DE L ’U NIVERSITÉ DE C LERMONT -F ERRAND 2 Série Mathématiques
A. A CQUAVIVA
Mesures aléatoires localement finies
Annales scientifiques de l’Université de Clermont-Ferrand 2, tome 71, sérieMathéma- tiques, no20 (1982), p. 25-40
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MESURES ALEATOIRES LOCALEMENT FINIES A.
ACQUAVIVA
Faculté des Sciences et
Techniques
de BRESTRESUME :
’
Soit X un espace
métrique séparable
muni de sa tribu borélienne0153.
On note
Me(X, B) l’ensemble
des mesures localement finies c’est-à- dire finies auvoisinage
de toutpoint.
On étudie dans cet article latopologie
faible de’~e ’
sesparties
compactes et on étend les théo-rèmes
classiques
de convergence des mesures aléatoires.INTRODUCTION :
On trouve dans la littérature de nombreux résultats sur les espaces de mesures finies ainsi que finies à distance finie sur les espaces
métriques ([41,[3].
et[37]
pour les mesuressignées,
parexemple).
L’ensemble 4 C-
des mesures localement finies est apparu lors de l’étude des mesures aléatoires. On sait en effet construire une loi sur(X,
oùLB
est la tribuengendrée
par lesapplica-
{w (B)
dont les distributionsmarginales
sont fixées à l’avanceet ce dans le cas où X est
polonais (
enfait,
même si X est Souslinienrégulier).
On saitégalement
que toute loi sur , est tendue cequi justifie
l’intérêt pour lesparties
compactes. Leproblème
de la convergence des loissurHi,
est enfin étudié à l’aide de la fonctionnellegénératrice
deprobabilité
,1 Soit donc X espace
métrique séparable
muni de sa tribu borélienne 6.On
note Me (X, B)
l’ensemble des mesures sur(X,B)
telles que pour toutw
deù
et tout x de X il existe une boule ouverte de centre x et de rayon r(r dépendant
de x etde w)
telle que ce . On pose alorsR (x, w)
=Sup {r : w (B (x, r)
00}
et poursi {r: Sup w (B(x,r) et o
sinon.On
note l’ensemble
des réunions finies de boules ouvertes : un élé-ment
de
s’écrira parexemple :
A I =U B(x.,
1.r.)
1.(IC IN
Ifini)
puis f w {A
w
=i
= I1. 1.
ér w3 AI)
ce 0r: Rx,W>+1
éIi
I a - Un ensemble BE. B sera dit w-borné s’il existe tel que
B~A-
b - Soit
M:
un ensemble B £ B sera ditP-borné
c
si
B(x.,r.)
I C IN I fini etPar
analogie
avec latopologie
des mesures finies( Et] )
onintroduit
1déf inition suivante
1 Définition
2....
I
---
Onappelle
topologie
faible surB)
latopologie
ayant pour sous-base la famille définie par
Les deux lemmes suivants sont
simples,
donnés sansdémonstration
1 Lemme 1 1&
filet wa
converge faiblement vers w si et seulement sion a les deux relations suivantes
a - Pour tout ouvert U :
w(U) lim
a
b - Pour tout fermé F w-borné:
lim w (F) w(F)
a
1 l Lemme 2.
L’ensemble"td
des mesuresdiscrètes{
1 . 1: E- 1 c 6x i
I c- IN I finiC. xi c D
dense dansX}
est dense dans pour latopologie
faible
qui
est à base dénombrable.On montre en effet que la
J U J U/U
avec
£ Q d flld
et où lesAj
sont des réunions finies de boules ou-vertes-à rayons rationnels et centrés appartenant à D, est une sous-bas(
dénombrable
génératrice
pour latopologie faible.v(w) est une base de voisi-
nage de
w .1 Lemme
3. Latopologie
faible est métrisable.Preuve ! f Il est clair que la
topologie
faible estséparée ;
étant àbase dénombrable il suffit de montrer la
régularité
ou cequi
est
équivalent,
l’existence d’une base devoisinage de w
cons-titué d’ensembles fermés
(cf
.1,.
et donc
ri R(xi,w) .
Les rayons de continuité(c’est-à-dire
les r tels
que ((o(3B(x,r))= 0~
sont denseson peut donc en
gardant
les centres trouverAO et Al C: 9w
telsSoit vE W(w). La topologie
étant à base dénanbrable onpeut
se ramener auxsuites : Soit donc
vk
EW (w)
telle quevk
converge vers v .cn
peut
donctraxver,
par densité des rayons, telsque
le lemme.
Cependant
uneexpression simple
de lamétrique n’apparaît
pas contrai-rement au cas des mesures f inies à distance f inie où Harris
~(~4 ~) ~
défini une extension de la distance de
Levy-Prohorov.
Nous verrons enfin auparagraphe
IIIIa relation entre la tribu borélienneengendrée
par la
topologie
faible et la tribu~.
II Ensembles relativement compacts de
~ (X, B).
Nous montrons dans cette
partie,
ou nous supposons deplus
que X estcomplet, qu’un
sous-ensemblede /~
est relativement compact si et seulement si il est localement relativementcompacta
Nousutiliserons,
à cette
fin,
la définition de lacompacité
relative en terme de filetspour
pouvoir utiliser
la notion de f ilet universel( ~2~ , ~ 9 ~ ) ;
unfilet
"f (0()
surun espace X
est universel si pour toutepartie
AdeZon
ap(a)
E A ou(pour
tout a àpartir
d’un certainrang) .
Dans
u space topologique régulier
unepartie
A est relativement com- pacte si etseulement
si tout f ilet admet un sous-f ilet convergeantou si tout filet universel converge. Si
YX
on notel’ensemble
des mesures bornées définies sur(Y,
et on utiliserale résultat
classique
de Prohorov suivantlequel
un ensemble~de
~ (Y,
est relativement compact si et seulement si pour tout e ,il
existe
un compact K de Y tel que Avec les nota-E
03BCEN
£tions de la
partie précédente (déf .
I-1 )
on peut énoncer la propo-sition
suivante...
n //
.1 Pro
osition
1 Soit unsous-ensemble P de Ml (X, I3)
relativement compact alors :a - Pour tout x de X : R
(x,~ )
>0b - Pour tout t
restriction
de4 et satisfaisant certaines condition
à
F ~
relativement compactePreuve
a - Soit et supposons que = 0 . Il existe alors une suite w
d’éléments
telle que > rL .n n
J
étant relativement compacte onpeut
extraire unesous-suite,
notée convergente vers wC--"et -
Si r est tel que(jo(B(x,r))
~et
(A)(3B(x,r) )
= 0 alors w(B(x,r))
converge vers(o(B(x,r))
cequi
pour tout n à
partir
d’un certain rang cequi
estimpossible.
b - Soit F un fermé en existe de non triviaux
d’après
cequi précède.
On adonc,
par définition~-. C. ~"~(F, FiliB).
Soit un filet sur
S- r
et montronsqu’il
contientun sous-filet convergent.
Puisque a) est
un filetsur
il existeun sous-filet
universel,
noté wa
et
qui
converge vers wE Ml
.u e
PPar
hypothèse
on a FeU ="" - B(x.,r.)
avecOr i R(xi, P).
Choisis-sons
Cj
tel quer- 1
+ l’ouvert V=’YI
est encore
3
-borné et la convergence de wa
vers w
implique w(V)
0153 . La densité des rayons de continuité pour les mesuresbornées
implique qu’il
existe tel que et donclim t) (G)
=w(G)
d’oùwaB |G
converge vers (jj)G
dansP Ctp é>
"W1>
d’°Ù converge versWi G
dans03BCb(G, G n IB).
Il existe alors un compactKe:
deG
tel que(G - K e e
eetdonc,
en posantK , = K
AFp E 0 E E
aS F - 0
£>
x e.//
ovPlaçons-nous
sur :M
est encore un filetuniversel
sur tp
F et parconséquent
sisi SVP (B) -100 (B
alorslim M
(B)
existe et est finie. Sur la famille ouverts de FP
aB
’on peut définir une fonction
d’ensemble À
en posantot
(u) :
B
aB
À est monotone fortement additive et finie donc
d’après Topsoe ([9 J)
il existe une
plus grande
mesuret-régulière,
notée6 ,
telle que6,,(u) À (u)
pour tout u de15,
étant définie par6( B)
=Sup inf À ( u )
pour B e F il IB. Il reste à voir que le sous filetKcB UDK *e
converge vers
15,
dansPar construction on a
6(u)
limW’ (u)
pour tout ouvert u de Ff e
6
et donc en
particulier 6_(F) lim w (F)
maisr a
a8
-équivaut
à la convergence dec~
aS
dans
y (F, F 11 tB) .
Une
partie
de~ possédant
les deuxpropriétés
del’énoncé
seradite localement relativement compacte. Introduisons la notion suivante :
,
une boule ouverte
B(x, r)
sera dite de continuité pour le filet}
a
si on a :
Son
appellation
estjustifiée
par le fait que,quelque ;
i soit}
,Q B
sous-f ilet universel convergeant vers une limite w,
B(x, r)
est une bou-le de continuité pour w
(3B)
=0).
Il estsimple
devoir q ue pour tout f ilet extrait relativement compact,
a
pour toute boule -borner il existe une sous-boule
B(x, r )
decontinuité pour suffit pour cela de
prendre B(x,~r’)
boule J.J’toi
de continuité pour la
limite w
d’un sous-filet universel. Dans lecas
où f
est relativement compact onpeut
donc construire un recou- vrement de X devoisinage
f ini(X paracompact)
par des boulesB. =
B(x., r.) qui
soientP-bornées
et de continuité pour :i i i a
la
partition
p associée{A.
=B. - U B.
sera dite alorspartition
1 i .. J
j1
de
continuité
pour{c~ }
et si{~ }
est un sous-filet universel eta
as
donc convergeant vers w les boules
Bi
étant de continuité pour won a i = 0 pour tout i et donc i = 0. Si lot E
Lw
on
peut
donc écrire :Toutes les conditions nécessaires sont maintenant réunies et nous
allons montrer
qu’elles
sont aussi suffisantes. Dans cequi
suiton
(x : d(x,u) e}
où d est unemétrique
pour latopo-
1 o g i e
d e X. Avec les notationsain§i introduites
on a :II
Proposition 2 Soit 3 une partie
de~~
localement relativementcompacte
satisfaisant
aux deux conditions suivantes :a- Pour tout filet a extrait
due
toute boule ou-verte P-bornée
possède une sous-boule ouverte de mêmecentre de
continuité pour(a) a1
b- Pour toute
partition
de continuitépour
(eÀ
,
so-£-t cle
pour toutouvert u de
1
telqu’il
existe E vérifiant--
1 lim wa on ait
1 a £ 1
a a
.
_
oo
;-. _
lim
w-
Elim
w-
est rela-lim
1
E 11m a(u Ai alors à
est rela-a a
.
la
11=1 a
tivement compacte pour la
topologie
faible deMl
Preuve Soit
{wa}
un filet extraitde
que l’on peut supposer êtreun1verse.
étant localement relativement compactew converge A.Il .- _ 1
utilisant le fait que w
a étant universel la fonction d’ensemble
À (A)
= 1im wa
(A)
est additive et monotone surl’anneau
desparties
P-bornées. L’inégalité
ci-dessus est vraiequelque
soit r doncse conserve à la limite et le fait que
B(x.,r.)
soit de continuitéi 1
* r’
étant
tel que@ (x . , r ’ )
soit encorepour a
implique
d’où
C. " est donc un fermé de
A. contenu
dansA. d’où
1,r 1 1
la
majoration
on a donc les
égalités
On peut alors poser pour tout A de B :
w(A)=
et montronsque
M
converge vers W dansAl("
1 1
i
d’abord
wappartient
à~(
car parhypothèse
lapartition
est devoisinage
fini : tout xpossède
unvoisinage
ne rencontrantqu’un
nombre fini de A. 1 et donc pour un tel
voisinage
la série ci-dessusse réduit à une somme finie.
Soit
ensuite u
appartenantà :
il existe donc E tel queon
peut
doncappliquer
leshypothèses
et écrire compte tenu desrelations
d’où
laproposition
Le corollaire suivant donne un critère
plus simple
decompacité
relative en montrant
qu’une partie P
deJt e
peut - être relative-ment compacte si elle est suffisamment
"imbriquée"
dans l’ensembledes mesures finies à distance finie.
II Corollaire
Avec
les notations de laproposition précédente
supposons que tout filet extrait
de ? possède
lapropriété
suivante : il existe un sous-filet w telaB
que pour toute boule ouverte B =
B(x,r)
on ait :E
Sup w (BnA)
ooi e
e
~j
est alors relativement compacte.Preuve Il
s’agit simplement
de voir que la conditionb)
de laproposition précédente
estautomatiquement
satisfaite pour tout élé-ment u de
Q .
Soit en effetut
donc contenu dans une hou1-e ouverteB(x,r)
pour r assezgrand
et soit w~
le sous-filet de w
a
possé-
dant la
propriété
del’énoncél
On a alorson peut donc
appli-
quer le lemme de Fatou :
d’ où le corollaire.
III
Convergence
des mesures aléatoires localement finiesSoit P une loi de
probabilité
sur(X, 18),~) où
Xest un espace
métrique complet séparable.
On considère sur X uncriblage
c’est-à-dire une famille dénombrable departitions
emboitéesconstituée d’ensembles
mesurablès
dediamètre
tendant vers zéroquand
n augmente indéf i-niment. Par déf inition de pour tout x de X il va exister
un
premier couple (i,n)
pour lepréordre (i,n) ~(j,m)
si n mou n = m et i
j,
tel que . On peut associer ainsi àchaque
unepartition
formée ducriblage
larendant r-finie et telle que si on
l’énumère
sous la forme{An } l’application
de~/
t dans)R
définien,w )
soit
mesurable~la
preuve de la mesurabilitê est purementtechnique,
nous ne la donnerons pas
ici’ .
On peut donc poser dP et obtenir
n e )
n,wsur
(X, IB)
une mesure bornée ayant lapropriété
suivante:pP(N) -
0.. ~ * ...
implique w(N) =
0 P. ps. Nous pouvons alors établir la relationentre la tribu borélienne
engendrée
par latopologie
faible et latr ibu
7)
III Lemme 1 Soit P une loi de
probabilité
sur(Me (X, (B) , )
oùoon
est la tribu
engendrée
par les variables~B(w) =w(B)
pourSoit (~
la tribu borélienne déf inie par latopologie
faible.L’indice
Pdésignant
lacomplétion,
on aPreuve : Il est clair
quel c e .
Inversement,l’existence
de 03p p
implique
que P{
w:w (B)
>CL
P[1 imt
>a} ]
oùK. 1 compact
et1
P (lim tKi)
=P (B).
Or si K estcompact 5
oj: it)
1
,et {w:
=°("1)
avec’implique K (w)
e s t8
mesurable etB(w)
estB
mesurable d’où le lemme.On ne
distinguera
doncplus,
par lasuite,
les deux tribus.Introduisons les notations suivantes :
D(x,P)={
pour
(P)
presque toutw} et Ip 0
={u £f u= U B(x.,r.)
1 ’w(Du)=0 P.ps
r.£D(xi,P)
i 1 Vi £ I 1partie
finie de IN}..Pour
x fixé dans Xon voit que
R(x,w)
estmesurable-L, puisque
seriie-continue inférieurenent93
Dans
lasuite,
telle mesure seraappelée
localen-ent dominanteimplique
que
P{ R(x,w)
=r }
= 0 sauf pour une inf ini té dénombrable auplus
ce
qui
montre queD(x,P) = m+ -
D xoû Dx
est dénombrable. Dans cequi suit,
la définition de la convergencede E
vers p estcelle de
Parthâsaraty puisqu’on
seplace
surl’espace métrique
(.Y, (X, ~) ~ ~ )
III
Proposition !
1 Une condition nécessaire et suf f isante pour que P =) Pa est que la loi du vecteur
(uk))
pourP
converge vers la loi pour P sur
IR+ ,
oùchaque ui appartient à P
.Preuve :
Supposons
d’abord quePa
converge vers P et montrons queP
{w:w(u)
a... i = 1 ... k }
converge vers(ûi)
a.a i i 1 1
pour d.es a. continuité
c’est-à-dire P{
=a.
= 01 1 1 1 o
et pour des éléments u. 1 appartenant à
P. D’après
ladéfinition,
~
J
kil existe
N1...
’Nk
"négligeables,
tels que pourNi=N
i=1
on ait
R(x,w) #
r. pour tous les centres et tous les rayons cor-J J
respondants
intervenant dans la déf inition des u ..1
A== (
w:w(u)
a. i=1 ...k} et considérons wo appartenant
à110
A -
N :Si w (u.) = 00
o 1 il existerait K.c.u. 1 1 tel o i ia.
et donc aussi
w (G.)
>a. ouGiE wo
et or il existe
o i i 1 W i i i
o ú) E A et ú) =) ú)
o donc w
0 (G. ) 1
1Ím ú)a
(G. i) s
ai ceui
est contra-a ao oiaaii
dictoire. Donc w
o (u. ) i
00implique
wo
et donc
o 1 o ’ rwo
d’ où A -
a.i=1...k}
et pardéfinition
i 1
Ceci
implique
P = 0 et doncP a (A) + P(A),
inversement,
à l’aide de la mesure bornéep p
on construit unesous-f ami lle
de P.
Soit en effet une bouleB(x,r)
fixée etr 1
rr2 .:
on a tout s eIr,, r2[ - Dx qui
est dénombrable ce
qui,
associé à lapropriété
de densité deD(x,P)
permet d’approcher
tout élémenturz
par deux suites u.. 1 t u1, i
et
u i,2
u éléments Ils’en
suit que la famille[~(u) - w(u)l 1 a }
où les éléments u sont~~%!f
avec des a tels que a +
d(u)
soitpoint
de P -continuité
pour
w(u) (de
telspoints
sont denses dans forme une sous-base que l’on
peut prendre
dénombrable de latopologie
faiblede
/ 7 n ~
Si u est un ouvert
de
e on a doncP(u) - lim tP( U u.)
n i-1 1
où les
ui apparti ement
à la sous-base déf inie ci-dessus cequi
implique,
parhypothèse,
que P a ...11 u. J ...
Pru. () ... nui]
JI Ji JI Ji
d’où
P(u)
= P(u)
cequi
achève la preuvea a q p
. Cette
proposition
étant les résultats connus dans le cadrede mesures f inies à distance f inie Nous aurons
néanmoins besoin
d’une nropriété supplémentaire
de la suiteP n
pour’pouvoir
caractérisersimplement
sa convergence. On saitqu’il
existe une mesure
bornée ?
localement dominante pour la suitePn
donc
qu’il
existe une suite de compactK itF
pour tout ferméF -borné
telle que
P 1 (F-lim + Ki)} =
0 pour tout n. On introduit donc lapropriété
suivante :
la convergence est uniformec’est-à-dire :
~1 e
3 K : P E }> 1 -
e pour tout FCL- borné ~~
III
Lemme 1 : Soit Pn une suite satisfaisant à la condition ci-dessus et nconvergente vers P : on a les
inégalités
suivantes:
a - Un ouvert est limite croissanted’éléments
dep
etl’inégalité provient
directement de laproposition précédente.
b -
Supposons d’abord
que lesFi
soient compacts :alors
Fi
1 = lim ’¡’u.. = ou.4~
et les élé.ment.s de.4.
étantJ
. i, J 1,J
d
localement f inis il découle des définitions que
w(u i,j )4-
i,jw(F.) ;
iil suffit alors de
réappliquer
laproposition précédente.
Soit maintenant
Fi
fermésq-bornés : l’hypothèse
faite sur la-suite
Pn implique
queLa fonction
d’ensemble
In
est monotonesous-additive,
doncIn
(F) -
In(F-K)
e V n e t d onc p our t ou t fermén n E n E
F : 1
(F) -
I(FnK)
EVn . Choisissons K. c F. tel queVn
n n e i 1
d’où
le lemme en faisant tendre e vers zéro.Nous pouvons alors énoncer le résultat
principal,
en notantl’ensemble
des fonctions continues définies sur X à valeursdans et à
support -bornés.
III
Proposition
2Soit P n
une suite deprobabilités
sur( H£ ,
telle que
V£, 3 ~ :
: 1 - F pourtout n et tout fermé
F g-borné. Une
condition néces-saire et suffisante pour que
P n
converge vers Pet que pour toute fonction
Preuve:
.5,z :
Pour f appartenant àCC 1 (Ï)
il existefk~ fe g k
oùfk
et.gk
sont deux suites de fonctionsétagées
telles quefk ît gklf.
Soit Ffermée support
de f et Kccmpact
tel que >1-L
Soit les
points Ck.
de la subdi-1
vision de
[0, 1]
étantpris
commepoints
de continuités pour lamesure bornée
-fp f-1ce qui implique
pardéfinition
queP.ps
et
{Cki-1
i-1 f 1 i fermés-bornés implique d’après le
G lemmeprécédent :
De même on
approche
fpar’
en dessous .à l’ aide de la suitef
enremarquant
qued’après
le choix desCk
" on ak 1
(P. ps)
et onapplique l’inéga-
lité
a)
du lemme cequi
donneet donc
l’égalité
cherchée.inversement : Soit
u 1 ...u k
ouvertsde P :
Pourchaque
u.soit K. i compact i et G. élément
de p
tels quei i
i i
et
-w(G
e i E
= (l’approximation
se faisant àfe -w(Ki)
2l’aide
de la mesurefp).
Soitf. 1
etg. 1
fonctions d’Urysohn
-
séparant
p K. de u’. etû.
de G.(f=1
surK..
=1 surû.)
etk 1 1
k1
i ft i 1 1f = E
1
s. f. ;
g = E1
s.
g.
alors f et gappartiennent
1= i i i =1
à
C 1 (G)
et on a : ,-d’après
le choix des K. i et G. 1 on a bien en passant à limitece
qui équivaut d’après
laproposition
III 1 à la convergence de Pn vers P
Il reste à montrer la
propriété d’approximation.
utiliséequi
estspécifique
aux suites etpossède
un intérêtintrinsèque.
III
Proposition
3 SoitP
n une suite convergeante vers P sur(M, B).
Pour
tout fermé FG-borné
dans-X et V E EK E
com-pact
tel queKs c F
etPn (c~ : c~(F-Ks),E} > 1 -
epour tout n.
Preuve . Soit
Q
=probabilité
telle queP n « Q
V nn2
nla mesure bornée sur
(X, IB)
localement dominanteassociée.
Si xé X : = + °w(a B(x,r) )
= 0Q. ps} = 8 -
+Lx
x oùLx
x estdénombrable. De même
D(x,Q) = R + - D x
oùD x
est dénombrable.D’après
le théorème de Baire on peut encore exhiber
une
suite dense dansR -
(.L U D ) .
SiT(x)
est cettesuite
pour toutr eT(x)
onchoisit
+ x x
Ki (r) compacts
tels queK. i (r)
=p Q (B (x, r) .
Endéfinitive
on met en évidence
l’ existence
de .Né3tel queQ(N)
= 0 et Non ait V x. E S dense dans X V
r. E T(x.) : w(3
i j i i
j
On note
.
0
la sous-famille de GP
ainsi
construite etKo.
la
famille
des compacts associés.Toutes les lois
P n
et P sont tendues[~J
doncd’après
le théorème de Le Cam p.
282)
la suitePn
estéquitendue
donc il existe K compact de que Mc-N tel que
Pn ( K)
> 1 -c V nc n
Soit alors
u E y
0
Kic- A0
tels quew(K i w(u)
surM.-
Ml N il existe alors u. 1 ouvertsK-bornés
tels queKic-
1 1et on
peut
trouverVi E Go
tels queK c-
estalors un fermé K-borne et
d’après
laproposition II-! ,
il existeLi
compact tel queLi
c~
etw L~)
e pour tout wde IK.
Pour ’ et
!Té 10 l’application
estcontinue car si fA)
~
fA) 1oj(6) implique
lim w(6-)
= ~ eta .-
a
a .
oo
implique
par constructionet
donc w(~);
sur le compact de
~~-
N ,IK i on
dL :~-~~-"~ t±
et
w (u - V.,
i =oo(u) - i)(7.)
ipuisque
ibornés son
ipeut appliquer
le
théorème de Dini et doncce
qui implique
P[w(u-Li)
Ed’où
laproposition, puisque
tout
fermée
borné est contenu dans un élément ude o
1 -A.
ACQUAVIVA
C R Acad. Sc. Paris - t 288(12
mars79)
2 -DUGUNDJI
Topology Albyn
and Bacon inc. Boston 19683 -M.J. GEFFROY et M. ZEBOULON : Sur certaines convergences stochas-
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4 -T.E. HARRIS
Counting
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102-119(1968)
5 -P. JACOD
Convergence
uniforme à distance finie de mesuressignées
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4 19796 -J.NEVEU Processus Ponctuels
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Probability
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Topology
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n°
133Springer Verlag
9 -F. TOPSOE
Compactness
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Masson 1971