• Aucun résultat trouvé

N LA L ACTNTIES LE

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "N LA L ACTNTIES LE"

Copied!
44
0
0

Texte intégral

(1)

r, WORLD HEALTH ORGANIZATION ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTE

Programme de

Lutte

contre l'Onchocercose en

Afrique

de I'Ouest

RAPPORT DE SYNTHESE DES ACTNTIES DE L'OCP

SIJR

LE BASSIN DE LA DTENKOA (BURKINA FASO) DE

1974

L t996

N 284t96tVCUlTEC/3.

I

I

(Rapport rédigé

par le Dr H.

Agoua

CAT

Zone Est, avec la collaboration du

Directeur du

Programme, des Chefs de services et

d'Unités

techniques)

t"

I

Ouagadougou,

octobre

1996

(2)

a

SOMMAIBE INTRODUCTION

QI.JELQI.JES

GENERALITES

SUR

LE BASSIN DE LA DIENKOA

ACTTVTTES

ENTOMOLOGIQLJES

3.1.

Iæs gîtes potentiels

à S.

damnosum

s.l.

1

2.

3.

5.

6.

7.

11

t2

3.2.

3.2.t.

3.2.2.

3.3.

3.3.1

3.3.2 3.4.

3.5.

4.1.

4.2.

4.3.

Historique

de

la surveillance

entomologique Prospections entomologiques

Iæs points de capture

Historique

des

traitements larvicides

Traiæments aériens

Traiæments larvicides au sol Résultats entomologiques

Investigations

entomologiques

particulières

a

4.

ENQLJETES EPIDEMTOLOGTQT.TES

Historique

des enquêtes

parasitologiques

effectuées

de

1975

à

1994

Historique

des enquêtes ophtalmologrques

Analyse

des

résultats

épidémiologrques

DISTRIBIJTION IVERMECTINE

ENQUETES

SOCTOLOGTQT JES

ACTTVTIES DE DEVOLUTION 7.1.

7.2.

La sensibilisation et la mobilisation

des

populations

passage

du

sous-secteur de Bobo-Dioulasso

à l'Equipe nationale

8.

SIMTJLATIONS

DES

TENDANCES EPIDEMIOLOGIQIJES.

Méthodologie

Resultats

9. PROPOSITIONS DE MESURES A APPLIQUER

10. BIBLIOGRAPHIE CONCLUSION 8.1.

8.2.

ANNE)(ES

I

t

(3)

2

!

1

INTRODUCTION

Depuis 1983-1985, le

bassin

de la Dienkoa a retenu l'attention de tous

les responsables techniques du Programme de lutte contre l'Onchocercose en

Afrique

de l'Ouest.

En

effet

c'est dans

le

village de Pendié, situé dans cette zone

qui fait

partie de

l'aire

initiate du Programme que

l'on

a détecté en 1983 et 1985 un (1) et quatre (4) enfants onchocerquiens dans

la

tranche d'âge de

5

à

9

ans. (7ærbo 1985)

Ces enfants dont le "snipp" était positif avaient une moyenne de 2 à

3

microfilaires/biopsie cutanée. Ils

sont nés à Pendié

et n'ont

jamais

quitté leur village. Ils

accompagnent leurs parents aux champs et mènent des activités agricoles ou pastorales.

Ces nouveaux cas positifs

ont

mis en alerte les responsables techniques

de I'OCP qui ont pris

les actions nécessaires pour contrôler [a situation.

Le présent rapport de synthèse sur la Dienkoa traite de toutes les actions entreprises par

I'OCP

de 1974

à 1996. Il

passe en

rewe

les activités de

l'Unité

de Lutte

Antivectorielle (traitements tarvicides et évaluation

entomologique)

et celles de I'unité PET

(enquêtes

épidémiologiques et sociologiques, distribution d'ivermectine, activités de dévolution

etc...).

Ce rapport pennettra de comprendre la situation actuelle de l'onchocercose dans le bassin de

la

Dienkoa et contribuera certainement à poursuivre les actions déjà en cours

pour

une maîtrise de

la

maladie dans ce bassin.

2. QIIELQI,JES GENERÀLITES SUR LE BASSIN DE LA DIENKOA

I-a

Dienkoa correspond au cours supérieur de

la Volta Noire.

Son bassin versant est de 800 I«n2

environ. [a rivière

prend sa source à environ

20

km au Sud-Est

de

la

ville

de Orodara vers

le village

de

Mondon. Elle

coule

d'abord

vers

l'Est

puis vers

le Nord

et

rejoint

après un parcours

d'environ

70

km,

la Plandi avec laquelle elle forme la

Volta-Noire.

I-es principaux affluents de

la

Dienkoa sont :

sur la

rive

gauche,

la

Guénako,

la Dia, le Koin

et

la

Sinsoa;

sur la

rive droite,

de petits affluents temporaires.

L'ensemble coule sur une formation géologique appartenânt au complexe gréseux

de Bobo-Dioulasso,

caractérisé

par des

résurgences

du fait de I'existence des

nappes phréatiques.

l-a

végétation

du

bassin

de la.Dienkoa

est

de type

"soudano-guinéen", avec des galeries forestières;

le

tapis herbacé peut dépasser

2

mètres de haut.

Ce bassin est

un

ancien

foyer

d'hyperendémie onchocerquienne connu depuis une quarantaine

d'années.

[æs données de precontrôle ont été recueillies par les Docteurs

R.

[æ Berre

(1966) sur la

bioécologie des vecteurs

et B. Philippon

(1977) sur les modalités

de

la transmission.

I

(4)

3

Dans ce

bassin

les

vecteurs

de

l'onchocercose

sont

des espèces savanicoles du

complexe S. damnosum. Il s'agit de S.

damnosum

s.s. et S. sirbanum qui, avant

les opérations systématiques d'épandages larvicides par I'OCP étaient associés à S. squamqsum.

Cette espèce

n'a

pas été identifiee dans

le

foyer depuis 1975.

Iæs indices de transmission de pré-contrôte mesurés entre 1973

et

1974 au Pont de Guéna/Pendié étaient très élevés

: I"ABR/TAP

était estimé à ptus de

9.000

et

I'2ATP/PAT

à plus

de 1000.

Ces valeurs sont de 9

à

10 fois environ supérieures aux seuils de

tolérabilité fixés par ['OMS. Philippon (L977),

signale que

la

transmission

montre deux

maximums annuels en

juillet

et décembre.

Le foyer

onchocerquien de la Dienkoa appartient à I'ensemble du

foyer

de la haute

Votta Noire incluant celui

de

la

Plandi avec cornme village de référence Samandéni.

En ce qui

concerne

le

peuplement

humain il convient de souligner qu'à

Pendié

l'ethnie

Sambla est

majoritaire.

Un survol de la vallee de la Dienkoa le 30 novembre 1985 a permis

d'observer

de nombreux hameaux de culture le long de

la rivière

entre

le

Pont de Guéna-Pendié

et ta

confluence avec

la Plandi.

Ces hameaux, de petite

taille (4 à 5

cases construites

sur le style Bobo)

appartiennent

à des familles qui se sont

isolées

pour

des activités

culturales,

maraîchères ou pastorales.

Ces hameaux de culture sont très nombreux de part et d'autre de

la rivière.

On

y cultive du coton, du

mais,

du mil, du

sorgho

etc... Il y

a des plantations

d'arbres fruitiers

(agrumes, manguiers, bananiers

etc...).

3. ACTTVTTES

ENTOMOLOGIQLJES

3.1.

Iæs gîtes

potentiels à S.

damnosum

s./. (voir carte no.l)

Pendant

[a

saison des

pluies, la

Dienkoa

et

ses affluents

ont un fort

écoulement (aspect

torrentiel) favorable au

développement

des

stades préimaginaux

des

vecteurs de

I'onchocercose.

I-es plus gros gîtes

du

bassin, sont

sur le

cours moyen

de la Dienkoa

au niveau des rapides sinrés de part et d'autre de la confluence avec

la

Dia.

Ia

Sinsoa comporte également quelques gîtes

[e long de

son

cours inférieur

et moyen

jusqu'au village

de Gossiamandara.

L: Dia

possède quelques gîtes sur son cours

inférieur

près de Banfoulagué et des successions de seuils rocheux sur son cours moyen et supérieur.

Des gîtes existent aussi sur la Guénako et sur son affluent rive droite près du village

M'Bié.

I-e Koin

possède aussi quelques seuils rocheux

qui

pourraient constituer des gîtes

productifs

en saison des pluies.

ABR/TAP

:

Annual Biting Rate: Taux Annuel de Piqures

ATP/PAT = Annual Transmission Potential = Potentiel Annuel de Transmission

(5)

4

En plus de ces gîtes classiques formés de seuils rocheux et de rapides, les rivières

du

bassin

de la

Dienkoa possèdent de nombreux méandres capables de donner naissance à des gîtes

d'acélération. Il

a été observé dans

leur lit

des troncs d'arbres morts barrant la

rivière

et pouvant créer des ecueils favorables à la

fixation

des stades aquatiques des vecteurs de l'onchocercose.

Il existe donc dans le bassin de la Dienkoa les conditions

géologiques et hydrologiques favorables au développement de S. damnosum

s.l. qui,

pendant la saison des pluies peut coloniser la zone.

3.2. Historique

de

la surveillance entomologique

3.2.1.

Prosoections entomologiques (surveillance des gîtes)

la

surveillance des gîtes a été assurée dès le début du Programme (1974-1975) par

le

sous-secteur de Bobo-Dioulasso.

Le contrôle de I'effet des traitements s'est déroulé dans cinq (5) points

de prospections

qui sont

:

le

Pont de Guéna/Pendié (Dienkoa)

les gîæs de

M'Bié (rivière M'Bié

affluent de

la

Guénako) les gîtes de

Koulignon

(Guénako)

les gîtes de Gossiamandara (Sinsoa) les gîtes de

Tain

(Sinsoa)

Ces cinq (5) gîtes étaient visités

hebdomadairement

pendant la période

des

écoulements. A

ces

points, on

peut adjoindre les gîtes de Banfoulagué

(Dia)

visités selon I'accessibilité et

celui

de

lanviera

sur la Plandi

les contrôles sont aussi hebdomadaires.

Des prospections héliportées étaient entreprises

à la

demande, selon les résultats entomologiques en vue

d'une

évaluation globale de I'ensemble des gîtes.

A partir de

1986 d'autres points de prospections au sol ont été ajoutés, on peut

citer

les chutes

Dienkoa, le

barrage de Banzon, les gîtes de

Sembléni...etc...

Acnrellement des dizaines de points sont prospectés et traités chaque semaine

par

l'antenne entomologique de Bobo-Dioulasso. (carte no 3)

3.2.2

[æs points de capture

(voir

carte no 2)

Au

début

du

Programme, les captures étaient entreprises sur

5 poins

:

Guéna Pont code 0103 (Dienkoa) Banfoulagué code 0117 (Dia) Gossiamandara code 0124 (Sinsoa)

Koulignon

code 0125 (Guénako)

M'Bié

code 0129 (M'Bié-Guénako)

t

(6)

5

Parmi ces cinq (5) poins, deux (2)

étaient régulièrement

suivis : il s'agit

de

Gossiamandara et du Pont de

Guéna.

I-es autres sont plutôt des points de sondages

qui

ont été visités épisodiquement au début

du

Prograrnme mais abandonnés

par la suite. En effet

en 1978

et

1979 par suite

d'une

restructuration du réseau de surveillance entomologique ces points ont été abandonnés parce que les résultats

indiçaient

que les indices entomologiques avaient des valeurs largement inférieurs aux seuils de

tolérabilité. (Zerbo

1985).

En

1985

on faisait

des captures

au

Pont

de

Guéna

sur la

Dienkoa (captures sur homme

et sur

plaque

Bellec),

à Gossiamandara zur

la

Sinsoa

à lanviéra

sur

la Plandi et

à Samandéni.

En

1986, le point de capture des chutes Dienkoa (code 136) a éæ cree; et

en

1988

celui

de Guéna-Aval (code 138).

En

1996, 3 points sont régulièrement visités;

Chutes Dienkoa

(point A)

visité chaque semaine;

lanviera (point B) visité

toutes les

2

semaines;

Samandéni

(point B)

visité toutes les

2

semaines;

Depuis

1989

cinq (5)

autres

points :

Guéna-aval, Gossiamandâra, Banfoulagué,

Koulignon

et

Toukoro

(points

C)

sont visités sporadiquement à

la

demande.

3.3. Historique

des

traitements larvicides (voir figure

1)

L'état

des traitements larvicides et des suspensions sur la Dienkoa de 1975 à

juillet

1996 est consigné dans

la figure 1. Deux

insecticides sont

utilisés; I'Abate et le Bt

H14.

3.3.1

[æs traitements aériens

[æs épandages

de

larvicides anti-simulidiens dans

le

bassin de

la

Dienkoa

ont

été systématiques pendant les

trois

premières années de

la lutte de

1975

à

1977; cene période correspondait à

la

phase d'attaque.

Par la

suite ces traiæments se faisaient en fonction des résultats entomologiques.

Ils

se sont déroulés annee par

annê de la

façon suivante :

1974.

l.ancement

du

Programme de lutte

contre

l'onchocercose dans [e bassin des Voltas.

L975. Février :

début des traitements larvicides en phase

I;

le bassin de

la

Dienkoa a été

traité

régulièrement de

février

à décembrê.

1976.

Traiæments systématiques toute l'année

1977. Traitements

systématiques; cependant

cinq (5)

semaines de suspensions pendant

la

saison des pluies

:

mi-août à mi-sepæmbre L977;

L978.

Traitements systématiques sauf en

janvier et février, ainsi qu'en

decembre (assèchement probable des rivières).

(7)

,

6

lg7g.

TraiæmenS pendant toute la saison des pluies à

partir

de la 30ème semaine

(fin juiltet) jusqu'à la fin de I'année. Aucun

traitement entre decembre 1978 et

juillet

1979 (période de saison sèche).

1980; deux (2)

semaines

de traitements seulement (fin aofit

début septembre);

1981; aucun traitement pendant toute l'année;

t982;

traiæments systématiques pendant la saison des pluies à

partir

de la

mi-mai

(semaine

20) jusqu'en fin novembre. Aucun traitement

en décembre L982.

Il

convient de rappeter

ici,

que le réseau de surveillance entomologique a étê allégé en 1978

et 1979

les données entomologiques disponibles n'étaient donc plus suffisantes pour

pennettre de

prendre des decisions

de

traitements

larvicides. L'erreur

commise

à

cette

èpoqu. a

été

à'avoir à la fois

réduit

le

réseau d'évaluation entomologique

et

suspendu les traitements aériens.

1983; aucun traiæment pendant toute la saison des

pluies. A partir

de la 44ème semaine

(fin octobre 1983) les

épandages

larvicides ont

repris

jusqu'à la fin de I'année. Il

est

à

signaler

que

1983

fut

une annee de

grande sécheresse.

Un

enfant de Pendié

s'est

révelé

positif à la

biopsie cutanée.

1984;

traitements systématiques

de la Dienkoa à partir de la

24ème

semaine

(mi-juin

1984)

jusqu'à la fin de l'année. I-a

Sinsoa est traitée pendant onze (11) semaines de

la fin juin à la fin

août.

1985; traitements à

partir

de

la

mi-octobre

(semane 42). II

convient de

mentionner qu'en 1985, les

enquêtes épidémiologiques

ont révélé

la présence

de 4

enfants

positifs à

Pendié (nouveaux

cas).

Ces mauvais résultas épidémiologiques ont entrainé ta reprise des traitements larvicides pendant

la

saison des pluies

de

1986,

la

création

du point

de capture de

chutes Dienkoa êt, la réactivation des anciens poirus de

captures abandonnés.

1986; traitements systématiques de la

mi-juin

à

fin

décembre

1987; traitements larvicides du début du mois de

janvier

au

6

mars et du 24 septembre à

la fin

du mois de

décembre.

Suspension des traitements

du 6

mars

at 24

septembre

pour collecter

les données

de

"précontrol"

dans le cadre de la

distribution

de

l'ivermectine.

1988; suspension toute I'année pour

l'étude

de

l'impact

de

l'ivermectine sur la transmission.

Une seule semaine

de

traitement (semaine

39, fin

septembre).

1989.

Suspension des traitements aériens : traitements sporadiques au sol.

(8)

7

-

1990

à 1996.

Traitements larvicides réguliers au sol

3.3.2. Traitemens

larvicides au sol

(voir

carte no 3)

Suiæ à

la

suspension des traitements aériens

en

1989

et

aux traitements larvicides sporadiques au

sol

effectués au cours de la même année,

un

plan de

lutte

antivectorielle au

sol pour la

maîtrise de l'onchocercose dans

le foyer

de

la Dienkoaaété élaboré.

Ce plan donne des précisions

sur la

longueur des rivières

à traiter, la

sinration des gîtes, les points de traitements pour chaque

rivière

en saison sèche et en saison des pluies,

et

les

circuits

de traitements

(Anonyme

1990).

Les traitements réguliers au sol ont

commené en

1990 avec le personnel

du

sous-

secteur de Bobo-Dioutasso et se poursuivent jusqu'à présent (1996) avec

l'antenne entomologique

de

Bobo-Dioulasso composée,

pour I'essentiel,

d'agents

de I'ancien

sous- secteur.

[æs traitements sont

effectués chaque semaine

par 2

équipes

de

prospection- traitements

qui

utilisent des pompes Hudson et

qui

se déplacent en voiture tout-terrain ou en mobylettes.

Les insecticides épandus sont le Bt H14 sur une trentaine de points en saison sèche

et l'Abate sur

une cinquantaine

de

points

en

saison des

pluies. les

débits pennettânt le

calcul

des produits à épandre, sont déterminés à

partir

des échelles de crue de Guéna-Pont et de Banzon.

3.4.

Les Résultats entomologiques

Les résultas

entomologiques obtenus

de

L974

à 1996 sur la

haute

Volta-Noire (Mouhoun)

sont mentionnés dans les tableaux

la et lb et

les figures

2à7.

Deux periodes peuvent être considérées pour l'analyse des rézultats entomologiques;

la

période

de

1975

à

1985 et celle

de

1986

à

1996.

3.4.I.

Résultas entomologiques

de

1975

à

1985

Ces résultats sont dans I'ensemble satisfaisants aux points de captures de

:

Pont de Guéna

sur la

Dienkoa, Gossiamandara sur la Sinsoa

et

Lanviera sur

la

Plandi.

a)

Point de capture de Guéna (Dienkoa)

Le site a été

régulièrement

suivi de

1975

à L977; les

capnrres

s'y

déroulaient

hebdomadairement. En

1975

le TAP

(Taux

Annuel

de Piqûres)

était

de

2.282 et le PAT (Potentiel Annuel

de Transmission) était de 25.

En

1976, le

TAP :

73 ea

le PAT :

16

En

1977

le TAP : 2l

et

le PAT :

21

(9)

8

Suite à I'allègement

du

réseau de surveillance entomologique, les captures

ont

été

d'abord réduites (1978-79) et

ensuite supprimées

(1980-81-82).

Quelques

journées

de captures ont été effectuées

en

1983-84 et

85. En

1983 le

TAP

était de 68 et le

PAT

de zéro;

les captures sont nulles

en

1984

et

1985.

[-es

captures

sur

pièges (plaques

Bellec) en

1983

n'ont

pas

révélé des

densités simulidiennes significatives.

b)

Gossiamandara (Sinsoa)

Ce

point

de capture est situé à environ

20I«n

vol

d'oiseau) des

principaux

gîtes de

la

Dienkoa et à

environ 25 l«n du

village de Pendié.

I-es

Taux

Annuels de Piqûres sont faibles sauf au cours des années

1976,

1977 et

1982 où ils ont pour valeurs

respectives

489,

195

et 122. [æs Potentiels Annuels

de Transmission dans la même période ont été

de 52,

17 et

8;

ces indices entomologiques sont en dessous

du

seuil de tolérabilité.

c)

l^anviéra (Plandi)

Ce

point

a été régulièrement

suivi

depuis 1975.

En

1975

et 1976,les TAP

ont été respectivement de 3.750

et

1.618 et les

PAT

de 19 et

64. De

1977

à

1985, les

TAP ont

varié de 31 à 408 (inférieurs

à

1000) et les

PAT

de

0

à

57 (inférieurs à

100).

d) Sur

les autres

points;

Banfoulagué,

Koulignon et M'Bié

les captures ont été sporadiques et

n'ont

pas de valeurs

significatives.

Cependant à Banfoulagué

un PAT

de

15 a été enregistré

en

1983

à la

suite de captures-test.

3.4.2.

Rézultats entomologiques

de

1986

à

1996

Suite

aux

résultats épidémiologiques

de

1985

(5

enfants infectés

sur la

Dienkoa),

I'Unité de lutte

contre

le

vecteur a repris les traitements larvicides et a

créé2

autres points de captures

sur la Dienkoa;

chutes-Dienkoa

en

1986 et Guéna-Aval

en

1988.

Il

convient de rappeler

qu'en

1987

et

1988 des arrêts de traitements larvicides ont été effectués dans le cadre de l'étude de

l'impact

de

I'ivermectine

sur

la transmission.

Des captures renforcées ont été faites sur Guéna-Pont, Guéna-aval et Chutes

Dienkoa.

I-a plupart

des autres poins de capture ont été réactivés.

Quelques captures

journalières ont

été effectuées aux chutes Dienkoa

(Anonyme

1987).

Des données entomologiques importantes ont été recueillies

en

1986-87, 88

et

89

(voir

tableaux

la-lb

et les figures

2 à7).

Aux

chutes Dienkoa les

TAP

ont été de 2.354 en 1986, 56.495 en 1987; 48.130 en 1988 et de

44.001 en 1989.

I-es

PAT

correspondant étaient

de

195

en

1986; 388

en

1987;

344

en

1988

et

163 en

1989. De

1990

à

1996 (pour les 3 premiers mois de

96)

les

PAT

ont été de

9 en 1990; l0 en 1991,

15

en 1992et

nuls

de

1993

à

1996.

(10)

9

A

Guéna-aval (Dienkoa) où les captures ont cornmencé en 1988, I-es

TAP/ABR

ont été

de

16.554

en

1988,

32.9« en

1989, 528

en

1990 et 2.275

en 1991.

[æs

PAT ontété de

464

en 1988;

1.165

en

1989,

nul en

1990 et 36

en 1991. De

1992

à

1996 les

TAP

ont varié de

4I à 974;

les

PAT

ont été nuls.

A

Guéna-Pont les

TAP

ont été de 8.183

en

1987,

9.210 en

1988,

2.638 en

1989

et de

120

en 1990.

Iæs

PAT

correspondant

ont

été de 338

en 1987,

219

en

1988,

35

en 1989

et nul en 1990. De

1991

à

1995 les

TAP ont

varié

de 30 à

503

et

les

PAT ont

été nuls.

A lanviéra sur la

Plandi aucune transmission

n'a

été enregistrée

de

1986

à

1996

(pour le 3

premiers mois de

96)

à I'exception

du

mois

d'octobre

1989

où l'on

a obtenu un Poæntiel Mensuel de Transmission de 6.

Sur les

autres

points

de capture

la

situation entomologique

a été

satisfaisante de 1986

à L996. Il

convient de préciser que

pour 1996,3

mois seulement

(anvier, février

et mars)

ont

été

pris

en compte.

3.5. Investigationsentomologiques particulières

Il s'agit

des captures sur "plaques Bellec" et des colorations de simulies pour mettre en évidence les

différents

stades du parasite

O. volwlus.

3.5.I.

Captures

sur

"pièges Bellec"

piège "Bellec"

est une plaque

d'aluminium

enduite

de colle sur une

face et installée sur

le gîte.

Dans

le

bassin de Ia Dienkoa ce piège a été

utitisé

à Guéna-Pont,

Tin,

Gossiamandara et chutes Dienkoa

(Anonyme

1983

et

7æ,rbo et

al.

1986)

Dans la

période

ùt 29 mai au 30 octobre

1983

soit 22

semaines, seulement 6 femelles de

S.

damnosum ont été capturées à Guéna-Pont,

0

à

Tin et

37

dont

19 gravides à

Gossiamandara.

Alors

que dans la même période des

milliers

d'autres espèces

de

simulies en

l'occurrence S.

adersi

et S.

hargreavesi ont été capturées sur

les

"plaques

Bellec".

Au cours du premier

semestre

de l'année

1986 des capnrres

sur

plaques

ont

été effectuées au Pont de Guéna et aux chutes Dienkoa.

Au Pont de

Guéna aucune

simulie n'a

été capturée

sur le piège pendant

12 semaines

Aux

chutes

Dierkoa,

une (1) femelle gravide a été capturée dès la première semaine de piégeage à la

mi-avril.

Deux (2) autres femelles étaient prises la semaine suivante

(l'une gravide et l'autre non-gravide);

vers

la fin du mois

de

juin une (1) femelle gravide a

été capturée

soit un total

de

4

femelles de S. damnosum

s.l.

en 84 journees de piégeage.

Il convient

de préciser que dans

la

même période les captures sur homme étaient

importantes aux

chutes

Dienkoa. læ TMP (Taux

mensuels

de Piques) pour le

premier semestre

de

1986 était de 2159 aux chutes Dienkoa.

(11)

10

3.5.2.

Mise en évidence des infections par coloration

A la

faveur de

la

suspension des traitements

en

1987 dans

le

cadre des études de

l'impact de I'ivermectine sur la

transmission, des dissections intensives

ont

été entreprises sur des simulies capturées dans la région de

Pendié.

Elles ont permis de mettre en évidence

la

transmission

de

l'onchocercose

et par extrapolation de déduire la situation qui

aurait

prévalu

au cours des années

les traitements étaient involontairement suspendus

(voir

le tableau

lb

des résultats entomologiques).

Deux méthodes ont été utilisées pour rechercher les stades

évolutifs

d'Onchocerca

volvulus

dans les simulies :

la méthode de routine qui consiste à disséquer entièrement la simulie pare dans

de l'eau

physiologique

et de compter et noter tous les

stades de développement du parasite ;

la méthode de coloration par laquelle les infections sont recherchées dans les simulies pares après un traitement à I'Haemalum de Mayer

qui

colore en rouge les onchocerques.

L'analyse des résultats a montré qu'en ce qui concerne les stades

I et2,la

méthode de

coloration

pennet de trouver près de deux

fois

et demi plus de simulies porteuses de ces

stades. En

dissection

directe

(méthode

de routine) il

semble que

de

nombreuses simulies porteuses des stades L

et2

échappent aux disséqueurs.

(Anonyme

1987).

Par contre,

en ce

qui

concerne

la

recherche des stades

trois (L3)

dans

le

thorax- abdomen et les stades infectants (L3 tête), les deux méthodes (dissection directe et coloration) donnent les mêmes

résultas.

La méthode de routine de dissection directe a l'avantage

d'être

plus rapide.

L'étude

comparative de ces 2 méthodes a permis de conclure que la qualité des donnees entomologiques accumulées

par I'OCP

est bonne.

En conclusion, les traitements larvicides aériens dans le basin de la Dienkoa

n'ont

été rigoureusement appliqués que pendant les

4

premières années de

la lutte

antivectorielle

de

1975

à

1978.

Suiæ

à

I'allègement

du

réseau de surveillance entomologique survenu

en

1978 et

1979, les

bonnes données entomologiques enregistrées

à lanviéra sur la Plandi et

à

Samandéni sur

la Volta Noire n'ont

pas permis de déceler la transmission

qui

se poursuivait dans

le foyer

de

la

Dienkoa.

Les traitements larvicides aériens ont repris en 1986 suite aux

résultats épidémiologiques

de

1985

qui

indiquaient

qu'il y

avait une transmission de l'onchocercose à Pendié.

Pendant

la

saison des

pluies de

1987

et 1988 les

traitements aériens

ont été

à nouveau suspendus

pour

l'érude de

l'impact

de

I'ivermectine

sur Ia transmission.

I-es traitements larvicides réguliers

au sol qui ont

commencé

en

1990

et qui

se

poursuivent actuellement donnent des rézultats

qui

dans I'ensemble sont satisfaisants.

(12)

4. ENQI JETES

EPIDEMIOLOGIQI.JES

[æ foyer

onchocerquien

de la Dienkoa

(Pendié)

est

dans

une zone où la

lutte antivectorielle par épandages larvicides a commencé

en

1975

(voir figure

1).

En 1983,

les enquêtes parasitologiques

ont

révélé que dans

le village de

Pendié

(village

de

suivi)

un enfant né depuis le début de la lutte antivectorielle (1975)

était

infecté.

En 1985, quatre (4) nouveaux cas d'enfants infectés ont éte decelés.

La

CMFL/CMFC3 n'a

pas baissé comme on

l'aurait

esperé et l'analyse de

la

situation a montré que

la

transmission

n'a

pas

éé

interrompue entre 1980

et

1985

(Anonyme

1988).

Une

enquête parasitologique intensive

a montré que la

transmission

serait

très localisee

et limitée à

une

portion de la

Dienkoa comprise

entre le village de

Pendié

et

le

village

de

Fon

à une dizaine de kilomètres de distance.

Pour comprendre la sinration médicale

qui

prévaut dans le bassin de [a Dienkoa

il serait intéressant de passer en re\rue l'historique des activités parasitologiques

et ophtalmologiques entreprises dans cette zone.

4.1. Historique

des enquêtes parasitologiques effectuées

de

1975

à

1994 I-es enquêtes parasitologiques ont été effectuees dans 18

villages.

Les résultats sont dans les tableaux No

2a etzb.

seul

village dont le suivi

a été régulier

de

1975

à

1993 est Pendié-Badala Pendié-Badala

la

première évaluation détaillee

(

comprenant

I'ophtalmologie et la

parasitologie)

effectuée en mai 1975 et qui porte sur 327

personnes examinées

a donné un taux

de

prévalence de 65,77o et une CMFC de 13,92 microfilaires par biopsie (mf/b).

Des évaluations effectuées

en

1978

et

1980

ont

montré une legère

diminution de la

prévalence passant

de 64,4 % à 52,7

Vo.

En janvier

1983, une évaluation détaillee portant sur 206 personnes examinées a

donné

un taux

de prévalence de

47,8%

et une

CMFC

de

5, 79. Un

garçon de

4

ans a été

positif

avec

2

microf,rlaires pour les

2

biopsies cutanées.

En

novembre 1985, une évaluation détaillée portant sur 261 personnes examinées

a donné un taux de

prévalence

de 44,2% et une CMFC de 4,53. Quatre

nouveaux cas

d'enfants

infectés

ont

été decelés

;

c'est-à-dire

3

garçons âgés de

5, 6 et 9

ans

et I fïllette de 7

ans avaient des charges microfilariennes variant

entre 1,5 mf à 5 mf pour

les deux biopsies cutanées, ce qui portait à 5 le nombre d'enfants infectés à Pendié depuis 1975 début de

la lutte

antivectorielle.

CMFL = Community MicrofilarialLoad

CMFC = Charge Microfrlarienne Communautaire

(13)

t2

En février

1990, une évaluation

simple

stn 447 personnes examinées a donné un taux de prévalence de

8,4 % etune CMFC

de 0,19.

En avril 1993 la population a

augmenté considérablement

; sur 885

personnes

examinées

le

taux de prévalence a été

de 10,5 % etla CMFC

de

0,41 mf/b.

[æs tableaux2a et 2b donnent les résultats épidémiologiques des

l7

villages évalués dans

la

zone

en 1988,

1993

et

1994.

En 1988, dans les 12 autres villages évalués autour de Pendié Badala,

les prévalences variaient entre

0,0

7o

et 55,0

%

et

les

CMFC

entre

0,0 et

12,39

mf/b.

En

1993,

2

nouveaux villages et

4

anciens villages

parrni les

12 évatués

en

1988

outre le village du

Pendié Badala

ont

révélé des prévalences

allant de ll,l % à3l,6Vo

et des

CMFC

de

0,56 mf à

1,45

mf

(Carte no 4).

En

1994, cinq nouveaux villages autour de la zone de Pendié ont été évalués et ont donné des prévalences allant de

0,7

% à

9,2

7o

et

des

CMFC

de

0,1 mf

à

0,33 mf

(Carte

n'4)

4.2. Historique

des enquêtes ophtalmologiques

Le. seul village du bassin de la Dienkoa qui a bénéficié des

enquêtes ophtalmologiques est Pendié-Badala.

La

première enquête

qui

a été effectuee en

mai

1975

révelait sur

261 personnes examinées

un taux

de cécité

de

1,8%.

[æs

autres enquêtes

ont

été effectuées

en 1978, 1980, 1983,

1985

et 1988.

t-a dernière évaluation ophtalmologique a révelé un taux de 0,3

%

sur 328 personnes examinées.

4.3. Analyse

des

résultats

épidémiologiques

Il

ressort de l'analyse des résultats épidémiologiques que le

foyer

onchocerquien de

la

Dienkoa est un

petit foyer

circonscrit de long de la

rivière Dienkoa,

du village de Pendié aux hameaux de

Fon

au

nord. [a

transmission semble se

limiter

aux villages de première et deuxième

ligne

dans cette

localité.

(Anonyme 1988).

[æs

figures

8 et

9

montrent une divergence

du

taux de prévalence et de la

CMFC

du

village

de Pendié par rapport à la tendance prédite. Cette

information

et la découverte des

5

enfants infectés nés après

le

début

de la lutte antivectorielle

indiquent clairement que la

ttansmission a repris

dans

la région vers 1980. C'est à partir de

1980

que la CMFC

a commencé à dévier de la tendance prédite, ce qui correspond aux suspensions de traitements

larvicides de L979,

1980

et

1981.

l-a figure l0 montre la projection de la

reprise

de

la transmission

(Anonyme

1988).

En

1993

et

L994, des enquêtes épidémiologiques ont été entreprises dans 12 villages

(voir

tableau 3).

(14)

Au

cours de l'enquête,

d'avril

1993, aucun enfant de la tranche d'âge de

0

à

4

ans

n'est

infecté.

Cependant

lors

des enquêtes

de

décembre 1994,

deux fillettes

infectées

ont

été décelées dans

la

tranche d'âge

0

à

4

ans dans les villages de Asbilaye

et Sinzon. Celle

de

Asbilaye avait 1 microfilaire et celle de Sirzon

avait

2 microfilaires pour les 2

biopsies

cutanées.

Ces

2

enfants

sont

des

migrants; ils ont

sejourné

en Côte d'Ivoire avec

leurs parents

(Anonyme

1994).

En

décembre 1994

à Dian, un

garçon

de 6

ans

avait 1 microfilaire pour les

2 biopsies cutanées

;

cet enfant n'a jamais quitte son

village (Anonyme

1994).

Ces

résultats

montrent que la

transmission

a été

quasiment

inærrompue sur

la Dienkoa à

partir de

1990, année de mise en pratique des traiæments larvicides au sol.

5. LA DISTRIBUTION DE L'IVERMECTINE

Dans

le

cadre de

l'utilisation

de

l'ivermectine

un comité

a

été créé

à I'OCP

suite à une réunion

qui

s'est tenue à Bamako en octobre 1986.

[æ comité OCP (Anonyme 1986) a

défini

la manière dont

l'ivermectine

sera

utilisé dans le programme dès qu'il

sera homologué

en 1987. Divers

sites

d'utilisation de

ce médicament ont été choisis dans le Programme.

L'un

de ces sites est Pendié sur la Dienkoa.

Il

a été décidé de suspendre les épandages larvicides pendant

la

saison des pluies des années 1987

et

1988 pour étudier

l'impact

de I'ivermectine sur

la

transmission.

D'autres études

analogues menées

notamment à Asubende ont montré

que

l'ivermectine

seule ne

pouvait

pas

interrompre la

transmission

; il

est donc nécessaire de poursuivre

la lutte

antivectorielle.

Il

convient de preciser que

le

bassin de

la

Dienkoa est bien connu

pour la

grande

fertilité

de son

sol,

l'importance de

l'irnmigration

et aussi la grande

mobilité

de sa population sur

['axe routier

Bobo-Orodara

et l'axe

Bobo-Karangasso-Banzon.

I-a distribution de l'ivermectine

dans

les

villages

du

bassin

de la Dienkoa a

été effectuée

de

1988

à

1996.

(voir

tableau no 4).

l"'Traitement

ivermectine

:

5-15

avril

1988

[-a première campagne de traiæment à

l'ivermectine

dans le bassin de

la

Dienkoa

a porté sur 6 villages ét tous

les hameaux de

culnrre

situés

le long de la Dienkoa et

ses

affluents, depuis Pendié au sud jusqu'aux environs de Banzon au nord. Cette campagne a été menée par deux

(2)

équipes médicales burkinabé et une (1) équipe médicale du Programme.

Chaque équipe médicale burkinabé a

suivi un

séminaire de

formation

de

deux

(2)

jours portant sur la

méthodologie des traitements de masse

par I'ivermectine en vigueur

à

I'OCP.

(15)

t4

Un briefing

général a précédé

la

campagne et

un débriefing

post-compagne

a fait le bilan

de

la

mission.

Une sensibilisation intense de la population a été effectuée pendant 4

jours

avant le début

de la

campagne. Les acteurs de cette sensibilisation

ont été, l'équipe

entomologique

du

sous-secteur de Bobo-Dioulasso,

l'équipe

EPI

et l'équipe

nationale burkinabé.

Dans tous les villages

visités,

les traitements ont été bien exécutés.

Au total

2139 personnes

ont

été recensées

;

1.843 examinees

(86,2

%)

et

1.399 traitees

(65,4 %) ;

1959

comprimés

d'ivermectine ont

été distribués.

[æ monitoring a

été

conduit de

façon satisfaisante dans tous

les villages. Sur

les

1.399

personnes

traitées,

seulement

70

personnes

(5,0 %) ont signalé des réactions

à

l'ivermectine.

Ces réactions étaient minimes et négligeables.

2è'". Traitement :

ivermectine :

juillet

1989

Cette deuxième campagne

a

été effectuée

par 8

équipes de

2

personnes associant OCP

et l'équipe

nationale burkinabe.

Au total 16 villages ont été traités ; donc 10 de plus que lors de la

première

campagne. Cependant

le taux

de couverture

(60,4 %) a

baissé

par rapport à la

campagne précédente

;2207

personnes

ont

été traitees avec 3090 comprimés d'ivermectine.

3è" Traitement : 2-7

novembre 1989

Cette

3è*

campagne a été menee par

EPI, VCU et l'équipe

nationale

du

Burkina.

Au

total 2516 personnes ont été traitees dans 18 villages

;

le taux de couverture a été de 60,9

%

et

3522,5 comprimés

d'ivermectine ont

été distribués.

4tu Traitement :

19-25

mai

1990

Cette campagne a été entreprise par

l'équipe

EPI

et l'équipe

nationale

du

Burkina réparties en quatre

(4)

équipes mixtes opérationnelles

;

2462 personnes ont été traitées dans

18 villages ; le taux de couverhrre a baissé ; il est de 56,2 % ; 3447

comprimés

d'ivermectine ont

été distribués.

5è* Traitement :

22-27

avril

1991

Au cours de cette 5"*

campagne,

17 villages ont été visités, 2 708

personnes traitées avec

3 79[

comprimés

d'ivermectine ; le

taux de couverture était

de 57,7

%.

6è^'Traitement :

21-25

avril

1992

Cette

6"'campagne

de traitement a été effectuée pour la première fois par

l'équipe

nationale

du Burkina seule, avec le

soutien

financier de I'OCP. L'équipe EPI n'a

pas

participé à

la

mission.

Au total 2929

personnes

ont été

traitees dans

17 villages

avec

4100

comprimés

d'ivermectine ; le

taux de couverture a été de

55

%.

(16)

Aucune réaction majeure n'a été enregistrée après la prise du médicament.

L'équipe

a signalé une dizaine de réactions mineures

qui

ont été traitées par des anti-histaminiques et des antipyrétiques.

Un

seul cas d'oedème a nécessité

un

traitement

à

l'hydrocortisone.

7h

Traitement

:

15-20

avril

1993

Cette mission a été réalisée avec

le

personnel national burkinabe de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso.

Elle

a été couplée avec l'évaluation épidémiologique de

8

villages et hameaux.

I.e, 17

avril

1993,

l'équipe a

reçu

à

Pendié

la visite

de deux membres

du

comité consultatif

d'Expert

(CCE) et des membres de

I'OMS Burkina

et de I'OCP/Ouagadougou.

Au

cours de cette mission 3612 personnes

ont

été traitées avec 4280 comprimés

d'ivermectine. I-e

taux

de

couverture

qui

est

de 52,9

7o est

le plus

bas enregistré depuis

1988.

8è*

Traitement

: 4-15

novembre 1993

Cette huitième

campagne

a éæ

préparee

par une inænse sensibilisation

des populations avec des causeries-débats et la projection du

film MARA

la veille du traitement, ce

qui

a pennis

d'avoir

un taux de couverture de

69,6

% au lieu des

52,9

% enregistrés lors de

la

précédente campagne.

A cette huitième

campagne,

5729

personnes

ont été

traitées dans

20 villages

;

&67,5

comprimés d'ivermectine ont été distribués.

9è*

Traitement

:

08-20

avril

1994

L'objectif

visé par cette 9ème campagne est de

couvrir

une zone

plus

importante que

celle qui

avait été traitée auparavant.

Au total 6227 prsonnes ont

été traitées dans 25

villages et

hameaux avec

un taux de

couverture

de 68,6

7o

; 8719

comprimés

ont

été

distribués.

Il

convient de souligner

qu'au

cours de ce 9ème traitement les effets secondaires de type céphalées, douleurs articulaires et

prurits ont

été rares.

10è*

Traiæment

:

08-20 décembre 1994

Cette

10ème campagne

a

permis de

couvrir 23 villages ;

6166 personnes

ont

été

traitées avæ,7365,5 comprimés

d'ivermectine.

Le taux de couverture a été de

70,6

Vo

; c'est

le taux

le

plus élevé obtenu sur le bassin de la Dienkoa.

11è*" Traiæment

:

08-22

avril

1995

Au

cours de

ce 1lème

traitement, 6607 personnes

ont

été traitées dans 29 villages avec

9684,5

comprimés

d'ivermectine ;

le taux de couverture a été

de68,8

Vo.

(17)

16

Dans 11 des 15 villages de la zone de Pendié-Badala le traitement a été entièrement réalisé par les Agents de santé villageois sous la supervision de

l'Equipe

nationale.

Il

ont

fait

le recensement dans le cahier de traitement, la détermination de la dose d'ivermectine à

partir de la toise, la prise

supervisée

de l'ivermectine en

s'assurant

qu'il n'y a

pas

de

contre

indication, l'inscription

de

la

dose dans

le cahier, la

prise en charge des effets secondaires mineurs.

(Anonyme

1995)

Au

cours de

ce

traitement dans

les

11

villages le

personnel

de l'équipe n'a

joué

qu'un rôle

de supervision et de contrôle.

12è* Traiæment

:

18-28 novembre 1995

Ce

traiæment

a été fait

dans

28 villages ; 6689

personnes

ont été

traitées avec

9984,5 comprimés

d'ivermectine.

Iæ taux de couverture

a

étê

de 68,6

%.

13è^" Traitement

:

24 mai

-

07

juin

1996

Cette 13ème campagne a intéressé 30 villages

;7718

personnes ont été traitées avec 1L.246,5 comprimés

d'ivermectine ; le

taux de couverture a été

de 67,6

7o.

En conclusion on peut dire que la distribution à grande echelle de l'ivermectine dans

le

bassin

de ta

Dienkoa s'est dans I'ensemble

bien

déroulee

de

1988

à 1996. Le taux

de couverture

qui

était très bas

en

1993

(52,9

%)

a

augmenté pour atteindre

70,6

%

en

1994.

traiæment communautaire à l'ivermectine qui a commencé à être

initié

à Pendié- Badala au cours

du llème

traitement en

avril

1995 devra s'étendre progressivement à tout

le

bassin de

la

Dienkoa.

6.

ENQTJETES

SOCIOLOGIQIJES

Aucune

enquête

sociologique formelle n'a été

effectuee

dans le bassin de

la

Dienkoa. L'étude sociologique des populations installées dans les zones libérées

de l'onchocercose au

Burkina

Faso effectuee en

mai

1991 par un sociologue de

l'Autorité

des Aménagements des Vallées des

Voltas (AVV

actuel

ONAT) n'incluait

pas

le

bassin

de

la

Dienkoa.

(Some 1991).

Cependant au cours des différentes missions que les agents de

VCU,

de

EPI

et de

l'Equipe

nationale ont effectuées dans le bassin de la Dienkoa les entretiens avec les habitants

ont

permis de

faire

quelques remarques :

1)

Læ bassin de la Dienkoa est une région très fertile qui attire

les populations des régions environnantes.

2) De nombreux hameaux de cultures existent le long de la Dienkoa et de ses affluents.

3)

L'immigration

est intense dans la zone, de nouveaux hameaux de culture se créent chaque annee.

Il

existe des migrations de familles entières

d'un village

à

I'autre

et

d'un

hameaux de culture à

un

autre.

4)

(18)

Avant d'y installer le traitement communautaire à I'ivermectine il

serait

probablement intéressant

de faire

une étude sociologique af,rn

de

connaître les ethnies

qui

vivent dans ce bassin, leurs coutumes, les habitudes culturales

etc... afin

de savoir comment les convaincre

pour

leur

faire

accepter ce nouveau mode de

distribution du

médicament.

7

ACTTVTIES DE DEVOLUTION

Les activités de Dévolution

dans

le

bassin

de la Dienkoa ont été

axées

sur

la sensibilisation et la mobilisation des populations et le passsage du sous-secteur OCP de Bobo- Dioulasso

à I'Equipe

nationale du Burkina.

7.1. Sensibilisation et mobilisation

des

populations

En ce qui

concerne

la

sensibilisation

et la mobilisation des populations il

est

important de rappeler que depuis 1974, les responsables du Programme OCP

ont

manifesté

un constant désir de faire participer à leur action les différents

éléments

sociaux

des

collectivités

dans tous les domaines où cela s'avérait possible.

Dès

1975 une cirmpagne

d'information par la

presse

et les

services d'éducation sanitaire a permis de sensibiliser les populations aux dangers de I'onchocercose. La

publicité par affiches,

aussi

bien que les

médias

ont

été

utilisés. Les

communautés

ont

assez vite

compris les relations qui

existent

entre la simulie et la écité, ainsi que les objectifs

du Programme. Elles ont compris

l'intervention

des avions et des hélicoptères

qui

assuraient le traitement hebdomadaire des rivières.

Cet

effort d'information

ne s'est pas

limité

aux populations à risque,

il

s'est adressé aux autorités administratives et médicales dont

il

a entrainé I'adhésion totale.

Il

a également été

dirigé

vers les pays donateurs soucieux de suivre les progrès

d'une

action

à

taquelle ils

ont

apporté

leur

soutien.

Actuellement la

sensibilisation

et la

mobilisation des populations se

fait soit

par

I'OCP, soit par

les équipes nationales.

Dans le bassin de la Dienkoa, chaque enquête épidémiologique et chaque campagne de

distribution de l'ivermectine

est

préédée

par une intense cirmpagne de sensibilisation.

Læs équipes organisent dans les villages des causeries-débats et des projections de

films sur

l'onchocercose.

Au

cours de ces causeries les thèmes suivants sont développés.

Transmission de l'onchocercose

;

lien entre le cours

d'eau,

les piqrires de simulies et la maladie.

[æs manifestations cliniques de la maladie ; les démangeaisons, les lésions

aiguës (dermatite

onchocerquienne),

les nodules, les

manifestations cutanées chroniques (dépigmentations) les troubles

de la we

(baisse de

l'acuité

visuelle, la cécité) ;

(19)

18

I-es conséquences socio-économiques

; les invalidités

(cécité) I'abandon des villages de première ligne (les plus près de la

rivière)

donc des vallées fertiles constituant ainsi un

frein

au développement socioéconomique.

la

lutte contre la maladie

;

la lutte

antivectorielle,

les traitements au sol,

la

chimiothérapie (traitement

ivennectine), la

surveillance des réactions secondaires etc

...

L'intensification

de la sensibilisation a permis d'augmenter graduellement les taux de couverhrre

lors

de

la distribution de I'ivermectine. Elle

a permis aussi aux populations d'accepter

plus

facilement la biopsie cutanee lors des enquêtes épidémiologiques.

7.2.

Passage

du

sous-secteur de Bobo

à l'Equipe nationale

A panir

de 1993, le passage du sous-secteur de Bobo-Dioulasso au statut d'Equipe nationale était devenu une nécessité.

Divers

contacts ont été établis entre la

Direction du

Programme

et

le ministère de

la

santé

du

Burkina.

En

décembre 1993

le

JPC/CCP tenu au Luxembourg a donné son accord

pour

la fermeture du sous-secteur de Bobo-Dioulasso et la mise en place d'une Equipe nationale pour

continuer

les traitements larvicides au sol dans

le

bassin de

la

Dienkoa.

Une réunion conjointe DPSP du Houet-DMP-OMS-OCP s'est tenue à

Bobo-

Dioulasso les 20 et 2l janvier

L994

pour définir

les besoins

et

proposer les éléments de constitution

d'une

équipe provinciale

pour

le traitement au sol de la Dienkoa et

l'évaluation

entomologique

(Anonyme

1994).

I.e,

3l

décembre 1994

le

sous-secteur

de

Bobo-Dioulasso

a été fermé. L'équipe provinciale qui

comprend aussi des agents de

I'Equipe

nationale

a

été crêée

(voir liste

en annexe).

[æs activiés de cette équipe se pourzuivent normalement, les

résultats entomologiques hebdomadaires sont communiqués régulièrement

à la

chefferie

de la

Zone Est à

Kara et

à

la Direction du

Programme à Ouagadougou.

8.

STMTJLATTONS DES

TENDANCES EPIDEMTOLOGIQLJES 8.1. Méthodologie

[æs tendances épidémiologiques observées à

partir de

1988 dans les deux villages

de Pendié

Badala

et

Pendié Hameaux

ont

été examinées

(figures lla & 12a).

Ces deux villages constituent ceux

qui

ont un niveau d'hyperendémicité dans le bassin de

la

Dienkoa.

L'hypothèse de

base

formulée

dans

les

simulations

est que la lutte antivectorielle a

été efficace entre 1975 et

fin

L979, incomplète entre 1980

et

1990

et,

finalement efficace

à95%

à

partir de

1990 avec le traitement larvicide au

sol.

On suppose que

l'ivermectine n'a

pas eu

l'effet

escompté

en

1988

et

1989

(R.Baker,

1989

, EAC

1990). En utilisanr

l'estimation

des paramètres de

l'effet

de l'ivermectine sur la productivité du ver adulte

(Plaisier,

1995) et les

t

(20)

différents taux de

couverure

moyens observés dans les villages de ce bassin, les hypothèses supplémentaires suivantes

ont

été également formulées :

Hypothèse

1 : Arrêt de ta lutte antivectorielle en 1998 et continuation

de l'ivermectine jusqu'en

l'an

2001 (Stratégie prévue dans le plan).

Hypothèse

2 : Lutte

combinée

(larvicide plus

ivermectine)

jusqu'en

2Co/2 (en proposition).

[æs

simulations

ont été

également faites

en

supposant que des

migrants se

sont instatlés massivement dans

la

zone

entre

1987

et

1990.

8.2.

Résultats

Læs résultats épidémiotogiques observés

à partir de

1988 dans les

deux

villages importants sur le plan de l'endémicité de I'onchocercose sont dans les

figures 1la et

12a. On remarque

une

légère remontée de

la

prévalence

de l'infection en

1993

par rapport

à celle observée

en 1990 dans Pendié Hameaux. [æs fluctuations sont dues à la

présence de

I'ivermectine.

I-es résultats des simulations en considérant I'hypothèse 1 et le niveau d'endémicité du village de Pendié Badala sont dans les figures

1la et 1lb.

On remarque que cette stratégie

aboutit à l'arrêt de ta

transmission

à condition qu'il n'y ait

pas

d'apport significatif

de

parasites

ni

par des migrants

ni

par des simulies entre 1990

et

2002. Une prévalence de

l%

et une

CMFL

presque

nulle

sont attendues en 2001.

La

stratégie formulée dans t'hypothèse

2

permet

d'aboutir

avec plus de garantie à

la

même

conclusion.

Dans cette stratégie, les simulations

ont été faites en

considérant le niveau d'endémicité

du vitlage

Pendié Hameaux pour lequel une prévalence de

76.4% a

été observée en

juillet

1989 avant

le

deuxième traitement à

I'ivermectine (figures l2a et

12b).

En

appliquant

la

stratégie

de

douze ans

de lutte

combinée

larvicide plus ivermectine qui

pennet

de réduire le

risque

de la

recrudescence

à

moins

de l%, on

observe également un

arrêt de la transmission avec toutefois une

prévalence estimée

de 2.4% à la fin

des

interventions en 200.2.

En conclusion les simulations des tendances épidémiologiques attendues à

la fin

des interventions dans

le

bassin de

la

Dienkoa en se basant sur

la

stratégie prévue dans [e plan de désengagement progressif du Programme, permettent de

prévoir

en2002 un arrêt probable de

la

transmission de l'onchocercose dans cette zone. Toutefois,

si

on se base

sur le

niveau d'endémicité observé dans les hameaux de culture autour de Pendié

où la

transmission est

plus

intense

et en

considérant

le

repeuplement

continuel de la zone, il serait prudent

de mettre en place ta stratégie

de lutte

combinée

sur

12 ans en supposant que

la lutte n'a

été

efficace qu'à panir de 1990. Il serait

également

prudent de continuer sur cinq

années

supplémentaires

au moins la distribution de I'ivermectine

après

2002 pour s'assurer

de

l'extinction

complète

du

réservoir de parasites dans cette zone.

(21)

20

9

PROPOSITION DE

MESTJRES

A

APPLIQLJER

I-es mesures

zuivantes devraient

être

appliquees dans

les meilleurs délais

pour

améliorer la

situation épidémiologique

qui

prévaut dans

le

bassin

de la

Dienkoa (Anonyme

1996).

En ce

qui

concerne

la

lutte antivectorielle,

l'équipe

provinciale de Bobo- Dioulasso devra faire davantage de prospections

pour

mettre en évidence les gîæs non traités

et

les mettre sous traitements larvicides au sol.

b)

Sur le plan

sociologique, une enquête est nécessaire

pour

connaître les ethnies de

la région,

leurs coutumes, les

flux

migratoires

afin

de mieux

planifier

et mettre en application

le

traitement communautaire.

c)

Sur le plan des

enquêtes

épidémiologiques, l'Unité PET et

l'équipe nationale

du Burkina

devront entreprendre

une

prospection inænse des villages et hârneaux et établir une cartographie détaillee de la zone afin de mettre tous les villages et hameaux sous iverrrectine.

En ce qui

concerne

I'IEC, la

sensibilisation

des populations par

des causeries- débats, des projections de

films

devront

être

inænsifiées pour augmenter le taux de couverhrre lors des distributions de

l'ivermectine

et

pour une meilleure participation des villageois aux

évaluations épidémiologiques.

e)

Compte-tenu des résultats entomoépidémiologiques

relativement satisfaisants enregistrés depuis 1990 et des résultats

de la

simulation des tendances épidémiologiques,

il

serait souhaitable de continuer

jusqu'à

la

fin du

Programme (2002) les traitements larvicides au sol combinés

à

la

distribution

de

l'ivermectine (2

fois/an).

10. CONCLUSION

I-e

présent

rapport a fait la

synthèse des travaux effectués

par I'OCP de

1974 à

r996

En ce qui

concerne

les activités

entomologiques

il convient de préciser que

la réduction des points de capture et la suspension des traitements larvicides par voie aérienne

entre

1979

et 1985, ont

entrainé une reprise

de la

transmission

qui a

été

détecée par

les enquêtes épidémiologiques

de

1983

et

1985.

I-es

traitements larvicides

au sol qui ont

débuté

en

1990

ont

donné des résultats satisfaisants. Cependant, ils devront être davantage intensifiés et poursuivis

jusqu'à

la

fin

du Programme (2002).

a)

d)

(22)

Læs traiæments ivermectine

qui ont

commencé

en avril

1988 se

poursuivent ;

à

partir de

1993

il

a été décidé d'effectuer ces rraitements

2 fois

par an.

[-a

simulation des tendances épidémiologiques a montré que

la

combinaison de la

lutte antivectorielle

au sol et de la

distribution

ivermectine devrait donner de bons résultats

et pelmettre à I'OCP d'atteindre

ses

objectifs sur le

bassin

de la

Dienkoa

d'ici la fin

du Programme

(2N2).

(23)

22

11. BIBLIOGRAPHIE

ANONYME

(1986)

Proposed studies on the operational use

of

Ivermectin in the Onchocerciasis

Control

Programme

in

West

Africa working

document

OCP

1986.

ANONYME

(1987)

m - I-e cas de Pendié (Dienkoa).

Etudes

de la dynamique des

Populations simulidiennes et de la Transmission de I'Onchocercose pendant la saison des pluies

de

1987.

Doc VCU No.352IVCU/SCI/3.2.

ANONYME

(1988)

Ivermectin

mass treaffnent

in

the Pendie Area.

A

study

on

the operational poæntial

of

ivermectin mass treatrnent

for

the control

of O.

volvulus transmission in an isolaæd area

of

the

well

protected central area

of

OCP where transmission has relapsed.

OCP

Internal working

document. EPI GDS.6/88.

ANONYME

(1988)

Campagne ivermectine sur

le

bassin de

la

Dienkoa

(Burkina

Faso) Rapport de

mission ;

5-15

avril

1988

ANONYME

(1988)

Onchocerciasis

Control

Programme

in

West

Africa.

Report

on

the OCP-Research meeting (Ouagadougou 11-15 January 1988).

Expert Advisory

Committee nineth session.

OCP/EAC

9.3

ANONYME

(1989)

Campagne de traitement

par

ivermectine

du

bassin

de la

Dienkoa

(Burkina

Faso)

juillet

1989.

ANONYME

(1989)

Rapport de mission : 3è*

campagne ivermectine

du

bassin

de la Dienkoa

(2-7 novembre 1989).

ANONYME

(1989)

Onchocerciasis

Control

Programme

in

West

Africa.

Report

on

the annual OCP research meeting Ouagadougou 20-24

march

1989

ANONYME (1990),

Rapport de

I'EAC de

1990. OCP.

(24)

ANONYME

(1990)

Quatrième cirmpagne ivermectine Dienkoa.

Rapport de

mission

19-25

mai

1990.

ANONYME

(1990)

Onchocerciasis

Control

Programme

in

West

Africa.

Annual

Inærnal Technical Review meeting Ouagadougou, 15-19 January 1990

Expert Advisory

committee

-

Eleventh session.

OCP/EAC - II.4

ANONYME

(1991)

Campagne de traitement par ivermectine

du

bassin

de

[a

Dienkoa (Burkina

Faso)

Avril

1991.

Rapport de mission 22-27

avril

1991.

ANONYME (1992)

Sixième

cirmpagtre

de traitement à l'ivennectine dans la zone de Pendié

et Koutséni.

Compte rendu de mission

2l-25 avril

1995.

ANONYME

(1993)

Huitième

traitement ivermectine à grande échelle dans

le

bassin de

la

Dienkoa.

Rapport de mission 4-15 novembre 1993.

ANONYME

(1993)

Compte

rendu

de la visite de travail au Burkina

Faso des

Docteurs Franklin

et Aboagye-Atta, membres du comité consultatif d'experts du Programme OCP

du

14

at2l avril

1993.

Document de

travail

OCP.

ANONYME

(1994)

Campagne

de

traitement

à

grande échelle

à l'ivermectine dans le

bassin

de

la Dienkoa.

Rapport de mission 08-20

avril

1994.

ANONYME

(1994)

Campagne de surveillance épidémiologique

et

de

distribution

ivermectine dans le bassin de

la

Dienkoa.

Rapport de mission 8-20 décembre 1994.

Références

Documents relatifs

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des

➤ un kit d’informations remis à chaque médecin comprenant les informations de sécurité incluses dans le résumé des caractéristiques du produit et un guide de prescription,

La condition d’arrêt doit être réalisable : sa valeur doit passer à faux après un nombre fini de tours de boucle. Cette condition est composée d’une variable dont la valeur

D’autres solutions ont donc été étudiées, avec pour objectifs une bonne qualité de pulvérisation, une capa- cité de franchissement des pentes importantes ainsi.. La «

accès aux soins accès aux soins aléatoire image négative de soi surtout image + valorisante.

Une relation dose-réponse, entre l’exposition à la silice et la présence d’anomalies rénales, rapportées dans d’autres études, n’a pas été retrouvée dans cette enquête,

Cas 2 : Elle est rémunérée au taux horaire régulier pour les heures travaillées du lundi au vendredi, au taux majoré de moitié pour les heures travaillées le samedi et au taux