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Exercices sur la théorie des ensembles et des applications

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(1)

Théorie des ensembles et des applications

Logique

Exercice 1 [ 01481 ][correction]

Décrire les parties deRdans lesquelles évoluentxpour que les assertions suivantes soient vraies :

a) (x >0 etx <1) oux= 0 b)x >3 etx <5 etx6= 4 c) (x60 etx >1) oux= 4 d)x>0⇒x>2.

Exercice 2 [ 01482 ][correction]

Etant donnéP,QetR trois assertions, vérifier en dressant la table de vérité : a)P ou (Qet R)∼(P ouQ) et (P ouR)

b) non(P ⇒Q)P et non(Q).

Exercice 3 [ 01483 ][correction]

On dispose de neuf billes visuellement identiques, huit d’entre elles ont même masse mais la neuvième est plus lourde. Comment, en deux pesées sur une balance à deux plateaux, peut-on démasquer l’intrus ?

Exercice 4 [ 01484 ][correction]

On dispose de neuf billes visuellement identiques, elles ont toutes la même masse sauf une.

Comment, à l’aide d’une balance à deux plateaux, démasquer l’intrus en trois pesées ?

Usage des quantificateurs

Exercice 5 [ 01485 ][correction]

SoientIun intervalle deRetf :I→Rune fonction définie surI à valeurs réelles.

Exprimer verbalement la signification des assertions suivantes : a)∃C∈R,∀x∈I, f(x) =C

b)∀x∈I, f(x) = 0x= 0 c)∀y∈R,∃x∈I, f(x) =y d)∀x, y∈I, x6yf(x)6f(y) e)∀x, y∈I, f(x) =f(y)⇒x=y.

Exercice 6 [ 01486 ][correction]

SoientIun intervalle deRetf :I→Rune fonction définie surI à valeurs réelles.

Exprimer à l’aide de quantificateurs les assertions suivantes : a) la fonctionf s’annule

b) la fonctionf est la fonction nulle c)f n’est pas une fonction constante

d)f ne prend jamais deux fois la même valeur e) la fonctionf présente un minimum

f)f prend des valeurs arbitrairement grandes g)f ne peut s’annuler qu’une seule fois.

Exercice 7 [ 01487 ][correction]

SoientI un intervalle deRnon vide etf :I→Rune fonction à valeurs réelles définie surI.

Exprimer les négations des assertions suivantes : a)∀x∈I, f(x)6= 0

b)∀y∈R,∃x∈I, f(x) =y c)∃M ∈R,∀x∈I,|f(x)|6M d)∀x, y∈I, x6yf(x)6f(y) e)∀x, y∈I, f(x) =f(y)⇒x=y f)∀x∈I, f(x)>0⇒x60.

Exercice 8 [ 01488 ][correction]

Soitf :R→R. Quelle différence de sens ont les deux assertions proposées : a)∀x∈R,∃y∈R, y=f(x) et∃y∈R,∀x∈R, y=f(x).

b)∀y∈R,∃x∈R, y=f(x) et ∃x∈R,∀y∈R, y=f(x).

c)∀x∈R,∃M ∈R, f(x)6M et ∃M ∈R,∀x∈R, f(x)6M?

Exercice 9 [ 01489 ][correction]

Soitf :R→Rune fonction continue.

On considère les assertions suivantes :

P : «∀x∈R, f(x) = 0 » ,Q: «∃x∈R, f(x) = 0 »

(2)

et

R: « (∀x∈R, f(x)>0) ou (∀x∈R, f(x)<0) » Parmi les implications suivantes lesquelles sont exactes :

a)PQ b)QP c)QR

d) non(R)⇒Q e) non(Q)⇒non(P) f) non(P)⇒non(R) ?

Exercice 10 [ 01490 ][correction]

Soita∈R.

a) Montrer que (∀ε>0,|a|6ε)a= 0.

b) Montrer que (∀ε >0,|a|6ε)a= 0.

Raisonnements

Exercice 11 [ 03947 ][correction]

Sachant√

2∈/ Q, montrer

∀x∈Q, x+√ 2∈/Q

Exercice 12 [ 03946 ][correction]

Montrer

∀n∈N,n(n2+ 1)

2 ∈N

Exercice 13 [ 02054 ][correction]

SoientP ={2k|k∈Z}et I={2k+ 1|k∈Z}les ensembles formés respectivement des entiers pairs et impairs. Montrer queP ∩ I =∅.

Exercice 14 [ 03945 ][correction]

Soita∈R. Montrer

∀ε >0,|a|6εa= 0

Raisonnements par récurrence

Exercice 15 [ 02057 ][correction]

Soit (un) la suite réelle déterminée par

u0= 2, u1= 3 et∀n∈N, un+2= 3un+1−2un Montrer

∀n∈N, un= 2n+ 1

Exercice 16 [ 01274 ][correction]

a) Soitx∈Rtel que x+ 1/x∈Z. Montrer que pour toutn∈N,

xn+ 1 xn ∈Z

b) Déterminer un réelxnon entier vérifiant la propriétéx+ 1/x∈Z.

Exercice 17 [ 02058 ][correction]

Montrer que

∀n∈N\ {0,1},1 + 1

22+· · ·+ 1

n2 > 3n 2n+ 1

Exercice 18 [ 02059 ][correction]

Montrer que

∀n∈N?,1!3!. . .(2n+ 1)!>((n+ 1)!)n+1

Exercice 19 [ 02060 ][correction]

Le raisonnement suivant est erroné :

Montrons, par récurrence surn∈N?, la propriété :

P(n) = npoints deux à deux distincts quelconques du plan sont toujours alignés.

Pourn= 1 etn= 2, la propriété est vraie.

Supposons la propriété établie au rangn>2.

Considérons alorsn+ 1 points deux à deux distinctsA1, A2, . . . , An, An+1. (HR) Les pointsA1, A2, . . . , An sont alignés sur une droiteD.

(HR) Les pointsA2, . . . , An, An+1 sont alignés sur une droiteD0.

OrDet D0 contiennent les deux points distinctsA2 etAn, doncD=D0. Par suiteA1, A2, . . . , An, An+1 sont alignés sur la droiteD=D0.

Récurrence établie.

Où est l’erreur ?

(3)

Exercice 20 [ 02061 ][correction]

On se propose d’établir

∀n∈N?,∃(p, q)∈N2, n= 2p(2q+ 1) en procédant de deux manières :

a) 1ère méthode : Pourn∈N? fixé, on pose A={m∈N/2m|n}.

Montrer queAadmet un plus grand élément pet que pour celui-ci on peut écrire n= 2p(2q+ 1) avecq∈N.

b) 2ème méthode : Procéder par récurrence forte surn∈N?

Sous-ensemble, appartenance, inclusion

Exercice 21 [ 01491 ][correction]

SoitE={a, b, c} un ensemble. Peut-on écrire :

a)aE b)aE c){a} ⊂E d)∅ ∈E e) ∅ ⊂E f){∅} ⊂E?

Exercice 22 [ 01492 ][correction]

Un ensemble est dit décrit en compréhension lorsqu’il réunit les éléments d’un ensemble vérifiant une propriété. Un ensemble est dit décrit en extension lorsqu’on cite ses éléments. Par exemple,{n∈Z/∃k∈Z, n= 2k}et {2k/k∈Z}sont des descriptions respectivement en compréhension et en extension de l’ensemble des entiers pairs.

a) Décrire en compréhension et en extension l’ensemble{1,3,5,7, . . .}.

b) Décrire en compréhension et en extension l’ensemble{1,10,100,1000, . . .}.

c) Décrire en extension l’ensemble des nombres rationnels.

d) Décrire en compréhension l’ensemble ]0,1].

e) Décrire en compréhension et en extension l’ensemble des valeurs prises par une fonctionf :R→R.

f) Décrire en compréhension l’ensemble des antécédents d’un réely par une fonctionf :R→R.

Exercice 23 [ 01493 ][correction]

DécrireP(P({a})) oùadésigne un élément.

Opérations sur les parties d’un ensemble

Exercice 24 [ 01494 ][correction]

SoientA, B, C ∈ P(E). Etablir

A\(BC) = (A\B)∪(A\C)

Exercice 25 [ 01495 ][correction]

Etant donnéAet B deux parties deE, justifier CEA\CEB=B\A

Exercice 26 [ 01496 ][correction]

Etant donnéA,B et C trois parties deE, justifier les équivalences suivantes : a)ABAB =B.

b)A=BAB=AB.

c)AB=ACBAC d)

(AB =AC

AB =ACB=C

Exercice 27 [ 01497 ][correction]

SoientAet B deux parties deE, on appelle différence symétrique deAet B, l’ensemble

AB = (A\B)∪(B\A) Montrer

A∆B = (A∪B)\(AB)

Exercice 28 [ 01498 ][correction]

Etant donnéA,B et C trois parties d’un ensembleE, montrer que : a)A∆B=A∆CB =C

b)A\B=AB\A=B c)A∆B=ABA=B=∅.

Exercice 29 [ 01499 ][correction]

SoientA, B deux parties deE.

Discuter et résoudre l’équationAX =B d’inconnueX∈ P(E).

(4)

Exercice 30 [ 01500 ][correction]

SoientA, B deux parties deE.

Discuter et résoudre l’équationAX =B d’inconnueX ∈ P(E).

Fonctions indicatrices

Exercice 31 [ 02200 ][correction]

SoitAune partie d’un ensembleE. On appelle fonction caractéristique de la partieAdansE, l’application 1A:E→Rdéfinie par :

1A(x) =

1 sixA 0 sinon

De quels ensembles les fonctions suivantes sont-elles les fonctions caractéristiques ? a) min(1A,1B) b) max(1A,1B) c) 1A.1B

d) 1−1A e) 1A+ 1B−1A.1B f) (1A−1B)2

Injectivité, surjectivité, bijectivité

Exercice 32 [ 01501 ][correction]

Soientf :N→Net g:N→Nles applications définies par :

∀k∈N, f(k) = 2ket g(k) =

k/2 sikest pair (k−1)/2 sikest impair a) Etudier l’injectivité, la surjectivité et la bijectivité def et de g.

b) Préciser les applicationsgf et fg.

Etudier leur injectivité, surjectivité et bijectivité.

Exercice 33 [ 01502 ][correction]

Soienta,b etc trois réels tels quec6= 0 eta2+bc6= 0.

On considère la fonctionf :R\ {a/c} →R\ {a/c} définie parf(x) = ax+bcx−a. Justifier que l’applicationf est bien définie.

Calculerff, en déduire quef est une permutation dont on déterminera l’application réciproque.

Exercice 34 [ 01503 ][correction]

Soitf :N→Zdéfinie par f(n) =

n/2 sinest pair

n+12 sinon Montrer quef est bien définie et bijective.

Exercice 35 [ 01504 ][correction]

Soientf :EF et g:FG. Etablir les implications suivantes : a)gf injective⇒f injective.

b)gf surjective⇒gsurjective

c)gf injective etf surjective⇒ginjective.

d)gf surjective etg injective⇒f surjective.

Exercice 36 [ 01505 ][correction]

SoientE, F, Gtrois ensembles,f :EF,g:FGeth:GE

Etablir que sihgf est injective et quegfhet fhgsont surjectives alorsf, get hsont bijectives.

Exercice 37 [ 01506 ][correction]

SoientE un ensemble etf :EE telle quefff =f. Montrer quef est injective si, et seulement si,f est surjective.

Exercice 38 [ 01507 ][correction]

Soientf :EF et g:FE deux applications telles quefgf soit bijective.

Montrer quef etg sont bijectives

Exercice 39 [ 01508 ][correction]

SoientE, F, Gtrois ensembles,f1, f2:EF etg:FG.

On supposegf1=gf2et g injective. Montrer quef1=f2.

Exercice 40 [ 01509 ][correction]

SoientE, F, Gtrois ensembles,f :EF etg1, g2:FG.

On supposef surjective etg1f =g2f. Montrer queg1=g2.

(5)

Exercice 41 [ 01511 ][correction]

SoientAet B deux parties d’un ensembleE et f :

(P(E)→ P(A)× P(B) X 7→(X∩A, XB) Montrer que :

a)f est injective si, et seulement si,AB=E b)f est surjective si, et seulement si,AB =∅.

Image directe, image réciproque d’une partie

Exercice 42 [ 01512 ][correction]

Décrire l’image directe deRpar la fonction exponentielle.

Déterminer l’image réciproque de l’intervalle [−1,4] par la fonctionf :x7→x2 définie surR.

Exercice 43 [ 01513 ][correction]

Soitf :EF une application.

a) Montrer

∀A, A0∈ P(E),f(A∪A0) =f(A)f(A0) etf(A∩A0)⊂f(A)∩f(A0) b) Montrer

∀B, B0∈ P(F),f−1(B∪B0) =f−1(B)∪f−1(B0) etf−1(B∩B0) =f−1(B)∩f−1(B0)

Exercice 44 [ 01514 ][correction]

Soitf :EF une application.

Etablir

∀A∈ P(E), A⊂f−1(f(A)) et∀B ∈ P(F), f(f−1(B))⊂B

Exercice 45 [ 01515 ][correction]

SoientE et F deux ensembles etf :EF.

Montrer quef est injective si, et seulement si,

∀A, A0℘(E), f(A∩A0) =f(A)∩f(A0)

Exercice 46 [ 01516 ][correction]

Soitf :EF une application. Montrer que : a)f est injective⇔ ∀A∈℘(E), A=f−1(f(A)).

b)f est surjective⇔ ∀B∈℘(F), f(f−1(B)) =B.

Exercice 47 [ 01517 ][correction]

Soitf :EF une application. Montrer que : f est bijective si, et seulement si,

∀A∈℘(E), f(CEA) =CFf(A)

Exercice 48 [ 01510 ][correction]

Soitf :EI une application surjective. On pose, pour toutiI, Ai=f−1({i}).

Montrer que lesAi sont non vides, deux à deux disjoints, de réunion égale àE.

(6)

Corrections

Exercice 1 :[énoncé]

a) [0,1[

b) ]3,4[∪]4,5[

c){4}

d) ]−∞,0[∪[2,+∞[ (et il n’y a pas d’erreurs !)

Exercice 2 :[énoncé]

a) Dans les deux cas on obtient la table

P v v v v f f f f Q v v f f v v f f R v f v f v f v f v v v v v f f f b) Dans les deux cas on obtient la table

P v v f f Q v f v f f v f f

Exercice 3 :[énoncé]

On compare deux paquets de trois billes.

Si l’un est plus lourd que l’autre, c’est qu’il contient l’intrus.

Sinon, l’intrus est parmi les trois billes restantes.

Ainsi, on sait dans quel paquet de trois billes se situe l’intrus.

Dans ce celui-ci, on compare deux billes.

Si l’une est plus lourde que l’autre, c’est l’intrus.

Sinon, l’intrus est la troisième.

Exercice 4 :[énoncé]

L’exercice serait facile à résoudre en deux pesées si l’on savait si la bille différente était plus lourde ou plus légère que les autres. Ignorant ce fait, l’exercice devient d’autant plus croustillant. . .

Notons 1,2,3,4,5,6,7,8,9 nos billes.

On commence par comparer 2 lots constituées de 1,2,3 et de 4,5,6.

Si ceux-ci ont même masse alors l’intrus figure parmi 7,8,9 et l’on peut utiliser la bille 1 comme bille témoin. On compare alors les billes 1 et 7 puis les billes 1 et 8 pour démasquer l’intrus.

Si en revanche les deux premiers lots n’ont pas même masse, l’intrus se trouve parmi l’un deux. La bille 9 servira alors de bille témoin. Pour fixer les idées (et sans perte de généralités), supposons que le premier lot est plus lourd que le second. Comparons maintenant les billes 1 et 4 avec les billes 2 et 5.

Si celles-ci ont même masse commune, l’intrus se trouve dans les deux autres billes 3 et 6. Une comparaison de 3 avec 9 permet alors de savoir qui est l’intrus de 3 ou de 6.

Si celles-ci n’ont pas même masse commune, pour fixer les idées (et sans perte de généralités), supposons que 1 et 4 soient plus lourdes que 2 et 5.

Si l’intrus est plus lourd que ses congénères alors cela ne peut ni être 4 ni être 2 à cause respectivement des première et deuxième pesées.

Si l’intrus est plus léger que ses congénères alors cela ne peut ni être 2 ni être 4 à cause respectivement des première et deuxième pesées.

Dans tous les cas l’intrus est soit 1, soit 5.

Une comparaison de la bille 1 avec la bille 9 permet alors de démasquer cet intrus.

Exercice 5 :[énoncé]

a) la fonctionf est constante

b) la fonctionf ne peut s’annuler qu’en 0 (mais n’y est pas forcée de s’y annuler) c) la fonctionf prend toute valeur réelle

d) la fonctionf est croissante

e) la fonctionf ne prend jamais deux fois la même valeur

Exercice 6 :[énoncé]

a)∃x∈I, f(x) = 0 b)∀x∈I, f(x) = 0 c)∃x, y∈I, f(x)6=f(y)

d)∀x, y∈I, x6=yf(x)6=f(y) ou∀x, y∈I, f(x) =f(y)⇒x=y e)∃a∈I,∀x∈I, f(x)>f(a)

f)∀M ∈R,∃x∈I, f(x)> M

g)∀x, y∈I, f(x) = 0 etf(y) = 0⇒x=y.

Exercice 7 :[énoncé]

a)∃x∈I, f(x) = 0

b)∃y∈R,∀x∈I, f(x)6=y c)∀M ∈R,∃x∈I,|f(x)|> M d)∃x, y∈I, x6y et f(x)> f(y) e)∃x, y∈I, f(x) =f(y) etx6=y f)∃x∈I, f(x)>0 etx >0.

(7)

Exercice 8 :[énoncé]

a) la première assertion est vérifiée par toute application, la seconde signifief constante.

b) la première assertion signifie quef prend toute valeur dansR, la seconde est absurde.

c) la première est toujours vérifiée, la seconde signifie quef est majorée.

Exercice 9 :[énoncé]

a) d) e) sont les assertions exactes (d) carf est continue. . . Exercice 10 :[énoncé]

a) Supposons∀ε>0,|a|6ε. En particulier, pour ε= 0, on a|a|60 donca= 0.

b) Par contraposée, montrons :a6= 0⇒ ∃ε >0,|a|> ε.

Supposonsa6= 0. Pourε=|a|2 on a ε >0 et|a|> εce qui détermine unε convenable.

Exercice 11 :[énoncé]

Soitx∈Q. Si par l’absurdey=x+√

2∈Qalors

2 =yx∈Q Exercice 12 :[énoncé]

Par disjonction de cas :

Casnpair : on peut écriren= 2pavecp∈Net alors n(n2+ 1)

2 =p(n2+ 1)∈N Casnimpair : on peut écrire n= 2p+ 1 avecp∈Net alors

n(n2+ 1)

2 =n 2p2+ 2p+ 1

∈N

Dans les deux cas la propriété est vraie.

Exercice 13 :[énoncé]

Par l’absurde. SiP ∩ I 6=∅, considéronsx∈ P ∩ I. Commex∈ P, il existe k∈Ztel que x= 2k.

Commex∈ I, il existe`∈Ztel quex= 2`+ 1.

Par suite 2k= 2`+ 1 puis 1/2 =k`∈Zce qui est absurde

Une erreur de raisonnement classique est de décrirexcomme un nombre pair et impair en choisissant le même entierk.

Exercice 14 :[énoncé]

Par contraposée. Supposonsa6= 0. On a alors|a|>0 et pourε=|a|/2, on observe|a|> ε.

Ainsi

a6= 0⇒ ∃ε >0,|a|> ε

Exercice 15 :[énoncé]

Par récurrence double.

Pourn= 0 etn= 1 : ok

Supposons la propriété établie aux rangsnetn+ 1 (avecn>0).

un+2= 3un+1−2un =

HR3.2n+1+ 3−2.2n−2 = 2n+2+ 1 Récurrence établie

Exercice 16 :[énoncé]

a) Par récurrence double.

La propriété est vraie pourn= 0 et pourn= 1 (par hypothèse) Supposons la propriété vraie aux rangsnetn+ 1.

On remarque que

xn+1+ 1

xn+1 x+1 x

=

xn+2+ 1 xn+2

+

xn+ 1

xn

on en déduit que

xn+2+ 1 xn+2

=

xn+1+ 1

xn+1 x+1 x

xn+ 1 xn

∈Z Récurrence établie.

b) Il suffit de choisirxsolution de l’équationx2px+ 1 = 0 avecpun entier.

Pourp= 3, ∆ = 5 et

x=3 +√ 5 2 convient

Exercice 17 :[énoncé]

Par récurrence surn>2.

Pourn= 2 ok.

(8)

Supposons la propriété établie au rangn>2.

1 +· · ·+ 1

n2 + 1 (n+ 1)2 >

HR

3n

2n+ 1 + 1 (n+ 1)2>

?

3(n+ 1) 2n+ 3 Vérifions l’inégalité proposée :

3n

2n+ 1+ 1

(n+ 1)2 −3(n+ 1)

2n+ 3 = n2+ 2n

(2n+ 1)(n+ 1)2(2n+ 3) >0 Récurrence établie.

Exercice 18 :[énoncé]

Par récurrence surn>1.

Pourn= 1 : ok

Supposons la propriété établie au rangn>1.

1!3!. . .(2n+ 1)!(2n+ 3)! >

HR

((n+ 1)!)n+1(2n+ 3)!>

?

((n+ 2)!)n+2 Vérifions l’inégalité proposée :

((n+ 1)!)n+1(2n+ 3)!

((n+ 2)!n+2 = (2n+ 3)!

(n+ 1)!(n+ 2)n+2 = (n+ 2)(n+ 3). . .(2n+ 3) (n+ 2)(n+ 2). . .(n+ 2) >1 Récurrence établie.

Exercice 19 :[énoncé]

A l’avant dernière ligne, pour queA2 etAn soient distincts, il est nécessaire que n>3.

L’hérédité de la récurrence ne s’enchaîne alors plus avec l’initialisation.

Exercice 20 :[énoncé]

a)Aest une partie deN, non vide carm= 0∈Aet majorée car 2m|n⇒2m6nm6log2n

doncApossède un plus grand élémentp.

PuisquepA, 2p|nce qui permet d’écriren= 2pk.

Puisquep+ 1∈/ A, 26 |ket donck est impair de la forme 2q+ 1 avecq∈N. b) Pourn= 1 :p=q= 0 conviennent.

Supposons la propriété établie jusqu’au rangn>1.

Sin+ 1 est impair alors l’écriture est directement obtenue avecp= 0 et n+ 1 = 2q+ 1.

Sin+ 1 est pair alors on peut écriren+ 1 = 2kavec 16k6n.

Par l’hypothèse de récurrence, on peut écrirek= 2p(2q+ 1) puis n+ 1 = 2p+1(2q+ 1).

Récurrence établie.

Exercice 21 :[énoncé]

On peut écrire : a), c), e).

Exercice 22 :[énoncé]

a){1,3,5,7}={n∈N/∃k∈N, n= 2k+ 1}={2k+ 1/k∈N}.

b){1,10,100,1000, . . .}=

x∈R/∃k∈N, x= 10k =

10k/k∈N . c)Q={p/q|p∈Z, q∈N?}.

d) ]0,1] ={x∈R/0< x61}.

e){y∈R/∃x∈R, y=f(x)}={f(x)/x∈R}.

f){x∈R/f(x) =y}.

Exercice 23 :[énoncé]

P({a}) ={∅,{a}}etP(P({a})) ={∅,{∅},{{a}},{∅,{a}}}.

Exercice 24 :[énoncé]

A\(BC) =ACE(B∩C) = (ACEB)∪(A∩CEC) = (A\B)∪(A\C)

Exercice 25 :[énoncé]

Puisque la privation correspond à l’intersection avec le complémentaire CEA\CEB=CEACECEB =BCEA=B\A

Exercice 26 :[énoncé]

a) (⇒) SupposonsAB. On a toujoursBAB.

PourxAB. QuexA ouxB on axB doncABB. Ainsi AB=B.

(⇐) SupposonsAB=B. PuisqueAAB, on a AB.

b) (⇒) SupposonsA=B. On aAB=A=AB.

(9)

(⇐) SupposonsAB=AB. On aAABABB et de mêmeBA doncA=B.

c) (⇒) Supposons AB =AC.

On aBAB=ACAAB=ACC.

(⇐) SupposonsBAC.AB=A=AC.

d) (⇒) SupposonsAB=AC etAB=AC.

SoitxB.

SixAalorsxAB=ACdoncxC.

Six /Aalors sachantxAB on axAC, orx /AdoncxC.

Dans les deux casxC. AinsiBC et de manière symétriqueCB d’où l’égalité.

(⇐) SiB=C alors clairementAB=AC etAB=AC.

Exercice 27 :[énoncé]

SoitxE.

xA∆B⇔(x∈Aet x /B) ou (xB etx /A)

⇔(x∈AouxB) et (xAoux /A) et (x /B ouxB) et (x /B oux /A)

xAB et x /ABx∈(A∪B)\(AB) d’où l’égalité des ensembles.

Exercice 28 :[énoncé]

a) SiA∆B =A∆C alors pour toutxB :

SixAalorsx /A∆B et doncx /A∆C et puisquexA,xC.

Six /AalorsxA∆B et doncxA∆C et puisquex /A,xC.

Dans les deux casxC. AinsiBC et un raisonnement symétrique donne CB puis l’égalité.

Réciproque immédiate.

b)A\B=AACEB=AACEB or ACEBBCEAet donc A\B=AB\A=B.

c)A∆B= (A∪B)\(AB) donc

A∆B=ABAB=∅=ABA=B =∅.

Exercice 29 :[énoncé]

SiA6⊂B il est clair que l’équation n’a pas de solutions.S=∅.

SiAB alorsAX =BXB etB\AX. Inversement ok AinsiS={X ∈℘(E)/B\AXB}

Exercice 30 :[énoncé]

SiB 6⊂A alors l’équation n’a pas de solution.

SiBA. SoitX une solution de l’équation.

On aX = (A∩X)∪( ¯AX) =BC avecC= ¯AXA.¯

Inversement, pourX =BC avecCA,¯ AX = (A∩B)∪(A∩C) =B.

AinsiS=

X =BC/CA¯ =

X∈ P(E)/B⊂XBA¯ .

Exercice 31 :[énoncé]

a)AB b)AB c)AB

d)CEAcomplémentaire deA dansE.

e)AB

f)A∆B = (A∪B)\(AB)

Exercice 32 :[énoncé]

a) On a

k 0 1 2 3 . . .

f(k) 0 2 4 6 . . . et k 0 1 2 3 . . . g(k) 0 0 1 1 . . .

f est injective car 2k= 2k0k=k0 mais non surjective car les nombres impairs ne sont pas des valeurs prises.

g est surjective car 2y est un antécédent deymais non injective car un nombre pair et l’impair qui le suit prennent même valeur parg.

b) D’une part

(g◦f)(k) =k doncgf = IdN.

D’autre part

(f ◦g)(k) =

k sik est pair k−1 sinon gf est bijective.fg n’est ni injective, ni surjective.

Exercice 33 :[énoncé]

f est bien définie surR\ {a/c}car le dénominateur ne s’y annule pas.

f(x) = a

c ⇔(ax+b)c=a(cxa)a2+bc= 0 qui est exclu, doncf est à valeurs dansR\ {a/c}.

(10)

Par calculs

(f ◦f)(x) =· · ·=xpour toutx∈R\ {a/c}

Puisqueff = IdR\{a/c},f est une involution, c’est donc une permutation et f−1=f.

Exercice 34 :[énoncé]

Soitn∈N.

Sinest pair alorsf(n) =n/2∈Z+ et sinest impair alors f(n) =−(n+ 1)/2∈Z−?.

Dans les deux casf(n)∈Z.

Soientn, n0∈N. Supposonsf(n) =f(n0).

Compte tenu de la remarque précédente,net n0 ont nécessairement même parité.

Sinet n0 sont pairs alorsn/2 =n0/2 doncn=n0.

Sinet n0 sont impairs alors−(n+ 1)/2 =−(n0+ 1)/2 doncn=n0. Ainsif est injective.

Soitm∈Z.

Sim>0 alors pourn= 2m∈Non af(n) =2m2 =m.

Sim <0 alors pourn=−2m−1∈Non af(n) =2m2 =m.

Ainsif est surjective.

Finalementf est bijective.

Exercice 35 :[énoncé]

a) Supposonsgf injective.

Soientx, x0E. Sif(x) =f(x0) alorsg(f(x)) =g(f(x0)). Orgf injective, donc x=x0.

Ainsif injective.

b) Supposonsgf surjective.

SoitzG. Il existexE tel quez=g(f(x)). Poury =f(x)∈F, on a g(y) =z.

Ainsigsurjective.

c) Supposonsgf injective etf surjective.

Par a), on af injective et doncf bijective. Introduisonsf−1.

g= (g◦f)◦f−1 est injective par composition d’applications injectives.

d) Supposonsgf surjective et ginjective.

Par b), on agsurjective doncgbijective. Introduisonsg−1.

f =g−1◦(g◦f) est surjective par composition d’applications surjectives.

Exercice 36 :[énoncé]

Supposonshgf injective etgfhainsi quefhgsurjectives.

Puisque (h◦g)f est injective, on af injective.

Puisquef◦(h◦g) est surjective, on a f surjective.

Par suitef est bijective et on peut introduiref−1.

Par compositionhg= (h◦gf)◦f−1 est injective et par suiteg est injective.

D’autre partgfhest surjective et donc gaussi. Finalementg est bijective.

Par compositionh= (h◦g)g−1 est injective eth=f−1◦(f ◦hg)g−1est surjective donchest bijective.

Exercice 37 :[énoncé]

Supposonsf injective.

SoityE. On af((f◦f)(y)) =f(y), orf est injective donc (f◦f)(y) =y.

Pourx=f(y)∈E on af(x) =f(f(y)) =y. Finalement f est surjective.

Supposonsf surjective.

Soientx, x0E tels quef(x) =f(x0).

Puisquef est surjective,ff l’est aussi et donc∃a, a0E tels quex= (f◦f)(a) etx0= (f◦f)(a0).

La relationf(x) =f(x0) donne alors (f ◦ff)(a) = (f ◦ff)(a0) d’où f(a) =f(a0) puisx=f(f(a)) =f(f(a0)) =x0.

Finalement, la fonctionf est injective.

Exercice 38 :[énoncé]

Par l’exercice précédent,fgf bijective impliquef injective etf surjective.

Ainsif est bijective et on peut introduire f−1.

g=f−1◦(f ◦gf)◦f−1 est bijective par composition d’applications bijectives.

Exercice 39 :[énoncé]

∀x∈E on a (g◦f1)(x) = (g◦f2)(x) i.e.g(f1(x)) =g(f2(x)) donc f1(x) =f2(x).

Ainsif1=f2.

Exercice 40 :[énoncé]

∀y∈F,∃x∈E tel quey=f(x) et alorsg1(y) = (g1f)(x) = (g2f)(x) =g2(y) doncg1=g2.

Exercice 41 :[énoncé]

a) Supposonsf injective.f(E) = (A, B) =f(A∪B) doncE=AB.

SupposonsAB =E. Soient X, Y ∈ P(E).

(11)

Sif(X) =f(Y) alors (X∩A, XB) = (YA, YB) doncX =XE= X∩(A∪B) = (X∩A)∪(X∩B) = (YA)∪(Y∩B) =Y∩(A∪B) =YE=Y. Ainsif est injective.

b) Supposonsf surjective. L’élément (A,∅) possède un antécédentX ∈ P(E).

On aAB= (X∩A)B=A∩(X∩B) =A∩ ∅=∅.

SupposonsAB =∅.

Soit (A0, B0)∈ P(A)× P(B). PourX =A0B0, on a

f(X) = ((A0A)∪(B0A),(A0B)∪(B0B)) = (A0, B0) carA0A=A0, B0A=∅.

Exercice 42 :[énoncé]

exp(R) =R+? etf−1([−1,4]) = [−2,2].

Exercice 43 :[énoncé]

a) Soityf(A∪A0). Il existexAA0 tel quey=f(x).

SixAalorsyf(A). Sinon,xA0 et yf(A0). Dans les deux cas yf(A)∪f(A0).

Inversement, soityf(A)∪f(A0). Siyf(A) alors il existexAtel que y=f(x).

OrxAAA0 doncyf(A∪A0). De même si yf(A0).

Par double inclusion, l’égalité.

Soityf(A∩A0). Il existexAA0 tel que y=f(x).

PuisquexAA0, on a xA doncyf(A). De même yf(A0) donc yf(A)∩f(A0).

b) SoitxE.

xf−1(B∪B0)⇔f(x)∈BB0f(x)∈B ouf(x)∈B0

xf−1(B) ouxf−1(B0)⇔xf−1(B)∪f−1(B0)

D’où la première égalité. La seconde égalité s’établit par la même démonstration, en changeant union en intersection et « et »en « ou ».

Exercice 44 :[énoncé]

SoitxA. On af(x)∈f(A) doncxf−1(f(A)). AinsiAf−1(f(A)).

Soityf(f−1(B)). Il existe xf−1(B) tel que y=f(x). Or, puisque xf−1(B), on af(x)∈B i.e.yB. Ainsif(f−1(B))⊂B.

Exercice 45 :[énoncé]

Supposonsf injective.

SoientA, A0℘(E). On sait déjàf(A∩A0)⊂f(A)∩f(A0).

Soityf(A)∩f(A0). Il existe xAetx0A0 tel quey=f(x) =f(x0).

Orf est injective donc x=x0AA0 puisyf(A∩A0).

Inversement supposons∀A, A0℘(E), f(AA0) =f(A)∩f(A0).

Soientx, x0E. Supposonsf(x) =f(x0).

PourA={x} etA0 ={x0}on af(A∩A0) =f(A)∩f(A0) ={f(x)} 6=∅ donc AA06=∅puisx=x0.

Exercice 46 :[énoncé]

a) (⇒) Supposonsf injective. SoitA∈ P(E).

On sait déjà queAf−1(f(A)).

Pourxf−1(f(A)), on af(x)∈f(A) donc il existex0Atel quef(x) =f(x0).

Puisquef est injective,x=x0 et doncxA. Ainsif−1(f(A))⊂A puis l’égalité.

(⇐) Supposons∀A∈ P(E), A=f−1(f(A)). Soientx, x0A.

Sif(x) =f(x0). ConsidéronsA={x}. On af(A) ={f(x)} donc x0f−1(f(A)) =Ad’où x=x0.

Ainsif injective.

b) (⇒) Supposonsf surjective. SoitB∈ P(F).

On sait déjàf(f−1(B))⊂B.

SoityB. Puisquef est surjective, il existexE tel quef(x) =y.

Puisquef(x)∈B, on axf−1(B) et doncy=f(x)∈f(f−1(B)). Ainsi Bf(f−1(B)) puis l’égalité.

(⇐) Supposons∀B ∈ P(F), f(f−1(B)) =B.

SoityF. PourB={y}, on af(f−1({y})) ={y} doncf−1({y})6=∅. Par suite f est surjective.

Exercice 47 :[énoncé]

(⇒) SoitA∈ P(E). Soityf(CEA), il existe xCEAtel que y=f(x).

Pour touty0f(A), il existex0Atel que y0=f(x0), orx0A etx /Adonc x6=x0 etf étant injectivey=f(x)6=f(x0) =y0. Par suiteyCFf(A). Ainsi f(CEA)CFf(A).

Inversement. SoityCFf(A), commef est surjective, il existexE tel que y=f(x).

Ory /f(A) doncx /Ai.e.xCEApuisy=f(x)∈f(CEA). Ainsi CFf(A)⊂f(CEA).

(⇐) Montrons quef est injective. Soientx, x0E.

Six6=x0 alors pour A={x}on ax0CEApuis

f(x0)∈f(CEA) =CFf(A) =CF{f(x)}i.e.f(x)6=f(x0).

Montrons quef est surjective.

(12)

PourA=E on a

Imf =f(E) =CF(CFf(E)) =CF(f(CEE)) =CFf(∅) =CF∅=F. Finalementf est bijective.

Exercice 48 :[énoncé]

Puisquef est surjective, lesAi sont non vides.

SiAiAj 6=∅alors pourxAiAj on a f(x) =ietf(x) =j donci=j.

Par contraposée :i6=jAiAj=∅.

SoientxE eti=f(x). On axAi. AinsiE⊂ S

i∈I

Ai puis l’égalité.

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