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RWANDA : FICHE PAYS MAI 2021

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BPIFRANCE | DIRECTION DE L’EVALUATION DES ETUDES ET DE LA PROSPECTIVE - FICHE PAYS RWANDA| 04/2021

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Direction Evaluation, Etudes et Prospective

RWANDA : FICHE PAYS – MAI 2021

SYNTHÈSE :

STRUCTURE DES ÉCHANGES

Faible niveau de corruption et bonne gouvernance

Investissements en infrastructures importants

Stabilité politique

Développement du secteur privé

Progression continue en matière d’environnement des affaires

Catégorie OCDE (2017) : 6/7

Notes agences (S&P / Moody’s / Fitch) : B+/ B2/ B+

Monnaie locale : Franc rwandais (RWF) / Régime de change : flottant Horizon de l’objectif de neutralité carbone : -

Etroitesse du marché interne

Pays enclavé

Dépendance aux cours des matières premières

Secteur industriel encore peu développé

Déficit courant

Evolution des risques : perspectives positives pour 2021, sous réserve d’une amélioration du contexte sanitaire.

Environnement macroéconomique et financier :

Vulnérabilité de la croissance : Après une croissance de 9,5% en 2019, l’activité s’est contractée de -3,4% en 2020, tirée par la chute de la consommation et de l’investissement. Un rebond modéré de l’activité est prévu à 5,7% en 2021. La reprise de l’épidémie conduit le gouvernement à durcir les mesures de restrictions sanitaires ce qui risque de limiter encore davantage le rebond. La politique monétaire devrait en revanche rester accommodante soutenue par la baisse des pressions inflationnistes.

Vulnérabilité des comptes publics : le déficit public s’est creusé en 2020 (-5,4% du PIB) tiré par la chute des recettes budgétaires liée à la contraction de l’activité et aux mesures de soutien à l’activité face à la pandémie. Dans ce contexte, la dette publique affiche une hausse de 10 points à 61% du PIB.

Vulnérabilité extérieure : Le déficit courant est resté élevé (autour de -12% du PIB) en raison principalement de la baisse des recettes des services (tourisme). Le service de la dette publique externe reste relativement limité (près de 153 MUSD pour 2021). Les réserves en devises, estimées à 1,6 Mds d’USD fin décembre (soit 5,5 mois d’importations) devraient permettre au pays d’assurer le remboursement de sa dette à court terme et de soutenir le franc rwandais qui s’est déprécié de 4,7% en moyenne en 2020. Bien qu’éligible à la suspension temporaire du service de la dette dans le cadre de l’accord du G-20, le Rwanda n’a pas souhaité en bénéficier jusqu’à présent.

Vulnérabilité du secteur bancaire : L’impact de la crise sanitaire s’est traduit par une progression du taux des prêts non performants (5,5%) et près de 39% du portefeuille des prêts a été restructuré en juin. La capitalisation des banques resterait cependant satisfaisante à 23,7% fin juin 2020, soit un niveau au-dessus du minimum règlementaire requis de 15%.

Environnement politique et gouvernance :

Stabilité socio-politique : La situation politique est stable. Le président Kagamé qui dirige le pays depuis avril 2000 a entamé son 3ème septennat en août 2017. Sur le plan des relations externes, le pays est reconnu pour son faible niveau de corruption et l’utilisation efficace de l’aide internationale accordée au pays.

Climat des affaires : Le Rwanda affiche la deuxième meilleure performance d’Afrique sub-saharienne au classement Doing Business de la Banque mondiale (38ème sur 190 pays), derrière l’île Maurice. En matière de gouvernance, le pays arrive en tête par rapport à majorité des pays d’Afrique de l’Est.

Environnement et politique du climat :

Vulnérabilité climatique : Les émissions de gaz à effet de serre (GES) au Rwanda ont progressé en moyenne de 3,4% par an au cours des 5 dernières années (6,1 MtCO2 en 2018). Selon les projections, les émissions du pays devraient doubler à l’horizon 2030 si rien n’est fait pour les empêcher. Dans ce contexte, le Rwanda s’est engagé à réduire de 16% ses émissions de GES et de 22% supplémentaires, sous réserve de l’obtention d’un soutien du financier externe. Au total, une réduction des émissions de 38% à l’horizon 2030 est prévue par ce pays dans le cadre des Accords de Paris.

FORCES FAIBLESSES

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TABLEAUX DES PRINCIPAUX INDICATEURS

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1. SITUATION ECONOMIQUE

Récession en 2020, mais rebond de l’activité prévu en 2021

Après une croissance de 9,5% en 2019, l’activité s’est contractée de -3,4% en 2020 selon le NISR1, sous l’effet de l’impact de la crise sanitaire. Même si les mesures de restrictions sanitaires pour contenir la propagation du virus ont été progressivement assouplies depuis le mois de mai de l’année dernière, l’activité n’a pas retrouvé son dynamisme d’avant crise. La contraction de la consommation privée et de l’investissement ont été les principaux contributeurs à la chute du PIB en 2020 (Cf.

graphique ci-dessous).

Pour 2021, le FMI prévoit une reprise de la croissance à +5,6%, qui resterait cependant modeste comparée au taux de croissance moyen d’avant crise. La reprise de l’épidémie depuis le début de l’année est par ailleurs source d’inquiétude. La mise en place d’un nouveau confinement en janvier, puis en mars, ainsi qu’un processus de vaccination encore lent, sont susceptibles de peser sur l’activité sur la première partie de l’année.

Le secteur des services (environ 47 % du PIB), notamment le tourisme et le transport aérien resteraient encore peu dynamiques. Malgré la baisse anticipée de l’inflation venant à soutenir le pouvoir d’achat des ménages, la consommation risque d’être contrainte par les mesures de confinement et par la hausse du chômage2. L’investissement serait également mis à mal si la situation sanitaire se dégrade.

La Banque centrale devrait cependant maintenir une politique monétaire accommodante soutenue par la baisse des pressions inflationnistes afin de soutenir l’activité. En 2020, le taux directeur a été abaissé de 50 pdb à 4,5%, malgré la hausse de l’inflation qui avait dépassé la cible de la banque centrale à 5% (Cf.

graphique ci-dessous).

1National Institut of Statistic of Rwanda

Une économie encore très dépendante du secteur agricole

Le secteur agricole (28 % du PIB) est dominé par les cultures (maïs, bananes, manioc, sorgho, riz, haricots, pommes de terre), ainsi que par les cultures d’exportation (thé, café). Le secteur agricole emploie près de 70 % de la population.

La construction est soutenue par les investissements publics. Le secteur manufacturier, dont l’activité provient essentiellement des PME, concerne en particulier l’agro- alimentaire.

Dans le tertiaire (47% du PIB environ), les services de commerce/transports/immobilier, ainsi que le tourisme étaient les secteurs les plus porteurs avant la crise sanitaire. Le gouvernement a particulièrement investi dans le secteur du tourisme via l’amélioration de l’infrastructure touristique du pays, telles que la construction du nouvel aéroport international Bugesera à Kigali et le développement de la flotte aérienne RwandAir, qui dessert désormais plus de 29 aéroports.

Le pays souhaite par ailleurs se positionner comme destination d’écotourisme de haut de gamme, tout en préservant l’environnement et la faune.

Malgré la crise sanitaire qui affecte l’activité touristique, le Rwanda continue de miser sur le développement du secteur avec notamment la promotion du « tourisme durable » et en mettant en place des mesures nécessaires pour la sécurité et la santé des touristes.

Les perspectives restent cependant toujours assez difficiles pour le secteur et ce au niveau mondial.

Un plan stratégique de diversification à long- terme

Le gouvernement rwandais a lancé un ambitieux programme de réformes «Vision 2020» et «Vision 2050», afin de permettre au pays d’atteindre des objectifs de développement à moyen et long terme, en ligne avec les Objectifs de développement durable (ODD). Le Rwanda prévoyait ainsi d’accéder au statut de pays à revenu intermédiaire selon le classement de la Banque mondiale à l’horizon 2020, tout en réduisant la pauvreté. La « Vision 2050 » donne comme objectif au pays de rejoindre le groupe des pays à revenu

2Selon NISR, le taux de chômage atteint 20,3% en novembre 2020 (contre 13,1% en fevrier)

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intermédiaire de la tranche supérieure à l’horizon 2035 et celui des pays à revenu élevé en 2050.

A ce stade toutefois, malgré tous les efforts entrepris par le gouvernement rwandais, la crise sanitaire a mis un frein à la croissance robuste dont le pays a bénéficié ces dernières années (7,4% en moyenne sur la période 2014-2019) et repousse ainsi l’ascension du pays dans la catégorie des pays à revenu intermédiaire (1er tranche).

La « Vision 2050 » repose principalement sur le développement du secteur privé, qui serait le moteur de la croissance dans les années à venir. Dans ce contexte, les Autorités misent sur la l’amélioration constante du climat des affaires afin de stimuler et soutenir l’investissement privé, local et étranger. Les autorités poursuivent également leurs efforts pour l'émergence d'une économie du savoir tirée par l'innovation, les services et l’industrie à plus forte valeur ajoutée.

Un secteur bancaire résilient malgré la dégradation des actifs

Le secteur bancaire comprend notamment 16 banques3 qui détiennent 65,9% des actifs du secteur financier (décembre 2019). Selon le FMI, malgré l’impact de la crise sanitaire, la capitalisation des banques resterait satisfaisante à 23,7% fin juin 2020, soit un niveau au- dessus du minimum règlementaire requis de 15%.

A noter cependant que le régulateur a demandé aux banques et aux assureurs de suspendre le versement des dividendes de 2019, payables en 2020, afin de conserver du capital et des liquidités nécessaires à l’absorption d’éventuelles pertes liées à la chute de l’activité économique.

Le taux de créances douteuses a eu en effet tendance à progresser à 5,5% en juin (contre 4,9% en décembre 2019) et près de 39% du portefeuille de prêts a été restructuré.

2. FINANCES PUBLIQUES

Forte hausse du déficit public en 2020 Soutenu par les programmes d’aides du FMI, le Rwanda mène une politique budgétaire prudente depuis plusieurs années. En 2019, le déficit budgétaire a eu cependant tendance à progresser, tiré notamment par la hausse des dépenses liées à la construction du nouvel aéroport de Bugesera (situé à l’est de Kigali).

3Il s’agit de11 banques commerciales, 3 banques de microfinance, 1 banque coopérative et 1 banque de développement (au 21/12/2019)

4Source : Ministère de l’Economie et des finances du Rwanda http://www.minecofin.gov.rw/index.php?id=12&tx_ttnews%5Btt_n ews%5D=770&cHash=f4393f63646ccda0c9a2d87f26c95394

En 2020, face à l’impact de la crise sanitaire, le Rwanda a bénéficié d’un prêt d’aide d’urgence du FMI (RCF) de 110 M USD (avril 2020), ainsi que d’un décaissement supplémentaire de 111 M USD (en juin), soit un montant global estimé à 2,2% du PIB. Le soutien de la communauté internationale au Rwanda a aussi été important. La France, via l’AFD, a annoncé 45 M EUR de soutien au plan d’urgence rwandais contre la pandémie du coronavirus (le 30 juin 2020)4. Un accord de financement de 48,6 M USD entre le gouvernement américain, via l’USAID, et le Rwanda a aussi été signé afin de soutenir l’économie des effets négatifs causés par la pandémie5. Malgré un soutien international non négligeable, le déficit public devrait encore se creuser en 2020 à -5,4% du PIB (contre -5,2% du PIB en 2019).

Celui-ci devrait un peu se résorber un 2021, sous réserve de la reprise progressive des recettes parallèlement à la reprise de l’activité économique.

Hausse de l’endettement public

La dette du secteur public rwandais est en augmentation sur les 5 dernières années, liée aux importants investissements publics6, visant notamment à soutenir le commerce et l’activité touristique. La dette publique consolidée est passé de 32% du PIB en 2015 à d’environ à 51% du PIB en 2019, tirée principalement par la hausse de la dette externe. Le poids des crédits concessionnels auprès de créanciers multilatéraux réduit toutefois le risque de difficultés de remboursement (Cf. position externe).

Le creusement du déficit budgétaire devrait se traduire par une nouvelle progression de la dette publique en 2020, prévue à 61% du PIB (+10 points de PIB par rapport à 2019) et à 66% du PIB en 2021, selon les prévisions du FMI (avril 2021).

3. POSITION EXTÉRIEURE

Les exportations dominées par les produits primaires

Les exportations rwandaises sont dominées par les matières premières, minérales et agricoles. Les produits miniers (tantale, étain, tungstène), pèsent en moyenne 20% environ des exportations rwandaises et les produits agricoles (thé, café principalement) pour plus de 20%. Le pays a également une activité d’import-export de pétrole pour alimenter les pays voisins, notamment le Burundi.

La région est-africaine est le premier débouché pour les exportations du pays.

5Source :

http://www.minecofin.gov.rw/index.php?id=12&tx_ttnews%5Btt_n ews%5D=771&cHash=3aa35dea1ed209b843eb7bbfb15c9721

6 Il s’agit notamment de la construction du centre de convention de Kigali (KCC) achevée en 2016 (projet de 130 MUSD), de la hausse de la flotte de la compagnie aérienne nationale, RwandAir (environ 169 M USD), ainsi que de la construction d’un nouvel aéroport dans le district de Bugesera (coût estimé à 80 MUSD).

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Le déficit courant devrait rester élevé Le solde courant est structurellement déficitaire, le Rwanda important les biens d’équipements et services destinés à la réalisation de projets d’infrastructures, ainsi que du pétrole. Les importations représentent en moyenne plus du double des exportations du pays, essentiellement agricoles et minières. En 2020, les exportations s’élèvent à 1 Mds d’USD, contre 3,5 Mds d’USD pour les importations.

Les recettes d’exportations de services ont chuté de 67%

au T2 2020, liées à la chute de l’activité touristique, ainsi qu’à l’arrêt presque total de l’activité de la compagnie aérienne nationale RwandAir.

Dans ce contexte, le déficit courant est resté élevé (autour de 12% du PIB) en 2020.

Dépréciation régulière de la monnaie En 2020, le franc rwandais s’est déprécié de 4,7% en moyenne face au dollar américain, contre une dépréciation moyenne de 3,9% sur les deux dernières années. La baisse de la confiance des investisseurs dans un contexte de chute de l’activité, ainsi qu’un déficit courant resté élevé ont favorisé la dépréciation du franc rwandais.

Cette tendance devrait se poursuivre en 2021, favorisée notamment par le déficit courant qui resterait élevé. Le rythme de la dépréciation dépendra cependant de l’évolution du contexte sanitaire et de la confiance des investisseurs dans le marché rwandais. Les réserves en devises de la banque centrale (1,6 Mds d’USD fin décembre 2020), demeurent à un niveau satisfaisant à

5,5 mois d’importations et offrent une marge de manœuvre à la Banque centrale pour soutenir la monnaie.

Un risque de surendettement passé de faible à modéré

La dette externe publique du Rwanda a progressé de 24 points de PIB entre 2013 et 2019 (de 21,1% du PIB à 45,4% du PIB respectivement), afin de répondre aux besoins de développement du pays (infrastructures en particulier).

La dette externe publique est encore majoritairement détenue par les créanciers multilatéraux et bilatéraux (environ 90%) et dispose ainsi de conditions favorables (taux d’intérêts, durée). La dette commerciale s’élève à 10% du total de la dette externe et est constituée principalement d’un Eurobond de 10 ans (400 M USD) émis en 2013. Toutefois, face à la baisse des revenus d’Etat du fait de la crise du Covid-19, le risque souverain progresse.

Le pays n’a pas demandé à bénéficier de la suspension temporaire du service de la dette dans le cadre de l’accord du G-20. L’impossibilité pour les pays qui en bénéficient de contracter de nouveaux emprunts auprès du marché, ainsi que la crainte d’une éventuelle révision à la baisse de la note souveraine par les agences de notation peuvent en partie expliquer la décision du gouvernement rwandais de ne pas faire appel à l’accord du G-20.

Alors que le service de la dette du pays reste relativement limité (estimé à 153 MUSD pour 2021), d’importantes échéances sont à prévoir en 2023 (près de 570 MUSD) avec l’arrivée à échéance de l’Eurobond (400 M USD) émis en 2013. Les réserves en devises, estimées à 1,6 Mds d’USD fin décembre (soit 5,5 mois d’importations), ainsi que le soutien financier international devraient permettre au pays d’assurer le remboursement de sa dette à court terme.

4. ASPECTS POLITIQUES ET GOUVERNANCE

Situation politique stable

Le président P. Kagamé, qui a mis fin au génocide des Tutsis en 1994 et dirige le pays depuis avril 2000, a été réélu pour un troisième septennat en août 2017 avec plus de 98% des voix. Grâce à l’amendement à la Constitution obtenu fin 2015, il pourra également se représenter pour deux quinquennats supplémentaires.

Surle plan des relations externes, le pays est reconnu pour son faible niveau de corruption et l’utilisation efficace de l’aide internationale accordée au pays. Des progrès importants en matière de réduction de la pauvreté ont également été accomplis : le taux de pauvreté est passé de 78% de la population dans les

Source : NSRI

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années 2000 à 38,2% en 2017 et l’extrême pauvreté de 40% à 16% sur cette même période. L’impact social de la crise sanitaire pourrait cependant s’avérer très important puisque jusqu’à près de 9% de la population (environ 1 M d’habitants) sont susceptibles de sombrer dans la pauvreté, selon le FMI.

D’importants efforts en matière la gouvernance

Selon les indicateurs de gouvernance de la Banque Mondiale, le pays enregistre de meilleures performances que la majorité des pays d’Afrique de l’Est (sauf en termes de liberté politique).

Dans le classement « Doing Business » de la Banque Mondiale 2020, le Rwanda figure au 38ème rang sur 190 pays. Le pays est le 2ème meilleur environnement d’affaires d’Afrique après l’île Maurice.

L’intégration régionale et le développement du secteur privé : les deux priorités du gouvernement rwandais.

L'intégration régionale est perçue par le gouvernement rwandais comme un moyen de surmonter les contraintes de développement liées à l'enclavement du pays et à l’étroitesse de son marché interne (11 millions d’habitants). Le pays est activement engagé dans le marché commun de l'Afrique orientale et australe (COMESA) et au sein de la communauté de l'Afrique de l'est (CAE), qui comprend le Kenya, la Tanzanie, l'Ouganda, le Burundi et le Rwanda. Un accord de partenariat économique (APE) entre l’Union Européenne et les membres de la CAE est également en cours.

Le Rwanda qui ambitionne de devenir un pays à revenu intermédiaire a mis en place plus de 147 réformes depuis 2005 afin d’accroître la compétitivité des entreprises et l’attractivité du pays. Les infrastructures défaillantes continuent toutefois de nuire au développement du secteur privé.

5. CLIMAT ET ENVIRONNEMENT

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) au Rwanda sont estimées à 6,1 MtCO2 en 2018 (hors déforestation).

La principale source d’émissions de GES est le secteur agricole (environ 55% du total), suivi du secteur de l’énergie à 31%. Les émissions de GES ont par ailleurs tendance à progresser (+3,4% en moyenne/an) au cours des 5 dernières années.

Selon les projections, les émissions devraient doubler à l’horizon 2030, estimées à 12,1 MtCO2, si rien n’est fait pour les empêcher. La hausse de la consommation des combustibles fossiles résultant de la demande croissante en électricité, ainsi que pour répondre aux besoins du secteur du transport, seraient les principaux facteurs qui expliqueraient la hausse projeté des émissions.

Dans ce contexte, le Rwanda, signataire des accords de Paris, s’est engagé, de manière inconditionnelle, à réduire de 16% ses émissions de GES à l’horizon 2030 (selon le scénario tendanciel). Le pays prévoit également une réduction supplémentaire de 22%, sous réserve de l’obtention d’un soutien du financier externe, portant ainsi à 38% l’objectif global de réduction des GES en 2030.

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ROSPECTIVE

Baptiste Thornary Responsable Pôle Conjoncture Macroéconomie Risque pays [email protected]

Economie Internationale et Risques Pays

Anne-Sophie Fèvre Afrique de l’Ouest, Afrique australe, CEI & Russie [email protected] Adriana Meyer Amérique Latine, Asie du Sud & Inde, Afrique de l’Est [email protected] Victor Lequillerier MENA, Turquie, Chine, ASEAN [email protected]

Global trends, Pays Développés, Conjoncture France

Sabrina El Kasmi Responsable /Global trends, Pays développés, pétrole [email protected] Laetitia Morin Macroéconomie France, Europe, conjoncture PME [email protected] Thomas Laboureau Macroéconomie France, conjoncture ETI [email protected]

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