ACTION D’UN EXTRAIT TOTAL DE RACINE DE GALANGA
SUR BACILLUS LARVAE.
ESSAI DE TRAITEMENT DE LA LOQUE AMÉRICAINE
A. BRIZARD, P. SAURAT,
J.
CHANTAL, P. LAVIEGermaine DELORME, J. ALBISETTI, M. GONNET Laboratoire des Services de
l’arasitologie
et des Maladieslégalement contagieuses,
École nationale vétérinaire, 31 Toulouse
Station
expérimentale d’Apiculture,
Centre de Recherches
agronomiques
du Sud-Est, 84 -Montfavet
Institut national de la Recherche
agrononaigue
SOMMAIRE
Les
expériences
in vitro montrent que des extraits totaux de racine deGalanga ( A lpinia ojjici-
narum) ont vis-à-vis de Bacillus larvae une activitébactériostatique
à des concentrationssupérieures
à r/zç o0o et seulement « bactériofreinatrice » à i/5o 00o et i/ioo ooo. Ces extraits sont
incapables
de débarrasser les colonies d’abeilles de la
Loque
américaine à uneposologie comparable
et mêmesupérieure
à celle retenue pour lesantibiotiques
usuels.INTRODUCTION
En
ig6o,
l’un de nous décrivit lespropriétés
antibactériennes de lapropolis (LA
VW
, 10 6 0 ).
Eny 63,
constatant que l’activitébactériostatique
de cette « résine oest
proportionnelle
aux taux de flavonoïdesqu’elle contient,
il en isola unesubstance,
la 3, 5, 7 -trihydroxyflavone
ougalangine,
dont il étudia lepouvoir
inhibiteur surBacillus subtilis CARON, Bacillus
alvei,
Proteusvulgaris,
Salmonellagallinarum
n°3 8,
Salmonella Dublin 4-54, Escherichia coli 0 55 B 5 Ec 5 4oi, Escheyichia eoli- DEME- REKet xnrro
(V ILIANU P VA
etal., r 9 6 4 ).
Les résultats obtenus
l’ayant
amené à penser que cette flavonepourrait jouer
un rôle dans la résistance
plus
ou moinsgrande
des colonies d’abeilles aux maladiesbactériennes,
nous avons voulu vérifier cettehypothèse
de travail. Lesquantités
de
galangine
dont nouspouvions disposer
nous ontimposé
de limiter notreexpé-
rimentation de deux côtés. Tout
d’abord,
faute depouvoir
se procurer suffisamment degalangine
desynthèse
ou degalangine
isolée àpartir
de lapropolis,
nous avonstesté un extrait total de racine de
Galanga (Alpina officinarunz) (S CHRAUFSTATTER , 1948, 1951 ).
Cet extrait renferme de lagalangine,
maiségalement
d’autres substancesbactériostatiques.
Il n’a pas étépossible
d’évaluer la concentration engalangine
dansle
mélange,
car il est très difficile de connaître dansquelles proportions
les flavonols sont libérés de leursglycosides
au cours de l’extraction(SwAiN, I9 6 2 ).
D’autrepart,
la
quantité
d’extrait dont nousdisposions
nous aobligés
à limiter nosessais,
et nousavons
choisi,
pour réaliserceux-ci,
laLoque américaine,
en raison de sagravité,
deson
étiologie
bien établie et de la constance de son évolution.MÉTHODES
ETRÉSULTATS
Deux séries de recherches furent
entreprises :
l’une avait pour but d’établir in vitro lepouvoir antibiotique
de l’extrait surl’agent causal,
Bacilluslarvae ;
l’autre visait à contrôler l’action de la substance sur l’évolution de la maladie.I. - RECHERCHES cc IB VITRO o.
POUVOIR ANTIBACTÉRIEN SUR « BACILI,ITÈ LARVAE »
Il a été étudié sur 2
souches,
dont l’uneprovenait
d’un rucher où furent conduits les essaisthérapeutiques.
Assez peu aisé à cultiver et à conserver, 13. larvae fut isolé et identifié
après
ensemencement et
repiquage
sur bouillon ou surgélose
de Holst et Sturtevant.Pratiquement
insoluble dansl’eau,
l’extrait fut mis ensolution,
d’unepart
dans ladiméthylformamide,
d’autrepart
dans du DMSO( 1 )
à des concentrations de1/100 , i/i
ooo,1/10
ooo,i/ioo ooo.
Dans une
première expérience,
lepouvoir
antibactérien de la substance fut misen évidence par la méthode bien connue des
disques
par diffusion surgélose.
Nousn’entreprendrons
donc pas ici d’en décrire les détails et nous nous bornerons à indi- querqu’une
nette inhibition fut obtenue avec la solution à1/1
ooo, alors que les dilu- tionssupérieures
neparaissaient gêner
en rien ledéveloppement
microbien. Ce résultatayant
étéjugé insuffisant,
une deuxièmeexpérience
fut alorsentreprise
pour mesurer de
façon plus
exacte l’activité antibactérienne de l’extrait vis-à-vis de Bacillus larvae. Au cours d’unpremier essai,
le bacille fut cultivé sur bouillon addi- tionné dejaune
d’oeuf dans laproportion
de I pour Io. I,a substance en solution au1/100
dans lediméthylformamide
futajoutée
dans 5 tubes à ce bouillon enrichi defaçon
à obtenir des concentrations successives deI/I ooo, 1/IO
ooo,1/100
ooo,1/1
o00 000,i/io
ooo ooo. Tous ces tubes ainsi que 2 témoins furent alors ensenien- cés à l’aide de 3gouttes
d’une culture de4 8
h de H. larvae sur bouillon à l’oeuf.Les résultats furent
enregistrés après 4 8
h et 72 h d’incubation à37 °,
par exa-men
microscopique, l’appréciation
directe nepouvant
être effectuée en raison du trouble normal du milieu dû à l’oeuf. Onpeut
établir ainsi que l’extrait de racine(’) n.Br.s.o. : dimethytsutfoxyde.
de
Galanga possède
unpouvoir
inhibiteur à une dilutioncomprise
entreI/IO
ooo eti/ioo
ooo, maisqu’aux
dilutionssupérieures
laquantité
de germes trouvée est la même dans les différents tubes.Un deuxième
titrage
fut alors réalisé pour obtenir encore uneplus grande pré-
cision. Afin de
pouvoir
suivreplus
facilement lesrésultats,
les dilutions et les ense-mencements furent effectués sur
gélose
de Holst et Sturtevant maintenue en surfusionpuis inclinée,
et 5 tubes furentpréparés
renfermant l’extrait à des concentrations de1/6
250,I/IZ
500,1/25
000,1/5 0
ooo,I/IOO
ooo. Les ensemencements furent réalisés comme dans le casprécédent
et les résultatsappréciés
par examen des colo- niesdéveloppées.
Onpeut
ainsi noterqu’aucune
colonie ne se forma dans les tubes de concentration1/ 6
250,I/I2
5001/25
000. Par contre, aux dilutions deI J 50
ooo eti/ioo
ooo, un certain nombre de colonies sedéveloppèrent
maisplus
tardivement etplus
faiblement que dans les tubes témoins.De cette
expérimentation
il résulte donc :I
° que l’extrait total de racine de
Galanga
a une activité antibactérienne surBacillus larvae
jusqu’à
une dilution dei/ioo
000 ;2
° que cette activité est en
rapport
avec un effetbactériostatique
à des concen-trations
supérieures
à1/ 25
000 ;3
°
qu’elle
est seulement « bactériofreinatrice » de1/50 ooo
ài/ioo
ooo.Notons que cette activité antibactérienne est
plus
faible que celle des antibio-tiques classiques
dont l’action se manifeste à des dilutions de l’ordre du millionième.Cependant,
il est bon derappeler
que nous avons testé un extrait total de racine deGalanga
nonpurifié
et que celui-ci estbeaucoup
moins actif que la 3, 5,7 -trihydroxy-
flavone elle-même.
II. - RECHERCHES cc IN VIVO ».
ACTIVITÉ
THÉRAPEUTIQUE
DE L’EXTRAIT DE RACINE DE GAI,ANGAVIS-A-VIS DE 1,A
Ia00UF
AMÉRICAINEPouvait-on penser, en fonction de ces résultats de
laboratoire,
que la substance étaitcapable,
à doseconvenable, d’enrayer
ledéveloppement
de laLoque
américaine?La deuxième série de recherches
permet
derépondre
à cettequestion.
Faute d’une
quantité
suffisante deproduit,
les essais durent être limités ennombre et la
posologie
maintenue dans lesexpériences préliminaires
à des doses quenous aurions voulues
plus
fortes.Pour son
administration,
l’extrait fut dissous à une concentration de 6 p. I ooodans une solution décinormale de carbonate de soude et celle-ci
pulvérisée
directe-ment sur le couvain. Les colonies traitées se trouvaient dans des ruches « Dadant ».
Les essais ont été étalés sur deux années :
19 6 5
et19 66.
Comme dans toutes nosexpérimentations
de même nature, lediagnostic
futtoujours
vérifié au laboratoire par la mise en évidence de Bacillus larvae et l’évolution de la maladie suivie aussi attentivement quepossible
avant,pendant
etaprès
le traitement.A. —
Expériences
conduites en 1965Elles ont
consisté,
avec lapetite quantité
d’extrait dont nousdisposions,
àtraiter 3 colonies
préalablement
infectées par l’introduction danschaque
ruche d’unou deux cadres de couvain très fortement
loqueux provenant
de colonies atteintes naturellement. Un témoinreçut,
dans le mêmetemps
et selon unetechnique
iden-tique,
desquantités
de solvant(solution
décinormale de carbonate desoude) égales
à celles
ayant
servi à dissoudre lesplus
fortes doses de substance.1
. Colonie
6416.
Assez faible en début de saison
(mai)
cette colonieprésente
des traces d’uneatteinte
loqueuse
de l’annéeprécédente (écailles).
Renforcée par réunion avec uneautre
colonie, remérage
etapport
de couvainsain,
ledéveloppement
du processuspathologique
est accéléré parl’introduction,
fin mai et débutjuin,
de i rayon de couvain surlequel
laloque
estlargement répandue.
A la suite dequoi
la maladieprend
une extensionrapide.
Traitement.
soit au total
1 , 1 6 0
g d’extrait distribué en 3fois,
à une semaine d’intervalle.Observations.
r
12 _ ponte régulière
1
37 ! amélioration de
l’état sanitaireen
r965 !
le3- 8 : persistance
de l’améliorationmais, aussi,
de la maladie1 ) couvain
sur 8 cadresI le
10-9 6 à 10 larves filantes par rayonl B.
larvae !--le i8-m : récolte totale : 12,500
kg
couvain sur 4 cadresen
y 66
le1 8- 4
mise en évidence d’une larveoperculée
filante :
Bacillus larvae + Conclusion.Malgré
une amélioration très nette, due sans doute à ce que la colonie a été ren- forcée et a reçu unejeune reine,
laguérison complète
n’a pas été obtenue. On noteracependant
que la mise en oeuvre tardive du traitement(fin juin, début juillet) peut expliquer
enpartie —
le fait est bien connu(B RIZARD
etal.)
- son échec.2
. Colonie
64/9.
Cette colonie très forte
possède 7 grands
cadres decouvain,
unepopulation
adulte très nombreuse et
active,
et d’abondantes réserves. Elle est contaminée le20mai par introduction de 2cadres de couvain très
largement
atteint par la maladie.A la suite de
quoi
laI,oque
se propage sur les rayons indemnes. Cette coloniereçoit
deux traitements.
l
ertraitement.
Il consiste en une seule
pulvérisation
ley -6
sur le couvain de 320 mg de sub-stance.
Observations. Le 23-7, la maladie
frappe
les larves dans laproportion
de 10 à15 p. 100 suivant les rayons.
2
e traitement.
Il est effectué 5o
jours après
lepremier,
suivant la mêmetechnique
mais 3 doses d’extrait sont administrées : le3 -8 -
510 mg ; 10-8 = 510 mg ;y -8
= 300 mg, soit autotal,
z,32o g distribué en 3fois,
à une semaine d’intervalle.Observations.
r,e
3 -8,
lors de lapremière pulvérisation,
laLoque
est installée sur 9 rayons.Le
17 -8,
sur certains rayons, le nombre des larves maladesparaît
en diminutionmais le
nettoyage
des cellules se fait mal etplusieurs
d’entre elles sont comblées par les ouvrières à l’aide d’un bouchon de cire.Le io-9, la maladie n’a pas
disparu.
Sur les cadres d’inoculation elle atteint 50p. 100 des larves. Aucune récolte.
Conclusion.
Malgré q doses
d’extrait(au
total1 ,6 30 g),
dont 3 administrées dans les condi- tionsclassiques
d’un traitement parantibiotique,
etmalgré
la force de lacolonie,
la maladie n’a pasdisparu.
On notera
cependant
que, comme dans le cas de laprécédente colonie,
le trai-tement a été
appliqué
tardivement(début août).
3
. Colonie
64110.
Il
s’agit,
làaussi,
d’une colonie fortequi possède
un couvain abondant sur5 rayons et de bonnes réserves. Elle est contaminée le 20
mai,
lors de la visitequi
per- met cesconstatations,
par introduction de 2rayons de couvain où les larves malades sont très nombreuses.Traitement. Dose. Le
produit
faisant défaut une seule dose de 320 mg est donnée lei 4 -6.
Observations.
cinq
semainesplus
tard la visite de la colonietoujours
forte etriche en couvain révèle une extension de la
Loque qui frappe,
suivant les rayons,io à 15 p. 100 des larves.
Conclusion. La dose
unique
de 320 mg n’a pasempêché
ledéveloppement
dela maladie.
Traitement de
corh!araison.
Pour
pouvoir
mieuxapprécier
l’action de l’extrait de racine deGalanga
parrapport
à celle de médicaments reconnusefficaces,
nous traitons cette même colonie les 3, 10 et 17août,
donc très tard dans lasaison,
paraspersion
des rayons avec 0,5
0g
chaque
fois dechlorhydrate
detétracycline
dissous dansi/ 3
de litre desirop
de sucre. Une visite
pratiquée
enseptembre
montrequ’il n’y
aplus
de larves fraîche- ment atteintes et que,seules, persistent
4 à 6 écaillesloqueuses
par rayon. Auprin- temps 19 66
la colonieparaît complètement
assainie et des examens successifs ne per- mettent pas dedépister
la moindre trace deLoque.
Il est
important
desouligner
que dans le mêmetemps,
le traitement de la colo- nie6q./ 9
par extrait deGalanga (les
3, 10 et 17août)
a étéincapable
de fairedispa-
raître la maladie et ce
malgré
unepremière
dose de 320 mg distribuée enjuin.
4.Co/o M t’f.B/74.
Dans cette série
d’expériences préliminaires,
une colonie(B/i 4 )
estgardée
comme témoin à côté des autres. Elle
reçoit,
pour que l’onpuisse
éliminer une éven-tuelle action du
solvant,
3 fois à 8jours
d’intervalle et aux mêmes dates que la6 4/9 : d’abord,
enjuin,
54mlpuis,
enaoût,
3 fois à 8jours d’intervalle, 8 5
ml de carbonate de soude en solution décinormale :- en
juillet
laLoque
s’est étendue à tous les rayons,- en
septembre
on trouve 7à 8 p. ioo de larvesoperculées présentant
les carac-tères
typiques
de laLoque
américaine(confirmation
par mise en évidence de B.Larvae) ,
- en octobre
cependant,
les ouvrières ont biennettoyé
les rayons et la popu- lation et la récolte sont suffisammentimportantes
pourpermettre l’hivernage. Mais,
en avril
19 66,
la maladierepart
deplus
belle. Le solvant n’a donc paspermis
à cettecolonie de se débarrasser de la maladie.
B. -
ExPériences
coii(liti’tes en 1966Conçues
dans le mêmeesprit
et pour atteindre le même but que celles def> 5 ,
elles ont été réalisées :
1
° avec des doses
plus régulièrement élevées,
2
° de
façon plus précoce
afin d’éliminer comme cause d’échec l’insuffisance des traitementstardifs,
3
° sur 3
colonies,
dont une seule contaminéeartificiellement,
l’évolution chez les deux autres infectéesexpérimentalement
l’annéeprécédente
s’étant faite natu- rellement en19 66
du fait de leurnon-guérison.
Une colonie témoin futgardée
à la-quelle
le solvant fut administré seul.Une suite de circonstances défavorables ne nous ayant pas
permis
d’effectuer les contrôles habituelspendant
etaprès
letraitement,
c’est dès le début de la saisonapicole
suivante que les résultats furentenregistrés.
I
. Colo!aie
64110.
Traitée par l’extrait de racine ds
Galanga
en19 6 5 ,
cette coloniedoit,
pour pou- voir survivrependant l’hiver,
recevoir une médication à base dechlorhydrate
detétracycline.
Bien assainie à l’autonineig6 5
elle neprésente
absolument aucune trace de maladie le 18 avril et le 5 mai10 66.
De force moyenne elle est infectée parintroduction de 2 cadres de couvain
loqueux.
A la suite dequoi
la maladie se déve-loppe
sur les rayons voisins.Trailemen l
. i g de la substance est administré 3 fois
(au
total 3g)
à une semained’intervalle les 21 et 27 mai et le 3
juin.
Observations.
20 - 3 -6 7
. Population plutôt faible,
couvain sur rayons. Nombreuses écailles deLoque américaine,
traces incontestables dudéveloppement
de lamaladie en
19 66.
13 - 4 -6 7
.
Bondéveloppement
de la colonie. Couvain sur 5 cadres mais 35 à 40 p. 100 des larves
présentent
lessignes
d’uneLoque
américainerécente
(B. lctvvae + ).
Conclusion.
Échec
du traitement.2
. Colonie
6419.
Déjà
traitée sans succès en19 6 5
avec l’extrait de racine deGalanga ( 1 , 32 g)
la
6 4 -g, malgré
un2thérapeutique
au sulfathiazol à vrai diretrop tardive, présente
le 5 mai
19 55
de nD1DreUSes traces de la maladie(écailles).
Le r3 une améliorationspontanée
de l’état sanitaire est constatée à la suite dunettoyage
par lesouvrières,
mais la colonie demeure faible.Traitement. Il est conduit dans les mêmes conditions exactement et aux mêmes dates que celui de la
6 4 - 10 :
soit 3 g au total d’extrait.Observations.
20 - 3 -5 7
. L’hivernage
a été mauvais :beaucoup
de moisissures sur les rayons.Population
faible mais bonnereine,
2 cadres avec peu de couvain.Très
grande quantité
d’écaillesloqueuses
sur 7 rayons et sur 2 des larves filantes(B.
larvae+ ).
12- 4
-67.
La colonie est trouvée morte.Conclusio!2.
Échec
du traitement.3. Colonie
B/14.
Elle a servi d! témoin en
19 6 5 .
Auprintemps 19 66
laLoque reprend
son é!·cvlu-ticn.
I S- 4 -6 7
.
Colonie de force moyenne. Couvain sur 3cadres. Nombreuses écaillessur un cadre non
occupé
et larves filantes sur les autres.!-!-6 j.
Colonie moyenne. Couvain sur 4 cadres. 7 p. IOO environ de larves malades sur tous les rayons.Trziternent. Pour étudier les effets d’une dose massive et vérifier en même
temps
si lesquantités précédentes
administrées en i seule fois ne donneraient pas un meil- leurrésultat,
3 g deproduit
sontpulvérisés
sur les rayons dans laquantité
de solvantappropriée ( 75 ml)
le21 -5-66.
o bseY1!alions.
20 - 3 -6 7
.
Colonie très faible. Couvain sur 2 cadres.Écailles loqueuses.
13 - 4 -6 7
. Population
très faible. 2petits
cadres de couvain.Écailles loqueuses
etlarves filantes
(B. larvae+).
Co;i-litsion.
Échec
du traitement.4. Colonie
6116.
Gardés comme
témoin,
ellereçoit
les 21 et 27-5 et le3 -6-66,
25 mlchaque
foisde solvant. Assez
forte,
elle neprésente
au mois de maiqu’une
atteintelégère
deLoque.
Observations.
20 - 3 -6 7 . Population
normale. Couvain sur 2 cadres.Écailles loqueuses
nombreuses : larves atteintes récemment.Conclusion. Solvant sans effet
apparent
sur la maladie.SYNTHÈSE
DESRÉSULTATS
ET CONCLUSIONG!N!RAI,!
i.
Expériences
in vitroElles ont montré que l’extrait total de racine de
Galanga
a sur B. larvae uneactivité antibactérienne de nature
bactériostatique
à des concentrationssupérieures
à
1/25 ooo
et seulement bactériofreinatrice à1/50 ooo
et1/100 ooo.
2
.
Expériences
in vivoLors des 6 essais réalisés avec cette substance une seule amélioration
(en 19 65
sur la colonie
6!-6),
mais non uneguérison,
fut constatée. Tous les autres traite- ments se sont soldés par deséchecs,
mêmelorsque
ils ont étépratiqués
à uneépoque
favorable et avec une
posologie
que l’onpeut
considérer comme forte parrapport
aux
antibiotiques classiques.
La dose de 3 g, administrée en une seulefois,
ne semblepas avoir donné de meilleurs résultats que celle de i g
répétée
3 fois.Quant
au solvant(solution
décinormale deC0 3 Na 2 )
il neparaît
avoir aucuneinfluence sur l’évolution de la
Loque.
En conclusion nous pouvons donc dire que l’extrait total de racine de
Galanga
exerce sur B. larvae une activité antibactérienne
prouvée
par lelaboratoire,
maisqu’à
la dose de 3 g parcolonie,
distribuée en 3 fois ou en uneseule,
la substance est manifestementincapable d’enrayer
ledéveloppement
de laLoque
américaine.Reçu pour
publication
en mars 1969.SUMMARY
ACTION OF « GALANGINE » ON « BACILLUS LARVAE ».
TI2IAL TREATMENT OF THE AMERICAN FOUL-BROOD
The experiments in vitro show that total extracts of Galanga roots (Alpinia officinarum)
have a bacteristatic action on Bacillus larvae at concentrations superior to 1/25.ooo and only a slowing down action « bacteriofreinatrice » at I/5o.o0o and II 100. ooo. Theextracts areunable to rid the bee settlements of the american foul-brood with a posology comparable and even superior
to that adopted for the usual antibiotics. The in vivo treatments did not succeed, even when they
have were effected at a favourable time and with a posology which can be considered as strong, when compared to classical antibiotics. A dose of 3 g given at once does not seem to have given
better results than a dose of I g repeated three times.
RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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