Capet.

Professeur·e de lycée professionnel

Dans des classes conduisant aux CAP et bacs pro, le professeur de lycée professionnel enseigne 2 disci- plines générales (maths-sciences physiques, lettres- histoire, lettres-langues vivantes…), une discipline

professionnelle (génie mécanique, vente, comptabi- lité…) ou un métier. Outre les heures de cours, il organise et assure le suivi individuel des élèves en stage.

En plus de leurs 18h d’enseignement hebdoma- daire, les professeurs de lycée professionnel doivent assurer la correction des copies et travaux pratiques (TP) ainsi que les préparatifs d’atelier. En moyenne, les enseignants du second degré déclarent travailler plus de 40h par semaine.

Ils appliquent et transmettent des méthodes per- mettant l’acquisition et la maîtrise de savoirs et de savoir-faire, dans le cadre d’une pédagogie adap- tée. En marge des cours, les profs organisent les périodes de formation en entreprise, assurent le suivi individuel des élèves et les conseillent dans leur orientation.

www.devenirenseignant.gouv.fr rubrique Découvrir le métier / Être professeur en lycée professionnel Salaire brut mensuel : de 1 828 € en tant que dé- butant à 3 889 € après 30 ans de carrière (+ in- demnités).

Formation : CAPLP (certificat d’aptitude au profes- sorat de lycée professionnel) pour enseigner dans le public ; Cafep-CAPLP (certificat d’aptitude aux fonc- tions d’enseignement du privé du second degré sous contrat) pour enseigner dans le privé.

Professeur·e d’éducation physique et sportive

Le professeur d’éducation physique et sportive (EPS) a pour mission d’initier collégiens et lycéens à la théorie et à la pratique de plusieurs sports. Pour cela, il doit posséder de solides connaissances spor- tives, être bonne pédagogue, vigilante et avoir de l’autorité.

Il assure environ 20h d’enseignement par semaine au sein d’un collège ou d’un lycée. Il dispense des cours d’éducation physique et sportive à des classes de niveaux différents en suivant le programme établi par l’Éducation nationale.

J’ai choisi de faire ce métier car je voulais travailler avec les enfants mais aussi exercer une profession qui a du sens. En tant que professeure des écoles, en maternelle, on aborde constamment l’enseignement de façon ludique. La grande section de maternelle est un niveau qui me correspond vraiment.

Témoignage

Anne-Rachel, professeure des écoles

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Il enseigne le sport sous toutes ses formes : de ma- nière collective ou individuelle, en extérieur ou en intérieur. Il initie ses élèves aux sports les plus cou- rants (football, natation, athlétisme, gymnastique…) en utilisant les installations sportives de son établis- sement. Ses objectifs principaux ? Apprendre à cha- cun l’esprit d’équipe et d’initiative, la responsabilité et le respect face aux autres joueurs.

En tant que membre de l’équipe pédagogique, le professeur d’EPS travaille en collaboration avec le CPE (conseiller principal d’éducation) et les autres enseignants. S’il est aussi professeur principal, il coordonne les conseils de classe, organise les relations avec les parents et suit l’orientation de ses élèves, en lien avec un PsyEN (psychologue de l’Éducation nationale).

Autre appellation : professeur·e d’EPS.

Salaire brut mensuel débutant : 2 067 € pour un professeur certifié, 2 334 € pour un agrégé (à cela peuvent s’ajouter des indemnités mensuelles : heures supplémentaires année, indemnités Rep/Rep+, in- demnités suivi et orientation des élèves, indemnités de professeur principal agrégé).

Formation : master MEEF second degré parcours EPS (bac + 5) + Capeps ou agrégation.

Professeur·e d’arts appliqués

Les professeurs d’arts appliqués peuvent exercer à différents niveaux du système scolaire, de la 6e à la dernière année des Beaux-Arts, en passant par l’uni- versité ou les sections de BTS des lycées.

L’enseignement comporte 15h par semaine pour un professeur agrégé, 18h pour un professeur certifié.

Dans le supérieur, il est souvent spécialisé dans une technique (sculpture, peinture…).

Nombre de places offertes aux concours externes en 2021 :

• Capes : 120 ;

• Capet : 22 ;

• CAPLP : 60 ;

• Agrégation : 20.

Salaire brut mensuel : de 1 828 à 3 889 € pour un professeur certifié, de 2 109 à 4 747 € pour un agrégé. De 2 170 à 4 980 € pour un maître de conférences, de 3 108 à 6 204 € pour un professeur d’université.

Formation : master MEEF 2nd degré + concours Capes d’arts plastiques pour les professeurs de col- lège ou lycée + Capet d’arts appliqués pour les pro- fesseurs de lycée technique ; master + agrégation d’arts plastiques ou d’arts appliqués pour les profes- seurs agrégés. Les professeurs des écoles régionales et municipales d’art sont recrutés par le biais des concours de la fonction publique territoriale (FPT).

Professeur·e de musique

Être musicien, c’est aussi transmettre son art. Jouer et enseigner sont d’ailleurs, souvent, des pratiques indissociables et constituent deux facettes du métier de musicien. Ainsi, il est fréquent que le musicien passe des salles de cours à la scène. Pédagogue le jour et artiste le soir : c’est sans doute la meilleure voie pour tenter de vivre de son art.

Le professeur de musique enseigne la musique dans un établissement scolaire, une école de musique ou un conservatoire.

Salaire brut mensuel débutant : les revenus des pro- fesseurs des collèges et des lycées dépendent de la grille de salaires de la fonction publique d’État.

Un cours particulier est rémunéré de 25 à 60 € de l’heure en moyenne. Les professeurs de conserva- toire sont rémunérés selon la grille de la fonction publique territoriale (FPT).

Formation : Pour enseigner dans les collèges et les lycées, les professeurs de musique doivent être titu- laires du Capes ou de l’agrégation de musique. Pour enseigner dans les établissements dépendants du ministère de la Culture (écoles de musique, conser- vatoires à rayonnement régional), des diplômes spé- cifiques existent : le certificat d’aptitude, le diplôme d’État de professeur de musique ou une formation en conservatoire. Pour être musicien intervenant, il faut obtenir le diplôme universitaire de musicien intervenant (Dumi).

Enseigner la musique, un instrument, ce n’est pas seulement enseigner la technique mais aussi toute la culture qui y est rattachée.

Pour devenir professeur de musique, il faut tout d’abord avoir l’envie de partager la musique. De la patience est également nécessaire.

Témoignage

François, professeur de musique en conservatoire

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Professeur·e de l’enseignement agricole

L’enseignement agricole comporte un cycle court (Cap agricole et bac pro) et un cycle long (BTA et BTSA). Selon le concours passé, les enseignants peuvent dispenser des enseignements théoriques ou techniques. Ils peuvent exercer en lycée profes- sionnel agricole, en lycée d’enseignement général et technologique, en centre de formation d’apprentis…

Tous dépendent du ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation.

Enseignant·e spécialisé·e

Selon l’option choisie, cet enseignant travaille au- près d’élèves présentant un retard scolaire ou un handicap (troubles auditifs, visuels, moteurs ou psy- chologiques).

En primaire, l’enseignant spécialisé peut prendre en charge des Ulis (unités localisées pour l’inclusion scolaire). Elles s’adressent à des enfants atteints d’un handicap. Il peut aussi faire partie des Rased (réseaux d’aide spécialisée aux élèves en difficulté).

Pour s’occuper de troubles du langage ou du com- portement importants, l’enseignant spécialisé peut intégrer un CMPP (centre médico-psychopédago- gique) ou collaborer à un Sessad (service d’éduca- tion spéciale et de soins à domicile).

Dans le secondaire, l’enseignant spécialisé exerce dans les Ulis (unités localisées pour l’inclusion sco- laire), les Segpa (sections d’enseignement général et professionnel adapté) ou les Erea (établissements régionaux d’enseignement adapté).

L’enseignant spécialisé peut aussi travailler dans des établissements du secteur médico-éducatif et dans des établissements publics nationaux comme l’Institut national de jeunes aveugles et les instituts nationaux de jeunes sourds, établissements dépen- dant du ministère de la Santé.

Salaire brut mensuel : en plus de son salaire de pro- fesseur des écoles, l’enseignant spécialisé touche une indemnité annuelle de 840 à 2 609 €.

Formation : le Cappei (certificat d’aptitude profes- sionnelle aux pratiques de l’école inclusive) peut être obtenu en suivant des cours en alternance dis- pensés dans un centre de formation. Il faut en faire la demande auprès du rectorat de son académie.

Attention, les postes offerts aux différents concours de recrutement des enseignants spécialisés sont relativement peu nombreux.

Professeur·e d’université

Devenir professeur d’université constitue un débou- ché naturel après avoir exercé comme maître de conférences pendant 8 à 10 ans. Au sommet de la hiérarchie des enseignants de l’université, les pro- fesseurs des universités n’enseignent ni en TD ni en TP, mais assurent 128h de cours magistraux (CM) par an.

Leur principale activité est la recherche : suivi des étudiants doctorants et postdoctorants, animation d’une équipe de chercheurs, encadrement de tra- vaux de recherche, rédaction de publications, re- cherche de financements… Ils prennent souvent la tête d’un laboratoire de recherche ou d’une école doctorale.

Autres appellations : enseignant·e de l’université, enseignant·e-chercheur·se

Salaire brut mensuel : de 3 102 € à 6 204 € + primes diverses.

Formation : accès sur concours ouvert aux titulaires d’un doctorat ou de l’habilitation à diriger des re- cherches (HDR). Le doctorat d’État, le doctorat de troisième cycle et le diplôme de docteur ingénieur sont admis en équivalence.

Professeur·e dans le privé

En primaire, au collège ou au lycée, les profs exer- çant dans des établissements privés sous contrat possèdent les mêmes attributions que dans le pu- blic. Le mode de recrutement (concours), le type d’épreuves, les conditions de travail, le salaire y sont identiques. Différence de taille : ces enseignants ont un statut de contractuels et, dans les établisse- ments catholiques (qui représentent 95 % des éta- blissements privés sous contrat), doivent adhérer au projet chrétien d’éducation.

Les lycées agricoles sont souvent de petits établissements avec des internats, cela favorise la proximité avec les élèves et les équipes. C’est comme un petit village pendant la semaine ! En tant que CPE, j’ai beaucoup d’autonomie, no- tamment pour gérer des projets. Mon conseil : il faut savoir être tenace, exigeant·e et rigoureux·se pour espérer trans- mettre des savoirs et des savoir-faire aux élèves.

Robert Krier, CPE et ancien enseignant, lycée agricole de Brie-Comte-Robert (77)

Conseil

Être tenace, exigeant·e et rigoureux·se

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Bon à savoir : les profs qui exercent dans le secteur privé hors contrat connaissent des situations très variables puisque, dans ce cadre, aucune règle n’est imposée en matière de recrutement, d’horaires de travail et de salaires.

Salaire brut mensuel débutant : 2 000 € environ.

Formation : M2 + concours de recrutement de pro- fesseurs des écoles de l’enseignement privé sous contrat pour les professeurs des écoles (900 postes en 2021) ; M2 + Cafep (certificat d’aptitude aux fonctions d’enseignement dans les établissements d’enseignement privé du second degré sous contrat) pour les professeurs de collège et de lycée (2 900 en 2021).

Professeur·e à l’étranger

Les enseignants du primaire et du secondaire peuvent enseigner dans des établissements implan- tés à l’étranger, qui relèvent de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), sous tutelle du ministère des Affaires étrangères. Les candidats à l’expatriation doivent être titulaires de l’Éducation nationale depuis au moins 3 ans et résider hors du pays envisagé pour l’affectation.

https://aefe.fr/

Il est possible d’être affecté au sein d’une école européenne.

Enfin, il est également possible d’être recruté loca- lement. Dans ce cas, l’enseignant est employé par l’établissement scolaire avec lequel il a signé un contrat conforme au droit local.

Salaire : variable selon le statut et le pays.

Formateur·trice

Le formateur reçoit des publics adultes, salariés de tous statuts ou demandeurs d’emploi, à qui il transmet des connaissances théoriques, pratiques et professionnelles très spécialisées, ainsi que des sa- voir-faire correspondant à une demande qui émane d’une ou plusieurs entreprises, ou encore d’un ser- vice de ressources humaines.

Il peut s’agir d’une formation « prêt-à-porter » ou d’une formation sur mesure demandée par une en- treprise dans un objectif précis (adaptation à une nouvelle technologie, par exemple).

C’est le formateur qui définit le contenu pédagogique et le déroulement de la formation : il conçoit des exercices, des mises en situation, des documents de synthèse et des manipulations informatiques qui constituent autant d’outils pédagogiques permet- tant de transmettre des savoirs et des pratiques. En fin de stage, le formateur évalue les résultats pour établir un bilan. Intervenant le plus souvent dans le cadre du plan de compétences, le formateur indé- pendant est maintenant soumis à des exigences de certification.

S’il travaille pour un organisme, il informe les entre- prises ou les structures qui sont en lien avec les demandeurs d’emploi sur les contenus, les coûts et les méthodes que son organisme met en œuvre.

Salaire brut mensuel débutant : 1 800 €.

Formation : bac + 3 (licence pro) ou bac + 5 (master pro) du domaine enseigné + expérience profession- nelle. Certaines formations dédiées aux techniques de formation peuvent aider. Il existe également un CQP formateur-consultant et un CQP assistant de formation, un titre professionnel de formateur pro- fessionnel d’adultes (proposé par l’IRIS).

ENSEIGNER DANS LE PRIVÉ HORS CONTRAT

Les établissements privés hors contrat n’ont pas signé d’ac- cord avec l’État : ils recrutent eux-mêmes leur personnel, fixent les rémunérations… Certains professeurs décident d’enseigner dans ce type d’établissement, notamment pour avoir une plus grande liberté pédagogique.

Attention toutefois à bien vous renseigner sur les modalités pédagogiques mises en œuvre par l’école ou l’établissement.

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Autour de l’enseignement

Au sein de l’Éducation nationale, près de 300 000 professionnel·le·s travaillent auprès des professeur·e·s.

Accompagnant·e des élèves en situation de handicap

L’accompagnant des élèves en situation de handi- cap (ex-AVS, auxiliaire de vie scolaire) facilite l’ac- cueil, l’intégration et la vie quotidienne des enfants et des jeunes handicapés en classe, sur l’ensemble du temps scolaire.

Il a pour mission d’aider les élèves en situation de handicap à suivre un enseignement et à favoriser leur autonomie dans tous les lieux et moments consacrés à l’apprentissage scolaire (y compris lors des stages et des voyages). Il peut les accompagner dans les actes de la vie quotidienne, l’accès aux activités d’apprentissage (éducatives, culturelles, sportives, artistiques ou professionnelles), les acti- vités de la vie sociale et relationnelle.

L’AESH peut intervenir de façon individuelle auprès d’un seul élève ou bien de plusieurs élèves en même temps, par exemple au sein des unités localisées pour l’inclusion scolaire (UIis). Il peut travailler pour l’Éducation nationale (contractuel) ou pour une as- sociation de services d’aide à domicile.

Il en existe différents types :

• les AESH-I ont pour objectif de faciliter l’inclusion scolaire individualisée d’un seul élève ;

• les AESH-M sont des auxiliaires de vie scolaire pour l’aide mutualisée. Ils interviennent auprès des élèves qui ne requièrent pas une attention continue. Ils offrent une aide souple en fonction de leurs besoins ;

• les AESH-CO aident une équipe intégrant plusieurs jeunes handicapés, notamment dans les Ulis (uni- tés localisées pour l’inclusion scolaire).

Autre appellation : assistant·e d’éducation.

Salaire brut mensuel débutant : 1 555 € (Smic), mais beaucoup de contrats sont à temps partiel.

Formation : diplôme d’État accompagnant éducatif et social (spécialité accompagnement à l’éducation inclusive et à la vie ordinaire) Sont dispensés du DEAES ceux qui ont exercé pendant 2 ans mini- mum des fonctions d’aide à l’inclusion scolaire des élèves en situation de handicap (formation d’adap- tation à l’emploi de 60h) ainsi que les titulaires du DEAVS (diplôme d’État d’auxiliaire de vie scolaire), du DEAMP (diplôme d’État d’aide médico-psycholo- gique) ou du CAFAD (certificat d’aptitude aux fonc- tions d’aide à domicile).

Assistant·e d’éducation

Les assistants d’éducation peuvent avoir différentes missions : encadrement et surveillance des élèves, aide à l’utilisation des nouvelles technologies, aide à l’étude, encadrement d’activités sportives, cultu- relles ou sociales.

Auparavant, il existait également une autre appel- lation, celle « d’employé de vie scolaire ». Ce poste était accessible dans le cadre de contrats aidés CAE-CUI (contrat d’accompagnement dans l’em- ploi-contrat unique d’insertion). Depuis 2018, ces contrats sont remplacés par le Parcours emploi com- pétence (PEC).

Posez votre candidature en vous connectant sur les sites académiques. Commencez à envoyer vos can- didatures en avril.

Parmi les assistants d’éducation, certains exercent des fonctions spécifiques.

Salaire brut mensuel débutant :1 555 € (Smic).

Conseiller·ère principal·e d’éducation

Dans les collèges et les lycées, le CPE s’occupe de la vie scolaire. Il a la responsabilité des rythmes sco- laires et de l’organisation de la vie scolaire en de- hors des classes (cour de récréation, cantine, salles d’études, internat…).

Salaire brut mensuel : 1 828 € pour un débutant, 3 889 € après 30 ans de carrière.

Formation : Master MEEF encadrement éducatif + concours de recrutement de CPE. Attention, il y a relativement peu de postes (270 postes sont offerts dans le cadre des concours externes pour la session 2021) et de nombreux candidats.

Professeur·e-documentaliste

Il exerce dans les CDI (centres de documentation et d’information) des collèges et des lycées, les biblio- thèques universitaires ou des écoles supérieures.

Ses missions : commander, répertorier et classer les documents mis à disposition. Outre ses tâches tech- niques de gestion documentaire, le professeur-docu- mentaliste remplit une mission pédagogique.

Salaire brut mensuel débutant : 2 000 € environ.

(12)

Formation : master MEEF 2nd degré + concours du Capes de documentation. 130 postes sont proposés au concours externe du Capes de documentation en 2021.

Psychologue de l’Éducation nationale (PsyEN)

Le corps des psychologues de l’Éducation nationale (PsyEN) a été créé en 2017. Il rassemble les psy- chologues scolaires du premier degré, les conseillers d’orientation-psychologue et les directeurs de centre d’information et d’orientation dans le second degré.

Deux spécialités s’offrent aux PsyEN.

L’éducation, développement et apprentissages vise à participer aux actions de prévention des difficul- tés scolaires, à l’élaboration du projet pédagogique de l’école, à la conception et au suivi des mesures d’aides individuelles ou collectives et d’intégration des jeunes handicapés.

L’éducation, développement et conseil en orientation scolaire et professionnelle permet de mettre en place différentes activités liées à l’orientation : entretiens individuels, séances d’information, travail avec les enseignants, participation aux conseils de classe et organisation de forums des métiers.

Salaire brut mensuel : 2 034 € lors de l’année de stage, 2 371 € lors de l’année de titularisation et 4 590 euros après 30 ans de carrière.

Formation : Concours ouverts aux candidats titu- laires d’un niveau master en psychologie (soit ins- crits en 2e année de master de psychologie, soit titu- laires d’un master de psychologie au cours duquel ils devront avoir validé leur stage professionnel). Les concours de psychologues de l’Éducation nationale offraient 200 postes en 2019.

Directeur·trice d’école

La direction des écoles de 2 classes et plus est as- surée par un professeur des écoles, qui bénéficie d’heures de décharge à cet effet. Il veille à la bonne marche de l’école et anime l’équipe pédagogique. Il est l’interlocuteur des autorités locales. Il bénéficie d’une décharge de cours pour assurer ses fonctions.

Évidemment, le nombre de postes de directeurs est moins élevé que celui de professeurs des écoles.

Mais il y a peu de candidats à ces fonctions réputées très prenantes du fait des tâches administratives à assurer en plus des heures de cours.

À savoir : dans les écoles qui comptent plus d’un certain nombre de classes (13 classes en maternelle et 14 classes en élémentaire au niveau national, 5 classes seulement à Paris), les directeurs sont dé- chargés d’enseignement.

Salaire brut mensuel : en plus de son salaire de pro- fesseur des écoles (environ 2 000 € en moyenne en cours de carrière), le directeur touche des indemni- tés qui varient en fonction de la taille de l’établisse- ment et de sa localisation.

Formation : avoir exercé 3 ans en tant qu’instituteur et professeur des écoles et être inscrit sur une liste d’aptitude départementale. Les admis reçoivent une formation de 5 semaines.

Chef·fe d’établissement du second degré

Qu’il soit principal de collège ou proviseur de lycée, le chef d’établissement occupe un poste à responsa- bilité. Il coordonne le travail des enseignants et du conseiller principal d’éducation (CPE), mais aussi celui des agents techniques et administratifs (ATA).

Il est responsable de l’organisation matérielle et fi- nancière de l’établissement, de l’accueil des élèves et de leur sécurité. Enfin, il préside le conseil d’ad- ministration et les conseils de classe.

Salaire brut mensuel : à partir de 2 245 € (+ primes et indemnités).

Formation : Il faut avoir exercé 5 ans en tant qu’en- seignant ou CPE, puis réussir le concours de se- conde classe du corps des personnels de direction.

Inspecteur·trice de l’Éducation nationale

Son rôle consiste à évaluer le travail des enseignants des écoles primaires, des collèges et des lycées. Dis- crètement assis au fond d’une classe, l’inspecteur observe le déroulement du cours.

Objectif : vérifier la qualité de l’enseignement et des méthodes pédagogiques. À l’issue de cette séance, il délivre des conseils et donne une appréciation assortie d’une note.

Il assume également souvent une mission de repré- sentation de l’Administration auprès des syndicats d’enseignants, des parents d’élèves et des collec- tivités territoriales rattachées à sa circonscription.

(13)

Salaire brut mensuel : inspecteur de l’Éducation nationale de classe normale : de 1 753 à 3 688 €, inspecteur de l’Éducation nationale hors classe (pro- motion de grade) : de 2 427 à 4 977 €.

Formation : concours accessible aux enseignants ou aux personnels d’éducation et d’orientation âgés de 30 ans minimum et justifiant de 5 ans d’exercice en tant que titulaire.

Conseiller·ère pédagogique

Proche collaborateur de l’inspecteur, le conseiller pédagogique intervient uniquement dans les écoles maternelles et primaires. Il s’occupe de la formation des professeurs nouvellement nommés, participe à l’évaluation des enseignants en cours de titularisa- tion, conseille les enseignants qui le souhaitent sur un emploi du temps, un projet pédagogique. Il orga- nise pour eux des actions de formation continue.

Salaire brut mensuel : 1 000 € + bonification indi- caire de 1 518 € et indemnités diverses.

Formation : il faut avoir exercé 5 ans en tant que pro- fesseur des écoles. Possibilité de passer en interne le CAFIPEMF (certificat d’aptitude aux fonctions d’ins- tituteur, professeur des écoles maître formateur).

AU SERVICE DE L’ÉDUCATION : LES ATTEE

Même sans être enseignant·e, vous pouvez faire partie de la communauté éducative. En tant qu’adjoint·e technique territorial·e des établissements scolaires (ATTEE), vous serez chargé·e, par exemple, de l’accueil, de l’entretien des espaces verts, de l’hygiène, de la restauration ou encore des transports pour les établissements d’enseignement.

Cf. dossier Travailler dans la fonction publique territoriale n°2.02.

(14)

LISTE 1

Si t e s d e r é f é r e n c e

https://eduscol.education.fr Édité par : Ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports Sur le site : informations et textes officiels, de l’école au lycée et pour la voie professionnelle, sur les programmes scolaires et diplômes, certifications, l’organisation des enseignements, la vie scolaire, le contenu des examens et actions édu- catives, le suivi et l’orientation des élèves, le numérique, les ressources d’accompagnement, la formation des enseignants.

www.devenirenseignant.gouv.fr Édité par : ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports

Sur le site : présentation pour les futurs enseignants des parcours de formation, des diplômes, des concours de la fonction publique, témoignages, référentiel de compé- tences, informations sur la rému- nération, la mobilité, la formation continue, actualités.

www.educasources.education.fr Édité par : Réseau Canopé Sur le site : base nationale de ressources numériques et pédago- giques gratuites, issues de sites institutionnels français et étrangers ou d’associations agréées, pour les enseignants et en adéquation avec les programmes scolaires, moteur de recherche (filtre par niveau, ensei- gnement, type de ressource...).

www.education.gouv.fr/cid101872/

concours-emplois-carrieres.html Édité par : ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports

Sur le site : information métiers et concours pour les personnels enseignants, d’encadrement, admi- nistratifs, de santé scolaire et ceux travaillant à l’étranger.

www.enseignement-catholique.fr/

devenir-enseignant

Édité par : Secrétariat général de l’enseignement catholique Sur le site : présentation de l’enseignement catholique de l’école au lycée, de la voie professionnelle, agricole et des études supérieures, du parcours de formation initiale ou continue pour devenir ensei- gnant, des concours, des instituts catholiques de formation et de l’offre nationale de masters, annuaire des établissements, reportages.

www.enseignementsup-recherche.

gouv.fr

Édité par : Ministère de l’Enseigne- ment supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

Sur le site : rubrique dédiée : présen- tation des cursus de formations et diplômes, des établissements supé- rieurs publics et privés, de l’orienta- tion et de la plateforme Parcoursup, de la vie étudiante, des concours et métiers, de l’insertion professionnelle et de la mobilité, des carrières, de la retraite. Chiffres clés.

www.reseau-inspe.fr

Édité par : Réseau des instituts nationaux supérieurs du professorat et de l’éducation

Sur le site : informations sur les Inspé (dont annuaire par académie) prépa- rant aux métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation en France avec les 4 options du Master MEEF, les débouchés, les concours de recrutement de l’Éducation nationale, les voies d’accès aux différents métiers, la formation continue, article mensuel sur l’inclusion scolaire.

LISTE 2

Or g a n i s m e s d e r é f é r e n c e

Librairie Canopé - Paris 13 rue du Four 75006 Paris

Tél : 0800 008 212 (numéro vert) www.reseau-canope.fr/la-librairie- canope-paris.html

Vente d’ouvrages et de documents spécialisés, de ressources pédago- giques, activités ludo-éducatives et pédagogiques autour du numérique.

Réseau Canopé Téléport 1

1 avenue du Futuroscope 86000 Poitiers Tél : 05 49 49 78 78 www.reseau-canope.fr Le réseau Canopé accompagne et conseille les professionnels de l’éducation sur les pratiques pédagogiques, de la maternelle au lycée, et met à leur disposition des ressources et services numériques. Il est constitué d’espaces de formation et d’expérimentation, les ateliers Canopé, présents dans toutes les académies.

Ca r n e t d ’ a d r e s s e s

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