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LA DECOLONISATION Les empires coloniaux s’effondrent

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Academic year: 2022

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LA DECOLONISATION

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Les empires coloniaux s’effondrent rapidement après 1945. Le contexte devient en effet favorable à la décolonisation : puissances coloniales affaiblies (occupation, large appelle aux colonies pendant la guerre, défaite et occupation française, occupation d'une partie de l’Asie par les japonais, qui font une intense propagande contre les puissances coloniales).

Surtout, les 2 grands vainqueurs de la guerre sont contre la colonisation : - L'URSS au nom de la doctrine communiste rejette toute forme d'impérialisme

- Les USA, ancienne colonie défendent le principe de l'émancipation des peuples mais craignent en même temps que les puissances émancipées ne rejoignent le camp communiste.

- Enfin, la création de l'ONU fait espérer le triomphe des droits de l'homme= droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.

La première vague de décolonisation touche l’Asie entre 1945 et le milieu des années 50.

La seconde vague de décolonisation touche l'Afrique à partir des années 50. En 1975, les dernières colonies (les colonies portugaises) obtiennent leur indépendance.

Problématique : Pourquoi l'indépendance de l'Algérie passe-t-elle par une guerre ?

I. L 'Algérie : une indépendance par la guerre A. Les origines du conflit

- Conquête de 1830 à 1871

- C'est une colonie à part : elle est peuplée d'une importante minorité d'Européens (les Pieds- Noirs) : 1 million (italiens, espagnols, français) sur les 9 millions d'habitants en 1954. C'est la seule colonie française de peuplement

- Statut politique particulier : divisée en 3 départements (Oran, Alger, Constantine) elle est rattaché au ministère de l'Intérieur.

2 catégories de citoyens aux droits inégaux

- les Français sont les seuls qui possèdent des droits politiques - les musulmans n’en ont pas

- le statut de l'Algérie voté par l'Assemblée nationale en 1947 confirme ces inégalités.

Les musulmans ont la nationalité française depuis 1944 mais le vote est exercé de manière inégalitaire (les Pieds-Noirs ont autant de députés que les Musulmans à la nouvelle assemblée algérienne).

Elles sont aussi économiques : les Européens (dont 80% sont nés en Algérie) sont à la tête d'une agriculture moderne destinée à l'exportation (vin, céréales, agrumes, primeurs) ou sont des citadins, ouvrier, ou membres de la classe moyenne (commerçants, cadres, employés).

Leur niveau de vie est dans l'ensemble médiocre comparé à celui de leurs homologues de la métropole.

Mais supérieur au niveau de vie des musulmans : agriculture routinière peu productive, activités artisanales, emplois précaires ou chômage → seuls 2 millions de musulmans ont un statut comparable à celui des Européens. Pour les autres, pauvreté, scolarisation insuffisante (seulement 18% des enfants musulmans).

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Depuis l'entre-deux-guerres, il existe des mouvements nationalistes mais ils sont divisés : 2 Des intellectuels occidentalisés comme Ferrat Abbas (futur chef du FLN ) partisans de l'assimilation avec la France je ne mourrai pas pour la patrie algérienne parce que cette batterie n'existe pas journal l'entente 1936 mais aussi mouvement essentielles essentiellement religion les oulémas ce fondée par Ben Badis qui proclame en 1931 à l'Islam est la religion l'arabe est ma langue l'Algérie est ma patrie enfin l'Etoile nord-africaine fondé en 1927 devient le Parti populaire algérien en 1937 par Messali Hadj est favorable à l'indépendance avec le concours de la France la minorité européenne est très attaché aux statuts d'une égalité carré lui donner une supériorité sociale 8 mai 1945 à l'occasion de la célébration de la fin de la guerre des manifestation nationaliste à réprimer dans un bain de sang à Sétif et Guelma l'opposition nationaliste se radicalise.

B. La guerre d'Algérie

L'ensemble de ces problèmes explique le déclenchement de l’insurrection de 1954, encouragée par l'immense écho de la conférence de Genève : première indépendance arrachée de force + négociations qui ont commencé avec la Tunisie et le Maroc pour leurs indépendances.

+ Volonté de certains nationalistes du MTLD (Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques, courant nationaliste révolutionnaire, mené par Messali Hadj, déjà artisan des émeutes du Constantinois en 1945), de refaire une unité nationaliste grâce au combat contre le colonisateur : comme Ben Bella.

Ces nationalistes déclenchent donc l’insurrection de la Toussaint rouge en 1954 : 70 actions lancées contre des bâtiments civils et militaires (bombes, attentats individuels). Dans le même temps, proclamation du FLN (Front de libération nationale) et de l’ALN (Armée de libération nationale).

Conséquences :

→ Répression ordonnée par le ministre de l'Intérieur François Mitterrand qui mène au quasi démantèlement du FLN. Mais aussi conscience qu'il faut des réformes profondes : modernisation économique et sociale, programme scolaire, amélioration des droits politiques des musulmans.

→ Le FLN, soucieux de faire échouer la politique d’intégration, ce dernier provoque le soulèvement du Constantinois (pour affirmer son audience sur les masses musulmanes et creuser le fossé entre les communautés) les 20 et 21 août 1955 : quartiers et fermes européennes sont attaquées → environ 100 morts → répressions spontanées (ratonnades) par les civils → environ 1000 morts.

→ Un véritable fossé se creuse entre les communautés, le processus de guerre devient irréversible, les musulmans passent massivement dans le camp du FLN (d'autres sont victimes d'intimidations, menacés par le FLN, qui combat les modérés : affrontements violents avec les modérés de Messali Hadj qui doit s'exiler en France).

Pour la France, la priorité est de rétablir l'ordre → envoie d'un contingent de « pacification »

= 190 à 450 mille hommes de 54 à 56.

A partir de 56 : gouvernement socialiste de Guy Mollet : il veut mettre fin au conflit par les réformes mais opposition des colons, affolés par l'idée d'être abandonnés par la métropole (ils lui envoient des tomates lorsqu'il vient en visite à Alger).

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Les attentats du FLN continue, jusqu'au en France (policier abattu à Colombes en 1956). 3 Alger doit être sécurisée par le général Massu : Bataille d'Alger qui commence en janvier 1957 et dure 9 mois → démantèlement du FLN à Alger.

Mais poursuite du terrorisme et de la guérilla + les méthodes de l'armée (intimidations, torture) provoquent l'hostilité des musulmans + terreur que fait régner le FLN contre ceux qui collaboreraient avec les Français → escalade de la violence : l'armée française bombarde un village tunisien qui servait de base au FLN (69 morts) + attaque de l'Egypte sur le canal de Suez → vague d'indignation dans le monde.

+ Problème du coup de la guerre + profonde crise morale en France au début les Français se sentent plus concernés par les « événements d'Algérie » (Églises, étudiants, intellectuels, syndicats acceptent mal un conflit contre les aspirations nationales d'un peuple et l'usage de la torture).

Enfin : paralysie de la vie politique : la gauche est pour une solution négociée, Guy-Mollet dois faire sauter son gouvernement, le Parti socialiste refuse de participer à un nouveau gouvernement, tous les parties sont finalement pour la paix négociée sans oser le dire.

Cela encourage les partisans de l'Algérie française.

13 mai 1958 : journée des barricades : c'est une manifestation à l'occasion de l'investiture du nouveau président du Conseil, Pierre Pflimlin, qui veut une solution négociée en Algérie.

→ Manif des étudiants pieds-noirs avec la complicité de l'armée, qui dégénère en émeute. Le général Massu et le leader des étudiants proclament la création d'un Comité de salut public dirigé par Massu, qui, respectueux de la hiérarchie se place sous le commandement du général Salan. Ce dernier fait appel au Général-de-Gaulle qui apparaît comme l'homme providentiel.

Le gouvernement est divisé et désemparé, la police elle-même manifeste ouvertement pour l'Algérie française et le retour du Général-de-Gaulle, l'armée risque de débarquer en métropole, la France est au bord de la guerre civile.

Démission de Pierre Pflimlin le 27 mai.

Guy Mollet, chef du Parti socialiste et le président de la République, René Coty, se rallient à De Gaulle

→ Le 1er juin, l'Assemblée nationale vote l’investiture de Charles de Gaulle.

Le 3 juin, il reçoit le droit de réviser la Constitution.

C. La fin de la guerre d'Algérie et le « suicide » de la IVe République

De Gaulle ne semble pas avoir des avis arrêté sur la question de l'Algérie, il adopte une ligne pragmatique, d'autant que le FLN ne veut discuter que d'indépendance, que l'opinion internationale désapprouve de plus en plus nettement l'attitude des Français et que les Français en ont assez de la guerre.

→ 1959, il reconnaît le droit de l'Algérie à l'autodétermination : si la paix revient, les Algériens pourront choisir entre l'intégration à la France ou l'autonomie et l'indépendance.

Puis son vocabulaire évolue : parle d' « Etat algérien » puis d’ « Algérie algérienne » puis de

« République algérienne ».

En 1961, il évoque un « Etat algérien souverain » + référendum de la métropole sur l'autodétermination : Les Français votent « oui » à 75%.

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En avril 61 : 4 grands généraux (Salan, Challe, Jouhaud, Zeller, que de Gaulle appelle le « 4 quarteron des généraux en retraite ») provoquent un putsch à Alger dans le but d'empêcher l'indépendance et se préparent à tenter un parachutage des troupes sur Alger.

Mais échec : une partie des soldats ne suivent pas, très ferme intervention du Général-de- Gaulle, qui utilise l'article 16 qui lui octroie les pleins pouvoirs : désintégration du mouvement qui échoue faute de soutien

→ Désormais les activistes de l'Algérie française se retrouve dans l'OAS (organisation armée française) : attentats en France et en Algérie, puis mot d'ordre de « rendre l'Algérie dans l'état où les Français l'ont trouvé 130 ans plus tôt = destructions systématiques.

Cela n'empêche pas les accords d'Evian, le 18 mars 1962 : indépendance de l'Algérie, approuvée par référendum par 90.6% des Français.

Conduit à l'indépendance de l'Algérie le 5 juillet 1962. Le jour même à Oran : massacres de dizaines de pieds-noirs : exode massif des pieds-noirs (800.000) et des Juifs d'Algérie qui fuient dans la précipitation, craignant que les représailles ce systématisent.

+ campagne d'élimination des Harkis, les survivants se réfugient en France (43000) dans des camps.

Le FLN instaure le système du parti unique en Algérie. Début d'une dictature dans laquelle l'armée est omniprésente.

L’OAS tente d'assassiner de Gaulle (attentat du Petit-Clamart le 22 août 1962)

Conclusion : La Seconde Guerre mondiale porte un coup fatal au colonialisme, c’est le coup d'envoi de la décolonisation qui commence en Asie.

Après l’Asie, la décolonisation s'étend à l'Afrique, c'est une décolonisation généralement pacifique, sauf pour l'Algérie, du fait de son statut particulier. Face à l'intransigeance du gouvernement français, les indépendantistes du FLN mènent une guerre coloniale qui touche les populations civiles, les militaires, mais aussi les populations de métropole. Le processus qui mène à l'indépendance s’étend de 1959 à 1962.

II. La sortie progressive du totalitarisme en URSS A. La déstalinisation de Khrouchtchev et ses limites

N.B. : Cette sous-partie a été retirée du programme, ce résumé facilite la compréhension de la période.

Le prestige de la victoire permet à Staline de renforcer son pouvoir : il gouverne sans consulter le PC, en s'appuyant sur quelques fidèles.

Nouveau durcissement, qu'il justifie par les tensions avec l'Occident, la peur de la contagion de l'idéologie venu d'Occident.

Ce durcissement permet aussi de disposer d'une main-d'oeuvre gratuite dans la reconstruction : 5 à 12 millions de détenus dans les Goulags en 1953.

A partir de 46, purge des intellectuels, accusés d'être contaminé par les idées occidentales Jdanov devient l'idéologue du PC US.

L’université est touchée : purge dans certaines sciences dite bourgeoise comme la génétique, pour qu'elle soit conforme à l'idéologie (Lyssenko faux scientifique, nommé par Staline,

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déclarent fausses les lois de Mendel et affirme l'hérédité des caractères acquis) cela contribue 5 à un retard scientifique durable de l'URSS.

Attaque des minorités religieuses, surtout les Juifs à la fin de sa vie, accusé de sympathie pour Israël et les USA : complot des blouses blanches en 1953 contre les médecins juifs du Kremlin, qu'il fait accuser de l'assassinat de Jdanov : préparait une nouvelle purge qui s'appuyait sur l'antisémitisme.

Staline est en effet de plus en plus paranoïaque, s'isole dans une datcha, fait rétablir la peine de mort et surveiller tous les organes du parti. Il n'a plus confiance en Beria, chef de la police, qu’ il songe à liquider, comme ses proches collaborateurs (Molotov), quand il meurt, le 5 mars 1953, privé d’aide médicale et seul quand il fait une attaque.

Tournois majeur dans l'histoire soviétique : l'ensemble de la société reçoit cette nouvelle avec un mélange de désarroi et de soulagement.

Problème de ce que doit devenir le régime, quel successeur ? Pour quelle façon de gouverner ? Dès mars 1953, les initiatives du comité central, dont Beria, ancien chef de la police politique, remettent en question le régime totalitaire et la répression de masse :

Statues du « Petit père des peuples » retirées de Moscou

Son corps est retiré du mausolée de la place Rouge, mais pas celui de Lénine.

Amnistie permettant de libérer environ un million de détenus du Goulag.

Mais Beria, 1er artisan de cette assouplissement est éliminé, le PCUS craint avec lui un retour à une dictature personnelle.

Nikita Khrouchtchev : famille très pauvre d'Ukraine, ouvrier.

Il a participé à la révolution d'octobre 1917 et a été un membre actif du PC sous Staline : il participe aux purges de 1938 en Ukraine (plus de 100 mille victimes en Ukraine) et dirige des opérations militaires pendant la guerre.

1953 : premier secrétaire du PCUS, après avoir fait liquider Beria (chef de la police politique)

Février 1956, lors du XXème congrès du Parti, il dénonce, dans un rapport secret le stalinisme et en particulier le culte de la personnalité et la terreur de masse. C'est le début officiel de la déstalinisation.

→ Met fin aux répressions de masse, libère la plupart des détenus des goulags, laisse davantage de liberté aux intellectuels : Alexandre Soljenitsyne, libéré en 1953, peux publier Une journée d'Ivan Denissovitch en 1962 qui critique le système concentrationnaire (période du « dégel »)

Dans le domaine économique il dénonce le Vème plan qui favorisait encore l'industrie lourde et met l’accent :

- sur la production de biens de consommation

- sur la production agricole et veux assurer un meilleur revenu aux Kolkhoziens : vague de défrichements pour augmenter la production de blé mais la monoculture intensive épuise vite les sols.

→ amélioration du quotidien, pense que l'URSS rattrapera les EU en accédant à la société d'abondance.

En Europe centrale : théorie de la « souveraineté limitée » : les pays d'Europe de l'Est peuvent mener une déstalinisation progressive mais sans remettre en question Le Pacte de Varsovie ni le choix du socialisme.

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En effet, Khrouchtchev ne cherche pas à mettre en question le rôle du parti est le 6 régime. Ses critiques sont axées sur la personnalité de Staline. Il cherche surtout à affaiblir la vieille garde stalinienne et la Nomenklatura (les cadres du parti qui sont aussi la classe privilégiée) mais pas à remettre en cause le fonctionnement du système : la propagande revient aux idéaux révolutionnaire de l'époque de Lénine, la police politique et les camps existent toujours.

Globalement échec de Khrouchtchev qui se met à dos le parti : la crise de Cuba est considéré comme un échec, la nomenklatura et le parti en profitent pour faire voter sa destitution en 1964.

Remplacé par une direction collégiale (qui s'appelle le Politburo en 1966). Avec à sa tête une Troïka dominée par Leonid Ilitch Brejnev.

Pas de véritable projet, abolition des réformes de Khrouchtchev qui doit passer dans l'oubli.

Avec Leonid Brejnev (1964-1982) commence en effet la phase d'immobilisme : retour du culte de la personnalité.

Renforcement de la nomenklatura dont il est le parfait représentant : à partir de 1965 les dirigeants sont assurés d'une progression régulière de leur carrière. L'URSS est sous la coupe d'une classe dirigeante qui accumule les privilèges.

Les réformes économiques s'enlisent : mauvaise volonté de la bureaucratie, manque de motivation des travailleurs. L'augmentation du prix de l'essence permet de compenser en emportant d'Occident, surtout du blé. Mais toujours un manque de logement et problèmes d'insalubrité.

La répression reprend contre les dissidents, surveillance du KGB, ou Comité pour la sécurité de l'État, son nom après 1954 : ils sont moins déportés mais exilés (Comme A Soljenitsyne, expulsé en 1974 après la publication en Occident de L'Archipel du Goulag) ou assignés à résidence (André Sakharov, dissident prix Nobel de la paix en 1975, assigné à résidence à Gorki de 198 à 1986), voire envoyés en hôpital psychiatrique.

La population offre de plus en plus une adhésion de surface, dictée par le conformisme. Mais insatisfaction croissante : société mieux éduquée, urbanisée, qui prend conscience des décalages avec l'Occident : les dissidents s'organisent.

B. Gorbatchev, de la Perestroïka à la désintégration de l’URSS

Difficultés grandissantes de l'URSS : la société soviétique et sclérosée par la passivité de la masse de la population soviétique : absentéisme et alcoolisme au travail, la productivité reste très faible, la course à l'armement absence de près de 13% du PNB, la baisse des cours du pétrole début des années 80 freine les achats massifs à l'étranger.

La catastrophe de Tchernobyl en 1986 révèle les erreurs de gestion et symbolise le délabrement de l'URSS : l'URSS incapable d'entretenir son nucléaire civil est bien incapable de poursuivre la course aux armements.

Dans la vie quotidienne, les difficultés matérielles provoquent des tensions et un mal-être des Soviétiques : cohabitation de plusieurs générations (70% des jeunes couples sans enfants vivent avec leurs parents) mais aussi aux cohabitation de famille différentes (crise du logement qui fait qu'il est interdit de disposer de plus de 9 mètres carré par personne). Le nombre de divorces et ainsi très élevé (1 mariage sur 2 à Moscou), les ventes d'alcool quadruplent entre 1940 et 1973, la délinquance augmente, tandis que la fécondité chute.

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Le régime gouverné par des vieillards incapables de réformer refuse toute modernisation, est 7 décrédibilisé= en 1980 la moyenne d'âge des dirigeants et de 72 ans.

Le conflit afghan révèle aux Russes les limites de leur puissance. Les forces considérables qu'ils déploient se heurtent à un immense mouvement de résistance soutenu par les Américains et les Pakistanais : 50 mille morts et 100.000 blessés dans l'armée rouge, sans pour autant contrôler les montagnes les moudjahidines.

Mikhaïl Sergueïevitch Gorbatchev : né en 1931 : il n'a pas connu la révolution, très peu la période de Staline, il n'a pas commencé sa carrière sous Staline mais sous Khrouchtchev. Il entame une carrière nationale en 1970 et devient Secrétaire général du Parti en 1985. Il est jeune (54 ans) par rapport aux cadres du PC.

Gorbatchev s'engage donc d'une part sur la voie de la démocratisation de la vie politique, et d'autre part vers une politique extérieure plus modérée. En février 1986, il présente au congrès du Parti la Perestroïka.

La Perestroïka (restructuration), c'est le titre douleur de l'ouvrage dans lequel il annonce l'ensemble de ses réformes, l'objectif étant de réconcilier socialisme et démocratie (ce qu'il présente comme le véritable esprit de Lénine).

Dans le domaine économique : il rompt avec la collectivisation et met fin à la guerre froide.

Dès 1986, les entreprises privées sont autorisées.

Une plus grande autonomie est laissée aux entreprises d'État. Les pays peuvent louer la terre et disposer de la production.

Ces réformes surtout pour effet de désorganiser la production, les conditions de vie se détériorent = hausse chômage et inflation (25%/semaine fin 1991) = grèves et manifestations paralysent le pays en 1989. Cette même année la croissance est nulle et même négative (- 10%) en 1991.

Glasnost : La Glasnost est l'application de la Perestroïka dans le domaine politique : cette transparence a pour but de secouer les Russes à l'aide d'un langage de vérité et en permettant la libre discussion publique, qui permettrait de les intéresser à l'effort économique et à la vie politique et surtout de légitimer face à ses opposants = démocratisation :

- Libération des dissidents

- Réhabilitation des victimes du stalinisme - Suppression de la censure

- multipartisme

Désormais les candidats aux élections ne sont plus sélectionnés par le PC US et pour devenir responsable du parti, il faudra être élu.

Pour éviter d’être démis de ses fonctions par le parti, il organise les élections libres d'un congrès de députés (Boris Eltsine y est élu), chargé de lire le chef de l'État soviétique, en 1989, il est élu président de l'URSS par cette assemblée et il n'est donc plus seulement secrétaire général du PC.

Mais ses tentatives de démocratisation en persévérant le régime aboutissent à une crise politique : la démocratisation permet la pénétration des idées occidentales.

De plus, le pouvoir autorise une critique très nouvelle qui aboutit à une crise morale :

Grands succès des réformateurs et radicaux comme Boris Eltsine, élu président de Russie en juin 1991 qui veulent accélérer les réformes et le passage à l'économie de marché.

Réveil des nationalismes : dès 1987 les États Baltes réclament leur indépendance, la contestation gagne les autres Républiques d’URSS et Gorbatchev ne parvient pas à faire accepter de nouveaux rapports entre l'autorité centrale et les Républiques : 1990 : les États

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Baltes proclament leur indépendance, suivis de la Biélorussie, puis des autres République non 8 russes : 1991, après une tentative de l'Armée rouge pour réintégrer les Baltes, les Républiques baltes deviennent indépendantes.

Enfin, les conservateurs qui redoutent l'éclatement de l'URSS organisent un coup d'État contre lui le 19 août 1991. Gorbatchev est retenu dans sa résidence de Crimée et un « comité de l'État pour l'État d’urgence » prétend gouverner. Il s'agit de hauts dignitaires de l'État et du Parti, de la police, de l'Armée du KGB.

Habitués à voir le peuple subir passivement, ils ne s'attendent pas à une réaction populaire.

Or Boris Eltsine, soutenu par l'armée appelle à la résistance et les Russes, qui ont pris goût à la liberté, descendent dans la rue pour manifester contre les putschistes : ces derniers sont déstabilisés (une partie de l'armée ne les a pas suivi), dès le 22 août, Gorbatchev reprend ses fonctions. La foule s'en prend alors au symbole même de Lénine : destruction de statues et de portraits, Leningrad redevient Saint Petersburg.

Le PC est discrédité : Gorbatchev démissionne de son poste de secrétaire général du PCUS, Eltsine fait interdire le PC dans les organismes d'État, ce dernier décide de se dissoudre : Une nouvelle constitution et mise en place, le KGB est réorganisé.

Fin 1991, il n'existe plus de partie communiste en Russie.

Le Putsch a aussi pour effet de précipiter la disparition de l'URSS : en décembre 1991, Boris Eltsine porte le coup de grâce, il annonce la dissolution de l'URSS et crée, avec l'Ukraine et la Biélorussie, la CEI (Communauté des États indépendants), à laquelle pourront adhérer d'autres Républiques : au total, 11 Républiques de l'ancienne URSS y adhèrent et Eltsine devient l'interlocuteur de la CEI auprès de l'Occident.

Le 25 décembre 1991, Gorbatchev démissionne : il est en effet le président d'une Union qui n'existe plus, il a perdu son rôle de porte-parole de la politique étrangère. Il reconnaît ainsi la mort de l'URSS, tandis qu’en Europe centrale l'Empire communiste a cessé d'exister depuis plusieurs mois.

Conclusion

Le totalitarisme nazi s'effondre avec la défaite. Pour les Alliés la sécurité collective passe par l'extirpation définitive du national-socialisme des mentalités et de la vie publique. Mais la nécessité de reconstruire rapidement un État allemand stable dans le contexte du début de la guerre froide empêche une dénazification complète, de nombreux nazis échappent aux sanctions.

L’URSS sort elle progressivement du totalitarisme : d'abord avec la déstalinisation, d'une remets toutefois pas en cause le socialisme mais représente un retour à l'héritage de Lénine.

La surveillance de la population, la domination des républiques d'Europe centrale se maintiennent.

L'arrivée au pouvoir en 1985 de Gorbatchev relance les réformes et aboutissent à la fin du régime en libérant d'expression et les revendications.

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