Les solides : Elasticit ´e
Analyse du comportement des mat ´eriaux et des structures sous l’in- fluence des forces appliqu ´ees. Ce comportement est d’un grand int ´er ˆet pra- tique (ponts, v ´ehicules, os...).
Quand un solide est soumis `a une force ext ´erieure, il peut ˆetre comprim ´e, ´etir ´e ou courb ´e. Si la force exerc ´ee est suffisamment grande, il peut m ˆeme y avoir rupture.
Si l’objet revient rapidement `a sa configuration initiale d `es que la force est supprim ´ee, on dit qu’il est ´elastique (p.e acier, os, verre, caoutchouc). Par contre, les solides ou quasi-solides, tels que le chewing gum, la cire, le plomb ne reviennent pas `a leur configuration initiale ; ce sont des plastiques.
Beaucoup de mat ´eriaux se d ´eforment pro- portionnellement `a la force appliqu ´ee
F = k s Loi de Hooke
k : constante d’ ´elasticit ´e qui s’exprime en Newton/m et s la distance ´etir ´ee ou com- prim ´ee. k est une mesure de la rigidit ´e de l’objet.
Energie potentielle ´elastique
La pente de chaque courbe est la constante d’ ´elasticit ´e, k : plus le ressort est rigide, plus k est grand. Au cours d’un ´etirement la force de traction varie.
L’une des utilit ´es d’un ressort est d’emmagasi- ner de l’ ´energie : le ressort d’une montre (dis- positif invent ´e par Hooke) remplace l’ ´energie potentielle gravitationnelle d’un balancier ou d’un poids qui descend par l’ ´energie poten- tielle ´elastique d’un ressort.
Le travail effectu ´e sur un syst `eme contre une force variable, telle que la force d’un ressort, est l’aire comprise entre la courbe de traction repr ´esentant la force en fonction du d ´eplacement et l’axe des abscisses. Cette aire d ´efinit l’ ´energie restituable (la r ´esilience). Si la force est conservative, ce travail est aussi la variation de l’ ´energie potentielle du syst `eme ∆Ep. Pour une ´elongation de longueur s, l’aire du triangle sous la droite vaut :
∆Ep = Z F ds = Z k s ds = 1
2 k s2
Exemple : un dynamom `etre
Un dynamom `etre a une ´echelle gradu ´ee longue de 10cm qui permet de lire les masses allant de 0 `a 500 g. (a) Quelle est la constante du ressort ? ? (b) Quel est le d ´eplacement si on tire avec une force de 10 N ? ? (c) Pourrait-on utiliser ce dynamom `etre comme balance sur la lune ? ?
SOLUTION : (a) Si on accroche une masse de 500 g, son poids sera FW = mg = (0,500kg)(9,81m/s2) = 4, 9N
Cette force produit un d ´eplacement s = 10 cm, k = FW
s = 4, 9N
0, 10m = 49N/m
(b) Si on tire avec une force de 10N, le d ´eplacement : s = F
k = 10N
49N/m = 0,20m
ce qui est impossible `a lire car l’ ´echelle n’a que 10 cm.
(c) Sur Terre, g varie peu d’un endroit `a un autre. Ainsi cette balance peut ˆetre employ ´ee partout pour mesurer la masse. Par contre sur la lune, g, n’a pas la m ˆeme valeur. Il faut donc recalibrer le dynamom `etre. Par contre si l’ ´echelle
´etait gradu ´ee en Newtons, le dynamom `etre fonctionnerait sur la lune aussi.
Les solides : Les mat ´eriaux ´elastiques
On applique une force de traction croissante sur diff ´erents ´echantillons :
Tige m ´etallique tissu animal Caoutchouc
L’ ´echantillon reprend sa forme initiale en suivant la m ˆeme courbe : on a ici un comportement ´elastique. L’allongement reste lin ´eaire tant que la force ne d ´epasse pas une certaine limite d ´ependant des liaisons interatomiques du
corps.
Les solides : Les mat ´eriaux ´elastiques
Les ´echantillons sont soumis main- tenant `a de plus grandes charges de traction. On d ´efinit alors plusieurs zones :
– zone d’ ´elasticit ´e,
– limite d’ ´elasticit ´e. Au-del `a, c’est la zone plastique, non-r ´eversible.
Les liaisons interatomiques com- mencent `a se rompre → glissement et d ´eformation permanente.
– limite de rupture.
Un mat ´eriau que l’on peut ´etirer presque ind ´efiniment est dit ductile.
Le degr ´e de ductibilit ´e d ´epend de la temp ´erature, du type de charge et de la rapidit ´e avec laquelle la charge est appliqu ´ee (p.e l’acier, compos ´e de fer avec moins de 1% de carbone, est cassant `a -35◦ et plastique `a +650◦).
Courbes de traction
L’os est une structure composite faite de cristaux d’hydroxyapatite et de
fibres de collag `ene. L’os, qui est cassant, reste ´elastique presque
jusqu’au seuil de rupture.
Les solides : les Contraintes
Consid ´erons la barre en (b). En plus de su- bir une force qui la tire vers le bas par son extr ´emit ´e inf ´erieure, comme elle est en ´equilibre, elle est soumise `a une force
´egale vers le haut que lui applique son sup- port. En fait, cette tension se r ´epartit uni- form ´ement dans tout le mat ´eriau. On constate ainsi que les forces ext ´erieures appliqu ´ees `a un objet produisent des forces internes, ou contraintes dans le mat ´eriau lui-m ˆeme.
La notion de contrainte permet de d ´ecrire la r ´epartition des forces `a l’int ´erieur d’un solide soumis `a une charge. C’est le rapport du module de la force qui est appliqu ´ee `a la surface sur laquelle elle agit :
Contrainte σ = Force
Surface = F A
qui s’exprime en Newton/m2. Cette notion ressemble beaucoup `a celle de la pression (1 N/m2=1 Pa).
Les solides : les Contraintes
On a ici une contrainte de traction, σt. – Dans b) F = k ∆L et σt = F/A
– Dans c) 2F = k0 ∆L et σt = 2F/2A
Ainsi la contrainte de traction est la m ˆeme, mais les constantes ´elastiques k et k0 sont diff ´erentes ; d’o `u l’int ´er ˆet de la contrainte qui permet de caract ´eriser le mat ´eriau.
En fait on d ´efinit 3 sortes de contraintes ´el ´ementaires :
Les solides : les D ´eformations
La d ´eformation des solides est d ´etermin ´ee par la force appliqu ´ee par unit ´e de surface, la contrainte. La d ´eformation est une mesure du d ´eplacement relatif des atomes, c’est- `a-dire de la distance interatomique.
– La d ´eformation de traction et de compression : t/c = variation de longueur
longueur originelle = ∆L Lo
t n’est pas toujours ´egale `a c. C’est une quantit ´e sans dimension.
Dans les constructions modernes, les d ´eformations ne doivent pas d ´epasser
±1,0% et en fait d ´epassent rarement 0,1% ; les colonnes supportant les grattes-ciel de 300m sont conc¸ues pour ˆetre comprim ´ees de 3 cm.
– La d ´eformation de cisaillement,s, est un changement de la forme du corps sous l’effet d’un couple de forces ´egales et oppos ´ees. On la d ´efinit par l’angle γ en radians :
s = γ ∼ tanγ ∼ ∆x lo
Pour les solides durs, s < 1 %. Pour les tissus biologiques, γ ≤ 0, 7 rad.
Les solides : Modules d’ ´elasticit ´e
Pour le domaine ´etudi ´e par les ing ´enieurs, contraintes et d ´eformations sont proportionnelles : la constante de proportionnalit ´e est appel ´ee le module d’ ´elasticit ´e :
σ = Ctte . - Traction et compression
Le module de proportionnalit ´e est ici E, appel ´e le Module de Young E = σ
= F A
Lo
∆L (voir T P M1)
qui s’exprime en Newton/m2. Le module de Young peut ne pas ˆetre le m ˆeme pour traction et compression. On retrouve la loi de Hooke avec k = EA/Lo. EXEMPLE : Calculer la tension d’une corde de piano en acier mesurant 1,60 m de long et 0,20 cm de diam `etre si elle s’allonge de 0,30 cm lorsqu’on la tend. Le module de Young de l’acier est E = 2,0 × 1011N/m2.
L’aire de la section :A = πR2 = (3,14)(0,0010 m)2 = 3, 14 × 10−6 m2.
F = E ∆L
Lo A = (2,0 × 1011N/m2)
0, 0030 m 1, 60 m
(3,14 × 10−6 m2) = 1200 N.
Les solides : Modules d’ ´elasticit ´e
- Le cisaillement
La force est dans ce cas dans le plan de la surface A. Le module de ci- saillement, G vaut :
G = σs
s = F/A γ
et s’exprime en Newton/m2. γ est l’angle de cisaillement en radians. A d ´esigne l’aire de la surface parall `ele `a la force appliqu ´ee et non perpendicu- laire comme dans le cas de la traction et de la compression.
Les modules E et G ne sont pas ind ´ependants :
G = E
2(1 + α)
o `u α est le nombre de Poisson, nombre sans dimension qui caract ´erise la contraction lat ´erale lors d’un allongement (voir TP M1).
Les solides : Modules d’ ´elasticit ´e
- La contrainte hydraulique
Dans le cas d’un liquide, la d ´eformation est ∆V /Vo. La quantit ´e F/A est la pression, P (voir FLUIDES). Le coefficient de proportionnalit ´e est ici B, le
Module de compressibilit ´e omnidimensionelle : B = −σv
v = −F A
Vo
∆V = −P Vo
∆V
Le signe n ´egatif est n ´ecessaire pour garder B positif, car dans une compres- sion le volume diminue et ∆V < 0.
Pour l’eau B = 2, 2 × 109N/m2 et pour l’acier B = 16 × 1010 N/m2. Au fond de l’oc ´ean `a 4000 m, la pression est 4.0 × 107 N/m2. La compression ∆ V /Vo, est alors de 1.8%. Celle pour un object en acier serait seulement de 0.025%.
Resum ´e des constantes d’ ´elasticit ´e
Le module de Young est en g ´en ´eral 2 `a 3 fois celui du cisaillement pour un mat ´eriau donn ´e.
mat ´eriau masse volumique Module de Module de Module de ρ Young, E cisaillement, G compressibilit ´e
volumique, B (kg/m3) (109 N/m2) (109 N/m2) (109 N/m2)
Eau 1000 2,2
Acier 7860 200 80 160
Ciment 2300 20
Aluminium 2700 63 25 70
Cuivre 8900 120 50 140
Tungst `ene 19300 360 150 200
Verre 2500 65 8-30 40
B ´eton 2320 25-30 40
Bois 524 13
Os compact 1700 10 compression 3,5 12
Os compact 20 traction
Caoutchouc 0,007 0,0010
Les solides : la r ´esistance des mat ´eriaux
La courbe de contrainte en fonction de la d ´eformation en mode plastique atteint un maximum sans rupture, appel ´e r ´esistance ultime. Au-del `a la contrainte diminue jusqu’ `a la rupture de l’ ´echantillon, appel ´e r ´esistance de rupture.
Le ciment (comme le pierre et la brique) r ´esiste relativement bien `a la compression, mais tr `es mal
`a la traction. On s’en sert pour les piliers verti- caux, et non pour les poutres. Le ciment arm ´e s’av `ere plus solide et plus stable.
R ´esistance ultime de certains mat ´eriaux : Chiffres indicatifs, il faut pr ´evoir un co- efficient de s ´ecurit ´e entre 3 et 10.
Mat ´eriau Traction Compression Cisaillement 106N.m−2 106N.m−2 106N.m−2
Fer 170 650 240
Acier 500 500 250
Ciment 2 20 2
Sapin 50 50 8
F ´emur 120 170
Marbre 10 110 22
Exemple 1 : la r ´esistance des mat ´eriaux
A son point le plus ´etroit, le f ´emur de la cuisse ressemble `a un cylindre creux de rayon ext ´erieur 1,1 cm et int ´erieur 0,55 cm. Sachant que la r ´esistance ultime `a la compression de l’os est de 170×106N/m2, (a) quelle est la force capable de le fracturer ? (b) D ´eterminer la d ´eformation correspondant `a la fracture ?
SOLUTION : (a) L’aire de la section de la mati `ere osseuse :
A = π (R2e − R2i) = π Re2(1 − 0, 52) = (3/4)π(1,1 × 10−2m)2 = 2, 85 × 10−4m2 Comme σc = F/A
F = σc A = (170 × 106N/m2)(2, 85 × 10−4m2) = 4,8 × 104N Une telle force se rencontre dans la vie courante.
(b) On suppose que E reste constant jusqu’ `a la rupture : c = σc
E = 17 × 107Nm−2
10 × 109Nm−2 = 0,017 La longueur de l’os diminue de 1,7%.
Exemple 2 : la r ´esistance des mat ´eriaux
Une poutre homog `ene de 1500 kg, pos ´ee sur 2 supports, soutient 15000 kg de machinerie. (a) Calculer la force F~2? (b) Quelle devrait ˆetre la surface de section minimale des supports ? (On suppose que ces supports sont faits de ciment et qu’un coefficient de s ´ecurit ´e ´egal `a 6 est requis.) (c) D ´eterminer de fac¸on quantitative l’effet de compression d’un tel poids sur ces supports.
SOLUTION : (a) On d ´etermine les moments de force par rapport au point d’application de F1. La 2eme condition d’ ´equilibre, Σ~τ = 0, donne :
−(10, 0 m)(1500 kg) g − (15,0m)(15000 kg) g + (20,0 m)F2 = 0 F2 = 118000 N
(b) La contrainte maximale acceptable est : σmax = 1
6(2,0 × 107N/m2) = 3, 3 × 106N/m2 = F2 A On r ´esoud l’ ´equation en fonction de A :
A = 1,18 × 105 N
3,3 × 106 N/m2 = 3, 6 × 10−2m2(360 cm2) (c) ∆L
Lo = 1 E
F2 A =
1
2, 0 × 1010N/m2
(3, 3 × 106N/m2) = 1, 7 × 10−4 Pour un support de longueur Lo = 5,0m, ∆L = 0,85 × 10−3m.
D ´eformations complexes : la torsion pure
La torsion pure se traduit par l’ap- parition de contraintes de cisaillement.
Un tube creux et mince, ressemblant
`a un os humain creux, est soumis `a un moment de force τ qui le tord d’un angle φ. Les couches cylindriques sont d’autant plus tordues qu’on s’ ´eloigne de l’axe. L’effet de torsion est `a l’origine du cisaillement.
L’angle de cisaillement r ´esultant γ = (Roφ)/l est proportionnel `a τ /G.
Si l’angle est assez grand, il peut y avoir rupture (p.e jambe d’un skieur tordu dans une chute). Un angle φ = 3◦ suffit pour casser le tibia.
Voir aussi TP M1 pour la torsion d’une barre cylindrique en acier.
Fractures courantes d’un os.
D ´eformations complexes : la flexion pure
Les structures m ´etalliques, comme les poutres, sont soumises `a diff ´erents types d’efforts. Dans le cas de flexion, la r ´esistance de l’objet d ´epend non seulement de sa composition mais aussi de sa forme.
Une poutre s’affaisse toujours un peu ne f ˆut- ce que sous son propre poids lorsqu’elle est plac ´ee aux 2 extr ´emit ´es sur des supports.
Elle change de forme, c- `a-d que sa partie sup ´erieure se comprime tandis que sa partie inf ´erieure s’allonge sous l’effet de la tension.
Il existe au centre de la barre une surface imaginaire (surface neutre) qui ne subit pas de d ´eformation. Soit une barre de longueur L :
– Flexion de la barre encastr ´ee `a une extr ´emit ´e et soumise `a l’autre extr ´emit ´e
`a une force F. Son d ´eplacement est proportionnel `a : F L3/E ( voir TP M1).
– Flexion de la barre pos ´ee aux 2 extr ´emit ´es sur des supports. On a trouv ´e qu’il faut que la quantit ´e de mati `ere soit aussi loin que possible de la surface neutre. C’est ainsi qu’une poutre qui a la forme d’un I r ´esiste mieux `a la flexion produite par des forces verticales qu’une poutre carr ´ee de m ˆeme section droite construite avec la m ˆeme quantit ´e de mati `ere.
Les structures creuses
Un tube vertical creux et circulaire r ´esiste mieux `a la flexion qu’un tube plein de m ˆeme masse mais de rayon moindre puisqu’il a une surface effective plus grande. Sur cette base on pourrait penser qu’il est pr ´ef ´erable de r ´ealiser des
´el ´ements de structure ayant un grand diam `etre et des parois minces. Il existe toutefois une limite car des structures `a parois minces peuvent subir un effet de flambage `a la suite d’un effort de compression.
Dans la nature, on rencontre de nombreuses applications du principe qui ´etablit que des structures creuses sont plus r ´esistantes que des structures pleines de m ˆeme section droite. Les os ont en g ´en ´eral une structure creuse. Ainsi le rapport entre les rayons in- terne et externe du f ´emur humain vaut envi- ron 0,5 et l’aire de la section droite repr ´esente seulement 75% de celle d’un os plein qui au- rait la m ˆeme r ´esistance `a la flexion.
Chez les oiseaux les os ont des parois tr `es minces : le rapport rayon interne sur externe de l’hum ´erus d’un cygne vaut 0,9. Le danger de flambage dans cet os `a parois minces est r ´eduit par la pr ´esence de filaments osseux de ren- forcement qui se trouvent `a l’int ´erieur de la structure de l’hum ´erus.
L’ ´ecroulement du World Trade center
F = K π2 E τ l−2
( Flambage : d ´eformation affectant une pi `ece longue soumise dans le sens de la longueur `a un effort de compression trop important.)
LES OSCILLATIONS
Un mouvement qui se r ´ep `ete `a intervalles de temps cons ´ecutifs ´egaux est dit p ´eriodique.
Exemples d’oscillations :
– la balanc¸oire, cordes d’une guitare ....
– mol ´ecules d’air qui transmettent la sensation de son,
– les atomes dans un solide qui donne la sensation de temp ´erature, – les ´electrons dans les antennes de radio et TV.
Il existe 2 sortes de mouvements p ´eriodiques :
– Mouvements sur une trajectoire ferm ´ee, qui peuvent ˆetre rep ´er ´es par la rotation p ´eriodique d’un angle autour d’un point `a l’int ´erieur de la trajectoire (mouvement de la Terre autour du soleil) et les mouvements de va-et-vient sur un m ˆeme axe (chapitres 5 et 8).
– Mouvements vibratoires ou oscillatoires, mouvements p ´eriodiques dont la forme la plus simple est le mouvement sinuso¨ıdal ou mouvement harmo- nique simple (MHS).
Le mouvement sinuso¨ıdal
Dans un mouvement p ´eriodique, un cycle est la plus petite s ´equence qui se r ´ep `ete. Pendant un cycle, le syst `eme ´evolue d’une certaine fac¸on, mais revient
`a la fin du cycle, au m ˆeme ´etat de configuration et de mouvement qu’il avait au d ´ebut du cycle.
La p ´eriode, T : le temps qu’il faut pour que le syst `eme accomplisse un cycle.
La fr ´equence, f : le nombre de cycles par seconde ou l’inverse de la p ´eriode.
Elle s’exprime en seconde−1 ou Hertz(Hz), 1 Hz = 1 cycle/s.
f = 1/T
Par exemple, par vent violent, l’Empire State Building oscille avec une p ´eriode T = 8s. Sa fr ´equence est donc f = 1/T ∼ 0, 12s−1 = 0, 12Hz.
Un objet d ´ecrivant une trajectoire circulaire avec une vitesse constante a une vitesse angulaire ,ω, constante. A chaque tour complet, il tourne d’un angle 2π rad. Comme il fait f tours/seconde, il tourne en 1 seconde d’un angle ´egal `a 2πf : c’est la vitesse angulaire, ω :
ω = 2πf = 2π T
Elongation d’un mouvement sinuso¨ıdal
Soit une particule P qui se d ´eplace sur un cercle de centre O et de rayon A
`a vitesse constante vmax dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. A tout instant la position de la particule est d ´efinie par l’angle θ. Comme la vi- tesse lin ´eaire est constante, la vitesse angulaire correspondante ω l’est aussi puisque v = rω. La position angulaire `a l’instant t est θ = ω t (voir chapitre 8).
La projection de P perpendiculairement `a l’axe des x est un point Q qui oscille entre +xmax et −xmax pendant que P d ´ecrit le cercle `a vitesse constante.
Le d ´eplacement de Q mesur ´e `a partir de O pris comme origine est donn ´e par : x(t) = xmax cosθ = xmax cosωt = xmax cos 2πf t = xmax cos (2πt/T)
La projection d’un mouvement circulaire uniforme sur un diam `etre du cercle repr ´esente un mouvement sinuso¨ıdal ou harmonique simple (MHS).
Relation entre mouvement circulaire uniforme et sinuso¨ıdal
x(t) = xmax cosθ = xmax cosωt = xmax cos 2πf t L’ ´elongation x `a partir de O varie avec le temps : elle peut ˆetre n ´egative ou positive. L’ ´elongation maximale xmax de Q `a partir de O est la longueur A, rayon du cercle : xmax est l’amplitude des oscillations qui est constante et positive.
Le mouvement commence `a t = 0 avec un d ´eplacement maximum et θ = 0 (cos 0 = 1) ; c’est- `a-dire en x(t = 0) = xmax = A.
Que devient l’expression si la particule commence son mouvement `a un autre point ? L’argument des fonctions sinus et cosinus est la la phase du mou- vement qui dans le cas pr ´esent `a t = 0 est nulle. En g ´en ´eral, `a l’instant t = 0, la phase a une valeur non nulle,φ, appel ´ee phase initiale.
x(t) = xmax cos (ωt + φ)
Formule g ´en ´erale du mouvement harmonique simple :MHS
L’ ´equation g ´en ´erale du mouvement harmonique simple s’ ´ecrit : x(t) = xm cos (ωt + φ)
– xm : l’amplitude, ´elongation maximum.
– ωt + φ : la phase du mouvement.
– φ : la phase initiale d ´ependant du d ´eplacement et de la vitesse `a t = 0. La va- leur de φ n’influence pas la forme de x(t).
– ω : la vitesse angulaire aussi appel ´ee fr ´equence angulaire/pulsation
x(t) = x(t + T)
xm cos (ωt + φ) = xm cos [ω(t + T) + φ]
ω(t + T) + φ = (ωt + φ) + 2π ω = 2π
T = 2πf (en rad/s)
MHS : la vitesse
Vitesse : on diff ´erencie x(t) par rapport au temps vx(t) = dx(t)
dt = −xm ω sin (ωt + φ) – La vitesse varie entre les limites : ±vm = ±ω xm.
– La vitesse est d ´ecal ´ee vers la gauche de T /4 par rapport `a x(t) – Amplitude maximum du d ´eplacement correspond `a vitesse nulle.
– Amplitude minimum du d ´eplacement correspond `a vitesse maximum vm. Avec φ = 0, on a la repr ´esentation suivante
MHS : l’acc ´el ´eration
Acc ´el ´eration : on diff ´erencie v(t) par rapport au temps : ax(t) = dvx(t)
dt = −xm ω2cos (ωt + φ) = −ω2 x(t)
L’acc ´el ´eration est proportionnelle `a son ´elongation et de signe oppos ´e.
Ceci est la caract ´eristique d’un mouvement harmonique simple.
– L’acc ´el ´eration varie entre les limites : ±am = ±ω2 xm.
– L’acc ´el ´eration est d ´ecal ´ee vers la gauche de T /4 par rapport `a v(t)
– Amplitude maximum du d ´eplacement correspond `a une acc ´el ´eration n ´egative maximale.
– Un d ´eplacement nul correspond `a une acc ´el ´eration nulle.
Avec φ = 0, on a la repr ´esentation suivante
Exemple : MHS
Pour un MHS, on mesure au temps t = 0, x(t = 0) = −8, 5cm, v(t = 0) =
−0, 92m/s, et a(t = 0) = +47, 0m/s2. – (a) trouver ω et f ? ?
x(t = 0) = xm cosφ, v(t = 0) = −ω xm sinφ, a(t = 0) = −ω2xm cos φ On a 3 ´equations et 3 inconnues xm, φ et ω
ω =
v u u u u u t
−a(t = 0)
x(t = 0) = 23, 5 rad/s et f = ω
2π = 3, 74Hz – (b) Valeur de la phase initiale ? ?
v(t = 0)
x(t = 0) = −ωxm sinφ
xm cosφ = −ω tanφ tanφ = − v(t = 0)
ω x(t = 0) = −0.461 Soit φ = −25◦ et φ = 155◦.
– (c) Valeur de xm ? ?
Avec φ = 155◦, on trouve : xm = x(t=0)cosφ = 0.094m. Avec φ = −25◦, on trouve : xm = −9, 4cm. L’amplitude doit toujours ˆetre positive, φ = 155◦.
Force pour un mouvement harmonique simple
D `es que l’on sait que l’acc ´el ´eration varie en fonction du temps, on peut utiliser la 2eme loi de Newton pour apprendre quelle force doit agir sur une masse pour lui donner cette acc ´el ´eration.
On combine la 2eme loi de Newton avec a(t) = −ω2 x(t), soit F = ma = −(mω2) x
On trouve que la force est proportionnelle au d ´eplacement, mais de signe oppos ´e. C’est la loi de Hookes
F = −k x pour un ressort dont la constante est
k = mω2
En cons ´equence une autre d ´efinition du MHS peut s’ ´enoncer ainsi :
Le mouvement harmonique simple (MHS) est le mouvement d’une particule de masse m soumise `a une force proportionnelle `a son d ´eplacement, mais de signe oppos ´e.
Force pour un mouvement harmonique simple (suite)
Prenons un bloc de masse, m, attach ´e `a un ressort. On tire sur le ressort et on am `ene la masse en position xm, puis on lache. On n ´eglige les frottements.
Le ressort exerce une force de rappel, Fe = − kx (Loi de Hooke). Le signe − indique que cette force de rappel est dans le sens oppos ´e au d ´eplacement du bloc.
D’apr `es la 2eme loi de Newton, F = ma, on a :
Fe = −kx = ma = m d2x dt2 m d2x
dt2 + k x = 0
Equation diff ´erentielle du 2eme degr ´e dont la solution g ´en ´erale est : x(t) = A cos (ωt + φ)
Il faut d ´eterminer A, ω et φ pour le mouvement du ressort.
Force pour un mouvement harmonique simple (suite)
V ´erifions que cette solution convient : dx
dt = −A ω sin (ωt + φ) d2x
dt2 = −A ω2 cos (ωt + φ) Reportons dans l’ ´equation g ´en ´erale :
m d2x
dt2 + k x = −m A ω2 cos (ωt + φ) + k A cos (ωt + φ) = 0 m ω2 = k
Cette solution convient. On appelle fr ´equence angulaire naturelle, ωo =
s k m et la p ´eriode, T = 2π rmk .
Regardons les conditions aux limites : `a t = 0 : x(t = 0) = xm = Acosφ,
et v(t = 0) = −A ω sinφ = 0. Donc φ = 0[2π] et A = xm. Finalement pour notre ressort, on trouve que l’ ´equation du mouvement est donn ´ee par :
x(t) = xm cos
v u u u u t
k m t
Energie dans un mouvement harmonique simple (MHS)
L’ ´energie m ´ecanique totale d’un syst `eme en mouvement harmonique simple est constante. Il se produit un ´echange continuel entre l’ ´energie cin ´etique et l’ ´energie potentielle.
– L’ ´energie potentielle d’un oscillateur lin ´eaire est associ ´ee enti `erement au ressort et d ´epend si le ressort est ´etir ´e ou comprim ´e
Ep = 1
2 k x2 = 1
2 k x2m cos2(ωt + φ)
– L’ ´energie cin ´etique est associ ´ee enti `erement au bloc et d ´epend de sa vitesse
Ec = 1
2mv2 = 1
2mω2x2m sin2 (ωt + φ)
= 1
2 k x2m sin2(ωt + φ) Energie m ´ecanique totale Em = Ep + Ec
Em = 1
2 k x2m cos2(ωt + φ) + sin2(ωt + φ) = 1
2 k x2m
L’ ´energie m ´ecanique totale est constante pendant le mouvement et pro- portionnelle au carr ´e de l’amplitude
Exemple : Force de rappel ´elastique
Le chariot a une masse de 1,00 kg. On le d ´eplace de 5,00 cm vers la droite avec une force horizontale de 10,0 N. (a) En supposant qu’il n’y a pas de frottement, quelle est la p ´eriode d’oscillation quand on a lach ´e le chariot ? (b) O `u sera-t-il au bout de 0,20 s ? (c) Que sera la constante d’ ´elasticit ´e du syst `eme si l’un des 2 ressorts identiques est supprim ´e ? (d) D ´eterminer la nouvelle fr ´equence.
SOLUTION : (a) Comme la force appliqu ´ee F produit un d ´eplacement x, tel que F = k x, alors
k = F
x = 10,00N
0,05m = 200N/m
C’est la constante d’ ´elasticit ´e du syst `eme, c- `a-d celle du ressort qui produirait la m ˆeme vibration si le chariot ´etait fix ´e `a son extr ´emit ´e. Ainsi
T = 2π
v u u u t
m
k = 2π
v u u u u t
1,0kg
200N/m = 0,444s
Exemple : Force de rappel ´elastique (suite)
(b) Pour trouver le d ´eplacement au temps t = 0, 2s, il faut d’abord d ´eterminer les param `etres de l’ ´equation du mouvement : x = xm cos (ωt + φ). Au temps t = 0, v(t = 0) = 0 = −ωxm sinφ. Donc φ = 0. Comme
xm = 0,050m et ω = 2π/T, on trouve :
x(t = 0, 2s) = (0,05m) cos [(2π/0, 444s) (0,2s)] = −0, 0476m
(c) Si on supprime l’un des 2 ressorts, pour effectuer le m ˆeme d ´eplacement, il suffit de la moiti ´e de la force pr ´ec ´edente. Donc k = 0, 100 kN/m.
(d) La nouvelle fr ´equence sera 1/√
2 ce qu’elle ´etait avant, soit 1,59 Hz.
Pour d ´eplacer horizontalement le chariot, on doit lui fournir de l’ ´energie. Cette ´energie est conserv ´ee et se transforme sans perte, d’ ´energie potentielle en
´energie cin ´etique et vice-versa, pendant que le cha- riot oscille sinuso¨ıdalement avec amplitude constante.
En r ´ealit ´e, l’oscillation est amortie : son amplitude di- minue progressivement jusqu’ `a ce que toute l’ ´energie soit transform ´ee en ´energie thermique par les frotte- ments et les pertes internes dans les ressorts.
Le pendule physique
Un pendule compos ´e est un corps solide, libre d’osciller dans un plan vertical autour d’un axe. Le moment de force par rapport au point O : τ = −(m g) (h sinθ). Le signe − indique que le moment de force tend toujours
`a reduire l’angle θ `a 0. La 2eme loi de Newton concernant le mouvement de rotation, τ = I α, o `u I est le moment d’inertie, donne :
−m g h sinθ = Iα = I d2θ dt2 Pour de petits d ´eplacements, sinθ ' θ
d2θ
dt2 + mgh
I θ = 0
On retrouve l’ ´equation du MHS. Ici x est rem- plac ´e par θ et k/m par mgh/I.
Le mouvement d’un pendule physique avec petits d ´eplacements angulaires est : θ(t) = θm cos (ωt + φ)
avec pour fr ´equence angulaire ω = rmgh /I et pour p ´eriode T = 2π smghI .
Le pendule simple
Un pendule simple est constitu ´e d’une corde inextensible de longueur L, de masse n ´egligeable, `a laquelle est fix ´ee une masse ponctuelle, m.
Les forces agissant sont la tension du fil, FT, et le poids, mg, de la masse que l’on d ´ecompose en une force radiale mg cosθ et une force tangentielle mg sinθ.
Cette derni `ere s’oppose au d ´eplacement et tend `a ramener la masse `a sa position d’ ´equilibre (θ = 0).
F = −mg sinθ ' −mgθ
= −mg l
L = −(mg L )l
On retrouve l’eq. de Hooke avec k = mgL . – ω =
s
(mgL )(m1) = rg/L – T = 2πsmg/Lm = 2πrL/g – f = T1 = 2π1 rg/L
La p ´eriode ne d ´epend pas de la masse, mais uniquement de la longueur.
Pendule `a torsion
On tourne le disque d’un angle θm par rapport `a sa position de repos, puis on le lache. Il oscille selon un MHS. La torsion d’un fil cr ´ee un moment de force de rappel.
τ = −κ θ
κ : constante de torsion qui d ´epend de la longueur, du diam `etre et du mat ´eriau du fil. La 2eme loi de Newton donne :
τ = I α = I d2θ dt2
I : moment d’inertie, α : acc ´el ´eration angulaire.
L’ ´equation du mouvement : d2θ
dt2 + κθ
I = 0 (MHS)
avec ω = rκ/I, f = 2π1 rκ/I, T = 2πrI/κ.
Mouvement oscillatoire amorti
Consid ´erons un syst `eme oscillatoire harmonique simple sous l’action d’une force de rappel F = −kx. A cette force de rappel, s’ajoute une force d’amortis- sement qui provient en g ´en ´eral de la r ´esistance de l’air et du frottement qui se produit `a l’int ´erieur du syst `eme oscillant. On observe que l’amplitude des os- cillations va diminuer jusqu’ `a ce que les oscillations s’arr ˆetent compl `etement.
C’est un mouvement oscillatoire amorti. La force d’amortissement d ´epend sou- vent de la vitesse de l’objet oscillant et peut ˆetre consid ´er ´ee comme propor- tionnelle `a sa vitesse : Famor = −bdxdt.
La 2eme loi de Newton donne : m d2x
dt2 = − b dx
dt − kx et l’ ´equation du mouvement est :
m d2x
dt2 + b dx
dt + kx = 0 dont la solution est :
x(t) = xm e−2mb t cos (ω0t + φ) = x0m(t) cos (ω0t + φ)
Mouvement oscillatoire amorti (suite)
x(t) = xm e−2mb t cos (ω0t + φ) = x0m(t) cos (ω0t + φ)
Le mouvement oscillatoire a une amplitude d ´ecroissant exponentiellement, une p ´eriode plus longue que la p ´eriode naturelle de l’oscillateur et donc une fr ´equence angulaire ω0 moindre. C’est un r ´esultat logique puisque le frottement tend `a ralentir le mouvement.
Mouvement oscillatoire amorti (suite)
– b = 0, ω0 = ωo = rk/m
Il n’y a pas d’amortissement.
– b = 2√
km, amortissement critique
(ω0 = 0). Il n’y a pas d’oscillations, le syst `eme revient `a sa position d’ ´equilibre sans la d ´epasser.
– b ≤ 2√
km, amortissement sous-critique C’est le cas d’un pendule ordinaire dont l’am- plitude diminue lentement. Le mouvement est oscillatoire mais non p ´eriodique car son amplitude diminue.
– b ≥ 2√
km, amortissement sur-critique
Le syst `eme n’oscille plus du tout, et met plus de temps pour revenir `a sa position d’ ´equilibre.
ω0 =
v u u u u t
k
m − b2 4m2
L’ ´energie m ´ecanique n’est pas constante ici. Elle diminue en fonction du temps. Si l’amortissement est petit, on peut trouver Em(t) en remplac¸ant xm par xme−bt/2m. L’ ´energie m ´ecanique devient : Em(t) = 1/2 kx2me−bt/m. Elle diminue exponentiellement avec le temps, mais l’ ´energie totale est conserv ´ee.
Exemple : Mouvement oscillatoire amorti
Dans l’oscillateur amorti pr ´ec ´edent, on a : m = 250g, k = 85N/m et b = 70g/s.
(a) Calculer la p ´eriode ? ? (b) Combien de temps faut-il attendre pour que son amplitude d’oscillation diminue de moiti ´e ? ? (c) Combien de temps faut-il pour que l’ ´energie m ´ecanique diminue de moiti ´e ? ?
– (a) Comme b √
km = 4, 6 kg/s, la p ´eriode peut ˆetre approxim ´ee par celle d’un oscillateur non amorti :
T ∼= 2π
v u u u t
m
k = 2π
v u u u u t
0, 25kg
85N/m = 0.34s
– (b) A t = 0, son amplitude vaut xm. Il faut trouver la valeur de t telle que xme−bt/2m = 12 xm. En simplifiant, prenant le log : ln 1/2 = −bt/2m
t = −2m ln 1/2
b = −(2)(0, 25 kg)(ln 1/2)
0,070 kg/s = 5.0 s
– (c) Au temps t = 0, Em vaut 1/2kx2m. On doit trouver le temps t tel que : 1/2kx2me−bt/m = 1/2(1/2kx2m)
t = −m ln 1/2
b = −(0, 25 kg)(ln 1/2)
0, 07 kg/s = 2.5 s
Oscillations forc ´ees, r ´esonances
Pour maintenir les oscillations malgr ´e l’amortissement, il faut apporter conti- nuellement de l’ ´energie au syst `eme. Une force effectue un travail moteur sur le syst `eme, pour compenser la perte d’ ´energie produite par les frottements. Si on pousse un enfant sur une balanc¸oire, il peut continuer `a osciller malgr ´e les frottements ; pour ˆetre efficace, il faut pousser la balanc¸oire quand elle atteint le maximum de hauteur et commence `a descendre, la force que vous exercez est alors parall `ele au d ´eplacement et le travail est moteur.
Soit un ressort ou une masse suspendue `a un long
´elastique : donnez au syst `eme une courte impulsion et observez sa fr ´equence propre,fo. Arr ˆetez les vibra- tions et faites monter et descendre votre main avec une amplitude de ∼ 2cm et une basse fr ´equence fe ∼ 0, 3Hz( fo). Le syst `eme suit votre mouvement, il se d ´eplace en phase avec votre mouvement mais avec une amplitude plus faible.
On a un comportement semblable quand fe est beaucoup plus grande que fo. Mais quand fe approche fo, l’amplitude des oscillations r ´esultantes est tr `es grande : il y a r ´esonance.
Oscillations forc ´ees, r ´esonances
L’application d’une force externe p ´eriodique, Fext = Fe cosωet, `a un syst `eme qui peut osciller, produit des oscillations forc ´ees. Le mouvement r ´esultant est une oscillation forc ´ee ou entretenue dont l’ ´equation est :
m d2x
dt2 + b dx
dt + kx = Fe cosωet et la solution x(t) = Xm cos (ωet + φ0)
On a une oscillation `a la fr ´equence angulaire de la force ext ´erieure.
Ici φ0 n’est pas une constante, mais une fonc- tion de ωe et ωo la fr ´equence naturelle. L’am- plitude Xm est aussi une fonction compliqu ´ee de ωe et ωo. Elle est maximale pour ωe = ωo : C’est le ph ´enom `ene de r ´esonance. Si l’amor- tissement est faible, l’amplitude peut deve- nir consid ´erable et entrainer la rupture du syst `eme m ´ecanique.
Toute structure m ´ecanique a une ou plusieurs fr ´equences propres, et si la structure est soumise `a une force ext ´erieure dont la fr ´equence correspond
`a l’une de ces fr ´equences propres, il peut y avoir des oscillations tellement violentes que la structure se casse.