2010 : une nouvelle offensive
contre les retraites
Je ne ferai pas les choses derrière le rideau, les Français auront tous les éléments et ils jugeront.
Et on verra alors ceux qui prendront leurs responsabilités devant les Français,
on verra ceux qui diront:
"
Dormez tranquille, il n'y a pas de risque, il ne faut rien faire".
Je ne serai pas de ceux-là»,
La ne dort pas tranquille
Quelques éléments :
►2010 une nouvelle offensive, pourquoi ?
► Bilan les réformes de 1993 et 2003
La baisse des pensions pour « sauver les retraites par répartition » L’accroissement des inégalités au nom de l’équité
► L’offensive de 2010
Pourquoi un nouveau “rendez- vous” ?
Du nouveau au sujet du
vieillissement ?
Le vieillissement
rapport démographique : pop en âge de travailler/personnes plus de 60 ans
HYPOTHESES
DEMOGRAPHIQUES
Projections COR
2005 2007
Fécondité (enfants par femme)
base 1,8 1,9
variantes 1,5 ; 2,1 1,7 ; 2,1
Espérance de vie en 2050 (années)
base H 84,3 - F 91,0 H 83,8 - F 89,0 variantes H 82,6 - F 87,7 ;
H 86,0 - F 94,0
H 81,3 - F 86,5 ; H 86,3 - F 91,5 Solde migratoire (par an)
base + 50 000 + 100 000
variantes + 100 000 ; + 150 000
+ 50 000 ; + 150 000
Evolution de la population active
Loi Fillon partage des gains d'esperance de vie : 2/3 durée d'actvité, 1/3 durée de
retraite
►41,5 en 2020
HYPOTHESES
MACRO-ECONOMIQUES
Projections COR
2005 2007
Taux de chômage à partir de 2015
base 4,5% 4,5%
variantes 3% ; 7% ; 9% ; 4,5% dès 2010
7%
Gains de productivité du travail par an
base +1,8% +1,8%
variantes +1% ; +2,5% +1,5%
Besoins de financement
Mds €
2007 2008 2009 2010
RG -4,6 -5,6 -8,1 -11,3
ARRCO 3,7 -1,2 -0,3 -2,0
AGIRC 1,6 -0,1 -1,2 -1,7
Ensemble 0,7 -6,9 -9,6 -15,0
Déficit structurel ou conjoncturel
• Départs de générations plus nombreuses
• Retraites anticipées carrières longues
• Diminution des recettes : crise
• Perspective d’une croissance durablement ralentie
Nouvelles projections du COR
Le scenario grec
• Faute de s’attaquer aux racines de la crise
(hypertrophie de la finance, partage des richesses produites au détriment des salaires, politiques
fiscales en faveur des riches), les politiques libérales en œuvre en Europe ont déclaré les déficits publics ennemi numéro 1
• Haro sur les dépenses publiques, les salaires des fonctionnaires, mais aussi les dépenses sociales, et en premier chef les retraites.
Baisser les retraites pour réduire la dette publique
• Annonce de reports d’âge de départ en
retraite, le chiffre fétiche semblant être 67 ans (Allemagne, Espagne). En pleine crise de l’emploi, ces reports d’âge sont des
mesures visant la baisse des pensions.
• Sarkozy promet de faire passer le déficit
public en dessous de 3 % du PIB (8,5 % en 2010)
Baisser les retraites pour contrer la spéculation sur la dette publique
• Travailler jusqu’à 67 ans pour
conserver les AAA des agences de notation
• Développer le marché de la
capitalisation en pleine crise financière
Le grand retournement
• À l’automne 2008, nous disions, le
problème, c’est eux, avec leurs banques qui ont failli, avec la crise de ce modèle
capitaliste financiarisé
• aujourd’hui, ils disent : le problème c’est vous, avec vos dépenses publiques.
L'impact des
réformes de 1993
et 2003
Le credo des réformes de 1993 et 2003
• Face à l'accroissement des déficits, l'exécutif dispose de trois leviers : baisser le montant des retraites, augmenter les cotisations et allonger la durée de cotisation effective.
• "Diminuer le montant des pensions, je vous le dis
clairement, serait inacceptable. Quant à l'augmentation des cotisations, j'observe que nous avons déjà le niveau de
cotisation le plus élevé d'Europe",
• Je le dis donc sans ambages: dans un pays dont l'espérance de vie s'accroît d'un trimestre chaque année, nous n'avons d'autre solution que de travailler plus longtemps."
« La seule chose que je n’accepterai pas, c’est qu’on abaisse le niveau des pensions
Elles sont trop basses » 26 janvier 2010
Une dégradation programmée du taux de remplacement net pour une retraite à 60 ans (sources IRES et CGT)
Génération 1938 1955 1985
Année de
liquidation 1998 2015 2045
Salarié non cadre
du privé 81,5% 66,5% 47%
Cadre du privé 55% 42,5% 35%
Fonctionnaire 81% 61% 53%
Fonctionnaire
(20% de primes) 67,5% 52% 55%
Pourquoi ?
Durée moyenne d'activité : 35 ans
L’allongement contrarié par le chômage ou les conditions de travail
Des modalités de calcul adaptées à une
« norme du salariat » minoritaire (Carrières continues pour les générations 1935 à 1960 : 28 %- CNAV-)
Jeunes générations : une entrée plus tardive dans l’emploi stable
Age premier emploi stable (4 trimestres cotisés)
Génération 1954 : 20,5 Génération 1970 : 22,5
Taux de remplacement : un indicateur important, mais difficile à manier
– rapport entre la première pension nette et le dernier salaire net
– le dernier salaire : pas significatif dans le privé, TR biaisé par les primes (FP)
– Ne dit rien de l’évolution de la pension (ne prend pas en compte l’impact de l’indexation)
– Nécessité de cas types
Cas type prof des écoles COR 2004
Taux de primes 5,2% Période de liquidation 2020-2035 Âge de début de carrière 22,5 ans
Salariés du privé et non titulaires fonction publique
Régime général : la rupture de 1993
• ►Passage à 160 trimestres pour obtenir le taux plein : 50
% du SAM
• ►Calcul du SAM (salaire annuel moyen) - Des dix meilleures années aux 25 meilleures
- Un nouveau mode de revalorisation des salaires ; il revient à calculer la pension sur la base du pouvoir d’achat du
passé.
Ex : Si 1989 est une des 25 meilleures années, 1/25 de la pension est calculée sur la base du pouvoir d’achat d’il y a 20 ans.
Régime général : les effets dévastateurs du SAM
• L’allongement de la durée de cotisation n’explique que 20 % de la dégradation (départ de générations ayant des carrières longues, mode de calcul
favorable de la durée d’assurance)
• Le SAM : 80 % de la dégradation - 25 meilleurse années
- indexation des salaires portés au compte/prix
Régimes complémentaires : la redoutable baisse du taux de
rendement
• Système par points dont le prix d’achat est p,la valeur de service v, le taux de
rendement v/p
• Depuis 1995, prix d’achat : +3,2 %/an, valeur du point : +1,3 %
• Baisse du taux de rendement
1985 : 10,9 % 2008 : 8,5 %
Exemple en 2010
• Hausse de la valeur de service : + 0,72 % (indexation sur l'inflation)
• Hausse de la valeur d'achat : + 1,3 % (indexation sur le salaire moyen)
• Le point acheté en 2010 rapporte en terme de pension 1% de moins que le point
acheté en 2009
L’indexation des pensions sur les prix
• Dès la liquidation de la pension, des niveaux de vie pour les retraités plus faibles que si les
réformes n’avaient pas eu lieu.
• Un écart qui augmente au fur et à mesure de la retraite.
• Les changements de mode d’indexation des
• pensions expliquent 70 % de la perte de niveau de vie après 15 années de retraite par rapport à un scénario sans application des réformes.
Réforme et Société, janvier 2009
Une question importante
• Au bout de 20 ans, une pension indexée sur les prix a perdu 35 à 50 % de son pouvoir d’achat relatif à celui des actifs
• A 60 ans avec une pension de 2 000€ je
peux me payer un mois en maison de retraite (bon marché)
• A 85 ans, je peux me payer 15 jours
mais compliquée
– Question mal comprise dans la FP car les
pensions indexées sur les prix augmentent plus vite que le traitement indiciaire
– Avec la crise, remise en cause de l’indexation des pensions ?
menace sur les pensions liquidées pour réduire à court terme les déficits publics
Nouveau
2003 : pour les fonctionnaires
• Avant
• Une pension
• proportionnelle à la
• durée des services
• 75% pour 150 trimestres
• Soit 2% par an
• Après
• Allongement : 160
• trimestres en 2008 pour
• 75%
• Une double peine :
• minoration de la pension
• lorsque la durée
• d’assurance est
• incomplète, si retraite
• avant 65 ans.
2003 : privé et public
• Création de la surcote
• Assouplissement des règles de cumul
• Encouragement à l’épargne volontaire,
• individuelle ou collective d’entreprise
• Carrières longues, (mise en oeuvre progressive dans la
• FP)
• Réforme des cessations progressives, des retraites anticipées
Age moyen de radiation des cadres de 2004 à 2008 (FP)
35
Durées : services, bonifications, assurance
3636
Nouveau
La question des fins de carrière
Une réforme des fins de carrière (FP)
3939
Entrées en CPA : - 84 % de 2003 à 2007
• 2003 : 7752 départs en CPA
(droit ouvert à 55 ans CPA 50% travaillés, 25 annuités, rémunérés 80%)
• 2007 : 1215 départs en nouvelle CPA
(droit ouvert à 57 ans, 33 annuités, 50%
rémunérés 60% ou 80% rémunérés 85,7%
puis 60% rémunérés 70%).
• Bouleversement des fins de carrière
L'âge moyen de départ
Annuités en hausse
Mais taux de liquidation en baisse
Les inégalités s'accroissent
Davantage de pensions aux deux extrêmes
• La réforme valorise l’activité après60 ans.
• Ceux qui sont en situation de prolonger du fait des conditions de travail et de
l’intérêt de ce travail sont manifestement avantagés par rapport à ceux qui vont
aspirer à partir dès que possible.
« Parlant du principe d’équité, les efforts qui sont demandés aux
Français doivent être également répartis ».
21 janvier 2010
Réactivation de la division public/privé
• «Je ferai la réforme des retraites mais je la ferai de façon juste et dans mon esprit ça concerne les fonctionnaires aussi.”
• Menaces contre la référence des 6 derniers mois dans le calcul du montant des pensions des fonctionnaires
Public/privé
• Avant réformes : 84% dans le privé, 77%
pour le public (génération 1930)
• La dégradation d’un secteur point
d’appui pour légitimer la dégradation de l’autre : convergence vers le pire
• Public/privé, est-ce la différenciation la plus pertinente ?
Comparer n’est pas raison
• Profils différents de carrières
• FP et fidélité du fonctionnaire
• Calculs différents de la durée d’assurance
• Validation d’1 trimestre RG : 200 h SMIC
FP : durée effective de service
une année est validée en un peu plus de 10 mois et demi, pour un salarié à mi- temps au SMIC, en moins de 5 mois et demi pour un plein temps au SMIC, et en moins de 2 mois et demi pour un salarié recevant une rémunération mensuelle brute égale au plafond de la sécurité sociale (2 773€ en 2008).
• Salaires différents (avec et sans primes)
Confusion entretenue sur « l'âge de la retraite »
Les âges légaux
• Age d'ouverture des droits (60 ans sauf services actifs FP 55 ans)
• Age d'obtention d'une pension sans décote : 65 ans
• Age de mise à la retraite d'office (70 ans dans le RG ) ou limite (60 ou 65 ans dans FP)
Les âges constatés
• L'âge de liquidation de la retraite : 61,3 ans dans le privé contre 57,5 dans le public
• L'âge de cessation d'activité (58,8 dans le privé, 58,2 dans le public (génération 1938)
• Six salariés du privé sur 10 ne sont plus en emploi à 60 ans.; préretraites, chômeurs, inactifs, invalides...
• Tensions sur les fins de carrière dans le public
La comparaison avec l'étranger pour converger vers le pire
• Le thème de la France qui serait en retard, qui n'aurait pas le courage de réformer, de suivre les modèles
étrangers (report d'âge, emploi des seniors, capitalisation, réforme
systèmique..)
• Dans les tableaux comparatifs, de curiseuses absences; taux de
remplacement, inégalités, pop couvertes
Les réformes européennes
Evolution des taux de remplacement brut (avant et après réforme pour une carrière complète au
salaire moyen (source OCDE 2007)
Italie -25%
France -21%
Suède -21%
Allemagne -18%
Des effets
comparables, liés à un même refus : celui
d’augmenter les financements.
Les réformes européennes
Paramétriques En France et dans la
plupart des autres pays européens.
Modifient les modalités de calcul des pensions.
Systémiques
Suède, Italie, Allemagne Bascule vers un autre
système
Differentes stratégies
• Relever l'âge d'ouverture des droits :
Espagne, Pays-Bas, R-Uni de 65 à 67 ans ou jusqu'à 61 ans (Suède, Italie)
• Relever l'âge d'une pension sans décote Etats- Unis de 65 à 67 ans (âge d'ouverture inchangé à 62), Allemagne de 65 à 67 ans (âge
d'ouverture inchangé à 63 pour 35 ans de contribution)
• Allonger la durée de cotisation : France, Belgique
Durée de contribution pour une pension complète
(hors décote liée auxbornes d’âge)
• Belgique : 45 ans
• France 41
• Canada 34
• Espagne 35
• Etats-Unis 35
• Japon 40
• Royaume –Uni : 44 puis 30
Progressivité des réformes
• Etats-Unis : réforme de 1983 mise en œuvre génération 1938 (départ 2000)
• Allemagne : + 1 mois par an jusqu’en 2029 (67 ans)
• Espagne et Pays-Bas (+ 2 mois par an jusqu’en 2025
Des âges d’ouverture des droits pas très éloignés
• L’âge d’ouverture des droits, est compris entre 60 ans (France, Japon, Belgique,
Canada) et 63 ans et 35 ans de contribution en Allemagne (60 ans pour les invalides).
• L’Italie (61 ans pour les hommes), la Suède (61 ans) et les Etats-Unis (62 ans) se situant dans cet entre-deux.
PARLONS D’EQUITE !
TOUTES LES INEGALITES S’ACCROISSENT !
Les réformes pénalisent les carrières courtes et accidentées
• Des femmes
• Des victimes du chômage, de la précarité, du temps partiel
• Des jeunes qui entrent plus tard dans la vie professionnelle stable : études plus longues, années de galère et de précarité
Travailler plus longtemps ? C’est inégalitaire
► par rapport au travail : au nom de quoi les personnes qui ont eu une carrière difficile ou exercent dans des conditions pénibles et qui ne sont pas en capacité de poursuivre leur activité professionnelle devraient- elles avoir une retraite plus
faible ? La société ne leur doit-elle rien ?
► parce que ceux qui ont un
patrimoine ont le choix et que les autres doivent continuer ou
cumuler emploi/retraite
► par rapport à l’emploi : les six salariés sur 10 dans le privé qui ne sont plus en emploi à 60 ans, que font-ils ? (ils n'ont pas demandé à être chassés de leur entreprise)
► Les jeunes qui cherchent désespérément des emplois, en pleine montée du chômage, qu’est ce qu’ils font ?
inégalités de pension
entre hommes et femmes
• Malgré les mécanismes de redistribution au
bénéfice des femmes (bonifications pour enfant par ex) ,les pensions de droit direct sont en
moyenne deux fois moins élevées pour les femmes (732 € par mois en 2004) que pour les hommes
(1 532 €).
•
En intégrant les droits dérivés (notamment la
réversion), les pensions des femmes restent encore inférieures de 38 % à celles des hommes.
Les pensions des femmes
• Les retraites reproduisent les inégalités d’emplois et de salaires
• Les réformes pénalisent les carrières courtes et discontinues, le temps partiel,…
• Augmentation de l’activité féminine = amélioration des retraites des femmes
• Pourtant des inégalités de pensions appelées à
perdurer : les écarts de salaires ne diminuent plus, le taux d’activité des F n’augmente qu’à cause du temps partiel (30 % des F à TP, F = 80 % salariés à TP)
2003 : pour les fonctionnaires
Avant
Une année de bonification par enfant attribuée à la mère
Après
Enfant né avant 2004 : bonification d’une année si interruption de 2 mois dans la FP
Enfant né après 2004
Compensation réduction ou interruption activité
Ou six mois majoration DATR
Bonifications pour enfants
6767
Les pensions moyennes en €
68 68
Inégalité accrue entre les hommes et les femmes
• Le taux de pension des femmes est inférieur de 3,9 points à celui des hommes et elles
sont plus touchées par la décote
• Parallèlement, le nombre de trimestres de bonifications pour enfant par femmes est passé de 8,7 à 7,6 de 2003 à 2006
• Les femmes ont compensé en allongeant davantage leur durée d’activité
2009 : la MDA en cause
Enfant né avant 2010
Les 8 trimestres maintenus pour la mère, droit ouvert au père s’il apporte la preuve de
l’éducation.
Enfant né à partir de 2010
4 trimestres au titre maternité, choix pour les 4 autres.
Dans la Fonction publique, la commission européenne conteste la bonification.
Sauver les retraites pour les générations futures ?
• Une entrée plus tardive dans l’emploi stable : durée des études, difficultés d’insertion
• Durées validées à l’âge de 30 ans
Génération 1950 (H) : 43,6 trimestres Génération 1970 : 32,9 trimestres
• Part des trimestres validés au titre du chômage Génération 1950 : 1 %
Génération 1970 : 7 %
Les carrières longues d’hier, les carrières courtes de demain
• 60 % des hommes de la génération 1943 ont liquidé leur
retraite avec plus de 40 annuités (50 % avec plus de 42 annuités)
Temps passé en emploi avant 30 ans
Généra tions 1934- 1943
Généra tions 1964- 1973 hommes 12 ans 9 ans
femmes 9,4 ans 7,1 ans
La baisse de la durée d’emploi avant 30 ans concerne plus
particulièrement les moins qualifiés
►Comme les diplômés, les jeunes les moins qualifiés ont en effet connu une durée de scolarité croissante au fil des générations,
►Mais plus que les autres, ils connaissent depuis le milieu des années quatre-vingt une insertion difficile dans l’emploi.
L’épargne une solution ?
• inégalitaire : les 10% de ménages de retraités les plus riches disposaient en 2004 d’un patrimoine supérieur à près de 400 000 euros, les 10% les plus pauvres avaient un patrimoine inférieur à 2 200 euros
• Aléatoire : valeur des fonds de pensions en cas de krach : les fonds de pension ont
perdu ¼ de leur valeur en 2008 dans l’OCDE
« On n’aura pas de retraite ! »
• Crise de crédibilité des régimes par répartition
• L’épargne, un choix possible ?
• Crise de l’avenir : de court de terme et de long terme
Les « petites retraites »
• L’allongement de la durée de cotisation pénalise davantage les carrières courtes et discontinues
• Quel impact du RMI, du chômage de masse, de la précarité et du temps partiel ?
• Débat : inscrire les solidarités dans les régimes par
répartition ou aller vers un système dual : assurance pour la fraction stable du salariat, assistance pour la fraction précaire ?
2007, dans le régime général, 38 % des retraités percevaient le minimum contributif ! Parmi ces bénéficiaires, 70 % sont des femmes. Conçu au départ pour des retraités ayant une carrière longue avec des salaires faibles (un peu plus de 600 euros pour une carrière complète), ce minimum concerne de plus en plus des salariés aux carrières courtes (qui perçoivent un minimum proportionnel à la durée d’assurance).
Des minima insuffisants (minimum contributif, minimum garanti)
• En 2007, dans le régime général, 38 % des retraités percevaient le minimum contributif
• Parmi ces bénéficiaires, 70 % sont des femmes.
• Conçu au départ pour des retraités ayant une
carrière longue avec des salaires faibles (un peu plus de 600 euros pour une carrière complète), ce minimum concerne de plus en plus des salariés
aux carrières courtes (qui perçoivent un minimum proportionnel à la durée d’assurance).
Le minimum vieillesse
• Le minimum vieillesse a pour objet de garantir un revenu minimal à toutes les personnes âgées d’au moins 65 ans (677 €/mois pour une personne seule)
• 610 000 personnes (soit 4 % de la population âgée de 60 ans ou plus) dont 62 % de femmes
• Evolution d’une population de femmes sans ressources à une population de retraités pauvres : 89 % des
bénéficiaires du minimum vieillesse en 2004 perçoivent un droit direct (not invalidité) et 80 % ont des carrières
incomplètes
• le minimum vieillesse d’une personne seule = 75 % du seuil de pauvreté (défini à 60 % de la médiane des
revenus)
Les enjeux
Quelle sera la nature de notre système de retraite ?Quelle sera la nature de notre système de retraite ?
Par répartition avec quel niveau de solidarité ?
Les actifs d’aujourd’hui paient en temps réel les pensions des retraités d’aujourd’hui
Assurantiel avec un volet assistance ?
Ajustement entre le risque et le montant de la cotisation, les salariés acceptant les risques
Faisant la place pour la capitalisation et l’épargne individuelle ?
Épargne accumulée par les cotisants, placée.
Le capital et les revenus servent à payer les retraites, en temps réel Ce sont les salariés qui prennent les risques
2010
« Il faudra que tout soit mis sur la table : l’âge de la retraite, la durée de cotisation, la pénibilité.
Toutes les options seront examinées. (…)
Quand viendra le temps de la décision, à la mi 2010, je prendrai mes responsabilités. »
Vers une réforme systémique ? Rapport du COR 2010 sur régime
par points ou en comptes notionnels
Ne semble pas retenue
Régime par points
Les cotisations transformées en points (selon la valeur d’achat du point).
La pension est déterminée par la valeur de liquidation du point. Celle-ci peut varier en fonction de l’âge.
Exemples en France : les régimes complémentaires, le RAFP
Comptes notionnels
Les paramètres
Taux de cotisation
Actualisation des cotisations
Indexation des pensions
Compte individuel virtuel
Cotisations
Pension liquidée Coefficient de
conversion,
fonction de l’âge et espérance de vie
Comptes notionnels
• Un système qui mime la capitalisation : chacun cotise pour soi et se constitue
un capital virtuel
• Pas besoin d’un âge de référence
• Un système à cotisations définies
• Les réformes renforcent la contributivité, le financement de la solidarité est isolé.
Deux questions essentielles
Les arguments avancés méritent d’être traités dans le débat
Mais il convient de relever l’implicite
si le système apporte une réponse à la
différentiation de l’espérance de vie selon les CSP, va-t-on vers des calculs différenciés ?
Masque les enjeux du financement. Recherche d’un pilotage automatique pour esquiver le
débat sur les choix politiques
La réfome systèmique de l'UIMM
Les 3 piliers
• Prestation universelle financée par le chômage pour les « accidentés de la vie. Pilier solidaire
• Système d'assurance Pilier contributif
• Complèment facultatif par capitalisation
Une réforme plus “subtile” ?
• Que celle de Parisot « qui est la seule à croire à la capitalisation » (JF Pecresse les Echos)
• De la solidarité pour les malchanceux qui ne sont plus à la charge des assurés mais de
l'impôt
• Un système contributif plus attractif (classes moyennes)
• De l'épargne défiscalisée pour les cadres
Le choix politique du gouvernement
• Nouvel allongement de la durée de cotisation
• Report des bornes d’âge (60 et 65 ans) :
nouveau !
• Division public/privé
• Faux deal sur la pénibilité
Le document qui a mis le feu aux COR poudres
Report des bornes d’âge
La totale
Impact du décalage de 2 ans des bornes d’âge
D’autres choix
8 pages
Quels objectifs fixe-t-on pour les retraites ?
Les salariés attachés au
maintien du niveau de vie ; en conséquence, nécessité
d’augmenter les
financements, d’envisager des droits nouveaux.
C’est un débat de société ; il doit être mené.
Financer les retraites, est-ce possible ?
Premier choix politique
• Accroître les ressources pour prendre en
compte l’augmentation de la proportion des retraités : 5 à 6 points de PIB
• Ou accepter la paupérisation des retraités, c’est-à-dire un retournement du mouvement historique qui a permis d’atteindre la parité du niveau de vie actifs/retraités
La répartition : un contrat politique La capitalisation : les aléas des
marchés
Second choix politique
• Accroitre les ressources des régimes solidaires par répartition
• Ou les affaiblir pour les compléter par de l’épargne personnelle, des formes diverses de capitalisation
Quels financements ?
• Mise à contribution des revenus qui y échappent : exonérations de cotisations sociales, stock-options, épargne salariale
• Accroissements des cotisations avec
évolution de leur assiette (valeur ajoutée)
• Revenus fiscaux : taxation des revenus financiers et du patrimoine
L’emploi et le partage des richesses
• Croissance de l’emploi et des salaires
• Partage de la valeur ajoutée entre salaires et profits
• Autre mode de développement plus juste et plus durable