RSCA-Mémoires de
DES
Pr J.HELENE-PELAGE 2015
Mémoire de DES ?
• Indispensable pour obtenir le DES
• Travail de recherche dans la discipline
– Qui concerne les soins primaires
– Qui produit des connaissances nouvelles
– Qui témoigne de l’acquisition de la démarche scientifique
– Qui met en lumière les compétences acquises
2 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Introduction
• Plusieurs choix se présentent à vous lors de votre soutenance de mémoire pour la validation de Médecine générale avec un dénominateur commun, problématiques en rapport avec la médecine générale
– RSCA
– Mémoire classique avec une organisation IMRAD
– Un article soumis avec récépissé
3 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Finalités
• Votre travail met en lumière les compétences acquises ou déjà présentent lors de votre récit au cours d’un RSCA pour votre futur métier
• On distingue 2 formes de RSCA:
– RSCA pur
– RSCA introduisant une enquête
4 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Les grandes fonctions
• Le premier recours
• La continuité
• La coordination synthèse
• La prise en charge globale
• L’action de santé communautaire
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Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Les compétences
• Pour assurer les fonctions de la médecine générale, le médecin généraliste doit
acquérir et mettre en œuvre des
compétences spécifiques et transversales
• Ses compétences lui permettent d’assurer les rôles et tâches qui lui incombent face aux
situations auxquelles il est confronté
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C. ATTALI, P. BAIL,
groupe niveaux de compétences du CNGE
7 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
RSCA
Récit d’une situation complexe authentique
8 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Le RSCA
• A partir de l’analyse d’une situation clinique
• Analyse d’une situation professionnelle et mise en œuvre d’ objectifs d’apprentissage
Prendre conscience des compétences à acquérir pour gérer les situations professionnelles
Améliorer votre raisonnement clinique et vos stratégies de prise en charge
9 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
OBJECTIFS
Décrire la gestion d’une situation professionnelle complexe
Analyser les problématiques posées par la situation et sa prise en charge
Déterminer les objectifs d’apprentissage
Faire la synthèse des actions entreprises et de la progression de l’apprentissage
10 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
RSCA : Qu’est ce que c’est ?
Récit : description précise de la gestion d’une situation professionnelle vécue
• les données
• les problèmes identifiés
• les prises de décisions
• les actions entreprises
• les résultats obtenus
11 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Existe-t-il un plan pour le RSCA?
• Faut-il suivre un plan ?
• Pas de plan imposé
• Mais structurer votre présentation afin que le lecteur puisse identifier sans difficultés les différentes parties
– Récit – Analyse
– Recherche documentaire – Objectifs d’apprentissage
– Traces de formation et retombées pour la pratique future – Synthèse +++
12 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Plan du RSCA
• La forme est libre
– Structuré permettant de suivre la démarche de résolutions des problèmes
– Déstructuré se focalisant sur les séquences marquantes de la situation
– Exposé doit s’attacher aux faits mais aussi au ressenti du narrateur
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 13
Comment choisir le récit ?
• Toute situation, même ponctuelle, est potentiellement exploitable du moment
qu’elle comporte suffisamment de données dans des champs variés : biomédical, social, psychologique, éthique, relationnel,
juridique...
14 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
PAS à PAS
• La description chronologique des faits est une bonne façon de procéder
• Pour bien rendre compte des liens entre les
paroles et les réactions des personnes en cause
• Les informations recherchées mais non
disponibles sont également à mentionner car
• Elles rendent compte de la démarche entreprise par le médecin
15 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Situation
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 16
Situation
• Situation de pratique professionnelle préférentiellement ambulatoire
• Caractère exemplaire
• Appartient au champ de la médecine générale
• Elle n’est pas exceptionnelle
• Elle illustre bien une ou plusieurs fonctions du métier de médecin généraliste
• Contexte : maitrise de stage, consultation, visite, stage hospitalier
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 17
Complexe
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 18
Récit complexe ?
• Il ne faut pas confondre compliqué et complexe
• Il faut l’avoir gérée soi‐même et de façon la plus autonome possible car c’est dans l’action que l’on se confronte à toutes les tâches à
effectuer
• Une situation qui permet d’aborder des
compétences essentielles pour la pratique est à privilégier.
19 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Situation complexe
• Abord de problématiques dans plusieurs domaines :
– Administratif – Biomédical
– Psycho-relationnel – Social
– Éthique
– Réglementaire
• Indices ne sont pas immédiatement disponibles ,analyse par étapes , les solutions ne sont pas univoques
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 20
Complexité
• Nombreuses données
• Indices ne sont pas d’emblée disponibles , nécessitant une exploration minutieuse
• Caractère pluridimensionnel
• Plusieurs pistes stratégiques de résolution de problèmes parfois difficile de les hiérarchiser
• Les solutions ne sont pas univoques
• Prise de décision se font en situation d’incertitude
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 21
Authentique
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 22
Situation réelle
• Situation vécue par l’étudiant
• Acteur de la situation
• Authenticité repose sur 2 éléments :
– Situation vécue, non inventée ou édulcorée – Situation restituée par le narrateur en étant
émotionnellement, le plus subjectif possible tout en étant factuellement, objectif
possible
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 23
Le récit
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 24
Le récit
• Le récit est une histoire à rapporter, avec toutes les données disponibles pour que le lecteur puisse avoir une idée la plus précise possible de la «scène»
• Comment la situation s’est déroulée et a été vécue par les différents acteurs
• Les données à rapporter sont :
– le contexte – le discours – les émotions
– les attitudes des personnes impliquées dans la situation (médecin, patient, entourage ...)
– sans oublier vos propres pensées dans l’action
25 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Incontournables
• Les «incontournables» doivent figurer dans le récit
• Tous les indices perçus afin de permettre une analyse des problèmes
– Éléments sémiologiques
– Éléments biographiques du patient : histoire environnement familial, social et culturel
• Reflet cognitif et émotionnel chez l’étudiant des information recueillies
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 26
Récit
• Narratif, utilisation du pronom personnel
« je »
• Description explicite de l’aspect physique, des attitudes, du contexte
• Ton verbal avec citations des paroles échangées,
• Evocation du ressenti de l’interne
• Description des éléments de négociation
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 27
Récit de situation complexe et authentique
Idées suicidaires chez un homme de 55 ans vu
pour la première fois au cabinet
En vue de l’obtention du DES de Médecine Générale
AMBROISINE Jessy-Karell 22 Octobre 2013
Directrice de mémoire: Dr Valentin
RECIT
• Contexte
– Remplacement de médecine générale – consultation sur RDV
– salle d’attente pleine
• Appel inquiétant d’une patiente connue du cabinet à propos de son époux
• « J’ai peur qu’il fasse une bêtise, je ne le reconnais plus »
• Demande de consultation urgente le jour même
• AMBROISINE Jessy-Karell
RECIT
• Homme 55 ans, chef d’entreprise, marié, 2 enfants
• Antécédent = 0, suivi médical = 0
• Interrogatoire de l’épouse: Hypersomnie, repli sur soi, idées noires
• Présentation: Prostré, hypo mimique, voix monocorde
• Douleur morale intense, tristesse de l’humeur
• Symptômes anxieux
• Abus de médicaments
• Idées suicidaires, passage à l’acte récent avoué
• AMBROISINE Jessy-Karell
RECIT
• Indication d’une hospitalisation
• Nécessité de réassurance du patient
• Information à la famille
• Organisation du relai spécialisé: appel, identification de filière
• Rédaction d’un certificat à la demande d’un tiers
• Prise de nouvelles post consultation
• AMBROISINE Jessy-Karell
Récit
≠
Observation clinique
• Une observation médicale est déjà une synthèse où un tri est effectué.
• Certaines données recueillies par l’observation du patient, l’entretien, ne sont pas retenues car considérées comme non contributives au
diagnostic médical immédiat,
• alors que secondairement on peut s’apercevoir de leur intérêt
32 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Conseils
• Le récit est le socle du travail demandé ; plus cette base est solide plus votre travail sera potentiellement riche.
• Pour travailler une situation en profondeur, en faire l’analyse la plus complète, il faut au
préalable avoir le moins de préjugés possible, recueillir le maximum de faits.
33 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Apprentissages
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 34
Objectifs d’apprentissage
• Comment trouver les « bons » objectifs d’apprentissage ?
• Les objectifs d’apprentissage sont-ils à identifier avant ou après la recherche documentaire ?
35 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Recherche documentaire
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 36
Recherches documentaires
• Comment rédiger ? Que doit-il figurer dans cette rubrique ?
• Faut-il faire un résumé de la bibliographie ou juste la mentionner ?
• Comment juger du niveau de preuves obtenues ?
37 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Ressources
• Recherches documentaires avec résumé
apportant des réponses claires aux questions posées .
• Références citées selon les recommandations en vigueur avec leur niveau de preuve
• Bibliographie ( Vancouver)
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 38
Synthèse
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 39
Travail réflexif
• A distance de l’action
• Travail permettant d’argumenter le pourquoi et d’expliciter le comment il s’y est pris pour maitriser (ou non ) les différents temps de cette situation
• Compétences professionnelles acquises (mise en action)
• Compétences à acquérir ou à perfectionner
• Les manques sur les connaissances théoriques
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 40
Résumé de la démarche
Cette synthèse doit permettre :
• D’identifier les solutions aux problématiques posées
• De comparer les connaissances
antérieures à celles récemment acquises
• De comparer les solutions proposées aux solutions mises en œuvre dans des
situations comparables
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 41
Les problématiques identifiées sont – elles intéressantes ?
• Comment identifier les problèmes ? Sur quels points insister ?
• Comment être sûr d’identifier les « bonnes questions » ?
• Comment « voir » des problèmes que l’on ne peut identifier du fait de notre manque d’expérience en médecine générale ?
42 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
PROBLEMATIQUES
• Prise en charge d’une urgence en cabinet
• Risque suicidaire et médecine générale
• Triade médecin-patient-tiers: la particularité de la consultation psychiatrique
• Risque suicidaire: comment et à qui passer le relai
• AMBROISINE Jessy-Karell
Nous
• Chacun de nous ne peut se représenter une situation que de son point de vue lié à son histoire personnelle, son contexte de vie, ses représentations personnelles et
professionnelles. Ce point de vue est une approche fragmentaire de la situation, il permet d’élaborer des réponses aux
problèmes à résoudre sur le moment. La
réflexion sur l’action et le point de vue d’un autre complète l’analyse.
44 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Pistes
• Repérer les points marquants de la
situation dans les différents champs pour amener les questions et les problèmes à résoudre
• Problématiques dans le champ bio-
médical, l’intérêt du patient , bénéfices
risques des interventions , projection dans la continuité et la coordination des soins
45 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Pistes
• Libeller toutes les questions et problèmes qui apparaissent
• Discuter avec d’autres soignants ou
référents ( internes , seniors , maitres de stage etc.) qui peuvent apporter un point de vue , des commentaires et soulever des questions
46 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Traces de formation
• Cette synthèse doit permettre :
• d’identifier les solutions aux problématiques posées.
• de comparer les connaissances antérieures à celles récemment acquises,
• de comparer les solutions proposées aux solutions mises en œuvre,
• de prévoir la mise en œuvre des éléments nouveaux dans des situations comparables.
47 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Pistes
• Les objectifs sont ceux qui ont été mis en œuvre pour gérer au mieux la situation
• Afin de les identifier il faut se reporter aux niveaux de compétences du
Médecin Généraliste (la marguerite )
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 48
PREMIER RECOURS URGENCES
• Prise en charge d’une urgence en cabinet
– «Est considéré comme urgence tout ce qui est ressenti par le patient comme étant d’ordre médical et qui ne peut souffrir de retard».
– Cadre règlementaire
– Demande de soins non programmés: prise en charge par la médecine de ville
– Gestion de la salle d’attente
– AMBROISINE Jessy-Karell
Code pénal. Article 233-6
Code de santé publique. Article R.4127-9 Code déontologique. Article 9
DEPISTAGE
PREVENTION INDIVIDUELLE
• Crise suicidaire: risque majeur
• Tiers: rôle de dépistage
– Manifestations et expressions d’idées ou intention suicidaire
– Manifestation de crise psychique – Contexte de vulnérabilité
• Médecin généraliste: dépistage
– Facteurs de risque: primaires, secondaires et tertiaires et facteurs de protection
– Evaluation du risque de passage à l’acte:
échelles
– Nécessité de formation (cf Gotland)
– AMBROISINE Jessy-Karell
HAS. La crise suicidaire: reconnaître et prendre en charge. Conférence de consensus. 2000
RUTZ W., WALLINDER J., EBERHARD G. et al. An educational program on depressive disorders for general practitionners on Götland:
background and evaluation. Acta Psychiatrica Scandinavica, 1989: 79: 19-26
TRIADE MEDECIN-PATIENT-TIERS: PARTICULARITE DE LA PATHOLOGIE PSYCHIATRIQUE
• Cellule familiale
– Premier témoin
– Facteurs de vulnérabilité
– Favoriser le maintien du lien de la cellule
• Secret médical
– « […]couvre tout ce qui est venu à la connaissance du médecin dans l'exercice de sa profession, c'est-à- dire non seulement ce qui lui a été confié, mais aussi ce qu'il a vu, entendu ou compris. »
– Dérogation: Hospitalisation à la demande d’un tiers
• Relation médecin-patient:
– Frein
• premier contact
• Pathologie psychiatrique – Facteur favorisant
• Compliance, écoute
• Présence de la famille
AMBROISINE Jessy-Karell
- HAS. La crise suicidaire: reconnaître et prendre en charge. Conférence de consensus. 2000 - Code de santé publique. Article R.4127-4
- BOOK HE. Some psychodynamics of non compliance. Canadian Journal of Psychiatry 1987; 32: 15-117
CONTINUITE SUIVI
COORDINATION DES SOINS
• Coordination des soins
– Gestion de l’urgence en cabinet – Gestion de la salle d’attente
• Risque suicidaire: comment et à qui passer le relai?
– Crise suicidaire à risque élevé:
hospitaliser
– Plusieurs modes d’hospitalisation – Psychiatrie en Martinique:
– Psy Tel Shu Direct: 0696437307 – Nécessité de suivi post crise
• Selon niveau de risque
• Médicalisé ou non
• Vigilance la première année
• AMBROISINE Jessy-Karell
WALTER M., KERMARREC I., Idées ou conduites suicidaires : orientation diagnostique et conduite à tenir en situation d'urgence, Revue du Praticien, 1999, 49 : 1685-1690
Code de santé publique. Article L. 3212-3
APPROCHE GLOBALE COMPLEXITE
• Attitude d’écoute
• Réassurance
• Patient dans son contexte
• AMBROISINE Jessy-Karell
RECUEIL EN PRATIQUE Un outil
54 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Plan de recueil
• Commentaires et réflexions sur cette situation clinique :
• Quels sont les principaux problèmes que pose cette situation clinique ?
• Quels sont les objectifs d’étude ou
d’apprentissage que vous vous fixez pour
développer vos compétences face à ce type de problème de santé ?
• Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 55
Plan de recueil
• Quelles ressources documentaires avez-vous recherchées pour répondre à vos questions ?
•
• Analyse critique sur le matériel documentaire et les ressources diverses que vous avez recherchés
(note, synthèse)
• Pouvez-vous décrire les apprentissages que vous avez développés à la suite de vos recherches et comment les avez-vous développés ?
•
• Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 56
LE MÉMOIRE
57 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Plan pour le mémoire
(et de tout article scientifique)
• I = Introduction
• M = Méthode
• R = Résultats
• A = And
• D = Discussion
58 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
L'introduction
• Ce que l'on sait sur le thème (le pourquoi)
• Ce que l'on ne sait pas (le pour quoi)
• Ce qui a amené à se poser la question
• L’hypothèse
• La question
59 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Méthode
• Qu'observe-t-on ?
• Comment observe-t-on ?
• Y-a-t-il une intervention ? Laquelle ?
• Critère d'évaluation principal et critères secondaires
• Comment traite-t-on les données (statistiques) ?
• Comment s’est-on documenté ?
• Écrire le chapitre méthode avant de faire le recueil de données et le modifier si nécessaire après.
• Nombre de sujets nécessaire.
60 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Méthode
• Bien détailler le plan d’analyse des données
• Demander de l'aide pour le traitement statistique
• Tester le questionnaire
• Tester le recueil de données
• A chaque étape procéder aux modifications nécessaire
61 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Présenté et soutenu publiquement à la Faculté de Médecine des Antilles et de la Guyane et examiné par les enseignants de la dite Faculté
Jeudi 24 octobre 2013
Pour l’obtention du Diplôme d’Etudes Spécialisées de Médecine Générale Par Emmanuelle URSULE
Directrice de Mémoire : Dr Franciane GANE-TROPLENT
FACULTE DE MEDECINE HYACINTHE BASTARAUD
MEMOIRE
EN VUE DE L’OBTENTION DU DES DE MEDECINE GENERALE
LES DEFIBRILLATEURS AUTOMATISES EXTERNES : ETAT DES LIEUX DES CONNAISSANCES D’UNE POPULATION CIBLEE EN GUADELOUPE
INTRODUCTION
• 50 000 arrêts cardio-respiratoires (ACR) par an en France.
• Cause la plus fréquente = tachycardie ventriculaire
• ACR : surtout extrahospitaliers. 7 fois sur 10 devant témoins.
• Public = maillon essentiel de la chaîne de survie.
• Décret n°2007-705 du 4 mai 2007 : utilisation des défibrillateurs automatisés externes (DAE) accessible au grand public.
• Problématique : la population guadeloupéenne est-elle suffisamment informée sur les DAE pour être capable de les utiliser en cas d’urgence?
• Objectif primaire : évaluer le niveau de connaissances d’une population fréquentant un lieu public équipé́ de DAE.
• Objectif secondaire : décrire et comparer l’état des connaissances de cette population en fonction de différents éléments sociodémographiques tels que l’âge, le sexe, la profession et le fait de travailler ou non dans le lieu où se déroule l’étude.
E.URSULE-Faculté de Médecine H.Bastaraud-Octobre 2013
GENERALITES ACR (1)
ACR de l’adulte
• Sex-ratio hommes/femmes=2/3.
• Âge moyen de survenue =67 ans.
• Survie à 1 mois = 3%.
• < de 20% des témoins entreprennent les gestes de premiers secours.
• 2 troubles du rythme :
– « choquables » : tachycardie ventriculaire, fibrillation ventriculaire
– « non choquables » : asystolie, dissociation électromécanique, bradycardie
ACR de l’enfant
• 0,7 à 2 pour 10 000 enfants. Extrahospitaliers dans 2% des cas.
• Taux de survie entre 2,6% et 4%.
• 2 fois 3 sur avant 18 mois.
• Mort subite du nourrisson = 1ère cause avant 18 mois.
• Accidents domestiques = 1ère cause après 18 mois.
E.URSULE-Faculté de Médecine H.Bastaraud-Octobre 2013
GENERALITES ACR (2)
E.URSULE-Faculté de Médecine H.Bastaraud-Octobre 2013
Chaîne de survie
1/ Reconnaissance ACR : respiration ou respiration agonale
pouls 2/ Alerte précoce
3/ RCP de base : compressions thoraciques libérations des VAS
insufflations (facultatives) 4/ Défibrillation
5/ RCP spécialisée
GENERALITES DAE
• 2 types de DAE :
– Défibrillateur Entièrement Automatique (DEA) – Défibrillateur Semi-Automatique (DSA)
• Recommandations DAE : – Mise à disposition :
• En libre-service
• Sous la responsabilité d’un personnel désigné
– Lieux d’installation :
• ACR susceptible de survenir au moins une fois tous les deux ans
• > 250 adultes >50 ans se rendent chaque jour
• Secours peuvent difficilement se rendre en moins de 30 minutes
• risque ACR important (stades, maisons de retraite, etc.)
• Fréquentation importante (centres commerciaux)
E.URSULE-Faculté de Médecine H.Bastaraud-Octobre 2013
Matériel et méthode
• Etude descriptive transversale
• Questionnaire anonyme, 2 parties
• Déroulement de l’étude : – Centre commercial
– Après autorisation du responsable de la galerie marchande
– Recueil de données :
• Entretiens en face-à-face
• Durée = 2 mois
• Inclusion :
– personnes présentes dans le centre commercial
– volontaires, – 14 ans et plus
– répondre à toutes les questions
• Exploitation des données : – Logiciel Excel
– 1 bonne réponse =1 point. Score maximal
=20.
– 4 appréciations possibles – Test réussi à partir de 11 points
• Analyses statistiques :
– Direction de la Recherche Clinique et de l’Innovation du CHU de Pointe-à-Pitre
– Risque α=15% large
– Croisements variables sociodémographiques et variable « score »
– Analyse multi-variée et tests statistiques pour valider hypothèses
• Critères de jugement :
– Critère de jugement principal = proportion de tests réussis.
– Critère de jugement secondaire = étude des différences liées aux caractéristiques sociodémographiques.
E.URSULE-Faculté de Médecine H.Bastaraud-Octobre 2013
Résultats (1)
Entre février et mars 2013 : 514 personnes
• femmes = 59%
• hommes = 41%
Sexe
• « 20-29 ans = 22%
• « 40-49 ans »=20%
• « 70-79 ans »=3%
Âge
• « employés » = 23%
• « élèves et étudiants » = 20%
Catégorie socio- professionnelle
• Centre commercial =8%
Lieu d’exercice professionnel
E.URSULE-Faculté de Médecine H.Bastaraud-Octobre 2013
Résultats (2)
• Formation aux gestes de 1ers secours : 22% de la population
• Connaissance DAE : 71% de la population
• Connaissance numéro du SAMU : 53% de la population
• Localisation DAE le plus proche : 32% de la population
E.URSULE-Faculté de Médecine H.Bastaraud-Octobre 2013
Résultats (3)
•Connaissances selon CSP:
– « employés » ont des scores supérieurs (p=0,06) – « chômeurs » ont des scores inférieurs (p=0,02)
•Connaissances selon lieu d’exercice professionnel :
– Scores supérieurs chez les personnes qui travaillent des le centre commercial (p=0,0688)
– Localisation DAE le plus proche : 31% des personnes ne travaillant pas dans le centre commercial, 44% des personnes travaillant dans le centre commercial
E.URSULE-Faculté de Médecine H.Bastaraud-Octobre 2013
Discussion (1)
La méthode
•Elaboration du questionnaire : – Questions fermées
– Temps de passation <3 min
•Déroulement de l’étude :
– Entretiens en face-à-face
•Biais :
– Biais de sélection – Biais d’information
– Recueil des informations – Refus de participation Les résultats
• 7 tests sur 10 réussis
• Mais formation aux gestes de 1ers secours : 22%
• En France (2010) :
• 45% population formés ou initiés
• « employés » les mieux formés
• 89% population connaissent DAE
• En Europe :
• 95% Norvégiens formés, 80% Allemands et Autrichiens
• Etats-Unis :
• Seattle : 79% pop formés. Taux de survie après ACR >30%
• Clé du succès pour prise en charge ACR:
• Secours réactifs
• Généralisation accès aux DAE
• Formation de la population
E.URSULE-Faculté de Médecine H.Bastaraud-Octobre 2013
Discussion (2)
• « Bilan préliminaire positif de l'utilisation des défibrillateurs automatiques par le grand public en France »
• Le 19/09/13 : congrès de la Société Française d’Anesthésie et de Réanimation
• 1er juillet 201114 décembre 2012 régis Loos (Nord-Pas-de-Calais)
• 6510 arrêts cardiaques. Le plus souvent à domicile.
• 61% des cas : devant témoins. RCP 37,8% des cas.
• Pour 256 ACR (4,5%) : DAE présent. Utilisation DAE 3 fois sur 4 (Dans 81,9% des cas par personnes ayant reçu une formation). Choc 1 fois sur 2
• Survie immédiate : 28% si utilisation DAE / 14,3% si non utilisation DAE
• Survie à 1 mois : 12,4% (si utilisation DAE) contre 3,7% (si non utilisation DAE)
• Source : apmnews.com
E.URSULE-Faculté de Médecine H.Bastaraud-Octobre 2013
Conclusion
• Connaissances insuffisantes en matière de premiers secours.
• Large éducation
• Création fascicule :
– Sensibiliser la population à la gravité de la pathologie
– Familiariser la population avec la notion de chaîne de survie – Présenter le DAE
– Inciter la population à suivre des formations aux gestes de premiers secours
E.URSULE-Faculté de Médecine H.Bastaraud-Octobre 2013
Fascicule
ARRÊT CARDIAQUE
Quand quelqu’un est en arrêt cardiaque, chaque minute sans action diminue ses chances de survie de 10%.
Chaque année en France, en moyenne 50 000 personnes meurent d’arrêt cardiaque.
Face à quelqu’un d’inconscient, l’essentiel c’est d’agir rapidement
Nous sommes tous maillons de la chaîne de survie Pour plus de renseignements sur la formation aux gestes
de premiers secours :
http://afps971.e-monsite.com Tél. : 0690 40 31 31
-http://www.secourisme-guadeloupe.fr Tél. : 0590 24 72 12 ou 0690 45 45 40
http://www.ecoledeprevention.fr/Formation-aux-gestes- de-Premiers-Secours-a-la-Residence-Vatable_a46.html Tél. : 0690 67 40 81
http://www.gwadapermis.fr/premiers_secours.htm Tél. : 0690 42 67 42
http://www.guadeloupe.pref.gouv.fr/Les-actions-de-l- Etat/Securite-et-Defense/Secourisme
Tél. : 0590 99 39 45 ou 0590 99 39 40
Ce fascicule est destiné à vous familiariser avec les gestes de premier secours, en aucun cas il ne se substitue à une formation.
LA CHAÎNE DE SURVIE
1/
Arrêt cardiaque
= Inconscience
+
Absence de respiration ou respiration anormale
3/
Réanimation cardio- pulmonaire (RCP)
=
Massage cardiaque +
Bouche-à-bouche (non obligatoire)
2/
-chercher du renfort
-composer le 15 pour joindre le SAMU
-se munir d’un défibrillateur automatisé externe (DAE) si disponible
4/
DAE disponible
=
Utilisation immédiate pour analyse du rythme cardiaque
et administration d’un choc électrique si nécessaire
5/
Après l’utilisation du DAE, reprise immédiate de la RCP, jusqu’à l’arrivée des secours
N.B : la présence d’un DAE peut être matérialisée par les panneaux ci-dessous :
Les DAE sont en général disponibles dans les
pharmacies, certains centres commerciaux, certaines gares…
LE DEFIBRILLATEUR AUTOMATISE EXTERNE (DAE)
Un défibrillateur automatisé externe (D.A.E) est un appareil capable d’analyser le rythme cardiaque d’un individu en arrêt cardio-
respiratoire et qui permet de lui délivrer un choc électrique externe si nécessaire.
Depuis 2007, le D.A.E peut être utilisé par tout le monde (y compris vous), et pas seulement par des médecins ou des secouristes.
Avant d’utiliser un DAE, il faut prendre quelques précautions : S’assurer que la victime se trouve sur une surface sèche, non métallique
Mettre la victime torse nu, en découpant les vêtements avec les ciseaux fournis si nécessaire
Si la victime est très poilue il faut lui raser le torse avec le rasoir fourni avec
Si la victime est mouillée, il est nécessaire de la sécher Ne pas être à proximité d’une substance inflammable
Une fois ces dispositions prises, il faut :
- Sortir les électrodes. En coller une sous la clavicule droite le long du sternum, et l’autre sur le côté gauche du thorax entre 5 et 10 cm au-dessous de l’aisselle gauche
-Mettre l’appareil en marche et se laisser guider.
ENQUÊTES PAR QUESTIONNAIRES
Incontournables ( DMG Strasbourg)
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 76
Check-list protocole
• Mode de distribution du questionnaire est le plus adapté à l’enquête
• Un nombre de relance est prévu
• Le questionnaire prévu utilise des éléments de questionnaires déjà utilisés et validés
• Questionnaire a été testé sur un nombre suffisant et représentatif de participants
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 77
Check-list lettre d’accompagnement
• La formulation de la lettre est adaptée et les formules de politesse sont présentes
• Les coordonnées de l’enquêteur sont précisées
• Le temps de passation est précisé
• Le nombre de questions annoncé
• L’anonymat des réponses est précisé
• Un retour sur les résultats de l’étude est envisagé pour les participants .Les modalités en sont
précisées
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 78
Check-list questionnaire
• Ergonomie du questionnaire
• Forme des questions
• Forme des réponses
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 79
Ergonomie du questionnaire
• Les questions sont toutes numérotées
• L’objectif de l’enquête est rappelé sur le
questionnaire
• Les premières questions sont simples et
accrocheuses
• Questionnaire organisé par blocs logiques, du général au particulier
• Il existe des questions de transition entre les blocs
• L’ordre des blocs peut être justifié par
l’enquêteur
• Les questions ne
débordent pas sur la page suivante
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 80
Forme des questions
• Chaque question correspond à une idée unique
• Questions formulées de façons précises et concises
• Termes utilisés dans le questionnaire ont été adaptés à la population de l’enquête
• Formulation des questions sont neutres
• Utilisation d’ éventuelles questions ouvertes répond aux objectifs de l’enquête
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 81
Forme des réponses
• Le type de réponse est adapté à la question de recherche (ouverte/fermée, dichotomique/
choix multiple)
• Le choix du support est adapté aux critères mesurés
• Le nombre d’items est adapté à l’objectif
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 82
Méthode
• Demander de l'aide pour le traitement statistique
• Après le recueil des données
…. C’est trop tard
…. Il ne pourra plus rien pour vous
83 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Commencer à écrire le mémoire
• Un premier jet de l’introduction et de la
méthode devrait être rédigé avant le recueil des données
84 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Résultats
• Rien que des résultats :
– des faits, pas d'opinion
– Pas d’interprétation dans ce chapitre
• Résultat exprimé une seule fois
– sous forme de
– texte, de tableau, ou de figure
• Les tableaux ou figures
– doivent être titrés et
– compréhensibles sans le texte
• Les tableaux sont numérotés
– en chiffres arabes et – appelés dans le texte
• Tous les résultats doivent être donnés
• Certains peuvent être mis en annexes
85 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Discussion
• Partie la plus délicate, qui reflète le mieux la qualité du travail
• Résultat(s) principal(aux) et intérêt (réponse à la question)
• Forces et faiblesses du travail
• Comparaison avec les travaux d'autres auteurs
• Hypothèses pour expliquer vos résultats
• Propositions pour l’avenir
• Ne pas répéter ni résumer les résultats
86 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
• Titre
- Choisi en dernier, après avoir écrit le mémoire - Annonce avec concision le contenu du mémoire
• Résumé sur 4ème de couverture (300 mots max)
• - Informatif et structuré - But de l'étude
- Protocole : lieu de l'étude, population, intervention
- Critère de jugement principal - Résultat principal
- Conclusion : on peut y poser des questions, qui seront peut être des sujets de thèse
87 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
L'écriture
- En français, sans faute d'orthographe, phrases courtes - Précis et rigoureux (bannir "environ"…)
- L'idée principale de la phrase contenue dans ses premiers mots
- L'idée principale du paragraphe contenue dans sa première phrase
- Toujours utiliser le même mot pour désigner la même chose
- Supprimez le " bois mort " tel que : en effet, par contre, en revanche….
- Pas de phrase sans verbe - Pas de double négation
- Faites relire votre mémoire par plusieurs personnes, des non-médecins le directeur de mémoire et le méthodologiste
88 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
L'écriture
- A quel personne écrire le mémoire ?
si le travail est bien fait, il est le fruit d'une équipe, composée d'au moins l’étudiant et son directeur de
mémoire il faut donc un NOUS, qui n'a rien d'un NOUS emphatique, mais qui désigne l'équipe.
Le JE sera employé pour une opinion ou une stratégie de l’étudiant qui lui est propre, et qui n'est pas
consensuelle avec le reste de l'équipe
89 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Références bibliographiques
- Décrivez, dans la méthode, comment vous vous êtes documentés
- Ne citez que les articles lus et utiles à votre travail
- Toute référence bibliographique doit être appelée dans le texte ou les tableaux
- Les articles doivent être accessibles
- Respecter les règles internationales d’écriture des références
- Vérifier avec le directeur de mémoire ,la qualité des références bibliographiques retenues, Règles de libellé d’une références issue d’une revue
90 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
Références bibliographiques
Auteur(s), titre, revue, année, tome souligné, pages extrêmes
- Durant A, Dupont D, Martin C, Dubois F. - Le syndrome de colite aigüe. - Gastroenterol clin biol 1983; 5 : 10-20
Les abréviations des revues sont celles de l'Index Medicus (sinon mettre le titre en entier)
Si l’on cite un site Internet, préciser la date de dernière mise à jour du site et de la dernière connexion de
l’étudiant (vérifier tous les sites avant impression).
91 Pr.J.HELENE-PELAGE 2015
AUTRES EXEMPLES
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 92
DENI DE GROSSESSE
MEMOIRE
EN VUE DE L’OBTENTION DU DES DE MEDECINE GENERALE
Mme BUTORI Jennifer Octobre 2013
CAS CLINIQUE: Mlle C
• Jeune et étudiante
• Famille opposante
• Retard au diagnostic
• Examen clinique: signes extérieures de grossesse
• Parfaite ignorance de la patiente…
• Comment réagir lors de l’examen?
• Déni du patient
• Une seule solution possible..
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 94
LES PROBLÉMATIQUES IDENTIFIÉES ?
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 95
Problématisation et objectifs de l’étude
• Pertinence des questions formulées
• Adéquation des questions avec les tâches et fonctions de la MG
• Précision de la définition des objectifs d’étude
• Adéquation des objectifs d’étude avec les problèmes posés
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 96
PROBLEMATIQUES
• Suivi médical des adolescents et jeunes adultes: période de transformations,
relation fragile
• Annonce de la grossesse lors d’un déni:
verbalisation de la pathologie, information claire, loyale, et appropriée
• Information sur la contraception: modes, techniques d’utilisation, observance..
• Contexte social et familial
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 97
DENI DE GROSSESSE
• Non reconnaissance d’une grossesse au delà du premier trimestre.
• Prévalence: 2 à 3 cas pour 1000 naissances
• « Situation psychologique »
• Pas de profil psychologique « type »
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 98
PRISE EN CHARGE ET RECOMMANDATIONS
• Rôle du médecin généraliste: modeste mais important
• Aborder l’état psychique de l’adolescent: test TSTS-CAFARD
• Prescription d’une contraception et éducation
• IVG stable en France à un niveau élevé
• Délais légaux
• Annonce d’un diagnostic difficile en médecine générale
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 99
EN MEDECINE GENERALE…
• Premier contact
• Prise en charge globale
• Coordination et continuité des soins
• Acteur de santé publique
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 100
CONCLUSION
• Guider et conseiller
• Adapter l’information au patient
• Situation particulière du patient adolescent
• Choix de la contraception et éducation
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 101
En particulier dans ce cas clinique:
• Difficulté de l’annonce
• Faire face au déni
• Ne pas rompre le lien
• Mes erreurs…
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 102
Juste un petit bilan , Docteur !
Prise en charge d’un patient migrant en situation de précarité au cabinet
MEMOIRE
EN VUE DE L’OBTENTION DU DES DE MEDECINE GENERALE
Mme GUERRY Natacha Octobre 2013
Monsieur P.
• Situation : 54 ans, agriculteur, marié, 2 enfants
• Accompagné d’un parent
• Motif de consultation : bilan
• Anamnèse : Patient mutique
• Examen clinique : AVC probable
• Prise en charge ambulatoire
• Diagnostic final : Etat lacunaire
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 104
Une situation complexe
• Limites de la prise en charge
• Exigences professionnelles
– Obligations de moyens… sous contraintes – Temps à consacrer au patient
• Précarité
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 105
Axes de recherche
• Démence d’origine vasculaire (Etude Syst-Eur)
• Migrant en médecine de ville (thèse de A.
Matthieu)
• Patient en situation de précarité et de
vulnérabilité (Loi n° 98-657 d’orientation du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les
exclusions)
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 106
Analyse
• Une meilleure prise en charge ? – Hospitalisation d’emblée ?
– Urgence hypertensive ?
• Retour d’expérience et bonne pratique : – Nécessité d’une prévention efficace
– Emergence d’inégalités : populations étrangères et françaises
– Approche globale : prise en charge médico- psycho-sociale
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 107
Conclusion
• « Mieux soigner à moindre coût »
• Investissement personnel : médecine humaniste
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 108
PRÉSENTATION ORALE
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 109
Prise en charge d’un épisode dépressif au cabinet de médecine générale :
à propos d’un cas
MEMOIRE
EN VUE DE L’OBTENTION DU DES DE MEDECINE GENERALE
Mme MARTINES Isabelle Octobre 2013
Le récit –
Prise de contact• Mme J, 35ans
• Peu d’antécédents
• Mère au foyer
Rupture avec l’état antérieur
Attitude
Elocution
Aidant familial
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 111
Le récit -
Démarche diagnostiqueAbsence de diagnostic somatique
Débriefing avec le maitre de stage
Explorer les diagnostics psychiatriques
Critères CIM-10
Episode dépressif caractérisé d’intensité modérée
Interrogatoire
Examen clinique
Bilan para clinique
Pr.J.HELENE-PELAGE 2015 112