Interférométrie
Le principe de l’interférométrie I
• problème de l’antenne unique: résolution spatiale Θ ∼ λ/ D (D: diamètre du télescope)
• idée: remplacer le diamètre du télescope par la distance entre deux télescopes
• en interférométrie: un télescope va échantillonner le champ d’onde electromagnétique
• une seule source ponctuelle: champ electromagnétique cohérent
• une source qui comprend deux sous sources ponctuelles émet deux champs d’onde sépares qui n’interagissent pas -> ils sont incohérents
• cela est reconnu par un interféromètre
La cohérence spatiale
α
∆ x d
d < λ D/S Θ=λ /d > S/D=taille apparente source ponctuelle S: taille physique de la source
Θ : résolution spatiale
D
Le principe de l’interférométrie II
• il faut mesurer la cohérence des signaux
• en principe un interféromètre ne
fonctionne que correctement si le champ electromagnétique peut être décrit par une onde de longueur d’onde, fréquence,
phase etc. bien définis
• résolution spatiale: Θ ∼ λ/Β (Β: ligne de
base maximum)
La fonction de coh´ erence I
pour d´ecrire une onde ´electromagn´etique on a besoin de 4 param`etres:
param`etres de Stokes: I, U, Q, V
simplification: on ne prend que le Stokes I
1. onde plane monochromatique (ν = 2πω = ν0):
U(t) = U0exp(−iωt+ϕ) U0: amplitude
ϕ: phase
si U0 et ϕ sont connu `a un point P1, ils sont d´etermin´e au point P2 une fois qu’on a d´etermin´e ∆ϕ →
l’´emission est coh´erente
2. ondes polychromatiques al´eatoires:
l’´emission est incoh´erente
hypoth`ese: ´emission stationnaire
mesure de la coh´erence: fonction de coh´erence Γ:
Γ(P1, P2, τ) = lim
T→∞
1 2T
Z T
−T U(P1, t)U∗(P2, t+τ)dt =< U(P1)U∗(P2, t+τ) >
→ crosscorrelation
onde plane monochromatique: l’amplitude de γ est 1 onde poly chromatique aléatoire: l’amplitude de γ est 0
La fonction de coh´ erence II
intensit´e (Stokes I): I(P) = Γ(P, P,0) =< U(P, t)U∗(P, t) >
On suppose:
U(P, t) = U0exp(i(kz−ωt))
o`u P = (x, y, z), k = 2π/λ =const et ω = 2πν = const
→
Γ(P1, P2, τ) =|U0|2exp(i(k(z1−z2) +ωτ))
La fonction de coh´erence a la mˆeme longueur d’onde que les on- des initiales, mais c’est une onde stationnaire
si τ = 0 et z1−z2 = 0 → Γ est maximum
normalisation:
γ(P1, P2, τ) = Γ(P1, P2, τ)
qI(P1)I(P2)
|γ(P1, P2, τ)| ≤1
maintenant: superposition de deux champs d’ondes monochromatiques
qui se propagent dans deux directions différentes
Le th´ eor` eme de van Cittert-Zernike I
deux directions de propagation diff´erentes: s~a, s~b
Ua = U0aexp(i(k ~sa·~x−ωt) Ua =U0bexp(i(k ~sb·~x−ωt)
U = Ua+Ub
Γ(P1, P2, τ) =< U(P1, t1)U∗(P2, t2)>=
<(Ua(P1, t1) +Ub(P1, t1))(Ua(P2, t2) +Ub(P2, t2))∗ >=
< Ua(P1, t1)Ua∗(P2, t2)> + < Ub(P1, t1)Ub∗(P2, t2)> +
< Ua(P1, t1)Ub∗(P2, t2) > +< Ub(P1, t1)Ua∗(P2, t2)>
si Ua et Ub ne sont pas correl´es:
< Ua(P1, t1)Ub∗(P2, t2) >=< Ub(P1, t1)Ua∗(P2, t2) >= 0
→
Γ(P1, P2, τ) = |U0a|2exp(i(k ~sa·~u+ωτ) +|U0b|2exp(i(k ~sb·~u+ωτ) o`u ~u =x~1−x~2
seule la diff´erence de distances entre dans le probl`eme
(incohérents)
Le th´ eor` eme de van Cittert-Zernike II
maintenant |U0a| =|U0b|= |U0|:
γ(~u, τ) = cos(k
2(s~a−s~b)·~u) exp(i(k
2(s~a+s~b)·~u+ωτ))
→ l’amplitude varie lentement avec la position
perte de coh´erence pour k
2(s~a−s~b)·~u= (2n+ 1)π 2 pour plusieurs composantes:
U(P, t) =X
n Un(P, t)
→
Γ(~u, τ) =< U(P1, t)U∗(P2, t+τ)>=X
n |U0n|2exp(i(k ~sn·~x+ωτ)) pour la limite n→ ∞:
U(P, t) = Z Z U(~s) exp(i(k~s·~x−ωt))dΩ Γ(~u, τ) =Z Z I(~s) exp((i(k~s·~x+ωτ))dΩ avec
I(~s) =Z Z U(~s)U∗(~s)dΩ
si on peut mesurer Γ(~u, τ), on peut d´eterminerI(~s) par inversion U(s+σ)U*(s+σ)dσ
u
onde stationnaire
u
ds ds
condition pour source ponctuelle
L’interf´ erom` etre ` a deux ´ el´ ements
2 t´elescopes: T1 et T2
U1 ∝Ecos(ωt) U2 ∝ Ecos(ω(t−τ))
interf´erom`etre de correlation:
fonction de cross-correlation int´egr´ee:
R(τ)∝ E2 T
Z T
0 cos(ωt) cos(ω(t−τ))dt o`u T ≫ 2π/ω
la moyenne sur T sin moyenne sur une p´eriode 2π/ω R(τ) ∝ ω
2πE2
Z 2π/ω
0 cos(ωt) cos(ω(t−τ))dt
∝ ω
2πE2( cos(ωτ)Z 2π/ω
0 cos2(ωt)dt+sin(ωτ)Z 2π/ω
0 sin(ωt) cos(ωt)dt)
→ R(τ)∝ 1
2E2cos(ωτ)
interf´erom`etre d’addition (total power):
U1 ∝E1exp(iωt) U2 ∝E2exp(ω(t−τ))
I =< (U1+U2)(U1+U2)∗ >=< U1U1∗ > + < U2U2∗ > + < U1U2∗ > + < U2U1∗ >
o`u< U1U1∗ >= I1, < U2U2∗ >= I2, < U1U2∗ >=√
I1I2exp(iωτ),
< U1U2∗ >= √
I1I2exp(−iωτ)
→ I =I1+I2+ 2√
I1I2cos(ωτ)
Le retard τ est la somme du retard g´eometrique τg et instru- mental τi:
τ = τg+τi = 1
cB~ ·~s−τi
L’effet d’une largeur de bande finie
cross-correlation entre deux signaux monochromatiques x et y:
Rxy(τ) =< x(t)y(t−τ) >
dans le domaine de fr´equences: Sxy(ν, τg) = X(ν)Y∗(ν) = A(~s)Sexp(−i2πντg) S: flux; A(~s): surface effective du t´elescope.
largeur de bande finie:
gating function Π(ν)
< Sxy(τg)>= R−∞∞ Sxy(ν, ~s)Π(ν)dν = Rνν00−+B/2B/2 A(ν, ~s)S(ν) exp(−i2πντg)dν A(ν, ~s) ∼ const. = A(ν0, ~s) , S(ν)∼ const. = S(ν0)
→ < Sxy(τg)>= A(ν0, ~s)S(ν0)Bexp(−i2πν0τg) sinc(Bτg)
→ necessit´e d’introduction de τi
« delay beam »
Etendue finie de la source radio
le t´elescope suit la source: phase tracking center: s~0
Sxy(ν0, ~s0 +~σ) = A(s~0 +~σ)Iν(s~0 +~σ)Bexp(i2πν0(τg −τi))dΩ signal du correlateur:
Sxy(s~0) = BR4πA(~σ)Iν0(~σ) exp(i2πν0(τg −τi))dΩ =
= BR4πA(~σ)Iν0(~σ) exp(i2πν0(c−1B~ ·(s~0 +~σ)−τi))dΩ On suppose que τi = 1cB~ ·s~0:
Sxy(s~0) = BR4πA(~σ)I˜ ν(~σ) exp(i2πνc−1B~ ·~σ)dΩ Rappel:
Sxy(ν, τg) = X(ν)Y∗(ν) Rxy(τ) =< x(t)y(t−τ) >
D´efinition:
Visibilit´e:
Vij =R A(σ)I˜ ν(σ) exp(i2π~bij,λ·~σ)dΩ = |Vij|exp(iϕij) o`u~bij,λ =~bij/λ
en r´ealit´e la mesure est: ˜Vij =GijVij + bruit
avecGij = gig∗jgij est le gain complex, o`u gi est le gain complexe d’un t´elescope
B: largeur de bande
Les visibilités
Interférometrie avec les VLTs
(Ohnaka et al. 2006)
Synthèse d’ouverture
Very Large Array (VLA, USA)
Australia Telescope Compact Array (ATCA)
Plateau de Bure mm interferometer
(France)
Synthèse d’ouverture
Synth` ese d’ouverture
r´eponse d’un interf´erom`etre:
R(B) =~ Z
S Z
A(~s)Iν(~s) exp (iω(1
cB~ ·~s−τi))d~sdν o`u A(~s): antenna power pattern
Synth`ese d’ouverture: resoudre cette ´equation en mesurantR(B)~ afin d’obtenir Iν(~s) pour un ensemble d’orientations B.~
maintenant: vecteur d’unit´e s = s0 + σ o`u s0 est le centre de pointage.
R(B~) = exp (iω(1
cB~ ·s~0 −τi))dνZ
S Z
A(~σ)Iν(~σ) exp (iω
cB~ ·~σ)d~σ
d´efinition: fonction de visibilit´e:
V(B) =~ Z
S Z
A(~σ)Iν(~σ) exp (iω
cB~ ·~σ)d~σ surface effective
nouveau syst`eme de coordonn´ees:
ω
2πcB~ = (u, v, w)
V(u, v, w) = R−∞∞ R−∞∞ A(x, y)I(x, y) exp(i2π(ux+vy+w√
1−x2−y2))√dxdy
1−x2−y2
o`u on suppose que A(x, y) = 0 pour x2 +y2 > l2 < 1 o`u l est la HPBW.
Si l’on observe seulement une petite r´egion dans le ciel:
√1−x2−y2 ∼ const ∼1
V(u, v, w) exp(−i2πw) =
Z ∞
−∞
Z ∞
−∞A(x, y)I(x, y) exp(i2π(ux+vy)dxdy V(u, v, w) exp(−i2πw)∼ V(u, v,0)
transform´ee de Fourier:
Γ(x, y) = A(x, y)I(x, y) = Z ∞
−∞
Z ∞
−∞V(u, v,0) exp(−i2π(ux+vy))dudv
Synthesis mapping
Le plan UV: u – direction est; v – direction nord; w – direction de la source
Couverture dans le plan UV
V vs U for 19971106.C_BAND.1 Source:1331+305 Ants * - * Stokes RR IF# 1 - 2 Chan# 1
Freq = 4.8851 GHz, Bw = 50.000 MHz
Kilo Wavlngth
Kilo Wavlngth
-15 -10 -5 0 5 10 15
15
10
5
0
-5
-10
-15
VLA observation courte (« snapshot »)
Couverture dans le plan UV
beam VLA+
Pie town 1 snapshot
3 snapshots
9 snapshots
Utilisation de la rotation de la terre (Supersynth` ese)
probl`eme: w n’est pas constant
solution: les vecteurs B~i se trouvent seulement dans un plan si les antenne sont align´ees est–ouest,
on choisi l’axe w en direction du pˆole nord → w = 0.
A(x, y)I(x, y)
√1−x2−y2 = Z ∞
−∞
Z ∞
−∞V(u, v) exp(−i2π(ux+vy)dudv pour un alignement est-ouest:
u= νL
c cost , v = ν
cLsintsinδ0
o`u L = |B~| est la longueur de la ligne de base, t est l’angle horaire du centre du champ observ´e et δ0 est la declinaison du centre du champ observ´e. (l’angle horaire est mesur´e par rap- port au m´eridien (syst`eme zenith–nord–sud))
dans le plan U V: pour δ0 =±90◦: circle pour δ0 = 0◦: ligne sinon: ellipse
Couverture dans le plan UV
« full track » = 12h d’observation d’angles horaires de -6h a +6h
déclinaison = 80 degrés
déclinaison = 20 degrés
Interféromètre d’alignement est-ouest
Westerbork Synthesis Radio Telescope (WSRT, Pays Bas)
La tranformation de la fonction de visibilit´ e
I′(x, y) =A(x, y)I(x, y)
tranformation de Fourier directe (“dirty” map):
I′′(x, y) = X
k
g(uk, vk)V(Uk, vk) exp(−i2π(ukx+vky)) o`u g(u, v) est une fonction de ponderation
propri´et´es:
I′′(x, y) = PD(x, y)∗I′(x, y) o`u
PD = X
k
g(uk, vk) exp(−i2π(ukx+vky))
est la reponse de l’interf´erom`etre `a une source ponctuelle;
la distribution des lobes secondaires d´epend de la distribution des (uk, vk) (“dirty” beam).
Grating response (la r´ eponse de l’echantillinnage)
s’il y a une regularit´e dans l’espacement des antennes (une fr´equence spatialle pr´ef´er´ee), cela se retrouve dans la structure des lobes secondaires.
par exemple:
array est–ouest: distances constantes (∆L) entre les antennes:
→ ellipses discr`etes dans le plan U V avec des axes: kc/ν∆L et kc/ν∆Lsinδ0.
solution: proc´edure de “CLEANing”.
Fast Fourier Transform Inversion, Aliasing
pour une transformation de Fourier rapide (FFT) les visibilit´es devraient ˆetre mesur´ees sur une grille equidistante
interpolation afin d’obtenir une fonction de visibilit´es echantil- lonn´ee (gridded visibility function):
V′(u, v) = III(u, v)(G(u, v)∗V(u, v))
o`u V(u, v) est la fonction de visibilit´es mesur´ee sur une grille irr´eguli`ere (ui, vi) et G(u, v) est une fonction de convolution, Sha-function:
III(u, v) = ∆u∆v X∞
j,k=−∞
δ(u−j∆u)δ(v−k∆v)
transformation de Fourier:
III(x, y) = X∞
i,j=−∞
δ(x−i/∆u)δ(y−j/∆v)
→
I(x, y) = III(x, y)∗(g(x, y)I′(x, y))
o`ug(x, y) est la transform´ee de Fourier deG(u, v) (qui d´etermine le beam)
si l’echantillonnage n’est reste pas z´ero en dehors des limites de la carte, le rayonnement en dehors de la carte est “alias´e”
dans la carte.
Si G(u, v) est une boite → g(x, y) = sincxsincy.
afin de reconnaitre le aliasing: re-echantillonage de la grille
Fast Fourier Transform Inversion, Aliasing
I′(x, y) est une version d´eform´ee de la vraie distribution d’intensit´e am´elioration:
CLEAN algorithme (H¨ogbom):
approximer la vraie distribution d’intensit´e (inconnue) par une superposition d’un nombre fini de sources ponctuelles de fluxAi
`a des positions (xi, yi):
“dirty” map I′ with beam PD: I′(x, y) =X
i
AiPD(x−xi, y−yi) +IR(x, y)
IR est l’intensit´e r´esiduelle. Remplacement de PD par un beam
“propre” (Gaussien).
Calibration
calibration avec une source ponctuelle d’un flux important
Sν:
Vjk=
Sνexp(i
ωcB~jk
(~s
−s~0))
si l’on ne retrouve pas les
Vjk, il faut introduire des facteurs decalibration
Cjk(t) afin que
Cjk(t)V
jk′=
Vjko` u
Vjk′sont les visi- bilit´es observ´ees. Ces facteurs sont des nombres complexes.
unit´es de la densit´e de flux: Jansky per beam (Jy/beam, 1 Jy=10
−26W m
−2Hz
−1)
flux int´ egr´ e
Fν:
source ponctuelle:
Fν=
Sνsource ´etendue:
Fν=
R SνdΩ unit´e = Jy puissance re¸cue d’une source de flux
Sν:
Pν
= 1
2
AeSν=
λ22 (
SνΩ
A) =
kTA=
ηRkTb→
Tb
= 1
ηRλ2
2k (
SνΩ
A)
Tb= 3.62
×10
−21
ηR
(
λm
2